VIH/Sida : le Cap-Vert présente une épidémie de type concentré à cause de groupes vulnérables
(Par : APS ) le 11 novembre 2011
Les Îles du Cap-Vert connaissent une épidémie de VIH/Sida de type concentré avec un avec un taux de prévalence nationale de 0,8% à cause de l’existence de groupes vulnérables, selon Célina Ferreira, chargée de programme au Secrétariat national de lutte contre le Sida.
‘’Les usagers de drogue à injection (UDI) et les alcooliques avec une prévalence de 3,2% et les professionnels du sexe (PS) où la prévalence est de 5,3% font que le Cap-Vert a une épidémie de type concentré’’, a-t-elle déclaré, dans un entretien avec l’APS.
Mme Ferreira, qui participait à Mbour à la première réunion du comité régional de pilotage du projet Frontières et vulnérabilités au VIH/Sida en Afrique de l’Ouest (FEVE), a également relevé que Praia, la capitale et ville la plus peuplée (491.000 habitants), connaît un taux de prévalence de 7,2%.
Selon les résultats de l’enquête démographique et de séroprévalence de 2005, le taux de prévalence nationale chez les hommes est de 1,1% et 0,4 chez les femmes, a souligné la chargée de programme au Secrétariat national capverdien de lutte contre le Sida.
L’Archipel a débuté, depuis 2004, le traitement antirétroviral (ARV) pour tous les patients éligibles, a expliqué Célina Ferreira qui a fait état de problèmes concernant les malades ‘’perdus de vue’’ à cause de la mobilité des personnes entre les îles et aussi dans la sous-région.
‘’Nous rencontrons aussi des problèmes sur l’observance du traitement ARV et aussi la complémentarité entre les services de soutien clinique et socio-économique, dû au fait que les Personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sont des gens très démunis, avec une vulnérabilité d’emplois et d’accès aux différents services qui sont offerts’’, a dit Mme Ferreira.
Face à ces obstacles, un cadre stratégique est mis en place et tient en compte cette vulnérabilité en analysant la question sous-régionale parmi la population migrante et aussi les questions internes, a-t-elle expliqué.
‘’Notre pays est constitué d’Iles, ce qui fait que l’accès au service dans les grands hôpitaux devient parfois difficile’’, a souligné Célina Ferreira qui déplore également des difficultés pour faire des analyses.
‘’Même pour le démarrage du traitement, les malades se font désirer à cause de la constitution des Iles’’, a-t-elle ajouté, non sans préciser que le traitement est totalement gratuit. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.aps.sn/aps.php?page=arti...]
La chlamydiose génitale en hausse
(Par : L’EVEIL.COM ) le 11 novembre 2011
Cette infection transmissible sexuellement se caractérise, pour les hommes, par un écoulement du pénis, une sensation de picotement au niveau de l’urètre et une sensation de brûlure au moment d’uriner. Pour ce qui est des femmes, la maladie se manifeste par un écoulement génital, des douleurs abdominales ou pelviennes, une sensation de brûlure au moment d’uriner ainsi que des saignements vaginaux anormaux. Il faut savoir que la majorité des patients infectés sont asymptomatiques, ce qui veut dire que l’infection peut persister durant des mois, peut-être même des années, augmentant significativement le risque d’infecter le(s) partenaire(s) à son (leur) insu. Sans diagnostic, ni traitement, la chlamydiose génitale peut entraîner la stérilité et augmenter le risque de contracter une infection à VIH. À ce chapitre, sachez que 15 % à 20 % des femmes sont réinfectées par leur partenaire après le traitement. Selon l’Agence de la santé publique du Canada, la chlamydiose génitale est l’infection la plus répandue dans le monde entier. On estime qu’il y a eu 89 millions de cas en 1995 ; c’est l’Asie qui a été la plus touchée, suivie par l’Afrique subsaharienne. Les 15 à 24 ans plus touchés Dans les Laurentides, en 2010, plus de 1 400 cas, répartis dans tous les réseaux locaux, ont été déclarés ; ce nombre ne représente qu’une fraction des cas véritables. En 2010, les jeunes de 15-24 ans (dont 70 % de femmes) représentaient près de 70 % des cas de chlamydiose génitale déclarés (taux d’incidence de 1 503 pour 100 000). Infectées, les femmes enceintes risquent gros pour leur bébé. Troubles pulmonaires ou troubles oculaires – qui pourraient rendre aveugles les nourrissons – figurent parmi les plus grands dangers courus. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.leveil.com/Actualit%C3%A...]
