Actualités VIH

Texte publi� le jeudi 5 novembre 2009.

CANADA : QUÉBEC : Grippe H1N1 : Les personnes séropositives du Québec nagent dans la confusion - CANADA : QUÉBEC : Piquée au vif - KENYA : Sida : 30.000 adultes candidats à la circoncision - OMS : Appel en faveur d’une intégration de la prise en charge du VIH/SIDA et des services de santé sexuelle et génésique - ÉTUDE : Les infections à Chlamydiae favorisent la progression du VIH chez les gays - BURKINA FASO : Comment les médicaments antirétroviraux ont transformé la vie des enfants vivant avec le VIH/sida à Ouagadougou - PHARMACEUTIQUES : Les labos s’accouplent - FRANCE : Sida : le cri d’alarme des associations - AFRIQUE DU SUD : Le Président sud-africain annonce une ère nouvelle pour la riposte de son pays - ÉTUDE : Nigeria : co-infection VIH/VHB et réponse au traitement - MAURITANIE : Opération mains propres à Nouakchott - AFRIQUE AUSTRALE : le Swaziland affiche le pire palmarès en matière de droits des travailleurs

grippe A

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CANADA : QUÉBEC : Grippe H1N1 : Les personnes séropositives du Québec nagent dans la confusion

Mercredi 4 novembre 2009-11-04

Extraits du site http://twitter.com/FrequenceVIH

Depuis lundi, les immunosupprimés du CHUM à Montréal sont vaccinés « sur » rendez-vous. Depuis mardi, les immunosupprimés de l’Hôpital thoracique à Montréal sont vaccinés « sans » rendez-vous. Qu’en est-il des cliniques l’Actuel ou Quartier latin à Montréal ? Qu’en est-il de la vaccination des personnes séropositives de tout le Québec ? Les personnes séropositives sont des immunosupprimés ou des malades chroniques ? Le message est confus totalement, avec ce petit arrière-goût de « Dis-moi où tu es soigné, je te dirai quand tu seras vacciné ».

Source : http://twitter.com/FrequenceVIH

CANADA : QUÉBEC : Piquée au vif

Marie-Claude Lortie

La Presse

Comment peut-on, en deux semaines, dire dans un premier temps à une population sceptique qu’il faut absolument qu’elle aille se faire vacciner contre une terrible grippe car ne pas le faire serait non seulement médicalement dangereux, mais socialement irresponsable et égoïste. Et ensuite, dans un deuxième temps, embarquer ces mêmes personnes dans un système de vaccination pas du tout au point et d’une anticonvivialité déconcertante, pour ne pas dire enrageante.

Dites-moi.

Dites-moi parce que je suis absolument estomaquée par ce qui est en train d’arriver avec cette campagne de vaccination. Oui, on se doutait tous un peu que les choses allaient déraper légèrement, que les doses de vaccin n’arriveraient pas à temps, que la logistique de la piqûre coincerait, etc. Mais la suffisance des autorités montréalaises de la santé, dans tout ce cafouillage, ou plus précisément l’habileté de ce transfert de leur discours du « quelle ignorance de ne pas vouloir être vacciné » à « arrêtez de vous bousculer », celle-là, je ne l’avais pas vue venir. Quelque part, je croyais encore qu’on accueillerait les gens à bras ouverts, qu’on ferait tout pour leur faciliter la tâche. « Merci de venir vous faire vacciner, c’est si important. » « Merci d’être solidaire avec vos concitoyens en ne prenant pas le risque de devenir un vecteur du virus. » Merci, merci. À la place, ce qu’on nous dit, c’est « déplacez-vous, attendez, allez chercher vos coupons, attendez... Le ministre Yves Bolduc (tout comme les députés Bernard Drainville, du Parti québécois, et Amir Khadir, de Québec solidaire) a voulu montrer l’exemple et s’est fait vacciner devant les caméras pour nous encourager à faire comme lui. Maintenant, peut-il nous faire une petite mise en scène semblable, caméra collée aux talons, et nous montrer, façon téléréalité, comment il est pratique et sans faille d’aller chercher un coupon à 6 h du mat’ avec les enfants, en bus ? Pour revenir ensuite un peu plus tard au centre de vaccination, toujours en transports en commun, attendre « au maximum une autre heure », le tout en perdant une journée de travail complète, avant même que les effets secondaires du vaccin aient démarré ? Quand on veut qu’une population se fasse vacciner, on s’organise pour que ce soit facile. On organise la vaccination à l’école, au bureau, au Jean Coutu. On ne talonne pas les gens avec toutes sortes de messages pro-vaccin culpabilisants au max pour ensuite les livrer à une usine d’exaspération.

* * *

Si vous habitez en région ou même dans les banlieues entourant Montréal, vous trouverez peut-être que j’exagère. Et vous avez peut-être tout à fait raison. Car il est important de le souligner : le cœur du problème de cette campagne de vaccination est dans l’île. Tout le déploiement de la stratégie anti-H1N1 marche à deux vitesses. On ne livre pas les vaccins à domicile et on ne vient pas vous chercher en limousine à Laval ou à Longueuil, mais le système est plus rapide. Au point où, au début de la campagne de vaccination, la semaine dernière, on a vu des professionnels de la santé aller voir leurs collègues des banlieues avec leurs familles plutôt que d’attendre en ville, dans leurs propres hôpitaux, où on refusait en outre de vacciner leur progéniture. Si vous avez lu les journaux, cette semaine, vous aurez constaté que, dans certains cas, les Montréalais devront attendre deux, trois, voire quatre semaines de plus que leurs concitoyens des banlieues pour être immunisés. Aberrant… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca/

KENYA : Sida : 30.000 adultes candidats à la circoncision au Kenya

MAP

Mercredi 04 novembre 2009

Trente mille adultes devront subir la circoncision à Nyanza dans l’ouest du Kenya à partir de la semaine prochaine, a annoncé le ministère des services médicaux.

