Actualités VIH - 10 mai 2011

Texte publi� le mardi 10 mai 2011.

Un nantais condamné pour avoir transmis le VIH - Vieillir avec le VIH-sida - VIH : un Québécois atteint sur quatre ignore son état - Complications oculaires au cours du VIH/sida - Catherine Kapusta veut plus qu’une « Saint-Sida » par an - LUTTE CONTRE LE SIDA : Les migrants, un public prioritaire - Vers un vaccin contre le Sida - Ipergay : l’analyse du groupe TRT-5 sur l’essai de traitement pré-exposition - Le Garde des Sceaux interpellé aux journées parlementaires prison - Des mesures légales contre Pascal ? - La tentation du X


Un nantais condamné pour avoir transmis le VIH

(Par : Nantes.com ) le 10 mai 2011

Un nantais de 28 ans, accusé d’avoir transmis délibérément le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) à sa compagne, a été jugé hier à au Tribunal correctionnel de Nantes.

Cet homme qui, selon le quotidien ’’20 minutes’’, se savait infecté depuis 2006, n’avait pas pris la peine de prévenir sa partenaire, une femme de 37 ans rencontrée quelques jours auparavant. Il lui avait même affirmé avoir fait des tests, et être ’’clean’’. En août 2010, et à la suite d’un mandat d’arrêt européen, il est interpellé en Espagne, après avoir fuit au Portugal.

Le tribunal correctionnel de Nantes a jugé, hier, cet homme pour ’’administration de substance nuisible suivie de mutilation ou infirmité permanente’’. Au cours de l’audience, le prévenu s’est défendu avoir caché sa séropositivité, tout en affirmant avoir toujours eu des rapports protégés. Des propos qui sonnent faux, notamment suite aux analyses médicales qui révèlent une nette proximité entre les souches du virus de la victime et les siennes. Sans compter les témoignages contradictoires de ses ex-compagnes, qui confirment ses pratiques à risques. La victime, quant à elle, regrette de ne pas avoir insisté pour prendre un préservatif. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.nantes.com/actualites/fa...]


Vieillir avec le VIH-sida

(Par : Abitibi Express ) le 10 mai 2011

Même à 60 ans, les préjugés sont tenaces Si vieillir n’est pas toujours une sinécure, pour les personnes vivant avec le VIH-sida, aborder la soixantaine peut s’apparenter à une épreuve digne de l’ascension de l’Everest. Car en plus de vivre avec les effets de la maladie et des médicaments, elles doivent aussi composer avec les inconvénients liés à l’âge.

Si l’on fixe habituellement à 65 ans la limite à partir de laquelle un individu est considéré comme âgé, ce seuil est de 50 ans pour les personnes vivant avec le VIH-sida. Or, grâce aux progrès de la médecine, leur espérance de vie s’est accrue. C’est le cas d’André-Pierre Beaudoin, qui franchira bientôt le cap de la soixantaine après avoir vécu avec le VIH-sida depuis maintenant 26 ans.

Symptômes plus durs à cibler

« Avant, c’était plus facile de vivre avec la maladie. Maintenant, quand j’éprouve des symptômes particuliers, je ne sais plus si c’est dû au VIH-sida, aux traitements ou simplement à l’âge », mentionne-t-il. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.abitibiexpress.ca/Societ...]


VIH : un Québécois atteint sur quatre ignore son état

(Par : Cyberpresse.ca ) le 10 mai 2011

(Sherbrooke) En 30 ans, le monde médical a réussi de grandes percées scientifiques pour lutter contre le sida : la bataille contre les préjugés, elle, compte moins de victoires. Au Québec, entre 12 000 et 15 000 personnes vivent avec le VIH. Environ 25 % des personnes infectées l’ignorent.

Bon nombre de personnes ne se croient pas à risque. Les idées préconçues sont tenaces. « La moitié des contaminations liées au VIH passent par le couple, même chez les homosexuels. Dans certains pays, ce serait près de 70 %», lance Willy Rozenbaum, le président du Conseil national du sida en France, qui a participé à la découverte du VIH. Le 5 juin 1981, une publication scientifique fait état d’une « nouvelle maladie » chez cinq hommes gais de Los Angeles. Trente ans plus tard, plus de 33 millions de personnes sur la planète sont atteints du VIH.

