Actualités VIH - 12 octobre 2011

Texte publi� le mercredi 12 octobre 2011.

VIH et VHC : 2 à 8 fois plus en prison - « Il y a fort à faire pour lever les freins à la mise en œuvre des mesures de RdR en prison » - Les salles de consommation à moindre risque, un dispositif en extension... sauf en France - SANTÉ : UN TIERS DES FRANÇAIS ONT DÛ RENONCER... - PETIT MANUEL DE SAVOIR-VIVRE À L’USAGE DES GENS PRESSÉS - "ACTEUR DE SA SANTÉ, ACTEUR DE LA SANTÉ" - Un séropositif acquitté dans le canton de Vaud - Contaminations VIH/VHC en Prison : L’Etat est responsable. Pour la mise en place de programmes d’échange de seringues en milieu carcéral. -VIH et Traitements : 4 nouvelles vidéos en LSF - Le taux de séropositifs à la hausse - VIH : l’efficacité des nouveaux antirétroviraux confirmée chez les patients en échec thérapeutique - Quelques acquis scientifiques - Oui aux centres d’injection supervisée - Tamanrasset : Un centre de formation en micro-projets pour les sidéennes - 25 ans de lutte contre le SIDA à Québec - Bon Nombre De Prostituées Sont Toxicomanes Et Séropositives À Maurice


VIH et VHC : 2 à 8 fois plus en prison

(Par : Santé log ) le 11 octobre 2011

Au regard des premiers résultats des 2 enquêtes en cours, Prevacar et Pri2de, portant sur l’augmentation du risque infectieux en milieu pénitenciaire et sur les dispositifs mis en place, le Collectif Inter-Associatif TRT-5 dénonce aujourd’hui des taux de prévalence du VIH et du VHHC de 2 à 8 fois supérieurs à ceux de la population générale. Pour le Collectif, qui réclame la publication de ces résultats, c’est un véritable scandale sanitaire qui implique la mise en place de toute urgence d’une véritable politique de réduction des risques dans les prisons.

L’enquête épidémiologique Prevacar a été mise en place en 2010 par la DGS avec la collaboration de l’InVS. Elle comporte deux volets : une enquête de prévalence et une enquête sur l’offre de soins en milieu pénitentiaire. Le premier volet a comme objectif d’estimer la prévalence du VIH, du VHC et des traitements de substitution en milieu pénitentiaire. L’étude Pri2de doit mesurer le risque infectieux accru pour les personnes détenues dans des conditions de surpopulation dans les prisons françaises et vérifier la conformité de ces établissements au regard des directives nationales et internationales (OMS) relatives à la politique de réduction des risques dans ces établissements.

Le collectif Inter-Associatif TRT-5 associé à la mise en œuvre des études Prevacar et Pri2de confirme aujourd’hui les constats faits par les acteurs de terrain depuis plus de 15 ans et par nombre d’experts nationaux et internationaux, dont ceux de l’organisation mondiale de la santé : · une prévalence du VIH en prison deux à quatre fois supérieure à celle de la population générale, celle de l’hépatite C de cinq à huit fois ; · l’existence de pratiques à risques liées à l’injection de drogues par voie intraveineuse, désormais scientifiquement prouvée.

Pour une égalité de la prise en charge sanitaire entre milieu libre et milieu carcéral : Le Collectif rappelle les dispositions de la loi du 18 janvier 1994 qui impose l’égalité de la prise en charge sanitaire entre le milieu libre et le milieu carcéral. La lutte contre les épidémies virales en milieu carcéral constitue un enjeu majeur de santé publique. Ces résultats alarmants doivent être officiellement publiés dans les plus brefs délais, demande le Collectif, et doivent servir de fondement à la mise en place rapide de programmes d’échanges de seringues en milieu carcéral.

Rappelons que pour l’OMS, le dispositif de réduction des risques infectieux en prison repose essentiellement sur l’accès au traitement de substitution aux opiacés, aux préservatifs et sur la mise en place de programmes d’échanges de seringues, des programmes qui ont fait la preuve de leur efficacité, sur le plan scientifique. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.santelog.com/modules/con...]


« Il y a fort à faire pour lever les freins à la mise en œuvre des mesures de RdR en prison »

(Par : Vih.org ) le 11 octobre 2011

Entretien avec Catherine Paulet, psychiatre chef du service médico-psychologique régional et du centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) du centre pénitentiaire de Marseille-Baumettes et de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille.

Catherine Paulet est également présidente de l’association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire, qui réunit les professionnels de santé mentale exerçant en milieu pénitentiaire.

Cet entretien a été publié dans le n°63 de la revue Swaps.

Quel est votre point de vue sur le nouveau plan sur la santé des personnes détenues en matière de réduction des risques liés à l’usage de drogues ?

