FRÉQUENCE VIH
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ENTREVUE : Peter Piot : Contre le sida, "on peut soulever des montagnes"
LE MONDE | 29.11.08
Propos recueillis par Paul Benkimoun
Directeur exécutif d’Onusida, le Programme commun des Nations unies contre le sida, depuis sa création, en 1995, le Belge Peter Piot quittera ses fonctions fin décembre pour prendre la direction du futur Institut de la santé mondiale, à l’Imperial College, à Londres. A la veille de la Journée mondiale contre le sida, lundi 1er décembre, il revient sur son expérience.
Quelles leçons tirez-vous de ces quatorze années passées à la tête d’Onusida ?
La plus importante est que l’on peut soulever des montagnes. Il y a longtemps eu une grande réticence - sauf de la France et du Luxembourg - à défendre l’accès aux traitements pour les malades des pays pauvres. A présent, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, près de 4 millions de malades du sida sont sous traitement. C’est un succès sans précédent dans l’histoire de l’action en faveur du développement. La lutte contre le sida nous a montré qu’il ne fallait pas attendre que tout le système soit réparé pour agir.
Comment avez-vous fait évoluer la manière d’agir d’Onusida ?
Au début, Onusida avait une approche plutôt technique, comme si au seul énoncé des faits le reste suivrait naturellement. Puis nous avons compris la nécessité d’une approche combinée, fondée sur les droits de la personne et sur l’équité. La lutte contre le sida est aussi une lutte politique. Les bonnes politiques sauvent des vies ; les mauvaises politiques tuent, on l’a vu avec l’Afrique du Sud sous la présidence de Thabo Mbeki. De même, là où elles ont été mises en oeuvre, les politiques de réduction des risques chez les usagers de drogue ont été très efficaces pour réduire la transmission du VIH (virus de l’immunodéficience humaine). Contrairement à la Chine, qui a bougé et s’attaque au problème, la Russie s’y refuse toujours. Quant aux États-Unis, ils n’ont pas bougé.
Les institutions internationales ont-elles changé du fait du sida ?
A l’époque de la mondialisation, le sida ne peut être abordé que de manière globale : la santé est un bien public global, comme l’environnement. Dans ce domaine, l’ONU a montré sa valeur ajoutée, mais aussi ses limites. Cependant, il n’y a pas de plateforme universelle alternative. Les institutions ont été transformées par l’engagement de la société civile. Des personnes séropositives, des prostituées, des travestis, des toxicomanes assistant à une assemblée générale des Nations unies, c’était sans précédent. Le système des Nations unies a gagné en cohérence. Auparavant, chaque institution travaillait de son côté. Avec le sida, elles ont appris à travailler en commun. Elles ont aussi été amenées à aborder des questions de société, les droits des minorités sexuelles : le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a publiquement condamné l’homophobie… (suite de l’article)
Source : http://www.lemonde.fr/
MONDE : Selon des experts : Le sida accapare des fonds au détriment d’autres maux
Associated Press (AP) Maria Cheng
30/11/2008
Au moment où l’on souligne la Journée mondiale de lutte contre le sida, lundi, certains experts commencent à dire ouvertement que le sida accapare des fonds qui devraient plutôt être consacrés à d’autres besoins plus pressants.
Selon eux, le monde serait entré dans une ère post-sida, la propagation de la maladie étant jugulée presque partout sur la planète, sauf en Afrique. « Le sida est une terrible tragédie humanitaire, mais il n’est que l’une des nombreuses terribles tragédies humanitaires », a soutenu Jeremy Shiffman, qui étudie les dépenses en santé à l’Université de Syracuse, aux États-Unis. Un autre expert va plus loin. Roger England, membre du groupe Health Systems Workshop, de la Grenade, avance qu’ONUSIDA, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA, ne sert plus à rien et devrait être démantelé. Dans le British Medical Journal, ce printemps, il écrivait qu’il y a une « industrie » mondiale du sida, qui compte trop de gens bien payés, et trop de vedettes rock pour qui la lutte au sida est devenu un accessoire à la mode. Mettre la clé dans la porte d’ONUSIDA dégagerait 200 millions $ - le budget annuel de l’organisme - pour lutter contre d’autres problèmes de santé comme la pneumonie, qui tue plus d’enfants chaque année que le sida, le paludisme et la rougeole réunis. Ce point de vue est contesté par un membre d’ONUSIDA. Selon Paul de Lay, il est tout à fait légitime de s’interroger sur la place du sida dans les priorités mondiales en santé, mais le virage dans la lutte contre la maladie est très récent et on aurait tort de croire que l’épidémie est sous contrôle. « L’épidémie a causé entre 55 millions et 60 millions d’infections. Abolir subitement le financement serait désastreux », dit-il. Les défenseurs des programmes visant à contrer le sida soutiennent que leurs projets font plus que combattre le virus : ils renforcent les autres programmes de santé en assurant des services sanitaires de base… (suite de l’article)
Source : http://www.canoe.com/
CANADA : QUÉBEC : Opinion : Journée mondiale du sida : L’économie de la prévention
Vinh-Kim Nguyen, MD, PhD, professeur agrégé, Dept. médecine sociale et préventive, U. de M
Line Provost, Directrice générale
Réjean Thomas, MD, président-fondateur de la Clinique médicale l’Actuel, centre d’excellence VIH-ITS & hépatites et médecin
Édition du lundi 01 décembre 2008
En 2008, les médecins de la Clinique médicale l’Actuel prescriront à eux seuls quelque 30 millions de dollars d’antirétroviraux. Les coûts inflationnistes contrôlés, il s’agit d’une augmentation de 25 % depuis 2005 pour notre seul centre. Par ailleurs, un calcul actuariel sur la croissance provinciale des coûts liés aux antirétroviraux nous fait craindre le pire avec des coûts de l’ordre de plus de 400 millions de dollars par année dans 10 ans et de 2,5 milliards dans 25 ans, sans évoquer les coûts médicaux et sociaux de la prise en charge clinique.
