VIH/sida : du nouveau dans les mécanismes d’atteinte cérébrale
(Par : Information Hospitalière ) le 07 juillet 2011

Au cours d’une infection par le VIH et malgré une trithérapie efficace, on observe chez certains patients des pertes de la mémoire, ainsi que des troubles cognitifs. Des chercheurs américains viennent de lever le voile sur le mécanisme qui induit ces atteintes cérébrales. Leurs travaux sont publiés dans le Journal of Neuroscience.
Joan Berman et ses collègues de l’école de médecine Albert Einstein (New-York) ont découvert que les astrocytes, cellules gliales jouant un rôle important dans la transmission de l’influx nerveux, pourraient jouer un rôle important dans les atteintes cérébrales au cours d’une infection par le VIH. En effet, suite à des analyses poussées, ils ont montré que 5 % de ces cellules étaient infectées par le virus. De plus, ils ont constaté que cette infection était loin d’être anodine : des tests in vitro sur un modèle simien ont permis de mettre en évidence qu’ elle provoquait des dommages au niveau de la barrière hémato-méningée. Suite à ces observations, les chercheurs ont constaté que les astrocytes non infectés à proximité des lésions observées sur la barrière étaient souvent en cours d’apoptose ou déjà morts. Le plus inquiétant est que même lorsque le patient est suivi et sous traitement efficace, les lésions peuvent survenir. Il est donc important, au vu de ces travaux, de mettre en place de nouveaux programmes de recherche dans le but de découvrir de nouvelles thérapies permettant d’empêcher ces atteintes cérébrales. (...)
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Sénégal-Santé : Transmission mère-enfant du sida
(Par : Afrique en ligne ) le 07 juillet 2011
Les femmes juristes en ordre de bataille - Le secrétariat exécutif du Conseil national de lutte contre le sida (Cnls) et l’Association des juristes Sénégalaises (Ajs) ont tenu, hier, un atelier de plaidoyer pour l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant du sida d’ici l’horizon 2015. Le sida est de nos jours la plus grande pandémie qui fait perdre la vie à un pourcentage très important de la population mondiale, surtout dans les pays sous-développés. C’est pourquoi, la lutte contre cette maladie sexuellement transmissible qui fait des millions de morts dans le monde requiert l’implication de tous. C’est dans cette logique que s’inscrit l’Association des juristes sénégalaises (Ajs) en étroite collaboration avec le secrétariat exécutif du Conseil national de lutte contre le sida. Les deux structures que dirigent, respectivement, Marie Delphine Ndiaye et le Dr Ibra Ndoye s’engagent d’ici 2015 à une élimination totale de la transmission de la mère à l’enfant du virus d’immuno-déficience humaine (Vih).
L’atelier a vu la participation effective de la Première dame, Viviane Wade, par ailleurs, présidente de l’Association Education santé (Es) en tant que marraine de la rencontre. Mme Wade avait, à ses côtés, Marie Delphine Ndiaye, présidente des juristes sénégalaises, la magistrate, Dior Fall Sow, modératrice de la rencontre et le Docteur Ibra Ndoye, coordonnateur du Cnls.
Divers acteurs qui évoluent dans la lutte contre la pandémie du sida ont pris part à cet atelier qui intervient quelques jours seulement après la rencontre de haut niveau des premières dames du monde à New York.
Tous les intervenants ont lancé un vibrant plaidoyer pour l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant du Vih. Pour cela, il faut un dépistage systématique des femmes enceintes.Un combat qui est loin d’être gagné.
D’autant plus que, au Sénégal, on note une grande réticence des maris à laisser leurs épouses faire le dépistage.’Le dépistage est systématiquement proposé, mais il ne peut pas être obligatoire. Et nous voulons inviter les personnes à adhérer volontairement à ce dépistage.
Car on ne peut contraindre une personne à se dépister, mais nous pouvons la persuader. Nous avons encore trois à quatre ans d’ici 2015 avec les médecins, les religieux et tous les acteurs de nos pays pour arriver à l’élimination de la transmission de la mère à l’enfant du sida’, déclare la présidente de l’Ajs.
Très préoccupée par les questions d’éducation et de santé, la première dame, Viviane Wade a eu des mots assez forts pour fustiger le fait que les enfants continuent à payer le plus lourd tribut.
’Les chefs d’Etat et les premières dames ont jugé inacceptable que des innocents continuent de naître avec le virus du sida, alors que les moyens de prévenir leur contamination sont disponibles’, martèle-t-elle.
C’est la raison pour laquelle, à ses yeux, l’heure est venue ’de créer un environnement juridique, socioculturel et religieux qui permettra aux gouvernements des pays affectés, de relever cet ambitieux défi dans les cinq prochaines années’. (...)
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Sida : l’histoire d’une découverte
(Par : Sciences Actualités.fr ) le 07 juillet 2011
Le mal des années 1980 Le 5 juin 1981, l’agence épidémiologique d’Atlanta relève cinq cas de pneumonie rarissime à Los Angeles, entre octobre 1980 et mai 1981. Elle note que ces patients sont tous homosexuels et présentent un système immunitaire défaillant.