La réduction des risques liés à l’usage de drogues est évidement un enjeu majeur de santé individuelle et publique en milieu pénitentiaire, particulièrement concernant le VIH et le VHC. Ainsi, la prévalence du VIH en prison est de 2% quand elle est de 0,4% en population générale. La prévalence du VHC est de 4,8% en prison quand elle est de 0,84% en population générale. Et les femmes incarcérées sont plus touchées que les hommes. Dans certaines régions, comme en PACA par exemple, la prévalence VHC serait de l’ordre de 10%.

L’incidence des séroconversions en prison est inconnue, ce qui est en soi un problème puisqu’une telle information permettrait de mieux cerner l’incidence des pratiques à risques in situ que sont les relations sexuelles non protégées, le partage de matériel de rasage, de tatouage, de sniff, d’injection. Des soins pour abcès potentiellement liés à des pratiques d’injection sont évoqués par les unités de consultations et de soins ambulatoires (UCSA), de même que des soins pour tatouages, piercings, saignements de nez en lien avec une pratique de sniff. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.vih.org/20111011/il-y-a-...]


Les salles de consommation à moindre risque, un dispositif en extension... sauf en France

(Par : www.asud.org ) le 12 octobre 2011

La Cour Suprême du Canada vient d’ordonner au ministre de la santé de maintenir ouvert le centre d’injection supervisée de Vancouver. Ce jugement va permettre à d’autres villes, comme Toronto, Victoria, Montréal ou Québec, d’installer les salles de consommation qu’elles avaient en projet. Louis Le Tellier, président de Cactus, promoteur d’un des trois sites qui devraient voir le jour à Montréal commente « Cette décision est assurément une victoire pour la santé publique. Elle reconnaît que les manières de faire et d’agir auprès de la clientèle des toxicomanes utilisateurs de drogues injectables doivent évoluer et à tout prix. »

La Cour Suprême du Canada vient d’ordonner au ministre de la santé de maintenir ouvert le centre d’injection supervisée de Vancouver. Ce jugement va permettre à d’autres villes, comme Toronto, Victoria, Montréal ou Québec, d’installer les salles de consommation qu’elles avaient en projet. Louis Le Tellier, président de Cactus, promoteur d’un des trois sites qui devraient voir le jour à Montréal commente « Cette décision est assurément une victoire pour la santé publique. Elle reconnaît que les manières de faire et d’agir auprès de la clientèle des toxicomanes utilisateurs de drogues injectables doivent évoluer et à tout prix. »

Après le lancement de deux salles d’injection mobiles au Danemark en septembre, ce jugement montre que les salles de consommation sont un dispositif en pleine expansion ainsi qu’un élément indispensable d’une politique équilibrée et raisonnée. Elles viennent répondre au phénomène des scènes ouvertes, produits de la mutation de nos sociétés et de la crise économique. Comme l’a rappelé la Cour Suprême, elles améliorent et sauvent la vie des usagers de drogues et sont un outil de médiation et de pacification dans les quartiers. Leur démarche est fondée sur des données scientifiques probantes, qui devraient guider toute politique de santé publique, notamment la politique concernant l’usage des drogues où les décisions sont trop souvent basées sur une idéologie ou des jugements de valeur.

Des acteurs de la vie politique française, élus des villes de Paris, Marseille, du Havre, de Bordeaux, Lille, Strasbourg, Nancy, Toulouse, se sont engagés de longue date dans ce débat. Ce soir mercredi 5 octobre, la Mairie de Paris, le Conseil Régional IDF et Asud, ont invités des personnalités du secteur sanitaire, de la sécurité publique et des élus locaux pour présenter leur expérience des salles de consommation de Bilbao et Rotterdam, ainsi que le chercheur Thomas Kerr en charge de l’évaluation de la salle de Vancouver dont l’utilité vient d’être reconnue par la Cour Suprême du Canada. Ce colloque fait suite au vœu de la mairie de Paris d’ouvrir au moins une salle de consommation, et au vote par le Conseil Régional d’Île de France d’un financement de 300 000 euros pour la première commune à ouvrir une telle salle. Loin du dogmatisme de la guerre à la drogue et de son corollaire la réponse unique « répression-abstinence-sevrage », l’exposé de ces expériences pragmatiques doit aider à préfigurer leur expérimentation en France.

Comme la substitution aux opiacés et les programmes d’échange de seringues se sont imposés en leur temps, les salles de consommation à moindre risque trouveront leur place dans le dispositif français. Ce n’est qu’une question de temps. Après les élections présidentielles et législatives, le nouveau gouvernement, quel qu’il soit, devra en prendre la mesure, et mettre en place les conditions nécessaires à l’expérimentation de ces salles de consommation à moindre risque.

En conclusion, Louis le Tellier, nous rappelle « La Cour Suprême du Canada, à l’unanimité a statué que le droit à la vie l’emporte sur des politiques mesquines et biaisées qui le mette outrageusement en péril ». La France, pays des droits de l’homme, pourrait s’en inspirer... (...)