Voilà, voilà, ça recommence ! Des réponses saines contre la criminalisation des séropositifs
(Par : LE MEGALODON.NET ) le 09 novembre 2011
Sandra : Condamné parce qu’il est séropositif. Peut-être que certains d’entre vous ont entendu parler de ce sujet. L’émission Survivre au sida a choisi de diffuser la prise de parole d’Aline. Elle s’était exprimée en avril 2005 sur ce sujet. C’est une maman qui a un enfant de 11 ans, enfin à l’époque son enfant avait 11 ans. Elle a toujours refusé la haine et la tentation de la vengeance, comme presque toutes les personnes concernées par le VIH. Je vous propose d’écouter Aline. Début du son. Reda : Pourquoi, toi, tu n’as pas porté plainte contre la personne qui t’a contaminée ? Aline : Par respect, tout simplement par respect de cette histoire, qu’on a vécu ensemble. Certains moments, on se disait je t’aime, je lui ai dit je t’aime, pour ces mots-là, je ne pouvais pas l’enfermer. Je ne pouvais pas l’enfermer sachant que la prison ne résoudrait pas ses problèmes. Reda : Deuxième question, pour toi, un séropositif, qui contamine quelqu’un qui est séronégatif, pourquoi n’est-il pas un criminel pour toi, à tes yeux ? Aline : Il n’est pas un criminel parce qu’il est peut être en manque d’information. Il peut être en manque d’aide psychologique, parce que, quand on n’arrive pas à comprendre ce qui nous arrive, il vaut mieux éviter ce qui nous arrive et l’oublier. Donc, faire comme si de rien n’était. Pour moi, oui, c’est un problème psychologique. Un mal-être qui s’instaure. Evidemment, on est tous mal à l’aise vis-à-vis de cette maladie parfois. Pour moi, ce n’est donc pas un criminel. C’est quelqu’un qui a besoin d’aide. D’aide médicale. Reda : Si les procès, les condamnations se multiplient, quelle va être la conséquence de ces procès sur le regard que porte la société sur les personnes qui vivent avec le VIH ? Aline : Déjà que ce n’est pas facile de parler de sa maladie. C’est très difficile de se confier. Alors, avec de plus en plus de condamnations pour nous, on vivra encore plus dans l’ombre. On n’en parlera encore moins. On fera peut-être moins de prévention. Quand je parle de ma maladie, quand j’arrive à en parler avec des jeunes, j’en profite pour faire de la prévention, pour leur faire comprendre que ce n’est pas qu’à Paris, ce n’est pas que dans certains milieux. Ca peut être partout. Il faut être vigilant. Il n’y a pas que le SIDA qui est MST. Il y en a partout. Alors oui, on risque de se taire. Les gens risquent de ne plus se faire dépister. Donc de ne plus se soigner, etc. Une telle loi, m’inquiète aussi pour mon petit, parce que, j’ai beau lui dire maintenant, utilise des préservatif, etc. Le jour, où il sera dans sa chambre avec sa petite copine, je ne serai pas là pour vérifier. L’erreur est humaine aussi. Toujours responsable quand on est jeune, ce n’est pas évident non plus. J’espère que ça se passera bien pour lui, et puis, qu’effectivement, on n’arrivera pas un jour, à ce genre de problème. Bon, cela dit, on est à l’abri de rien. Ca peut arriver. Ce ne sont que de si mais, ça m’inquiète quand même. Reda : Aline, au micro de l’émission Maghreb Afrique Survivre au sida. Aline est la maman d’un enfant de 11 ans. La maman et son enfant sont touchés, sont concernés. Elle réagissait aux propos tenus par l’association femmes positives. Fin du son. Sandra : Femmes positives, une association qui réclame la criminalisation des hommes séropositifs soupçonnés d’avoir contaminé leur partenaire féminin. Maintenant je vous propose d’écouter la lecture d’une lettre ouverte, publiée le 19 mai 2004, qui explique pourquoi l’émission Survivre au sida prend position contre la logique de criminalisation et d’enfermement des séropositifs. Nous déplorons le fait que des personnes séropositives fassent le choix d’engager des poursuites pénales contre une autre personne vivant, elle aussi, avec le VIH. Le sida est une maladie profondément injuste, parce qu’il prend pour cible d’abord les déshérités et les opprimés. C’est en s’organisant et en se mobilisant collectivement que les malades et les familles confrontées à l’épidémie ont, jusqu’à présent, réussi à faire reconnaître notre droit non seulement aux soins mais à la dignité. Il peut paraître compréhensible que des personnes récemment contaminées tiennent d’autres séropositifs responsables de leur contamination. Mais quelle que soit la « punition » infligée, elle ne guérira personne de l’infection à VIH. Par contre, en criminalisant la transmission du virus, elle précarisera l’ensemble des séropositifs. Oui, les séropositifs sont pleinement responsables de leur santé et de leurs actes. Mais les séronégatifs le sont aussi. Dans une relation sexuelle consentante, il y a toujours deux personnes responsables. En tant que séropositifs ou partenaires (maris, femmes) de séropositifs, nous avons appris qu’on ne peut pas protéger les autres, on ne peut que se protéger soi-même. Les femmes séropositives ont le plus souvent été contaminées par leur mari ou conjoint, mais dans ce cas le problème posé est non pas celui de la séropositivité mais celui du pouvoir des hommes sur les femmes. N’est-il pas profondément injuste de faire porter uniquement à ceux qui sont déjà malades le poids de la responsabilité de la prévention, et de réduire le débat à une question de morale à sens unique ? Pour poser la question brutalement : veut-on faire payer aux séropositifs le prix de l’inconscience de séronégatifs « irresponsables » ? Nous savons que ce n’est pas par la menace de l’emprisonnement qu’on mettra fin aux prises de risques sexuels, encore moins à l’injustice de l’épidémie du sida.” J’arrête la lecture ici. Il s’agit de quelques extraits. Si