Actualités VIH - 04 octobre 2011

Texte publi� le mardi 4 octobre 2011.

3ème séminaire sous-régional Vih pédiatrie : Pour une meilleure prise en charge. - Interdiction aux homosexuels de donner du sang : un questionnaire « discriminatoire » - HSH : un an d’appels à Sida Info Service - Le VIH, le sida et le monde du travail - Journée Mondiale du SIDA : Recul des infections à VIH de 17% - Étude VOICE : Le ténofovir ne fonctionne pas - sid’ado - Le CRAN se réjouit du jugement de la Cour suprême concernant le site d’injection supervisée InSite - OMD en 2015 : "Une illusion pour Madagascar ?" - Difficile De Sauver Toutes Les Femmes Victimes De Fistule En RDC


3ème séminaire sous-régional Vih pédiatrie : Pour une meilleure prise en charge.

(Par : L’@raignée ) le 03 octobre 2011

3ème séminaire sous-régional Vih pédiatrie : Pour une meilleure prise en charge des enfants vivant avec le Sida en Afrique 70 pédiatres africains sont depuis le mardi 27 septembre 2011 à l’école du leadership. Pendant trois jours, ces experts de la prise en charge des enfants vivant avec le Vih-Sida ont réfléchi sur les nouveaux traitements et les nouvelles stratégies de prise en charge des enfants infectés par le virus du Sida. Hier jeudi 29 septembre 2011, le ministre de la santé a procédé à la remise des attestations de fin de formation. C’était lors d’une cérémonie de clôture qui s’est tenue à l’hôtel du Lac de Cotonou. Renforcer la prise en charge de l’enfant infecté par le Vih en Afrique francophone par l’actualisation des connaissances médicales et scientifiques et le partage entre pays. Tel est l’objectif de ce séminaire au cours duquel plusieurs sujets ont été abordés.

Il s’agit du diagnostic et du suivi virologique chez l’enfant ; l’initiation, le devenir à court et long terme des traitements ARV, les résistances et traitements de 2ème ligne ; les difficultés spécifiques à la prise en charge des adolescents, l’accompagnement du patient, l’application des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé sur la prise en charge pédiatrique. Pour le ministre de la santé, le professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard, ce processus de transfert de compétences et le partage d’expériences font partie des meilleures stratégies pour le développement du volet de la prise en charge des personnes vivant avec le vih-sida. Venus de la République de Burundi, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Niger, du Mali, du Maroc, de la Centrafrique, du Cameroun, du Sénégal, du Tchad, du Togo et du Bénin, les participants à cette session ont bénéficié d’une approche pédagogique qui intègre différents types d’interventions à savoir : des échanges théoriques, des partages de pratiques et des tables rondes. Selon le professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard, la prise en charge de l’enfant infecté en Afrique bat de l’aile. Aussi, a-t-elle félicité le GIP ESTHER pour avoir initié cette formation qui permettra d’apporter aux professionnels de la santé des 15 pays présents, les outils nécessaires pour une approche multidisciplinaire dans la prise en charge des enfants atteints par leVih-Sida. A ce propos, Mme la Ministre de la santé a invité les participants à ce séminaire à continuer à se cultiver et à mettre à jour leurs connaissances dans le vaste domaine de la prise en charge des Personnes vivant avec le Vih-Sida, domaine qui selon elle, subit des mutations notamment avec l’apparition de nouvelles molécules et l’évolution des connaissances. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.laraignee.org/modules.ph...]


Interdiction aux homosexuels de donner du sang : un questionnaire « discriminatoire »

(Par : Cyberpresse.ca ) le 03 octobre 2011

(Québec) « Ça reste de la discrimination ». Steve Foster, président du Conseil québécois des gais et lesbiennes, questionne sérieusement la logique selon laquelle, au Canada, un homosexuel qui se protège en tout temps dans des relations sexuelles ne pourra jamais donner de sang, alors qu’un hétérosexuel qui a eu des comportements sexuels à risque, lui, le peut. Il voit là de la discrimination pure et simple.

En effet, le questionnaire d’Héma-Québec demande au donneur potentiel s’il a eu, au cours des six derniers mois, des relations sexuelles avec des personnes dont il ne connaît pas le passé.

