Actualités VIH

Texte publi� le mercredi 22 avril 2009.

FRÉQUENCE VIH :

ALLEMAGNE : Le traitement contre le sida comme outil de prévention du VIH : L’association allemande Deutsche AIDS Hilfe fait sienne le protocole suisse - FRANCE : Le traitement comme prévention : Un avis français très attendu - OUGANDA : Fin de l’aide alimentaire – les déplacés séropositifs en difficulté - PRÉVENTION : Bioprévention : Un essai de PREP chez les gays français - ÉTUDE : Des médecins hollandais observent des taux élevés de syphilis chez les hommes séropositifs - ÉTUDE : Malnutrition, genre et risque d’infection VIH - AFRIQUE DU SUD : Un million de femmes sont violées chaque année - CAMEROUN : Mbalmayo : Une ancienne d’Église se donne la mort - FRANCE : Les "débaptisations" de plus en plus nombreuses

ALLEMAGNE : Le traitement contre le sida comme outil de prévention du VIH : L’association allemande Deutsche AIDS Hilfe fait sienne le protocole suisse

mercredi 22 avril 2009 par AV

Et une de plus ! Après l’association australienne Positive Life NSW , et alors que la France attend toujours la publication de l’avis du Conseil national du sida sur l’intérêt du traitement anti VIH en prévention, c’est au tour de Deutsche AIDS Hilfe, la plus importante association allemande de lutte contre le sida, de prendre position en faveur du protocole suisse qui affirme que « les personnes séropositives ne souffrant d’aucune autre infections sexuellement transmissibles et suivant un traitement antirétroviral efficace ne transmettent pas le VIH par voie sexuelle ». Le site anglais Aidsmap rapporte que l’association allemande vient de publier un document reconnaissant l’intérêt du traitement en termes de prévention.

Risques similaires entre traitement anti VIH seul et préservatif seul

Selon Deutsche AIDS Hilfe, si les conditions suivantes sont réunies, la transmission sexuelle du VIH est improbable (unlikely) si :
- la charge virale du partenaire séropositif est indétectable depuis au moins six mois ;
- l’observance au traitement anti VIH est bonne ;
- les muqueuses génitales sont en bon état. Dans ces conditions, selon Deutsche AIDS Hilfe, les risques de transmission du VIH sont comparables à ceux liés à un usage systématique du préservatif.

Comme la Commission fédérale suisse liés au sida, la Deutsche AIDS Hilfe met en avant les risques liés aux infections sexuellement transmissibles (IST), à la fois parce qu’elles peuvent augmenter la charge virale (présence du VIH) chez la personne séropositive et endommager les muqueuses sexuelles chez celle séronégative, et ainsi faciliter l’entrée du virus dans l’organisme. Comme la Commission fédérale suisse, la Deutsche AIDS Hilfe met l’accent sur l’intérêt du traitement anti VIH comme outil de prévention pour les couples stables sérodifférents.

Pour une prévention « réaliste »

Deutsche AIDS Hilfe mentionne les cas où du virus a été détecté dans le sperme d’une personne dont la charge virale plasmatique était indétectable [1], ainsi que l’unique mais controversé « cas allemand », signalé en août dernier. Néanmoins, l’association plaide pour une approche de prévention « réaliste » reconnaissant que les individus ne veulent pas nécessairement éliminer tous les risques, mais plutôt faire la balance entre le niveau de réduction du risque et le désir. Elle ajoute que les individus feront leur propres choix en fonction de leurs priorités.

Aussi valable chez les gays

Quid de l’applicabilité chez les gays ? Deutsche AIDS Hilfe rappelle qu’il y a peu d’études sur l’effet du traitement anti VIH sur les infections chez les gays, mais estime que des preuves scientifiques seront difficiles à produire dans un futur proche. En conséquence de quoi l’association soutient qu’il est logique de faire l’hypothèse que la réduction drastique de l’infectiosité en cas de charge virale indétectable a lieu aussi chez les hommes homosexuels. Une argumentation très proche de celle du professeur genevois Bernard Hirschel, dans une interview [2] qu’il donnait récemment au magazine Transversal de l’association Sidaction : « On ne dispose pas d’études sur la transmission au sein des couples homosexuels sérodifférents. Et il sera très difficile d’en obtenir. Or, lorsqu’on ne dispose pas d’études, il faut se rabattre sur la logique. Les hétérosexuels pratiquent également le sexe anal, au moins à 10%, selon les études. Il est vrai qu’il y a depuis longtemps une controverse sur un risque de transmission possiblement plus élevé lors de relations anales que vaginales - certains proposent 10 fois plus, mais cela ne fait pas consensus. En fait, quelques études menées chez des patients non traités suggèrent que les risques de transmission par sexe vaginal et sexe anal ne sont pas très différents. Par exemple, dans certains cas précis où les expositions au VIH sont répétées et multiples, les risques d’infection sont similaires, qu’il s’agisse d’homosexuels à San Francisco ou de prostituées en Afrique. Enfin, une étude [3] conduite par David Wilson aboutit à des taux de risques similaires entre les deux conditions « préservatif sans traitement » et « traitement sans préservatif » chez les couples gays après 100 rapports sexuels.