Comment a-t-on découvert les premiers cas de sida ?
A l’époque, on en déduit que ce mal inconnu se transmet par voie sexuelle. Une hypothèse qui gagne en crédibilité avec la découverte de cas similaires au sein de la communauté gay, aux Etats-Unis mais aussi dans le reste du monde. Toutefois, en 1982, on recense des personnes contaminées à la fois chez des toxicomanes et chez des hémophiles ayant reçu des transfusions sanguines. La contamination se ferait donc aussi par voie sanguine. La maladie est baptisée Syndrome d’immunodéficience acquise. L’acronyme AIDS est né.
L’histoire d’une découverte...
L’équipe complète de l’Unité d’Oncologie virale telle qu’elle était constituée en 1985. Une équipe inconnue de l’Institut Pasteur, dans laquelle travaillent Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi, se penche alors sur ce qu’en France, on commence à appeler sida. Ils sont rapidement contactés par un clinicien, Willy Rozenbaum, chef de clinique assistant à l’hôpital Claude-Bernard de Paris, qui depuis 1981 soigne un steward homosexuel, M. Bru, atteint de cette maladie étrange. En 1983, lorsque le patient décède, Willy Rozenbaum prélève les ganglions lymphatiques pour les faire analyser par l’équipe de Pasteur. D’après les maigres données disponibles sur le sida, ces structures ont en effet tendance à gonfler dans les premiers stades du développement de la maladie(...)
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« Une association m’a dit d’inventer une autre maladie que le VIH. »
(Par : Sida Info Service ) le 06 juillet 2011
Sam (séropositif, travaille dans une compagnie d’assurances)
Sam est séropositif depuis 2007. Employé dans une compagnie d’assurance, il postule en 2009 pour un poste plus commercial. Une formation de trois mois lui fait comprendre qu’il n’est finalement pas fait pour le poste. Sam parle alors de son souci à une déléguée syndicale. Et lui révèle sa séropositivité afin qu’elle comprenne son état d’esprit et qu’elle connaisse sa situation à 100 %. Ce nouveau témoignage prouve que les discriminations des séropos au travail ne sont pas inéluctables. (...)
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Marco Ruggiero parle des dissidents : "Nous sommes 2500 médecins et chercheurs"
(Par : CANAL Blog ) le 07 juillet 2011
Parmi les médecins qui sont intervenus lors de la conférence de Bari sur les théories dissidentes sur le VIH il y a aussi l’Italien Marco Ruggiero, professeur de biologie moléculaire à l’Université des études de Florence. Membre du groupe Rethinking AIDS et collaborateur du Professeur Peter Duesberg, prophète des dissidents, Ruggiero n’a pas peur de se définir comme dissident à son tour. "Je fais des expériences et j’évalue si elles sont cohérentes avec les théories orthodoxes", explique t-il. "A partir des résultats nous cherchons à comprendre si les théories existantes nécessitent de nouvelles théories, autrement on ne ferait pas de recherche si personne ne met en doute les théories acceptées. Et puis les idées innovantes sont généralement minoritaires, mais on n’avance pas en votant à main levée. Même Galilée était seul contre le reste des scientifiques".
Mais il y a-t-il un point ferme que vous avez rejoint ? "Dans quelques jours aura lieu à Rome le traditionnel congrès annuel sur le sida. Si il y a encore besoin d’organiser ce type d’événement cela signifie que personne n’a rejoint de points fermes".
Mais qu’est ce qui qui sépare le Dr Ruggiero et les autres médecins dissidents (« Nous sommes au moins 2500 médecins et chercheurs », dit-il) du reste de la communauté scientifique ? "Certaines personnes pensent que le VIH cause le sida et d’autres qui pensent que le virus n’est pas lié en aucune façon avec le sida, comme Duesberg. Ensuite, il y a une troisième voie, celle de ceux qui pensent, comme Luc Montagnier (découvreur du VIH, ndlr) que le virus n’est pas le seul facteur à provoquer la séropositivité, moi je me sens proche de cette dernière école de pensée. " Le Prix Nobel est l’exposant majeur de poids de cette communauté scientifique. C’est lui qui a dit qu’au lieu d’étudier le virus la médecine devrait se concentrer sur le système immunitaire. "Notre corps peut entrer en contact avec le VIH de nombreuses fois et il s’en libérera en quelques semaines si le système immunitaire est en bon état, tout comme il le fait avec d’autres infections comme la grippe. Si le corps est compromis par d’autres maladies, ou par l’usage de drogues, il ne sera pas en mesure de se libérer du virus ".
On s’attendait à ce que pendant la discussion soit abordé le rôle du popper. Le nitrite d’amyle, le nom scientifique du composé inhalant, qui est l’ennemi numéro un pour les dissidents. "Le popper jouerait un rôle central, plus que ce que personne n’ est capable d’imaginer, car il est parmi les plus puissants dépresseurs du système immunitaire", et donc l’un des véhicules les plus puissants du virus dans l’organisme. (...)
Source et suite de l’article : [http://seroposition.canalblog.com/a...]


