Actualités VIH - 13 octobre 2011

Texte publi� le jeudi 13 octobre 2011.

Aujourd’hui 12 octobre, moment de vérité pour la taxe Robin des Bois ? - Cinquième journée nationale algérienne contre l’homophobie - Groupe sida Genève à Belgrade : première journée - 3 octobre, journée mondiale de la vue : impact du programme "VISION 2020" sur le VIH - La radiothérapie interne, un traitement complémentaire dans l’infection à VIH ? - Une nouvelle piste pour lutter contre le virus du sida - Don américain de 56 millions $ pour soutenir les personnes vivant avec le VIH en Éthiopie - LES LARMES RÉSERVOIR DU VIH ? - Le blocus étasunien contre Cuba fait obstacle à la lutte contre le VIH/Sida, par la rédaction d’Opciones - Un projet de la FAO aide les agriculteurs kenyans à faire face à la sécheresse / Les investissements dans l’agriculture aujourd’hui servent à prévenir les crises alimentaires demain - EFFICACITÉ DES NOUVEAUX ANTIRÉTROVIRAUX CHEZ LES SÉROPOSITIFS EN ÉCHEC THÉRAPEUTIQUE


Aujourd’hui 12 octobre, moment de vérité pour la taxe Robin des Bois ?

(Par : AIDES ) le 12 octobre 2011

Après des mois de combat des ONG pour la mise en place d’une taxe sur les transactions financières (TTF) en faveur du développement, ce mercredi 12 octobre 2011 pourrait marquer un tournant historique.

Des amendements (1) PS et UMP seront examinés ce jour par la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2012. Ils proposent de créer cette taxe en France et en Allemagne, sur le modèle de taxes similaires existant déjà dans de nombreux pays, comme l’a montré un rapport récent du FMI (2). Oxfam France, AIDES et Coalition PLUS appellent l’ensemble des députés à soutenir ces amendements. Comme elle s’y est engagée lors de multiples sommets européens et internationaux, la France doit rejoindre dès à présent le camp des pays qui taxent les transactions financières.

« Il serait pour le moins étrange que la majorité parlementaire ne soutienne pas ces propositions de loi, alors que le gouvernement et Nicolas Sarkozy défendent cette taxe depuis des mois (3) », explique Bruno Spire, président de AIDES. « Un de ces amendements émane directement de députés de la majorité, et son rejet serait en totale contradiction avec les engagements répétés du Président : moraliser la finance et assumer nos responsabilités envers le monde en développement »

Car l’objectif de cette taxe doit être clair, il s’agit d’endiguer la spéculation financière ET de financer les urgences sociales et environnementales qui menacent la stabilité de la planète : sida, famine, changement climatique, accès à la santé, analphabétisme de masse… M. Sarkozy s’était d’ailleurs clairement exprimé en ce sens le 31 août dernier, lors de la conférence des ambassadeurs de France à l’étranger (4). Alors qu’on sait comment arrêter l’épidémie, le sida fait toujours près de 2 millions de morts par an. Alors qu’on pourrait les soigner, plus de 8 millions d’enfants décèdent de maladies bénignes et évitables. En levant 28 milliards d’euros par an au seul niveau franco-allemand, cette taxe permettrait de mettre en grande partie fin à ces fléaux.

« A quelques encablures du G20 de Cannes, le débat parlementaire autour de ce projet de loi de finances est une opportunité unique pour la France de tenir ses promesses et de montrer l’exemple dès 2012, en instaurant une TTF », conclut Luc Lamprière, directeur général d’Oxfam France. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.aides.org/presse/moment-...]


Cinquième journée nationale algérienne contre l’homophobie

(Par : ACT UP PARIS ) le 13 octobre 2011

Act Up-Paris a lancé début octobre une campagne de levée de fonds afin de réaffirmer ses revendications concernant l’égalité des droits entre homosexuelLEs et hétérosexuelLEs, dans le contexte de l’élection présidentielle française. En effet, en tant qu’association de lutte contre le SIDA et contre les discriminations, nous réaffirmons un des principes fondamentaux dans la lutte contre la pandémie : toutes les exclusions font le jeu du SIDA. De fait, nous saluons l’initiative de la cinquième journée nationale algérienne contre l’homophobie, « Ten Ten » organisée par l’association Alouen. Dans un pays où l’homosexualité est encore passible de 2 mois à trois ans d’emprisonnement [1], cet événement est important, tant en termes de lutte contre les discriminations qu’en termes de santé publique.