Hématologue et professeur de médecine à l’Université McGill, Jean-Pierre Routy plaide pour sa part pour un dépistage systématique, comme le font déjà certains États américains. Au Québec, le dépistage du VIH est volontaire. Le verdict peut tomber à tout âge : la plus vieille patiente atteinte du VIH du Dr Réjean Thomas, de la clinique médicale l’Actuel à Montréal, a 87 ans. Elle a appris la triste nouvelle à 72 ans. Sans parler de dépistage automatique, M. Thomas note qu’il faut « dépister tôt » et miser sur la prévention, ce qui n’est pas suffisamment fait en ce moment. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.cyberpresse.ca/la-tribun...]


Complications oculaires au cours du VIH/sida

(Par : Femmes et SIDA ) le 10 mai 2011

Des manifestations oculaires graves peuvent survenir au cours de l’infection à VIH dans un contexte d’immunodépression sévère. Une étude rétrospective menée au Maroc montre que l’infection à Cytomégalovirus constitue la principale infection oculaire opportuniste et la plus grave, même si le pronostic de ces atteintes est devenu meilleur grâce à une prise en charge précoce et au traitement antirétroviral.

Une prévalence de l’atteinte oculaire au cours de l’infection à VIH de 24% dans cette série du service de médecine interne du CHU de Rabat

Entre 1998 et 2008, 115 examens ophtalmologiques ont été réalisés dans ce service, dont 28 (24%) ont montré une complication liée au VIH lui-même ou au contexte d’immunodépression.

L’âge moyen des patients était de 39 + ou -7,5 ans.

Cliniquement, 27 patients se présentaient au stade C [1] de la classification des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta et un patient était au stade A [2].

Existence d’une corrélation entre le taux de CD4 et la survenue de complications ophtalmologiques En ce qui concerne l’état d’immunodépression, le taux moyen de CD4 était de 86 ± 91 par mm3. Vingt-six patients avaient un taux de CD4 inférieur à 200 par mm3 . Le taux moyen des CD4 chez les patients présentant une atteinte oculaire était inférieur à 100 par mm3.

Des atteintes oculaires directement liées au VIH ou dues à des infections opportunistes Liées au VIH : avec une majorité d’atteintes rétiniennes (21 cas) sous la forme de micro-angiopathies en rapport avec une atteinte de l’endothélium des capillaires rétiniens par le VIH.

D’origine infectieuse lors d’infections opportunistes :

quatre cas de rétinite à cytomégalovirus (CMV) ; deux cas de rétinite à virus varicelle-zona (VZV) ; deux cas de rétinite à cryptococcus neoformans ; un cas de choriorétinite toxoplasmique ; un cas d’association d’une rétinite à CMV et d’une choriorétinite toxoplasmique ; un cas de sarcome de kaposi (SK) conjonctival. (...)

Source et suite de l’article : [http://femmesida.veille.inist.fr/sp...]


Catherine Kapusta veut plus qu’une « Saint-Sida » par an

(Par : LA VOIX DU NORD ) le 10 mai 2011

L’égalité entre l’homme et la femme, ça n’existe pas quand on évolue dans la sphère des malades du sida. Catherine Kapusta, séropositive depuis la fin des années 80, a d’abord vécu la maladie en silence avant de devenir un bras armé pour celles qui militent pour qu’on prenne conscience de la spécificité du sida chez les femmes. Rencontre.

D’abord, elle s’est tu, longtemps. « Pendant une dizaine d’années. » Catherine Kapusta a appris qu’elle était séropositive en 1988. Elle a été contaminée par son compagnon et a découvert, comme on prend une grande claque en plein visage, ce qu’est attraper « une maladie discriminante, une maladie honteuse ». Avant de penser à elle, elle a pensé à lui, l’a accompagné dans sa difficile fin de vie. « J’ai attendu sa mort avant de m’occuper de moi. » Même à la fin du XXe siècle, la société renvoie l’image de la femme qui s’occupe des autres en général et de son homme en particulier. « Il faut apprendre à se déconstruire par rapport à ce modèle. » Dur travail sur soi-même que celui-là. Après presque une décennie de silence, Catherine Kapusta - elle est née à Courrières, est passée par Lille, où elle a toujours des attaches familiales, avant de poser ses valises à Paris -, est devenue militante. On pourrait presque parler de combattante au regard de l’énergie déployée.(...)

Source et suite de l’article : [http://www.lavoixdunord.fr/Locales/...]


