CANADA : QUÉBEC : Nos aînés en Floride : attention au VIH - MAURITANIE : Toutes les activités VIH/sida sont à l’arrêt - FRANCE : Une nouvelle méthode permet d’estimer l’incidence de l’infection par le VIH en France - BÉNIN : Une ligne jaune contre le sida - FRANCE : Le dépistage : 2ème thème d’appel à Sida Info Service - FRANCE : Dépistage : du nouveau ? - CONGO BRAZZAVILLE : Mères-chefs et tontons exploiteurs d’enfants - RWANDA : Violée, infectée… et rejetée par tous - ÎLES FIDJI : 303 personnes atteintes du sida - AIDE INTERNATIONALE : La Société internationale sur le sida exige que le premier ministre Harper et les autres dirigeants du G8 respectent leurs engagements en matière de financement - OUGANDA : La Commission de lutte contre le sida revoit sa copie prévention - BRÉSIL : Just like you : lancement d’une campagne vidéo de lutte contre la stigmatisation et les préjugés - NOUVELLE-CALÉDONIE : Changer notre regard sur le sida - ONUSIDA : Le rapport annuel de l’UNFPA examine les liens entre VIH et changements climatiques

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CANADA : QUÉBEC : Nos aînés en Floride : attention au VIH
Écrit par Louis Mathieu Gagné
Jeudi, 19 novembre 2009
Les infections au VIH progressent de façon alarmante chez les aînés du sud de la Floride, ce qui comporte un risque indéniable de transmission de ce dangereux virus pour les snowbirds, préviennent des chercheurs canadiens.
Selon une étude préliminaire dévoilée mardi lors d’une conférence sur le VIH/SIDA qui s’est tenue à Toronto, le groupe d’âge des 50 ans et plus est celui qui affiche la plus forte progression des personnes infectées dans le sud de la Floride, l’endroit de prédilection des snowbirds canadiens. Près de 18 % des Floridiens seraient infectés au VIH. Or, très peu de ces migrateurs hivernaux prennent leur précaution quand ils s’adonnent à des activités sexuelles avec de nouveaux partenaires, déplorent les chercheurs de l’Université de Waterloo, en Ontario. « Un peu moins de 10 % des répondants ont avoué être mariés et avoir des relations extraconjugales. Et près de la moitié ont affirmé avoir déjà fréquenté au moins un ou une résidente lors de leur séjour en Floride. Malgré tout, moins du quart utilisent le condom », a expliqué à RueFrontenac.com Sandra Bullock, professeur en gérontologie et co-auteur de l’étude.
Manque d’informations
Les snowbirds semblent en fait ne pas connaître les risques de transmission de cette maladie couramment associée à des personnes moins âgées. Peu se sont déjà fait tester contre le VIH ou toute autre maladie transmise sexuellement. Les chercheurs estiment en fait cette proportion à 17 %. « La plupart l’ont fait pour des raisons d’assurance. Cela signifie que très peu cherchent à connaître leur état de santé », indique Mme Bullock dont l’échantillon de recherche repose sur 299 répondants anglophones dont 8 % provenaient du Québec… (suite de l’article)
Source : http://www.ruefrontenac.com/
MAURITANIE : « Toutes les activités VIH/sida sont à l’arrêt »
NOUAKCHOTT, 20 novembre 2009 (PlusNews) - Cheikh Ould Sidi, 37 ans, a découvert presque par hasard sa séropositivité il y a trois ans. Aujourd’hui secrétaire général d’une organisation non gouvernementale (ONG) à Ayoûn, dans le sud de la Mauritanie, il a raconté à IRIN/PlusNews les difficultés rencontrées par les personnes vivant avec le VIH en Mauritanie depuis la suspension des financements de la Banque mondiale et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Le financement VIH/SIDA de la Banque mondiale, d’un montant de 21 millions de dollars a été suspendu en août 2008 suite au coup d’État contre le président élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. La subvention de 15 millions de dollars du Fonds mondial l’a été quelques mois plus tard, suite à la découverte d’irrégularités de gestion. Les deux bailleurs ont réaffirmé leur volonté de trouver une solution pour continuer à soutenir la Mauritanie, mais en attendant, comme les autres patients séropositifs, M. Ould Sidi s’est dit inquiet. « Je suis originaire de Nema [dans l’extrême sud-est de la Mauritanie]. Je travaillais à Nouadhibou [grand port du nord du pays], comme électricien. En 2006, un des amis avec qui on partageait [un logement] est tombé malade… les médecins ont découvert que c’était le VIH. Quand on a su ça, j’ai décidé d’aller faire aussi le test de dépistage à Nouakchott [la capitale]. C’était positif. « A Nouakchott, j’étais suivi au CTA [Centre de traitement ambulatoire, géré par le gouvernement avec le soutien de la Croix-Rouge française]. C’est là que j’ai rencontré ma femme, qui avait découvert sa séropositivité en 2005. On s’est mariés et nous avons eu une fille. Ma femme et ma fille ont bénéficié de la PTME [Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant]. « Grâce