AFRIQUE DU SUD : Bataille gagnée pour des soldats séropositifs - THÉRAPEUTIQUE : Un essai de vaccin anti-HPV contre le cancer de l’anus - EACS 2009 : Dépression oubliée - EACS 2009 : VIH : tendances et perspectives - EACS 2009 : Atteinte osseuse et VIH - FRANCE : Vox pop : Faire soi-même son test du sida ? Sandra Jean-Pierre a posé la question dans les rues de Paris - ZAMBIE : Infections VIH en hausse - FRANCE : Cinq ans de prison pour avoir transmis trois fois le sida - CANADA : QUÉBEC : Cinq troupes de danse de Sept-Îles derrière une cause - RAPPORT : Les maladies transmissibles dans les régions de France - ÎLE MAURICE : Premier pays drogué du continent - ÎLE MAURICE : Un concert de musique classique pour lancer la nouvelle campagne de PILS - CÔTE D’IVOIRE : Sida en milieu scolaire : 3152 enseignants vivent avec le virus - GRIPPE A H1N1 : Donner ou non des antiviraux ?

[1]
AFRIQUE DU SUD : Bataille gagnée pour des soldats séropositifs
JOHANNESBOURG, 12 novembre 2009 (PlusNews) - Le gouvernement sud-africain a approuvé une nouvelle politique interdisant la discrimination contre les soldats et les futurs recrus sur la base de leur statut HIV.
Dans le passé, les membres des Forces de défense sud-africaine (SANDF) séropositifs pouvaient être exclus du recrutement, des déploiements à l’étranger et de toute promotion, mais une décision de la Haute Cour a déclaré en 2008 que cette politique était "anticonstitutionnelle" et donné six mois à la SANDF pour l’amender. Ce dossier avait été porté à la Haute cour par la AIDS law Project (ALP) au nom du syndicat des Forces de sécurité d’Afrique du Sud (SASFU) et de deux hommes séropositifs. L’un d’entre eux faisait partie de l’armée et n’avait pas été autorisé à rejoindre son unité, déployée à l’étranger. Le deuxième s’était vu refuser un recrutement au sein de l’armée en raison de son statut HIV. L’ALP a exprimé sa déception à propos du temps mis par la SANDF pour se conformer à la décision de la Haute cour et de la persistance de discrimination injuste à l’encontre des soldats et des recrues séropositives, mais en octobre, un des hommes, le sergent Sipho Mthethwa, est devenu le premier soldat séropositif connu à être déployé à l’étranger. La SANDF a répondu que les personnes vivant avec le VIH étaient inaptes à résister au stress et aux exigences physiques d’un déploiement à l’étranger. On estime que 25 pour cent des employés de la SANDF sont séropositifs, soit un taux de prévalence plus élevé que celui de la population adulte du pays, qui est de 18%.
ks/he/sk
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
THÉRAPEUTIQUE : Un essai de vaccin anti-HPV contre le cancer de l’anus
jeudi 12 novembre 2009
Un nouveau vaccin pour traiter les lésions anales précancéreuses reliées au HPV (1) a montré sa sécurité et son efficacité dans une petite étude d’escalade de dose randomisée et contrôlée par placebo.
Les cancers de l’anus restent une menace pour les personnes séropositives, même traitées par ARV. Cette étude comparait trois doses de vaccin thérapeutique HPV-16 E6-E7 adjuvanté à l’Iscomatrix™, selon différents schémas de dose, chez des hommes bis et gays VIH+. L’objectif primaire de l’étude était de déterminer l’innocuité et la tolérance de ce vaccin. Parmi les critères d’évaluation figuraient le statut clinique, le maintien du contrôle virologique, et la mesure des CD4 pendant plus de 252 jours. La plupart des 35 hommes vaccinés ont rapporté des réactions à court terme modérées à sévères, localisées au site d’injection, ainsi que des réactions systémiques mineures telles que maux de tête, myalgies (douleurs ou sensibilité musculaires) et fatigue. Aucun événement adverse sérieux n’a été constaté. Les taux de CD4 sont restés stables. 96 % des personnes ayant reçu le vaccin ont expérimenté une multiplication par 4 des anticorps anti-HPV-16 par rapport au niveau pré-vaccinal. Les auteurs ont conclu que le vaccin thérapeutique a semblé sûr et raisonnablement bien toléré. Il induit une réponse anticorps forte et durable.
