Actualités VIH - 10 octobre 2011

Texte publi� le lundi 10 octobre 2011.

Criminalisation du VIH : les contradictions entre la santé publique et le droit - Le Projet De Loi Sur Le VIH Et Le Sida Est Un Revers Dans Le Combat Contre La Pandémie En Ouganda - Black and Blue : 18 Dj au stade olympique ce soir - La réduction des risques sur le plan international - Cancer du pénis lié au papillomavirus humain chez les patients infectés par le VIH


Criminalisation du VIH : les contradictions entre la santé publique et le droit

(Par : LE DEVOIR.com ) le 10 octobre 2011

Une décision récente de la cour ontarienne déclare que Johnson Aziga est un délinquant dangereux. M. Aziga est un homme séropositif condamné pour meurtre et voies de fait graves liés au VIH.

Le cas Aziga soulève des questions importantes concernant l’encadrement légal du VIH. Nous faisons face à une réalité troublante : les lois canadiennes sont en conflit direct avec les campagnes de sensibilisation sur la protection contre le VIH. C’est un conflit qu’on doit régler !

Une décision de 1998 de la Cour suprême du Canada a précisé que les personnes séropositives ont le devoir de divulguer leur statut sérologique afin de ne pas exposer leurs partenaires à des risques importants de lésions corporelles graves. Ce qui est criminel ici, c’est le fait de ne pas divulguer le virus — qu’on ne doit pas confondre avec la transmission du VIH en soi. Au Canada, une personne séropositive peut être poursuivie devant la loi si elle n’a pas divulgué son statut VIH, même si la transmission du virus n’a pas eu lieu.

De plus, la décision de la Cour suprême ne tient pas compte de la complexité de la situation. On ne précise pas, par exemple, si le port du condom veut dire que l’autre personne n’a pas été exposée à un risque important d’une lésion corporelle grave. On ne considère pas des études cliniques récentes qui indiquent que, pour des gens séropositifs prenant des médicaments contre le VIH, si la charge virale de l’individu est indétectable, la personne séropositive ne peut pas transmettre le virus.

Ces deux exemples illustrent que la situation est bien plus complexe que la simple divulgation d’un statut séropositif. Quelqu’un qui est séropositif peut protéger ses partenaires sans divulguer sa condition médicale.

À l’encontre du message de prévention

Le refus de divulguer un statut séropositif est criminalisé au Canada. Ainsi, la question de responsabilité tombe sur les épaules des personnes séropositives. Les personnes séronégatives (ou celles qui présument qu’elles le sont) n’ont pas les mêmes obligations de s’assurer que leurs pratiques sexuelles sont sécuritaires.

De façon ironique, le droit canadien se trouve opposé à la prévention du VIH, qui depuis 25 ans promeut l’idée que nous sommes tous et toutes vulnérables à la transmission du virus. À l’heure actuelle, le droit et la santé envoient des messages mixtes.

Comment prendre des décisions bien éclairées concernant sa santé sexuelle au milieu de telles contradictions ? (...)

Source et suite de l’article : [http://www.ledevoir.com/societe/san...]


Le Projet De Loi Sur Le VIH Et Le Sida Est Un Revers Dans Le Combat Contre La Pandémie En Ouganda

(Par : awid ) le 07 octobre 2011

DOSSIER DU VENDREDI : Le projet de loi sur la prévention et le contrôle du VIH et du sida qui pénalise la transmission du VIH et du sida lorsqu’une personne est consciente d’être séropositive a été présenté au Parlement de l’Ouganda en 2010. Ce projet de loi présente plusieurs implications négatives en termes de droits humains et de droits des femmes