Étonnamment, le budget total annuel consacré aux ITS et au VIH est de 25 millions, stable depuis 20 ans. Devant ce constat, ne pas renforcer l’engagement public dans la prévention du VIH aura de lourdes conséquences dans l’avenir. D’autant qu’en temps de crise économique, nous imaginons les difficultés de l’arbitrage entre laisser tomber les malades ou sacrifier les autres missions de l’État. Selon l’Institut national de santé publique, l’organisme chargé de la surveillance de l’infection par le VIH au Québec, il y aurait entre 1000 et 1500 nouvelles infections par année, soit trois à quatre par jour. Le VIH/sida est pourtant une maladie évitable. Pour inverser le cours de l’épidémie et limiter le fardeau fiscal, les experts sont d’avis que les stratégies de prévention demeurent encore privilégiées. Actuellement, sur le plan mondial, pour chaque personne qui débute un traitement antirétroviral, 2,5 personnes s’infectent. Montréal représente la région la plus touchée par l’infection avec 65 % des cas de la province. La prévalence chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes avoisine celle des pays africains les plus touchés. En cette journée mondiale du sida, nous ne pouvons que saluer la lucidité du ministère de la Santé et des Services sociaux avec sa campagne annuelle pour l’occasion « Juger propage le sida ». Toutefois, le budget annuel de santé publique consacré à la lutte contre le VIH/sida et des ITS est nettement insuffisant, environ 3,3 millions de dollars par année et seulement 13 % de ce budget est consacré aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes alors que cette catégorie d’exposition compte pour 54 % de toutes les nouvelles infections. Depuis dix ans déjà, les professionnels de la santé qui exercent auprès de cette clientèle portent le même discours : « Nos efforts sont beaucoup trop timides. » Si l’accès aux thérapies antirétrovirales a redonné espoir et a amélioré la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH/sida de manière significative, les coûts sociaux demeurent quant à eux énormes. Rappelons que l’infection chronique oblige à un régime thérapeutique exigeant, provoque des effets secondaires indésirables avec des complications morbides incomparables et soulève d’importants problèmes sociaux qui n’ont pas la même portée que d’autres types de maladie. Alors que le cancer suscite l’empathie, le VIH/sida éveille suspicion, stigmatisation, discrimination et plus récemment la criminalisation. Sur le plan social, la perte de productivité collective, la pauvreté, l’accentuation des inégalités ne sont que des exemples qui accompagnent cette affection. Tous les experts internationaux réunis à Mexico en août dernier lors de la Conférence internationale sur le sida ont ramené au premier plan la nécessité de retourner à la prévention pour maîtriser l’épidémie. Le VIH/sida est une condition de santé complexe et exceptionnelle qui commande des actions exceptionnelles. Les interventions ciblées auprès des populations les plus exposées au risque rapportent le meilleur rapport coût-efficacité. Il faudrait, croyons-nous, non seulement repenser nos modes d’intervention afin de combattre la banalisation du VIH/sida, mais aussi renouveler notre vision collective face à l’épidémie. La gouvernance est un important déterminant de la santé, trop souvent négligé. La réponse nationale à un problème de santé, ou du VIH en particulier, dépend en partie du leadership politique — la volonté d’un gouvernement à assumer le rôle qui lui revient. La croissance des budgets nationaux n’est pas seulement essentielle pour la contribution qu’elle apporte au financement des activités de lutte contre le VIH, mais est elle s’avère aussi l’expression d’un engagement sérieux dans la lutte. Ironiquement, les organismes internationaux et les puissances occidentales, en donneur de leçons, prêchent aux pays du sud l’importance de « la volonté politique » dans la lutte contre ce fléau, citant des pays comme le Botswana, le Sénégal ou l’Ouganda ou un engagement politique sans faille a permis des réductions spectaculaires dans la prévalence du VIH. La journée mondiale du sida est sans aucun doute l’une des rares occasions où il nous est permis de rappeler que l’infection au VIH/sida touche plus de 33 millions de personnes dans le monde, 2,7 millions en 2007, qu’elle a tué à ce jour plus de 25 millions d’individus, qu’elle tue encore, un peu plus de 2 millions en 2007, plus de 5000 par jour, principalement femmes et enfants. Selon les dernières estimations, en 2010, 100 millions d’individus auront été touchés par le VIH/sida, avec une croissance marquée chez les pays émergents. Le Québec n’y échappe pas. Il est lui aussi confronté à une épidémie en plein essor devant laquelle la volonté politique d’y réagir nous paraît essentielle. C’est seulement en revisitant toutes les voies acquises que nous vaincrons.
Source : http://www.ledevoir.com/
FRANCE : La CGT dénonce la "stigmatisation" qui vise les salariés malades du sida
AFP 01.12.08
Les salariés séropositifs qui sont déjà "les premières victimes de la politique de santé menée par le gouvernement" continuent en outre à subir "stigmatisation" et "exclusion", a souligné la CGT lundi, Journée mondiale de lutte contre le Sida.
Dans un communiqué, la CGT note que les salariés séropositifs sont victimes de "harcèlement, discrimination et exclusion sur le lieu de travail, inégalité de traitement de la part d’institutions comme les mutuelles ou les banques". "Si la situation des salariés atteints du Sida est identique à celle des salariés victimes de maladie chronique grave, elle est aggravée par les préjugés, tabous et autres jugements moraux", souligne encore le syndicat… (suite de l’article)
Source : http://www.lemonde.fr/
MONTREAL, le 28 nov. /CNW Telbec/ - Lundi 1er décembre, de 15h à 18h, sur la Place Gérald-Godin, à la sortie du métro Mont-Royal, devant le coloré motorisé de l’Anonyme, les équipes des intervenants de l’Anonyme, de Plein Milieu et de Dîners St-Louis vous attendront pour répondre à toutes les questions que vous vous posez sur le Sida. Ils vous offriront des condoms pour protéger votre vie et celle de ceux que vous aimez. Nous serons en compagnie de l’un des deux porte-parole de Québec Solidaire et candidat dans Mercier, Amir Khadir à 15 h, du député de Mercier, monsieur Daniel Turp du Parti Québécois à 16h et à 17h de Madame Hélène Fotopoulos, Présidente de l’Arrondissement Plateau Mont-Royal et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal.
Oui, le Sida est toujours une maladie incurable malgré les spectaculaires avancées thérapeutiques qui ont considérablement amélioré la vie des personnes atteintes et souvent prolongé leur espérance de vie. Mais n’oublions pas que c’est bien souvent au prix de lourds effets secondaires pour ces personnes. Il y a toujours 40 millions de personnes atteintes du Sida dans le monde. Et si les femmes représentaient 20% de ces cas, aujourd’hui elles ont le triste record d’être 42% des nouvelles contaminations. D’autre part, l’épidémie a un impact disproportionné sur les femmes autochtones au Canada qui représentent 60% des nouvelles infections au VIH. Il est préoccupant de constater qu’un Canadien sur quatre vivant avec le VIH n’est pas conscient d’être infecté et va le transmettre. Une seule parade à ce fléau des temps modernes : la prévention, le condom !!!! Car la vie est belle et vaut la peine d’être protégée… (suite de l’article)
Source : http://www.cnw.ca/fr/
CANADA : QUÉBEC : VIH : le Village aura son « Spot »
Publié le 30 novembre 2008
Ève Dumas
La Presse
Un projet pilote de dépistage rapide du VIH verra le jour en février dans le Village gai de Montréal et aux alentours. Baptisé « Le Spot », il s’adresse aux hommes gais montréalais qui échappent aux méthodes de dépistage traditionnelles. Chercheurs, intervenants psychosociaux, sexologues, organismes communautaires et cliniques médicales travaillent de concert pour le mettre sur pied.
L’élément déclencheur du projet est une étude menée par les chercheurs Mark Wainberg, Bluma Brenner et Michel Roger, dont les résultats ont été dévoilés en 2007, selon laquelle 50% des transmissions du VIH ont lieu au cours des mois, voire de l’année, suivant l’infection. Le porteur se trouve alors dans la phase aiguë de la maladie. Dans la phase chronique, le taux de transmission diminue à 15%. Il faut aussi savoir qu’il y a eu une augmentation de 20% des cas de VIH dans la communauté gaie montréalaise entre 2005 et 2007 et que, dans la population en général, une personne séropositive sur trois n’est pas au courant de son état. « C’est la raison pour laquelle nous devons absolument faire de notre mieux pour détecter tous les séropositifs et le plus rapidement possible. Et pour les rejoindre, il faut engager les groupes pairs », déclare le Dr Mark Wainberg, du Centre de recherche sur le sida de l’Université McGill à l’Hôpital général juif. Les organismes communautaires, déjà présents dans plusieurs lieux de socialisation gais comme les saunas et les bars, pourront diffuser l’information et diriger ceux qui souhaitent subir un test vers Le Spot, situé dans le Village. Certaines cliniques, dont celle du Quartier latin et L’Actuel, proposeront aussi le dépistage gratuit. Des équipes volantes d’intervenants, d’infirmiers et de conseillers permettront d’offrir des plages horaires plus souples afin de cibler une clientèle différente. « Nous souhaitons créer un environnement moins médicalisé, qui répond davantage aux besoins de ces hommes. Nous visons des populations qui, pour toutes sortes de raisons, ne vont pas passer le test de dépistage dans les cliniques, notamment parce que le processus est trop long », explique Robert Rousseau, directeur général de l’organisme communautaire Action Séro Zéro. « Les tests traditionnels sont beaucoup trop longs, confirme le Dr Wainberg. On peut attendre jusqu’à trois semaines pour avoir les résultats. Parfois, les gens ne reviennent pas. C’est beaucoup mieux que la personne puisse avoir le résultat sur place. Bien entendu, lorsqu’on parle d’un test rapide dont les résultats s’affichent en deux minutes, ça prend un bon soutien avant, pour préparer le patient à un possible résultat positif, et après. »… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
ALLEMAGNE : Berlin : un restaurant tenu par des séropositifs
Le projet de la Weltküche (Cuisine du monde) est un exemple unique d’aide à l’intégration des séropositifs par le travail. L’initiative offre aussi une porte de sortie aux sans-papiers en détresse.
