Un laboratoire d’innovation
(Par : agevillage.com ) le 07 novembre 2011
Les maladies rares constituent un véritable "laboratoire d’innovation" pour des pathologies beaucoup plus fréquentes, comme le diabète ou la maladie d’Alzheimer, assurent des spécialistes à l’occasion du colloque "Rare 2011" à Montpellier.
"Toute la compréhension des mécanismes du vivant vient depuis maintenant une vingtaine d’années des maladies rares qui servent de modèles à des maladies communes", affirme Ségolène Aymé, directrice d’Orphanet.
Pour la généticienne, les maladies rares sont des "modèles purs" : le plus souvent liées à une mutation génétique, elles ont alors une seule cause, contrairement à de nombreuses pathologies courantes qui peuvent avoir de multiples origines. "En science, quand on a un phénomène relativement simple à étudier, on est plus performant", résume-t-elle.
"Si on regarde les progrès qui ont été faits ces dernières années sur la compréhension du vieillissement, ça vient toujours de modèles maladies rares", poursuit-elle. Ce sont des maladies rares du vieillissement "qui font comprendre des éléments du vieillissement et, élément par élément, à la fin on aura le paysage global".
Même chose pour le diabète, les démences, dont la maladie d’Alzheimer, ou encore Parkinson : tout ce qu’on a appris ces vingt dernières années vient des formes rares de ces maladies, souligne-t-elle. Les maladies rares sont "un peu des cas d’école", résume Stéphane Roques, secrétaire général de Généthon (Evry).
Les maladies rares ont aussi permis d’ouvrir des "voies thérapeutiques innovantes", notamment la thérapie génique et la thérapie cellulaire, ajoute-t-il. "Actuellement les maladies rares, à elles toutes seules, sont à l’origine de 20% de toute innovation, alors même qu’il n’y a pas encore eu énormément d’investissement dans ce domaine par des grands laboratoires", renchérit Ségolène Aymé.
Stéphane Roques cite l’exemple de la progeria, maladie très rare (25 familles touchées en Europe) sur laquelle travaille Nicolas Lévy à Marseille. Son équipe a développé un traitement pour contrer les effets délétères de la protéine responsable de la maladie. Les chercheurs ont par la suite démontré que cette protéine occasionnait des dégâts similaires chez les patients VIH sous trithérapie. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.agevillage.com/actualite...]
Recours collectif contre le Dre Christiane Farazli
(Par : L’Express Ottawa ) le 06 novembre 2011
Les ex-patients de la clinique du 1081, avenue Carling, intentent un recours collectif contre la Dre Christiane Farazli. Sujets : Santé publique Ottawa , Cour supérieur , Ordre des médecins , Ontario , Ottawa
Selon les documents de la poursuite, remis à la Cour supérieur de l’Ontario, jeudi 3 novembre, les plaignants exigent une compensation de 20 millions $ à la médecin d’Ottawa, pour « l’anxiété, les inquiétudes et le stress » qu’ils disent vivre depuis le début de l’affaire. Santé publique Ottawa (SPO) avait adressé un courrier à 6800 anciens patients de la Dre Farazli, entre 2002 et 2011, pour les avertir qu’ils courraient un risque, infiniment petit, d’avoir contracté le virus de l’hépatite B, de l’hépatite C ou du VIH lorsqu’ils ont passé un examen endoscopique dans la clinique d’Ottawa. L’origine de ce risque serait due au manque d’hygiène des instruments médicaux utilisés par la Dre Farazli, pas adéquatement désinfectés ou stérilisés, comme l’avait révélé une inspection de l’Ordre des médecins et chirurgiens de l’Ontario, fin mai. La cause des plaignants, qui devraient rapidement être rejoints par d’autres patients concernés, sera défendue l’avocat Me Nicholas Robinson, du groupe Merchant Law. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.expressottawa.ca/Actuali...]
Bongouanou : Une ONG organise une campagne de prévention contre les cancers de la femme
(Par : AIP ) le 07 novembre 2011
A l’initiative de l’ONG "Union fraternelle des femmes pour l’assistance et le développement des orphelins victimes du Sida (UFFASEDOS) a procédé au lancement, samedi, d’une campagne de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, à Bongouanou, en présence des autorités locale et du représentant du ministère de la Santé et de la Lutte contre Sida.
Cette campagne de dépistage de ces deux types de cancer, les plus répandus chez la femme, est la première étape d’une série de campagnes qui conduira l’UFFASEDOS dans tous les chefs-lieux de département de la région du N’Zi-Comoé, a expliqué sa présidente, Aka Blandine.
Les objectifs de cette campagne, a souligné Mme Aka, c’est de donner une chance aux femmes des zones rurales de se prémunir ou de se soigner du cancer en se faisant dépister tôt.
Au nom de la ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida, M. Yoman Boniface, son conseiller technique, a lancé un appel aux populations pour le dépistage précoce aussi bien pour ces deux types de cancer que pour toutes les maladies.
Il a également rappelé l’exhortation de Mme le ministre aux ONG à se mettre véritablement au service des populations.
S’exprimant au nom du préfet du département président de la cérémonie, le secrétaire général de la préfecture de Bongouanou, M. Akpoué N’dri Dénis, s’est félicité de cette campagne qui se veut une action de proximité. Cela permettra, a-t-il indiqué, "de porter l’information à la base".
Se faisant le porte-voix de ses populations, le représentant du préfet a déploré le coût très élevé du traitement du cancer et souhaité la mise sur pied d’une politique de prise en charge comme cela se fait au niveau du VIH/Sida.
En marge de cette cérémonie de lancement, une séance de dépistage du diabète, une visite du siège de l’ONG et le baptême du bureau local ont eu lieu. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.aip.ci/indexL.php?idl=22...]