LUTTE CONTRE LE SIDA : Les migrants, un public prioritaire

(Par : EL MOUDJAHID ) le 10 mai 2011

Les migrants en Algérie constituent un public prioritaire dans la lutte contre le VIH/SIDA au regard de la "vulnérabilité" qui les caractérise, a estimé lundi à Alger le président de l’association pour l’information sur les drogues et SIDA (AIDS Algérie), Othmane Bourouba, qui a appelé à faciliter à cette frange l’accès aux services de santé. Intervenant lors d’un atelier ayant pour thème "Le renforcement de l’accès à la prévention du VIH auprès des migrants en Algérie", M. Bourouba a fait savoir qu’une étude a été lancée en 2010 sur un échantillon de 2000 migrants africains résidant à Alger, Oran et Tamanrasset et dont le but était de tenter de comprendre l’aspect migratoire et sa relation avec le VIH/SIDA. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.elmoudjahid.com/fr/actua...]


Vers un vaccin contre le Sida

(Par : minutebuzz ) le 10 mai 2011

Nous avançons doucement mais sûrement vers un vaccin efficace contre le virus du Sida. En effet, des scientifiques du NIAID ont réussi à protéger des singes contre l’équivalent simiesque du VIH.

Pas question de crier victoire trop vite. Le vaccin testé n’a pour le moment protégé qu’une partie des animaux et il n’est pas encore applicable à l’homme. Des essais avait d’ailleurs été menés en Thaïlande il y a 2 ans sur 16.000 volontaires. Ils avaient permis de réduire de 31% le taux d’infection chez les patients vaccinés. Le nouveau vaccin testé chez les singes n’atteint toujours pas les 100%. Toutefois, les résultats sont très encourageant : 50% des animaux ont résisté au SIV (virus de l’immunodéficience simienne).

Comment ça marche ?

Pour résumer simplement l’opération, il s’agit d’un vaccin en 2 étapes. On administre d’abord un morceau d’ADN. Puis, on injecte des antigènes. Ces 2 injections permettent en théorie de fabriquer des anticorps neutralisants. Si la réussite n’est pas totale, elle a en tout cas permis de mieux comprendre certains mécanismes de protection inconnus jusqu’alors et notamment la corrélation entre protection et infection. Une belle avancée pour la recherche (...)

Source et suite de l’article : [http://www.minutebuzz.com/2011/05/1...]


Ipergay : l’analyse du groupe TRT-5 sur l’essai de traitement pré-exposition

(Par : Yagg ) le 10 mai 2011

Les réunions publiques sur l’essai de prévention de l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS) se multiplient. Ce mardi 10 mai à Lyon, demain à Paris, vous pourrez venir poser vos questions sur ce premier essai visant à évaluer une offre globale de prévention dont l’utilisation d’un traitement préventif, pour réduire les risques de transmission du VIH chez les gays séronégatifs. (voir les infos pratiques en fin d’article). Le groupe interassociatif TRT-5, qui a mené une consultation communautaire sur la recherche en prévention et sur l’essai Ipergay (Intervention préventive de l’exposition aux risques par et pour les gays) en particulier, a répondu à nos questions.

Organiser une consultation communautaire c’est une première pour le TRT-5 ? Oui, ce fut une première, surtout en direction d’associations gays ou LGBT et de personnes séronégatives. Le TRT-5 a une forte « identité séropositive » – quel que soit par ailleurs le statut sérologique de ses membres, et il n’a pas l’habitude de travailler sur des enjeux de prévention, quand bien même s’agit de la recherche. Ce à quoi nous sommes plus habitués, ce sont des enquêtes, que nous menons sur des enjeux politiques identifiés sur la base de ce qu’expriment des séropositifs. Leurs résultats nous donnent une image plus globale des problèmes dont il est question, et nous permettent d’être plus pertinents et plus efficaces dans notre travail de plaidoyer et de lobby. Concernant l’essai « PrEP », qui s’appelle désormais Ipergay, et qui vise à évaluer une intervention de prévention auprès de gays séronégatifs, il était pour nous essentiel d’élargir cette base sociale, en allant à la rencontre d’associations gays/LGBT, et aussi d’homos séronégatifs, pour être mieux à même de défendre leurs intérêts au cours du travail d’élaboration de l’essai. C’est une question de légitimité et de pertinence de la parole portée auprès des chercheurs et de l’ANRS. (...)

Source et suite de l’article : [http://yagg.com/2011/05/10/ipergay-...]


Le Garde des Sceaux interpellé aux journées parlementaires prison

(Par : HNS - info ) le 10 mai 2011

Le Garde des Sceaux interpellé aux journées parlementaires prison mis en ligne mardi 10 mai 2011 par jesusparis

Act Up-Paris s’invite aux journées parlementaires prison, y interpelle le Garde des Sceaux, et lui rappelle la réalité des prisons mouroirs.