Berlin.- Correspondance DNA
Édition du Dim 30 nov. 2008
Hélène Kohl
Sur la vitrine, on affiche le menu : « Les sans-papiers sont ici les bienvenus ». Sitôt franchie la porte de l’établissement, on est surpris par la chaleur de l’endroit. Du bon goût aussi : la salle est emplie de tables multicolores et descendus du plafond, des louches, des fourchettes ou des écumoires enserrent des ampoules pour former des abat-jour originaux. Un décor joyeux devenu le bureau de Weng, Abdullaye ou Fatima. Dans la cuisine d’inox, glougloutent des parfums épicés, des saveurs venues d’ailleurs. Dans un allemand revisité mélangé à de l’anglais et accompagné de grands gestes, les employés communiquent comme ils peuvent, pour porter les plats des fourneaux à la salle.
4,50 euros le menu
A la carte ce jour-là : un « cheb ou jen », du poisson cuisiné à la sénégalaise, du hambagu ou des boulettes de viande accommodées à la japonaise et de la ratatouille créole. Un flan à la noix de coco en dessert. 4,50 € le menu. Restaurant moins cher car associatif, les bénéfices servent à financer des projets dans les pays du tiers-monde. Seule une affichette collée sur le mur rappelle la « particularité » de l’endroit fondé par un séropositif pour aider des séropositifs sans papiers. En visite à Berlin il y a neuf ans, Pablo Fernandez, un Espagnol frais émoulu de la fac d’économie, a conçu ce projet qu’il a baptisé « positive Aktion ». Un sanctuaire pour étrangers en difficulté qui trouvent ici assistance et écoute. Charge à eux de saisir la perche et de s’investir dans le projet. Trop de cas en détresse à sauver pour tolérer ceux tentés par l’assistanat. « En 10 ans, j’ai eu un seul cas d’un homme trop malade pour continuer à travailler », se remémore l’initiateur du projet. « Le pauvre a succombé une semaine plus tard. Mais aujourd’hui, à part dans les régions sinistrées comme l’Afrique, on ne meurt plus du sida, à quelques exceptions près. En Occident, un malade qui se soigne correctement peut vivre et donc travailler ». Foin du discours sur la « victimisation » des malades, place à l’initiative. « Nous avons plein de ressources, dont celle de pouvoir bien cuisiner »… (suite de l’article)
Source : http://www.dna.fr/
CANADA : QUÉBEC : Accusé d’avoir transmis le sida, il plaide non coupable
Publié le 28 novembre 2008
Caroline Touzin
La Presse
(Saint-Hyacinthe) La présumée victime de Pascal Joël Théry n’est plus là pour témoigner. Elle est morte en avril dernier à l’âge de 31 ans après avoir contracté le VIH 10 ans plus tôt. L’homme avec qui elle a eu des relations sexuelles non protégées dès l’âge de 14 ans lui aurait caché son état.
M. Théry, 45 ans, a plaidé non coupable à une accusation d’agression sexuelle grave, hier, au palais de justice de Saint-Hyacinthe. La mère de la victime, présente au tribunal, l’a qualifié de « tueur en série ». Cette histoire relance l’épineux débat sur la criminalisation des personnes atteintes du VIH. Une sommité en matière de lutte contre le sida au Canada, le Dr Mark Wainberg, estime que la transmission du VIH ne devrait pas être considérée comme un crime. La coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-sida) est du même avis. Les médias ne peuvent pas identifier la plaignante en raison d’une ordonnance de non-publication. La jeune femme aurait été contaminée entre le 1er novembre 1997 et le 1er mars 1998. Sa fille de 14 ans a tenu à être présente au tribunal, hier. « Il a gâché mon enfance. Je souhaite qu’il aille en enfer. Ma mère me disait qu’elle avait une maladie des poumons. Elle souffrait beaucoup. J’ai appris la vérité seulement quand elle est morte à l’hôpital », a dit l’adolescente, prise de sanglots. « Je continue le combat de ma fille. Il ne sera jamais assez puni pour tout le mal qu’il nous a fait », a ajouté la mère de la victime, tout aussi ébranlée. La victime a appris dans une lettre écrite par une ex-copine de M.Théry que ce dernier était séropositif. C’était en 1998. En 2005, elle a porté plainte à la police. Deux ans plus tard, M. Théry sera accusé. La victime ne pesait plus que 105 livres, alors qu’elle en avait déjà pesé 200, selon sa mère. Une autre ex-conjointe, Rachel Courcelles, 30 ans, vit beaucoup d’angoisse. Elle a fréquenté l’accusé de 2003 à 2006. Il lui aurait aussi caché son état. Elle vient d’aller passer un test de dépistage et est en attente des résultats, a-t-elle confié aux médias, en marge de l’audience. « C’est un manipulateur. Il m’a tellement menti », a-t-elle dit. Mme Courcelles ne s’est pas jointe à la plainte pour l’instant. Pascal Joël Théry est grand, il a le visage émacié et les cheveux gris-jaune. Il est en liberté sous condition d’ici au procès qui devrait commencer au début de 2009.
Plus de mal que de bien
Le Dr Wainberg fait un parallèle entre cette cause et le procès de Johnson Aziga qui se déroule actuellement en Ontario. M. Aziga aurait transmis le VIH à 11 femmes dont deux sont mortes des suites de l’infection. Il aurait caché son état à ses partenaires et refusé de mettre le condom. « Ce qui est arrivé est déplorable. Si j’étais membre du jury, je le reconnaîtrais probablement coupable, mais je considère tout de même que cela cause plus de mal que de bien de criminaliser ces gens », indique le médecin, directeur du Centre sida McGill situé à Montréal. Les procès très médiatisés, comme celui de M. Aziga, dissuadent les gens de subir des tests de dépistage, selon le Dr Wainberg. « Si l’on ne sait pas que l’on est séropositif, logiquement, on ne peut pas être accusé de l’avoir transmis », explique le médecin. Au Canada, 30% des personnes vivant avec le VIH ne connaissent pas leur état… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
CANADA : QUÉBEC : Elle craint d’avoir été contaminée aussi
Pierre Richard
Le Journal de Montréal
28/11/2008
Pascal Joël Théry, accusé d’avoir transmis le sida à une jeune femme qui en est morte le 6 avril dernier, pourrait avoir fait d’autres victimes.
Hier, alors que l’homme de 45 ans comparaissait devant le juge Guy Fortier pour renoncer à son enquête préliminaire, une femme de 30 ans, Rachel Courcelle, se présentait au palais de justice et disait avoir été la conjointe de Théry de 2003 à 2006. Elle est maintenant inquiète. « Je me suis soumise au dépistage il y a trois semaines », disait-elle, ajoutant : « J’attends maintenant les résultats. » Pourtant, dès 2004, une amie l’informait. « Lui, il niait et moi, je refusais de croire qu’il était porteur du VIH. » Il a fallu l’annonce de la mort de l’autre jeune femme pour que Rachel Courcelle s’éveille enfin. « Maintenant, j’ai peur des préjugés, de ce qui va m’arriver. » Elle a également un autre problème : elle a accepté de donner sa fille en adoption à Théry. Maintenant, elle tente de la récupérer. « Je n’ai pas envie qu’elle attrape le sida », disait-elle… (suite de l’article)
Source : http://www2.canoe.com/
FRANCE : Une femme devant les assises du Loiret pour avoir transmis le sida à son mari
©AFP / 01 décembre 2008
ORLEANS - Le procès d’une femme de 39 ans accusée d’avoir sciemment contaminé son mari avec le virus du sida s’est ouvert lundi devant la cour d’assises du Loiret à Orléans.