aux financements [VIH/SIDA] de la Banque mondiale et du Fonds mondial, rien ne manquait : il y avait des traitements [ARV et infections opportunistes], des activités génératrices de revenus, des groupes de parole, des aides pour le transport, des visites à domicile… Mais depuis que les fonds sont bloqués, toutes les activités VIH/SIDA sont à l’arrêt. « A part les traitements [pour les patients séropositifs qui étaient déjà sous antirétroviraux, ARV, avant les suspensions], tout est suspendu. Les associations ne peuvent plus rien faire : il n’y a plus de sensibilisation parce qu’il n’y a plus de moyens pour aller dans les villages, les enfants ne reçoivent plus de lait. « Les [personnes séropositives] souffrent parce que même s’il y a beaucoup de solidarité entre les malades, les gens sont pauvres. [Dans le sud], il y a aussi beaucoup de stigmatisation : moi, ma famille est au courant, il n’y a pas de problème, et je sensibilise aussi les gens, mais la plupart des malades ne se montrent pas parce que s’ils le font, ils sont rejetés. « Ma femme était déjà sous ARV [avant la suspension des financements], mais pas moi. Que va-t-il se passer si mes CD4 [qui évaluent la résistance du système immunitaire] descendent et que je dois être mis sous ARV ? La situation est terrible. Les malades sont vraiment fatigués ».
ail-sos/
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
FRANCE : Une nouvelle méthode permet d’estimer l’incidence de l’infection par le VIH en France
Saint-Maurice, le 19 novembre 2009
Une nouvelle méthode, adaptée pour la première fois en France par l’Institut de veille sanitaire (InVS), permet d’estimer l’incidence de l’infection par le VIH au sein de la population française*.
L’incidence représente le nombre de personnes contaminées au cours d’une année donnée, qu’elles aient été diagnostiquées ou non. Cet indicateur apporte une meilleure appréciation de la transmission actuelle du VIH, par rapport au nombre de nouveaux diagnostics d’infection à VIH, qui ne concerne que les personnes dépistées. Cette méthode repose sur un modèle mathématique élaboré par les centres de contrôle et de prévention des maladies aux États-Unis (CDC), qui a été adapté au contexte français par l’InVS avec la collaboration scientifique et financière de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS). Ce modèle utilise les résultats d’un test biologique, développé par le centre national de référence du VIH, qui permet de distinguer les « infections récentes » (en moyenne de moins de 6 mois) parmi les nouveaux diagnostics. Il permet d’estimer le nombre de nouvelles contaminations au niveau de la population générale et pour différents groupes de population entre 2003 et 2008. Des taux d’incidence sont obtenus en rapportant les nombres de contaminations annuels aux effectifs des groupes de population étudiés. En 2008, on estime à 6940 le nombre de personnes nouvellement contaminées par le VIH en France. Rapporté à l’effectif de la population (18-69 ans), le taux d’incidence global est estimé à 17 cas annuels pour 100 000 personnes. Les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH) représentent la population la plus touchée correspondant à 48 % des nouvelles contaminations avec un taux d’incidence estimé à 1000 cas par an pour 100 000. Le taux d’incidence le plus faible est observé au sein de la population hétérosexuelle française (5 cas par an pour 100 000). En comparaison, le taux d’incidence de l’infection par le VIH est 200 fois supérieur chez les HSH, 18 fois supérieur chez les usagers de drogues par voie intraveineuse et 9 fois supérieur chez les personnes hétérosexuelles de nationalité étrangère. Sur la période d’étude 2003-2008, l’incidence globale de l’infection par le VIH baisse, notamment les contaminations par rapports hétérosexuels. En revanche, l’incidence ne diminue pas parmi les HSH et les usagers de drogues par voie intraveineuse. Ce nouvel indicateur permet aujourd’hui de mieux décrire la dynamique de la transmission du VIH en France. Il contribuera à mesurer au plus prêt l’impact des programmes de lutte contre l‘infection à VIH et à les adapter en conséquence.
* Estimation de l’incidence de l’infection par le VIH en France à l’aide du test d’infection récente. Institut de veille sanitaire. Résumé des résultats disponibles sur le site de l’InVS (http://www.invs.sante.fr/presse/200...)... (suite de l’article)
Source : http://www.invs.sante.fr/
BÉNIN : une ligne jaune contre le sida
20-11-2009
par Fernand Nouwligbèto
(Syfia Bénin) Depuis mai dernier, les Béninois peuvent obtenir gratuitement par téléphone des réponses à leurs questions sur le sida. Cette opération est le fruit d’un partenariat entre l’État, une Ong locale et un opérateur privé de téléphonie mobile.