Charge virale indétectable versus préservatif

La Deutsche AIDS Hilfe fait également le point sur les avantages et inconvénients de chaque méthode :
- Les préservatifs impliquent des discussions moins complexes entre les partenaires. Ils offrent une certaine protection contre les IST. Mais en revanche, ils sont moins efficaces quand ils ne sont pas utilisés correctement ou pas systématiquement.
- L’approche « charge virale » de son côté, fournit une protection contre les pratiques généralement considérées comme insuffisamment risquées pour rendre nécessaire l’usage des préservatif (fellation) et le désir d’enfant par la voie naturelle est alors possible. En revanche, ce protocole ne protège pas contre les IST. Les conditions de sa mise en œuvre sont complexes, et un accroissement de la charge virale reste possible.

Warning espère que le Conseil national du sida saura prendre en compte une telle approche « réaliste » de la prévention, et reconnaitra l’intérêt des traitements, non seulement en termes de prévention au niveau collectif, mais également individuel. Qu’il reconnaitra la pertinence des approches préventives désormais formulées en Suisse, en Australie et en Allemagne, que ce soit en termes d’amélioration de la qualité de vie des personnes séropositives et des couples sérodifférents, de lutte contre la stigmatisation, d’incitation au dépistage, et de maitrise égalitaire des risques par tous.

Source : http://www.thewarning.info/

FRANCE : Le traitement comme prévention : Un avis français très attendu

mercredi 22 avril 2009 par OJ

Le Conseil national du sida va donc la semaine prochaine donner son avis sur l’intérêt du traitement antirétroviral comme outil de prévention du VIH.

Depuis plus d’un an, suite aux déclarations fracassantes du professeur Bernard Hirschel des hôpitaux de Genève et du nouveau protocole suisse , nous interpelons sans relâche son président, M. Willy Rozenbaum, face au silence du CNS alors qu’il s’était engagé à donner un avis sur la question il y a plus d’un an. Nous réclamions aussi du CNS la publicité des débats et qu’il tienne compte de l’importance majeure de cette question pour la qualité de vie des personnes séropositives. Dans l’avis qui va sortir jeudi 30 avril, dont un résumé a été diffusé aux participants des journées toulousaines sur « désir d’enfant et VIH », le CNS s’est enfin engagé à la transparence. A propos de « la capacité des traitements antirétroviraux à réduire très fortement le risque de transmission du VIH par voie sexuelle », le CNS indique qu’ « en dépit des craintes parfois exprimées par certains acteurs sur les risques d’une interprétation erronée qui pourrait être faite par le grand public, [...] il est juste de partager cette information , considérant que les personnes sont capables d’en apprécier la portée et les limites, et que l’un des fondements d’une société démocratique est l’égale répartition de la connaissance ». Le CNS ajoute aussi que « les intérêts des personnes vivant avec le VIH ayant toujours été l’objet de la préoccupation du CNS, il apparaît aujourd’hui légitime de faire part d’une information qui représente un intérêt pour elles ». Par ailleurs, le CNS considère que « le traitement permet de réduite très fortement le risque de transmission et peut permettre d’éviter de nombreuses contaminations dans les situations où une personne infectée n’est pas en mesure de mettre en œuvre une protection par le préservatif ». Force est de constater que notre interpellation a porté ses fruits. Nous n’en savons pas plus pour l’instant notamment au sujet des recommandations. L’avis complet du CNS et ses recommandations seront envoyés aux associations, sous embargo, lundi prochain pour une diffusion publique le jeudi 30 avril. A bientôt.

Source : http://www.thewarning.info/

OUGANDA : Fin de l’aide alimentaire – les déplacés séropositifs en difficulté

GULU/AMURU, 22 avril 2009 (PlusNews) - Stella Aceng, mère de 10 enfants, qui vit dans la région de Gulu, dans le nord de l’Ouganda, a quitté récemment le camp pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) où elle habitait depuis 20 ans pour retourner s’installer dans le village de son enfance, mais ce retour au village a été pour le moins difficile.