1) Human Papilloma Virus
Plus d’infos sur le site de l’IAS (International Aids Society) (en anglais)
Source : http://www.sida-info-service.org/
EACS 2009 : Dépression oubliée
Les brèves de l’EACS 2009
publié le 13 novembre 2009, par Alain VOLNY-ANNE
Pas assez de vigilance sur la question de la dépression chez les infectiologues.
« Il faut reconnaître et prendre en compte la dépression et ses signes évocateurs » a expliqué M. Jordi Blanch, médecin catalan, lors de la première session consacrée aux complications et aux traitements de la conférence EACS. Lors de sa présentation, le Dr. Blanch relève que les signes évocateurs d’une dépression sont souvent et largement sous-estimés, aussi bien avant la mise sous traitement d’une personne séropositive que pendant ce traitement.
Á tous ceux qui pouvaient encore en douter dans la salle, il a illustré cette préoccupation avec quelques exemples de recherches ayant déjà démontré l’impact néfaste de la dépression sur les personnes séropositives. Parmi elles, le suivi de la cohorte HERS de 765 femmes séropositives montre clairement une corrélation entre dépression et mortalité ; une autre enquête conclut que la dépression est un facteur important de non adhésion au traitement antirétroviral ; une étude rétrospective a évalué l’effet des antidépresseurs sur l’adhésion aux traitements chez plusieurs patients, qui s’est révélé positif (l’adhésion était meilleure que chez les patients déprimés sans antidépresseurs). Quant aux suicides, eux aussi très fréquents chez les personnes séropositives, il semble que leur prévention – détection de leur probabilité à travers l’accumulation de facteurs bien connus comme l’âge (25 – 54 ans), une histoire de suicide dans la famille, des troubles neurocognitifs, l’alcoolisme et l’usage de drogues, ne soit pas le fort des cliniciens. La décision de prescrire des antidépresseurs n’est pas facile, mais il existe des outils de référence comme la définition OMS de la dépression qui permet de mieux en reconnaître les signes. Au-delà de la définition de l’OMS, il est également essentiel que les cliniciens tiennent compte des effets indésirables de certains médicaments sur la santé mentale de leurs patients – pour ne citer qu’eux, l’interféron, l’AZT (dépression ou euphorie), l’efavirenz, effets parfois associés à des anomalies endocriniennes.
Autre message clé : ne jamais perdre de vue le risque d’interactions entre antidépresseurs et antirétroviraux, déjà démontré par certaines recherches. Dans les pays riches, les premiers sont assez nombreux pour permettre d’éviter ce problème. Faisant suite à cet exposé, un autre chercheur espagnol a montré que la prévalence de symptômes de dépression et d’anxiété était forte parmi les 260 patients d’une étude, à l’instauration d’un traitement comportant un INNTI (nevirapine ou efavirenz), et que malgré ces signes, les produits avaient été prescrits sans différenciation aucune. Ainsi, contrairement à ce que son prédécesseur venait de recommander, la dépression et les autres troubles de la santé mentale n’avaient pas été pris en compte avant le traitement des patients.
Source : http://www.actions-traitements.org/
EACS 2009 : VIH : tendances et perspectives
Les brèves de l’EACS 2009
publié le 13 novembre 2009, par Eugène RAYESS
Surmonter les nombreux défis de la première décennie de la thérapeutique anti-VIH, relever ceux de la deuxième décennie, tels sont les questions auxquels a tenté de répondre l’orateur Peter Hunt (San Francisco, États-Unis) de la plénière de ce jeudi 12 novembre au centre des congrès de Cologne.