"Allô ? Infos-sida, bonjour !" D’une voix douce, la jeune dame répond à un interlocuteur anonyme qui l’appelle de Matéri, à plus de 770 km au nord de Cotonou, la métropole économique du Bénin. Depuis le 22 mai dernier, elle exerce, comme cinq autres jeunes, le métier de "répondante" dans un centre d’appel dirigé par le Centre de réflexions et d’actions pour le développement intégré et la solidarité (Ceradis), une Ong béninoise. Son rôle : répondre par téléphone et sous anonymat aux questions posées sur le sida grâce à un numéro, le 96 000001, gratuit pour les clients de MTN, un réseau GSM partenaire de cette initiative, mais payant pour les abonnés des quatre autres opérateurs du pays. "Ça sonne tout le temps et on n’a guère le temps de souffler ! affirme-t-elle. Mais c’est un plaisir que de se savoir utile aux autres". Le numéro est désormais bien connu, grâce aux posters placés sur les grandes artères des villes du Bénin et aux tee-shirts distribués aux clients, qui portent le message "Votre numéro pour toute information sur le VIH/sida". Les gens peuvent appeler les jours ouvrables de 8 à 20 heures ainsi que le samedi dans la matinée. D’un peu plus de 7 400 au cours du premier mois (22 mai au 21 juin), le nombre d’appels est descendu à 6 900 en juin-juillet avant de se stabiliser. Le premier mois correspond à "l’étape de découverte de la ligne avec beaucoup d’appels de curiosité ; ensuite, les gens ont commencé à mieux connaître la ligne et ses objectifs ; enfin, le troisième mois est l’étape de stabilisation : les gens appellent pour poser des problèmes sérieux", lit-on dans le rapport trimestriel de MTN. Ces problèmes, abordés surtout par les 15-40 ans de diverses localités du pays, sont "le dépistage, les modes de contamination et de prévention, la stigmatisation des sidéens", révèle une répondante. Une autre de ses collègues évoque le cas de séropositifs, dont un suicidaire, sauvés du désespoir grâce à ces conseils fournis au téléphone.
Le mobile, répandu et efficace
Fruit du partenariat entre le ministère de la Santé, l’Ong Ceradis et MTN, qui gère plus d’un million d’abonnés au Bénin, la "ligne jaune" Infos sida, ainsi nommée en référence aux couleurs de l’opérateur GSM, permet de "parler gratuitement du VIH/sida sous anonymat et en toute confidentialité", déclare Mistoura Salou Adjibadé, de Ceradis. Avec l’essor de la téléphonie mobile, Ceradis décide dès 2002 de s’inspirer du numéro vert gratuit de Sida Info Service en France, qui répond aussi à des questions sur son site Internet… (suite de l’article)
Source : http://www.syfia.info/
FRANCE : « Le dépistage : 2ème thème d’appel à Sida Info Service »
mercredi 18 novembre 2009
Observatoire de Sida Info Service
Sida Info Service publie un document sur le dépistage du VIH à partir des appels reçus sur SIS en 2008. Extraits
Près de deux personnes sur cinq évoquant le dépistage [lors d’un appel au 0 800 840 800, NDLR] se renseignent également sur les risques de transmission, premier thème d’appel de la ligne. L’âge moyen des personnes abordant le dépistage est de 31 ans, sans différence majeure hommes-femmes, et la majorité appelle pour la première fois le dispositif (65 %). Les femmes sont particulièrement concernées : toutes proportions gardées, 46 % des femmes appelant la ligne se renseignent sur le test contre 38 % des hommes. Dans plus d’un quart des appels concernant le dépistage (28 %), l’appelant évoque une prise de risque sexuel. Dans un appel sur cinq (19 %), il indique une prise de risque sexuel majeur. Dans la plupart de ces prises de risque majeur (60 %), le rapport n’était pas protégé et les accidents de préservatif sont indiqués par deux appelants sur cinq (40 %). La principale interrogation des appelants sur le dépistage concerne la fiabilité et la validité des tests (74 %). La question du délai entre une prise de risque et la réalisation du test est au cœur de ces entretiens.
En conclusion, Sida Info service souligne que le dépistage a toujours été au centre des préoccupations des appelants, deuxième thème d’appel depuis dix ans. Dernièrement, la HAS a publié de nouvelles recommandations qui préconisent un dépistage pour l’ensemble de la population hors notion de prise de risque, avec en parallèle un renforcement d’un dépistage ciblé pour les personnes prenant plus particulièrement des risques. Grâce à son Observatoire de l’épidémie, Sida Info Service a d’ores et déjà enregistré des appels concernant ces nouvelles recommandations, reflétant une inquiétude et questionnement particuliers sur le dépistage proposé systématiquement à l’ensemble de la population.
