Sang contaminé : “Nous sommes bradés comme de simples objets !”
(Par : France soir ) le 10 novembre 2011

Corinne, 51 ans « Certains d’entre nous étaient très remontés contre l’Oniam au départ. Maintenant ils baissent les bras et finissent par se contenter d’être finalement toujours en vie. Pour ma part, je tente tous les jours de me ressaisir mais je commence aussi à être très épuisée. Mon dossier a été déposé le 1er juin 2010, on m’a confirmé qu’il était complet seulement un an plus tard. Le gestionnaire de mon dossier justifie cette longueur d’instruction par le fait que l’Oniam souhaitait absolument prendre en compte tous mes préjudices et gérer au mieux mes intérêts… Je leur envoie un e-mail tous les jours jusqu’à ce que j’aie enfin une proposition d’indemnisation. Mais quand on voit les premières sommes accordées, même pour des hépatites assez graves, nous sommes bien loin des 47.0000 € annoncés en moyenne. Les malades sont réduits à être totalement angoissés à l’idée d’aller chercher leur recommandé à la poste, c’est scandaleux… Nous ne pouvons pas être bradées comme de simples objets. »
Henri, 55 ans « Nous étions six frères, tous hémophiles et tous contaminés par l’hépatite C à cause de perfusions lors de notre enfance. Deux de mes frères en sont morts. Notre pathologie fait que notre état évolue vers le cancer du foie à plus ou moins long terme. Nous avions déjà entamé une procédure judiciaire en 2008 avec un avocat, nous l’avons suspendue pour nous tourner vers l’Oniam et voir qu’elle était leur proposition. A l’issue du règlement à l’amiable, mes frères et moi avons eu des propositions complètement anormales. Joël se voit proposer 18.000 €, Gérard 1.800 €, moi-même, 7.384 €. Je suis sans nouvelle de mon dernier frère, je ne connais pas la proposition qui lui a été faite. Joël a accepté la proposition, Gérard et moi-même avons refusé et nous nous sommes retournés vers le tribunal administratif. Quand j’ai appelé l’Oniam pour avoir des explications sur cette différence de traitement, ils n’ont pas voulu me répondre… »
Nicolas, 34 ans « Hémophile, j’ai été contaminé par le VIH et le VHC (l’hépatite C NDLR) à l’âge de 5 ans. J’ai monté mon dossier de demande d’indemnisation à l’amiable en juin 2010. J’ai fourni toutes les pièces demandées, scanné l’intégralité de mes carnets d’hémophiles, mon dossier médical, etc. Aucune réponse avant décembre où l’Oniam me demande de passer une série de tests et d’analyses sanguines, jugeant mes derniers résultats trop vieux. Le temps d’obtenir les ordonnances, les rendez-vous, je fais ces examens en février, que je m’empresse alors de communiquer à l’Oniam. Réponse laconique par e-mail : nouveaux éléments bien reçus. Samedi encore, on me demandait par voie postale… des éléments envoyés en juin 2010. En fait, ils ont perdu mon dossier. Je me suis débrouillé pour le reconstituer. Et maintenant ils contestent la validité des documents… C’est lamentable ! Même les recommandés, les lettres originales de mes médecins n’y font rien. Je me suis résigné à ce que mon dossier soit classé sans suite. »
Jérôme (*), 30 ans « Hémophile, j’ai été contaminé alors que j’étais âgé de moins de 5 ans par le VHC lors d’une transfusion sanguine. J’ai subi deux traitements d’un an chacun, donc les effets secondaires sont très lourds (fatigue, périodes de dépression, perte de cheveux), sans parler des conséquences personnelles (relations familiales dégradées, difficulté à engager des relations avec les filles)… Le second traitement a été un succès et je suis considéré comme guéri. Je mène désormais une vie “normale”, mais garderais toujours en moi les années de traitement qui m’ont beaucoup marqué. J’avais entamé une procédure devant le tribunal administratif lorsqu’on a entendu parler de la mise en place de l’indemnisation par l’Oniam, qu’on nous avait décrite comme étant rapide et équitable. Mon avocat m’a proposé de suspendre la procédure judiciaire. Nous avons donc franchi le pas, en réutilisant les pièces déjà disponibles pour la justice afin de constituer le dossier Oniam. Il a été déposé à l’été 2010 et nous avons reçu un courrier indiquant qu’il était complet en décembre. Je m’attendais donc à recevoir une réponse sous six mois comme prévu. Mais, l’été dernier, on m’a demandé des pièces supplémentaires… Finalement, mon dossier a été considéré de nouveau comme complet quelques semaines plus tard. Un nouveau délai de six mois court donc. J’aurai une réponse en janvier. Théoriquement. »
Emmanuel, 41 ans « Hémophile, j’ai été contaminé à l’âge de 15 ans par le VIH et le VHC. J’ai été traité pour le VHC et médicalement déclaré guéri en février 2002. Je reste sous trithérapie dans le cadre de mon infection du VIH. J’ai effectué une demande de dossier auprès de l’Oniam le 12 juin 2010. Les éléments médicaux nécessaires ont mis plus de huit mois avant de m’être envoyés par l’hôpital dont je dépendais à l’époque. Dès la réception de ces éléments, le dossier définitif a été envoyé à l’Oniam en mars 2011. En août, l’Oniam, après avoir pourtant réclamé différents éléments supplémentaires, m’a fait parvenir en recommandé sa décision : un refus d’indemnisation pour cause de prescription. Mon dossier aurait dû être déposé en janvier et non en mars. Ils n’ont pas pris en compte la lenteur de l’hôpital, retard dont je n’étais pas responsable. Je suis écœuré, cette procédure d’indemnisation n’est que pure arnaque. » (...)
Source et suite de l’article : [http://www.francesoir.fr/actualite/...]
Ziguinchor est l’un des noyaux de l’épidémie du VIH
(Par : APS ) le 10 novembre 2011
– Le médecin-chef de la région médical (MCR) de Ziguinchor, le docteur Mame Demba Sy, a indiqué, jeudi à Mbour, que la région de Ziguinchor fait partie des zones qui constituent le noyau de l’épidémie du VIH.