En Algérie, seuls les réseaux sociaux et quelques forums permettent aux jeunes pédés, gouines biEs et trans de vivre pleinement leur vie, entre pression sociale, pression familiale et pression religieuse. Dans la ville, la discrétion est de rigueur. Le seul espoir de certainEs est de venir vivre en France, et ceux et celles qui y parviennent subissent parfois des désillusions, d’autres, heureusement, y rencontrent l’amour et parviennent à le vivre.

Parce que nos amours sont internationales, parce que la lutte contre l’homophobie est indissociable de la lutte contre le SIDA et les IST, nous saluons les pédés, gouines, biEs et trans d’Algérie et d’ailleurs, qui font preuve d’un courage extraordinaire dans cette lutte pour que nos droits et nos vies ne soient plus piétinés nulle part.

Notes [1] L’article 338 de la loi algérienne indique que : « Tout coupable d’un acte d’homosexualité est puni d’un emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une amende de 500 à 2000 DA. Si l’un des auteurs est mineur de dix-huit ans, la peine à l’égard du majeur peut être élevée jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 10.000DA d’amende. » L’article 333 : « Toute personne qui a commis un outrage public à la pudeur est punie d’un emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une amende de 500 à 2000 DA. Lorsque l’outrage public à la pudeur a consisté en un acte contre nature avec individu du même sexe, la peine est un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 1000 à 10000 DA »(...)

Source et suite de l’article : [http://www.actupparis.org/spip.php?...]


Groupe sida Genève à Belgrade : première journée

(Par : Fil Rouge ) le 13 octobre 2011

La Conférence européenne de Belgrade s’est ouverte hier, avec 2’700 participants dont une centaine d’experts suisses.

Le vice-Premier Ministre serbe en a donné le coup d’envoi en annonçant que la Commission européenne avait le jour même proposé d’octroyer la Serbie le statut de candidate à l’UE. Il a également mis en évidence quelques-uns des principaux défis de la lutte contre le sida dans son pays : un taux de dépistage extrêmement bas malgré les 56 centres de dépistage que compte la République serbe, taux attribué au tabou et aux représentations très stigmatisantes véhiculées par le sida dans cette région ; l’accès aux antirétroviraux, qui sont pris en charge par le système de santé serbe mais celui-ci n’est pas en mesure de fournir les traitements de dernière génération en raison de leur coût ; le monitoring du VIH qui n’est pas une priorité dans les centres médicaux ; le matériel qui fait défaut pour les bilans sanguins des patients séropositifs ; et la fuite des cerveaux : les médecins serbes spécialisés dans le VIH ne sont qu’une vingtaine dans tout le pays.

Ce matin en séance plénière, le professeur Bernard Hirschel, membre du Comité du Groupe sida Genève, a été récompensé pour l’ensemble de ses travaux cliniques et de recherche par le EACS Award for Excellence in HIV Medecine 2011 (voir billet précédent).

Du côté des médias, la porte-parole du Groupe sida Genève, Deborah Glejser, a fait un court compte-rendu par téléphone à la fin de l’émission Genève à Chaud de Pascal Décaillet sur Léman Bleu ainsi qu’une interview pour Radio Cité. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.groupesida.ch/filrouge/a...]


3 octobre, journée mondiale de la vue : impact du programme "VISION 2020" sur le VIH