« Je suis le seul soutien de famille, mais je suis malade [séropositive] ; je n’ai pas la force de cultiver ou de planter des fruits et légumes pour la famille », a-t-elle confié à IRIN/PlusNews. « Nous dépendions des vivres fournis par le Programme alimentaire mondial [PAM, une agence des Nations Unies] et des autres aides apportées aux habitants des camps de PDIP, mais la situation s’est aggravée il y a quelques mois, lorsque l’aide s’est arrêtée ». En raison d’un manque de financements, le PAM avait en effet annoncé, en 2008, une réduction de ses programmes en Ouganda, et notamment la fin des opérations d’aide alimentaire aux personnes séropositives. « Nous ne fournirons plus d’aide alimentaire qu’aux PDIP séropositifs extrêmement malades ou à ceux dont l’état de santé a rechuté, sur les conseils des travailleurs de la santé », a indiqué à IRIN/PlusNews Bai Mankay Sankoh, qui dirige les bureaux du PAM à Gulu. La famille de Stella Aceng prend un seul repas par jour, généralement composé de sorgho bouilli au sel, ou de manioc et de fèves. « On a envie de manger, mais c’est impossible de se sentir rassasié avec la nourriture qu’on a ; on doit persévérer, en sachant qu’il n’y aura rien, ou pas grand-chose, à manger pour demain », a-t-elle déclaré. « En vivant comme ça, je peux mourir à tout moment, parce que pour prendre mes médicaments [antirétroviraux], j’ai besoin de bien me nourrir »… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

PRÉVENTION : Bioprévention : Un essai de PREP chez les gays français

mardi 21 avril 2009 par OJ

A défaut de faire avancer le débat sur l’intérêt du traitement antirétroviral comme substitut au préservatif dans les couples sérodifférents, le forum sur la transmission organisé par le TRT-5 en avril a permis d’en savoir plus sur le fameux essai d’iPREP qui pourrait être mené en France d’ici un an ou deux auprès des gais.

L’ANRS avait évoqué la possibilité d’une telle recherche en novembre dernier. Un dossier va donc être présenté à l’appel d’offre de l’agence par le professeur Jean-Michel Molina qui dirige le service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital parisien de Saint-Louis. L’iPREP est un concept de prévention « à la demande » basé sur une prise d’antirétroviraux (Truvada très probablement) par la personne séronégative afin d’éviter la transmission potentielle du VIH lors d’un rapport anal sans préservatif. « iPREP » pour prophylaxie pré-exposition intermittente à la différence des autres études PREP qui se déroulent déjà à l’étranger où la prise d’antirétroviraux est continue (chaque jour). En fait la prise de Truvada pourrait avoir lieu en deux temps, quelques heures avant et après le rapport sexuel… (suite de l’article)

Source : http://www.thewarning.info/

ÉTUDE : Des médecins hollandais observent des taux élevés de syphilis chez les hommes séropositifs

Date d’affichage : 21/04/2009

Sean R. Hosein

Au cours de la dernière décennie, les taux de syphilis ont monté en flèche au Canada et dans d’autres pays à revenu élevé. Les vagues de syphilis sont courantes et soutenues chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HRSH). Aux États-Unis, et peut-être ailleurs, les taux de syphilis chez les HRSH sont si élevés que certains chercheurs considèrent la syphilis comme étant épidémique dans cette communauté.

La syphilis est le nom donné à une infection causée par la bactérie T. pallidum. Cette maladie peut se propager de plusieurs façons :
- baisers
- contact sexuel anal, oral ou vaginal
- partage d’aiguilles ou autre matériel utilisé pour l’usage de substances
- mère infectée passant l’infection à son enfant durant la grossesse ou la naissance

Les bactéries qui causent la syphilis (appelés tréponèmes) peuvent causer des lésions sur les organes génitaux, le rectum ou la bouche. Ces lésions peuvent constituer le point d’entrée dans le corps du VIH et autres infections transmises sexuellement (ITS). Une fois dans le corps, les tréponèmes peuvent s’introduire dans le système lymphatique ou le système sanguin — tout comme le VIH. De là, en quelques heures ou quelques jours, les tréponèmes peuvent rapidement se répandre dans tout le corps et atteindre le cerveau, le cœur et autres organes vitaux. Les symptômes initiaux de la syphilis, tout particulièrement si les lésions ou les plaies sont à l’intérieur des organes génitaux ou du rectum, peuvent passer inaperçus, de sorte que des bilans médicaux, réguliers et des tests de dépistage pour la syphilis et autres bactéries sont de toute première importance pour les personnes sexuellement actives. Des chercheurs des Pays-Bas ont fait des analyses sanguines sur plus de 1 000 HRSH, pour la plupart séropositifs, en vue du dépistage de la syphilis. Ils ont trouvé qu’une proportion importante d’entre eux avait une syphilis ne présentant aucun symptôme, ne pouvant être détectée que par analyse sanguine. Se basant sur ces résultats, les chercheurs préconisent un dépistage plus fréquent de la syphilis chez les HRSH séropositifs.