’’On peut dire que c’est le moteur de l’épidémie qui est ainsi considérant les prévalences des pays qui l’entourent’’, a dit le Dr Sy selon qui il est nécessaire de faire le focus sur la région naturelle de la Casamance, qui affiche une vulnérabilité importante au VIH/Sida.
Selon le médecin-chef, qui prenait part à la première réunion du Projet ‘’Frontières et vulnérabilités au VIH SIDA en Afrique de l’Ouest (FEVE)’’, rien qu’à Ziguinchor, la prévalence est de 2,2 pour cent.
Mais, ’’de part et d’autre des frontières avoisinantes, on voit des prévalences qui, quelques fois, se situent autour de ce chiffre, voire même au-delà’’, a-t-il relevé dans un entretien accordé à l’APS.
Il souligne toutefois que la réponse a permis de stabiliser l’épidémie du VIH dans la région de Ziguinchor qui, depuis une quinzaine d’année, a une prévalence qui tourne autour de 2 pour cent.
Néanmoins, il faut, dit-il, prendre conscience de la vulnérabilité ‘’particulière’’ de la région de Casamance et chercher à y apporter des solutions.
D’après lui, cette vulnérabilité est liée à la dynamique des populations qui migrent de part et d’autres dans les pays de la sous-région.
Beaucoup de facteurs liés notamment à la démographie et aux activités économiques des populations entrent en ligne de compte.
C’est pourquoi il estime qu’il y a un enjeu à trouver une réponse sous régionale ainsi que des initiatives transfrontalières pour que les malades puissent être soignés où qu’ils soient.
‘’S’il n’y a pas une offre de service adéquate dans les zones frontalières, a prévenu le Dr Sy, les patients auront du mal à se soigner et, du fait de leur vulnérabilité particulière, développeront un risque de progression de la maladie.’’.
A ce sujet, il estime qu’il faut assurer une continuité de la prise en charge des malades, à travers les frontières pour que la réponse soit adéquate.
FEVE est un projet transfrontalier, qui vise à réduire la vulnérabilité à l’épidémie dans les zones à grande mobilité de population et dans les espaces transfrontaliers.
Il vise aussi à renforcer la coopération transfrontalière dans la réponse au VIH en Afrique de l’Ouest. Il regroupe huit pays : Guinée Bissau, Cap vert, Niger, Burkina, Mali, Gambie, Guinée et Sénégal. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.aps.sn/aps.php?page=arti...]
La descente aux enfers d’une actrice porno
(Par : FAUBOURG VILLE -MARIE ) le 10 novembre 2011
« Inside Lara Roxx » est le nouveau documentaire de Mia Donovan. Après six ans de tournage, celui-ci sera notamment présenté dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RDIM) qui se déroulent jusqu’au 20 novembre. Le documentaire plonge dans le parcours tumultueux de Lara, une ancienne danseuse qui est par la suite devenue actrice porno à Los Angeles, question de faire un coup d’argent. Lors de son premier jour de tournage, la vie de la jeune femme âgée de 21 ans à l’époque a littéralement basculé. Les deux hommes avec qui elle s’est adonnée à des relations sexuelles n’ont pas mis de condom. L’un d’eux lui a transmis le virus du Sida. Trois autres actrices porno ont aussi été infectée par le même acteur. Mia Donovan raconte qu’elle a été informée de l’histoire de Lara en la rencontrant au moment où elle travaillait sur un projet de photo à propos des travailleuses du sexe à Montréal. « En la rencontrant, j’ai pensé que c’était une fille qui ne sait pas comment dire non et qui était très vulnérable. Ça m’a touché et fâché en même temps », affirme-t-elle. C’est seulement un an après cette rencontre que Lara a accepté d’être sous les projecteurs pour faire part de son expérience à travers un documentaire. Mais à une seule condition : devoir suivre une thérapie pour se libérer de sa dépendance aux drogues. Dure enfance Dans le documentaire, Mme Donovan accorde beaucoup d’importance au passé de Lara pour tenter d’expliquer ses choix de vie. « Ses problèmes ont commencé quand elle avait environ 15 ans, avant d’aller en Centre jeunesse. Elle dormait souvent avec un homme dans sa famille. Dans ce temps-là, elle a découvert qu’elle avait beaucoup de pouvoir sur les hommes.C’est devenu une façon d’attirer l’attention qui l’a amené à être escorte et actrice porno », considère-t-elle. Une fois diagnostiquée comme étant porteuse du virus du Sida, Lara a sombré plus que jamais dans la drogue. « Elle a réalisé que ce n’était plus possible d’avoir des relations sexuelles à l’avenir. C’était vraiment son identité et elle a eu l’impression d’avoir tout perdu. Ça lui a pris du temps avant de reprendre le contrôle sur la vie », poursuit Mme Donovan. Ce n’est qu’en mai dernier qu’elle est sortie de sa thérapie qui aura duré six mois. Lara a d’ailleurs démarré sa propre fondation il y a quelques années afin de démystifier le VIH auprès des jeunes femmes et qu’il est possible de mener une vie normale avec la médication. « Il y a encore des gens qui pensent que l’on peut attraper le VIH en dormant à côté de quelqu’un ou en buvant dans la même paille », déplore Lara. Selon Mme Donovan, la sensibilisation au risque de transmission du virus doit passer par le témoignage de personnes qui en sont atteintes. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.faubourgvillemarie.ca/Ac...]
Colloque international sur le VIH et les maladies infectieuses négligées à Marseille, en France
(Par : CORDIS ) le 09 novembre 2011
Un évènement intitulé « International symposium HIV and emerging infectious diseases » aura lieu du 23 au 25 mai 2012 à Marseille, en France.