Lire le document Dépistage VIH – Témoignages des usagers de SIS (en pdf)
Source : http://www.sida-info-service.org/
FRANCE : Dépistage : du nouveau ?
mercredi 18 novembre 2009
La Haute Autorité de Santé (HAS) a rendu la seconde partie de son rapport qui porte sur la politique de dépistage de l’infection par le VIH. La première partie, publiée en octobre 2008, portait sur des recommandations techniques, qui n’ont toujours pas été déclinées par le ministère de la Santé. Espérons que la publication du rapport complet permettra de faire avancer un dispositif un peu figé hérité des années 1980.
Les choix réalisés par la HAS se fondent sur quelques principes qu’il est important de rappeler :
Il y a aujourd’hui un bénéfice indiscutable à savoir si on est séropositif, du fait de l’accessibilité de traitements efficaces,
Un séropositif sur trois ignore qu’il est séropositif,
Le traitement bien conduit, non seulement, permet de restaurer une espérance de vie proche de la normale, mais aussi de réduire radicalement les risques de transmission,
L’épidémie, en France, est principalement concentrée sur certaines populations (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes [HSH], personnes issues de pays à forte prévalence, notamment d’Afrique subsaharienne, habitants des départements français d’Amérique).
Une proposition phare a déjà fait beaucoup parler d’elle : la proposition systématique d’un test VIH lors d’un recours aux soins. Quel est l’objectif d’une telle mesure ? Que chaque personne bénéficie, au moins une fois dans sa vie, d’un test de dépistage. Ainsi, on espère que la majorité des personnes qui ignorent leur séropositivité pourront bénéficier d’une prise en charge, notamment celles qui se sentent les moins concernées (les plus de 50 ans, par exemple, qui sont souvent victimes d’un dépistage trop tardif). S’agit-il d’un test obligatoire ? Certainement pas. Mais il pourra être proposé par le médecin lors de la prescription, par exemple, d’une prise de sang, comme on pourrait le faire pour le cholestérol. Cette mesure sera évaluée au bout de 5 ans, afin d’en apprécier l’efficacité, et de voir s’il est nécessaire de la renouveler.
Les populations les plus touchées par l’épidémie se verraient proposer un dépistage annuel :
Les hommes homo-bisexuels, et plus globalement les « HSH » ayant plusieurs partenaires : le nombre de personnes séropositives dans cette population varie de 10 à 20 % selon les études, et l’épidémie y est toujours très active,
Les usagers de drogues injectables,
Les personnes originaires d’Afrique subsaharienne et ayant plusieurs partenaires,
Les personnes résidant en Guyane française, seul département français en situation d’épidémie généralisée.
Là aussi, pas d’obligation. Et rappelons que la déclaration obligatoire de séropositivité fait l’objet d’une double anonymisation. Le dispositif de dépistage doit par ailleurs être rénové : prise en compte plus large de la santé sexuelle (par exemple en faisant fusionner les centres de dépistage du VIH avec les centres de dépistage des infections sexuellement transmissibles), élargissement des compétences en matière de dépistage, faisant appel, par exemple, aux associations communautaires. La HAS rappelle que cette nouvelle offre intègre de nouvelles techniques de dépistage, comme les tests à lecture rapide, dont on attend depuis 1 an la mise à disposition hors de protocoles de recherche, ainsi qu’il en est dans la majorité des autres pays.
Docteur Michel Ohayon
Coordinateur médical à Sida Info Service
Source : http://www.sida-info-service.org/
CONGO BRAZZAVILLE : mères-chefs et tontons exploiteurs d’enfants
20-11-2009
par Marien Nzikou-Massala
(Syfia Congo) Au Congo Brazzaville, un nombre important d’enfants congolais et surtout ouest-africains sont exploités économiquement et dans certains cas aussi sexuellement. Des ONG et des autorités se mobilisent pour qu’ils retrouvent une dignité et parfois aussi leurs parents.
Victorine, 12 ans à peine, a quitté sa famille il y a trois ans. Elle a débarqué au Congo après avoir transité plusieurs mois dans une ville de son Bénin natal. Mal habillée, les traits tirés, elle vend aujourd’hui des beignets au marché Poto-poto de Brazzaville. Victorine fait partie de ces nombreux enfants qui vendent des arachides, de l’eau ou font toutes sortes de corvées domestiques. Ces gamins esclaves travaillent en général plus de quinze heures par jour pour une mama mokondzi (mère-chef) ou un "tonton" ou "tuteur qui leur verse en retour 500 ou 1 000 Fcfa (0,75 ou 1,5 €). Neuf fois sur dix, ces enfants sont des filles. Exploités économiquement et parfois aussi sexuellement, affamés, la moitié d’entre eux n’ont jamais été à l’école. En 2009, selon l’enquête de l’ONG Commission justice et paix (CJP) et de l’Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral (ADHUC), ils seraient 2 000 à Brazzaville et 1 800 à Pointe-Noire. La survivance de certaines traditions, la pauvreté des parents, l’insécurité et le développement de la prostitution infantile expliquent en partie cette situation. La facilité avec laquelle on entre dans le pays et on vit au milieu de ses compatriotes quasiment sans risquer de contrôle d’identité, encourage ce phénomène. Par ailleurs, au lendemain de l’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad, en octobre 2007, les autorités ont, semble-t-il, concentré leurs efforts sur le trafic international d’enfants plutôt que sur leur exploitation au Congo.