Source et suite de l’article : [http://www.asud.org/article-252-Les...]


SANTÉ : UN TIERS DES FRANÇAIS ONT DÛ RENONCER...

(Par : Seronet ) le 12 octobre 2011

Près d’un tiers des Français (29% pour être exact) ont dû renoncer à des soins ou les reporter faute de moyens financiers ces derniers mois, indique un sondage CSA pour Europ Assistance, publié fin septembre. Ce chiffre était de 11% il y a deux ans ! Selon ce sondage réalisé dans de nombreux pays, seuls les Polonais sont plus nombreux (36%) dans cette situation. "En France, parmi les soins reportés ou annulés, ce sont les soins dentaires et les lunettes qui ont été le plus cités (par 26% des répondants), cette proportion étant sensiblement plus forte pour les catégorises sociaux-professionnelles les moins favorisées par rapport aux catégories supérieures (28% contre 15%)", indique l’institut.(...)

Source et suite de l’article : [http://www.seronet.info/breve/sante...]


PETIT MANUEL DE SAVOIR-VIVRE À L’USAGE DES GENS PRESSÉS

(Par : Seronet ) le 12 octobre 2011

L’humanité aspirera bientôt à reconquérir sa langoureuse indolence pour se réapproprier son horloge biologique initiale, artificiellement dopée par des technologies avilissantes et tyranniques.

Je n’ai jamais cherché à faire de ma vie une performance sportive, et ce n’est pas à mon âge que ça va commencer. Même mon ordinateur enlaidit tout ce qu’il touche. Il croit m’aider en accomplissant des prouesses inutiles à la vitesse de la lumière. Je ne saurais non plus lui en vouloir. Nous sommes complices. Il croit faire au mieux pour servir mes intérêts en grillant les étapes, en s’alignant sur la concurrence, voire parfois même en cherchant à la distancer. Même si j’avais la folle ambition d’écrire sur le silence, la contemplation et l’immobilité, je sais pouvoir compter sur la puissance des moteurs de recherche qui me fournissent en un éclair une image ou une pensée qui aura été l’aboutissement de toute une vie.

Quand j’effectue une recherche sur Google, je me fais l’effet d’un amoureux transi qui se rend au bordel. A la seule différence près, c’est qu’ici c’est gratuit. N’empêche, je rumine, je ronge mon frein. Cette servitude volontaire a tout envahi, jusque dans mes plaisirs, mes distractions ou mes déplacements. Tout doit pouvoir s’accomplir en deux clics. Je me fais des amis en moins de temps qu’il n’en faut à un micro-ondes pour faire basculer ma barquette surgelée en un chaudron atomique. Même mes hypothétiques orgasmes paraissent devoir s’aligner sur cette course effrénée. "T’as pas encore joui ?" me susurrait une nuit à l’oreille un amant impatient, qui ne trouvait aucun avantage à poursuivre les préliminaires au-delà de la durée d’un jingle.

Attendre est devenu un verbe poisseux, résigné. Il évoque désormais une sanction, une forme de contrainte sadique réservée aux plus malchanceux, à tous ceux qui ont pour seule perspective que celle de perdre leur temps. Une file d’attente nous renvoie à ces pathétiques et inconfortables situations de pénurie, comme il nous était donné d’en voir en Union soviétique, ou chez nous en temps de guerre et d’après-guerre avec ses tickets de rationnement. La mise en attente, c’est l’humiliation, le retour aux guichets de la Poste, de la Sécu ou de Pôle emploi. Attendre, c’est renoncer provisoirement à sa dignité. C’est endosser, de fait, un rôle de seconde zone. J’ai même perçu dans les médias récemment une certaine impatience quant à la délivrance attendue de Carla Bruni-Sarkozy. Neuf longs mois ! Quand on vit auprès d’un homme si pressé, la nature – à propos de laquelle, nous ne saurons que louer la tranquille sérénité de l’action, aurait dû prévoir une sorte de coupe-file, une dérogation exclusive de première classe. Une grossesse VIP en quelques semaines à peine, juste le temps d’aménager comme il se doit la suite du cinquième étage de l’Hôpital américain de Neuilly. Au lieu de quoi, la Première dame en est réduite à se dandiner avec son gros ventre dans les couloirs du palais de l’Elysée, comme une vulgaire poissonnière engrossée par un chômeur alcoolique et ténébreux.

Ça vous a fait sourire ? Moi pas. Le "Petit manuel de savoir-vivre à l’usage des gens pressés", pourtant annoncé en titre, ne verra peut-être jamais le jour. J’ai failli écrire, lui non plus. Ces quelques lignes ne prétendent pas même en esquisser l’ébauche. Nous l’avons vu, le Temps perdu, contrairement à ce qu’avait pu dépeindre, à son époque, notre Marcel Proust national, farouchement snob et élitiste, se trouve être aujourd’hui uniquement réservé au segment de la population la plus subalterne, la moins susceptible de retrouver quoi que ce soit. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.seronet.info/bing_bang/p...]


