Actualités VIH - 07 septembre 2011

Texte publi� le mercredi 7 septembre 2011.

De la recherche sur le SIDA à Nancy - Traitements et stratégies : bilan de la Conférence IAS de Rome - Pénalisation : la CV en cour suprême au Canada - Le VIH/sida menace aussi l’élevage en Afrique subsaharienne - UNE APPROCHE PARTICIPATIVE ET INTERACTIVE DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA - L’ONUSIDA préconise une totale liberté de mouvement pour les séropositifs - Extension de l’ATU de cohorte d’Incivo® aux patients coinfectés VHC-VIH - Lipodystrophie associée au VIH : focus sur la tésamoréline - VIH/refus de soins : Vezzoli porte plainte


De la recherche sur le SIDA à Nancy

(Par : Groupe BLE Lairraine ) le 07 septembre 2011

Depuis plusieurs années, l’équipe de l’unité mixte CNRS-Université ARN-RNP, structure-fonction-maturation, enzyomologie moléculaire et structurale (AREMS) de l’université Henri-Poincaré de Nancy, s’intéresse aux mécanismes moléculaires qui régulent le processus de maturation de l’ARN (Acide Ribonucléique) génomique du VIH-1, étape clé pour l’expression des gènes viraux.

Le virus du Syndrome de l’Immunodéficience humaine Acquise de type I (VIH-1), responsable du SIDA, touche actuellement plus de 30 millions d’individus à travers le monde. Les approches thérapeutiques proposées sous forme de polychimiothérapie se révèlent assez efficaces, mais toutes les molécules utilisées induisent des mutants résistants, ainsi que de très forts effets secondaires.

Suite à l’intégration du génome du virus VIH-1 dans le génome de la cellule hôte, l’ARN messager viral produit, qui porte l’information génétique, est soit conservé intact pour servir d’ARN génomique aux nouveaux virions, soit maturé pour produire les différentes protéines virales. L’ARN génomique et les protéines virales néo-synthétisées participent alors à la formation de nouvelles particules virales qui font progresser l’infection.

Le laboratoire nancéien, qui fait partie d’un réseau d’excellence européen, travaille sur ce projet en collaboration avec un groupe de Montpellier et la société privée Splicos, avec lesquels il a sélectionné une molécule appelée IDC16 capable de bloquer la maturation de l’ARN viral. Les dérivés de cette molécule sont non toxiques pour les cellules humaines et permettent de bloquer la multiplication virale. Ces remèdes sont en cours d’essai cliniques. Cette approche de modulation de la maturation des ARN par des molécules chimiques peut être également appliquée à des maladies génétiques, telles que les dystrophies myotoniques et la progéria, mais aussi à des maladies plus complexes telles que les maladies cardio-vasculaires. A noter enfin que le Sidaction soutient le projet de recherche nancéien. (...)

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Traitements et stratégies : bilan de la Conférence IAS de Rome

(Par : Seronet ) le 06 septembre 2011

Revue des résultats sur les traitements présentés à la conférence de l’IAS à Rome. Pas vraiment de scoop, mais des résultats, plus détaillés, d’études précédemment annoncées. Des résultats à long-terme. Ou, au contraire, des résultats encore préliminaires (dits de phase IIB), qui demanderont des confirmations ultérieures. Avec notamment, côté molécules antirétrovirales (ARV), une petite nouvelle, la lersivirine.

Rilpivirine : de nouvelles données

La rilpivirine est un nouveau non nucléoside (développé par Janssen) qui a été approuvé pour être commercialisé aux Etats-Unis en mai dernier. C’est un concurrent direct de Sustiva : chez les personnes n’ayant jamais pris de traitement, la rilpivirine est "non inférieure" à Sustiva (efavirenz) à 48 semaines, mais présente moins d’effets indésirables. Les données à 96 semaines (22 mois) présentées à Rome confirment que la rilpivirine provoque moins de vertiges, de rash (éruptions sur la peau), de cauchemars, et moins de troubles des graisses dans le sang que l’efavirenz. En Europe, le dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM) est en cours d’examen. La décision est attendue avant la fin de l’année. Cohen C et al., IAS 2011, TULBPE032.