"On a volé mon enfance"
Ces derniers temps, on observe deux traites différentes, l’une interne, l’autre transfrontalière. La première découle de la pratique du "confiage" qu’utilisent depuis très longtemps de nombreuses familles du Congo Brazza. La seconde concerne les enfants originaires d’Afrique de l’Ouest (en majorité du Bénin, mais aussi de Guinée, du Mali et du Togo), des pays qui ont une vieille tradition de placement économique, et ceux venant de la RD Congo voisine. Serge Moutou, coordonnateur de la CJP, résume le circuit emprunté la plupart du temps par les jeunes ouest-africains : "Ils sont pris. On leur donne une fausse identité et ils arrivent au Congo." Ces enfants sont ensuite complètement coupés de leurs parents… (suite de l’article)
Source : http://www.syfia.info/
RWANDA : Violée, infectée… et rejetée par tous
20-11-2009
par Jean de la Croix Tabaro
(Syfia Rwanda) Violée et engrossée par des Interahamwe qui lui ont aussi transmis le sida, dont ses enfants sont infectés, cette veuve, rescapée du génocide, stigmatisée par tous, vit seule avec ses souffrances.
"Jusqu’à cette heure, je ne suis pas en mesure de connaître le vrai père de mon fils. Pour répondre aux questions de mon enfant, je lui ai dit un nom d’un Interahamwe que j’ai pris au hasard", raconte, les larmes aux yeux, cette rescapée du génocide, âgée d’une quarantaine d’années, qui vit à Butare, au sud du Rwanda. En 1994, elle a été engrossée par des Interahamwe, une bande d’une trentaine de miliciens qui l’a contrainte, raconte-t-elle, à satisfaire leurs désirs sexuels et à préparer la viande des vaches volées aux victimes. Elle a accouché d’un garçon "sans assistance, seule, sur une natte en cachette". Dans les livres de l’état civil, elle a fait enregistrer cet enfant à une date antérieure au génocide. "Je l’ai caché à mon entourage, car on risquait de me rejeter davantage. L’État non plus n’aurait pas assister mon enfant car ce n’est pas un rescapé″, dit-elle en sanglotant. Aujourd’hui, elle reconnaît qu’elle fait tout pour aimer ce beau garçon qui lui ressemble et se comporte bien mais que c’est difficile. En 1995, elle épouse un homme qui lui donne un troisième fils (avant le génocide, elle avait été mariée et avait eu un premier garçon). Après la mort de son mari, elle a appris qu’elle avait été infectée par le VIH/sida ainsi que ses deux fils. Cette petite femme d’un mètre cinquante et ses trois enfants, dont deux séropositifs, habitent près de Butare, dans une maison de trois pièces, construite par une famille charitable. Ancien agent du service aux étudiants de l’Université nationale du Rwanda, cette finaliste de l’école primaire a perdu son travail en 2001 à cause de la réforme administrative. Elle vit à présent de la vente occasionnelle de bananes qu’elle étale devant sa maison le matin et de quelques aides en nourriture de fidèles compatissants. L’après-midi, elle oublie ses soucis grâce aux répétitions d’une chorale chrétienne. Le soir, la famille se contente d’un peu de bouillie, réservée surtout aux enfants malades qui prennent les antirétroviraux… (suite de l’article)
Source : http://www.syfia.info/
ÎLES FIDJI : 303 personnes atteintes du sida aux îles Fidji
Brèves du Pacifique
20/11/2009
Lors d’une réunion à propos d’un décret sur le traitement et la prévention du VIH, des professionnels de la médecine ont fait remarquer que ce chiffre est en-deçà de la réalité. Joasaia Samuela, directeur de la santé publique au ministère de la santé, explique que l’organisme chargé des tests VIH n’a pas tenu compte des fidjiens qui ont passé des tests à l’étranger et que de nombreuse familles préfèrent garder le silence quand un membre de la famille décède du SIDA. Une clause du décret a été aussi critiquée ; l’article 29 qui impose un âge limite pour accéder à l’information sur le VIHA/SIDA et les tests de dépistage. L’article juge que toute personne en-dessous de 14 ans n’est pas en âge de comprendre. Steven Vete, d’ONUSIDA, pense que des moins de 14 ans se font violer, agresser et abuser sexuellement par des membres de leur famille et qu’eux aussi ont droit à l’information.