vous souhaitez la lire entièrement, rendez-vous sur le site lemegalodon.net. Pareil pour écouter le récit d’Aline. Je vais maintenant me tourner vers Tina, Ali et Loane pour vous poser cette question : quelle serait votre réaction si vous apprenez que vous avez contaminé quelqu’un ? Je vois Tina qui prend une grande respiration, qui à l’air de réfléchir. Ali ? Ali : Moi je, normalement honneur aux dames, mais je vais me prononcer là-dessus. Moi, ayant vécu en couple sérodifférent et ayant fait courir des risques, entre autres, à la mère de mon fils, c’est vrai que, j’aurais probablement culpabilisé jusqu’à la fin de mes jours, si je l’avais contaminée. Mais, il se trouve que j’ai été confronté à ce problème. Je lui avais dit que j’étais usager de drogue par voie intraveineuse. Je ne lui ai jamais dit clairement que j’étais séropositif, bien que je le savais. Et donc, quand elle a souhaité avoir un enfant, je lui ai dit de faire des examens et tout s’est bien passé par la suite. De fait, j’ai eu des rapports à risque avec trois femmes, à qui, j’ai demandé de faire des examens par la suite. Fort heureusement, aucune des trois n’a été contaminées. Il y a même une situation particulière, c’est qu’une des femmes avec qui j’ai passé deux, trois mois, en permanence ensemble, elle me disait qu’elle était séropositive. Donc, on ne prenait aucune précaution. Il se trouve qu’un jour, elle va à l’hôpital, elle fait des examens et quelques jours après, elle reçoit les résultats et elle était séronégative. Donc, c’est vraiment des situations toutes plus compliquées les unes que les autres. Bon, maintenant, on sait très bien qu’il faut protéger son partenaire, il y a différentes manières, le préservatif et la prise de traitement. Je pense que, ça aurait été un fardeau de savoir que j’ai contaminé une femme. Je pense que ça aurait été quelque chose qui m’aurait énormément déprimé. Et je finis sur l’aspect pénal. Ce n’est pas le premier cas. Le cas qui a fait jurisprudence, il remonte il y a 8, 9 ans, en arrière. Il y en a eu quelques-uns depuis. Donc, c’est entre deux personnes. Tous les avis sont respectables. Mais, voilà quoi, maintenant que c’est passé au pénal, il y a eu des cas qui ont fait jurisprudence, on ne reviendra pas en arrière et je pense que, ça risque d’être sanctionné, de plus en plus lourdement. Sandra : Tina ? Tina : En gros, je pense que, dès qu’on a une sexualité avec une personne séronégative, qu’on prend bien son traitement, le risque il est infime. Le risque zéro n’existe pas. Pour ma part, oui, j’essaye de diminuer au plus le risque avec mon partenaire séronégatif et je pense que, une majeur partie des personnes séropositives sont dans le même cas. Une contamination, ça ferait extrêmement mal. Je pense que, c’est parfois pas mal d’en parler aussi. De dire, si tu serais contaminé, on ne peut pas dire que c’est inexistant. Si peut-être ça arrive, ça peut taper encore plus fort. Après, je pense que, je connais des personnes que j’apprécie beaucoup, qui ont fait prendre des risques à leur partenaire parce qu’ils n’avaient pas eu le courage de le dire, parce que, la société ne nous aide pas dans ce domaine. La société est extrêmement stigmatisante. Devoir le dire à tous les coups, ça revient pour certaines personnes à ne plus avoir de sexualité. Donc là aussi, la question, pourquoi c’est tellement difficile pour une personne séropositive de le dire à son partenaire. C’est aussi parce que l’image des personnes séropositives est toujours choc, est toujours une raison de partir, de quitter la personne. On ne peut pas juger et effectivement, je pense qu’une personne séronégative est responsable de sa santé et c’est à chacun de se protéger. Sandra : Loane ? Loane : Moi je pense quand même, j’attends ma troisième fille. Donc avec 3 pères différents. C’est vrai que, moi j’ai toujours cette question là, du après. Donc je disais, même s’il y a très peu de chance de contamination, au fond de nous, on a toujours un doute. Même si on sait que non. On a toujours la peur de ça. De contaminer. Même si on sait qu’il n’y a pas de risque vraiment, c’est minime. On a toujours au fond de nous, quand même la peur de contaminer quelqu’un. Même si on sait que non. La personne, si elle fait des tests, si elle est suivie. Mais au fond, on a toujours peur pour la personne qu’on aime, avec qui on est. Ca, c’est clair. Moi je vois aussi, où j’habite, il y a des personnes qui ont contaminé d’autres personnes, dont plusieurs personnes. Il y a eu jugement. La personne n’a jamais été condamné à rien. On la voit encore en train de contaminer actuellement sur Saint-Brieux. Donc, il y a eu plusieurs personnes qui ont porté plainte contre cette personne-là. Rien n’est fait. Donc ça dépend aussi des tribunaux. Sandra : Et deuxième question : Si un de vos ex faisait un procès, alors que cette personne n’a pas été contaminé, situation qui s’est déjà produite, comment vivriez-vous cette situation ? Que diriez-vous à votre ex partenaire ? Tina : Du moment que cette personne était au courant de cette sérologie. Il était consentant. Sinon c’est vraiment enfermer les séropositifs dans une pièce et les obliger à avoir des rapports entre eux. Si on peut être condamné pour avoir des rapports avec une personne séronégative, ce n’est pas possible quoi. Au contraire, moi je me demande si des personnes séropositives ne pourraient pas plutôt aussi penser à porter plainte contre des personnes séronégatives, à qui, on a annoncé notre sérologie, et qui après, vont le crier sur tous les toits, parce que ça, ce n’est pas pire ? Donc oui, voilà, une personne séronégative qui connaît le statut de la personne, je pense qu’il n’y a pas de raison qu’elle puisse