Quelque 48.000 autres avaient déjà subi l’excision du prépuce depuis janvier dernier dans cette province pour éviter la propagation du virus du sida (VIH) lors d’une campagne visant environ 520.000 personnes adultes jusqu’à 2013. Cette initiative cible 80 P.C des 1,2 million d’adultes mâles âgés entre 15 et 49 ans de la province, la première du pays à avoir implanté cette campagne, avec l’objectif de réduire le taux de prévalence d’infection chez les femmes de 22 P.C à 10 P.C et des hommes de 17 P.C à 7 P.C, selon le ministère. Sur les 1,4 million de personnes vivant avec le VIH/Sida au Kenya, la province de Nyanza en compte environ le tiers avec 417.000 de personnes atteintes. Le taux de prévalence de l’infection s’était aggravé en 2007 atteignant 7,1 P.C contre 5,1 P.C en 2006, le milieu urbain étant plus touché (8,4 P.C) que le rural (6,4 P.C). Cette campagne, lancée en 2008, tend à baisser l’infection au VIH/Sida de près d’un million de cas durant les dix prochaines années… (suite de l’article)

Source : http://www.casafree.com/

OMS : Appel en faveur d’une intégration de la prise en charge du VIH/SIDA et des services de santé sexuelle et génésique

jeudi 5 novembre 2009

Le numéro spécial du Bulletin de l’Organisation mondiale de la Santé, qui est paru lundi, montre que pour parvenir à réduire la transmission du VIH, il faut intégrer les services de prise en charge du VIH/sida aux services de santé sexuelle et génésique. Ce numéro porte sur le renforcement des liens entre la santé sexuelle et génésique et la prise en charge du VIH.

Selon le Dr Manjula Lusti-Narasimhan, du Département Santé et recherche génésiques de l’Organisation mondiale de la Santé, « si la lutte contre l’infection à VIH a permis de grandes avancées, par exemple, permis d’offrir un traitement antirétroviral à 4 millions de personnes, nous devons toutefois accroître les efforts de prévention et proposer des services de santé sexuelle et génésique qui répondent aux besoins des personnes qui vivent avec le VIH. » Selon le Dr Xiang-Sheng Chen, vice-directeur du Centre national chinois de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, il faut lutter parallèlement contre l’infection à VIH et les autres infections sexuellement transmissibles (IST) car l’une favorise la propagation des autres et réciproquement. En effet, précise Le Dr Xiang-Sheng Chen, « toute personne séropositive atteinte d’une IST ulcérante, par exemple d’un herpès génital, peut transmettre le VIH plus facilement et il est plus difficile de traiter les IST chez les personnes infectées par le VIH. » Le Bulletin de l’Organisation mondiale de la Santé est une revue internationale de santé publique qui se consacre particulièrement aux pays en développement. Il s’agit de l’une des revues de santé le plus importantes du monde et elle constitue le fleuron des périodiques de l’Organisation mondiale de la Santé. Les articles qui y paraissent sont revus par un comité de lecture et sont indépendants des lignes directrices de l’OMS… (suite de l’article)

Source : http://www.temoignages.re/

ÉTUDE : Les infections à Chlamydiae favorisent la progression du VIH chez les gays

Par Aude Segond, Crips (France) 05/11/09

Une étude suisse montre une prévalence élevée d’infection à Chlamydiae anorectale chez des hommes séropositifs pour le VIH ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Les auteurs suggèrent que ces infections non diagnostiquées contribueraient à la progression de l’épidémie VIH dans cette population.

Dans les pays industrialisés dont la Suisse, les homosexuels restent un groupe où la prévalence VIH ne diminue pas. Un groupe aussi très touché par les infections sexuellement transmissibles (IST) qui, non traitées, augmentent le risque de contamination par le VIH. L’étude a été menée pendant douze mois auprès de 147 hommes de la cohorte VIH suisse ayant déclaré des rapports anaux non protégés dans les deux années précédentes. Les objectifs de ce travail étaient de déterminer la prévalence et les symptômes de l’infection à Chlamydiae anorectale et d’identifier d’éventuels facteurs de risque associés. Les prélèvements étaient réalisés lors des consultations médicales VIH de routine. Seize hommes (11%) ont été testés positifs pour la Chlamydiae. Parmi eux, deux avaient aussi une gonorrhée anorectale et un, une lymphogranulomatose vénérienne (LGV). Seuls, trois de ces hommes, dont celui souffrant d’une LGV, ont rapporté des symptômes proctologiques : douleurs, saignements, constipation, etc. L’unique facteur de risque associé retrouvé est un nombre élevé de partenaires sexuels. Les auteurs suggèrent donc de proposer, dans le cadre du suivi VIH, un test de dépistage de l’infection anorectale à Chlamydiae aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes reportant des rapports anaux non protégés, même en l’absence de symptômes, pour diminuer les risques de transmission du VIH.