Par Kathambi Kinoti L’Ouganda est un pays enclavé de l’Afrique orientale avec une population de 34,6 millions de personnes[1], dont 1,2 million (6,4 %) vit avec le VIH et le sida. Les femmes sont plus infectées et affectées par le VIH et le sida que les hommes et à un plus jeune âge, et elles représentent environ 57 % de tous les adultes qui vivent avec le VIH et le sida[2]. L’Ouganda a été l’un des premiers pays à adopter une attitude agressive pour aborder le problème de la pandémie à ses débuts dans les années 1980 et 1990, et la prévalence du VIH est tombée de 15 % en 1991 à 5 % en 2001. Ce taux de prévalence est aujourd’hui en hausse en raison de la convergence d’une série de facteurs, notamment une certaine passivité vis-à-vis de l’apparition de médicaments antirétroviraux (ARV). Les États-Unis sont le principal bailleur de fonds des programmes de lutte contre le VIH et le sida en Ouganda dont le gouvernement a dû, à partir de 2003, mettre l’accent sur les politiques basées uniquement sur l’abstinence pour continuer à recevoir des fonds[3]. L’AWID s’est entretenue avec Lillian Mworeko, coordinatrice régionale de la International Community of Women Living with HIV/AIDS East Africa, (Communauté internationale des femmes vivant avec le VIH/sida en Afrique orientale) à propos des implications du Projet de loi de contrôle de prévention du VIH et du sida pour les droits humains et les droits des femmes. AWID : Quelles sont les raisons données par le gouvernement pour présenter ce projet de loi ? Les cas où certaines personnes ont transmis le VIH « en connaissance de cause/volontairement » sont-ils si nombreux ? LM : Selon les auteurs du projet de loi, celui-ci a pour intention de « réduire la transmission du VIH, fournir des services de conseil et des tests de VIH, créer des obligations gouvernementales en matière de gestion du VIH, établir des dispositions pour la protection des droits des personnes vivant avec le VIH et créer le délit de transmission intentionnelle du VIH. » Je ne connais aucun cas de transmission intentionnelle d’une personne à l’autre, mais à en juger par certaines déclarations de membres du Parlement (MP), il s’agit d’une réaction désespérée devant la progression soutenue du taux d’infection, en dépit de tous les efforts consentis. Selon certains, maintenant que les personnes séropositives ont accès aux médicaments antirétroviraux (ARV) et ont l’air en bonne santé, leur séropositivité passe inaperçue et elles continuent de propager la maladie. Le sentiment est que, si ce comportement est pénalisé, les peines vont dissuader les séropositifs d’infecter d’autres personnes.

AWID : L’Ouganda a été le premier pays africain à tenter sérieusement d’aborder le problème du VIH et du sida dans les années 1990, ce qui a provoqué une baisse significative de sa prévalence. Cependant, la tendance semble s’être inversée au cours des dernières années. Comment expliquer ce phénomène ?

LM : Au début, les autorités faisaient preuve d’une grande volonté politique. Le Président a manifesté son intérêt pour la lutte contre le VIH et le sida, ce qui a encouragé d’autres dirigeants politiques à le rejoindre dans ce combat. Cet effort s’est traduit par une approche multisectorielle qui a réuni toutes les parties prenantes, y compris les organisations confessionnelles, les organisations de la société civile, les personnes touchées par le VIH et le sida et les communautés. Bien qu’à l’époque, les ressources disponibles pour attaquer la pandémie aient été plus limitées, toutes les parties prenantes faisaient preuve d’un esprit de volontarisme et d’abnégation. Le peu de ressources disponibles était utilisé pour répondre aux besoins et aux priorités. Aujourd’hui, la volonté politique a fléchi. Les méthodes appliquées pour lutter contre la pandémie ont été commercialisées et les programmes ne sont pas toujours les plus adéquats pour s’attaquer aux facteurs de causalité. Malgré la féminisation du VIH et du sida, très peu de programmes et de financements sont destinés à certaines questions comme la santé sexuelle et reproductive, ou encore la violence familiale et d’autres formes de violence basée sur le genre. Le financement pour les groupes de femmes qui vivent avec le VIH et le sida est très restreint. (...)

Source et suite de l’article : [http://awid.org/fre/Actualites-et-A...]


Black and Blue : 18 Dj au stade olympique ce soir

(Par : CYBERPRESSE.CA ) le 09 octobre 2011

Au moins 8000 personnes sont attendues dimanche soir au Stade olympique de Montréal afin de participer à l’événement « Black Jack 21 », le point culminant du 21e Festival Black and Blue.

Dix-huit disc-jockey de renommée internationale se succéderont ainsi aux commandes de la musique dans deux salles, du jamais vu dans l’histoire de l’événement, selon la porte-parole de l’événement, Mélanie Roy.

L’événement, organisé par la Fondation BBCM, vise aussi à soutenir les personnes atteintes du VIH/Sida ainsi que les groupes communautaires gais.

Selon Mme Roy, un changement s’est opéré au cours des années, puisque l’événement attire maintenant de plus en plus de personnes hétérosexuelles, qui représentent maintenant 55 pour cent de la clientèle.

Plusieurs touristes des États-Unis, mais aussi de l’Europe ainsi que de l’Australie, se trouvent actuellement dans la métropole afin de participer aux activités du Festival Black and Blue, qui se termine le 11 octobre.

Mme Roy rappelle que tous les plans concernant la sécurité des danseurs ont été approuvés par le service de sécurité du Stade olympique. Les organisateurs travaillent également avec le Service de police de la ville de Montréal (SPVM).

Tous les détenteurs de billets seront notamment fouillés avant d’entrer sur le site, afin de prévenir au maximum le trafic de stupéfiants. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.cyberpresse.ca/arts/musi...]