La prévention et le contrôle des maladies infectieuses est un facteur critique pour la protection de la santé dans toute communauté. L’économie mondiale, le voyage international et la migration contribuent à renforcer les chances de propagation des maladies infectieuses à de nouvelles populations. Des progrès ont été faits dans la lutte mondiale contre le VIH/SIDA, mais d’autres maladies telles que l’hépatite virale et d’autres maladies infectieuses émergentes continuent de foudroyer la communauté internationale.
La conférence portera sur les thèmes au coeur de la recherche sur le VIH actuellement : comprendre les mécanismes de la persistance du VIH et leur maintien dans les réservoirs, tenter de trouver un traitement, et étudier les aspects socioéconomiques et politiques des maladies infectieuses par le biais d’une approche mondiale.
Cette conférence rassemblera la communauté scientifique impliquée dans ce domaine dans l’objectif d’améliorer notre compréhension des maladies infectieuses, de discuter des nouveaux outils dont un vaccin préventif, et d’échanger des développements de nouveaux traitements plus efficaces. (...)
Source et suite de l’article : [http://cordis.europa.eu/fetch?CALLE...]
La transmission du VIH de la mère à l’enfant
(Par : rfi ) le 10 novembre 2011
A l’occasion de la conférence internationale pour l’Afrique de l’ouest et du centre organisée par l’UNICEF France, les 16 et 17 novembre à Paris, nous mettons l’accent sur la mobilisation pour l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Comment atteindre cet objectif alors que moins de 23% des femmes séropositives en Afrique de l’ouest et du centre a reçu en 2009 un traitement antirétroviral ?
Pour en parler :
Dr Macoura Oulare, en charge de la Prévention de la Transmission Mère-Enfant (PTME) et de la prise en charge du sida pédiatrique au bureau de l’Unicef pour l’Afrique de l’ouest à Dakar. Pr Ida Penda, chef du service de pédiatrie et responsable de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant à l’Hôpital Laquintinie de Douala au Cameroun. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.rfi.fr/emission/20111118...]
Les ARV seuls traitements efficace du Sida
(Par : Orange ) le 10 novembre 2011
A l’issue du 10ème Colloque International de l’Océan Indien sur le VIH et le Sida qui s’est tenu du 07 au 09 novembre au centre de conférence internationale d’Ivato, les participants ont reconnu que seuls les antirétroviraux (ARV) permettent de traiter le VIH/Sida.
Le professeur Willy Rozenbaum, infectiologue et co-découvreur du VIH et Président du Conseil National du SIDA de France, a souligné hier les autres remèdes annoncés comme pouvant guérir le Sida ne sont « qu’escroquerie ». Il a d’ailleurs invité les responsables à condamner les personnes qui prétendent avoir trouvé le remède contre le Sida.
Les chercheurs malgaches, les professeurs Ramarovahiny et Zaranaina, qui ont déclaré avoir trouvé un remède contre le Sida, ont été spécialement visés dans cette déclaration du professeur Willy Rozenbaum.
Ce co-découvreur du Sida estime en effet le professeur Ramarovahiny expose les malades à une mort certaine en leur incitant à arrêter leur traitement ARV pour un remède de substitution.
Concernant les certificats d’études toxicologique, proposé par nos chercheurs, le professeur Willy Rozenbaum de souligner que « l’Afrique du Sud et l’île Maurice ont déjà fait parvenir un démenti, faisant état de simple étude de base et non d’étude toxicologique et qui aurait été effectué par les chercheurs malgaches en question ».
Taux de prévalence encore faible
Avec un taux de prévalence du VIH/Sida estimée à 0,21%, Madagascar apparait touchée par une épidémie plus proche de celle des îles voisines de l’océan indien que celle de l’Afrique sub-saharienne. On estime que 23 000 personnes vivent avec le VIH parmi la population adulte et que 10 000 ont besoin d’un traitement ARV à Madagascar.
Et d’après les dernières statistiques, dans le centre de dépistages du VIH, le taux de séropositivité au VIH chez la population générale a baissé de 0,20% en 2005 à 0,06% en 2009 et chez la femme enceinte de 0,07% en 2005 à 0,03 en 2009%. La faible prévalence malgré de nombreux facteurs de risque comportementaux dans la population pourrait être expliquée par des facteurs protecteurs : circoncision généralisée, population essentiellement rurale et peu dense avec faible mobilité, prévalence encore très basse ne facilitant pas la circulation virale. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.orange.mg/index.php?opti...]
De nouveaux rapports montrent que le financement philanthropique pour le sida diminue à un moment clé de la riposte
(Par : ONUSIDA ) le 10 novembre 2011
– De nouveaux rapports publiés aujourd’hui montrent que les fonds destinés à la lutte contre le sida en provenance de donateurs philanthropiques américains et européens ont atteint un total de 612 millions de dollars en 2010, soit une baisse de 7 % (44 millions de dollars) par rapport à 2009. Ces rapports, rédigés par le European HIV/AIDS Funders Group (EFG) et par Funders Concerned About AIDS (FCAA), avec le soutien du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), indiquent également que le nombre de donateurs offrant plus de 300 000 dollars à la lutte contre le VIH a baissé de 30 % au cours des trois dernières années.
« La riposte mondiale au sida, qui entre maintenant dans sa 30e année, a démontré le pouvoir de l’engagement politique et du financement », explique John Barnes, directeur exécutif de FCAA. « De brillantes réussites ont été accomplies, notamment l’accès à un traitement vital pour plus de 6 millions de personnes. L’engagement et les ressources doivent maintenant s’accroître pour répondre aux besoins existants et profiter des nouvelles possibilités, pour que le monde ne revive pas 30 nouvelles années avec le sida ».
Les fonds provenant des gouvernements donateurs ont également baissé en 2010 après de nettes hausses des financements au début de la décennie. On estime à 6 milliards de dollars au minimum l’écart annuel entre les investissements nécessaires et les ressources disponibles.
L’ONUSIDA a mis au point un modèle d’investissement qui montre que 12,2 millions de nouvelles infections par le VIH et 7,4 millions de décès dus au virus pourraient être évités entre 2011 et 2020 si les fonds augmentaient jusqu’à 24 milliards de dollars d’ici 2015.