Elvitégravir : il fait aussi bien qu’Isentress Le 23 mars dernier, Gilead annonçait les bons résultats de son anti-intégrase en développement, l’elvitégravir, en comparaison à Isentress (raltégravir), la seule anti-intégrase homologuée à ce jour. Jean-Michel Molina, de l’hôpital Saint Louis à Paris, était chargé de présenter les résultats détaillés. L’essai clinique de phase III (numéro 183-0145) était mené sur 702 personnes : la moitié avaient moins de 200 CD4/mm3, un quart plus de 100 000 copies de virus/ml, les deux tiers un virus résistant à au moins deux classes d’antirétroviraux. Les médecins ont construit des associations efficaces comprenant toujours une antiprotéase boostée et un 3e ARV. Verdict ? A 48 semaines, l’elvitégravir est aussi efficace que le raltégravir (59% des personnes sous elvitégravir avaient une charge virale indétectable, contre 58% sous raltégravir), et les effets indésirables similaires dans les deux groupes. Le suivi se poursuit jusqu’à 96 semaines (22 mois). A noter que l’elvitégravir s’utilise boosté par le cobicistat (qui agit comme le Norvir pour potentialiser les antiprotéases), dans un comprimé unique qu’on prend une fois par jour. Un avantage par rapport à Isentress, qui s’utilise en deux prises. Gilead a dans ses tuyaux une nouvelle trithérapie en un comprimé par jour, le Quad, qui associe quatre molécules, comme son nom le suggère : l’elvitégravir, le cobicistat, l’emtricitabine et le ténofovir. Elle est actuellement évaluée en phase III. (...)

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Pénalisation : la CV en cour suprême au Canada

(Par : Seronet ) le 07 septembre 2011

Les juges de la Cour suprême du Canada ont accepté (fin août) de réexaminer l’acquittement d’une Québécoise séropositive qui avait fait l’objet de poursuites judiciaires pour "avoir eu une relation sexuelle non protégée avec un homme sans l’aviser de ses problèmes de santé". En 2000, cette Québécoise avait eu plusieurs relations sexuelles sans protection avec son conjoint de l’époque, rapporte "La Presse canadienne" (25 août). Elle n’aurait pas informé son partenaire d’alors de sa séropositivité, qu’elle connaissait depuis 1991. La justice, dans un premiers temps, a considéré qu’en l’absence de cette information, le partenaire "n’avait pas donné son consentement véritable pour des relations sexuelles". En 2008, elle est reconnue coupable par une cour du Québec "d’agression sexuelle et de voies de fait graves". Elle fait appel de ce jugement. En 2010, la Cour d’appel renverse ce premier jugement, au motif que cette Québécoise "avait une charge virale tellement faible que ses activités sexuelles ne présentaient pas un risque important de préjudice grave pour son partenaire". La juridiction d’appel prononce alors son acquittement. "C’est cet acquittement en appel que la Cour suprême a accepté de revoir", précise le journal québécois. "La Presse canadienne" précise que la Cour suprême a été saisie sur demande de la Couronne (l’équivalent du parquet). La haute juridiction aura également à trancher parallèlement sur une autre affaire du même type concernant cette fois une personne poursuivie au Manitoba. Dans cette autre affaire, la charge virale de l’accusé présumé a également été considérée comme trop faible pour un tribunal pour "exposer ses partenaires à un risque important de préjudice grave". (...)

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Le VIH/sida menace aussi l’ ?levage en Afrique subsaharienne

(Par : Greenfutur ) le 07 septembre 2011

Une meilleure gestion améliorerait la situation des ruraux pauvres Non seulement le sida se traduit par un bilan dramatique en pertes humaines mais il menace aussi l’élevage, une des principales sources de revenus en Afrique subsaharienne.