RDC : La capote sauve les couples brisés par le viol
(Par : SlateAfrique ) le 07 novembre 2011

La nuit du 11 juin 2011, des hommes armés ont attaqué Nakiele, Kanguli et Abala, trois villages de la province du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Plus de 270 femmes ont déclaré avoir été violées.
« C’était la première fois que nous avons entendu les femmes crier la nuit », a raconté en juillet François (le prénom a été changé), 60 ans, au Comité de coordination des actions de paix (CCAP ), basé au Sud-Kivu.
Après leur viol, plusieurs dizaines de femmes ont été répudiées ou marginalisées, accusées d’avoir volontairement eu des rapports sexuels ou d’être désormais porteuses du VIH.
« Certains hommes ont menacé de prendre d’autres épouses parce que c’est difficile d’attendre le résultat du test des infections sexuellement transmissibles », confie Furaha Mushegerha, responsable au CCAP du volet intitulé : genre et lutte contre les violences faites aux femmes.
D’autres ont choisi d’aviser selon le verdict du dépistage.
« Lorsque ma femme m’a dit ce qui lui était arrivé, je me suis installé pour un temps chez mes enfants mais je suis revenu, a expliqué François, père de six enfants. (…) Je lui demande de se faire soigner d’abord pour voir si elle n’a pas été contaminée par le sida (...). Ma femme doit comprendre que je ne peux pas consommer le mariage avec elle tant que ne suis pas assuré de sa santé ».
L’harmonie sexuelle, le ciment du couple
Pour se protéger en attendant le résultat du test, des hommes ont demandé d’avoir accès à des préservatifs.
Cela « témoigne d’avancées très significatives dans le travail des associations qui interviennent sur le terrain dans ce domaine, mais aussi du changement des mentalités et du recul des coutumes rétrogrades », estime Albert Kalonga, coordonateur exécutif de vie et espoir.
Le 25 juillet, son association a remis gratuitement au CCAP « 44 boites de 144 préservatifs ». Il faut dire que le Comité mise sur le rapprochement des corps pour réconcilier les couples.
« Il est certain que la sexualité est parmi les ingrédients qui contribuent à l’harmonie dans le foyer, souligne Furaha Mushegerha. Les maris refusent d’avoir des relations sexuelles avec leurs épouses parce qu’elles ont été violées. Quand les mêmes maris parviennent à réitérer l’acte sexuel, nous pouvons en déduire qu’il y a harmonie et que c’était ça le nœud des problèmes. »
Les préservatifs ont été livrés aux trois comités de médiation que le CCAP a créé suite aux répudiations.
« Pour le retrait des préservatifs, certains ont honte de contacter les membres des comités qui appartiennent parfois à la même famille », souligne Furaha Mushegerha. En revanche, ajoute-elle, ils peuvent être « disposés à les solliciter dans les structures médicales », jugées moins stigmatisantes.
« Certaines n’ont jamais entendu parler du préservatif »
Des préservatifs ont donc aussi été dispatchés dans un centre hospitalier à Nakiele et dans un centre sanitaire à Kanguli et Abala. Combien de boites retirées au total ? Les zones étant enclavées, le CCAP indique qu’une autre mission pourrait permettre de dresser un bilan, mais que pour l’heure un couple a récupéré une boite « sous ses yeux », bravant la « tradition » selon laquelle un homme ne doit pas partager sa vie avec une femme violée. Reste que la culture n’est pas le seul obstacle.
« Des couples n’ont jamais utilisé le préservatif. Il y a même des femmes qui n’en avaient jamais entendu parler », explique Furaha Mushegerha.
En outre, si les hommes qui voyagent boudent moins le condom, « la majorité » des quelque 70 victimes présumées, de tous âges, rencontrées par le CCAP « n’aimaient pas utiliser les préservatifs ». Cependant, comme il s’agissait d’un « cas de force majeure, elles ont accepté en vue de préserver leur foyer ».
Un cas de « force majeure », pour le moins. Car si Furaha Mushegerha et son équipe prônent le port du préservatif, c’est également parce qu’ils gagent que toutes les femmes ne pourront peut-être pas être dépistées.
« Nous avons estimé qu’au fur et à mesure le couple se rapprochera, finira par s’accepter et peut-être n’aura plus besoin de faire le test des infections sexuellement transmissibles qui reste une opération difficilement accessible dans le milieu, le centre hospitalier de Nakiele n’est par exemple pas équipé. » (...)
Source et suite de l’article : [http://www.slateafrique.com/60151/r...]
L’Angleterre se sert des gays pour couper les vivres aux pauvres
(Par : Rue69 ) le 07 novembre 2011
Le gouvernement britannique a annoncé que les pays qui portent atteinte aux droits des gays, lesbiennes et transsexuels perdront les aides dites humanitaires qu’ils reçoivent.
Certains pourraient se réjouir d’une mesure perçue comme une prise de position forte des Anglais contre l’homophobie dans le monde. Je n’en fais pas partie.
Cette sanction n’a en effet rien d’un soutien à nos droits, mais elle est une attaque contre les nations les plus pauvres. Qui risque au contraire de réduire les ressources disponibles pour les homos et trans de ces pays.
Des organisations LGBTI africaines y voient par ailleurs un risque de stigmatisation accrue pour des communautés déjà désignées comme bouc émissaire.
Arabie saoudite, Chine et Russie épargnés
Cette décision ne répond aucunement à une demande de la communauté gay britannique et sert à justifier des coupes budgétaires probablement déjà planifiées depuis longtemps. C’est une machination politique et devrait être dénoncée comme telle par nos organisations.
Pourquoi nos gouvernements ne disent jamais rien contre les pays riches qui bafouent les droits des homos et trans, mais sont seulement prêts à menacer les pays les plus pauvres ?