Référence

High prevalence of anorectal chlamydial infection in HIV-infected men who have sex with men in Swizerland / T. Dang et all. - Clinical infectious diseases, 15 novembre 2009, vol. 49, n° 10, pp. 1532-1535.

- Lire l’abstract (en anglais).

Source : http://www.vih.org/

BURKINA FASO : Comment les médicaments antirétroviraux ont transformé la vie des enfants vivant avec le VIH/sida à Ouagadougou

4 novembre 2009 (papamamanbebe.net)

Écouter : Comment les médicaments antirétroviraux ont transformé la vie des enfants vivant avec le VIH/sida à Ouagadougou (MP3, 8.2 Mo)

Début de l’entretien avec Sylvie Ouédraogo, pédiatre burkinabé.

Reda : Combien de pédiatres au Burkina Faso et combien d’entre eux sont spécialisés dans le suivi des enfants touchés par le VIH ?

Sylvie Ouédraogo : Au Burkina Faso on compte environ 40 pédiatres pour 13 millions d’habitants donc vous voyez la charge de travail qu’il y a. À l’hôpital pédiatrique il y a environ plus d’une dizaine de médecins. Ceux qui prennent en charge véritablement le VIH sont au nombre de 6 ou 7 et qui suivent régulièrement les enfants.

Reda : Qu’est-ce que vous proposez aujourd’hui ? Qu’est-ce que vous êtes en mesure de proposer aux enfants touchés par la maladie qui viennent à l’hôpital pédiatrique ? Comment ça se passe ?

Sylvie Ouédraogo : L’hôpital pédiatrique comme vous le savez la prise en charge est multidisciplinaire. Il n’y a pas que le pédiatre. En dehors du pédiatre il y a bien sûr l’infirmière, l’agent d’accueil, le laboratoire, le pharmacien. Il faut un travail d’équipe, il y a l’assistante sociale, la psychologue, tout cela pour prendre en charge ces enfants qui ont plusieurs problèmes parce que le VIH entraîne aussi dans les familles des difficultés et pas mal d’enfants sont orphelins. Donc il faut prendre en charge en même temps la maladie mais aussi les problèmes sociaux qui s’opposent. C’est important de travailler en équipe pour vraiment obtenir des résultats.

Reda : Combien d’enfants touchés par le VIH dans votre file active ?

Sylvie Ouédraogo : La file active est estimée à ce jour à plus de 300 enfants qui sont suivis avec 240 si je ne me trompe pas, sous ARV. Donc vous voyez la charge de travail qu’il y a. Faut noter que l’hôpital en dehors du VIH prend en charge d’autres pathologies. Donc il faut féliciter toutes ces personnes-là qui font ce travail.

Reda : Depuis quand est-ce que vous avez les médicaments antirétroviraux et combien de molécules avez-vous à votre disposition ? Quelles sont-elles pour la prise en charge pédiatrique des enfants touchés ?

Sylvie Ouédraogo : Nous avons eu les ARV depuis 2003. Nous avons commencé donc nos premiers patients sous ARV. Les ARV que nous disposons c’est essentiellement l’AZT, la stavudine, efavirenz, le nevirapine, lamivudine, le Viracept®.

Reda : Depuis 2003, depuis l’arrivée des antirétroviraux qu’est-ce que vous en tant que pédiatre vous avez appris dans la prise en charge ? Quels sont les problèmes, les difficultés auxquels vous êtes confrontée avec l’utilisation de ces médicaments en contexte africain et quels sont les succès, les réussites ?

Sylvie Ouédraogo : On reconnaît que les ARV ont changé l’image de l’infection. Autant il était difficile de parler du VIH à un enfant parce qu’on n’avait pas de traitement à leur proposer. Donc c’était difficile non seulement pour le médecin, mais aussi pour la famille. Mais avec l’arrivée des ARV on a vu que l’état des enfants c’est beaucoup amélioré et donc cela a redonné espoir aux familles et cela a encouragé les médecins à s’investir davantage parce qu’ils voient que les résultats sont probants. Vraiment ça nous a amenés à nous investir davantage auprès de ces familles-là, relever les défis qui s’opposent parce qu’on sait déjà qu’il y a d’autres enfants qui n’ont pas accès aux soins parce que ce n’est pas encore décentralisé, c’est à l’hôpital pédiatrique Ouagadougou. Donc les nouvelles que j’entends, ils sont en train de décentraliser cela pour permettre une plus grande accessibilité de soins aux enfants.

Reda : Qu’est-ce qui est difficile pour ces enfants et leurs familles ? Une ou plusieurs personnes peuvent être séropositives. Quelles sont les difficultés pour les enfants face aux traitements ? Est-ce que c’est un problème d’observance ? Est-ce que c’est un problème lié aux difficultés des conditions matérielles ? Faut bien manger pour prendre un traitement. Qu’est-ce qui pose le plus de problème ?