Ainsi, selon ce critère, un homme hétérosexuel qui a eu des relations sexuelles à risque il y a plus de six mois pourrait donner du sang. Par contre, selon un autre critère, un homme qui a couché une seule fois dans sa vie avec un autre homme est exclu pour toujours.

« Selon nous, les gais sont exclus d’office. On a peut-être changé de vocabulaire, mais ça reste de la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle », insiste M. Foster. Il aimerait voir le Canada emboîter le pas aux autres pays qui ont assoupli leurs règles. Diminuer le délai d’exclusion à un an, c’est bien, mais ça reste discriminatoire, prévient M. Foster.

Pas la bonne question

Selon lui, cette façon de faire rate la cible pour la simple et bonne raison que les grilles d’éligibilité au don de sang, en abordant les relations sexuelles avec d’autres hommes, ne posent simplement pas la bonne question.

« Ce qu’on devrait chercher à savoir, c’est s’il y a eu relation sexuelle non protégée depuis six mois. Si oui, personne ne devrait pouvoir donner de sang. [...] Ce n’est pas qui couche avec qui, qui est important. C’est de quelle façon les gens ont des relations sexuelles », insiste M. Foster. Il ajoute que cette façon de faire donne à penser que les hommes hétérosexuels ou encore les femmes ne sont pas à risque.

« Ce n’est pas le fait d’être gai ou lesbienne qui est dangereux, ce sont les comportements sexuels à risque. » (...)

Source et suite de l’article : [http://www.cyberpresse.ca/le-soleil...]


HSH : un an d’appels à Sida Info Service

(Par : Crips-île de France ) le 04 octobre 2011

L’observatoire de Sida Info Service publie régulièrement des synthèses analysant les appels reçus par la ligne d’écoute. Dans cette série, vient d’être mise en ligne une étude sur les entretiens, près de 10500, réalisés durant l’année 2010 avec des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH).

Profil des appelants Tout homme évoquant explicitement son homosexualité ou un partenaire de même sexe, indépendamment de son positionnement identitaire, a été considéré comme HSH. Un quart (26%) des appelants masculins de la ligne d’écoute s’identifie comme homosexuel, 2% comme bisexuel. Mais plus d’un homme sur dix (14%) ne se reconnaît pas d’orientation sexuelle précise et 5,9% se définissant comme hétérosexuels décrivent une prise de risque avec une personne de même sexe. Un HSH sur deux (50,2%) faisait appel à Sida Info Service pour la première fois. Le numéro vert a été connu principalement par internet (65,1%) mais aussi par les affiches et les brochures en direction des gays (8,3%). Près d’une fois sur deux, les HSH appellent de l’Ile-de-France (45,9%). Les autres principales régions d’appel sont Rhône-Alpes (8,3%) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (7,8%). La moyenne d’âge des appelants HSH est de 32 ans et demi, la même que les autres appelants masculins. Près de la moitié a moins de 30 ans (46,4%). Plus de huit HSH sur dix (81,1%) ignorent leur statut sérologique et ils sont moins nombreux à affirmer leur séronégativité que les autres appelants masculins (3,7% contre 7,4%). (...)

Source et suite de l’article : [http://www.lecrips-idf.net/article2...]


Le VIH, le sida et le monde du travail

(Par : Vigeo ) le 04 octobre 2011

Le 25 octobre 2011, le Bureau de l’OIT pour la France organise à Paris avec le soutien du ministère du travail, de l’emploi et de la santé ( Délégation aux affaires européennes et internationales ) un colloque sur le VIH , le sida et le monde du travail. En juin 2010, la Conférence internationale du travail a adopté une " Recommandation relative au VIH, au sida et au monde du travail (R200)". C’est l’aboutissement du travail entrepris par l’OIT depuis le déclenchement de la pandémie. Premier instrument international sur ce thème, il a pour vocation à aider les gouvernements, les organisations d’employeurs et de travailleurs ainsi que les associations représentant les personnes vivant avec le VIH, à trouver et à mettre en œuvre ensemble au plan national et au niveau des lieux de travail, les meilleures solutions pour protéger les droits et la dignité des travailleurs et de toutes les personnes directement ou indirectement touchées par le VIH et le sida. Après l’adoption de ce texte, et du plan d’action voté par le Conseil d’administration du BIT en mars 2011, le Bureau de l’ OIT pour la France organise le 25 octobre 2011 avec tous les acteurs concernés, un colloque en vue de contribuer à sa mise en œuvre en France. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.vigeo.com/csr-rating-age...]