Pourquoi n’entendons-nous jamais les services diplomatiques dénoncer les pratiques homophobes de l’Arabie saoudite ou de la Chine par exemple ?
Pourquoi n’y a-t-il pas plus de pression internationale pour que la Moscow Pride soit enfin légalisée, quand chaque année tant de violence de la part de la police et des néo-nazis russes s’affichent sur nos écrans ?
Est-ce parce qu’il faut préserver d’importants liens politiques et économiques avec ces pays et que nous avons besoin de leur pétrole et de leur gaz ?
Les droits dits LGBT sont dorénavant présentés comme un fait de la civilisation occidentale, et tendent à être utilisés comme un gage de supériorité sur les autres. C’est pourtant un concept très récent, et en pratique, il est même loin d’être réellement acquis pour toutes les personnes concernées.
Nous ne sommes pas des missionnaires
Ce concept de droits LGBT ne vient pourtant pas de nulle part. Il y a eu de nombreuses luttes pour les imposer, le plus souvent contre ces politiciens qui aujourd’hui s’en prévalent.
Ces luttes ont été difficiles à mener, et le combat n’est pas terminé. Mener des alliances avec les homos et trans d’autres pays signifie que nous devons travailler avec eux/elles, et arrêter de se positionner en missionnaires qui savent mieux comment libérer le reste du monde.
Cette libération se fera par les homos et trans eux/elles-mêmes dans leur propre pays, et certainement pas en les punissant ou en les envahissant. Cette stratégie de libérateur soit disant « gay friendly » a déjà été utilisée pour justifier les guerres d’Irak et d’Afghanistan.
Sauf que ces dernières ont provoqué, du moins en Irak, davantage de crimes homophobes et de chasses aux sorcières, sous les yeux même des GI’s qui n’ont rien fait pour les en empêcher.
L’état d’Israël fait de même et se promeut également comme le pays le plus « gay friendly » du Moyen Orient, pour mieux faire oublier sa politique antipalestinienne.
Si nos gouvernements veulent aider les homos et trans dans le monde, ils feraient mieux par exemple d’augmenter leur contribution au Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le malaria.
Or, ils font l’exact inverse. À cause des coupes des pays riches, des millions de gens vivant avec le VIH n’auront pas accès aux traitements ARV et mourront. Parmi eux, formant une des populations les plus touchées par l’épidémie, des centaines de milliers d’homosexuels dans le monde mourront par manque de financement de la part des pays riches.
Cet argent pourrait non seulement améliorer l’accès aux traitements et à la prévention, mais permettrait de soutenir des campagnes de groupes homos localement en faveur de la décriminalisation de l’homosexualité et afin de promouvoir leurs droits.
L’homophobie et la transphobie existent partout et dans tous les pays. Prétendre que c’est un problème seulement pour les autres nations est une supposition raciste.
Cette propagande génère du racisme dans nos propres pays contre les migrants et communautés décrites comme plus homophobes que les européens blancs. Les communautés homosexuelle et trans » doivent s’ériger et refuser ces messages racistes et islamophobes.
Nous devons dire à nos gouvernements que ce qu’ils font, ils ne peuvent pas le faire en notre nom. Non, les luttes pédés, gouines et trans ne peuvent pas être utilisées contre d’autres. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.rue89.com/rue69/2011/11/...]
FOLD IT, LE JEU QUI AIDE LA RECHERCHE SUR LE SIDA
(Par : IT ) le 07 novembre 2011
Un énorme buzz, et même un article dans Nature ! Les créateurs de Fold It, un Serious Game de modélisation moléculaire, sont aux anges. Leurs joueurs ont décrypté la structure d’une protéase rétrovirale du M-PMV, un virus qui cause le Sida chez le singe. Celle-ci joue effectivement un rôle essentiel dans la prolifération de l’agent infectieux.
Cela fait plus de dix ans que la structure de l’enzyme échappait à la communauté scientifique. Il n’a pas fallu plus de trois semaines aux joueurs pour proposer des modèles convaincants, compatibles avec une intégration au sein du virus. Une trouvaille particulièrement utile pour développer de nouveaux médicaments antiviraux, potentiellement actifs contre le VIH, responsable du Sida chez l’homme. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.industrie.com/it/recherc...]
Tous ensemble contre le sida
(Par : Le journal de Saone-et-Loire ) le 07 novembre 2011
le Point information jeunesse municipal qui coordonne le programme sera dense et éducatif avec un exposé sur la maladie et les avancées de la médecine, des témoignages de membres de l’association Aides 71 venant de Chalon, une exposition d’affiches, des projections de courts-métrages, un concert de djembés avec des jeunes Bourbonniens.
Tous concernés Cette soirée se veut pédagogique car chaque famille peut-être concernée un jour. Votre enfant, votre nièce ou un autre membre de la fratrie peuvent être contaminé. Rappelons que le sida est un virus mortel, qu’en France, 150 000 personnes vivent avec le VIH et que le nombre de personnes qui découvrent leur infection chaque année est de 6 700. Il est donc important d’en parler et d’en reparler.
Cette soirée, où l’entrée et le buffet seront gratuits, va lier la fête aux débats, elle est à destination des jeunes mais aussi des parents et des adultes ainsi que pour les professionnels de la santé et de l’éducation ou de l’animation.
Les organisateurs ont programmé cette manifestation jeudi 10, veille d’un jour férié, début du week-end du 11 novembre. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.lejsl.com/pays-charolais...]
Vaccin HPV : les homosexuels masculins aussi ?