La comparution de cette femme devant une cour d’assises pour un tel chef d’accusation est une première en France, selon Me Fabian Delahaye, l’avocat du mari, 36 ans, qui a porté plainte avec constitution de partie civile en 2002. La femme doit répondre "d’administration de substance nuisible par conjoint ou concubin ayant entraîné une infirmité permanente". Elle encourt quinze ans de réclusion. Le procès doit durer trois jours. Une affaire de contamination délibérée par le virus du sida a déjà été jugée en correctionnelle : la cour d’appel de Colmar a ainsi condamné en janvier 2005 à six ans de prison ferme un homme de 30 ans qui avait contaminé deux de ses partenaires par le VIH. Mais il ne s’agissait pas d’époux ou de concubins, ce qui explique que l’affaire n’ait pas été renvoyée en assises. Alors que le couple, aujourd’hui divorcé, se connaissait depuis 1995 et s’était marié en avril 1997 après avoir eu un bébé, l’homme, militaire souffrant du paludisme, avait découvert en août 1997 qu’il était atteint du sida. Devant le magistrat instructeur, la femme a reconnu avoir contracté le virus en février 1991, et a affirmé en avoir rapidement informé son compagnon. Le mari affirme en revanche n’avoir appris la maladie de son épouse qu’à l’occasion des examens qui ont révélé sa propre contamination.
Source : http://www.romandie.com/
MONDE : Le VIH est un virus, pas un crime !
Paris, le 28 novembre 2008
Mouvement Français pour le Planning Familial
De l’Europe aux États-Unis, du Mali au Mozambique, de l’Azerbaïdjan à l’Australie, la transmission ou l’exposition au VIH font l’objet de poursuites judiciaires aux conséquences désastreuses. Dans de nombreux pays, le seul fait d’avoir exposé un ou une partenaire au risque VIH, même sans avoir effectivement transmis le virus, peut mener en prison. Au Sierra Leone, une loi criminalise la transmission du VIH par une mère à son enfant ; en Égypte, vivre avec le VIH peut mener à des poursuites pour crime de « débauche ». Depuis 2005, le Planning Familial agit contre cette criminalisation de la transmission du VIH, tendance qui connaît un essor mondial important.
Pour justifier ces lois, la cause des femmes est avancée au motif que, confrontées à un cumul de vulnérabilités dans cette épidémie, elles auraient besoin d’un arsenal judiciaire pour les protéger de l’inconscience des hommes ! Force est de constater que lorsque ces lois sont appliquées, elles se retournent contres les femmes, celles-ci étant souvent dépistées plus tôt que les hommes (à travers un simple suivi gynécologique ou de grossesse) mais également en raison des inégalités femmes/hommes quant à l’accès à un tribunal ou un avocat. C’est pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, Le Planning Familial tient à réaffirmer que la pénalisation de la transmission VIH est dangereuse et contre-productive. Elle ne fait qu’intensifier le déni, le secret et la peur qui entoure ce virus ainsi que celles et ceux qui en sont atteints. Elle crée ainsi un terrain plus favorable à une propagation de l’épidémie qu’à une prévention efficace. Le long travail de prévention est mis en danger par cette fausse réponse judiciaire qui fragilise tant la démarche de dépistage (préférer ignorer son statut sérologique en vertu des risques de poursuites judiciaires), que la démarche de soin (se faire soigner, c’est reconnaître sa séropositivité donc risquer des poursuites) ou les pratiques de protection (la pénalisation de la transmission VIH fait reposer la responsabilité de la prévention sur les seuls séropositifs, déresponsabilisant les autres). Comment accepter ce retour à une hiérarchisation des victimes ? Qu’implique une telle démarche ? Qu’il existerait des séropositifs innocents et d’autres qui seraient coupables ? Toutes les personnes séropositives ne sont « victimes » que d’une seule et même chose : le VIH. L’épidémie de SIDA appelle à une mobilisation forte assortie d’une réponse à la hauteur des enjeux. Cette réponse ne peut pas être judiciaire. La prévention et l’accompagnement seront toujours plus efficaces que la contrainte et la répression. L’urgence s’impose : agir pour changer l’image du sida, la discrimination et le rejet dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH, ce qui rend si difficile de dire sa séropositivité à ses partenaires. En ce 1er décembre, journée internationale de lutte contre le Sida, Le Planning Familial appelle, comme sa fédération internationale « International Planned Parenthood Federation » (IPPF), les législateurs du monde entier à mettre tout leur zèle dans des lois destinées à lutter contre la source de toutes ces contaminations : inégalités femmes/hommes, homophobie, violences… plutôt qu’à poursuivre les personnes vivant avec le VIH.
Source : http://www.planning-familial.org/
TRANSMISSION DU VIH : Malaise en Grande-Bretagne
Par Costa-seronet - Posté le 29 novembre 2008
Moins d’un an après la publication des directives du Service des procureurs de la Couronne soulignant les limites de la preuve scientifique pour établir la transmission sexuelle d’une maladie entre 2 individus, deux hommes viennent coup sur coup d’être condamnés à la prison en Angleterre : l’un pour transmission du VIH, l’autre pour transmission du VHB.
Adoptées suite aux pressions d’organisations communautaires, d’activistes et de médecins et pour éviter toute discrimination, les directives sur les poursuites judiciaires en matière de transmission sexuelle du VIH insistaient sur la difficulté à prouver la transmission “imprudente” (en anglais reckless). Car l’analyse phylogénétique (des séquences du virus) ne permet pas d’établir à elle seule la responsabilité de l’accusé. Ces directives concernent par ailleurs d’autres maladies sexuellement transmissibles. Ce sont pourtant de “vagues preuves scientifiques” qui viennent de conduire deux hommes en prison. Le premier, un hémophile de 41 ans contaminé par le VIH lors de transfusions sanguines, ne l’avait jamais dit à sa compagne face à la stigmatisation qui entourait la maladie dans les années 90. Ce n’est qu’après leur séparation, en l’an 2000 après plusieurs années de vie commune, que cette dernière a découvert sa séropositivité après s’être à son tour retrouvée accusée d’avoir transmis le VIH à 2 de ses partenaires. Ayant plaidé coupable, l’homme vient d’être condamné à 1 an de prison, bien moins que dans les cas similaires précédents, vraisemblablement en raison de la manière dont il avait lui-même été infecté. S’adressant à l’inculpé, le président du tribunal a, en effet, estimé qu’il était “à la fois victime de l’hémophilie et de la malchance d’avoir reçu du sang contaminé” en soulignant que c’était pour lui, juge, ”une tragédie d’avoir à vous condamner”. Autre affaire, mais cette fois pour transmission “imprudente” du virus de l’hépatite B, celle d’un homme de 29 ans condamné par le tribunal de Gloucester pour avoir transmis le VHB à une femme de 27 ans lors de relations sexuelles non protégées. La première condamnation en Angleterre pour transmission sexuelle d’une maladie autre que le VIH. Comme dans le cas précédent, il aurait été prouvé « scientifiquement » qu’il était la source de l’infection de la plaignante. Poursuivi pour coups et blessures, il écope de 2 ans de prison, une condamnation moins longue que celles déjà rendues en matière de VIH mais la plus longue peine encourue pour ce chef d’inculpation. Une « erreur judiciaire » pour bon nombre d’associations, en particulier le Terrence Higgins Trust qui estime « totalement inapproprié » le fait de condamner quelqu’un pour transmission d’une maladie que dans la plupart des cas on peut soigner… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info/
SÉNÉGAL : La conférence internationale sur le Sida placée sous le "sceau de l’originalité"
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)
28 Novembre 2008
Dakar
La 15-ème conférence internationale sur le Sida qui démarre mercredi à Dakar, va être placée sous le sceau de "l’originalité" du fait qu’elle va être ouverte non seulement aux scientifiques, mais aussi aux associations, aux politiques, religieux, aux personnes vivant avec le Vih entre autres.