porter plainte. Sandra : Ali ? Ali : Pour ma part, si j’avais eu le malheur de contaminer une partenaire et qu’elle m’aurait traîné devant la justice, je ne pourrais pas la blâmer. Ce n’est quand même pas un cadeau. De fait, j’ai vécu la situation complètement inverse. Quand mon fils, il est né, un peu égoïstement, j’ai pris la décision de me séparer de la mère de mon fils, bien que je savais que ça allait faire du mal à trois personnes. Etrangement, dans des crises de dépit, et d’énervement, la mère de mon fils, m’a quasiment, littéralement, reproché de ne pas l’avoir contaminée, parce qu’elle sait, que par rapport à ma mentalité, je serais resté avec elle, je me serais senti obligé de rester avec elle. Donc, vraiment, chaque cas est différent et spécifique. Maintenant, si jamais j’avais contaminé quelqu’un et que la personne m’avait envoyé derrière les barreaux, j’aurai accepté et voilà. C’est comme ça quoi. Sandra : Loane ? Loane : Je suis d’accord. Je pense que, moi aussi, je ne pense pas que ça arriverait, je n’espère pas. Mais de toute de façon, on assume ce qu’on fait quoi. On vit avec tous les jours. Le fait d’avoir 3 enfants, j’assume, même pareil, ce qu’on me dit. Quand j’ai eu ma fille, il y a 11 ans, on m’a dit votre fille a de grands risques d’être malade, parce qu’on ne sait pas quel effet a la trithérapie. Bah tant pis, je l’ai eu. Pareil, j’aurai pu la contaminer en sachant que j’allais la contaminer. Mais je l’ai eu parce que j’assume, c’est pareil, c’est contaminer quelqu’un, c’est ma propre fille. Elle n’a rien. J’ai quand même assumé jusqu’au bout et j’assumerai si un jour je contaminerai quelqu’un. Au Comité des familles, le sujet a été évoqué dernièrement, lors d’un atelier pôle qualité de vie. C’était le sexologue Jacques Waynberg qui était venu échanger avec les personnes concernées par le VIH. Et puis quelqu’un a posé la question, est-ce qu’une personne séropositive doit obligatoirement dire à son partenaire qu’elle est séropositive ? Est-ce que, avant tout rapport sexuel, on doit faire l’annonce. Et, voici comment Jacques Waynberg a répondu. Début du son. Jacques Waynberg : C’est une question qui a été malheureusement posé à la justice. Il y a eu des procès pour manquement de sincérité, tromperie, empoisonnement. Enfin bon. Là, on est dans quelque chose qui est une caricature de la société actuelle. Je ne sais pas si aujourd’hui encore, un tribunal, se prendrait la tête pour condamner ce genre de situation. Mais à l’époque, où c’était vraiment une obsession politique, où il y avait beaucoup d’enjeux financier, c’était très présent dans l’esprit des ministres des uns et des autres pays. Effectivement, ça pousse à rendre la chose juridique. Alors c’est comme si, il faut banaliser le truc, c’est comme si on n’allait devoir absolument annoncer qu’on a un cancer. C’est comme si qu’on allait annoncer qu’on a que deux dixième sur la vision d’un oeil. Il faut aller jusque là. C’est-à-dire qu’il faut arrêter de stigmatiser le VIH. Il y en a marre. Pourquoi est-ce qu’on serait obligé d’annoncer ça, sous prétexte que c’est une MST ? C’est comme si, une fille allait dire, j’ai des mycoses, excusez-moi, vous me plaisez beaucoup, mais je ne peux pas aller plus loin. On peut pousser le ridicule assez loin précisément pour montrer le ridicule de la situation. Fin du son. Sandra : Alors, que pensez-vous des propos de Jacques Waynberg ? Loane je t’ai vu rigoler. Ali aussi. Pourquoi avez-vous souri quand vous avez écouté Jacques Waynberg parler sur ce sujet ? Loane : C’est qu’il compare ça à des mycoses quoi. Moi, pour mon cas, je ne le cache pas. Maintenant, je n’ai pas besoin de le cacher. En général, je le dis tout de suite. Même que ce soit les gens qui m’entourent, parce que, on ne sait jamais, s’il m’arrive quelque chose, que j’ai un accident quelque part, je me dis, les pompiers, comment ils peuvent le savoir ? Donc en fait, moi je pense à ça tout le temps. Je me dis, là où je suis, faut qu’il y ait une personne qui le sache. Tout simplement parce que, s’il m’arrive quelque chose, qu’il y a quelqu’un qui sache ce que j’ai. Je ne le cache pas, que ce soit à mes conjoints ou à mon entourage. Là où je vais, il y a toujours quelqu’un qui sait ce que j’ai. Sandra : Ali, oui. Ali : Moi en même temps, je me pose la question de savoir, si on pousse le bouchon un peu plus loin, un enfant qui naît séropositif, à l’avenir, s’il s’entend mal avec sa maman, est-ce qu’à l’avenir, on verra des cas de figure où les enfants porteront plainte envers les parents de ne pas avoir avorté et, par conséquent, de leur avoir transmis le VIH, dès leur naissance. Donc c’est vrai que, c’est un sujet qui n’est pas évident à traiter. Déjà, en société, et devant la justice quoi. Sandra : Tina, quelque chose à rajouter par rapport à ce qu’a dit Jacques Waynberg ? Tina : Je pense que c’est une question de relation. Si c’est une histoire d’une nuit ou une histoire passagère, je pense que tant que la personne, tant qu’il y a un préservatif, non seulement pour le VIH, c’est une hygiène de vie quoi. Dans ces cas-là, je pense que ce n’est pas la peine de le dire. Ca ne regarde pas la terre entière qu’on soit séropositif. Maintenant pour une relation, qu’on espère longue et stable, je pense que, pour la relation, c’est plus efficace de le dire au début, disons, pas dès le premier jour de la rencontre, mais assez rapidement, pour que la personne en face, ne se sentent pas trahie, si elle l’apprend au bout de an ou deux. Je parle de mon expérience personnelle. Quand je me suis mise avec quelqu’un, que j’ai vu que c’est une relation, que j’ai envie qui dure, je lui ai dit, rapidement, pour pas qu’il se sente ensuite trahi quoi. (...)