Les défis actuels de la thérapie anti-VIH sont nombreux : avant tout l’accès aux traitements pour tous ceux qui en ont besoin, l’éradication du virus qu’on commence à évoquer timidement, et surtout les dégâts "collatéraux" de la morbidité de la maladie (dont le rôle de l’inflammation et le vieillissement accéléré). Si les traitements antirétroviraux arrêtent l’évolution de la maladie, ils participent parfois à certains désordres dont on se serait bien passé (maladies cardiovasculaires, ostéopénie, dysfonctionnement du foie, du rein). Si la toxicité des antirétroviraux et le mode de vie sont deux "coupables" aujourd’hui clairement identifiés, la persistance de l’inflammation est un facteur de plus qui n’est pas innocent dans le vieillissement accéléré des personnes vivant avec le VIH. En observant la maladie chez les singes, on a mis en lumière un autre facteur qui pourrait paraître paradoxal : l’activation immunitaire massive serait un facteur d’aggravation de la maladie VIH. Ainsi, malgré un traitement antirétroviral optimal, le VIH est associé à une augmentation des complications connexes considérées autrefois comme non associées au sida. Ces dernières pourraient s’expliquer par l’activation immunitaire et la persistance de l’inflammation. Des interventions ciblées visant la cause sous-jacente de l’inflammation pourraient être prometteuses. Le futur de la prise en charge du VIH devra donc prendre en compte très sérieusement cette inflammation chronique qui serait responsable de dommages irréversibles du système immunitaire et d’une immunosénescence précoce.
PL2 / Management of HIV Disease : Trends and Future Prospects.
Peter Hunt (San Francisco, États-Unis)
Source : http://www.actions-traitements.org/
EACS 2009 : Atteinte osseuse et VIH
Les brèves de l’EACS 2009
publié le 13 novembre 2009, par Odile VERGNOUX
Une grande étude française dresse un panorama de la situation et des facteurs prédisposants.
Il s’agit en fait de la première analyse aussi vaste portant sur ce sujet. Avant une éventuelle inclusion dans l’étude FOSIVIR (essai randomisé de l’alendronate dans l’ostéoporose liée au VIH), 700 hommes séropositifs ont bénéficié d’un bilan de leur densité osseuse. Les critères habituels définissant l’ostéopénie (raréfaction de la trame osseuse) et l’ostéoporose ont été utilisés. Chez ces hommes d’âge médian (46 ans), une ostéoporose a été identifiée dans 7,9 % des cas, chiffre comparable à celui des femmes ménopausées, dans la tranche d’âge de 70 à 74 ans. Le risque de survenue augmente avec l’âge, la maigreur, les antécédents d’immunodepression importante, et pendant les deux premières années d’exposition au tenofovir.
Source : http://www.actions-traitements.org/
12 novembre 2009 (papamamanbebe.net)
Écouter : Faire soi-même son test du sida ? Sandra Jean-Pierre a posé la question dans les rues de Paris (MP3, 2.5 Mo)
Reda : On va repartir dans les rues de Paris avec les micros-trottoirs de Sandra Jean-Pierre pour parler d’une question qui est tout à fait d’actualité sur les auto-tests, à savoir la possibilité de faire chez soi son test en se piquant du doigt, son test VIH pour savoir si on est séropositif ou pas.
Sandra : Lors de votre dernier rapport sexuel, vous avez mis un préservatif ?
Femme : Non.
Sandra : Vous avez fait un test de dépistage ?
Femme : J’en ai déjà fait, oui.
Sandra : Si vous apprenez qu’un de vos amis proches ou collègue de travail est touché par le VIH, vous allez faire un test de dépistage ?
Femme : Non.
Sandra : Pourquoi ?
Femme : Parce que ce n’est pas contagieux.
Sandra : On peut embrasser avec la langue une personne séropositive ?
Femme : Absolument.