"Ce ne sera pas une conférence exclusivement scientifique et médicale, mais tout un chacun, qu’il soit de la société civile, des organisations ou des politiques, va apporter sa contribution" a dit le Professeur Papa Salif Sow dans un entretien exclusif accordé vendredi à l’APS, en prélude à cette manifestation. Organisée pour la deuxième fois à Dakar, après celle de 1991, la conférence axée sur le thème "La réponse de l’Afrique : faire face à la réalité", sera un "grand moment de brassage de toutes les parties prenantes de la longue lutte menée depuis 25 ans pour d’abord trouver un vaccin à la maladie, mais aussi des programmes et stratégies mis en place pour freiner sa propagation". En effet, selon le Professeur Papa Salif Sow, chef du service des maladies infectieuses du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Fann, président du comité scientifique de la conférence, "en un quart de siècle de lutte contre la pandémie en Afrique, il faut faire le point pour savoir si nous avons avancé en termes de prévention, de lutte contre la discrimination, de dépistage, entre autres". C’est pourquoi, l’occasion de la conférence prévue pendant cinq jours et qui va accueillir quelques 6.500 participants, "sera le cadre d’expression de tous les pays de la sous-région qui vont donner les bonnes pratiques de leurs programmes, les contraintes, mais également les politiques feront leur bilan d’étape", a expliqué Papa Salif Sow… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com/
Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)
28 Novembre 2008
Dakar
Le Professeur Papa Salif Sow invite les communautés à considérer l’homosexualité, qui existe dans toutes les sociétés, comme un "phénomène de société", précisant que le Sénégal ne peut pas être en reste dans ce cas de figure.
"Les MSM (hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, en anglais) même s’ils sont invisibles au niveau de la société, sont visibles sur le plan médical et cela fait plus de 10 ans que nous les traitons sans grand bruit, parce que nous sommes, avant tout, des médecins", a expliqué le Professeur Papa Salif Sow. Il s’entretenait avec l’APS en prélude de la 15-ème Conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (ICASA), dont il est le président du comité scientifique. "Lorsqu’un phénomène existe, il faut le traiter, parce que le rôle du médecin, c’est de traiter la personne quelle que soit son appartenance", a expliqué le Professeur Sow pour qui, hormis son statut et/ou vice, "cette catégorie de personnes est d’abord de la race humaines, ayant droit au traitement et pour la plupart du temps elles sont bisexuelles". "C’est là où réside la gravité de la chose", a expliqué Papa Salif Sow qui a relevé que "ces personnes ont leur propre comportement vis-à-vis de la société. Elles sont obligées de se marier, parce qu’au Sénégal, quand un homme qui à 45 ans ne se marie pas, la famille s’inquiète. Voila ce qui motive leur bisexualité"… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com/
INDE : Plus d’argent permettrait de mieux lutter contre le sida
Il y a 1 jour
BANGALORE (AFP) — Les budgets affectés au sida en Inde sont trop faibles pour soigner efficacement les millions de malades dans les centres de soins, estime un religieux responsable d’un dispensaire à Bengalore, dans l’État sud du Kernataka.
"Nous avons besoin de plus d’argent, particulièrement pour les médicaments", réclame le prêtre catholique Sunny Joseph. Tout proche des entreprises d’informatique, dans la capitale indienne des nouvelles technologies, le centre Snehadaan accueille femmes et hommes atteints du VIH/sida. Les malades s’y procurent leurs traitements refusés ailleurs, faute d’argent ou d’accès aux hôpitaux. Et leur famille, quand ils en ont encore, ne peuvent ou ne veulent prendre soin d’eux. Les lits en fer et salles immaculées du dispensaire permettent aussi aux malades gravement atteints de mourir dignement. Les centres comme Snehadaan émanent du dernier plan quinquennal indien pour enrayer l’épidémie. Mais pour Sunny Joseph, les budgets sont beaucoup trop faibles. Son établissement reçoit 1.350 dollars par mois du Fonds mondial de lutte contre le sida et d’une organisation locale, ainsi que 1.200 dollars de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Entre 1.800 et 2.000 dollars sont consacrés aux médicaments, le reste paie les salaires et frais de gestion. Le Dr Nalini Mehta, responsable national au programme des Nations unies de lutte contre de sida (Unaids), estime cependant que l’Inde a massivement lutté contre le sida, avec un budget considérablement augmenté ces dernières années. Mais l’expérience de Snehadaan révèle l’ampleur de la tâche, explique-t-il à à l’AFP. "Les centres de soins diront toujours qu’il n’y a pas assez d’argent. Il y a encore beaucoup de choses à faire et je crois que le gouvernement le sait". Malgré le lourd travail, les 42 employés de Snehadaan offrent écoute, soutien et soins palliatifs. Selon les derniers chiffres officiels, entre 2 et 3.1 millions d’Indiens sont malade, dont 500.000 au Karnataka, l’un des six États les plus touchés. Les pauvres n’ont pas accès aux soins. Si les traitements antirétroviraux de "première ligne" qui ralentissent les effet du virus sont gratuits, ceux de "seconde ligne" pour les patients qui développent des résistances coûtent 14.000 roupies (280 dollars) pour deux mois. Ils sont donc inaccessibles aux régions rurales et défavorisées, où le salaire moyen est d’un dollar par jour. L’Unaids s’inquiète que les traitements de "seconde ligne" et soins pédiatriques soient "inaccessibles" dans la plupart des États… (suite de l’article)
Source : http://www.google.com/
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : « Le sida à Sam Ouandja, c’est pire qu’à Bangui »
SAM OUANDJA, 28 novembre 2008 (PlusNews) - Mabelle Kpawilina, 22 ans, est une exception à Sam Ouandja : elle est la seule patiente séropositive identifiée à recevoir des antirétroviraux (ARV) dans cette localité minière du nord-est de la République centrafricaine, dans une région qui affiche un taux de prévalence de 7,4 pour cent. Elle a raconté son histoire à IRIN/PlusNews.
« Je suis fille unique. Je suis née à Bangui [la capitale], et j’y ai vécu mon enfance, avec mes parents d’abord, puis seulement avec mon père, militaire, quand ma mère est décédée en 2001. « A Bangui, j’étudiais. Je badinais [avais des relations sexuelles] aussi beaucoup avec les garçons. Au lycée, il y avait des campagnes d’information sur le sida, et j’ai commencé à me demander : ‘est-ce que la vie m’a déjà donné le VIH’ ? Grâce aux conseils donnés pendant les campagnes, en 2006, j’ai eu le courage d’aller moi-même faire le test. C’était positif. J’étais vraiment triste, j’y pensais tout le temps. « J’étais en [classe de] seconde quand mon père est mort [en 2007]. J’étais toute seule à Bangui, sans famille, sans soutien, je ne pouvais plus continuer mes études. La seule famille qui me restait était ma grand-mère, à Sam Ouandja. J’ai entendu qu’IMC International medical corps, l’organisation qui gère l’hôpital de Sam Ouandja] soignait les gens gratuitement là-bas, alors en janvier 2008, j’ai décidé de partir rejoindre ma grand-mère. « En arrivant, je suis allée à l’hôpital, j’ai expliqué ma situation. Il y a beaucoup de sida dans la région, et pourtant, il n’y a aucun service [VIH/SIDA] à Sam Ouandja : pas de dépistage, pas de traitements. Mais IMC m’a aidée à refaire des examens et à rapporter des médicaments de Bangui. Grâce à eux, je prends des ARV ici depuis quelques mois. « A Bangui, il y a beaucoup d’organisations qui travaillent sur le sida. Il y a de la sensibilisation partout, dans les lycées, sur la route, dans les bars, au marché. Mais ici, il n’y a rien, même pas une association [de personnes vivant avec le VIH]. « S’il y avait au moins une association de jeunes, on pourrait parler du sida. J’ai essayé plusieurs fois d’introduire [le sujet dans] la conversation avec des gens autour de moi, mais certains disent qu’il n’y a pas de sida. Pourtant, des gens meurent, mais quand quelqu’un tombe malade, on dit qu’il a été empoisonné par des voisins. Je voudrais faire de la sensibilisation, je parle facilement, avec les filles comme les garçons. « A Bangui, les gens commencent à changer de comportement. Mais le sida à Sam Ouandja, c’est pire qu’à Bangui. Ici, le problème, c’est l’argent [des mines de diamants]. Les gens veulent beaucoup d’argent, et ceux qui en ont payent pour avoir [des relations sexuelles non protégées]. Il y a plus d’hommes que de femmes, à cause des mines. Il y a aussi les hommes armés [militaires et ex-rebelles] qui cherchent des filles en ville, c’est un risque… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
ALGÉRIE : Lutte contre le sida à Oran : Les chiffres de la discorde
Par : DJAMILA LOUKIL
L’Algérie profonde (Dimanche 30 Novembre 2008)
Parler du sida à Oran reste encore un sujet tabou, à un point tel que cela provoque des polémiques malsaines, comme celle qui vient d’éclater entre la Direction de la santé d’Oran et des membres de l’Associations de protection contre le sida (APCS).