Sylvie Ouédraogo : Il faut reconnaître que pour arriver à expliquer le traitement aux parents il faut vraiment une éducation thérapeutique et cela se fait par le pharmacien, par la psychologue, par l’infirmière chargée de l’observance et bien sûr les médecins. Il faut vraiment travailler en équipe pour vraiment arriver à une bonne observance parce qu’on sait bien que l’observance est importante dans la réussite du traitement. Donc aussi la nutrition c’est un problème parce qu’il n’y a pas que les ARV. On est préoccupé de l’état nutritionnel des parents contenu du fait que deux tiers de nos enfants sont orphelins. Donc ça montre vraiment la difficulté qu’il y a dans certaines familles de prendre correctement le traitement parce que l’enfant n’a pas d’hygiène, l’enfant n’a pas mangé. On prend en compte cela mais on n’a pas encore de solution. On essaye de contacter certains bailleurs pour nous venir en aide sur le plan nutritionnel et pour pouvoir venir en aide des familles en besoin.

Reda : Quelle est la participation des familles ? Est-ce qu’il y a beaucoup de familles mono parentales ? Comment est-ce qu’elles peuvent s’appliquer dans la prise en charge dans l’hôpital ? Est-ce qu’il y a une association de personne atteintes dans les familles ? Comment s’organise la relation entre patients, parents et soignants ?

Sylvie Ouédraogo : Il faut reconnaître que contenu du fait que les parents nous sollicitaient pas mal de difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie sociale. Nous avons jugé bon de les regrouper en association qui s’appelle ASEMIA. Elle mène des activités à leur sein. Nous faisons aussi des entretiens avec eux et au cours de ces réunions ils peuvent convoquer soit un pédiatre ou bien un homme politique pour discuter réellement des difficultés qu’ils rencontrent et pour qu’on puisse apporter certaines solutions. Beaucoup de mères nous témoignent que cela leur a fait du bien et elles sont très contentes de pouvoir se rencontrer en parlant de la maladie. Ça les libère et ça leur donne beaucoup de courage de continuer la lutte et cela leur fait du bien.

Reda : On sait que la prévention de la transmission de la mère à l’enfant est efficace à partir du moment où les conditions sont réunies, la prise en charge et les médicaments. En France on a vu le nombre d’enfants touchés diminue et ça c’est une très bonne nouvelle. Mais pour les pédiatres qui se sont spécialisés en fait c’est une bonne chose quelque part, ils ont de moins en moins de travail. Comment est-ce que vous, vous envisager l’avenir ? Est-ce que l’objectif c’est que par exemple pour un pays comme le Burkina Faso arriver à faire en sorte qu’il n’y ait plu d’enfants malades hormis ceux qui sont déjà avec nous.

Sylvie Ouédraogo : Oui effectivement la prévention de la transmission mère-enfant du VIH effectivement ils en comptent dans nos activités parce que cela est important. Il est établi clairement que si elle est bien menée, ça réduit la transmission. Donc l’objectif est d’arriver à avoir moins d’enfants infectés comme c’est le cas en France. Ici on voit que le risque de transmission est moins de 1 %. Donc il faut des conditions pour que cela se fasse par la sensibilisation pour que chaque femme enceinte puisse faire la sérologie et pour qu’on puisse prendre en charge effectivement cette femme depuis la grossesse jusqu’à l’accouchement pour ne plus avoir des enfants malades.

Reda : Vous n’avez pas peur de vous retrouver au chômage si la transmission de la mère à l’enfant est efficace au Burkina Faso c’est-à-dire pour les pédiatres spécialisés de finalement s’être spécialisé pour un problème qui va heureusement en diminuant.

Sylvie Ouédraogo : Je pense que la pandémie tout le monde se mobilisent pour arrêter la progression du VIH sida. Il faut reconnaître que même en dehors du VIH les enfants sont suivis. S’il n’y a pas d’infection VIH bien sûr les pédiatres seront content et surtout la population et tout le monde. On lutte pour que le VIH puisse reculer dans nos frontières.

Fin du son

Reda : Sylvie Ouédraogo au micro de survivre au sida, c’était en 2007. Elle était alors en France pour un stage pour se spécialiser, pour approfondir ses connaissances, la prise en charge des personnes séropositives au Burkina Faso. Elle y est retournée depuis. On a une chance avec nous puisqu’aujourd’hui Ousmane Zaré est de retour parmi nous. Il a rencontré Sylvie Ouédraogo il y a quelques semaines je pense. Il va nous dire comment c’est passé cette rencontre et qu’est-ce qu’il a vu lui à l’hôpital pédiatrique à Ouagadougou. Je voulais d’abord demander à Hanna’M qui est avec nous pour présenter son album Mise à nu, mais qui est sensible à ces questions. Je voulais demander par rapport à ce portrait que dresse ce pédiatre, Sylvie Ouédraogo, sur la réalité où les médicaments ont transformé la vie des enfants et des familles. Comment tu réagis à tout ça ?

Hanna’M : Tu sais qu’en 2007 je suis partie au Congo Brazzaville et j’ai fait un peu le tour des dispensaires et des hôpitaux pareils, pour voir un peu comment on sensibilisait la population à la prévention. J’étais super-choquée, j’ai été même outrée de voir ce qui se passait sur place, qu’il y avait peu de mobilisation. C’est pour ça que là en entendant ce qu’elle dit que peut-être qu’il y a des exemples à prendre quoi. Notamment concernant Brazzaville parce que c’est catastrophique. Moi je réagis là-dessus et je me dis qu’il faut absolument trouver des solutions, des partenariats, pour faire des choses en Afrique parce que moi j’ai halluciné grave quoi. C’était ma petite réaction.