Sandra : Dans certains pays, il est possible de s’auto-dépister soi-même, c’est-à-dire à domicile en commandant un test par internet. Est-ce que c’est une bonne chose ou pas ?
Femme : Je ne crois pas. C’est bien d’avoir toujours le conseil d’un médecin.
...
Sandra : Lors de votre dernier rapport sexuel, vous avez mis un préservatif ?
Homme 1 : Oui.
Sandra : Vous avez fait un test de dépistage ?
Homme 1 : Oui.
Sandra : Si vous apprenez qu’un de vos amis proches ou collègue de travail est touché par le VIH, vous allez faire un test de dépistage ?
Homme 1 : S’il n’y a pas de contact de sang, je ne crois pas que cela soit nécessaire si on a déjà fait un dépistage. Après, je sais pas, faut qu’il y ait contact sanguin pour douter de la contagion.
Sandra : On peut embrasser avec la langue une personne séropositive ?
Homme 1 : Oui, je crois.
Sandra : Dans certains pays, il est autoriser faire un auto-test VIH, c’est-à-dire à domicile de se dépister soi-même à domicile. Est-ce que c’est une bonne chose ou pas ?
Homme 1 : J’y vois pas d’inconvénients. C’est possible, oui.
...
Sandra : Lors de votre dernier rapport sexuel, vous avez mis un préservatif ?
Homme 2 : Oh, je ne m’en rappelle plus. Oh, purée... Bonne question ! Ah oui, j’ai mis oui, mais c’était chiant. J’étais habitué à des rapports non protégés mais l’autre jour, j’ai rencontré une fille et voilà, c’était occasionnel. Je l’ai mis, je la connaissais pas.
Sandra : Vous avez fait un test de dépistage ?
Homme 2 : Non heu... si, quand j’ai été hospitalisé. Automatiquement, oui.
Sandra : Si vous apprenez qu’un de vos amis proches ou collègue de travail est touché par le VIH, vous allez faire un test de dépistage ?
Homme 2 : Pas forcément, non.
Sandra : Pourquoi "pas forcément" ?
Homme 2 : Ah ben écoutez, je ne sais pas. Je sais pas moi, je suis pas très "tout de suite"...
Sandra : On peut embrasser avec la langue une personne séropositive ?
Homme 2 : A ce qu’il paraît, une actrice l’a fait, donc c’est elle qui doit trouver le vaccin aussi !! (rire) Je sais pas trop, tu vois. En fait, je vais vous dire quelque chose. Depuis cette histoire du sida, ils en ont tellement "rabâché". J’ai vu quelqu’un partir avec ça. Les rapports humains ont changés, je peux vous promettre. La liberté sexuelle n’existe plus. Et celui qui a fait un rapport non protégé, il va se morfler : pourquoi je l’ai fait parce que peut-être que ça protège pas.
Sandra : Dans certains pays, il est possible de s’auto-dépister soi-même, c’est-à-dire de faire un dépistage à domicile. Est-ce que c’est une bonne chose ou pas ?
Homme 2 : On s’en fout de lieu. L’essentiel est que la personne accepte. Peut être qu’elle sera plus à l’aise à domicile.
...
Sandra : Lors de votre dernier rapport sexuel, vous avez mis un préservatif ?
Garçon : Ben ouais, toujours !
Fille : La même chose. Oui, toujours... (rire)
Sandra : Vous avez fait un test de dépistage ?
Garçon : Ouais.
Fille : Non.
Sandra : Si vous apprenez qu’un de vos amis proches ou collègue de travail est touché par le VIH, vous allez faire un test de dépistage ?
Garçon : Non, pas forcément, non.
Sandra : Et pourquoi ?
Garçon : Et bien parce que si j’ai pas de contact avec lui de sang, donc je n’ai pas besoin.