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L’envers de la médaille
(Par : LA PRESSE.CA ) le 11 novembre 2011

Émilie Beauchesne
L’auteure est candidate à la maîtrise en science politique et en études féministes à l’UQAM. Depuis les années 1920, partout en Occident, nous célébrons le courage des hommes morts au combat, sur le champ de bataille. Ces commémorations militaires font très peu référence aux victimes civiles, majoritairement des femmes et des enfants qui pourtant sont dénombrées à plus de 230 millions au cours du 20e siècle. En fait, ce devoir de mémoire occulte l’envers troublant de la médaille.
En ce jour du Souvenir, nous sommes des milliers à porter le coquelicot blanc et à se souvenir des civils victimes des guerres passées et actuelles, principalement des femmes et des enfants. Amnistie internationale estime à 5% le nombre de victimes féminines durant la Première Guerre mondiale. Durant la décennie 1990, l’organisme estimait à 80% le nombre de femmes et d’enfants victimes d’une guerre. On constate une forte augmentation des « dommages collatéraux », peu importe la nature des conflits et les États impliqués.
Évidemment, ces statistiques ne révèlent aucunement les blessures psychologiques, physiques engendrées par les conflits armés et les faiseurs de guerres. Bien que les femmes aient été exclues de la vie militaire jusqu’à tout récemment, elles connaissent les dures réalités de la guerre, elles sont un champ de bataille.
La guerre, fondamentalement coloniale, impérialiste et patriarcale, exacerbe les rapports sociaux entre les États et entre les groupes ethniques, les genres. La chasse aux femmes est une véritable guerre dans la guerre. Le viol fait la guerre et la guerre fait le viol. Les crimes sexuels - crime contre l’humanité - sont systématiques, généralisés, et planifiés.
Il existe des constantes en temps de guerre : l’augmentation de la violence, particulièrement à l’égard des femmes et des groupes vulnérables. Les guerres et les conflits armés sont des moments historiques dans lesquels s’orchestrent toutes sortes d’atrocités commises à l’encontre des femmes et des enfants.
De façon générale, la guerre permet les bombardements, les famines, les exécutions de masse, la torture, l’emprisonnement arbitraire, la migration forcée, l’épuration ethnique, les menaces et l’intimidation. Outre ces violences, on retrouve également les violences psychologiques et sexuelles. Celles-ci se traduisent par le viol, la mutilation sexuelle, le harcèlement sexuel, la prostitution forcée, la violence domestique, le mariage forcé, la contraction du VIH/SIDA, les grossesses forcées, l’avortement forcé.
Ces crimes sont commis à l’égard des femmes parce qu’elles sont des femmes. La problématique du viol en temps de guerre s’inscrit dans un contexte de domination masculine. D’ailleurs, 10% des Marines américains interrogés lors d’une enquête indiquaient avoir commis un viol, que ce soit ou non en contexte de guerre.
Les cibles des agresseurs ne sont pas uniquement des femmes du camp ennemi. Dernièrement, en 2007, une bombe est tombée dans l’actualité en révélant des pratiques sexuelles des soldats américains. En fait, les femmes soldates postées en Irak (une soldate sur 7 soldats) se battent sur deux fronts simultanément : celui de la guerre à proprement dit et celui des agressions sexuelles commises par leur frère d’armes. En dépit des structures, elles ne bénéficient d’aucune protection, et elles sont donc toujours perçues comme des êtres de plaisir. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.cyberpresse.ca/debats/op...]
Suspendre immédiatement le paiement de la dette, une question de survie pour la Grèce
(Par : rtbf.be ) le 11 novembre 2011
Un gouvernement d’union nationale vient de se former en Grèce avec comme premier Ministre Loucas Papadimos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). La priorité de ce nouveau gouvernement est de défendre le " plan de sauvetage " européen élaboré le 27 octobre à Bruxelles. Cette soumission des autorités grecques à leurs créanciers, en plus de constituer un déni démocratique supplémentaire à l’égard du peuple qui continue à se mobiliser contre les plans d’austérité à répétition, risque bien d’entraîner tout le pays dans un suicide collectif.