Ce vendredi 6 mai, en ouverture des 6e rencontres parlementaires prisons, le ministre de la justice a promu la construction d’établissements pénitentiaires et l’exploitation des prisonnierEs. Act Up-Paris l’a alors interpellé publiquement afin de lui rappeler les problèmes de santé des prisonnierEs, avec l’exemple concret d’Eric Piedoie, co-infecté VIH-VHC en train d’agoniser en prison, et distribué un tract développant les points suivants :

Michel Mercier refuse la mise en place des programmes d’échange de seringues en prison. Il laisse incarcéréEs des personnes gravement malades ou grabataires, alors que les soins vitaux sont inaccessibles et que des dispositifs existent pour les faire sortir. Le ministre de la justice est responsable des contaminations au VIH et aux hépatites virales liées au partage de matériel d’injection. Il est responsable de la dégradation de la santé et de la mort des personnes gravement malades en prison.

Échange de seringues Le « plan sanitaire détenu », sorti en 2010, évoque le tatouage, le piercing et la coupe des cheveux comme risques potentiels de transmission du sida et des hépatites virales en prison, mais occulte complètement l’injection de drogues. Or il s’agit du plus grand facteur de transmission de ces infections en détention.

Le rapport INSERM relatif à l’expertise collective sur la réduction des risques liés à l’usage de drogues (24 juin 2010) et l’avis du Conseil National du Sida sur le plan national VIH/IST 2010-2014 (28 juin 2010) recommandent la mise en place immédiate de programmes d’échanges de seringues en prison.

Prison + sida = peine de mort Depuis des mois, nous alertons sur la situation dramatique d’Éric Piedoie, personne vivant avec le VIH et une hépatite virale, dont l’état de santé est très préoccupant. Alors que la loi de 1994 assure l’égalité des soins entre l’intérieur et l’extérieur de la prison, Éric Piedoie n’a pas accès aux soins et aux examens qui pourraient améliorer son état. Tous les certificats médicaux attestent que son pronostic vital est engagé, pourtant il ne bénéficie toujours pas de la suspension de peine pour raisons médicales.

L’État délinquant La loi de 1994 instaurait l’égalité sanitaire entre la prison et l’extérieur. L’exemple d’Eric Piedoie et le refus de la mise en place de programmes d’échange de seringues démontrent que l’Etat n’applique pas les lois et ignore les mesures permettant de faire sortir de prison les personnes gravement malades ou grabataires. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.hns-info.net/spip.php?ar...]


Des mesures légales contre Pascal ?

(Par : Canoe ) le 10 mai 2011

Bernard Hopkins n’a toujours pas digéré l’affront que lui a fait Jean Pascal, lorsque ce dernier lui a demandé s’il était prêt à se soumettre à un test sanguin, insinuant ainsi qu’il aurait peut-être été l’utilisateur de substances dopantes. Si l’on croit les paroles du boxeur quadragénaire de Philadelphie, des mesures légales seraient prises contre le champion québécois.

« J’ai dit plusieurs choses au cours de ma carrière, mais jamais que quelqu’un a triché. Il ne savait pas quoi dire… quand tu es jeune, tu dis des conneries, mais tu dois vivre avec les conséquences. Il y aura effectivement des répercussions », a-t-il laissé savoir lors d’une conférence téléphonique, lundi.

« Je m’occupe de la correction physique le 21 mai, mais pour l’autre partie, je ne le dirai pas tout de suite. Ne vous inquiétez pas, on s’en occupe et vous verrez plus tard », a-t-il ajouté.

Le combattant de 46 ans a expliqué que son ardeur au gymnase et son style de vie monastique ont construit le pugiliste qu’il est devenu, et ce, sans l’aide de drogues ou de méthodes illégales.

« Je ne suis pas la norme, mais je m’entraîne fort et que je prends soin de moi. Ma génétique et ma discipline ont fait le boulot : avoir de bonnes habitudes, ça aide. Tout ce à quoi j’ai eu droit dans ma carrière pour m’aider, ce sont des massages et des crèmes analgésiques. »

Pas de test sanguin

Une information circulait sur le web depuis quelques jours comme quoi il y aurait un test sanguin d’instauré par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) pour le duel entre Pascal et Hopkins. La rumeur s’est toutefois révélée fausse.

« C’est faux de dire qu’il y aura un test sanguin pour le combat du 21 mai, a confirmé le responsable des communications de la RACJ, Réjean Thériault. La RACJ n’exige habituellement que des tests d’urine, sauf dans des cas exceptionnels (voir le cas de Tommy Morrison, déjà testé positif au VIH). » (...)