Fille : Ouais, la même chose. Tant qu’il n’y a pas eu de contact sanguin, on va dire, y a pas besoin de faire un dépistage. Après, le dépistage, faut le faire vraiment, heu combien de fois déjà ? Combien de fois on nous avait dit la dernière fois ? On n’a pas révisé nos cours !! (rires) Non, il faut pas attendra que quelqu’un... Je dis ça mais je l’ai jamais fait !! (rires)
Garçon : Moi, je l’ai fait, mais bon, il y a deux ans, quoi !
Sandra : On peut embrasser avec la langue une personne séropositive ?
Garçon : Ouais !
Fille : Ben ouais ! (rires) Après, faut pas être peureux, quoi !
Sandra : Dans certains pays, il est possible de s’auto-dépister soi, c’est-à-dire de faire un dépistage à domicile. Est-ce que c’est une bonne chose ou pas ?
Garçon : Ben ouais, ouais !
Fille : Moi, je serai pour.
Sandra : Pourquoi ?
Fille : C’est plus intime, c’est plus... Je sais pas comment ça se passe mais j’imagine qu’il y a beaucoup de personnes... Ça reste quand même un tabou, le sujet du sida. Donc, à domicile, moi ça m’irait bien.
Reda : Micro-trottoir dans les rues de Paris réalisé par notre amie Sandra Jean-Pierre sur les auto-tests du sida et pleins d’autres questions. Alors réactions de Tina à ce qu’on vient d’écouter.
Tina : Déjà, je trouve que les personnes se préoccupaient vraiment de la question. La personne qui dit _la liberté sexuelle n’existe plus, on voit que c’est dans les têtes des gens qui ont été interrogés. Je trouve que c’est une bonne chose. Je crois qu’il y a des personnes qui n’en ont pas autant conscience. Après, sur la question de l’auto-test, la réponse _Oui, pourquoi pas c’est un peu vite fait. Est-ce que les personnes se sont vraiment posées la question de comment gérer ça tout seul, comment savoir ce qu’il faut faire quand le résultat est positif. Et en plus aussi, il faut savoir qu’il y a des données à connaître. Par exemple, entre un rapport sexuel à risque et le bon résultat, il faut attendre trois mois. Donc, l’auto-test, ça peut être vite fait après un rapport à risque et mal géré.
Transcription : Rosetta Mank
Source : http://papamamanbebe.net/
ZAMBIE : Infections VIH en hausse
LUSAKA, 12 novembre 2009 (PlusNews) - Le Conseil National sur le sida a estimé à 82 700 le nombre de Zambiens qui seront contaminés par le VIH en 2009, un chiffre en hausse par rapport aux 70 000 contaminations de 2007.
L’analyse en 2009 des modes de transmission et de prévention contre le VIH en Zambie a montré que le pourcentage des nouvelles infections dues au VIH s’était stabilisé, mais que, en valeur absolue, le nombre des nouvelles contaminations s’était accru du fait de l’augmentation de la population. 71% des nouvelles contaminations résultent d’un rapport sexuel avec un partenaire occasionnel, alors que les personnes déclarant avoir un seul partenaire sexuel représentent 21% des nouvelles infections. « Ceci montre l’importance du risque d’être contaminé par le VIH même pour ceux qui sont fidèles. Le pays se trouve face à de nouveaux défis pour réduire le taux de contamination parce que la maladie déstabilise les familles et les couples » précise le rapport. Le faible taux de circoncisions, dans la plupart du pays, et une mauvaise utilisation du préservatif, en particulier chez les couples discordants (dont l’un seulement des partenaires est séropositif) constituent d’autres facteurs de développement de l’épidémie en Zambie. Bien que la Zambie ait enregistré des succès dans la prévention de la transmission mère – enfant (PMTCT), assurant un approvisionnement sanguin sain, et au travers de campagnes de communication sur les changements de comportements, les auteurs recommandent fortement de concentrer les prochains efforts de prévention sur l’abandon de pratiques courantes telles que celles d’avoir des partenaires multiples et de manière concomitante, ou d’avoir des relations sexuelles transactionnelles et intergénérationnelles… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
FRANCE : Cinq ans de prison pour avoir transmis trois fois le sida
Édition du jeudi 12 novembre 2009
Comment peut-on cacher à celles qu’on aime sa maladie, jusqu’à la leur transmettre ? Bertrand, 31 ans, était jugé hier à Perpignan pour avoir transmis le virus du sida à trois de ses compagnes. Deux d’entre elles, dont Aurélie, qui a porté plainte en 2006, ont donné naissance à des enfants malades du sida. Égoïsme, inconscience, volonté de nuire ou de faire souffrir ? Au-delà de ces questions, ce procès est aussi l’occasion de se pencher sur la façon dont notre société prend en charge, à l’école et dans la vie courante, ces enfants malades, soumis à de lourds traitements. De même, pour les adultes touchés, quels risques ont-ils de transmettre le virus à un enfant à naître ?