Une dette en partie illégale
Comme le souligne la Commission (citoyenne) grecque d’audit sur la dette publique, l’accord du 27 octobre ne résout pas le problème de la dette, mais au contraire donne lieu à de nouveaux fardeaux. La restructuration de la dette prévue dans le plan de sauvetage entraînera notamment, une fois encore, la réduction des retraites, des allocations sociales et des salaires ainsi que des licenciements massifs de travailleurs du secteur public, appauvrissant encore davantage le peuple grec. L’objectif officiel serait de réduire la dette publique à 120% du PIB à l’horizon 2020, ce qui ne lui enlèvera pas son caractère " insoutenable ". En effet, si ce niveau était " soutenable ", pourquoi l’Italie qui affiche le même ratio est-elle sommée par la Troïka (Banque centrale européenne, Commission européenne et FMI) de réduire sa dette ?
Pour la Commission grecque d’audit sur la dette publique, il ne faut rien attendre des créanciers. La suspension unilatérale du paiement de la dette publique combinée à l’audit sont d’une nécessité vitale. Cet audit, qui doit être démocratique (placé sous le contrôle de la population), permettra de faire la lumière sur la partie de la dette illégale, illégitime et non conforme à la Constitution. Rappelons, en effet, que les dettes contractées depuis 2010 à l’égard de la Troïka sont issues d’accords odieux qui violent de façon manifeste la Constitution, notamment en supprimant le salaire minimum légal.
Aujourd’hui, la population grecque est en situation de détresse. En octobre 2011, le taux de demandeurs d’emploi a atteint 22%, culminant à 40% chez les jeunes. Les contrats à temps plein sont convertis en contrat à temps partiel ou soumis au chômage partiel, avec d’importantes réductions de salaire. Sur une période de 1 à 4 mois, un tiers des salariés du privé n’a pas été payé ; des dizaines de milliers d’entreprises ont déjà mis la clé sous la porte (14 000 au premier trimestre 2011) tandis que d’autres sont actuellement en procédure de liquidation judiciaire. A cette crise économique et sociale s’ajoute aujourd’hui une crise sanitaire. Selon MédecinssansFrontières, 30% des Grecs se soignent dans des cliniques de rue (contre 5% auparavant). Certaines entreprises pharmaceutiques refusent même de livrer certains hôpitaux, de peur de ne pas être payées. Les retraités, les chômeurs, les sans-abri, les personnes touchées par le VIH et la tuberculose sont privés de couverture maladie. A ceux-là s’ajoutent les 22% de la population active non déclarée, qui n’ont donc aucune couverture sociale. Les coupes dans certains budgets liés à la santé comme l’assistance sociale et le traitement de certaines maladies peuvent aller jusqu’à 80% . (...)
Source et suite de l’article : [http://www.rtbf.be/info/opinions/de...]
HCM-Ville reçoit de nombreuses aides d’ONG
(Par : Vietnam ) le 11 novembre 2011
Les relations entre les organisations de masse de Ho Chi Minh-Ville et les organisations non gouvernementales internationales (ONG) étrangères ont abouti ces derniers temps à de bons résultats.
Elles ont contribué au renforcement et à l’approfondissement des relations d’amitié et de compréhension entre le peuple vietnamien, dont celui de Ho Chi Minh-Ville, et les peuples des pays étrangers.
En particulier, Ho Chi Minh-Ville a réceptionné de nombreuses aides d’ONG. Entre 2007 et juin 2011, la ville a bénéficié de 63 projets, et de 484 aides non remboursables totalisant 111,5 millions de dollars. Les décaissements s’élèvent à plus de 75 millions de dollars.
Selon les rapports de l’Union des organisations d’amitié de Ho Chi Minh-Ville (UOAH) présentés vendredi lors du 2e Congrès de cette organisation, les montants des aides des ONG augmentent progressivement. En effet, la métropole du Sud reçoit chaque année environ 15-16 millions de dollars sous diverses formes (projets, aides, dons...).
Ces aides vont pour l’essentiel à la santé, à la prévention et à la lutte contre le VIH/sida, à l’éducation, aux personnes handicapées, aux femmes et des enfants, ainsi qu’aux activités sociales et humanitaires...
Parmis ces projets, certains sont de grande envergure, notamment celui de coopération dans la "Recherche sur les maladies infectieuses graves au Vietnam", réalisé par le Service de la Santé de Ho Chi Minh-Ville et l’unité de recherche britannique de l’Université d’Oxford, d’une durée de 10 ans et d’un budget de 27 millions de dollars. (...)
Source et suite de l’article : [http://fr.vietnamplus.vn/Home/HCMVi...]
Biennale d’Istanbul : « Sans titre »
(Par : Aujourd’hui la Turquie ) le 11 novembre 2011
Pour ce faire, l’espace des bâtiments d’Istanbul Modern a été transformé spécialement pour répondre à la logique des œuvres présentées. Les hangars ont été organisés en petites salles, avec des passages en forme de labyrinthe inspirant aux spectateurs la continuité et le lien entre les artistes des quatre coins du monde. L’idée des deux conservateurs est de faire un projet uni, avec des liens thématiques entre les œuvres et de les rassembler en un même endroit, non pas dans la ville entière, comme c’était le cas les années précédentes. Ainsi ils mêlent l’histoire, la politique, les espaces pour permettre des associations d’idée dans l’esprit des visiteurs.