Reda : Alors c’est Rosy qui va nous présenter Ousmane Zaré qui est au courant un peu de sa visite, qui va nous en parler.

Rosy : A 33 ans Ousmane est un artiste aux multiples facettes. À la fois chanteur, danseur, rappeur mais aussi engagé. Il se met aux services des autres en formant et en encadrant les enfants défavorisés de Ouagadougou dans une association culturelle qui s’appelle collectif 11 49.

Reda : Ousmane en plus de ces multiples talents est aussi reporteur puisqu’il est allé rendre visite à Sylvie Ouédraogo et c’est de ça qu’on voulait lui demander de parler aujourd’hui.

Ousmane : Oui, ça m’est tombé dessus parce que j’ai lu sur un mail justement me demandant d’aller rendre visite à Sylvie Ouédraogo qui était pédiatre. C’était important quand même qu’on puisse avoir pas mal d’information sur ce qu’elle faisait au niveau de l’hôpital par rapport à ce qu’elle avait vécu avec le Comité des familles. Donc voilà toute l’importance pour moi d’aller la voir et de recueillir quelques informations qui aujourd’hui, on est en 2009, je pense que tu l’avais rencontré en 2007.

Reda : En 2007 ouais.

Ousmane : Donc deux ans ont passé et quand même par rapport à ce que j’ai vu, par rapport à ce que j’ai constaté, je pense qu’il y a pas mal d’évolution même si par rapport au chiffre qu’elle a donné en 2007, aujourd’hui je pense qu’il y a encore 100 cas de plus dont elle s’occupe.

Reda : Donc combien d’enfants elle suit ?

Ousmane : Donc elle parlait de 350 pris en charge en 2007. Aujourd’hui elle est à 450 pris en charge dont 350 sous ARV.

Reda : Est-ce qu’elle toujours la seule pédiatre spécialisée dans la prise en charge des enfants touchés par le VIH ?

Ousmane : Pour ça je n’ai pas posé la question à savoir si elle était seule dans cet hôpital ou pas mais je pense que par rapport à ses dires je crois bien qu’elle est une des seules vraiment à pouvoir donner de son mieux pour que vraiment les enfants puissent avoir un bon suivi.

Reda : A quoi ressemble son service ? Est-ce que c’est petit, c’est grand ? Est-ce qu’il y a du monde ? Comment ça se passe ?

Ousmane : Je pense que son service est grand. Elle a été prise de court parce qu’elle devait aller à un enterrement d’un père d’une collègue à elle. Donc on s’est juste limité à l’entretien et je n’ai vraiment pas pu avoir le temps de visiter un peu les locaux, de voir les malades. Mais ce que j’ai vu d’abord en elle je pense que c’est une personne à qui on peut faire confiance, une personne très vouée, une personne vraiment qui a la volonté de faire changer les choses. Aussi l’environnement et le climat de l’hôpital. Je pense que c’est l’hôpital le plus propre de toute la ville de Ouagadougou. Donc c’est ce que j’ai pu voir. Assez grand vraiment pour recevoir tous les enfants voilà.

Reda : Comment en tant que militant et en tant qu’artiste cela t’interpelle ? Ce fait qu’en France il n’y a pratiquement plus d’enfants qui naissent avec le virus hors circonstances hors normes, alors que sur le continent africain et de manière générale dans les pays pauvres, un enfant qui naît avec le virus ça reste la normalité alors que les moyens existent pour arrêter ça.

Ousmane : Je pense que moi en tant que militant et en tant qu’africain d’abord je dirais que c’est déplorable. Mais je me dis quelque part que la faute, on n’a pas à citer la faute à une personne quand on parle du VIH, mais ce manque quelque part je pense que les politiques doivent vraiment s’investir à ce que cela change et voilà parce que je me dis il n’y a pas assez d’information pour que les gens puissent se rendre compte qu’un enfant peut être contaminé par le VIH depuis la grossesse de sa mère. Donc je pense qu’il y a beaucoup de chose à faire là-dessus et quelque part c’est déplorable qu’on attend juste le 1er décembre pour parler du sida pendant une semaine.

Reda : Rosy est-ce que tu as d’autres questions pour notre ami, camarade Ousmane ?

Rosy : Oui, toi qui as été sur place est-ce que selon toi tu peux nous dire concrètement quels sont les besoins de ces pédiatres qui travaillent avec les enfants qui sont sur place. Concrètement c’est quoi les besoins ?

Ousmane : Je pense que les besoins c’est plus vraiment des besoins logistiques parce que comme j’ai posé la question, qu’est-ce qu’elle en pense du fait qu’aujourd’hui les médicaments peuvent protéger les couples, tout comme les préservatifs, qu’est-ce que vraiment elle en pense aujourd’hui. Elle m’a tout de suite dit : « bon voilà je pense que cette information elle est plutôt bien venue en Europe mais pas en Afrique parce qu’eux, il manque beaucoup de matériel pour vraiment faire les examens et si réellement pouvoir quand même affirmer les patients que bon voilà les médicaments peuvent protéger tout comme les préservatifs ». Donc je me dis que quelque part c’est vraiment plus le matériel qui est important. Aussi ça, je pense que c’est la vie de tous les jours. La vie quotidienne des gens, elle ne s’améliore pas du tout donc quelque part c’est un frein.