Source : http://24hdanslepacifique.com/
AIDE INTERNATIONALE : La Société internationale sur le SIDA exige que le premier ministre Harper et les autres dirigeants du G8 respectent leurs engagements en matière de financement de la lutte contre le SIDA
VANCOUVER, le 19 nov. /CNW/ - Alors que la sixième séance de réflexion annuelle de son conseil d’administration touchait à sa fin aujourd’hui à Vancouver, en Colombie-Britannique, la Société internationale sur le SIDA (IAS) a demandé au premier ministre canadien, M. Stephen Harper, ainsi qu’aux autres dirigeants des pays du G8 de tenir l’engagement fait en 2005 de financer complètement les efforts en vue de l’accès universel à la prévention et au traitement du SIDA, ainsi qu’aux soins et à l’assistance d’ici l’année 2010.
Le leadership du premier ministre Harper sera particulièrement important alors que le Canada convoquera et aidera à créer l’ordre du jour du Sommet du G8 qui se tiendra en juin 2010 à Muskoka, en Ontario, et qui réunira également le G20. Bien que des progrès importants aient été faits dans les dernières années en vue d’augmenter les efforts de prévention et de traitement du VIH dans le monde, le Canada et les autres pays membres du G8 sont loin d’atteindre les objectifs sur lesquels ils s’étaient engagés lors du Sommet du G8 de 2005 à Gleneagles, en Écosse et qui visaient à offrir l’accès universel à ces services dès 2010. 2010 sera une année critique pour gonfler le financement nécessaire pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), une série d’objectifs de financement liés à l’amélioration de la santé humaine et du développement d’ici 2015, acceptée par tous les États membres de l’ONU. "Dernièrement, le premier ministre Harper a promis d’être un leader au Sommet du G8 2010, indiquant que les politiciens occidentaux ne tenant pas leurs promesses compromettent la crédibilité de leur démarche. Et nous sommes entièrement d’accord", indique le Dr Julio Montaner, président de l’IAS et directeur du BC Centre for Excellence in HIV/AIDS. "Mais la perte de crédibilité n’est pas le coût le plus important de l’échec du G8 face à ses engagements en termes d’accès universel. Le coût réel de ces échecs revient aux quelque 7 400 personnes nouvellement infectées par le VIH chaque jour et aux quelque 5 500 qui meurent chaque jour d’une maladie liée au SIDA. Le premier ministre Harper a ici une occasion en or de faire preuve de leadership pour la cause du SIDA." La crise financière mondiale a entraîné une diminution des dons, ainsi que la décision de certains pays aux revenus modérés de diminuer leurs dépenses nationales sur le SIDA, avec des conséquences potentiellement catastrophiques. Au mois de juillet, Médecins Sans Frontières a rapporté un manque de financement et des problèmes de gestion de l’approvisionnement qui ont entraîné le retard, la suspension ou le risque de suspension de l’approvisionnement en médicaments pour traiter le VIH en Afrique du Sud, au Malawi, en Ouganda, en RD du Congo, en Guinée et au Zimbabwe. Ces "ruptures de stock" font que les personnes atteintes du VIH doivent interrompre leur traitement, ce qui peut entraîner des résistances, l’échec du traitement, l’aggravation de la maladie et un décès précoce. "Sans financement adéquat, la promesse d’un accès universel aux services de prévention et de traitement du VIH par le G8 n’est qu’une illusion", a déclaré le Dr Elly Katabira, président désigné d’IAS et professeur de médecine à l’Université de Makerere (Ouganda). "Le retranchement actuel de la part des pays membres du G8 est inique, surtout en Afrique, où les investissements en vue d’un accès universel ont fait des progrès importants qui pourraient maintenant disparaître par manque de financement."… (suite de l’article)
Source : http://www.newswire.ca/fr/
OUGANDA : La Commission de lutte contre le sida revoit sa copie prévention
KAMPALA, 19 novembre 2009 (PlusNews) - La Commission ougandaise de lutte contre le sida (UAC en anglais) est en train de revoir ses campagnes nationales d’information sur le VIH, les messages de prévention adressés à la population s’étant révélés moins efficaces que ce qu’elle espérait.