La Biennale 2011 est dominée par un mot : Untitled. Cet excentrisme vient de la muse de la Biennale d’Istanbul cette année, Felix Gonzalez-Torres, un artiste contemporain cubano-américain. Aucun de ses travaux ne sont présentés à la Biennale, mais les thématiques de ses œuvres inspirent et déterminent la sélection des artistes qui y participent. Chacune des œuvres de Gonzalez-Torres est intitulée « Untitled » et seulement à côté, entre parenthèse, est mentionné le vrai titre. C’est la raison pour laquelle la Biennale porte le même nom.
L’art de Felix Gonzalez-Torres inspire les organisateurs de la Biennale avec ses sujets universels par le prisme minimaliste, qui ont souvent trait à la vie intime. Plutôt que de donner un titre et d’orienter la lecture des œuvres, les deux curateurs préfèrent laissez les interprétations libres aux spectateurs.
Felix Gonzalez-Torres croise politique et univers personnel, le public et l‘intime dans ses travaux et cela inspire les deux conservateurs pour organiser la Biennale autour de cinq thèmes majeurs, avec une idée en tête : montrer le lien entre l’art et la politique et en parler ouvertement à travers la Biennale.
Les cinq salles
Abstraction est la salle qui montre la vision politique des artistes abstractionnistes d’une façon minimaliste à travers les objets du quotidien. La sale Ross, hommage au compagnon de Gonzalez-Tores, est la salle de ceux qui montrent le privé, l’espace intime, l’identité et l’amour, et finalement, la perte. À la recherche de l’identité, la salle Passport évoque l’aspect politique, les frontières physiques et la migration : ce sont les sujets de la restriction et de la discrimination. Toujours inspirée par l’art du cubano-américain, la salle Histoire nous invite à penser à l’histoire imaginaire, à sa réécriture et à ses lectures multiples à travers la confrontation entre l’histoire officielle et l’histoire humaine. Finalement, la salle Mort par fusil est organisée autour de la violence, la mort, la guerre dans nos vies en se concentrant sur les rôles de l’assassin, de la victime et de l’arme.
Sans véritable limite thématique, la Biennale permet aux artistes de s’exprimer sur une variété de sujets qui semblent universels. Et cependant, l’esprit de la révolution et de l’exclusion domine dans la plupart des œuvres. Une grande majorité des artistes sont engagés pour les événements au Moyen-Orient ou traitent de la révolution et de la guerre. En touchant des sujets d’actualité, la Biennale donne sa propre vision : celle de l’aspect intime, de la discrimination, de la place du monde intérieur et de la personnalité dans les grandes transformations. En unifiant les œuvres sur Israël, les révolutions en Amérique latine et la guerre au Vietnam, la Biennale inspire le sentiment d’harmonie et de lien entre les travaux de différents artistes et impressionne de par la similarité des voies d’expression des concepts comme la guerre, l’exclusion ou l’espace intime.
La Biennale 2011 « Sans titre » est ouverte à la visite jusqu’au 13 novembre à Antrepo 3 et 5 à Istanbul Modern.
Les intrépides soldats de plomb
Un jeu d’associations frappant est présenté par Ala Younis, auteur de Tin Soldiers [2010-2011] (Soldats en étain [2010-2011]) : plus de 12 000 soldats, de taille d’environ cinq centimètres, bien ordonnés dans leurs rangées, attendent les visiteurs de la Biennale. C’est une représentation proportionnelle des troupes qui ont participé aux conflits du Moyen-Orient pendant les révolutions arabes. Peints à la main, les petits guerriers portent les uniformes d’Egypte, du Liban, d’Irak, d’Iran, d’Israël, de Jordanie, de Palestine, de Syrie et de Turquie - les neuf armées impliquées dans le Printemps arabe. L’artiste d’origine koweitienne nous les présentent côte à côte, presque identiques, unifiés sous le drapeau de leur pays.
L’idée de l’exposition vient des recherches d’Ala Younis sur les soldats participant aux conflits dans le monde arabe et leur perception personnelle de la guerre. Frustré par le nombre énorme de soldats mal armés, mal entrainés et poussés vers l’armée pour des raisons économiques ou suite à la propagande politique, l’auteur crée son installation de petits soldats métalliques avec l’idée de montrer leur côté inoffensif, voire pacifiste. Selon l’artiste, le Printemps arabe crée une nouvelle forme de solidarité entre les peuples arabes et une coordination, voire une symbiose, entre l’armée et les révoltés. En utilisant le symbole des petits jouets, devenus populaires entre les deux guerres mondiales, à l’époque où le Moyen-Orient était engagé dans les guerres d’indépendance, l‘auteur nous propose un regard sur le support silencieux des armées et leur volonté d’être les complices des peuples révoltés.
Exposition de groupe,Untitled(Ross)
Contrairement aux autres expositions de groupe de la Biennale, celle-ci tient directement son nom d’une oeuvre de Felix Gonzalez-Torres, “Untitled” (Ross) (1991), représentant son compagnon, Ross, mort du sida cinq ans avant Gonzalez-Torres. Un portrait d’un genre particulier puisqu’il s’agissait d’un amoncellement de 175 pounds de bonbons. Œuvre interactive où le spectateur pouvait piocher parmi les sucreries et ainsi, manger une partie du corps de Ross, une manière de critiquer la répulsion de l’époque vis-à-vis des personnes atteintes du VIH.