Journée Mondiale du SIDA : Recul des infections à VIH de 17%

(Par : CGECI ) le 04 octobre 2011

Le point sur l’épidémie de sida 2009’, un rapport publié, à l’occasion le la Journée Mondiale du Sida (1er décembre) par l’ONUSIDA et l’OMS, fait ressortir le rôle déterminant des programmes de prévention du VIH, au-delà du pic et de l’évolution naturelle de l’épidémie.

2009 marque le 21ème anniversaire de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Le 1er décembre de chaque année, la communauté mondiale se réunit à la mémoire de ceux qui sont morts du sida et pour attirer l’attention sur cette épidémie planétaire.

Le thème de la Journée de cette année ’Accès universel et droits humains’ cible la nécessité absolue de protéger les droits de la personne et de garantir un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en rapport avec le VIH. Cette journée est aussi l’occasion de lancer un appel aux pays pour qu’ils suppriment les lois qui discriminent les personnes vivant avec le VIH, les femmes et les groupes marginalisés.

Une série d’événements sont prévus au niveau mondial pour marquer cette Journée.

Notes : D’après de nouvelles données fournies par le rapport, ’Le point sur l’épidémie de sida 2009’, le nombre de nouvelles infections à VIH a diminué de 17% ces huit dernières années. Cette année, par rapport à 2008, le nombre d’infections nouvelles est en baisse de 15% . Dr Michel Sidibé, directeur exécutif d’ONUSIDA note à cet égard que ‘la bonne nouvelle est que la baisse que nous constatons est due, au moins en partie, à la prévention’. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.cgeci.org/cgeci/index.ph...]


Étude VOICE : Le ténofovir ne fonctionne pas

(Par : Canalblog ) le 04 octobre 2011

Un bras de l’étude VOICE, conçue pour tester l’innocuité, l’efficacité et l’acceptabilité de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) , un régime basé sur l’application topique et deux par administrations orales de médicaments antirétroviraux chez plus de 5000 femmes a été interrompu après que le comité indépendant d’évaluation des données a conclu que l’étude n’aurait pas été en mesure de montrer aucune différence entre la dose quotidienne de ténofovir et le placebo dans la prévention de l’infection à VIH.

Environ 1000 femmes ont été randomisées pour tester le bras ténofovir par voie orale. Les bras qui évaluent le truvada (ténofovir + emricitabina) et le gel contenant du ténofovir 1% continueront. Trois autres études avaient montré l’efficacité du ténofovir et du truvada dans la prévention de l’infection à VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes et les couples sérodiscordants. Une autre étude cependant, qui utilisait le truvada dans la population féminine avait été arrêté parmi les femmes après que l’analyse des données avait montré l’improbable efficacité du traitement. (...)

Source et suite de l’article : [http://seroposition.canalblog.com/a...]


sid’ado

(Par : alicenkom.com ) le 04 octobre 2011

Les adolescents face au Sida est une association déclarée en 2001 après le constat fait sur une forte incidence de l’infection à VIH et des IST sur la population jeune. Le but de l’association est de : Prévenir les IST, le VIH-Sida chez les adolescents et jeunes adultes, notamment ceux qui ont des relations sexuelles avec les personnes de même sexe. Les activités de l’association :

Les causeries éducatives et informatives sur la sexualité, les IST, le VIH et le Sida. Distribuer les préservatifs et des dosettes de gel lubrifiant aux jeunes dans les bars, nights clubs et autre lieux de rencontre pour jeunes. Faciliter l’accès au test de dépistage du VIH pour les jeunes. Faire un plaidoyer pour des personnes homosexuel(le)sl’accès aux soins de santé primaires, y compris la santé sexuelle, la prévention et la prise en charge du VIH. (...)