(Par : Femmes et SIDA ) le 13 octobre 2011

Parmi les huit objectifs du Millénaire pour le Développement adoptés par l’Organisation des nations unies (ONU), sept dépendent de mesures liées à la mise en oeuvre de VISION 2020 L’objectif 6 du Millénaire pour le Développement qui est de combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies, est dépendant de ce programme. VISION 2020, programme mis en place le 18 février 1999, est le fruit d’un partenariat entre l’Organisation mondiale de la Santé et plus de 20 organisations non-gouvernementales internationales impliquées dans la prévention de la cécité et regroupées dans l’Agence Internationale pour la Prévention de la Cécité (IAPB). Son objectif est d’apporter un appui technique et financier aux pays qui se sont officiellement engagés dans le processus de VISION 2020. Les programmes VISION 2020 de lutte contre l’onchocercose ou le trachome contribuent à réduire l’impact du VIH/SIDA, du paludisme et d’autres maladies Dans les pays à faible revenu, les maladies susceptibles d’entraîner une cécité comme le trachome [1] et l’onchocercose (cécité des rivières) [2] sont endémiques en milieu rural et dans les régions urbaines démunies. Elles ont d’importantes conséquences au niveau de l’éducation et de la productivité. Les personnes porteuses d’une pathologie oculaire sont soumises à des facteurs de risque qui conduisent au VIH/sida, au paludisme et à d’autres maladies, car elles sont plus exposées à la marginalisation, à la discrimination, à l’analphabétisme et à la pauvreté. Les programmes VISION 2020 de lutte contre l’onchocercose ou le trachome réduisent l’impact du VIH/SIDA et du paludisme sur les individus et sur les familles car ils sont fondés sur une approche de Santé publique proposant des services de santé oculaire préventifs et curatifs et des formations axées sur la santé maternelle et infantile et l’éducation sanitaire. Les patients sont pris en charge dans des structures sanitaires, facilitant ainsi l’accès aux mesures de prévention et de dépistage de l’infection à VIH. Des aspects socio-économiques de la cécité et des déficiences visuelles bien identifiés Une analyse de la distribution mondiale des déficiences visuelles, réalisée par l’OMS, met en évidence une plus grande prévalence dans les pays en développement avec un bas revenu per capita. Les cécités évitables les plus prévalentes dans ces pays sont la cataracte et le trachome. Une insuffisance et une inégalité dans l’accès à la prévention et aux soins de santé oculaires représentent les principaux facteurs limitant la réduction des déficiences visuelles qui pourraient être évitées dans les régions du monde les plus peuplées et les plus pauvres. La nécessité d’une prévention des cécités dues au VIH Une enquête hospitalière transversale sur deux mois, menée à l’Institut d’Ophtalmologie Tropicale de l’Afrique (IOTA) de Bamako, a montré la place importante des complications oculaires de l’infection à VIH dans le handicap visuel de la population la plus active sur le plan économique et social. L’étude a porté sur 828 patients âgés de 18 à 50 ans, venus consulter une première fois entre le 1er avril et le 4 mai 2003. Chaque patient a bénéficié d’un examen ophtalmologique complet et les données ont été recueillies sur un formulaire d’enquête. Le principal motif de consultation était la baisse d’acuité visuelle dans 40 % des cas. Sur le plan du diagnostic 626 cas (75,5 % ) d’atteintes organiques et 153 cas (18,5 %) d’amétropies étaient retrouvés. L’examen oculaire était normal pour 49 patients (6 %). La cécité binoculaire (48 cas) représentait 5,8 % des cas. Les causes étaient dominées par la cataracte (29,2%) et le glaucome (22,9%). Les manifestations oculaires du VIH/SIDA représentaient la 3e cause avec 14,6 % cas. Des manifestations oculaires graves au cours de l’infection à VIH dans un contexte d’immunodépression sévère Les différentes études sur le sujet montrent : l’existence d’une corrélation entre le taux de CD4 et la survenue de complications ophtalmologiques, avec dans la plupart des cas un taux moyen de CD4 inférieur à 100 par mm3 ; des atteintes oculaires directement liées au VIH ou dues à des infections opportunistes, pour les manifestations liées au VIH, on retrouve un grand nombre d’atteintes rétiniennes sous la forme de micro-angiopathies en rapport avec une atteinte de l’endothélium des capillaires rétiniens par le VIH, pour les étiologies infectieuses lors d’infections opportunistes, les micrororganismes les plus fréquemment retrouvés sont le Cytomégalovirus (CMV), le virus varicelle-zona (VZV), Cryptococcus neoformans et Toxoplasma gondii. (...)

Source et suite de l’article : [http://femmesida.veille.inist.fr/fe...]


La radiothérapie interne, un traitement complémentaire dans l’infection à VIH ?