Reda : Elle disait en 2007 le problème c’est que le centre où elle travaille c’est à Ouagadougou. C’est-à-dire que si tu es dans la capitale tu as de la chance mais si tu es loin, dans un village, dans une autre ville… Est-ce cela, ça reste le cas, ça n’a pas changé ou est-ce qu’il y a des centres ailleurs dans le pays ?

Ousmane : Pour l’instant je pense qu’à ma connaissance je pourrais dire non. Parce que bon je ne suis pas vraiment dans le corps médical, je ne suis pas très informé.

Reda : Docteur Ousmane (rire).

Ousmane : Je pense qu’elles ont dû vraiment se battre pour que ça se fasse même si ce n’est pas dans toutes les grandes villes pour l’instant. Mais néanmoins dans deux ou trois villes, je crois que ça doit être fait.

Reda : Alors on n’a pas encore entendu parler du live qui est branché sur le site survivre au sida.net est-ce qu’on a des questions, des commentaires pertinents, poignants, intéressants, percutants ?

Sandra : Une question de Ben qui demande est-ce que pour les adultes c’est facile d’accéder aux traitements et quelle prise en charge ? Est-ce qu’ils ont une sécurité sociale ?

Ousmane : Oui en fait aujourd’hui il y a pas mal de gens qui ont la difficulté vraiment de s’acheter des traitements. Donc du coup avec l’appui de beaucoup d’associations, ils arrivent réellement à les distribuer gratuitement. Donc il faut juste être adhérent de cette association-là et avoir les traitements gratuits.

Reda : Mais c’est vrai que c’est une bonne question parce qu’on a parlé des enfants sans parler des adultes. Donc du coup on peut se demander s’il y a des traitements que pour les mômes et les parents se débrouillent.

Ousmane : Il y a des traitements pour tout le monde mais là il faut juste que tu sois affilié à une association pour vraiment avoir ces traitements gratuits.

Transcription : Sandra Jean-Pierre

Source : http://papamamanbebe.net/

PHARMACEUTIQUES : Les labos s’accouplent

Le 04 novembre 2009

La Commission européenne a donné son feu vert (23 octobre) au rachat du laboratoire Schering-Plough par le laboratoire Merck. On connait ces labos pour leur activité dans les domaines VIH et hépatite C. Ce rapprochement doit donner naissance à une entité au chiffre d’affaires annuel de 47 milliards de dollars. La Commission européenne estime, dans un communiqué officiel, que "l’opération envisagée n’entraverait pas de manière significative l’exercice d’une concurrence effective dans l’Espace économique européen ou une partie substantielle de celui-ci". Comme l’explique Le Monde : "Dans son enquête, la Commission s’est intéressée à un grand nombre de marchés pharmaceutiques nationaux dans le domaine de la santé humaine, dans lesquels des chevauchements de produits existants ou en voie de mise au point par Merck et Schering-Plough risquaient d’apparaître". La Commission a conclu au final que ce rapprochement (un classique en ce moment où tous les labos jouent la consolidation en se regroupant) ne poserait pas de problème de monopole ou de concurrence biaisée.

Source : http://www.seronet.info/

FRANCE : Sida : le cri d’alarme des associations

Au niveau mondial, le financement de la lutte contre la pandémie régresse avec déjà des conséquences morbides se sont indignées ce matin les associations...

04/11/2009 Actualités Gay G.L.

En conférence de presse à Paris, Act Up, AIDES, Sidaction, Solidarité Sida, Coalition PLUS et d’autres associations de lutte contre les pandémies de Sida, tuberculose et paludisme ont lancé un cri d’alarme face au recul du financement par les pays riches de la lutte contre ces maladies, avec des conséquences déjà patentes dans les pays pauvres. Ce sont déjà 15.000 personnes par jour qui décèdent des suites du Sida, de la tuberculose ou du paludisme dans le monde.

Barbara Alfandari (Solidarité Sida) a présenté la campagne ’’Re-mind the Gap’’ (’’Combler le trou’’) qui résume le différentiel croissant entre les besoins de financement de la lutte contre les pandémies et les moyens effectivement consacrés par les pays riches qui régressent. Réunissant une centaine d’associations dans plus de 40 pays, le but affiché de cette campagne est d’avoir « une bannière commune pour s’exprimer sur le besoin de financement », aujourd’hui largement insuffisant. Eric Fleutelot pour le Sidaction a rappelé les chiffres : 33 millions de personnes sont porteurs du VIH dans le monde et l’on estime que 11 millions d’entre eux devraient bénéficier de l’aide internationale pour obtenir leur mise sous traitements antirétroviraux. Toutefois, seuls 4 millions de ces personnes disposent aujourd’hui de tels traitements fournis par la solidarité internationale. Le ’’Gap’’ à combler concerne ainsi 7 millions d’individus. « Les objectifs du millénaires, soit l’accès universel aux traitements en 2010, ne seront pas atteints » dénonce-t-il. Pire, « En 2009, la Tanzanie a diminué son budget affecté à la lutte contre le Sida de 25% », « Le Swaziland, pays le plus touché au monde a vu son taux de séropositifs mis sous traitements passer de 60% à 50% » et « des ruptures d’approvisionnement en traitements sont constatés dans plusieurs pays », l’Ouganda, le Togo, le Cameroun, le Malawi, le Burundi. Ces reculs dans la lutte contre la pandémie vont non seulement provoquer à court et moyen terme une hausse de la morbidité mais fragiliser plus encore les systèmes de santé avec, in fine, un coût financier supérieur sans parler du recul face à la lutte contre la maladie et l’obligation de choix cornéliens : « devoir choisir les personnes bénéficiant des traitements disponibles, faute de pouvoir les traiter tous », parfois au sein de mêmes familles ou fratries. Pour Fogué Foguito, un militant associatif intervenant depuis le Cameroun, « Il est temps qu’on agisse. Nous (ndr : 49 associations du Sud) avons publié dans la presse un appel pour attirer l’attention du monde entier », « il est inadmissible et inacceptable que l’on n’ait pas accès aux traitements ». Cet appel intervient alors que le Fonds mondial de lutte contre les pandémies réunit son conseil d’administration à Addis-Abeba (Éthiopie) et que des coupes ont déjà été décidées par le Fonds, faute d’argent suffisant en caisses. « L’impact des coupes se fait déjà sentir sur le terrain » dénonce ainsi Emannuel Trenado (Coalition PLUS), les projets jugés nécessaires par les experts du Fonds nécessiteraient l’engagement de 2.7 milliards de dollars mais il n’y aurait que 700 millions en trésorerie… (suite de l’article)