« J’étais dans le déni total de la maladie. Pour moi, j’étais pas atteint du VIH. Je lui ai menti, parce que j’avais peur de la perdre. » Cheveux rasés et cou tatoué, Bertrand (1) n’est qu’une silhouette frêle et bredouillante, à la barre du tribunal correctionnel de Perpignan. Assise à sa droite, Aurélie (1), qu’il a plaquée quand elle a appris qu’elle était enceinte et qu’il lui avait transmis le sida (Midi Libre d’hier), sanglote de colère. A sa gauche, Martine (1), qu’il a aussi contaminée, mais qui vit aujourd’hui avec lui et leurs deux enfants, pleure en silence. Etrange scène, à l’image de ce procès douloureux, où l’on s’est joué des clichés si prompts à surgir quand on parle de sida. A 31 ans, Bertrand est jugé pour avoir transmis le virus à trois de ses compagnes et deux de ses enfants, entre 2001 et 2006. Jessica, la première, n’a pas porté plainte. C’est pourtant par elle que Bertrand a su, en 2001, qu’il était séropositif. Etonnée de le voir soudain couvert de plaques rouges, elle l’envoie chez le docteur. Et découvre que toute la famille est infectée, elle, lui, et le fils qu’ils viennent d’avoir. Pourtant, elle aura avec lui un second enfant, né, lui, sans le virus. D’où vient la maladie qui frappe ces jeunes issus de familles déglinguées, marquées par l’alcool et la violence ? Sans doute des relations que Bertrand entretient depuis ses 17 ans avec un homosexuel séropositif, tout en multipliant les aventures féminines, et en abandonnant très vite le préservatif. Sans dire à ces jeunes femmes qu’il est porteur du virus. « Quand j’avais des sentiments, j’arrivais pas à avouer », explique ce garçon qui, à l’époque, ne suit aucun traitement… (suite de l’article)
Source : http://www.midilibre.com/
CANADA : QUÉBEC : Cinq troupes de danse de Sept-Îles derrière une cause
Par Jean Saint-Pierre
Publié le 12 novembre 2009
Action Sida Côte-Nord présente un gala de danse avec cinq troupes de Sept-Îles. L’activité s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de la lutte contre le Sida.
Le spectacle regroupe la troupe U-neek de l’école de danse hip-hop de Christine Bourque, l’École de ballet, l’école de tango, salsa et samba de Lia Talbot, la troupe de danse Baladie/Flamenco de Dounia Cherradi et l’ensemble folklorique Tam ti delam. « Il s’agit d’un beau projet. J’ai hâte de voir le résultat. Ça représente une première pour Sept-Îles. Le spectacle s’inspire d’un concept saguenéen », remarque Jean-Philippe Morin. Intervenant à Action Sida Côte-Nord et membre de Tam ti delam, il est l’instigateur du projet. Il soutient que le lien entre la danse et la cause se situe dans la mobilisation.