« Les investissements stratégiques d’aujourd’hui vont non seulement permettre de sauver des vies, mais ils aboutiront également à des économies de coûts considérables dans l’avenir », déclare Paul de Lay, directeur exécutif adjoint du Programme de l’ONUSIDA. « Nous avons l’opportunité d’agir véritablement, mais cela nécessitera un effort concerté de la part de tous les secteurs, y compris les donateurs philanthropiques, qui jouent un rôle essentiel dans l’accès aux personnes les plus touchées par l’épidémie ».
Le montant total versé par les organismes philanthropiques américains est passé de 492 millions de dollars en 2009 à 459 millions en 2010. Le principal facteur de cette baisse est une diminution des fonds provenant du plus gros contributeur privé à la lutte contre le sida, la Fondation Bill & Melinda Gates, qui représente 47 % de l’ensemble des fonds philanthropiques destinés à la lutte contre le VIH émanant de donateurs américains. Toutefois, cette baisse est largement imputable à la nature pluriannuelle de leurs engagements et la fondation prévoit une augmentation des versements en 2011.
Les versements effectués par l’ensemble des donateurs américains autres que la Fondation Gates ont diminué de 2 % entre 2009 et 2010, principalement en raison d’une tendance de ces donateurs à sortir du champ du financement spécifique au VIH et à se tourner vers des domaines tels que la santé sexuelle et reproductive et le renforcement des systèmes de santé.
Les fonds provenant des organismes philanthropiques européens a également baissé de 6 %, passant de 163 millions de dollars en 2009 à 153 millions en 2010.
L’ONUSIDA, FCAA et l’EFG soulignent que la philanthropie a un rôle de catalyseur à jouer dans la riposte au VIH à travers son engagement en faveur de secteurs clés tels que la sensibilisation, qui ne sont souvent pas couverts par d’autres sources de financement.
« Les donateurs philanthropiques privés doivent à nouveau donner la priorité à des interventions stratégiquement plus intelligentes et plus efficaces qui ciblent les besoins des communautés les plus touchées par l’épidémie, et soutenir ces interventions », explique Kate Harrison, gestionnaire de portefeuille au sein de l’organisme Comic Relief UK, et membre du comité de direction de l’EFG.
Les projections pour 2011 suggèrent que les niveaux de financement philanthropique en relation avec le sida devraient globalement augmenter aussi bien aux États-Unis qu’en Europe. Plus d’un quart des donateurs américains ont prévu des hausses en 2011, y compris le principal d’entre eux, la Fondation Gates. Plus d’un tiers des donateurs européens, dont cinq des dix plus importants contributeurs, ont prévu une augmentation des fonds destinés à la lutte contre le VIH en 2011.
« Même si la baisse du financement philanthropique destiné à la lutte contre le VIH en 2010 n’était qu’un accident de parcours, chaque dollar perdu conduit à de nouvelles infections par le VIH, coûte des vies, peut contribuer à des violations des droits de l’homme et ralentit les progrès de la riposte mondiale au sida », explique M. Barnes. « Afin de saisir les opportunités qui se présentent aujourd’hui clairement devant nous pour mettre un terme à cette épidémie, il est capital de poursuivre la mobilisation en faveur d’un financement stratégique accru pour la lutte contre le sida ».
Les rapports annuels de suivi des ressources de FCAA et de l’EFG ont vocation à informer les parties concernées de la répartition générale et des tendances du financement philanthropique américain et européen de la lutte contre le sida, à faciliter une meilleure coordination et une plus grande transparence entre les donateurs, et à encourager l’élargissement du soutien philanthropique en faveur du travail mené contre le VIH. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.unaids.org/fr/resources/...]
Rwanda : la capote a la cote
(Par : SYFIA Grands Lacs ) le 10 novembre 2011
De plus en plus utilisés par les Rwandais, les préservatifs sont désormais disponibles dans de nombreux lieux publics ainsi qu’à l’université. Les associations plaident aussi pour leur distribution dans les écoles secondaires où les maladies sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées sont de plus en plus fréquentes. Lors de la foire internationale de Kigali, en août dernier, "au moins 35 000 préservatifs ont été écoulés en 10 jours", affirme un agent de la Commission nationale de lutte contre le VIH/Sida (CNLS). "Non seulement les adolescents, mais aussi les adultes, surtout des gens mariés, n’hésitent pas à utiliser des préservatifs lors des relations sexuelles", affirme-t-il. Pour répondre aux besoins croissants en capotes, l’organisation PSI (Population service international) en collaboration avec la CNLS, a installé, depuis près de 6 mois, 70 distributeurs automatiques dans les cabarets et boîtes de nuit de Kigali. D’après cette organisation, "pour faciliter la disponibilité des capotes, les usagers peuvent s’en procurer à partir de machines automatiques. Il suffit d’y insérer des pièces de monnaie. Au moins 10 000 capotes sont écoulées chaque mois". Chaque machine, qui peut distribuer 224 préservatifs, est approvisionnée chaque semaine. Le PSI révèle que plus de 23 millions de capotes ont été distribuées en 2010.
Distributeurs discrets Les universités du pays en fournissent aussi régulièrement aux étudiants. D’après un agent chargé du bien-être des étudiants de l’Université nationale du Rwanda de Butare, "quatre machines sont implantées dans les coins secrets de cet établissement abritant plus de 12 000 étudiants. À côté de celles qui sont vendues, au moins 2 000 capotes sont déposées chaque mois dans les toilettes de l’université où elles sont vite récupérées". En moyenne, 6 500 préservatifs masculins sont écoulés mensuellement. Malgré cette forte utilisation, la capote est encore mal perçue dans la communauté rwandaise. Le tabou du sexe persiste, c’est pourquoi les gens ne peuvent pas en acheter en public et n’en parlent qu’en toute discrétion. Nombreux sont ceux qui disent qu’ils ont "peur d’être considérés comme des vagabonds sexuels". Les distributeurs de condoms sont ainsi installés dans des endroits très fréquentés, mais aussi discrets, principalement dans les toilettes et les douches des hôtels, des institutions publiques et des débits de boissons. Les organisations de défense du droit à la vie, Health development initiative (HDI) et AIMR-Ihorere Munyarwanda en tête, plaident aussi vivement pour la disponibilité des condoms dans les écoles secondaires. Pour ces organisations, ces élèves sont "de plus en plus infectés par les maladies sexuellement transmissibles dont le VIH/Sida et les filles victimes des grossesses non désirées, à cause du manque d’accès aux préservatifs". Pour le directeur d’une école de Kigali, "si on doit protéger tout le monde, les adolescents du secondaire aussi doivent l’être, car ils sont bel et bien actifs dans la sexualité".