(Par : JIM ) le 07 novembre 2011
Il existe de grandes similitudes entre cancer de l’anus et du col de l’utérus : rôle majeur des papillomavirus humains (HPV) (tout particulièrement HPV-16 et 18) dans sa genèse, précession du cancer invasif par des néoplasies intra-épithéliales (NIE), facteurs de risque sexuels. C’est pourquoi il semblait logique de tenter de prévenir cancer et NIE anales chez les sujets à haut risque par la vaccination anti-HPV (utilisée jusqu’ici principalement pour réduire la fréquence des NIE cervicales dans l’espoir de diminuer celle des cancers du col de l’utérus). Six cent deux jeunes hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes
Joel Palefsky et coll. ont donc entrepris une vaste étude internationale sur les effets de la vaccination par le vaccin HPV quadrivalent (qHPV) dirigé contre les virus de types 6, 11, 16 et 18 (Gardasil®) chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (anciennement [et improprement] appelés, de façon certes réductrice mais synthétique, hommes homosexuels). Six cent deux hommes de 16 à 26 ans ayant eu moins de 6 partenaires du même sexe au cours de leur vie et ayant eu des relations sexuelles anales (actives ou passives) ou orales avec un homme depuis moins d’un an ont été inclus dans ce travail. Etaient exclus les sujets ayant ou ayant eu des condylomes anaux, des antécédents évoquant une infection sexuellement transmissible ou chez qui, à l’inclusion, était dépistée soit une néoplasie intra-épithéliale à l’anuscopie soit une infection par le VIH. Ces sujets ont été randomisés en double aveugle entre un groupe devant recevoir 3 injections de qHPV (à un, deux et 6 mois) et un groupe placebo. Le suivi, qui a duré 3 ans, a comporté des examens anaux répétés avec écouvillonnage à la recherche d’HPV, anuscopie et biopsies des lésions éventuelles. Le critère principal de jugement était la prévention des NIE et des cancers de l’anus. Une réduction de moitié du risque de néoplasie intra-épithéliale anale
Deux analyses ont été réalisées : en intention de traiter (ITT) et en per protocole en ne retenant dans ce cas que les sujets ayant une sérologie HPV et une recherche d’ADN viral sur écouvillonnage négatives à l’inclusion et ayant reçu les 3 injections prévues. Les résultats en ITT ont bien sûr étés moins favorables qu’en per protocole puisque des sujets déjà infectés par le HPV ou non correctement vaccinés étaient inclus. En ITT, avec le vaccin, la fréquence des NIE anales dues aux 4 virus concernés par le vaccin a diminué de 50,3 % contre 77,5 % en per protocole (comparativement au placebo). Dans le même temps la fréquence des NIE associées à tous les types de HPV (y compris ceux non contenus dans le vaccin) a diminué de 25,7 % en ITT et de 54,9 % en per protocole (4 cas pour 100 personne-années dans le groupe qHPV contre 8,9 dans le groupe placebo). Parallèlement le risque d’être porteur persistant de HPV des 4 sérotypes au niveau anal a été réduit de 94,9 % en per protocole. Aucun effet secondaire grave n’a été constaté. Des conséquences pratiques encore incertaines
Chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et non encore infectés par le HPV, le vaccin quadrivalent a donc réduit de 3 quarts environ, le risque de NIE liés aux 4 sérotypes de virus concernés et de moitié celui des NIE liés à tous types de HPV confondus. Il faut cependant souligner que cette étude n’a pas démontré formellement l’efficacité de ce vaccin dans la prévention du cancer invasif de l’anus (pas de cas dans les deux groupes avec 3 ans de recul). Mais ceci est sans doute lié à la longueur du processus conduisant de la NIE au cancer invasif et au suivi relativement court des sujets dans ce travail. En tout état de cause, en l’absence de programmes de dépistage et de traitement systématiques des NIE anales chez les homosexuels masculins (comparables à ce qui est proposé aux femmes pour le cancer du col de l’utérus), le vaccin serait en théorie la meilleure (et aujourd’hui la seule) méthode de prévention des NIE et probablement du cancer de l’anus chez ces sujets à risque. En pratique, comment ces résultats pourraient-ils être mis en application ? Trois solutions (au moins) sont envisageables. 1) Réserver l’utilisation du qHPV chez l’homme aux jeunes homosexuels. Mais, pour être le plus efficace, la vaccination devrait être faite très tôt dans la vie sexuelle ou même (au mieux comme chez la jeune fille) avant son début. Ceci impliquerait, à l’extrême, de dépister les orientations sexuelles homosexuelles masculines chez des adolescents ou des pré-adolescents ce qui semble inenvisageable en l’état pour de multiples raisons inutiles de développer ici… 2) Recommander, comme l’on fait certains pays, la vaccination des filles et des garçons vers l’âge de 13-14 ans. Ceci aurait plusieurs avantages théoriques : réduire de façon globale la circulation des virus et donc le risque de néoplasies intra-épithéliales cervicales et de cancer du col de l’utérus et du pénis chez les non vaccinés comme chez les vaccinés et d’autre part, probablement, de diminuer la fréquence des NIE et des cancers anaux non seulement chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes mais aussi chez les hommes hétérosexuels et les femmes. Mais cette option de vaccination généralisée se heurtera sans doute à des obstacles économiques et culturels importants, sans même évoquer l’opposition plus générale de certains praticiens à ce type de vaccin.
3) Ne rien faire en attendant de nouvelles études… (...)
Source et suite de l’article : [http://www.jim.fr/en_direct/actuali...]
VIH/sida : le Mois d’action contre le sida lancé à Nam Dinh
(Par : LE COURRIER DU VIETNAM ) le 07 novembre 2011
"Vers zéro nouvelle infection par le VIH" est le thème du Mois d’action national de prévention et de lutte contre le VIH/sida 2011, lequel a été lancé le 6 novembre dans la province de Nam Dinh (Nord).
>> Des solutions énergiques pour lutter contre le VIH/sida
Organisé par le Comité national de prévention et de lutte contre le VIH/sida, la drogue et la prostitution, en partenariat avec le Comité populaire de la province de Nam Dinh, ce mois s’étendra jusqu’au 10 décembre, avec toute une série d’activités.