Sensibilisation
« Action Sida Côte-Nord souhaite démystifier le VIH. Les gens pensent encore que ça n’existe pas dans la région. Il y a pourtant entre 50 et 200 personnes atteintes sur la Côte-Nord. Le tiers de ces personnes ne le savent pas », précise Monsieur Morin. Le spectacle, intitulé « Attaches-toi à la vie... Sept-Îles DAnse », sera présenté le samedi 28 novembre. Les billets se vendent au coût de 15$ à la Salle Jean-Marc-Dion… (suite de l’article)
Source : http://nordest.canoe.ca/
RAPPORT : Les maladies transmissibles dans les régions de France
Par Aude Segond, Crips (France) 13/11/09
La Fédération nationale des Observatoires régionaux de la santé (FNORS) publie un rapport sur Les maladies transmissibles dans les régions de France. Enrichi de nombreux graphiques et de cartes, il a pour objectif de synthétiser les données régionales recueillies par les ORS sur un certain nombre de pathologies transmissibles afin d’en effectuer un état des lieux et de mettre en relief les disparités régionales françaises en la matière.
Trois chapitres de ce rapport concernent respectivement l’infection à VIH, les infections sexuellement transmissibles et les hépatites virales. Le sida et l’infection à VIH détaille, par région et par sexe, les nouveaux cas de sida, les modes de contamination, la connaissance de la séropositivité ainsi que la prise de traitement antirétroviral avant le diagnostic de sida ; l’incidence de l’infection à VIH et le stade clinique lors du diagnostic VIH ; la mortalité et les admissions en ALD (Affection de Longue Durée) dues au VIH. Les autres infections sexuellement transmissibles fait un point sur les chlamydioses (données du réseau Rénachla), la gonococcie (données du réseau Rénago) et sur la syphilis (données du réseau RésIST). Les hépatites virales étudie la mortalité due au VHB et au VHC, les hospitalisations liées à des complications et les admissions en ALD dues à des hépatites virales B ou C ainsi que les données de la déclaration obligatoire des nouveaux cas d’hépatites aiguës A ou B.
Référence
Les maladies transmissibles dans les régions de France / FNORS (Fédération Nationale des Observatoires Régionaux de la Santé), France. - Octobre 2009. - 108 p.
Télécharger le rapport (PDF, 11,4Mo).
Source : http://www.vih.org/
ÎLE MAURICE : Premier drogué du continent
12/11/2009 | Jeune Afrique | Par : Rémi Carayol
Habituée aux premières places des classements économiques, l’île Maurice a eu la mauvaise surprise de se voir « primée » dans un secteur cette fois peu reluisant : la consommation de drogues. Selon le rapport 2009 de l’Office des Nations unies sur la drogue et le crime (UNODC), les Mauriciens sont, proportionnellement à leur nombre, les Africains les plus accros aux opiacés, ces substances dérivées de l’opium. Pis : avec un taux de prévalence de 1,95 consommateur pour mille habitants, le pays se situe à la deuxième place mondiale derrière l’Iran.
À Port-Louis, on se serait bien passé d’une telle publicité. La drogue « est un réel problème », reconnaît un cadre de l’Agence nationale pour le traitement et la réhabilitation des consommateurs de drogue. On comptait en 2004 près de 20 000 toxicomanes (pour 1,2 million d’habitants) et le phénomène s’amplifie. La consommation d’héroïne, de Subutex, de cannabis y est de plus en plus importante, notamment chez les jeunes et les femmes, et favorise la propagation du sida… (suite de l’article)
Source : http://www.jeuneafrique.com/
ÎLE MAURICE : Un concert de musique classique pour lancer la nouvelle campagne de PILS
L’Express
Jasvin Sok-Appadu
12 Novembre 2009
Port Louis — Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, observée le 1er décembre, PILS organise une série d’activités dont un concert de musique classique le jeudi 12 novembre, au Conservatoire François Mitterrand, à Quatre-Bornes.