"ACTEUR DE SA SANTÉ, ACTEUR DE LA SANTÉ"

(Par : Seronet ) le 12 octobre 2011

"Acteur de sa santé, Acteur de la santé", tel est le titre de la brochure réalisée par Actif Santé qui propose rien moins qu’une méthode d’"empowerment", soit une démarche pour permettre à chacun de devenir acteur de sa santé et de sa vie. Cette brochure se fixe pour objectif de présenter l’empowerment (ses composantes phares, ce que cela permet) et son application concrète dans la vie. La brochure invite, incite et donne les clefs pour que chaque personne vivant avec le VIH et le VHC puisse "agir plutôt que subir". Dans la seconde partie, la brochure propose des témoignages qui illustrent ce qu’est l’empowerment et ses bénéfices tant sur le plan individuel que collectif. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.seronet.info/breve/acteu...]


Un séropositif acquitté dans le canton de Vaud

(Par : Fil rouge ) le 12 octobre 2011

La justice vaudoise a laissé le bénéfice du doute, lundi, à un homme accusé de ne s’être pas protégé lorsqu’il avait des rapports sexuels.

Congolais d’origine, ce dernier est arrivé en Suisse comme requérant d’asile en 1999. Débouté puis au bénéfice d’un permis F, provisoire, il a alors découvert qu’il était séropositif lors d’un examen médical à Yverdon la même année.

Début 2002, il est sorti avec Julie*, requérante africaine sans permis. Ils se sont mariés en mars 2002. C’est alors que les versions divergent. L’épouse prétend que son mari lui a caché sa maladie alors qu’ils avaient des rapports sexuels non-protégés. Elle n’aurait découvert la vérité qu’en novembre 2005. « Ce fut alors un choc pour moi, puis un calvaire jusqu’à ce que j’apprenne par des tests que je n’étais pas contaminée. » Le couple a divorcé en 2009 et Julie a alors porté plainte.

Mais dans un document manuscrit en 2003 et selon un témoignage, elle s’était plainte d’être délaissée sexuellement par son homme. Lui jure qu’il avait confié son lourd secret à Julie en 2002 déjà, avant leur mariage. « De plus, mon médecin m’avait dit que la tri-thérapie avait réduit très fortement la charge virale », s’est-il défendu. Accusé de délit manqué de propagation d’une maladie, il a été acquitté par la cour lundi après-midi. * prénom d’emprunt (...)

Source et suite de l’article : [http://www.groupesida.ch/filrouge/a...]


Contaminations VIH/VHC en Prison : L’Etat est responsable. Pour la mise en place de programmes d’échange de seringues en milieu carcéral.

(Par : trt5 ) le 12 octobre 2011

Le collectif Inter-Associatif TRT-5 a été associé à la mise en œuvre des études PREVACAR(estimation de la prévalence virale et de l’offre de soins en milieu carcéral) et PRI2DE (accès aux mesures de prévention et réduction des risques infectieux en milieu pénitentiaire). Ces études confirment les constats faits par les acteurs de terrain depuis plus de 15 ans et par nombre d’experts nationaux et internationaux, dont ceux de l’organisation mondiale de la santé :

• une prévalence du VIH en prison deux à quatre fois supérieure à celle de la population générale, celle de l’hépatite C de cinq à huit fois ;

• l’existence de pratiques à risques liées à l’injection de drogues par voie intraveineuse, désormais scientifiquement prouvée.

La situation actuelle en prison correspond donc à celle des années 80 où, en France, le refus de toute politique de réduction des risques a contribué à la contamination de milliers d’usagers de drogues. Pourtant, les programmes d’échanges de seringues en milieu libre ont montré leur efficacité dans notre pays ; des expériences menées à l’étranger ont prouvé qu’il était possible de les développer en prison et d’en obtenir des bénéfices en matière de santé.

Le TRT-5 rappelle les dispositions de la loi du 18 janvier 1994 qui impose l’égalité de la prise en charge sanitaire entre le milieu libre et le milieu carcéral. La lutte contre les épidémies virales en milieu carcéral constitue un enjeu majeur de santé publique. Ces résultats alarmants doivent être officiellement publiés dans les plus brefs délais et doivent servir de fondement à la mise en place rapide de programmes d’échanges de seringues en milieu carcéral. Nous ne pouvons plus attendre face à ce qui constitue un véritable scandale sanitaire.