Dépénaliser l’avortement Les statistiques font état de 660 élèves du secondaire devenues filles mères en 2010. L’Université nationale de Butare en a compté 38 la même année, et 19 de janvier à mai 2011. "Même si les filles engrossées ne sont pas chassées de l’école, une grossesse non planifiée reste onéreuse pour les étudiantes, car elles sont obligées de suspendre leurs études", explique un enseignant de Butare. C’est ce qui pousse aussi le HDI à demander au Parlement de supprimer dans le Code pénal les peines contre l’avortement. Un responsable de HDI, Cassien Havugimana, estime que cela pourrait aider à sauver des vies de jeunes filles qui meurent en avortant en cachette. Mais, d’autres organisations de la société civile, ne sont pas de cet avis. Pour elles, l’avortement est contre la culture rwandaise et la Constitution. Le Code pénal, actuellement en révision au Sénat, prévoit des peines allant de 2 à 20 ans de prison à quiconque avorte délibérément. (...)
Source et suite de l’article : [http://syfia-grands-lacs.info/index...]
Don du sang : les gays ne sont pas une "population à risque"
(Par : LE NOUVELOBS ) le 10 novembre 2011
La Grande-Bretagne a officialisé, lundi 7 novembre, l’ouverture du don du sang aux gays. Mais pas tous les gays : seulement ceux qui n’auraient pas eu de relation sexuelle avec un autre homme au cours des... douze derniers mois ! En matière de prévention et de lutte contre les risques de contamination, le gouvernement anglais estime donc que seule l’abstinence peut garantir la sécurité sanitaire. Ce qui est non seulement faux, mais surtout irréaliste et hypocrite.
Nous pourrions nous réjouir, à premier vue, de ce qui s’apparente à une avancée : auparavant, tout homme ayant eu au moins une relation sexuelle avec un homme – même si c’était il y a vingt ans et qu’il était séronégatif – était exclu à vie du don du sang. Et c’est encore le cas en France et dans une grande partie des pays européens. Mais il s’agit, en réalité, d’un "progrès" plus que contrasté, qui ne change rien au fond du problème : les homosexuels sont, encore et toujours, considérés comme une "population à risque".
Cette croyance repose sur deux postulats qui sont nuançables, voire contestables.
1. D’une part, l’idée que les homosexuels sont plus "à risque" que les hétérosexuels provient du taux de prévalence du VIH chez les hommes ayant eu des relations sexuelles avec des hommes (HSH, dans le jargon médical) : il est plus important chez les gays que chez les hétéros. On estime donc, de façon purement arithmétique, que l’on prend des risques plus importants en ouvrant le don du sang aux gays (selon les données actuelles, le risque de contracter le VIH serait deux cent fois plus élevé chez les gays).
2. Le problème n’est pas tant de reconnaître ce constat que d’établir, d’autre part, une équivalence stricte entre orientation sexuelle et population à risque ("gay = SIDA"). Car on met alors dans le même panier une multitude de pratiques sexuelles.
Parce que se déclarer homosexuel ne dit absolument rien de la réalité de sa vie sexuelle :
on peut être en couple exclusif depuis dix ans ou avoir de multiples partenaires tout en se protégeant systématiquement ;
on peut pratiquer le bareback (la pénétration sans protection, condamnée par la majorité des associations) ou fréquenter des lieux de consommation sexuelle dans lesquels on se protège ou pas ;
on peut n’avoir eu qu’une expérience ou qu’une seule relation homosexuelle dans sa vie, et être marqué de ce sceau indélébile : gay = maladie.
Cette multitude d’attitudes et de pratiques est niée. Pour les institutions sanitaires – l’Établissement français du don du sang chez nous –, un raccourci simpliste est fait : les gays ont tous de nombreux partenaires avec lesquels ils ne se protègent pas.
Le message qui sous-tend cette pensée est limpide : les gays seraient moins responsables que les hétéros. Un gay en couple, fidèle et séronégatif ne peut pas donner son sang ; un hétérosexuel célibataire qui a de multiples aventures et n’a peut-être jamais fait de test de dépistage du VIH le pourra.
SOS homophobie reçoit chaque année des appels d’hommes homosexuels ayant voulu accomplir ce geste citoyen qui peut sauver des vies, révoltés par cette injustice et qui entendent, régulièrement dans les médias, des appels à donner leur sang car il y a pénurie. Ils ont, pour certains, des membres dans leur entourage qui ont besoin d’eux. Mais parce qu’ils sont attirés par des hommes, ils ne peuvent les aider.
La revendication de SOS homophobie, comme de la plupart des associations de lutte contre les discriminations, est très simple : chaque homme qui vient donner son sang devrait être considéré uniquement selon son statut sérologique et ses pratiques sexuelles, et non pas jugé sur son orientation sexuelle.
Nous devons impérativement substituer le concept de "pratiques à risque" à celui de "population à risque", qui ne fait que stigmatiser de façon simpliste un ensemble hétérogène. Car si aucun argument scientifique ne justifie le fait que, par exemple, un gay séronégatif en couple exclusif depuis plusieurs mois ne puisse donner son sang, il en va aussi d’une question purement éthique : tous les citoyens doivent être traités dans la plus stricte égalité, quelle que soit leur orientation sexuelle. (...)