Avec plus de 60 pour cent des personnes entre 15 et 49 ans vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne et 11,4 millions d’orphelins du sida, l’impact sur l’ensemble de l’important secteur de l’élevage est devenu un sérieux sujet de préoccupation.

L’élevage apporte une contribution substantielle en termes de revenus et de nourriture à plus de 70 pour cent des ménages ruraux dans les pays en développement. Dans l’est et le sud de l’Afrique, par exemple, il contribue à plus de 13 pour cent du PIB, mais proportionnellement beaucoup plus quant à la sécurité alimentaire des ménages.

L’élevage fournit un revenu et de la nourriture sous forme de viande, lait et oeufs. Il remplit aussi d’autres rôles importants dans les exploitations agricoles y compris la traction animale, la fumure comme fertilisant et comme source de combustible.

Cependant, avec une population en âge de travailler de plus en plus affectée par le VIH/sida, moins de personnes sont disponibles pour s’occuper du bétail.

Vendre des animaux pour payer les factures Des études sur les ménages en Afrique subsaharienne indiquent qu’une fois que l’épargne des ménages est épuisée, les animaux sont le principal capital vendu pour couvrir les dépenses médicales ou les frais funéraires.

La vente ou l’abattage des animaux réduit la taille des troupeaux, ce qui entraîne une baisse des produits de l’élevage tels que le lait, les oeufs, la viande, etc. Lorsque la taille des troupeaux rapetit, cela entraîne une réduction des stocks d’animaux disponibles avec pour conséquence un impact négatif sur les ressources zoogénétiques d’une communauté ou d’une région.

"En Zambie, une étude de la FAO a montré que dans le passé, il était rare que les ménages affectées par le VIH/sida vendent une génisse ou une vache laitière, alors que cela est courant maintenant. D’où des effets à court et long terme qui peuvent être dévastateurs sur les revenus et la sécurité alimentaire des familles", affirme Simon Mack, expert de la FAO en développement zootechnique.

"Dans le même temps, dans les zones à forte prévalence du VIH, les services vétérinaires ne fonctionnent plus correctement à cause de l’impact de la maladie sur le personnel et la baisse du niveau de compétence qui en résulte", ajoute l’expert de la FAO.

Les femmes et les enfants sont les plus touchés En Afrique subsaharienne, les hommes sont traditionnellement responsables du labour des terres au moyen de la traction animale. Ils sont aussi généralement responsables de la gestion des exploitations agricoles. Cependant, quand ils tombent malades ou décèdent à cause du sida, les femmes et les enfants sont en difficulté car ils n’ont pas toujours les connaissances, l’expérience, le temps ou les ressources nécessaires pour tenir les mêmes rôles. Les enfants risquent aussi d’être retirés de l’école pour aider à la ferme et à la maison. (...)

Source et suite de l’article : [http://greenfutur.free.fr/index.php...]


UNE APPROCHE PARTICIPATIVE ET INTERACTIVE DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA

(Par : Lycée Jean Macé - Niort ) le 07 septembre 2011

Le lycée lance le VIH Pocket Films, un concours de films ouvert à tous.

Chacun est invité à réaliser des films tournés avec téléphone portable d’environ 1 minute traitant des enjeux actuels de la lutte contre le sida : prévention, dépistage, traitement, lutte contre les discriminations, solidarité.

Ce concours original a pour but de favoriser la mobilisation des lycéens et l’émergence d’un discours citoyen sur le VIH/sida en utilisant les nouvelles technologies comme vecteurs d’information et de prévention.

Les films réalisés sont destinés à être largement diffusés auprès du grand public. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.lycee-jeanmace.fr/index....]