"Au cours de ces 20 dernières années, le Vietnam a obtenu de grands succès dans son œuvre de prévention et de lutte contre le VIH/sida", a affirmé le vice-Premier ministre Nguyên Xuân Phuc, président du Comité national de lutte contre le VIH/sida, la drogue et la prostitution.
Selon Nguyên Xuân Phuc, pour atteindre "l’objectif : zéro" (zéro nouvelle infection par le VIH ; zéro discrimination et zéro décès lié au sida), les autorités, comités, branches, collectivités et la population doivent prendre davantage conscience de la gravité du problème afin de changer leurs habitudes en termes de prévention et de lutte contre cette maladie.
Les aides conjuguées de tous les pans de la société et des organisations sociales à l’égard des porteurs du VIH/sida et la lutte contre la discrimination envers ces personnes sont primordiales. Il faut aussi qu’en parallèle, les porteurs du VIH/sida deviennent plus responsables pour leur famille et pour la société en général. À cette occasion, Nguyên Xuân Phuc a lancé un appel aux organisations internationales, ONG et différents pays pour qu’ils s’engagent aux côtés du peuple vietnamien dans la lutte contre cette épidémie.
Le Mois d’action national visait à renforcer la responsabilité de la communauté sur la prévention et la lutte contre le VIH/sida et à élever la prise de conscience de toutes les couches sociales, notamment des habitants des régions éloignées, les ethnies minoritaires sur la question.
Selon la ministre de la Santé, Nguyên Thi Kim Tiên, au cours de ces quatre dernières années, le Vietnam a atteint l’objectif "trois diminutions" (nouvelles infections par le VIH, discrimination et décès liés au sida). Le pays a maîtrisé la propagation du VIH/sida. En effet, le taux de contamination en 2010 a été de 0,26%, contre 0,3% comme fixé dans la stratégie nationale de prévention et de lutte contre cette maladie.
Aujourd’hui, le Vietnam est devenu le pays avec le taux de contamination par le VIH/sida le plus bas de la région. (...)
Source et suite de l’article : [http://lecourrier.vnagency.com.vn/d...]
VIH et contraception : attention à l’interaction éfavirenz étonogestrel
(Par : Femmes et SIDA ) le 07 novembre 2011
Echec de l’effet contraceptif de l’étonogestrel chez deux patientes de l’Hôpital Necker (Paris), exposées à l’éfavirenz Deux patientes infectées par le VIH et sous traitement antirétroviral comprenant éfavirenz ont présenté une grossesse alors qu’elles étaient sous contraceptif hormonal (implant d’étonogestrel) depuis plus de deux ans. Leurs indices de masse corporelle [1] étaient inférieurs à 30 kg par m2 ; l’une présentait un poids normal (IMC = 24 Kg par m2) et l’autre une surcharge pondérale (IMC = 27 kg par m2). Des grossesses sous étonogestrel déjà documentées dans la littérature scientifique Les causes les plus fréquemment évoquées étaient des erreurs dans la technique ou le moment d’insertion de l’implant. De rares échecs de l’effet contraceptif de l’étonogestrel ont été attribués à l’administration concomitante de médicaments inducteurs enzymatiques hépatiques, notamment les antiépileptiques. Efavirenz, un inhibiteur de certaines isoenzymes du CYP450 La majorité des réactions d’oxydation des médicaments (réactions de phase I) sont catabolisées par une superfamille d’oxygénases à fonction mixte que l’on appelle le cytochrome P450. Les isoenzymes du cytochrome P450 (CYP) sont majoritairement présents dans le foie, et ils sont à l’origine d’un grand nombre d’interactions médicamenteuses pharmacocinétiques significatives. L’éfavirenz, analogue non nucléosidique inhibiteur de la transcriptase inverse (nNRTI) est principalement métabolisé par le système du cytochrome P450 en métabolites hydroxylés qui subiront une glucuronidation ultérieure. Efavirenz est un inducteur du CYP3A4 et un inhibiteur des isoenzymes 2C9, 2C19 et 3A4 du cytochrome P450. Au niveau pharmacologique, l’induction enzymatique a comme conséquence la perte ou la diminution d’efficacité du médicament inducteur lui-même et des autres médicaments qui sont inactivés par les mêmes réactions enzymatiques. Différentes causes peuvent expliquer la perte d’efficacité contraceptive de l’étonogestrel En ce qui concerne les deux femmes VIH+, sous contraception par implant sous-cutané d’étonogestrel (Implanon®) : L’implant était en place depuis plus de deux ans dans les deux cas, excluant une erreur au niveau du timing d’insertion. Les implants ont été retirés lors du diagnostic de grossesse avec le constat que ceux-ci avaient été placés de façon conforme aux recommandations. Aucune des deux femmes n’etait obèse. Au niveau du métabolisme hépatique de l’étonogestrel, des interactions étaient possibles avec éfavirenz, avec comme conséquence une accélération de la clairance des hormones sexuelles et une diminution de l’efficacité contraceptive. Le mécanisme le plus probable pour expliquer cet échec contraceptif de l’implant d’étonogestrel chez ces deux patientes est l’administration concomitante avec éfavirenz, inducteur enzymatique au niveau hépatique. Il apparaît que la concentration plasmatique minimale de progestérone nécessaire pour inhiber l’ovulation est de 90 picogramme par millilitre. Le suivi des femmes VIH+ incluant des prises de sang régulières, la surveillance des concentrations plasmatiques d’étonogestrel pourrait être réalisée en cas d’association avec des inducteurs enzymatiques tels que l’éfavirenz. Une publication a cependant décrit une grossesse ectopique chez une