La réduction des risques sur le plan international

(Par : Vih.org ) le 10 octobre 2011

En Europe comme ailleurs, il existe de fortes disparités quant à la disponibilité ­du matériel et des mesures favorisant la réduction des risques de transmission du VIH par usage de drogue intraveineuse.

Cet article a été publié dans le n°63 de la revue Swaps.

Pour l’Organisation mondiale de la santé, le dispositif de réduction des risques infectieux en prison repose essentiellement sur un triptyque traitement de substitution aux opiacés (TSO) - préservatifs - programmes d’échanges de seringues (PES).Ce sont ces interventions qui, d’un point de vue scientifique, ont fait le plus clairement la démonstration de leur efficacité dans la prévention du VIH1.

La mise à disposition d’eau de Javel est également préconisée par l’OMS mais seulement comme mesure de seconde ligne lorsque les PES ne sont pas disponibles et à la condition d’informer les détenus de son efficacité seulement partielle sur le VIH et de sa probable inefficacité sur le VHC.

Le dépistage et les mesures d’information - éducation - communication sur les risques infectieux sont également nécessaires mais considérés par l’OMS comme peu utiles si la mise à disposition de mesures essentielles comme les préservatifs et les PES ne sont pas accessibles. Enfin, les traitements post-exposition font également partie de la palette des outils de prévention, qu’il s’agisse de pratiques à risques sexuelles ou liées à l’usage de drogues. De manière générale, l’OMS préconise une équivalence de dispositif et de mesures, pour les soins mais aussi la prévention, entre la prison et le milieu ouvert2.

En pratique, des PES sont disponibles dans 12 pays3 (une cinquantaine d’établissements en tout), faisant l’objet d’évaluations positives, notamment rassurantes sur l’absence de détournement des seringues comme « arme », l’acceptabilité par les différentes catégories de professionnels ou l’absence de «  propagation  » de pratiques d’injection en détention. Seule l’Allemagne est revenue en arrière dans plusieurs Länder, mettant fin à l’expérimentation d’une majorité de ces dispositifs pour des raisons strictement «  politiques  ». L’Espagne est l’unique pays européen à avoir étendu l’accès aux PES à l’ensemble de ses établissements pénitentiaires. La Suisse, qui la première a mis en place des PES en prison, dispose également de quelques programmes d’héroïne médicalisée en prison. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.vih.org/20111010/reducti...]


Cancer du pénis lié au papillomavirus humain chez les patients infectés par le VIH

(Par : Femmes et SIDA ) le 10 octobre 2011

Le potentiel néoplasique du papillomavirus humain (Human papillomavirus) est bien connu au niveau de l’anus et du col de l’utérus chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Le pouvoir oncogène de ce virus de la famille des Papovaviridae dans la survenue des cancers de la verge est par contre moins bien documenté. Une étude publiée dans la revue « Médecine et maladies infectieuses » rappelle que ce diagnostic doit être évoqué devant une ulcération du pénis et qu’il ne concerne pas uniquement les homosexuels masculins vivant avec le VIH mais touche également les hétérosexuels.

Une étude observationnelle menée de janvier 2003 à janvier 2010 La prévalence des cancers de la verge chez les sujets infectés par le VIH a été évaluée par une analyse rétrospective des dossiers des 621 patients séropositifs pris en charge pendant cette période et inclus dans la base informatisée du Centre Hospitalier de Saint- Martin (Guadeloupe). Parmi ces personnes vivant avec le VIH, 294 étaient de sexe masculin, d’origine caribéenne pour 261 d’entre elles (88,7%), d’âge moyen 45 ans, et contaminées majoritairement (229 soit 77,8%) lors de rapports hétérosexuels. Des cancers épidermoïdes de la verge chez des patients VIH+ hétérosexuels Durant la période étudiée aucun cas de cancer anal n’a été déclaré, alors que 3 patients ont présenté un carcinome épidermoïde de la verge confirmé histologiquement et un quatrième une lésion très évocatrice de cancer (histologie ininterprétable). Ces 4 patients étaient hétérosexuels. Les sous-types de papillomavirus humain (PVH ou HPV) identifiés sur les lésions étaient tous à haut risque "HR-HPV" oncogène (18,39,33, 52). Le traitement a consisté en une chirurgie (pénectomie partielle) associée à une chimiothérapie anticancéreuse chez deux patients, une tumorectomie dans un cas et une chimiothérapie seule par bléomycine [1] chez le patient présentant une ulcération de la hampe évocatrice d’un cancer. L’évolution clinique s’est faite pour deux patients vers une extension pelvienne et l’apparition de métastases pulmonaires et cérébrales ayant conduit au décès. Une rémission a été obtenue dans les deux autres cas. (...)

Source et suite de l’article : [http://femmesida.veille.inist.fr/fe...]




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