L’ONUSIDA préconise une totale liberté de mouvement pour les séropositifs

(Par : CENTRE D’ACTUALITÉS DE L’ONU ) le 07 septembre 2011

L’entrepreneur-pionnier britannique Richard Branson a apporté son soutien à une campagne mondiale visant à débarrasser le monde des dernières lois discriminatoires qui empêchent les gens de visiter, de vivre ou de travailler dans des pays sur le seul critère de leur séropositivité au VIH, s’est félicité mercredi le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).

L’ONUSIDA préconise une totale liberté de mouvement pour les personnes vivant avec le VIH.

« Je salue les efforts inlassables de l’ONUSIDA pour encourager les pays à abolir les restrictions aux voyages qui s’exercent sur les personnes vivant avec le VIH. Chaque individu doit avoir la possibilité de voyager librement, et je me réjouis de l’occasion qui m’est offerte de collaborer sur un thème d’une telle importance », a déclaré Richard Branson.

Le mois dernier, Fidji est devenu le dernier pays en date à lever ses restrictions à l’entrée, au séjour ou à la résidence sur la base du statut sérologique vis-à-vis du VIH.

« Je suis très fier de déclarer en tant que chef d’État que le Gouvernement de Fidji a fait d’immenses progrès pour changer des lois qui sont discriminatoires, notamment dépénaliser les rapports sexuels entre hommes, et modifier la législation sur les restrictions liées aux voyages qui touchent les personnes vivant avec le VIH, ou encore promouvoir des consultations autour de la création d’un environnement favorable pour les professionnel(le)s du sexe, » a dit le Président de Fidji, Ratu Epeli Nailatikau au Congrès international sur le sida en Asie et dans le Pacifique fin août.

Selon Richard Branson, « le leadership de Fidji envoie un message fort » et il a souhaité que d’autres gouvernements suivent son exemple.

Avec la suppression par Fidji des restrictions aux voyages liées au VIH, l’ONUSIDA décompte encore 47 pays, territoires et zones qui continuent d’imposer certaines formes de restriction à l’entrée, au séjour et à la résidence des personnes vivant avec le VIH sur la base de leur statut sérologique vis-à-vis du VIH. Au moins 128 pays n’appliquent aucune restriction.

« Avec le soutien de défenseurs infatigables tels que Richard Branson, nous entrerons dans une nouvelle ère d’égalité en matière de mobilité pour les personnes vivant avec le VIH », a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.un.org/apps/newsFr/story...]


Extension de l’ATU de cohorte d’Incivo® aux patients coinfectés VHC-VIH

(Par : Actions Traitements ) le 07 septembre 2011

La Commission d’AMM de l’Afssaps du 21 juillet a décidé d’ouvrir l’ATU de cohorte du télaprevir (Incivo®) aux personnes coïnfectées par le VIH.

Depuis janvier 2011, l’Afssaps a mis à disposition précoce Incivo® (télaprevir) dans le cadre d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) de cohorte pour le traitement de patients atteints d’hépatite C chronique de génotype 1, en échec de traitement de la bithérapie, avec cirrhose compensée, et en association avec le peg-interféron alpha et la ribavirine.

La Commission d’AMM du 21 juillet a décidé d’ouvrir l’ATU de cohorte du telaprevir aux personnes coïnfectées par le VIH (comme elle l’avait déjà fait pour le boceprevir (Victrelis®) lors de la Commission d’AMM du 26 mai 2011).

Incivo®, en association avec le peg-interféron et la ribavirine, est indiqué dans le traitement de l’hépatite C chronique due au VHC de génotype 1, au stade de cirrhose documentée (F4) et compensée, chez les patients adultes monoinfectés ou coïnfectés VIH/VHC, et rechuteurs ou non-répondeurs avec réponse partielle à un traitement préalable par l’interféron alfa (pégylé ou non pégylé) et ribavirine, et non incluables dans un essai clinique en cours. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.actions-traitements.org/...]