patiente sans surpoids et avec une concentration plasmatique d’étonogestrel de 105 picogramme par millilitre. Le rôle de l’obésité dans la perte d’efficacité contraceptive de l’étonogestrel Le taux de grossesse sous implant de lévonorgestrel est augmenté chez les femmes obèses, surtout au-delà de 3 ans d’utilisation. Une étude réalisée aux Etats-Unis a montré que les cycles ovulatoires sont plus fréquents chez les femmes obèses que chez les maigres : le taux de grossesse pendant 5 ans d’utilisation est de 1,4% alors qu’il est de 17,4% chez les femmes obèses qui ont des cycles réguliers. Les études de Holt et coll. montrent que l’obésité (IMC supérieur à 30 kg par m2) est associée à un surrisque d’échec contraceptif, que la méthode hormonale utilisée soit orale, transdermique ou par implant. L’étude européenne de Dinger et coll. ayant porté sur 59 510 femmes dans le cadre de la European Active Surveillance Study on Oral contraceptives (EURAS-OC), conclut que l’indice de masse corporelle et le poids n’ont que très peu d’influence sur l’efficacité des contraceptifs oraux. Différentes hypothèses ont été avancées pour expliquer la perte d’efficacité contraceptive : L’accélération du métabolisme. Plus le poids corporel est élevé, plus le métabolisme basal est rapide, entraînant un raccourcissement de la durée d’action du contraceptif. L’augmentation des enzymes hépatiques au cours de l’obésité qui peut ainsi causer une chute du taux circulant d’hormones contraceptives. Les principes actifs des contraceptifs oraux, à savoir l’oestrogène et la progestérone, sont stockés au niveau des cellules adipeuses. Plus l’IMC est élevé, plus le nombre de cellules adipeuses est important et plus les hormones contraceptives sont séquestrées dans le tissu adipeux avec une moindre diffusion dans la circulation sanguine. Implanon®, une contraception progestative de longue durée par implant Implanon®, qui a obtenu son autorisation de mise sur le marché (AMM) en France en mai 2001, est un contraceptif implantable contenant 68 mg du progestatif étonogestrel, métabolite actif du désogestrel. Un implant unique est inséré de manière sous-cutanée au niveau de la face interne du bras, de façon bien codifiée, pour une durée de trois ans. Concernant sa pharmacocinétique, l’implant libère de l’étonogestrel à un taux de 60 à 70 µg par jour par jour au moment de sa pose, avec une diminution progressive jusqu’à 25-30 µg par jour à la fin des 3 ans. Ce taux est suffisant pour assurer une contraception efficace pour au moins 3 ans. Les taux d’étonogestrel sont indétectables une semaine après retrait de l’implant. Les auteurs proposent chez les femmes sous implant d’étonogestrel et traitées par éfavirenz d’utiliser une méthode alternative de contraception. Bien que vivement recommandée, l’utilisation du préservatif n’est pas toujours acceptée. Les dispositifs intra-utérins peuvent être proposés dans ce contexte, notamment ceux qui libèrent du lévonorgestrel. Ce type de DIU a l’avantage de réduire les pertes menstruelles, de modifier la quantité et la viscosité de la glaire cervicale, ce qui influe sur la pénétration des spermatozoïdes. (...)
Source et suite de l’article : [http://femmesida.veille.inist.fr/sp...]
Des solutions énergiques pour lutter contre le VIH/sida
(Par : LE COURRIER DU VIETNAM ) le 07 novembre 2011
Mais selon le rapport d’analyse sur la durabilité du programme de prévention et de lutte contre le VIH/sida au Vietnam, rédigé conjointement par le Centre d’études et de développement de la santé communautaire et l’organisation Abt Associates Inc, les engagements sur les aides financières des organisations internationales pour la prévention et la lutte contre le sida au Vietnam seront diminués d’ici 2015.
Étant le plus important parraineur dans ce domaine au Vietnam, l’organisation PEPFAR (President’s Emergency Plan For AIDS Relief) prévoit de réduire de 10 millions de dollars les aides accordées chaque année. Ainsi, en 2015, PEPFAR réservera au Vietnam quelque 40 millions de dollars, contre 82 millions de dollars, cette année. Et selon les prévisions, d’ici 2015, le pays aura un trou de 150 millions de dollars par an pour lutter efficacement contre le VIH/sida.
La situation est préoccupante, d’autant plus que les ressources financières au cours de ces cinq dernières années ne répondent en fait qu’à la moitié des besoins des activités de prévention et de lutte contre le VIH/sida...
Selon les prévisions, en 2015, le pays comptera environ 300.000 séropositifs dont 140.000 auront besoin de traitements antirétroviraux, tandis que dans le même temps, les aides financières internationales diminueront la moitié. Ces dernières années, le budget étatique réservé aux activités de prévention et de lutte contre le VIH/sida a continuellement augmenté, et ce sans compter les fonds de contrepartie des localités. Mais cela reste toutefois insuffisant au regard des besoins réels.
"Les ressources humaines et matérielles pour le développement du pays en général et pour la prévention et la lutte contre le VIH/sida constituent de grands défis en raison de la réduction des aides étrangères", avoue Truong Thi Mai, chef de la Commission des problèmes sociaux de l’Assemblée nationale.
Actuellement, le personnel chargé de la lutte contre le VIH/sida fait face à une grave pénurie à tous les échelons en raison du manque de politiques de récompense satisfaisantes. (...)
Source et suite de l’article : [http://lecourrier.vnagency.com.vn/d...]