(Par : Femmes et SIDA ) le 13 octobre 2011

Malgré des traitements bien conduits, le VIH persiste dans l’organisme infecté. Deux phénomènes expliquent cette impossibilité à éliminer totalement le virus de l’organisme : La mutagenèse accrue La réplication rapide du VIH entraîne la production d’un à dix milliards de virus chaque jour. Elle est la source d’erreurs de réplication fréquentes (tiers des virions produits) conduisant à la production de souches virales extrêmement variables. Les "sanctuaires" de virus Le VIH s’attaque à des cellules clés du système immunitaire. Certaines meurent du fait de l’infection. D’autres entretiennent cette infection et servent ainsi de réservoir du virus. Le VIH y reste latent sous forme d’ADN proviral. La latence virale Le VIH est capable d’infecter aussi bien les lymphocytes activés que quiescents. Il existe deux types de latence virale : une première au stade de pré-intégration, extrêmement labile et une autre relativement stable après intégration au génome cellulaire. Les lymphocytes T capables de produire des virions infectieux et vis-à-vis desquels le système immunitaire est totalement aveugle seraient en moyenne au nombre de 1,4 × 106 cellules dans un organisme adulte de 70 kg. Les cellules folliculaires dendritiques Les cellules folliculaires dendritiques (CFD) peuvent retenir à leur surface, sans être infectées, des particules virales sous forme de complexes antigène-anticorps. Environ 1011 virions seraient fixés sur ces cellules chez un sujet infecté de 70 kg. Les virions infectieux piégés par les CFD sont susceptibles d’être relargués suite à un défaut d’observance du traitement ou à la suppression d’un inhibiteur de protéase, entrainant ainsi une augmentation de la virémie. Les sanctuaires pharmacologiques Le VIH envahit le système nerveux central où la production de virus est assurée par des macrophages et des cellules microgliales. Les particules virales peuvent y être échangées dans un sens ou dans l’autre à travers la barrière hémato-encéphalique. Cependant, la pénétration des molécules utilisées dans les protocoles de chimiothérapies antirétrovirales est insuffisante, faisant parler de "sanctuaire pharmacologique". Que reste-t-il de l’infection VIH après un traitement bien conduit ? Lors d’un traitement virostatique, la charge virale décroît selon une cinétique multi-exponentielle et va demeurer dans l’organisme :
- Des virus libres (en fait sous forme de complexes immuns) qui sont les plus rapidement éliminés ; des virus piégés par les cellules folliculaires dendritiques susceptibles d’infecter des cibles cellulaires dans leur voisinage ou alors de retourner dans la circulation sanguine ; des lymphocytes portant des formes latentes du virus et capables de se réactiver à tout moment ; des cellules produisant des virus tout au long de l’infection, dans le sang et les tissus tout en étant protégés par des barrières naturelles de l’effet inhibiteur des molécules antirétrovirales. Pour éradiquer complètement le VIH de l’organisme infecté, le protocole thérapeutique devra viser ces cibles potentielles. (...)

Source et suite de l’article : [http://femmesida.veille.inist.fr/sp...]


Une nouvelle piste pour lutter contre le virus du sida

(Par : Les Echos ) le 13 octobre 2011

L’Afssaps a donné son feu vert : la société InnaVirVax va commencer à tester à l’hôpital Cochin et à la Pitié-Salpêtrière son vaccin thérapeutique Vac3S contre le sida sur 24 patients. Ce vaccin ne vise pas à protéger les individus sains du virus VIH, mais à aider ceux qui ont déjà été infectés à mieux s’en défendre. Le but de cet essai, de phase I-IIa, est d’abord de s’assurer de l’innocuité du produit chez les malades. En seconde intention, certains paramètres d’efficacité seront aussi observés, et s’ils sont encourageants, ce premier essai pourra rapidement déboucher sur un nouvel essai pour déterminer l’efficacité et le choix de la dose (phase II). Avant d’en arriver là, Vac3S a franchi avec succès différentes étapes : confirmation d’une corrélation entre la présence naturelle des anticorps du vaccin et la capacité des patients à contrôler la maladie, puis validation du mécanisme d’action chez l’animal et études de toxicité. Traitement complémentaire