Source et suite de l’article : [http://leplus.nouvelobs.com/contrib...]
Colloque Vietnam-Chine sur l’éducation à Pékin
(Par : LE COURRIER DU VIETNAM ) le 10 novembre 2011
Un colloque consacré à l’éducation à Pékin aura lieu demain à Hanoi et le 14 novembre à Hô Chi Minh-Ville. L’objectif est d’échanger et d’élargir la coopération dans l’éducation entre le Vietnam et la Chine. Ce colloque réunira des représentants de 16 universités et de sept écoles secondaires de Pékin de premier rang, spécialisées dans l’économie, les technologies, les arts… À cette occasion, le Comité de l’éducation de Pékin et le Service de l’éducation et de la formation de Hanoi discuteront de l’établissement d’une coopération entre leurs universités et IUT. Environ 13.000 élèves et étudiants vietnamiens suivent actuellement un cursus en Chine, dont plus de 1.500 à Pékin.
Des élèves japonais découvrent le Vietnam L’école primaire Tomigaya à Tokyo a organisé le 8 novembre une rencontre afin de présenter le Vietnam à ses élèves. Dans son discours à cette manifestation, l’ambassadeur du Vietnam au Japon, Nguyên Phu Binh, a souligné que les élèves japonais étaient le futur du Japon et qu’ils contribueraient donc aux relations stratégiques entre leur pays et le Vietnam. Ces jeunes japonais ont surpris leurs invités vietnamiens en montrant leurs bonnes connaissances sur le Vietnam, son peuple, ses jeux traditionnels, ses sites historiques et naturels, sa gastronomie...
Vietnam-États-Unis : aide de la PEPFAR dans la lutte contre le VIH/sida "La prévention, les soins et le traitement du VIH pour les toxicomanes" était au centre d’une conférence tenue du 7 au 10 novembre à Hô Chi Minh-Ville. Organisé par l’organisation américaine PEPFAR (President’s Emergency Plan For AIDS Relief) et le ministère vietnamien de la Santé, cet événement a vu la participation d’une centaine de délégués venus de dix pays d’Asie du Sud-Est. Depuis 2005, par l’intermédiaire de cette organisation, le gouvernement américain a accordé plus de 400 millions de dollars au Vietnam.
Vietnam-Japon : prix de la presse JICA Vietnam Awards 2011 Les journalistes des journaux Dâu tu (Investissement), Nhân dân (Peuple), Thanh Niên (Jeunesse) et Vietnam News ayant remporté le Prix de la presse JICA Vietnam Media Awards 2011 ont quitté le 9 novembre Hanoi pour un séjour de trois semaines au Japon, en partie pour une formation professionnelle. Organisé pour la première fois en 2010 en l’honneur des 15 ans de présence au Vietnam de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), ce prix vise à récompenser les journalistes ayant apporté leur part au développement des relations vietnamo-japonaises, ainsi qu’à l’amélioration des connaissances de la population vietnamienne sur cette agence japonaise. (...)
Source et suite de l’article : [http://lecourrier.vnagency.com.vn/d...]
En Bretagne, à l’hôpital, on ne mélange pas les bébés nés de mères séropositives avec les autres
(Par : LE MEGALODON.NET ) le 10 novembre 2011
Sandra : On va discuter avec Loane, qui est la nouvelle correspondante du Comité des familles, association créée et gérée pour et par des familles concernées par le VIH. Alors Loane, peux-tu nous dire comment tu as connu le Comité des familles et puis l’émission aussi. C’est par l’émission d’abord ou c’est par le Comité des familles ? Loane : En fait, j’étais en train de tapoter sur l’ordinateur, vivre avec le HIV, des choses comme ça. Je suis tombée en fait sur le site. Et puis, il y avait des liens de radios. Donc j’ai écouté. De là, un jour, j’ai dit, je prends mon téléphone et il faut que je pose une question parce qu’ils ont l’air bien plus au courant que moi ces gens-là, ou il y a des questions que je pose et on ne me répond pas chez moi. Donc j’ai pris mon téléphone, et puis j’ai appelé et puis voilà, c’est parti comme ça. Sandra : Avec quelles questions ? La première question que tu as posé quand tu as appelé, c’était quoi ? Loane : C’était par rapport à un protocole qui existait à l’hôpital où j’ai accouché de deux premiers, de toute façon les trois, je vais accoucher dans le même. Il y a des protocoles qui sont faits par rapport aux nouveaux nés, par rapport aux maladies infectieuses, de ne pas les mettre avec les autres enfants. Par exemple le soir, à la nurserie, quand on a une césarienne, des choses comme ça. C’est des protocoles dûs aux maladies infectieuses, et, je voulais savoir, si à Paris, ça se faisait aussi ce genre de choses. Sandra : Parce que toi, tu viens de la Bretagne. Loane : Oui, voilà. Sandra : Et donc, est-ce que tu peux nous raconter, comment ça s’est passé pour toi pour ton premier enfant ? Loane : Alors, pour ma première fille, j’avais 18 ans. Elle est née en 2000. Donc j’ai eu une césarienne, parce que, par doute, on a fait une césarienne. Le premier soir, ma fille, comme après la césarienne, j’étais bloquée, perfusée, sonde urinaire, tout ce qui va. Et le soir, ma fille pleurait. Et en fait logiquement, le premier soir d’une césarienne, on prend l’enfant, pour pouvoir soulager la mère. On l’a prend en nurserie. Donc moi, ils sont venus me dire directement : ce n’est pas la peine de nous demander, parce que, votre enfant, est considéré comme avec une maladie infectieuse. Donc, on ne peut pas le mélanger avec les autres enfants. Donc, vous devez le garder dans votre chambre. Donc, je ne pouvais absolument pas m’occuper de ma fille. Juste l’entendre pleurer quoi. Parce qu’il y avait un protocole à l’époque qui faisait qu’on ne mélange pas les enfants, dont la mère a une maladie infectieuse, il peut être aussi infectieux. Au même titre que l’hépatite. Sandra : Ca, c’était en quelle année ? Loane : 2000. Sandra : En 2000, et donc pour ton deuxième enfant ? Loane : Alors, pour mon deuxième