Une polémique autour du nombre de nouveaux cas de séropositivité enregistrés et qui, au-delà des chiffres qui de toutes les manières sont très sous évalués, va une fois de plus occulter l’essentiel, à savoir l’inexistence de politique de prévention à l’échelle nationale. D’ailleurs cette absence de politique fait que l’OMS elle-même en parlant de l’Algérie et des pays du Maghreb, évoque en matière de sida “une bombe à retardement !” L’association en question, qui a inauguré ce 26 novembre un programme d’activités et de sensibilisation en direction des jeunes avec comme préoccupation pour cette année “le dépistage”, ne se doutait pas que son initiative allait passer ainsi au second plan. En effet le vice-présidente de l’association, médecin de son état, a évoqué le chiffre de 260 nouveaux cas de sida enregistré en 2008. C’est là où il y a eu, semble-t-il, malentendu, puisque ces cas sont enregistrés “au niveau du Centre de référence d’Oran qui est un centre régional”. Dès lors, ces 260 cas concernent non pas seulement Oran mais les 14 wilayas de l’Ouest. Devant le quiproquo qui s’est produit sur les ondes de la radio El-Bahia, le DDS, presque dans un mouvement de panique s’en est allé déclarer que les chiffres pour Oran ne dépassait pas les 70 cas ! Guerre des chiffres stérile une fois encore car si l’on veut parler de la progression du sida, les pouvoirs publics et le ministère de la Santé doivent sérieusement s’en inquiéter. En effet, il y a quelques années, des médecins tiraient la sonnette d’alarme à Oran en affirmant que “maintenant en Algérie la contamination du sida ce fait au sein du mariage, que 45% des femmes porteuses du virus du Sida ont été contaminées dans le mariage !”Aujourd’hui, alors que cette mise en garde n’a pas été prise au sérieux, l’on se retrouve avec ce constat. “De 2005 à 2006, on a dénombré 17 nouveaux cas d’enfants atteint de sida alors que de 1991 à 2004, il y avait 14 cas !” nous dit-on à l’association… (suite de l’article)
Source : http://www.liberte-algerie.com/
CONGO BRAZZA : Plus de 40% de femmes en situation conjugale infectées par le sida
2008-11-30 14:29:20
BRAZZAVILLE, 29 novembre (Xinhua) — Plus de 40% de femmes vivant en situation conjugale sont infectées par le VIH/sida au Congo qui enregistre depuis 2003 un taux de séroprévalence estimé à 4,2%, a-t-on appris samedi auprès du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) du Congo.
"Nous nous sommes rendus compte qu’en prenant en compte la situation des personnes qui sont prises en charge dans les hôpitaux, plus de 40% de femmes en situation de vie conjugale sont infectées par le VIH/sida", a relevé à la presse le conseiller technique du secrétariat exécutif permanent du CNLS, Franck Mboussou. Il a ajouté que le fait d’être marié ne met pas les personnes à l’abri du VIH/sida. "Nous avons plutôt l’impression que lorsqu’on est mariés, on est plus exposés que les autres", a-t-il dit. Selon une étude faite en 2003, 95% de malades du sida ont contracté l’infection par voie sexuelle, 3% pendant l’accouchement (transmission de la mère à l’enfant) et 2% par la transfusion sanguine. "Dans l’ensemble, les femmes représentent 51% de malades. Au Congo l’épidémie se féminise", a souligné la secrétaire exécutive du CNSL, Marie-Francke Puruehnce. Le Congo a décrété en juillet dernier la gratuité des examens biologiques du sida et des Antirétroviraux (ARV), médicaments censés retarder l’évolution de l’infection chez les personnes atteintes.
Source : http://www.french.xinhuanet.com/
MSF : Sur dix enfants atteints du sida, neuf n’ont pas accès aux traitements dont ils ont besoin
MSF appelle à une plus grande disponibilité de diagnostics et traitements pédiatriques
PARIS, France, 29 novembre 2008/African Press Organization (APO)/ — Sur dix enfants porteurs du VIH/sida, neuf n’ont pas accès à des traitements anti-rétroviraux. Pour Médecins Sans Frontières (MSF), gouvernements et bailleurs doivent rapidement augmenter les capacités diagnostiques et de traitements pour les enfants. Les plus affectés sont les jeunes enfants nés avec le virus. Sans traitement, la moitié d’entre eux mourront avant leur deuxième anniversaire.
Alors que près de 1,9 million d’enfants auraient besoin d’un traitement anti-rétroviral, seuls 200.000 ont aujourd’hui accès aux médicaments dont ils ont besoin. MSF appelle les gouvernements et bailleurs de fonds à étendre les capacités diagnostiques et augmenter considérablement l’utilisation de médicaments pédiatriques en combinaison à dose fixe – une formule qui associe plusieurs médicaments en un seul comprimé. « Grâce à l’introduction de ce comprimé facile à utiliser, nous avons pu augmenter considérablement le nombre d’enfants mis sous traitement anti-rétroviral dans nos projets, explique le Dr Tido von Schoen-Angerer, directeur de la Campagne d’accès aux médicaments essentiels de MSF. Il est possible de traiter les enfants atteints du sida. Nous demandons aux gouvernements et bailleurs de faire preuve de plus d’ambition et de ne plus abandonner à leur sort la majorité des enfants malades du sida. »… (suite de l’article)
Source : http://appablog.wordpress.com/
HAÏTI : Les bailleurs de fonds donne la priorité au sida
JACMEL, 28 novembre 2008 (PlusNews) - Bien qu’il soit le seul hôpital public de la région sud-est d’Haïti et qu’il accueille plus de 500 000 patients, l’hôpital St Michel situé dans la ville côtière de Jacmel ne dispose que d’une ambulance et son appareil de radiographie n’est plus fonctionnel. En outre, l’établissement n’a pas de directeur médical, manque de personnel infirmier et a été privé d’électricité pendant des mois lorsque le générateur est tombé en panne.
Seule une partie de l’hôpital, la clinique qui traite les patients infectés au VIH, dispose de suffisamment d’effectifs et de matériel. La clinique peut même se vanter d’être équipée d’un système informatisé de gestion des dossiers. Enfin, contrairement aux autres services proposés dans l’établissement, tous les soins prodigués dans la clinique sont gratuits. Ce flagrant déséquilibre résulte des fonds que débloquent les bailleurs internationaux afin de financer spécifiquement les programmes VIH/SIDA, dans un contexte où le secteur de la santé publique manque fortement de ressources. « Nous voyons tous les jours des patients souffrant d’autres maladies, mais comme ils ne sont pas atteints du VIH, nous ne pouvons les aider », a déploré Margarette Vernet, l’administratrice de l’hôpital. « Ils accordent tellement d’argent au sida, qu’ils ignorent les autres problèmes, comme la mortalité maternelle ». Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, UNICEF, Haïti affiche les taux les plus élevés de l’hémisphère occidental pour la mortalité infantile et maternelle. Le VIH/SIDA fait certes de nombreuses victimes, mais le paludisme, la tuberculose, la diarrhée et les infections respiratoires font également figure de principales causes de décès sur l’île. Un débat international s’est développé au cours des 12 derniers mois afin de savoir si les importantes sommes débloquées par les donateurs afin de financer les programmes VIH/SIDA ont renforcé, ou au contraire fragilisé, les systèmes de santé nationaux. Un rapport rédigé par le Centre for Global Development basé à Washington, publié au mois d’août, a conclu que l’argent des donateurs a effectivement pu fragiliser les systèmes de santé dans les trois pays couverts par l’étude, soit l’Ouganda, la Zambie et le Mozambique, en créant des systèmes spécifiques au sida qui sont en compétition avec les systèmes de santé pour les travailleurs de la santé, qui accablent le personnel de santé avec des tâches administratives supplémentaires et qui surmènent des infrastructures inadaptées… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
CHINE : Une équipe de la télévision belge violemment attaquée dans le centre du pays
AFP | 29.11.2008
PEKIN | Une équipe de la télévision belge VRT a été violemment attaquée dans la province du Henan (centre de la Chine), où elle effectuait un reportage sur les malades du sida, a-t-on appris samedi auprès du journaliste agressé et du Club des correspondants étrangers de Chine.