Détails de l’étude

Les chercheurs au Centre médical académique à l’université d’Amsterdam ont fait des démarches en vue de comprendre les tendances relatives à la syphilis :
- Tout d’abord, ils ont étudié les dossiers médicaux de leur clinique, de 1994 à 2003, pour y déceler des changements dans l’incidence de la syphilis au cours de cette période.
- Deuxièmement, ils ont évalué les cas de syphilis entre mars 2003 et juin 2003 puis réévalué ces patients entre septembre 2003 et décembre 2003… (suite de l’article)

Source : http://www.catie.ca/

ÉTUDE : Malnutrition, genre et risque d’infection VIH

Par France Lert, Inserm U687 (France) 21/04/09

Les effets de l’insécurité alimentaire sur les comportements sexuels à risque ont été étudiés dans une enquête menée au Botswana et au Swaziland. Chez les femmes, l’insuffisance alimentaire est associée de façon indépendante aux situations sexuelles à risque, à l’exception des rapports forcés.

Cet article a été publié dans Transcriptases n°139.

L’insuffisance ou l’insécurité alimentaires sont des sujets qui sont apparus depuis une dizaine d’années dans la littérature épidémiologique, dans les pays du Sud autour principalement de la santé des enfants mais aussi aux États-Unis qui, depuis 1995, mesurent l’insécurité alimentaire dans les enquêtes en population et ses conséquences sur la santé. Le sida est identifié dans les pays du Sud comme une maladie de la pauvreté et d’une de ses dimensions majeures, la malnutrition, renommée insécurité alimentaire pour couvrir des situations hétérogènes. Si, intuitivement, l’association entre cette forme de pauvreté et le risque d’infection VIH est plausible, les mécanismes qui la sous-tendent sont rarement étudiés. Des hypothèses sont faites sur une vulnérabilité physiologique accrue (atteinte à l’intégrité des muqueuses génitales chez les personnes mal nourries), mais l’essentiel semble tenir à l’augmentation du risque liée aux rapports de domination que subissent les personnes qui ne peuvent pas se nourrir suffisamment.

Des résultats généralisables

L’étude menée au Swaziland et au Bostwana a plusieurs intérêts : elle porte sur les hommes et sur les femmes et s’attache à la surimposition des relations de genre à la domination économique, prend en compte un ensemble de facteurs sociaux (niveau d’étude, revenu, lieu de résidence), comportementaux (consommation d’alcool) et les connaissances sur l’infection VIH, et est menée avec des méthodes d’échantillonnage et d’analyse qui permettent d’obtenir des résultats valides et généralisables en population générale. L’étude mesure l’association entre l’insuffisance alimentaire (définie simplement par la réponse : ne pas avoir eu assez à manger pendant la dernière année) et plusieurs comportements sexuels à risque : utilisation non systématique du préservatif avec un partenaire qui n’est pas un partenaire stable (« non primary partner »), rapports sexuels associés à une transaction en argent ou en biens, relations avec un partenaire ayant un écart d’âge supérieur à 10 ans, manque de contrôle sur l’activité sexuelle (c’est toujours le partenaire qui décide d’avoir ou pas une relation sexuelle), et relations sexuelles forcées. Dans cette population âgée en moyenne de 29 ans et plutôt instruite (environ la moitié sont allés au lycée), avec une bonne connaissance du VIH, 32% des femmes et 22% des hommes ont déclaré une insuffisance alimentaire. Les rapports de genre se marquent fortement dans la fréquence des comportements à risque pour le manque de contrôle sur la vie sexuelle (26% des femmes vs 2% des hommes), les rapports sexuels forcés (5% des femmes et 2% des hommes), le sexe transactionnel (5% des femmes vs 1% des hommes ont échangé des relations sexuelles contre de l’argent et respectivement 2% et 10% ont rémunéré une relation sexuelle). La situation de non protection des rapports sexuels est plus déclarée par les hommes (11% vs 8%) tandis que, logiquement, il n’y a pas de différence pour l’écart d’âge avec le partenaire… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org/

AFRIQUE DU SUD : Un million de femmes sont violées chaque année

Mardi 21 avril 2009

Un million de femmes sont violées chaque année en Afrique du Sud - pays réputé pour son fort taux de criminalité -, mais seule une sur 35 signale le crime à la justice. Le pays est pourtant le plus touché au monde par le virus du sida...