Source et suite de l’article : [http://alicenkom.com/mon-opinion-su...]


Le CRAN se réjouit du jugement de la Cour suprême concernant le site d’injection supervisée InSite

(Par : CNW ) le 04 octobre 2011

- Le Centre de recherche et d’aide aux narcomanes (CRAN) se réjouit du jugement de la Cour suprême du Canada à l’endroit du site d’injection supervisée InSite, de Vancouver, rendu vendredi dernier.

« Cette décision unanime de la Cour suprême renforce ce que les intervenants dans le domaine de la dépendance savent depuis longtemps : les services d’injection supervisée s’inscrivent dans une approche humanitaire et pragmatique de réduction des méfaits et reconnaissent aux usagers de drogues injectables le droit à la vie et à la santé », affirme Madame Sylvie Des Roches, directrice générale du CRAN.

Le CRAN est pionnier et chef de file en matière de traitements de substitution au Québec pour les personnes dépendantes principalement de l’héroïne et d’autres opioïdes. Des services cliniques réguliers sont offerts à son siège social et des services sans rendez-vous sont disponibles à ses locaux de Relais Méthadone pour une clientèle vivant dans des conditions particulièrement précaires.

« Les services d’injection supervisée offrent la possibilité aux usagers de drogues injectables de sortir de leur isolement et de rencontrer du personnel spécialisé dans le traitement de la dépendance tout en favorisant la prévention des infections transmises par le sang. Nous espérons que de tels services soient implantés à Montréal dans un avenir rapproché, et nous serons heureux d’y prendre part », ajoute Madame Des Roches.

Le CRAN a participé il y a quelques années au projet de recherche NAOMI (North American Opiate Medication Initiative) portant sur la prescription médicale d’opiacés injectables aux personnes dépendantes pour lesquelles les traitements de substitution avaient échoué.

Le projet NAOMI a été lancé en 2007 au CRAN, à Montréal, sous l’égide du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) ainsi qu’à Vancouver. D’un côté et de l’autre du pays, les résultats ont été concluants. En effet, les données de recherche du projet ont démontré clairement une baisse des vols, de la prostitution et du trafic liés à l’héroïne ainsi qu’un taux de rétention en traitement de 88 %. Bien qu’il y ait eu des cas de surdose, aucune n’a été mortelle en raison de l’intervention rapide du personnel infirmier se trouvant déjà sur les lieux. Le projet NAOMI a donc permis de confirmer qu’une telle approche permettait de joindre une population hautement vulnérable, de lui fournir l’accès à des services de santé adaptés à ses besoins, et d’améliorer de façon significative ses conditions de vie.

Centre spécialisé de traitement de la dépendance aux opioïdes à Montréal, le CRAN est subventionné par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et il reçoit l’appui de donateurs privés. Fondé en 1986 dans un contexte de grave pénurie de médecins prescripteurs et d’épidémie du VIH/SIDA à Montréal, le CRAN célèbre cette année ses 25 ans d’activités. Son action contribue à l’avancement des traitements de la dépendance aux opioïdes en dispensant de la formation et des services d’expert-conseil auprès des professionnels de la santé du Québec et en s’engageant dans la recherche et la promotion des meilleures pratiques. Le CRAN est membre de l’Association des centres de réadaptation en dépendance du Québec. (...)

Source et suite de l’article : [http://cnw.ca/fr/releases/archive/O...]


OMD en 2015 : "Une illusion pour Madagascar ?"

(Par : Courrier de Madagascar ) le 04 octobre 2011

Hier, lors du lancement de la première "Lettre d’information sur la situation sociale à Madagascar", Fatma Samoura, le coordonnateur résident du système des Nations Unies à Madagascar, a montré à la presse, son inquiétude sur l’atteinte de des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) pour Madagascar. Au rythme actuel, il est difficile pour la grande Île de respecter la date butoir de 2015. Fatma Samoura ajoute même qu’"avec la situation qui prévaut actuellement à Madagascar, nous n’allions pas atteindre l’OMD en 2015 ou en 2020".