Le journaliste belge de la radio-télévision publique flamande VRT Tom Van de Weghe, un caméraman australien et un assistant belge ont été frappés jeudi par huit hommes qui les avaient fait descendre de leur véhicule, a raconté à l’AFP M. Van de Weghe. "Il faisait nuit, nous avons reçu beaucoup de coups, certains violents, ils se comportaient comme des animaux", a-t-il dit. L’équipe a finalement pu repartir pour l’aéroport, mais les agresseurs leur ont pris les cassettes vidéos, de l’argent et des objets personnels, dont un téléphone portable, selon le journaliste. Auparavant, pendant toute la journée, ils avaient été suivis par deux voitures et un responsable d’une ONG travaillant sur des projets pour les malades du sida, qu’il devait interviewer, avait été convoqué la veille par les autorités locales, a précisé M. Van de Weghe. L’équipe tournait un reportage sur le sida dans le Henan, où dans les années 90 des milliers de paysans avaient été contaminés après avoir vendu leur sang, une activité très lucrative mais menée sans précaution sur le plan sanitaire par des fonctionnaires locaux avides de gains faciles. Des habitants ont affirmé à l’équipe de VRT que les assaillants agissent pour le compte de responsables locaux et qu’ils ont déjà pris pour cible une journaliste chinoise et des militants anti-sida… (suite de l’article)
Source : http://www.24heures.ch/
LIBAN : Sida : une progression de 22 % des cas au Liban
samedi 29 novembre 2008
Nada MERHI
Cent seize nouveaux cas de sida sont recensés au Liban en 2008, soit une augmentation de 22 %. Un appel à la vigilance est ainsi lancé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, pour stopper la progression de l’épidémie dans notre pays.
Cette année, la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre, témoigne d’une relance intensifiée de la campagne, surtout médiatique, appelant à la vigilance. Une relance d’autant plus justifiée qu’une augmentation de 22 % des personnes infectées par le VIH a été notée cette année, avec 116 nouveaux cas déclarés jusqu’en novembre 2008 contre 90 en 2007, selon les chiffres avancés par le Programme national de lutte contre le sida (PNLS). Les cas non publiés varieraient entre 2 500 et 3 000, selon le programme. Le chiffre croissant des cas d’infection dénote, selon les spécialistes, non seulement une augmentation du taux de dépistage grâce à l’établissement des centres de dépistage anonymes et gratuits sur l’ensemble du territoire, mais aussi en raison d’une augmentation de l’épidémie. C’est donc un appel à la vigilance qui a été lancé hier par le PNLS, le ministère de la Santé, le bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le bureau du Fonds des Nations unies pour la population au cours d’une conférence de presse donnée à l’ordre de la presse, à l’occasion de la Journée mondiale contre le sida, placée cette année sous le thème de « Femmes ! Prenez l’initiative. Leaders ! Honorez vos promesses : stoppez le sida ! ». « À l’échelle mondiale, nous notons une augmentation du nombre des femmes atteintes par le virus du sida », explique à L’Orient-Le Jour le Dr Jacques Mokhbat, président de la Société libanaise du sida, en marge de la conférence. « En Afrique subsaharienne, à titre d’exemple, plus de 60 % des cas d’infection par le VIH sont détectés chez des femmes, poursuit-il. Au Liban, le taux des femmes infectées reste faible (17,9 % des cas, selon le PNLS). » La « vulnérabilité » de la femme demeure la principale cause du taux élevé d’infections dans le monde. « Sur le plan biologique, celle-ci est plus vulnérable vu la surface plus large du vagin, ce qui permet la pénétration du virus à travers la muqueuse vaginale, souligne le Dr Mokhbat. La femme est également plus vulnérable sur le double plan social et économique. Sans oublier que dans certains milieux, elle est victime de violences conjugales et extraconjugales. »
Abolir les lois contre l’homosexualité
Et d’ajouter : « Malheureusement, jusqu’à présent, les hommes ne suivent pas toujours de bonnes directives de prévention, notamment les hommes hétérosexuels. L’épidémie ayant eu un aspect homosexuel au départ, les hommes hétérosexuels ont considéré qu’ils étaient moins à risque et ont pris donc moins de précautions. » « La campagne lance par ailleurs un appel aux leaders dans le monde pour maintenir leurs promesses, note le Dr Mokhbat. Ces derniers ont en fait promis de s’investir dans la lutte contre le sida, de favoriser la distribution de moyens de prévention, de promouvoir l’éducation dans les écoles, de lutter contre les lois coercitives et discriminatoires contre les personnes vivant avec le VIH ou celles qui sont dans les groupes vulnérables. » Des promesses qui, malheureusement, n’ont pas été tenues dans leur majorité. Lutter contre le VIH nécessite donc « une attitude positive, libérale, libre et ouverte ». « Il ne faut plus essayer de se cacher derrière le doigt, insiste le Dr Mokhbat. L’homosexualité existe. Elle a toujours existé et continuera à l’être. Personne n’a le droit de juger du bien-fondé d’un acte sexuel, qu’il soit homo ou hétéro. Il faudrait par conséquent éliminer les lois qui punissent l’homosexualité. »… (suite de l’article)
Source : http://www.lorient-lejour.com.lb/
Le 01 décembre 2008
Par Nada Akl
Le 1er décembre, c’est la journée mondiale du SIDA. Le docteur Jacques Mokhbat, de la Société Libanaise du SIDA, sonne l’alarme sur une épidémie qui gagne du terrain au Liban, même si les chiffres font état d’un nombre de cas déclarés relativement limité. Il insiste sur la nécessité d’informer les plus jeunes avant tout et de toute urgence, dénonçant d’une part une société qui refuse de vivre avec son temps, et d’autre part des professionnels de la santé qui gèrent mal leur responsabilité vis-à-vis des patients.
Quels sont les facteurs qui ont conditionné la propagation du sida au Liban et où en est-on aujourd’hui ?
De 1984 jusqu’au début des années 90, il n’y avait que quelques cas éparpillés, puisqu’en raison de la guerre, le Liban restait une société relativement fermée. A partir de 1992, avec le retour d’immigrés libanais au pays, il y a eu une augmentation notoire de l’épidémie. Ces émigrés, venant notamment d’Afrique, y avaient contracté le virus par des rapports sexuels avec des travailleuses du sexe, et l’ont transmis au Liban, souvent à leurs épouses. Vers la fin des années 90, la propagation du virus du SIDA est devenue relativement stable avec environ 50 nouveaux cas par an jusqu’à ces quelques dernières années où nous assistons à une deuxième phase de croissance. Il y a eu 90 nouveaux cas déclarés en 2007 et 117 en 2008. Je pense que cette évolution n’est pas uniquement due à l’amélioration des campagnes pour la détection du virus VIH. Nous sommes en plein dans une croissance de l’épidémie. En effet, si en 93, le virus du SIDA s’est propagé au Liban, en venant de l’extérieur, par des rapports sexuels dans le cadre du mariage, l’augmentation du nombre de cas à partir de 98 vient de la propagation du virus au niveau interne par des relations extraconjugales ou pré-conjugales, hétérosexuelles ou homosexuelles. Ainsi, la stabilité entre 1999 et 2006 était trompeuse, puisque le nombre de personnes porteuse du virus et venant de l’étranger diminuait alors que le virus se propageait dans le pays. Les personnes qui vivent avec le virus sont aussi de plus en plus jeunes (moins de 25 ans).