enfant, ils m’ont reconnu parce qu’il n’y en pas beaucoup des femmes comme moi non plus. Ils m’ont dit : bon, cette fois, bon écoutez, on va être gentil, on va vous la prendre, mais on ne va pas quand même la mettre avec les autres enfants, on va la mettre dans une pièce à côté pour vous soulager la première nuit mais on ne pourra pas non plus la garder trop souvent. Mais je n’ai toujours pas le droit d’aller à la nurserie faire le bain avec les autres enfants. Il faut que je reste dans ma chambre quand même. Sandra : Et là, pour ton troisième enfant que tu vas bientôt avoir. Donc dans 15 jours normalement. Loane : Ah bah là on va rigoler. Ca va une fois, deux fois, mais pas trois ! Je vais me battre. Il y a des choses que j’adhérai avant que je n’adhère plus maintenant. Mais bon après, qu’il ne soit pas forcément avec les autres enfants, ce n’est pas forcément obligatoire. Mais c’est vrai que, le premier soir, quand on a une césarienne, ce n’est pas évident quoi. Sandra : Et puis, tu as entendu parler du Comité des familles. Tu as le souhait de devenir correspondante. Pourquoi ? Qu’est-ce que tu aimerais faire en Bretagne ? Loane : Parce que justement il y a rien. Il y a absolument rien. Je veux dire, dans les Côtes d’Armor, il y a une association. Une seule qui fait partie du système Carude. Donc pour les toxicomanes mais aussi pour les gens qui ont que le HIV. Et, une seule pour un département, c’est rien. Pour les femmes qui apprennent leur séropositivité pendant la grossesse, elles ont juste un suivi, elles voient un médecin et un psychologue mais, à part des amis que je connais d’avant, une ou deux filles, on n’est jamais venu me demander quoique ce soit. Comment ça se passe pour votre grossesse ? Enfin, c’est moi qui me suis faite toutes mes idées, toutes mes réponses, que j’entends, grâce à votre radio. C’est ce que j’ai expliqué. Il y a des réponses que j’entends grâce à votre radio. On ne m’a jamais répondu ouvertement à des questions auxquelles je me pose. Je me dis, si moi je peux aider des personnes, à aller mieux dans leur tête, et avoir une grossesse, à peu près, entre guillemet, sereine. Déjà d’apprendre la séropositivité, ce n’est pas évident mais en plus une grossesse avec un risque peut-être pour l’enfant, parce que, sachant que si c’est en cours de grossesse, elle a forcément pas eu de traitement, parce qu’elle vient de le découvrir. Psychologiquement, c’est mieux d’avoir quelqu’un, et en plus, quelqu’un qui a déjà eu des enfants. Déjà ce parcours, depuis 1999, il y a eu de l’évolution. Donc, je me dis, pourquoi pas avoir quelqu’un qui a la joie de vivre malgré tout, qui vit, entre guillemet, comme tout le monde et dire que voilà, c’est possible tout simplement. C’est possible de vivre normalement. Sandra : Et le papa dans tout ça, qu’en pense-t-il ? Loane : De ? Sandra : Par rapport à ta séropositivité, comment lui, il vit ça, le fait qu’en Bretagne, il se passe rien, est-ce que lui, il s’y retrouve ? Loane : C’est difficile par rapport à l’entourage. Parce que, les gens, à Saint-Brieux, ce n’est pas Paris. Moi, à Saint-Brieux, il y a des gens qui ne me connaissent pas, mais qui me connaissent. Ses amis lui ont parlé de moi, alors qu’ils ne me connaissent pas. Il parait que j’aurais quitté quelqu’un parce que je l’ai contaminé. Je ne suis pas au courant. C’est que ça là-bas. C’est-à-dire que je me bats tous les jours. Maintenant, je ne suis pas là pour les gens quoi. Je suis là pour ma famille. Maintenant lui, il adhère. Je suis là la preuve aujourd’hui. C’est qu’il me suit un peu dans ce que je fais. Maintenant, je pense qu’il y en a besoin. Tant que la personne comprend qu’il y a besoin de ces choses-là et même, pour que moi-même aussi je me sente bien. Je pense que, c’est bien d’aider. Mais ça nous aide aussi psychologiquement d’aider les autres et d’apprendre du vécu des autres. Parce que, on a tous notre parcours par rapport à notre maladie. Elles sont toutes différentes. Sandra : Tina, quand tu entends cette prise de parole de Loane, ça fait beaucoup de choses là, mais est-ce qu’il y a quelque chose qui t’a interpellé ? On en a parlé un peu avant, hors antenne, donc je sais qu’il y a certaines choses qui t’ont choquées, tu hallucinais. Pourquoi ? Tina : Déjà, ce que je trouve très remarquable, c’est le courage de Loane. Etre une maman et être enceinte du troisième et vouloir à tout prix faire changer les choses. Ne pas simplement faire le constat d’une certaine situation, mais de vouloir changer les choses. Il y en a toujours parce que, on a d’autres correspondants, d’autres personnes dans toutes la France. Mais, voilà, il faut ce genre de personnes, courageuses, pour avoir envie de se battre. On sait que, par exemple, ici à Paris, on est nombreux, on peut se serrer les coudes. Si on veut faire une action, il y aura du monde. En Bretagne, pour l’instant, il y a moins de personnes. Il y a la peur d’être vu. Donc, ce sera plus difficile de mobiliser les personnes qui vivent avec le VIH, et notamment les familles. Mais voilà, le combat, il vaut la peine d’être mené et, je pense que si elle a le soutient des médecins et des partenaires dans sa région, j’espère que ça ira, qu’on pourra se soutenir, les familles qui vivent avec le VIH, dans sa région. Ce qui m’a beaucoup choqué c’est, on a pas mal discuté à l’arrivée de Loane, c’est effectivement toute cette façon d’être montré du doigt, en tant que personne vivant avec le VIH. Des personnes qui ne la connaissent pas. Tout ce qu’ils savent, c’est qu’elle est séropositive. On voit que, c’est sûrement lourd, vraiment dans le quotidien quoi, qu’il faut faire face. Il faut avoir les épaules larges. Et puis, même au niveau du corps médical, il y a quand même cette discrimination, je pense que, c’est