LE TRT-5 DEMANDE LA PUBLICATION IMMEDIATE DE CES RESULTATS ET LA MISE EN PLACE DE PROGRAMMES EXPERIMENTAUX D’ECHANGE DE SERINGUES EN MILIEU CARCERAL. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.trt-5.org/article358.html]


VIH et Traitements : 4 nouvelles vidéos en LSF

(Par : Sida Info Service ) le 11 octobre 2011

Depuis un an, Sida Info Service propose des vidéos d’information et de prévention en langue des signes française (LSF) pour le public sourd et malentendant. Après avoir abordé le Dépistage du VIH puis les Modes de transmission du VIH, Sida Info Service propose à présent quatre vidéos sur VIH et Traitements : Quelle est l’origine du virus VIH ? Que font les virus VIH dans le corps ? Le traitement d’urgence contre le VIH pour les personnes séronégatives Le traitement des personnes séropositives En complément de ces vidéos, un dessin Urgences décrit trois risques sexuels : rapport anal non protégé, rapport vaginal non protégé, fellation non protégée. Les personnes sourdes et malentendantes sont invitées à imprimer ce dessin pour faciliter la communication avec un médecin. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.sida-info-service.org/?V...]


Le taux de séropositifs à la hausse

(Par : L’EXPRESS DE MADAGASCAR ) le 12 octobre 2011

Le nombre de personnes infectées par le VIH/SIDA connaît une augmentation. Situation inquiétante pour les uns, logique pour les autres. Les nouveaux cas de personnes testées positif au VIH/SIDA au bureau municipal d’hygiène (BMH) de la Commune urbaine d’Antananarivo ont connu une hausse importante. « En 2005, un cas positif est enregistré tous les deux à trois mois avec 500 à 600 personnes par mois venues effectuer des tests. Aujourd’hui, quatre personnes sur les 400 venues par mois sont positives au VIH/SIDA », a déclaré Hervé Rabeson, chef de service médical au sein du BMH, hier, après la signature de la cinquième convention entre le centre de santé Sisal et le gouvernement monégasque à hauteur de « 31 000 euros » selon Cyril Juge, consul de Monaco à Madagascar. Lié à la crise

Cette tendance inquiétante risque d’être suivie dans d’autres centres. « En se référant aux 27 nouveaux cas positifs en 2010 sur les 350 personnes venues par mois au test, la situation devient inquiétante », ajoute Andry Rasoloarimanana, coordonnateur du centre Sisal.

Différents facteurs ont été avancés pour expliquer cette hausse vertigineuse de nouveaux cas positifs du VIH/SIDA. « Une fois que le taux de pauvreté augmente, le nombre de personnes vulnérables comme les prostituées croît également. Toutes les éducations relatives au VIH/SIDA, entre autres l’utilisation de préservatifs, sont rejetées au second plan au profit de l’argent », enchaîne Andry Rasoloarimanana. Ce responsable du Sisal fait ainsi référence à la hausse de 30% des prostituées dans la rue due à la crise socio-économique que traverse la Grande île depuis plus de deux ans. « Nous prenons en charge 165 travailleurs du sexe (TDS) chaque mois. Et 30% d’entre eux sont nouveaux, hommes et femmes », confie Hanintsoa Rakotoarimanga, responsable de prise en charge de TDS au sein du Centre de santé de base d’Isotry central. Pour Andry Rakotomanana, chef d’unité de coordination au sein du comité national de lutte contre le Sida (SE/CNLS), « cette hausse est logique vue que le nombre de personnes estimées positives au VIH/SIDA à Madagascar est de 24 000 ». La stratégie adoptée par le SE/CNLS aurait également influencé ces statistiques.

« Le dépistage et les personnes sensibilisées concernent actuellement les plus vulnérables entre autres les travailleurs du sexe, les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes ou les transporteurs à cause de ressources financières limitées. Cette nouvelle stratégie a pu augmenter ce chiffre », conclut-elle. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.lexpressmada.com/sante-m...]


VIH : l’efficacité des nouveaux antirétroviraux confirmée chez les patients en échec thérapeutique