Quels sont les efforts à faire pour mieux éveiller la population ?
Arrivé à l’âge adulte, c’est trop tard. Il faut surtout essayer d’enseigner aux plus jeunes les principes d’une sexualité normale et saine. Il faut que les plus jeunes apprennent qu’il est important de se protéger pour toute relation hétérosexuelle ou homosexuelle. Les écoles religieuses et laïques, privées ou gouvernementales ne les informent pas. Pourtant, il faut vivre avec son temps. En n’étant pas correctement informés, les enfants apprennent une sexualité malsaine, ils trouvent leurs informations n’importe où, à la télévision, sur Internet, en discutant entre eux. Le drame du Liban, c’est que nous vivons, en pleine épidémie de SIDA, la libération sexuelle qui a eu lieu en occident dans les années 70. Et en plus, ici, les mentalités en sont encore à l’ère pré-ottomane !... (suite de l’article)
Source : http://www.iloubnan.info/
INDONÉSIE : En Papouasie indonésienne, le sida progresse au plus profond de la forêt
WAMENA - Indonésie (AFP) - Loin des regards, le sida fait des ravages en Papouasie occidentale, où les plus affectés sont les indigènes, dont la plupart ignorent tout de ce virus et des moyens de l’éviter.
A l’hospice de Wamena, au coeur de cette province indonésienne, Christina Mabele, 20 ans, est l’une des rares malades à connaître le mal qui la ronge et couvre son corps de plaies. Elle pourra peut-être sauvée, ce qui n’était pas le cas de l’une de ses amies, Juliana Halo. "C’était une copine de classe. Elle est morte hier", confie la jeune femme. Immense territoire de forêts impénétrables et de hauts sommets, la Papouasie occidentale connaît l’un des taux d’infection les plus élevés au monde en dehors de l’Afrique. Plus de 2,4% de la population est infectée et le taux progresse rapidement, selon les experts gouvernementaux. Le virus frappe à la fois les villes et les régions les plus reculées où prédominent les indigènes Papous, victimes à la fois de la pauvreté, de l’isolement, d’un manque d’éducation et de leurs pratiques sexuelles. "Au delà de ces montagnes, ils n’ont jamais entendu parler du VIH et du sida. Ils sont infectés mais ne le savent", se désole Amos Alua, employé par l’ONG Yukemdi pour éduquer les tribus. Avec la main, il montre les immenses sommets boisés qui séparent la vallée de Baliem de zones qui ne sont accessibles que par petits avions ou des jours de marche. Le monde extérieur commence à se mobiliser, comme en témoignent les dizaines de millions de dollars promis lors d’une conférence qui a réuni ce mois-ci gouvernement, institutions internationales et ONG à Jayapura, la capitale de la province indonésienne. Des campagnes de dépistage et d’information ont été décidées tandis que des parlementaires locaux sont allés jusqu’à proposer de poser une puce électronique sous la peau de patients porteurs du virus afin de prévenir sa propagation… (suite de l’article)
Source : http://www.avmaroc.com/
SÉNÉGAL : Face aux exactions qu’ils subissent : Les albinos tirent la sonnette d’alarme
29 novembre
Sidy DIENG
Les Albinos en ont assez de cette stigmatisation dont ils sont l’objet et qui fait d’eux des êtres à part, à la périphérie d’une société qui est pourtant la leur. Un cri de colère dont s’est fait l’écho Bamba Diop, président de l’Association nationale des albinos du Sénégal. Pour ce dernier, il est inadmissible que des êtres humains, parce qu’ils sont simplement malades, soient laissés pour compte, sans aucune prise en charge sociale. ‘Nous ne sommes impliqués ni dans les organes de décision ni dans les programmes sociaux de prise en charge’. Pire, poursuit-il, certaines pratiques occultes fondées sur des croyances d’un autre âge font des albinos des cibles très vulnérables à la merci d’une sorcellerie odieuse.
En effet, fait savoir Bamba Diop, il est malheureux qu’au 21e siècle, on continue de croire que les albinos sont porteurs de forces surnaturelles et qu’il devient de plus en plus courant d’entendre des gens dire qu’avoir des rapports sexuels avec un albinos, permet de guérir du sida ou d’accéder à la richesse. D’où, selon lui, tous les risques que courent, à longueur de journée, les albinos. Lesquels risques, selon le président de leur association, vont crescendo, surtout avec certaines pratiques fétichistes dont le Sénégal n’est malheureusement pas à l’abri. Il s’agit de la vente d’organes d’albinos très prisés dans le domaine de la sorcellerie. Aussi citera-t-il un cas en date. ‘Nous avons reçu une information comme quoi, au Burundi, les organes d’une jeune fillette de 7 ans atteinte d’albinisme ont été vendus à 250 millions de francs Cfa et il s’agit du vingt-huitième cas d’assassinat d’albinos dans ce pays’. Un trafic odieux et très lucratif qui fait ainsi des albinos des hommes de proie pour les trafiquants de tout bord… (suite de l’article)
Source : http://www.walf.sn/
BELGIQUE : Le traitement qui stoppe le SIDA dans les 48h remboursé à 100%
29 novembre
La trithérapie prophylactique sera remboursée pour tous à partir du 1er janvier, annonce Laurette Onkelinx. Ce traitement permet de stopper la maladie s’il est administré dans les 48h et sera remboursé en cas de viol ou d’agression à la seringue.
Jusqu’ici, seuls les professionnels de la santé (comme les médecins qui se seraient malencontreusement piqués avec une aiguille infectée) pouvaient bénéficier de ce remboursement. L’extension à toute la population est un grand soulagement, car ce traitement qui dure un mois est fort cher : 880€. La ministre de la santé expliquait ce matin dans les colonnes du journal Le Soir et sur Bel RTL à qui ce remboursement était destiné. "Cela regroupe une grande diversité de cas. Le premier, c’est la victime d’un viol, qui ignore si son agresseur est séropositif ou pas". Mme Onkelinx cite également les victimes d’agression à la seringue ainsi que toute personne qui aurait pu avoir un comportement à risque. "Une personne a une relation sexuelle avec une personne séropositive, se protège, mais le préservatif ne tient pas le coup", citait-elle comme exemple sur Bel RTL… (suite de l’article)
Source : http://www.rtlinfo.be/
FRANCE : Sur 2 087 patients dépistés à Toulouse 90 étaient séropositifs
Journée mondiale de lutte contre le sida. En 2008, le CHU a pris en charge de nouveaux malades.
Publié le 29/11/2008
S.R.
La Journée mondiale de lutte contre le sida se déroule aujourd’hui. Comme tous les ans, le village des associations s’installe place du Capitole. Cette journée de mobilisation est nécessaire mais pas suffisante pour les médecins spécialistes confrontés au virus 365 jours par an. « On parle moins du sida sous prétexte que les traitements sont efficaces, mais il y a toujours des gens qui se contaminent, des millions d’enfants africains qui vont mourir, des patients sans-papiers que l’on reconduit à la frontière », déplore Lise Cuzin au service des maladies infectieuses de Purpan.
Les idées préconçues ont la peau dure. Beaucoup associent encore sida à homosexualité et à toxicomanie. Or, la proportion d’hétéros est en augmentation, ainsi que l’âge des patients. Cette année, le service du CHU a pris en charge 2 087 patients, âgés de 46 ans en moyenne, envoyés par leur médecin généraliste ou le centre de dépistage de La Grave. « Parmi ces patients 71 ont eu un premier test positif entre le 1er janvier et le 31 octobre 2008 », explique le Dr Cuzin. « Sur 90 nouveaux patients, dont certains étaient contaminés depuis longtemps sans le savoir, il y avait 56 hommes et 15 femmes. 63 contaminations étaient d’origine sexuelle, dont 37 entre hommes. L’âge moyen de ces nouveaux patients est de 38 ans »… (suite de l’article)
Source : http://www.ladepeche.fr/