Source et suite de l’article : [http://fr.canoe.ca/sports/nouvelles...]


La tentation du X

(Par : STAR DU CONGO ) le 10 mai 2011

Exploitation, trafic d’êtres humains et risques sanitaires

n Afrique, des centaines de jeunes tentent d’échapper à la pauvreté en cherchant à entrer dans l’industrie pornographique. Un métier difficile et parfois dangereux

« Je rêve de devenir acteur de X depuis que je suis tout jeune. Je vis en Côte d’Ivoire et je suis à la recherche d’un producteur ou d’un réalisateur pour signer un contrat et jouer dans un film... Je compte sur vous pour réaliser mon rêve. » C’est l’annonce publiée sur Internet par André (ce n’est pas son vrai prénom), 21 ans. Y figurent son adresse email et son numéro de téléphone portable. Cet étudiant en informatique à Grand-Bassam (ville située à 40 kilomètres d’Abidjan, la capitale) ressemble à beaucoup d’Africains. Des centaines de jeunes hommes et femmes originaires du Cameroun, de Côte d’Ivoire, du Maroc, du Nigeria, d’Afrique du Sud et d’ailleurs tentent aujourd’hui de trouver du travail dans l’industrie du film pornographique —en Afrique ou à l’étranger.

Rien d’étonnant, selon Amély-James Koh Bela, à ce que les jeunes Africains voient les acteurs de X comme des exemples de réussite. Certains touchent en effet plus d’argent en un film que la majorité des Africains n’en gagnent en un mois. Ce que les jeunes ignorent, en revanche, c’est qu’il est difficile de s’enrichir dans ce secteur. Par ailleurs, le trafic d’être humains —la troisième activité criminelle au monde, selon les Nations unies— est une menace sérieuse dans certains pays.

On estime qu’environ 5% des victimes du trafic d’êtres humains identifiées en Europe Centrale et en Europe de l’Ouest sont d’origine africaine ; elles viennent pour la plupart « de communautés d’Afrique de l’Ouest, notamment des femmes et des jeunes filles nigérianes », selon « The Globalization of Crime - A Transnational Organized Crime Threat Assessment », un rapport de l’ONU contre la drogue et le crime.

« Selon les études menées sur des victimes nigérianes, il semble que les connaissances, les amis proches ou les membres de la famille des victimes jouent un rôle central dans leur recrutement. [...] Une grande majorité de femmes et de jeunes filles originaires d’Afrique de l’Ouest sont victimes de prostitution forcée. »

Ces victimes sont-elles également exploitées dans le secteur de la pornographie ? « Lorsqu’un enfant se retrouve prisonnier d’un réseau, le trafiquant l’exploite de toutes les façons possibles, explique Anne-Sophie Faysse, chef de projet au sein de l’antenne française de l’Ecpat , un réseau international de lutte contre la pornographie enfantine. On trouve des cas de viols, de prostitution (activité beaucoup plus visible), et de pornographie. Dans ce dernier cas, il s’agit presque toujours de cyberpornographie [photos, films]. » Les adultes (pour la plupart de sexe féminin) peuvent eux-aussi être victimes des trafiquants.

Koh Bella préside Mayina, une association qui lutte contre le trafic d’êtres humains ; elle explique que les trafiquants n’hésitent pas à forcer certaines victimes à pratiquer des formes extrêmes de pornographie, comme la bestialité.

« Certaines jeunes femmes et des mères de victimes nous ont dit que des touristes occidentaux louent des villas, où ils organisent des soirées privées, explique-t-elle. Ils font boire les jeunes filles, ils les droguent, et les livrent aux chiens ; les rapports sexuels durent des heures. A la fin de la soirée, les filles peuvent toucher jusqu’à 150.000 francs CFA [220 euros]. »

Les acteurs X africains s’exposent à de sérieux risques sanitaires, tout comme leurs collègues occidentaux. Le port du préservatif est souvent interdit pendant les tournages, et les tests VIH ne sont pas toujours obligatoires. De telles pratiques pourraient alourdir le fardeau du sida en Afrique ; selon un rapport mondial du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida, 22,5 millions de personnes sont déjà infectées dans les pays subsahariens. Tau Morena a insisté pour que les préservatifs soient visibles dans chaque scène de sexe de Mapona et de ses futurs films (y compris Mapona, Volume 2, qui devrait sortir dans quelques mois). (...)

Source et suite de l’article : [http://www.starducongo.com/La-tenta...]




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