« Vac3S cherche à induire chez les patients un très fort taux d’anticorps contre un peptide (3S) contenu dans l’enveloppe du virus pour l’empêcher de se fixer sur les globules blancs CD4, chefs d’orchestre du système immunitaire », explique Joël Crouzet, président d’InnaVirvax. En effet, si ces peptides parviennent à se fixer sur les CD4, ils déclenchent alors la destruction de ces derniers par une autre catégorie de globules blancs, les NK (pour « natural killers »), habituellement chargés de détruire les cellules anormales ou infectées. « C’est la découverte du mécanisme moléculaire responsable de la destruction des CD4 qui a permis de concevoir ce vaccin, qui couple le peptide 3S à une protéine et un adjuvant pour le rendre plus efficace », explique Joël Crouzet. Une équipe de chercheurs de l’Unité mixte 946 (Inserm-UPMC) de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, est à l’origine de ces travaux qui ont donné lieu à différentes publications scientifiques. Compte tenu de son mode d’action, Vac3S est complémentaire des trithérapies. Il pourrait en effet être utilisé en priorité chez les patients qui ne sont pas encore traités, car ils sont encore au-dessus du seuil critique des 300 CD4 par millimètre cube de sang et chez ceux qui ne répondent pas à ces traitements. « Enfin, observe Joël Crouzet, il existe une catégorie de patients chez qui les traitements font quasiment disparaître les virus en circulation sans pour autant que leur taux de CD4 ne remonte vraiment. Ceux-là aussi pourraient bénéficier de Vac3S. » Aujourd’hui, grâce aux trithérapies, les patients survivent mais avec un système immunitaire souvent affaibli, qui les rend plus vulnérables aux infections et aux cancers. Il existe d’autres approches d’immunothérapie visant à stimuler soit la production de CD4, soit celle de globules blancs cytotoxiques qui détruisent les cellules infectées mais qui n’ont pas encore fait leurs preuves. Jusqu’à présent, InnaVirVax a vécu grâce à des financements publics (concours de création d’entreprise innovante, Oséo, ANR). La société doit à présent lever entre 3 et 5 millions d’euros pour assurer le développement de son produit et de plusieurs autres projets, encore à un stade très précoce. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.lesechos.fr/innovation/m...]


Don américain de 56 millions $ pour soutenir les personnes vivant avec le VIH en Éthiopie

(Par : Altas Info.fr ) le 13 octobre 2011

Le gouvernement américain a octroyé un don de 56 millions de dollars au Programme alimentaire mondial (PAM) pour soutenir ses activités nutritionnelles ciblant les personnes vivant avec le VIH en Ethiopie.

Ce don, qui s’inscrit dans le cadre du plan américain d’aide d’urgence à la lutte contre le Sida dans le monde (PEPFAR), va fournir une assistance vitale aux personnes vivant avec le VIH/Sida, a souligné la Directrice exécutive du PAM, Josette Sheeran.

"Fournir un soutien nutritionnel adéquat aux patients vivant avec le VIH peut faire la différence entre la vie et la mort ", a-t-elle déclaré, ajoutant que ce don permettra au PAM d’atteindre davantage de personnes, d’améliorer la vie productive des personnes atteintes du VIH et d’aider les familles et les communautés à assurer la sécurité alimentaire durable".

Avec cette contribution du PEPFAR, le PAM élargira ses activités pour couvrir les régions d’Afar, de Benishangul Gumuz, de Somali et de Gambella et ciblera le volet de prévention de la transmission mère-enfant du VIH. Elle permettra également au PAM de venir en aide à 375.000 personnes au cours des cinq prochaines années.

De 2008 à 2010, les activités nutritionnelles menées par le PAM ont atteint 355.000 personnes touchées par le VIH/Sida dans 23 villes éthiopiennes.

L’Ethiopie est l’un des pays ayant bénéficié le plus du PEPFAR en recevant des contributions financières estimées à 1,52 milliard de dollars.

Les actions menées dans le cadre du PEPFAR visent à renforcer les systèmes de santé, à améliorer les offres de soins dans l’ensemble des centres de santé à travers le pays et à assister les personnes vivant avec le VIH/Sida. Il s’agit également d’effectuer des tests de dépistage gratuits et de faire bénéficier les personnes infectées des traitements antirétroviraux (ARV).