« Nos messages doivent mettre l’accent sur des éléments essentiels afin de communiquer de manière efficace. Nous avons en effet réalisé que le niveau de connaissances sur des faits basiques concernant le VIH/SIDA était relativement limité », a dit Saul Onyango, éducateur en matière de santé auprès de l’UAC. Le terme « comportement à risque élevé » - qui avait d’abord été défini comme un rapport sexuel avec un partenaire irrégulier – va être redéfini comme un rapport sexuel avec un partenaire dont le statut VIH n’est pas connu. Ainsi, les « populations les plus à risque » ne feront plus seulement référence aux groupes spécifiques tels que les travailleurs du sexe, les communautés de pêcheurs et les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (MSM en anglais), mais à toutes les personnes qui ont des relations sexuelles à risque. Les campagnes destinées à décourager les rapports sexuels intergénérationnels seront abandonnées au profit d’avertissements génériques concernant les relations sexuelles à risque, par crainte que les jeunes ne pensent que les rapports sexuels entre personnes du même âge sont sans risque. Des responsables ont également souligné que des problèmes tels que l’abus d’alcool, qui prédispose les individus à adopter des comportements à risque, devaient être intégrés à la prévention du VIH/SIDA. La Commission a formé une équipe d’experts du domaine médical et de la communication afin de concevoir de nouveaux messages. Celle-ci travaillera en collaboration avec des médias qui diffusent en anglais et dans la langue locale. « Nous devons changer le destin de notre pays, même si cela suppose le retour aux roulements de tambour utilisés dans les années 1980 pour faire peur aux gens », a dit le directeur général de l’UAC, David Kihumuro Apuuli. À la fin des années 1980, lorsque l’Ouganda a commencé à s’attaquer au sida, l’un des principaux éléments de la campagne de prévention du VIH/SIDA était un spot radio dans lequel on entendait un roulement de tambour menaçant suivi d’une voix retentissante qui disait : « le sida tue ». Plusieurs responsables haut placés – parmi lesquels Jesse Kagimba, conseiller présidentiel sur le VIH/SIDA – ont préconisé un retour aux campagnes fondées sur l’exploitation de la peur, estimant qu’elles avaient fortement contribué au succès initial de l’Ouganda à réduire son taux de prévalence. Toutefois, les détracteurs de cette méthode affirment qu’en matière de prévention, la clé du succès n’est pas la peur, mais l’éducation. Certaines études démontrent que les tactiques fondées uniquement sur la peur n’entraînent pas de modification des comportements, mais encouragent plutôt le déni et le fatalisme. Des experts affirment également que ces campagnes favorisent la stigmatisation et la discrimination, et qu’elles peuvent se révéler inefficaces à une époque où les antirétroviraux sont de plus en plus largement disponibles… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
BRÉSIL : Just like you : lancement d’une campagne vidéo de lutte contre la stigmatisation et les préjugés au Brésil
17 novembre 2009
Au Brésil, une campagne télévisée devant être diffusée dans tout le pays attire l’attention sur les droits des écoliers, des hommes gay, des lesbiennes, des personnes vivant avec le VIH, de la population afro-brésilienne, des professionnel(le)s du sexe, des réfugiés, des personnes transsexuelles et travesties et des consommateurs de drogues.
Promouvoir l’égalité des droits et attirer l’attention de la société brésilienne sur la question de la discrimination dont sont victimes des hommes, des femmes et des enfants au quotidien dans le pays, tels sont les buts d’une puissante campagne vidéo intitulée Just like you (Exactement comme vous), lancée le 16 novembre à Rio de Janeiro par l’ONUSIDA, en partenariat avec d’autres institutions des Nations Unies et avec le concours de la société civile et d’administrations publiques œuvrant dans le domaine des droits de l’homme. Dix courts métrages de trente seconde ont été projetés durant le lancement de la campagne. Chacun d’eux présente un panorama de la situation que vit une des populations visées par la campagne – écoliers, hommes gay, lesbiennes, personnes vivant avec le VIH, Afro-Brésiliens, professionnel(le)s du sexe, réfugiés, personnes transsexuelles et travesties et consommateurs de drogues. Ils seront diffusés en portugais sur plusieurs chaînes de télévision à travers le pays et distribués sous forme de CD et DVD à des structures de soins de santé, à des écoles et au Conseil brésilien des entreprises sur le VIH. Sous-titrés en anglais et espagnol, ils peuvent en outre être vus partout dans le monde. La cérémonie de lancement a été suivie d’une conférence de presse au Palácio do Itamaraty, en présence des responsables communautaires qui ont enregistré les messages de la campagne ainsi que de fonctionnaires de l’Organisation des Nations Unies (UNODC, ONUSIDA, UNIFEM, UNESCO, HCR et Centre d’information). Des représentants des secrétariats spéciaux aux Droits de l’homme et aux Politiques relatives à la promotion de l’égalité raciale, du ministère de l’Éducation et de la société civile y ont également assisté. Attirer l’attention sur les droits de l’homme Just like you est une campagne de lutte contre la stigmatisation et les préjugés, qui donne la parole à des personnes souvent négligées par la société brésilienne et qui attire l’attention sur l’importance de leurs droits humains. Les films véhiculent les messages de leaders des groupes subissant une discrimination. Cette campagne est une initiative visant à lutter contre les violations des droits de l’homme et les inégalités dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi, de la sécurité publique et de la vie quotidienne. Parce qu’elle réaffirme l’importance de l’égalité des droits, elle est l’occasion de sensibiliser davantage la société brésilienne au respect des différences qui caractérisent chacun des groupes représentés dans la campagne.