(Par : my pharma ) le 12 octobre 2011

En dix ans, la mise au point de nouveaux traitements antirétroviraux a amélioré l’état de santé de porteurs du VIH, jusqu’alors en échec thérapeutique vis-à-vis des classes historiques de médicaments. C’est ce qu’a démontré l’équipe de Dominique Costagliola, directrice de l’unité UPMC/Inserm « Epidémiologie, stratégies thérapeutiques et virologie cliniques dans l’infection à VIH » à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Publiée le 10 octobre dans The Lancet Infectious Diseases, leur étude épidémiologique met en évidence une diminution à la fois de la charge virale des patients et du risque de développer le SIDA. Les antirétroviraux sont des médicaments qui permettent de contrôler la réplication du VIH dans l’organisme. Les différentes classes mises sur le marché ne sont malheureusement pas efficaces chez toutes les personnes porteuses du virus. L’étude publiée s’est penchée sur des patients ayant été en échecs aux trois classes historiques d’anti-VIH : les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INRT), les inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNRT) et les inhibiteurs de la protéase (IP). Des données, recueillies entre 2000 et 2009 sur 2476 patients d’Europe de l’Ouest traités à partir de 1998, ont été analysées. Ces personnes faisaient partie de 24 cohortes participant au projet PLATO II (Pursuing Later Treatment Option II), lui-même inclus dans la collaboration de cohortes européennes COHERE (Collaboration of Observational HIV Epidemiological Research Europe). Environ la moitié des patients étaient issus de cohortes françaises ANRS. Cette collaboration a permis d’augmenter la puissance de l’étude, les patients prétraités en échec aux 3 classes ne représentant que 3% des personnes incluses dans ces 24 cohortes. COHERE a reçu le soutien financier de l’ANRS. Les résultats montrent, qu’entre 2000 et 2009, la charge virale, c’est-à-dire la quantité de virus dans le sang, est devenue indétectable pour presque 3 fois plus de patients. En outre, la survenue d’événements cliniques définissant le SIDA (la morbidité) a été divisée par 4. L’équipe attribue ces résultats aux progrès médicaux réalisés durant cette période. En dix ans, des médicaments plus simples d’utilisation, plus efficaces, mieux tolérés par les patients et présentant peu de résistance croisée avec les antirétroviraux disponibles auparavant ont été mis au point. L’intérêt de combiner des nouveaux médicaments a déjà été démontré dans le cadre d’essais thérapeutiques. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.mypharma-editions.com/vi...]


Quelques acquis scientifiques

(Par : Centre MURAZ ) le 12 octobre 2011

Depuis son existence, le centre MURAZ a engrangé un certain nombre d’acquis qui lui ont valu une reconnaissance sur le plan national et international. Parmi ces acquis, nous pouvons citer :

Apport de connaissances sur l’épidémiologie de la trypanosomiase, du Paludisme, de l’onchocercose, des bilharzioses, de la dracunculose.

Apport de connaissances sur l’entomologie du paludisme.

Contribution à la mise au point de techniques de diagnostic de la trypanosomiase, de l’onchocercose, de la bilarziose, de la tuberculose, des méningites, de l’infection à VIH.

Contribution à la mise au point de méthodes d’études de la trypanosomiase, de la chimiorésistance du paludisme, de l’onchocercose, des bilharzioses, de la dracunculose.

Contribution à la mise au point de stratégies de lutte appliquées : lutte contre l’onchocercose (programme OCP de l’OMS), chimiothérapie systématique des accès palustre, lutte contre la trypanosomiase (pièges à glossines), lutte contre la dracunculose (promotion de la campagne mondiale d’éradication par l’OMS), lutte contre le VIH/SIDA, les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST), la tuberculose.

Formation des responsables nationaux du Programme Elargi de Vaccination (PEV).

Formation de paludologues pour la prise en charge de la lutte antipaludique au niveau national.

Formation d’innombrables chercheurs et de cadres académiques des Etats membres.

L’histoire naturelle de l’infection à VIH en Afrique : Détermination des valeurs seuils de numération des lymphocytes CD4 adaptés au contexte africain pour la prise en charge prohylactique et thérapeutique des infections opportunistes

La prévention de la transmission du VIH Identification des moyens et méthodes de réduction de la transmission du VIH de la mère à l’enfant ; Promotion du préservatif et du dépistage VIH chez les femmes enceintes, les prostituées et en milieu carcéral ; Prise en charge des infections sexuellement transmissibles ; L’épidémiologie de l’infection à VIH Évaluation et reformulation du système de surveillance du VIH/Sida au Burkina Faso Estimation des tendances de l’épidémie VIH au Burkina Faso Analyse de la situation du VIH, des IST en milieu urbain, rural, et dans les secteurs clés comme la santé et l’éducation. Surveillance de deuxième génération de l’épidémie Surveillance des agents étiologiques des Ménigites Bactériennes Aigües (MBA) Mise en place et évaluation de la technique PCR comme outil de diagnostic additionnel des méningites. Description de la dynamique spécifique du portage oropharyngé des méningocoques par sérogroupe pendant la saison épidémique de l’année 2003 Étude de la sensibilité des souches isolées aux antibiotiques Analyse de la réponse immunitaire antiméningococcique spécifique par sérogroupe Évaluation du kit pastorex de détection des antigènes solubles pour le diagnostic rapide des sérogroupes de Neisseria meningitidis en situation épidémique (...)

Source et suite de l’article : [http://www.centre-muraz.bf/Presenta...]


Oui aux centres d’injection supervisée

(Par : Le journal de Québec ) le 12 octobre 2011

Le gouvernement québécois donne son accord à l’ouverture de centres d’injection supervisée pour toxicomanes à Montréal et Québec.

Québec se range ainsi à la décision récente de la Cour suprême du Canada, qui a statué en faveur du maintien du centre d’injection de drogue supervisée de Vancouver.