D’après le gouvernement, 1,5 million d’Ethiopiens sont contaminés par le virus du sida, une estimation portée à 2,8 millions de personnes par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’Ethiopie compte plus de 85 millions d’habitants.

Au niveau mondial, près de 40 millions de personnes sont atteintes du Sida, dont 50 % de femmes, selon l’ONU qui précise que l’Afrique reste la région la plus affectée, abritant à elle seule presque 70 pc des personnes infectées, près de 23 millions de personnes atteintes. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.atlasinfo.fr/Don-america...]


LES LARMES RÉSERVOIR DU VIH ?

(Par : Fugues ) le 12 octobre 2011

Une étude chinoise publiée dans le Journal of Aids révèle un phénomène plutôt surprenant. Alors qu’il devient parfois indétectable dans le sang des personnes traitées par une thérapie antirétrovirale, le virus du sida peut être contenu dans leurs larmes.

Dès 1980, les médecins constataient la présence du VIH dans différentes compartiment de l’œil, notamment dans le liquide intraoculaire, ou la cornée. Aujourd’hui, une étude menée par le Dr Yang Han, du département de pathologies infectieuses du Pekin Union Medical College Hospital relance le spectre de la contamination par les larmes. En effet, cette étude révèle que le virus du sida aurait été détecté dans les larmes de personnes pourtant traitées par une thérapie antirétrovirale.

Après analyse des larmes de 21 personnes, dont 16 infectées par le VIH et traitées depuis longtemps et n’ayant plus de trace du virus dans le sang, 2 infectées non traitées, 3 souffrant d’une infection virale et 5 sains, l’équipe du Dr Yang a mis en évidence la présence du VIH dans les larmes de toutes les personnes infectées.

Ces résultats sont analysés avec prudence par le Pr Gilles Pialoux, spécialiste du sida à l’hôpital Tenon de Paris et contacté par l’hebdomadaire français Le Point « L’étude ne porte que sur 16 patients, relativise-t-il, et je ne connais pas le détail des médicaments utilisés. Il faut savoir qu’il existe des réservoirs et des sanctuaires pour le virus du sida. Dans les premiers, non seulement le VIH est à l’abri mais en plus il peut se multiplier ; c’est notamment le cas des ganglions. Dans les seconds, il est "seulement" hors de portée de la plupart des médicaments. C’est le cas des sécrétions vaginales. Les médicaments modernes vont de plus en plus dans les sanctuaires. En revanche, ils ne pénètrent pas dans les ganglions. C’est pourquoi il n’est pas possible d’interrompre les traitements » explique-t-il.

La question d’une éventuelle contamination par les larmes n’est pas évoquée par les scientifiques chinois, mais pour le Pr Pialoux, ce « fantasme de la contamination par les larmes est clos depuis longtemps ». (...)

Source et suite de l’article : [http://www.fugues.com/main.cfm?l=fr...]


Le blocus étasunien contre Cuba fait obstacle à la lutte contre le VIH/Sida, par la rédaction d’Opciones

(Par : http://socio13.wordpress.com ) le 13 octobre 2011

traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

Le blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis fait obstacle à la coopération entre Cuba et les organismes internationaux multilatéraux engagés dans la lutte contre le VIH/Sida, rapporte Presna LAtina.

En janvier 2011, le gouvernement des Etats-UNis ont bloqué 4 270 000 dollars destinés au finacement du Fond Mondial de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et la malaria.

Ces sommes étaient destinées à l’exécution de projets de coopération avec l’île pour combattre le Syndrôme d’Imunodéficience Acquise et la tuberculose.

Cet acte délibéré a fait obstacle à la réalisation de trois projets dont l’impact sur les secteurs de la population concernés est connu, signale un rapport sur la résolution 65/6 de l’Assemblée Générale des Nations UNies, intitulé « La nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique contre Cuba »

L’action est d’autant plus grave qu’elle affecte des fonds destinés à des mesures d’assistance, de prévention et de traitement visant des personnes affectées par le VIH/Sida et la tuberculose en particulier l’achat de médicaments, d’antirétroviraux, et d’aliments indispensables aux malades.