Un cheval de Troie dans la lutte contre le VIH/SIDA : Un chercheur du CRCHUM reçoit un financement du programme Grand Challenges Explorations de la Fondation Bill & Melinda Gates
(Par : CNW ) le 07 novembre 2011
Le Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) annonce aujourd’hui qu’un de ses chercheurs recevra la prestigieuse bourse Grand Challenges Explorations, de 100 000 dollars US une initiative créée par la Fondation Bill & Melinda Gates. Celle-ci permet à des chercheurs du monde entier d’explorer des idées peu traditionnelles pour trouver des solutions à des problèmes persistants en santé et développement mondial. M. Andrés Finzi, PhD, poursuivra un projet de recherche novateur touchant la santé dans le monde. Intitulé "Reverse Fusion : a new approach to eradicate HIV/AIDS". Son projet consiste à utiliser des gènes toxiques pour éliminer les cellules infectées par le VIH.
Le programme Grand Challenges Explorations finance des scientifiques et des chercheurs du monde entier pour qu’ils explorent des idées permettant de trouver des solutions nouvelles pour régler les problèmes persistants de santé et de développement dans le monde. Le projet du Dr Finzi fait partie de ceux qui ont été annoncés aujourd’hui par le programme Grand Challenges Explorations. Le sien, ainsi que 109 autres, a été retenu parmi plus de 2 000 demandes. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.newswire.ca/fr/story/872...]
L’argent amassé par la Fondation québécoise du sida lui sert à récolter de nouveaux dons
(Par : Radio-Canada.ca ) le 07 novembre 2011
Seule une portion minime des milliers de dollars collectés chaque année par la Fondation québécoise du sida revient à la lutte contre le VIH. L’immense majorité des dons sert plutôt à recruter de nouveaux donateurs, a appris Radio-Canada.
Selon les rapports financiers déposés ces quatre dernières années auprès de Revenu Canada, 80 % des dépenses de la Fondation sont consacrés aux campagnes de collecte des dons ainsi qu’au règlement des factures de l’organisme. Seul un cinquième de l’argent amassé est donc alloué aux activités de bienfaisance.
Le groupe Charity Intelligence considère en l’occurrence que les sommes consacrées au recrutement de nouveaux donateurs sont beaucoup trop élevées. « Plusieurs organisations font le choix de s’adresser à des firmes de sollicitation pour trouver des donateurs et cela les avantage », explique Greg Thomson, directeur de recherche du groupe basé à Toronto, spécialisé dans la surveillance des organismes de charité. « Mais, dans le cas de la Fondation québécoise du sida, il semble que ce soit un mauvais choix », souligne-t-il.
Le directeur général de la Fondation reconnaît que cette solution est coûteuse, mais qu’elle devrait s’avérer payante d’ici deux ans. « C’est très difficile, je reconnais que ça coûte cher... Mais, à long terme, ça va apporter », argue Ken Monteith, soulignant que les dons sont la seule source de financement de l’institution. Le directeur songe toutefois à recourir à une autre firme de sollicitation pour réduire ses coûts.
La Fondation québécoise du sida présente un budget déficitaire depuis quatre ans. Dans les prochaines années, elle devra rembourser un prêt de plusieurs centaines de milliers de dollars que lui avait accordé le lobby français du sida afin de payer la firme de recrutement. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.radio-canada.ca/nouvelle...]
La Chine sollicite plus de coopération internationale contre le sida
(Par : Le quotidien du peuple en ligne ) le 07 novembre 2011
Les efforts chinois dans la lutte mondiale contre le sida continuent. Ces efforts visant à ralentir la propagation de la maladie ont été largement reconnus lors d’une réunion tenue conjointement par le Ministère chinois de la Santé et le groupe thématique chinois de l’UNAIDS, le programme onusien contre le VIH et le sida. Le ministre chinois de la Santé a déclaré à cette occasion que la Chine allait davantage promouvoir la coopération internationale dans ce domaine.
Le ministre chinois de la Santé, Chen Zhu, a révélé lors de la conférence que le pays avait connu jusqu’à présent plus de 164 mille séro-positifs enregistrés. 86 mille personnes ont perdu la vie à cause du sida. Même si le taux général de séro-positifs et de sida en Chine n’est pas, selon lui, parmi les plus élevés, le risque d’être infecté par le virus augmente de façon considérable dans certaines régions du pays. Les recherches menées par le Ministère montrent que les relations sexuelles sans protection sont devenues la première cause de propagation du VIH en Chine. Le budget global pour la prévention de la maladie s’était élevé à 1 milliard 460 millions de yuans en 2006, contre plus de 3 milliards en 2010. En parallèle, le nombre total de personnes infectées a décru ces dernières années, et le taux de mortalité connaît lui aussi une baisse, grâce à l’amélioration des méthodes de traitement.
Ces efforts contre le sida ont été approuvés par l’UNAIDS. Mais dans certaines régions il reste encore beaucoup à améliorer, tels que la capacité de détection du VIH et des statistiques plus précises sur les séro-positifs ayant reçu des traitements. (...)
Source et suite de l’article : [http://french.peopledaily.com.cn/Vi...]
Services d’injection supervisée : au moins cinq projets pour Montréal
(Par : LA PRESSE.CA ) le 07 novembre 2011
Au moins cinq Services d’injection supervisés (SIS) pourraient voir le jour à Montréal dans plusieurs quartiers différents, a appris La Presse de plusieurs acteurs engagés de près dans le dossier. Si le ministère de la Santé a récemment accordé son feu vert au projet, ce dernier semble encore loin de voir le jour et de faire l’unanimité.
Des Services d’injection supervisés (SIS) pourraient ouvrir au Centre-Ville, dans Hochelaga-Maisonneuve, dans Centre-sud, sur le Plateau-Mont-Royal et à Verdun, des secteurs où sont éparpillés les milliers de consommateurs de drogue par injection montréalais.
Le but de ces SIS serait d’offrir un cadre sécuritaire aux consommateurs. Chaque endroit abriterait un lieu de répit. Une infirmière serait sur place pour prévenir la surconsommation et intervenir en cas de surdoses.