difficile pour une mère à supporter, que déjà, dès la naissance, comme disait Loane, dès le premier jour, son enfant est confronté à la discrimination. Comment ce sera dans les jours à venir quoi ? Les années à venir ? Il faut aussi que les médecins évoluent, se renseignent. L’enfant, il peut être mélangé à n’importe quel autre enfant. Il n’y a aucun risque. Il faut que les médecins fassent bien leur boulot quoi. Les médecins, les soignants, tout le corps médical. Sandra : Ali, je vois que tu veux intervenir ? Ali : Déjà, j’admire son courage et sa détermination. Je la rassure, quand bien même, elle habite une grande ville en province, sur Paris, les gens séropositifs sont également stigmatisés. En revanche, comment dire, tu parlais de la transmission de l’hépatite. D’un hôpital à un autre, c’est vrai qu’on a des sons de cloches différents et des réactions différentes vis-à-vis des médecins et du personnel hospitalier. Mais, je ne comprends pas toujours cette histoire qu’ils séparent l’enfant, sous prétexte qu’il serait susceptible de transmettre le VIH ou le VHC, parce que, le VIH se transmet par voie sexuelle et par voie sanguine. Les hépatites, c’est que par voie sanguine. Et donc, d’avoir surmonté tout ça, c’est un bon exemple et donc, ça peut aider beaucoup de gens, c’est en partageant avec des femmes qui n’ont pas ce vécu. C’est vraiment admirable de pouvoir faire face à tout ça et de pouvoir partager avec d’autres femmes qui pourraient être rassurées. (...)
Source et suite de l’article : [http://lemegalodon.net/a10072-en-br...]
Mali : première conférence du Réseau Afrique francophone des travailleuses du sexe à Bamako
(Par : Afriquinfos ) le 10 novembre 2011
"La conférence vise à développer une stratégie commune pour la santé et les droits humains afin d’améliorer les conditions de vie des travailleuses et travailleurs du sexe et de leurs enfants", a-t-on appris à l’ouverture de cette conférence.
Selon les organisateurs, la conférence devrait permettre la formation d’une alliance regroupant les travailleuses du sexe et les organisations soutenant les personnes dans ce métier afin de mobiliser et de faire le plaidoyer pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe.
Les participants à cette conférence sont les représentants des organisations des pays membres du Réseau que sont le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la République Démocratique du Congo, le Cameroun, le Madagascar, l’Algérie et le Maroc. Chacun de ces pays est représenté par une ONG à l’exception de la République Démocratique du Congo qui en a quatre.
De façon spécifique, le résultat de la conférence sera la préparation d’une stratégie et d’un plan d’action pour le Réseau. Cela permettra à celui-ci et à ses membres de s’améliorer dans l’action, ce qui a aura été proposé et décidé pendant la rencontre, ont-ils indiqué. Au cours de cette conférence internationale, on note l’organisation des débats en vue de développer une compréhension commune du cadre sociopolitique, juridique, culturel et économique du travail du sexe dans les pays représentés. Chaque participant donnera une vue d’ensemble de son travail concernant son pays.
Durant trois jours, les participants se penchent sur différents thèmes tels que l’accès aux services de santé surtout la santé sexuelle, les plus grands risques de l’infection au VIH et la discrimination à l’égard des travailleuses et travailleurs du sexe. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.afriquinfos.com/articles...]
Cinéma : Caravane du film en Mauritanie
(Par : Afrique en ligne ) le 10 novembre 2011
Caravane du film en Mauritanie du 15 novembre au 4 décembre prochain - La première édition de la Caravane du film se déroulera du 15 novembre au 4 décembre en Mauritanie, a appris la PANA auprès des organisateurs. Cette manifestation cinématographe est organisée par le studio Hamet Omar Ly Production (HOLPAC), sous le parrainage du ministère de la Culture avec le soutien de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Nouakchott et de plusieurs autres partenaires.
La Caravane du film vise la redynamisation du cinéma en Mauritanie dans un contexte culturel marqué par une profonde léthargie du secteur.
La Caravane se rendra dans cinq régions de la Mauritanie - Rosso, Kaédi, Selibaby, Kiffa et Nema - et des projections sont prévues dans cinq communes de Nouakchott, la capitale. Les œuvres qui seront projetées au cours de cette manifestation traitent de différents sujets à caractère socio-économique, notamment la lutte contre le VIH/SIDA, l’environnement et l’assainissement, la polygamie, les problèmes d’insertion des handicapés, la situation sociale des diplômés chômeurs etc..
Tous ces films ont été réalisés dans les langues nationales, Hassania, Peul, Soninké et Wolof. La caravane procédera également à la distribution de fournitures scolaires aux élèves. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.afriquejet.com/cinema-ca...]
Knitting Against Aids
(Par : Quefaire.be ) le 10 novembre 2011
Le Knitting Against Aids annonce sa soirée de clôture au theâtre du Vaudeville.
Plus de 50 designers belges et hollandais ainsi qu’une batterie de bénévoles se sont mobilisés cette année pour v ous proposer un déflié de mode hors du commun. Une vente aux enchères vous permettra de vous procurer les créations de vos stylistes favoris. L’ensemble des bénéfices iront à des projets nationaux et internationaux qui luttent contre le sida et vih.
La soirée proposera des défilés, des spectacles, des concerts, une expo photo, un make up et photoshoot vous permettant d’être pris en photo gratuitement, un film et bien entendu, notre vente aux enchères. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.quefaire.be/knitting-aga...]