Différentes étapes restent cependant à franchir avant que les premiers centres québécois voient le jour. Une exemption du gouvernement fédéral demeure en outre nécessaire.

Au cours d’une rencontre tenue, hier, avec les organismes communautaires Cactus Montréal et Point de repères, le ministre Yves Bolduc a aussi insisté sur la nécessité d’établir un consensus autour de ce projet.

La population et les différents partenaires devront être consultés et mis à contribution, a déclaré d’entrée de jeu M. Bolduc.

Le directeur général de Point de repères à Québec, Mario Gagnon, est confiant d’aplanir les craintes liées à l’implantation d’un centre d’injection supervisée au centre-ville.

La Société de développement commercial du centre-ville de Québec (SDC) a déjà soulevé de vives objections, estimant que l’arrivée d’un tel centre aurait un effet « dévastateur » sur les commerces.

Lieu à définir

Point de repères compte s’asseoir avec la Direction de la santé publique, les commerçants, les résidants, la Ville et les consommateurs de drogues, afin de discuter des tenants et aboutissants.

« Le lieu reste à définir. La communauté va décider du meilleur endroit possible », a spécifié M. Gagnon. Point de repères juge, pour sa part, que le quartier Saint-Roch est le secteur le plus stratégique.

Selon la conseillère Chantal Gilbert, un centre d’injection supervisée n’a pas sa place sur une artère commerciale pour laquelle on vient d’investir des millions de dollars, afin de revitaliser un quartier.

« Si c’est Saint-Roch qui est ciblé comme lieu, il va falloir demander leur avis aux gens qui vivent dans Saint-Roch, aux gens qui envoient leurs enfants à l’école des Berges. Il y a quand même une vie de quartier, il y a des résidants », a soulevé Mme Gilbert, la semaine dernière, en marge du conseil municipal.

Aiguilles souillées

Point de repères, qui vient en aide aux toxicomanes, a ses locaux rue Dorchester, ainsi qu’une unité mobile. L’organisme a distribué 288 000 seringues, l’an dernier, et fait près de 16 000 interventions.

On estime entre 2 500 et 5 000 le nombre d’utilisateurs de drogues intraveineuses dans la région de Québec. Un centre d’injection supervisée contribuera, espère-t-on, à réduire le nombre d’aiguilles souillées qui jonchent les arrière-cours des maisons et commerces du quartier Saint-Roch.

À Vancouver, les partisans du centre Insite affirment que ce centre a permis de diminuer du tiers la mortalité par surdose, en plus de réduire les infections au VIH et la criminalité. (...)

Source et suite de l’article : [http://lejournaldequebec.canoe.ca/j...]


Tamanrasset : Un centre de formation en micro-projets pour les sidéennes

(Par : Algeria-ISP ) le 12 octobre 2011

LGER - La ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine, Nouara Saadia Djaffer a annoncé samedi à Alger le lancement prochain d’une opération d’aide à la création à Tamanrasset d’un centre de formation et d’accompagnement en micro-projets au profit de femmes atteintes par le VIH/SIDA. "Une cinquantaine de femmes infectées et affectées par le VIH/SIDA bénéficieront prochainement de cette opération qui est réalisée dans le cadre du programme commun pour l’égalité entre les genres et l’autonomisation des femmes", a ajouté Djaffer lors d’une journée de sensibilisation sur les droits de la femme atteinte du cancer du sein. Elle a expliqué que cette opération qui entre dans sa deuxième phase, était le prolongement d’une expérience pilote menée à Tamanrasset, ce qui avait permis à 34 femmes de bénéficier d’une formation et de crédits ANGEM pour assurer leurs réinsertion socio-économique. "Ces nouvelles promotrices ont même bénéficié d’une formation sur l’éducation financière globale dans le but de les initier à utiliser efficacement les ressources matérielles et à mener leurs négociations financières et administratives avec confiance", a-t-elle relevé. Mme Djaffer a ajouté que la réussite de cette expérience pilote a Tamanrasset avait incité le ministère à entamer des opérations similaires au profit d’autres femmes touchées par le VIH/SIDA dans d’autres wilayas du pays. Evoquant le partenariat entre les institutions publiques et le mouvement associatif pour une meilleure prévention et de prise en charge de la santé de la femme, elle a indiqué qu’il était appelé à se développer grâce à la nouvelle loi sur les associations. "Les associations évolueront dans une atmosphère plus encourageante marquée par la vision et les lignes directrices de cette nouvelle loi", a-t-elle relevé. (...)