Cuba a dénoncé cette mesure comme une action illégale visant par ailleurs à entraver sérieusement la coopération internationale organisée par le système des Nations Unies à travers ses agences, ses subventions et ses programmes.

En dépit des requêtes et des appels de plus en plus nombreux de la communauté internationale en direction du gouvernement étasunien pour qu’il change d’attitude envers Cuba, le président étasunien, Barack Obama, maintient cette politique, rappelle le texte.

Le blocus est, dans son essence et dans ses objectifs, un acte d’agression unilatérale permanent contre la stabilité d’un pays, signale le document.

Les dégâts économiques directs infligés à la nation antillaise, si l’on prend en compte la dépréciation du dollar devant l’euro sur le marché financier international, représenteraient un montant supérieur à 975 000 millions de dollars. (...)

Source et suite de l’article : [http://socio13.wordpress.com/2011/1...]


Un projet de la FAO aide les agriculteurs kenyans à faire face à la sécheresse / Les investissements dans l’agriculture aujourd’hui servent à prévenir les crises alimentaires demain

(Par : StarAfrica.com ) le 13 octobre 2011

NAIROBI, Kenya, 13 octobre 2011/African Press Organization (APO)/ — Avec le démarrage de la saison des pluies en octobre, la FAO aide plus de 5 000 ménages ruraux vulnérables de l’est du Kenya à aménager leurs champs en terrasses afin de lutter contre l’érosion des sols et conserver l’eau de pluie qu’ils récoltent en construisant de petits barrages. En échange de leur travail, les agriculteurs reçoivent des bons pour acher de la nourriture et des matériaux de construction pour les barrages qui appartiennent à la communauté. Dans cette région de collines, les pluies sont souvent subites et intenses. Elles balayent la couche arable des sols. Les eaux de pluie sont emportées par le ruissellement et les lits des rivières demeurent à sec tout le reste de l’année. Or, les cultures en terrasses et la construction de barrages peuvent briser ce cercle vicieux. "Des initiatives comme celle-ci aident les agriculteurs à limiter les dégâts et à retomber rapidement sur leurs pieds", indique Dan Rugabira, Représentant de la FAO au Kenya. "En renforçant leur résilience face au climat aujourd’hui, nous pouvons les aider à conjurer les crises demain". Pendant ce temps, les stocks de semences dans la région sont quasiment épuisés et l’envolée des prix des aliments et du carburant viennent aggraver les difficultés, forçant les familles à réduire leurs repas quotidiens ou à brader leurs animaux. Bien que difficile, la situation alimentaire dans ces parties du Kenya oriental n’est pas aussi dramatique que dans d’autres régions ou en Somalie. "C’est précisément la raison pour laquelle ces types de projets sont si importants en ce moment", souligne M. Rugabira. "Nous donnons aux familles des bons qu’ils peuvent échanger contre des articles de première nécessité ou de la nourriture, tout en construisant des infrastructures vitales pour améliorer leur résilience afin qu’ils ne soient pas pris au dépourvu à chaque fois que les pluies se font désirer". Renforcer la résilience Avec près de 3,6 millions de dollars octroyés par la Suède, la FAO collabore avec le gouvernement local et les partenaires de développement pour venir en aide aux individus les plus vulnérables -notamment les personnes âgées, les mères célibataires et les personnes infectées par le VIH. Ils aident les agriculteurs à cultiver en terrasses au moins un acre de leurs champs afin de réduire l’érosion du sol et le ruissellement des eaux. Le travail est trop dur pour une personne seule. Mais en travaillant en groupes dans le cadre d’écoles de terrain, les agriculteurs seront en mesure de préparer leurs champs à temps pour la saison des pluies, en améliorant les possibilités de meilleurs rendements, en particulier en semant des cultures plus adaptées à l’environnement aride. De même, la FAO et ses partenaires aident les agriculteurs à construire des barrages de sable simples dans les lits des rivières voisines afin de retenir l’eau pour les cultures et les usages domestiques, ce qui permettra de réduire drastiquement le temps qu’ils passent à aller chercher de l’eau. "Jamais je n’aurais pu toute seule" La plupart des habitants de cette région aride et semi-aride survivent en cultivant de petits lopins de terre et en élevant quelques bovins, chèvres ou moutons. Ils dépendent des précipitations pour cultiver les céréales comme le sorgho, le mil et, de plus en plus, le maïs, ainsi que les légumineuses comme le niébé, les haricots mungo, les pois d’angole et les haricots. Toutefois, compte tenu des pluies très irrégulières pendant plusieurs années consécutives, les agriculteurs n’ont pas pu rentrer une récolte correcte en deux- voire trois- campagnes agricoles. Durant les périodes de soudure, les agriculteurs les plus pauvres cherchent souvent du travail ailleurs, "en allant travailler dans les exploitations de ménages plus aisés pour pouvoir acheter de la nourriture", indique Paul Omanga, responsable de la production agricole pour la FAO au Kenya. "Ils finissent ainsi par négliger leurs propres fermes." Le projet de la FAO encourage les agriculteurs à améliorer leurs propres parcelles. Il leur donne aussi des notions de nutrition et leur enseigne comment éviter l’infection par VIH tout en les aidant à acquérir des compétences entrepreneuriales en matière d’aviculture ou de cultures maraichères. "Jamais je n’aurais pu réaliser cela toute seule", affirme Jane Nzambi, une mère célibataire de 43 ans avec 5 enfants à charge, en montrant une tranchée profonde qui traverse ses champs et qui permettra de piéger et de stocker l’eau de pluie. "Sans cette aide, je serais encore en train de pousser ma brouette pour aller chercher de l’eau à vendre aux autres". (...)