La stigmatisation et les préjugés au quotidien
Des données issues de l’Institut brésilien de géographie et de statistique mettent en évidence les inégalités entre les races et entre les sexes dans le pays en montrant la disparité des revenus mensuels : les hommes blancs gagnent en moyenne R$ 1 200, c’est-à-dire beaucoup plus que les femmes blanches (R$ 700), deux fois plus que les hommes noirs (R$ 600) et trois fois plus que les femmes noires (R$ 400). Le milieu scolaire est lui aussi réticent à l’égard de la diversité. D’après une enquête portant sur 500 établissements scolaires publics réalisée en 2009 par l’Institut national de recherche et d’études pédagogiques Anísio Teixeira et la Fondation de l’Institut de recherche économique, entre 55% et 72% des élèves, enseignants, directeurs d’école et éducateurs révèlent une réticence à l’égard de la diversité, tout particulièrement en ce qui concerne l’homosexualité (72%).
Adhésion à la campagne
Les préjugés se manifestent à travers des attitudes et pratiques discriminatoires, telles que des humiliations, des agressions et des accusations injustifiées, sous le seul prétexte que des personnes appartiennent à un groupe social particulier. Pour cette campagne axée sur l’égalité des droits, les institutions des Nations Unies au Brésil se sont jointes à plusieurs associations de la société civile, parmi lesquelles ABGLT (association brésilienne de gays, lesbiennes, personnes bisexuelles, travesties et transsexuelles), AMNB (association de femmes noires brésiliennes), ANTRA (groupement national de personnes travesties et transsexuelles), le Mouvement brésilien des personnes vivant avec le VIH/sida et le Réseau national de prostitué(e)s.
(Ndlr) : voir la champagne sur You Tube
Source : http://www.unaids.org/fr/
NOUVELLE-CALÉDONIE : Changer notre regard sur le sida
19/11/2009
En Nouvelle-Calédonie comme partout dans le monde, la journée mondiale contre le Sida se déclinera cette année sur le thème « Changeons de regard ». Car condamner, insulter et juger les malades du Sida ne fait que repousser l’épidémie dans la clandestinité et créer les conditions favorables à sa transmission.
Depuis 1986, en presque un quart de siècle, 331 personnes ont été dépistées positives en Nouvelle-Calédonie. 71 d’entre elles ont été emportées par la maladie, 120 autres ont quitté le pays et 140 vivent ici au quotidien avec le Sida, souvent mal à cause du regard des autres. Car « être séropositif en Nouvelle-Calédonie, en 2009, expliquent les associations et les collectivités qui se mobilisent autour de la journée mondiale du Sida, c’est encore être victime de discriminations : rejet familial, refus à l’embauche, difficulté à obtenir une assurance pour un prêt, exclusion du cercle amical ou professionnel... » Or, stigmatisation et discrimination associées peuvent avoir des conséquences psychologiques considérables sur l’image que se font d’eux-mêmes les malades du Sida : perte de l’estime de soi, dépression, désespoir. C’est donc ce regard, notre regard, qu’il faut changer. Et cela passe par la lutte contre les fausses idées. Non, le virus ne se transmet pas qu’entre homosexuels, toxicomanes ou partenaires multiples. Non, il ne suffit pas d’une bise ou de boire dans le même verre qu’un séropositif pour attraper la maladie. Le virus ne fait pas de différence entre un homme et une femme, que l’on soit hétéro, homo ou bisexuel, jeune ou dans la force de l’âge, Calédonien ou venu d’ailleurs. C’est donc tous ensemble qu’il faut « faire tomber les barrières et les tabous » qui repoussent la maladie dans la clandestinité et lui permettent de se propager sur un lit d’ignorance… (suite de l’article)
Source : http://www.info.lnc.nc/
ONUSIDA : Le rapport annuel de l’UNFPA examine les liens entre VIH et changements climatiques
18 novembre 2009
Pour atteindre ses objectifs, la riposte mondiale au sida devra s’attaquer non seulement au VIH, qui tend à gagner du terrain, mais également aux conséquences des changements climatiques, notamment les pénuries d’eau et de nourriture, l’augmentation de la pauvreté et la fréquence accrue des catastrophes naturelles. C’est ce que soutient le Rapport sur l’État de la population mondiale 2009, publié aujourd’hui par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).
Le rapport soutient de la même manière que le renforcement de la riposte à l’épidémie de sida permettra davantage aux individus, aux communautés et aux sociétés, de résister socialement aux menaces liées aux changements climatiques et de faire face aux conséquences de ces changements. Le VIH et les changements climatiques sont considérés comme deux problèmes profondément liés, une perception partagée par plusieurs institutions des Nations Unies, dont l’ONUSIDA et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Avec comme sous-titre « Face à un monde qui change : les femmes, la population et le climat », le rapport sur l’État de la population mondiale place les femmes au centre des tentatives visant à affronter les changements climatiques et maintient que les politiques, les programmes et les initiatives diverses auront plus de chances d’atténuer les pires effets de ces changements s’ils prennent en compte les droits et les besoins des femmes… (suite de l’article)
Source : http://www.unaids.org/fr/