Or, personne ne peut faire reculer la date du 2015. Les 192 Etats qui ont participé au sommet de haut niveau sur les OMD, du 20 au 22 septembre à New-York, ont renouvelé leur intention de respecter l’échéance convenue. Ce sommet sur les OMD s’est terminé avec l’adoption d’un programme d’action pour atteindre les huit objectifs anti-pauvreté d’ici à 2015 et l’annonce de nouveaux engagements pour la santé des femmes et des enfants, ainsi que d’autres initiatives pour lutter contre la pauvreté, la faim et les maladies.

Crise politique

Hier, dans les locaux de l’UNICEF au Galaxy Ankorondrano, les représentants du Système des Nations Unies à Madagascar ont refusé d’aborder les questions politiques. Or, la crise politique qui sévit dans le pays depuis plus de deux ans maintenant est un des facteurs empêchant Madagascar d’atteindre les OMD en 2015. Au lieu d’avancer vers l’atteinte des OMD, le pays recule. Selon l’Enquête périodique auprès des ménages (EPM), utilisé comme référence, hier, au Galaxy Andraharo, la pauvreté touchait 68,7% de la population malgache en 2005 alors qu’en 2010, ce taux est passé à 76,5%.

Le coordonnateur résident du système des Nations Unies à Madagascar, Fatma Samoura a affirmé que le Système des Nations Unies travaille d’arrache-pied pour conscientiser les bailleurs de fonds et l’autorité malgache sur les OMD en 2015. Mais pour le moment, l’objectif premier de Madagas-car est de retrouver la situation d’avant 2009. En d’autres termes, Madagascar a au moins deux ans de retard sur l’échéance de 2015. Il sera peut-être temps de s’interroger si 2015 n’est plus qu’une illusion pour la grande Île.

Pour rappel, les 8 OMD retenus pour 2015 sont les suivants : éliminer l’extrême pauvreté et la faim, assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans, améliorer la santé maternelle, combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies, assurer un environnement durable et mettre en place un partenariat mondial pour le développement. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.courrierdemada.com/mg/in...]


Difficile De Sauver Toutes Les Femmes Victimes De Fistule En RDC

(Par : Awid ) le 04 octobre 2011

C’est ce qu’indique le Plan national de développement sanitaire du pays, se référant aux autres maladies prioritaires, comme le paludisme, le VIH/SIDA, la tuberculose et les diverses épidémies auxquelles la RDC est souvent confrontée. Selon Pacifique Cirhalwirwa, médecin à la maternité de Kadutu à Bukavu, dans l’est de la RDC, « la fistule est la constitution d’une communication anormale entre la vessie et le vagin, ou entre la vessie et le rectum d’une femme. Elle est aussi une ouverture anormale entre l’appareil reproducteur de la femme ou d’une jeune fille et une ou plusieurs cavités ou surfaces du corps ». Elie Makuza, médecin gynécologue à Kinshasa, la capitale congolaise, explique à IPS : « Généralement, les fistules vaginales sont accompagnées de la déformation, souvent du gonflement anormal, de certaines parties intimes de la femme et d’une création des passerelles, sous forme de petites plaies anormales entre le vagin et l’anus, laissant ainsi une communication libre entre la voie de sorties des urines et celle des matières fécales ». Selon Makuza, « ces plaies et déformations engendrent de fortes et permanentes odeurs dans les parties basses de la malade. Ces odeurs peuvent être ressenties dans l’entourage immédiat de la malade ; ce qui cause souvent son rejet ou sa stigmatisation par la communauté ». Bernadette Kabukulu, boutiquière à Bandalungwa, une commune de Kinshasa, raconte son histoire à IPS : « Pendant près de deux ans, j’avais des douleurs persistantes au bas-ventre, qui se sont répercutées dans le vagin d’où sortaient des écoulements rougeâtres et une odeur, surtout lorsque j’allais aux toilettes ou lorsque je restais assisse pendant quelques minutes ». Elle ajoute qu’elle devait se « laver tout le temps. Donc, j’évitais de boire ou de manger pour ne pas aller aux toilettes. J’avais honte de sortir, j’avais l’impression que les gens percevaient l’odeur que je portais ». (...)

Source et suite de l’article : [http://awid.org/fre/Actualites-et-A...]




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