Le fléau du virus du sida était alors – comme il peut encore l’être aujourd’hui dans l’esprit de certains – largement associé à la communauté gay. À travers les travaux exposés dans cette salle, on ressent la volonté des artistes de montrer au spectateur que le quotidien d’un couple homosexuel n’est pas si différent de celui d’un couple hétérosexuel avec, pour illustrer cela, la série de photos Lesbian beds de Tammy Rae Carland. C’est également l’occasion de rediscuter le concept de la famille, en délitement dans nos sociétés mais réinventé au sein des communautés gays comme l’illustre très bien The black and white diary, réalisé par Michael Elmgreen et Ingar Dragset. L’absence de pudeur de certaines des œuvres présentées ici – dont cette dernière – peut également être interprétée comme un message visant à exprimer la volonté de pouvoir se montrer en public sans crainte du regard d’autrui, sans honte. On peut ressentir la même chose avec la sculpture anthropomorphique Black on black de Juan Capistran qui évoque l’acte sexuel.
Une des œuvres de ce corpus, jarse de Kutluğ Ataman se place dans une logique bien plus polémique et politique. L’artiste, qui expose une autre de ses œuvres dans la même salle, a choisi d’encadrer sa fiche personnelle du service militaire. En parcourant les différents encadrés, on peut lire “aucun problèmes psychiatriques”, “sa voix ne comporte pas d’intonations féminines”, “n’a aucun problème avec ses camarades de sexe masculin”, “ne s’intéresse pas aux femmes”, et autres descriptions dignes d’une pancarte de zoo qui se terminent quelques encadrés plus loin par “inapte à entrer dans l’armée, en temps de paix comme en temps de guerre – Cause : Homosexualité”. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.aujourdhuilaturquie.com/...]
Un tribunal ougandais condamne un homme à 30 ans de prison pour avoir tué un éminent activiste des droits homosexuels
(Par : Afriquinfos ) le 11 novembre 2011
Le juge de la cour de grande instance, Joseph Mulangira a prononcé la condamnation à 22 ans pour Nsubuga Sidney Enoch qui a admis avoir matraqué à mort David Kato avec un marteau le 26 janvier 2011, a rapporté The Daily Monitor.
Kato, 46 ans, a été assassiné à son domicile de Mukono environ 20 km à l’est de la capitale Kampala
Nsubuga a affirmé qu’il a tué Kato, parce que le défunt aurait voulu le violer.
Le défunt qui avait consacré sa vie pour lutter pour les droits des Lesbiennes, des homosexuels, des Bisexuels, des Transgenres est mort après avoir prétendument frappé deux fois sur la tête avec un marteau par Nsubuga.
La mort de Kato a été condamnée par les groupes des droits humains locaux et internationaux. Les gouvernements occidentaux ont également critiqué le gouvernement ougandais pour le manque de protection aux homosexuels.
L’Ouganda est sous la pression croissante de l’Occident à abandonner une loi anti-homosexualité qui vise à criminaliser l’acte et introduire également une peine de mort dans les cas qui impliquent des mineurs et des porteurs du VIH.
Le président ougandais Yoweri Museveni a déclaré jeudi aux journalistes qu’il ne va pas se prosterner à toute pression étrangère visant à légaliser l’homosexualité dans le pays d’Afrique orientale.
Il réagissait aux déclarations faites par le Premier ministre britannique David Cameron que l’Angleterre allait couper l’aide à l’Afrique si le continent ne tient pas compte de la liberté des homosexuels. (...)
Source et suite de l’article : [http://www.afriquinfos.com/articles...]
Sallèles-d’Aude Des fonds récoltés pour aider les enfants
(Par : L’INDÉPENDANT ) le 11 novembre 2011
SALLELES-D’AUDE
Pour lancer la nouvelle campagne Unicef, Monique Bataillé a réuni autour d’elle les forces vives de la commune pour insister, comme elle le fait chaque année, sur les missions de l’organisation humanitaire dont elle est la responsable locale.
Elle a évoqué une année 2010 marquée par des catastrophes sans précédent, tremblement de terre de Haïti, ou encore inondations au Pakistan, et mentionné la grande détresse des populations de la Corne de l’Afrique avec quelque 2 millions d’enfants sous-alimentés.
Des événements qui ont mobilisé l’Unicef, parmi les premiers à réagir et à interpeller la communauté internationale et le grand public pour sauver les plus vulnérables, à savoir les enfants.
En 2010, "l’Unicef a soigné d’une malnutrition sévère plus de 300 000 enfants de 6 mois à 5 ans", a souligné Monique Bataillé qui a, ensuite développé les mesures préventives mises en place, vaccinations, distribution de vitamine A, allaitement au sein, prévention de la transmission du VIH… que l’assistance a pu découvrir plus en détail sur les panneaux de l’exposition ’’Santé maternelle infantile’’ installée dans la salle.
Le bilan présenté à la fin de son exposé a fait état de la somme de 2 740 récoltée avec la vente des produits Unicef, les dons et les bénéfices de la buvette organisée lors de la fête du jeu à Saint-Marcel.
Elle a aussi salué tous ceux qui l’accompagnent dans son action, ainsi qu’Huguette Escudié qui, après 23 ans de présidence du Comité audois de l’Unicef, a laissé sa place à Elisabeth Fructus. Huguette Escudié, toujours présente à Sallèles-d’Aude aux côtés de Monique Bataillé, a également reçu l’hommage de la municipalité, Yves Bastié la félicitant pour ses nombreuses années d’engagement et de bénévolat.(...)
Source et suite de l’article : [http://www.lindependant.fr/2011/11/...]