Lipodystrophie associée au VIH : focus sur la tésamoréline

(Par : Actions Traitements ) le 07 septembre 2011

En novembre 2010, la tésamoréline a obtenu l’approbation de la Food and Drug Administration (FDA) pour son utilisation dans le traitement de l’excès de graisse viscérale abdominale dans le cadre de la lipodystrophie associée au VIH. Vendue aux Etats-Unis sous le nom commercial EGRIFTA, cette molécule est en attente d’homologation en Europe, au Canada et en Israël. L’efficacité de cette molécule est maintenant reconnue dans le traitement de la lipodystrophie associée au VIH, même si les effets obtenus s’estompent après l’arrêt du traitement.

Deux essais randomisés, contrôlés par placebo, ont montré une efficacité durant la prise de tésamoréline

Ces essais, d’une durée de 52 semaines ont porté sur 806 patients VIH+ sous antirétroviraux et présentant un excès de graisse viscérale abdominale. Les sujets randomisés pour bénéficier de la tésamoréline pendant les 26 premières semaines ont été ensuite randomisés pour recevoir soit le médicament actif, soit le placebo, pour 26 semaines supplémentaires.

- Pendant les 26 premières semaines, des injections souscutanées quotidiennes (2 mg) de tésamoréline ont permis une réduction du tissu adipeux viscéral (diminution de 24 cm2 comparée à une augmentation de 2 cm2 sous placebo), ainsi qu’une diminution de 2,4 cm du périmètre abdominal, améliorant ainsi l’image corporelle des patients.

- Pendant les 26 semaines suivantes, cette amélioration s’est maintenue chez les personnes qui prenaient la tésamoréline (diminution du périmétre abdominal de 3,4 cm au bout des 52 semaines), alors que chez les patients sous placebo on assistait à un retour rapide à la valeur initiale du volume de graisse.

Cet analogue synthétique du facteur de libération de l’hormone de croissance (growth hormone releasing hormone ou GHRH) entraîne une augmentation de la libération de l’hormone de croissance, (Growth hormone ou GH), et du facteur de croissance apparenté à l’insuline (lInsulin-like growth factor ou IGF) qui sont à l’origine de divers effets métaboliques dont une modification de la distribution des graisses dans l’organisme.

La lipodystrophie, un facteur de risque cardiovasculaire et un problème esthétique

La lipodystrophie se caractérise par une perte de graisse souscutanée dans certaines régions du corps ou par une accumulation notamment au niveau abdominal. Sa prévalence varie selon les études de 11% à 83% chez les patients sous antirétroviraux, avec une plus forte prévalence chez ceux recevant l’association inhibiteurs de la protéase (IP) et inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTIs)). (...)

Source et suite de l’article : [http://www.actions-traitements.org/...]


VIH/refus de soins : Vezzoli porte plainte

(Par : Le Figaro.fr ) le 07 septembre 2011

Cyrille Vezzoli, un séropositif de 35 ans qui affirme qu’un dentiste de La Rochelle a refusé de le soigner en raison de sa contamination par le virus du sida, va déposer plainte au pénal contre le praticien pour refus de soins et discrimination, a-t-on appris aujourd’hui auprès de son avocat.

La plainte, qui va être envoyée jeudi au parquet de La Rochelle, se fonde sur les articles 225-1 et 225-2 du code pénal qui répriment les faits de discrimination et prévoient une peine de trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende, a indiqué Me Diego Parvex, du barreau de Paris.

Le conseil a expliqué que la "volonté de son client d’aller jusqu’au bout" était liée "à la douleur qu’il ressent" moralement. M. Vezzoli a reçu plusieurs messages de soutien, a ajouté Me Parvex. "Savoir que ce qui lui est arrivé est plus fréquent qu’on ne pense fait qu’à un moment donné, demander une sanction est un acte citoyen", a-t-il estimé. "Il y a quelque chose de brisé en moi. Je ne laisserai pas passer ça", a fait valoir de son côté Cyrille Vezzoli. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...]




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