Lors d’une conférence de presse, mardi 10 novembre à Port-Louis, Michel Cundasamy, président de PILS déclare que l’épidémie gagne du terrain. « C’est le cas pour l’île Maurice et d’autres pays de l’océan Indien et, plus particulièrement, les Seychelles qui connaît la même situation que Maurice par rapport à la transmission intraveineuse » affirme-t-il. L’association lance une série d’activités afin de mobiliser le public dans la lutte contre le Sida. « Ce concert de musique classique marque pour PILS le début de nos activités dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le Sida », ajoute Michel Cundasamy… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com/stories/
CÔTE D’IVOIRE : Sida en milieu scolaire : 3152 enseignants vivent avec le virus
Fraternité Matin (Abidjan)
Cissé Mamadou
11 Novembre 2009
Abidjan — La fondation Pétroci procède, depuis hier, aux Lycées modernes d’Abobo I et II, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, au lancement d’une caravane de sensibilisation aux fléaux du moment tels que le Sida, la prostitution, la pédophilie, l’alcoolisme, la drogue.
M. Gbo Yaéo, Directeur de l’informatique, de la planification, de l’évaluation et des statistiques, représentant le ministre de l’Education nationale, a relevé que 3.152 personnes (enseignants et élèves) vivent avec le Vih/Sida en milieu scolaire. 1.151 cas de grossesse d’élèves ont été dénombrés. Quant à l’usage des excitants, il a relevé que cela est devenu de plus en plus courant, sans toutefois donner des chiffres. Le tout, couronné par les cas d’indiscipline généralisée qui plongent l’environnement scolaire dans un état de déliquescence avancé. D’où, selon lui, les mauvais résultats aux examens de fin d’année en 2009. Il a conclu que ce constat interpellant tous les partenaires de l’éducation et la tutelle au premier chef, ils ont décidé d’instaurer une campagne dans des établissements des dix communes d’Abidjan… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com/
GRIPPE A H1N1 : Donner ou non des antiviraux ?
Mise à jour le jeudi 12 novembre 2009
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) émet de nouvelles directives après avoir consulté plusieurs médecins qui ont traité de nombreuses infections graves ces dernières semaines.
L’organisation recommande aux médecins de prescrire plus fréquemment et sans hésiter les médicaments antiviraux, comme le Tamiflu ou le Relenza, aux personnes fortement à risque de souffrir de complications de la grippe A (H1N1) ou chez ceux qui souffrent de la grippe saisonnière, mais dont l’état se détériore. Ces experts s’entendent pour dire que les médicaments antiviraux sont efficaces et qu’il faut les utiliser le plus tôt possible pour maximiser les chances de survie. Chez les personnes à risque, les antiviraux doivent absolument être prescrits avant que le virus n’entraîne la détérioration des poumons, si on veut garder espoir de renverser la progression de la maladie.
L’OMS invite ainsi les médecins à :
ne pas attendre d’obtenir les résultats d’analyses laboratoires ni de voir si les symptômes s’aggravent pour commencer le traitement ;
traiter les gens moins à risque dont les symptômes ne s’améliorent pas après trois jours.
Appel à la prudence
Le Dr Guy Boivin, de l’Université Laval, affirme pour sa part que les médecins doivent faire preuve de prudence lorsqu’ils prescrivent le Tamiflu à titre préventif aux personnes ayant déjà été exposées au virus de la grippe A (H1N1). Le médecin base cette mise en garde sur le cas d’un de ses patients qui est devenu l’un des premiers cas au monde de résistance au virus. Ce Québécois souffrant de problèmes chroniques aux poumons a reçu le traitement préventif au Tamiflu afin d’éviter l’infection après que son fils de 13 ans a contracté le virus de la grippe (H1N1). L’homme a cependant eu des symptômes grippaux dans les 24 heures qui ont suivi le début de son traitement, laissant croire qu’il était probablement déjà atteint du virus. Le virus prélevé chez le fils répondait bien au Tamiflu, mais celui qui a été prélevé chez le père était résistant à ce médicament… (suite de l’article)
Source : http://www.radio-canada.ca/