Source : http://www.citegay.fr/

AFRIQUE DU SUD : Le Président sud-africain annonce une ère nouvelle pour la riposte de son pays

1 novembre 2009

La riposte sud-africaine au sida a reçu une puissante impulsion grâce au discours historique que le Président de la République sud-africaine, Jacob Zuma, a prononcé devant le Conseil national des provinces le 29 octobre 2009. Ce discours laisse présager qu’un souffle nouveau va permettre d’élargir plus rapidement l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH dans ce pays, qui compte le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH. Le Président exhorte l’ensemble des leaders à unir leurs efforts et à faire en sorte que la riposte de l’Afrique du Sud au sida repose sur des données probantes.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a félicité le Président pour son vigoureux leadership, avec ces mots : « Le Président Zuma a fait preuve d’une clairvoyance extraordinaire en classant le sida parmi les priorités nationales de son pays. Sa volonté de mettre un terme à la négation de la réalité et d’entreprendre une campagne de mobilisation à l’échelle de la nation permettra de sauver des milliers de vies. » Dans son discours, le Président a indiqué qu’il souhaitait que des progrès majeurs soient réalisés pour réduire de moitié le nombre de nouvelles infections à VIH et permettre qu’au moins 80% des gens qui en ont besoin aient accès à un traitement antirétroviral. L’ONUSIDA apportera son soutien au gouvernement sud-africain dans la concrétisation de cette promesse. Quelques extraits du discours du Président Zuma devant le Conseil national des provinces figurent ci-dessous. L’intégralité du discours peut être consultée en ligne. « Notre jeune démocratie doit faire face à des difficultés importantes. Certes nous avons déjà atteint nombre d’objectifs, mais il nous reste davantage à accomplir. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous laisser submerger par ces difficultés, de même que nous ne devons pas les sous-estimer. Si nous voulons construire la nation prospère pour laquelle nous n’avons épargné aucun effort et pour laquelle tant de personnes ont déjà fait tellement de sacrifices, nous devons prendre la mesure de leur nature et de leur étendue… (suite de l’article)

Source : http://www.unaids.org/fr/

ÉTUDE : Nigeria : co-infection VIH/VHB et réponse au traitement

Par Aude Segond, Crips (France) 04/11/09

Un article du Clinical Infectious Diseases (CID) présente et analyse les résultats d’une étude réalisée au Nigeria, pays de forte prévalence pour l’hépatite B, afin de déterminer l’influence du VHB sur les personnes co-infectées par le VIH et le VHB recevant un traitement antirétroviral (ARV).

Les 1564 patients inclus dans cette étude avaient été testés négatifs pour l’hépatite C, avaient démarré les ARV entre octobre 2004 et juin 2006 (stavudine ou zidovudine, lamivudine plus éfavirenz ou névirapine) avec un minimum de six mois de suivi. Un participant était défini comme ayant une hépatite virale B si, à la visite précédant la mise sous traitement, le test était positif pour l’antigène de surface (HBsAg). 262 patients (16,7 %) se sont révélés co-infectés par le VHB. A l’initiation du traitement antirétroviral, les patients co-infectés avaient un taux de lymphocytes T CD4+ plus bas que les patients monoinfectés (107/ml versus 130/ml) et une charge virale plus élevée (4,96 log copies/ml versus 4,75). Un taux élevé d’ADN VHB et d’AgHBs était associé à un taux de T CD4 plus bas mais pas à une charge virale plus élevée… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org/

MAURITANIE : Opération mains propres à Nouakchott

04-11-2009

Adama Wade

Le général Mohamed Abdel Aziz veut récupérer des milliards d’ouguiyas détournés ces dernières années par de hauts dirigeants. Les sommations et les arrestations provoquent une véritable psychose auprès des hauts cadres, habitués à se servir à volonté. Est-ce enfin le virage tant attendu ?