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25 ans de lutte contre le SIDA à Québec

(Par : QUÉBEC EXPRESS ) le 12 octobre 2011

Sujets : SIDA , Chambre des communes , Québec , Ottawa La députée de Québec, Annick Papillon, a souligné récemment le travail de l’équipe et des bénévoles du Mouvement d’information et d’entraide dans la lutte contre le SIDA-VIH (MIELS-Québec) lors d’une allocution à la Chambre des communes, à Ottawa. Bien que MIELS-Québec célèbre son 25e anniversaire, l’organisme rappelle que la lutte contre le SIDA n’est pas terminée. L’organisme communautaire offre des activités de prévention, d’information, de dépistage, de soutien psychosocial et d’hébergement. (...)

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Bon Nombre De Prostituées Sont Toxicomanes Et Séropositives À Maurice

(Par : awid ) le 11 octobre 2011

Un rapport sur les travailleuses du sexe à Maurice, remis au gouvernement mauricien par Dr Lisa Johnston, spécialiste des Nations Unies sur la criminalité et la drogue, indique que beaucoup d’entre elles sont toxicomanes et séropositives. C’est ce qu’a annoncé récemment le ministère de la Santé.

Jimmy Jean-Louis*

Il ressort de ce rapport que 38,9 pour cent de ces travailleuses du sexe vivent en couple alors que 43,9 pour cent sont célibataires. Et près de 30 pour cent d’entre elles seraient usagères des drogues par voie intraveineuse et seraient séropositives. Ayant pour thème « Biological and Behavioural Survey Report on Female Sex Workers », l’étude apporte également d’autres informations sur les travailleuses du sexe sur l’Ile Maurice. Par exemple, elle révèle que plus de 50 pour cent d’entre elles sont âgées de 20 à 34 ans et que la majorité, soit 81,9 pour cent dépendent uniquement du travail sexuel pour joindre les deux bouts. Par rapport à la consommation d’alcool, 73,5 pour cent d’entre elles en consomment et 28,3 pour cent prennent de la drogue dont 37,4 pour cent sous forme d’injections. Le rapport démontre également que 60,3 pour cent des travailleuses du sexe ont déjà fait un test de dépistage au VIH/SIDA et que 28,9 pour cent d’entre elles sont séropositives. Le ministère de la Santé affirme que des mesures sont prises pour appliquer les recommandations du Dr Johnston en pour la prévention du VIH/SIDA et des autres maladies sexuellement transmissibles. Les résultats de ce rapport ne surprennent guère les travailleurs sociaux. "La prostitution infantile se répand de région en région. Les jeunes filles viennent de couches sociales moyennes et défavorisées de la population. Elles sont vendues à la carte", s’insurge Ally Lazer, qui déplore que ce soit "surtout des pères qui vendent leurs épouses et même leurs filles à leurs amis pour se procurer de la drogue". "Outre la dépendance à la drogue, il y a aussi la dépendance au partenaire, qui souvent est aussi le proxénète. Il y a là un gros problème affectif qui fait que la personne se retrouve dans un cercle vicieux. Ce n’est pas demain la veille qu’on va trouver une solution à cette situation", explique Marlene Ladine, directrice de Chrysalide, un centre de réhabilitation pour les travailleuses du sexe. Certaines collégiennes se prostituent, mais elles opèrent dans des agglomérations très peuplées, en particulier dans des villes comme Rose-Hill, Beau-Bassin et Curepipe où elles ne risquent pas d’être reconnues. « Ces filles sont encore à l’école et acceptent de participer à des soirées pour se faire un peu d’argent », explique un chauffeur de taxi. Ladine confirme ce fait : « Je suis en contact avec des mamans et des enfants qui ont été vendues, victimes de viol ou ont subi des attouchements... C’est un cercle vicieux qui se reproduit et s’aggrave avec la drogue". Le plus dur, c’est de s’en sortir. « Il m’arrive de recevoir des filles de 15-16 ans qui viennent demander de l’aide et qui sont bien décidées à s’en sortir. Puis, après deux semaines, elles disent qu’elles n’en peuvent plus et repartent. Et un mois plus tard, elles téléphonent, disant qu’elles ont pris la mauvaise décision. Nous devons attendre que la personne soit prête. Ce n’est pas comme des petits pois que l’on met en boîte", ajoute la directrice de Chrysalide. Le ’Child Welfare Programme’, une initiative de la ’National Empowerment Foundation’ (NEF), vise à protéger les enfants vulnérables des risques qu’ils encourent dont celui de tomber dans la drogue et la prostitution. Les officiers de la NEF vont donc sur le terrain conscientiser parents et enfants. Il faut à tout prix consolider les familles pour qu’elles aient des repères et n’immolent pas leurs filles sur l’autel du travail sexuel, estiment-ils. Des campagnes de sensibilisation doivent se multiplier et être menées aussi bien par le gouvernement que par les travailleurs sociaux. *(Jimmy Jean-Louis est journaliste à Maurice et a écrit cet article pour ’Gender Links’, une ONG d’Afrique australe qui lutte pour l’égalité de genre. Cet article est publié en vertu d’un accord de coopération entre Gender Links et IPS). (FIN/2011) (...)

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