En Afrique du Sud, pays de la planète où le taux de prévalence du sida est le plus fort, un million de femmes sont violées chaque année - certaines sont mêmes assassinées. Le viol touche toutes les couches de la population, mais seule une femme sur 35 le signale à la justice. Des structures de soutien existent pourtant. Le drame est quotidien, mais le silence de rigueur... Dans ces conditions, très peu de viols finissent devant les tribunaux. Malgré tout, l’insécurité - crimes, viols et violences - n’a pas été au centre de la campagne électorale pour les élections législatives du 22 avril.

Source : http://www.france24.com/

CAMEROUN : Mbalmayo : Une ancienne d’Église se donne la mort

Par Nadège Christelle BOWA

Le 22-04-2009

Elle s’est pendue dans son domicile sis au quartier New-Town non loin du stade municipal.

Située à une cinquantaine de kilomètres de Yaoundé, la ville de Mbalmayo dans le département du Nyong et so’o est en émoi. Les populations du quartier New-Town en général et de la communauté mbouda (région de l’Ouest-Cameroun) en particulier sont affectées par le drame qui vient encore de les frapper pour la seconde fois en moins d’un mois. C’est que madame Justine Lonkeng a brutalement mis fin à sa vie lundi 20 avril 2009. À l’aide d’une corde, la quinquagénaire s’est suicidée à son domicile. De sources dignes de foi, c’est vers 16 heures que les enfants de la défunte, de retour des classes, font la découverte macabre. Vision insoutenable, la dépouille de leur maman est suspendue au plafond dans le couloir qui mène aux toilettes internes.

Qu’est-ce qui a pu conduire cette fidèle de l’Église évangélique du Cameroun (Eec) à commettre l’irréparable ? La question taraude les esprits depuis le triste événement. Et les supputations vont bon train. Surtout que les voisins qui ont rencontré Justine Lonkeng le matin de ce jour fatidique n’ont rien décelé d’anormal chez la défunte. Cependant, il se raconte dans son entourage que la dame souffrait depuis bientôt deux ans. Seulement, personne -même pas la disparue- ne connaîtrait la source du mal qui la rongeait. Elle n’aurait pas supporté de savoir à l’issue d’un test de dépistage au VIH/Sida qu’elle était séropositive. « On dit qu’elle a été affectée psychologiquement quand elle a su qu’elle était infectée par le VIH », rapporte un voisin à ce sujet. Justine Lonkeng, comme le veut la coutume, a été aussitôt conduite dans son Mbouda natal pour l’inhumation. Ce, après le constat des autorités de la ville accourues sur les lieux du drame. « C’est un marabout qui a coupé la corde parce que même la famille fuyait », se souvient un habitant de Mbalmayo… (suite de l’article)

Source : http://www.lemessager.net/

FRANCE : Les "débaptisations" de plus en plus nombreuses

Créé le 22/04/09

Europe1.fr avec François Coulon

ENQUETE EUROPE 1- Les demandes de radiations des registres de baptême sont en augmentation depuis quelques mois dans une dizaine de départements de l’Ouest de la France. Un souhait formulé par des catholiques exaspérés par les derniers scandales autour de Benoît XVI.

En trois mois, dans le département de l’Eure, 19 demandes de "débaptisations" ont été enregistrées, contre 6 sur une année entière en moyenne. Dans la Manche, ce sont 12 requêtes de ce type qui ont été enregistrées depuis le début de l’année, contre 2 ou 3 par an en temps normal. Dans une dizaine de départements de l’Ouest de la France, région de forte tradition catholique, ce mouvement de rejet de l’Église prend de l’ampleur. Poussé par "l’effet Benoît XVI". Evelyne, qui a ainsi choisi de se faire débaptiser, parle de "colère" et de "dégoût" après les récentes déclarations du pape sur l’inutilité et la dangerosité du préservatif dans la lutte contre le sida. La main tendue aux évêques intégristes, dont Mgr Williamson qui avait tenu des propos négationnistes, et l’affaire de l’excommunication au Brésil de l’entourage d’une fillette violée qui avait subi un avortement, ont aussi beaucoup choqué au cours des derniers mois… (suite de l’article)

Source : http://www.europe1.fr/



Nouveautés sur le Web

Interesting videos and pictures with intimate undertones for youpron you pron well you can always find the newest porn portals redtube.com, xvideos.com x videos postyourgirls red tub shufuni