Il souffle un vent de moralisation de la vie publique sur Nouakchott. Venant de l’Est, les bouffées de chaleur ne semblent pas déranger outre mesure la brigade légère et sémillante des photographes et des journalistes africains, asiatiques et latino-américains circulant dans le hall du grand Palais des Congrès de Nouakchott, en cette mi-octobre. Un sherpa du Ministère de l’environnement, apparemment dans le secret de Dieu, croit savoir que le prochain tsunami pourrait être la Société nationale du chemin de fer (SNIM), où des irrégularités auraient été relevées dans l’approvisionnement. En vain, ils attendront l’arrivée du « Raiss ». Il n’en sera rien. Sous le ciel limpide, où le soleil disputait la place à quelques nuages épars, le miracle ne se produira pas. Cela se lisait dans les visages de la centaine d’invités, qui trompaient leur déception en sirotant du thé et en échangeant les dernières nouvelles du jour…

L’ampleur du tsunami

Tous ces boubous bariolés et ces costumes gris et noirs n’avaient qu’un sujet de discussion : le scandale du détournement de 1,7 million de dollars dans le fonds de la lutte contre le Sida... L’arrestation de la personnalité chargée de la gestion de cette manne, le Dr Abdallah Ould Horma, un homme réputé proche de Mohamed Abdel Aziz, avait surpris plus d’un observateur. L’affaire révèle l’ampleur du tsunami qui s’abat sur d’autres pans de l’administration. Plusieurs hauts dignitaires sont en sursis. Entre les mois de septembre et octobre, nombreux sont ceux de ces intouchables, propriétaires de villas de luxe dans les quartiers chics de Tevrag Zeina et E Nord, à être broyés par l’agenda présidentiel. Ceux qui pensaient que la lutte contre la gabegie ne dépasserait pas le slogan électoral en sont édifiés. Toujours aussi paisible et cosmopolite, la rue nouakchottoise comptait et recomptait tous les jours les grands turbans défaits par le « président des pauvres », avec un mélange de crainte et de curiosité. Du directeur et de l’adjoint du directeur de la Sonimex (Société mauritanienne d’import et d’export), écartés suite à des problèmes d’approvisionnement en denrées de base, aux responsables de la Somelec, rayés du registre après d’intempestives coupures d’électricité, en passant par les 800 mises en demeure adressées, selon le journal l’Authentique, à des particuliers pour rembourser les 45 millions de dollars dûs au Crédit Agricole, les victimes de l’ère Aziz ne se comptent plus… (suite de l’article)

Source : http://www.lesafriques.com/

AFRIQUE AUSTRALE : le Swaziland affiche le pire palmarès en matière de droits des travailleurs

mis en ligne jeudi 5 novembre 2009 par jesusparis

Source / auteur : Confédération syndicale internationale

D’après un nouveau rapport de la CSI concernant les normes fondamentales du travail dans les pays membres de l’Union douanière d’Afrique australe (Southern African Customs Unions – SACU), rapport dont la publication coïncide avec l’examen des politiques commerciales de ces pays à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la législation en vigueur limite la liberté syndicale et restreint la négociation collective au lieu de la promouvoir. La SACU comprend le Botswana, le Lesotho, la Namibie, l’Afrique du Sud et le Swaziland.

Bien que les États membres de la SACU aient tous ratifié les deux principales Conventions de l’OIT relatives aux droits syndicaux, nommément les Convention 87 et 98 de l’OIT, la liberté d’association et le droit de négociation collective continuent d’être bafoués dans la plupart des pays membres de la SACU, dans certains cas de façon extrêmement grave. Au Swaziland, la législation interdit les grèves et la police a recours à une force excessive pour réprimer les actions collectives, pouvant aller jusqu’à l’arrestation de syndicalistes et aux confessions arrachées sous la torture. Le Botswana et le Lesotho comptent, eux aussi, parmi les pays où la grève est interdite ou soumise à des procédures qui rendent un appel à la grève pratiquement impossible. Pendant ce temps, au Lesotho, les employés du secteur public n’ont pas le droit de former des syndicats et les zones franches d’exportation ont été le théâtre de violations systématiques des droits des travailleurs. Le rapport montre que la discrimination sexuelle demeure un problème d’actualité dans tous les pays membres de la SACU. D’autre part, en Afrique du Sud et en Namibie, la discrimination raciale, vestige de l’ère de l’Apartheid, persiste. Le rapport attire tout particulièrement l’attention sur la part croissante de la population atteinte du VIH/sida et sur la discrimination que subissent ces personnes, rendant particulièrement difficile leur accès à l’emploi et entraînant leur exclusion économique et leur stigmatisation sociale. Le rapport montre également que le problème de l’exploitation du travail des enfants n’est reconnu dans aucun des pays membres de la SACU, essentiellement en raison de normes sociales qui tolèrent et fomentent cette pratique. Hormis l’Afrique du Sud, des failles importantes persistent dans la législation des pays membres de la SACU et les gouvernements se montrent peu enclins à s’attaquer à ce problème. Le travail des enfants touche principalement les activités économiques informelles et l’agriculture, cependant que des rapports dénoncent la présence de prostitution infantile et de trafics d’enfants dans l’ensemble de la région… (suite de l’article)

Source : http://www.hns-info.net/

[1] Wikimedia Commons Photo Credit : C. S. Goldsmith and A. Balish, CDC. Source : http://www.cdc.gov/media/subtopic/l.... This colorized negative stained transmission electron micrograph (TEM) depicted some of the ultrastructural morphology of the A/CA/4/09 swine flu virus.



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