Le dossier des SIS débloque suite à une récente décision de la Cour Suprême, où neuf juges ont unanimement statué qu’il relevait d’une question de santé et non de sécurité.
Comme la santé est une compétence provinciale, le ministre de la Santé Yves Bolduc n’a fait qu’avaliser le projet, réclamé depuis belle lurette par bon nombre d’organismes, à commencer par l’Agence de la santé et des Services sociaux de Montréal, qui a produit un rapport favorable à la création de tels services en 2010.
Le rapport soutenait que le SIS pourrait réduire le taux de transmission de maladies chez les utilisateurs de drogues par injection, dont 70% sont infectés par l’hépatite C. Plusieurs ont aussi contracté le VIH en utilisant des seringues non-stériles. La consommation encadrée permettrait de réduire le nombre de décès par surdose, avance le rapport.
La décision de la Cour Suprême légiférait avant tout le premier - et unique - site d’injection canadien, Insite, ouvert depuis 2003 dans un quartier chaud de Vancouver.
La province avait obtenu une dérogation spéciale à cause des problèmes criant dans le quartier Downtown Eastside, pris d’assaut par les junkies.
Le nerf de la guerre : l’acceptabilité sociale
L’Agence de la santé et des services sociaux a mandaté la Direction de la santé publique de se pencher sur l’implantation des SIS dans la métropole. Deux comités ont été formés avec des commerçants, des élus, des organismes gouvernementaux et communautaires et des citoyens. L’un d’eux s’attarde à l’acceptabilité sociale de ces services. L’autre étudie de quelle façon ces services seront organisés. Les deux rapports devraient être livrés d’ici la fin 2011.
Les SIS montréalais s’inspireraient de ceux existant à Barcelone, soit une formule de multi-sites. « On pense que les SIS constituent une réponse positive à divers problèmes de santé et à certains irritant », explique Carole Morissette, médecin conseil spécialisée en ITSS et porte-parole du dossier au nom de la DSP.
Le concept d’ajout de services à des services existants semble préconisé. D’où l’emploi du terme « service » d’injection au lieu de « site ». C’est d’ailleurs là le nerf de la guerre. Va-t-on annexer ces services à des organismes existants comme Cactus (Centre-ville), Dopamine (Hochelaga-Maisonneuve) et Spectre de rue (Centre-sud) ou va-t-on les intégrer au réseau de la santé, comme dans les CLSC par exemple ?
Plusieurs personnes interrogées favorisent la seconde option, notamment pour des raisons éthiques et de crédibilité. « Une chose est sûre, on doit impliquer le réseau de la santé, pour l’emploi d’infirmières formées et les traitements », assure la docteur Morissette. L’organisme montréalais Cactus collabore d’ailleurs étroitement au projet, mais estime que l’aménagement des SIS dans les locaux des organismes spécialisés relève de la logique. « 93% de notre clientèle ne fréquente pas le réseau de la santé, mais uniquement les organismes. Est-ce qu’on veut joindre le 7% -moins marginalisé en plus- ou le 93% ? », demande le porte-parole Jean-François Mary.
La Direction de la santé publique termine aussi une étude sur le nombre de consommateurs de drogues par injection à Montréal. La dernière remonte à 1996 et faisait état de 11 700 consommateurs. 50% d’entre eux résident sur le territoire du centre-ville de Montréal, estime la docteur Morissette.
À Montréal, la cocaïne est la drogue la plus répandue par intraveineuse. L’héroïne a été détrônée récemment par les opiacés au deuxième rang, ce qui effraie la santé publique. « On s’inquiète du risque de surdose », explique Carole Morissette.
« Pas une guerre gagnée d’avance »
Le directeur de l’organisme Montréalais Spectre de rue, Gilles Beauregard, est conscient que beaucoup de travail reste à faire avant de couper le ruban devant un SIS. « Ce n’est pas une guerre gagnée d’avance. Je m’attends à de la grosse résistance ici dans le quartier (centre-sud). Pour moi, c’est important que la Direction de la santé publique fasse preuve de leadership pour rassurer tout le monde », explique-t-il.
« L’inquiétude est légitime, mais basée sur la méconnaissance du milieu et non sur des faits réels », explique de son côté Jean-François Mary de l’organisme Cactus. « Il y a des craintes pour l’affluence, mais celle-ci existe déjà. En moyenne 80 usagers fréquentent notre centre chaque jour et les trois quarts nous disent qu’ils utiliseraient les SIS », ajoute M. Mary.
Au-delà du travail policier
Le responsable du poste de police d’Hochelaga-Maisonneuve, où les piqueries font partie du paysage depuis des décennies, n’a pas le choix de considérer l’ouverture d’endroits sécuritaires et supervisés pour s’injecter de la drogue. « Les consommateurs sont souvent volés ou battus, surtout lorsqu’ils surconsomment », explique l’inspecteur d’unité François Cayer. Ces piqueries clandestines peuvent s’avérer extrêmement violentes puisque quelques organisations criminelles se les disputent pour contrôler le trafic. Les prostituées et les junkies sont d’ailleurs à l’origine de pratiquement toute la criminalité et des incivilités du quartier. « Si on pratiquait la répression pure, on pousserait le problème vers d’autres secteurs. Nous sommes aux prises avec des problèmes sociaux graves, qui vont au-delà du travail policier », explique l’inspecteur d’unité Cayer.
Reste à voir si le gouvernement fédéral autorisera une exemption à sa Loi sur les drogues. Sans cette mesure spéciale, la loi permettra à des toxicomanes de consommer dans des SIS, mais aussi à la police de les arrêter pour possession de stupéfiants à leur sortie.
Une absurdité qui illustre bien la complexité d’un tel dossier. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.cyberpresse.ca/actualite...]