Source et suite de l’article : [http://www.starafrica.com/fr/actual...]


EFFICACITÉ DES NOUVEAUX ANTIRÉTROVIRAUX CHEZ LES SÉROPOSITIFS EN ÉCHEC THÉRAPEUTIQUE

(Par : Fugues ) le 13 octobre 2011

Des chercheurs de l’INSERM sont parvenus à démontrer l’efficacité des antirétroviraux mis au point ces dernières années chez les porteurs du VIH en échec thérapeutique. Autrement dit, chez les malades pour qui les classes de médicaments habituelles n’étaient pas efficaces.

C’est une découverte importante et un espoir pour tous les malades porteurs du VIH. Dans la revue The Lancet datée du 10 octobre, des chercheurs français de l’INSERM ont réussi à démontrer l’efficacité des nouveaux antirétroviraux chez les patients qui présentent une résistance aux autres molécules. En effet, cela fait plus de vingt ans maintenant que les antirétroviraux sont utilisés pour freiner le développement de la maladie, grâce à leur capacité de contrôler la réplication du VIH dans l’organisme. Aujourd’hui, il existe ainsi plusieurs classes de ces médicaments sur le marché. Malheureusement, elles ne sont pas efficaces chez tous les porteurs du virus.

Ces dix dernières années, les chercheurs se sont donc appliqués à créer de nouvelles molécules pour tenter d’améliorer la santé de ces patients "résistants". C’est pourquoi l’équipe du Professeur Dominique Costagliola, directrice de l’unité "Epidémiologie, stratégies thérapeutiques et virologies cliniques dans l’infection à VIH" de l’hôpital de la Pitié Salpétrière, a décidé de s’intéresser à l’efficacité de ces nouvelles molécules. Pour cela, elle a analysé des données recueillies entre 2000 et 2009 sur 2.476 patients traités à partir de 1998. Des sujets en échec pour les trois classes historiques d’anti-VIH : les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI), les inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) et les inhibiteurs de la protéase (IP). Des molécules qui s’attaquent toutes aux composants du virus qui lui permettent de se répliquer.

En vérité, les sujets étudiés constituaient 3% de 24 cohortes participant au projet PLATO II, lui-même inclus dans la collaboration de cohortes européennes COHERE (Collaboration of Observational HIV Epidemiological Research Europe). Une étendue qui a permis d’augmenter la puissance de l’étude. Au final, les chercheurs ont alors observé que la charge virale, autrement dit la quantité de virus contenue dans le sang, est devenue indétectable pour trois fois plus de patients. De même, la survenue d’évènements cliniques correspondant au SIDA a été divisée par quatre. Des résultats positifs attribués aux progrès médicaux réalisés durant cette période.(...)

Source et suite de l’article : [http://www.fugues.com/main.cfm?l=fr...]




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