ÉTATS-UNIS : San Francisco : carte des charges virales - CANADA : QUÉBEC : Injection supervisée : Québec refuse de financer une recherche - ESPAGNE : Catalogne : Victime d’une secte, un Barcelonais porteur du VIH nie l’existence du sida - SÉNÉGAL : Fatick : Croisade contre l’homosexualité et la pédophilie en milieu scolaire - OPINION : Enquête Prévagay : le sens caché - CANADA : QUÉBEC : Cactus fête ses 20 ans avec Les Zapartistes - RAPPORT : OMS : Vulnérabilité des femmes au VIH/sida et aux Infections sexuellement transmissibles - QUERELLE FRANÇAISE : Tollé après les propos de Pierre Bergé sur le "trop d’argent" du Téléthon - TOGO : Les femmes vivant avec le VIH-sida formées sur leurs droits à Lomé - PALUDISME (malaria) : Une nouvelle forme de palu mortel sévit au Sénégal - EUROPE : Les antibiotiques à la peine !

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ÉTATS-UNIS : Woaou, des cartes de charges virales
16/11/09
Minorités numéro 12
Didier Lestrade
San Francisco (USA) – Une localisation des transmissions
Bientôt il sera possible de voir sur Street View si vous entrez dans une zone touchée par le sida. Non, j’exagère. Mais le Département de santé de San Francisco dispose de cartes précises de la ville où les transmissions du VIH sont les plus courantes. Ces cartes peuvent identifier la charge virale individuelle des personnes vivant avec le VIH et montrent où le virus circule. Par exemple, le quartier du Castro a plus de séropositifs, mais le nombre de personnes ayant une charge virale élevée est plus élevé dans les quartiers moins riches comme Potero Hill et Bayview. Grant Colfax, le directeur de la prévention et de la recherche sur le sida du département de la santé de la ville, appelle ces cartes le « thermomètre » qui mesure l’épidémie de la ville. Julio Montaner, le président de l’International AIDS Society, pense que le fait de prendre en compte la charge virale des personnes permet de mieux cibler les endroits où la mise sous traitement de ces personnes séropositives est urgente. « Ces réservoirs se perpétuent tout seuls et augmentent le nombre des contaminations chez les personnes marginalisées. C’est inacceptable » dit-il.
Source : http://www.minorites.org/
CANADA : QUÉBEC : Injection supervisée : Québec refuse de financer une recherche
Publié le 23 novembre 2009
Daphné Cameron
La Presse
Avec Andrew Chung du Toronto Star
Québec refuse de financer le deuxième volet d’une étude scientifique qui vise à trouver un traitement pour les toxicomanes qui ne répondent pas aux programmes conventionnels de sevrage, notamment par l’injection supervisée d’héroïne fabriquée en laboratoire. Une décision qui a surpris l’équipe de chercheurs puisque les résultats de la première expérience avaient été concluants et soulignés dans la communauté scientifique internationale.
« Dans le domaine des services sociaux, que ce soient les toxicomanes, les personnes âgées ou les personnes handicapées, ou les jeunes en difficulté, les besoins sont toujours plus grands que les moyens à notre disposition », a expliqué l’attaché de presse de la ministre des Services sociaux, Lise Thériault, Harold Fortin. « La ministre ne remet pas en question la validité scientifique de l’étude qui a été faite, elle a même rencontré le groupe de chercheurs, c’est juste qu’à un moment, il faut faire des choix basés sur le type de projet et la population que l’on peut rejoindre. » La recherche baptisée NAOMI (pour North American Opiate Medication Initiative) a été lancée en 2005 par des chercheurs de Montréal et de Vancouver. Elle a été partiellement financée par le ministère de la Santé et des services sociaux. Les scientifiques ont suivi 251 toxicomanes, dont 59 à Montréal. Environ la moitié des participants ont reçu de la méthadone, la substance actuellement prescrite au Canada pour surmonter une dépendance à l’héroïne. Un deuxième groupe a obtenu de l’héroïne pharmaceutique. Pour des fins de validation scientifique, un petit groupe a reçu du Dilaudid, un analgésique utilisé dans les hôpitaux. Au terme de leur analyse, les chercheurs ont réalisé que neuf toxicomanes sur dix qui avaient reçu de l’héroïne avaient suivi le programme jusqu’au bout. Ces participants avaient, en moyenne, échoué à sept tentatives de traitement. Ils ont également découvert que les participants avaient considérablement réduit leur consommation de drogues illicites et leurs activités criminelles en plus d’améliorer leur état de santé. « C’est sûr que la première ligne de traitement, celle dans laquelle il faut mettre beaucoup d’efforts, demeure la méthadone », a expliqué la responsable du volet montréalais du projet et chef de médecine des toxicomanies au CHUM, Suzanne Brissette. « Cela dit, pour la population qui ne réagit pas à ce type de traitement, c’est les abandonner à leur sort. » « Nous avons un traitement qui marche, donc c’est frustrant », a-t-elle ajouté.
Deuxième volet abandonné
Lors de l’étude, les chercheurs ont également découvert que les patients qui ont reçu du Dilaudid ont eu des réactions similaires aux personnes qui suivent le programme d’héroïne pharmaceutique. C’est ce qui les a incités à élaborer une suite au projet baptisé SALOME. Les chercheurs ont obtenu une subvention d’environ 1 million de dollars de l’Institut de recherche en santé du Canada. Cette enveloppe était toutefois conditionnelle à ce que le gouvernement du Québec finance les coûts d’opération de la clinique, évalués à 600 000$ par année. Alors que le gouvernement de la Colombie-Britannique s’est montré ouvert à poursuivre le projet, le ministère de la Santé et des services sociaux refuse de délier les cordons de sa bourse. Pour le moment, il semble également avoir fermé la porte à la mise sur pied de centres d’injection supervisés permanents, comme le proposaient les chercheurs du projet NAOMI. Selon deux études canadiennes, un héroïnomane non traité peut coûter plus de 45 000$ annuellement à l’État. Un traitement à l’héroïne coûte environ 18 000$ par année tandis qu’un programme de méthadone en coûte 6000$... (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
ESPAGNE : Catalogne : Victime d’une secte, un Barcelonais porteur du VIH nie l’existence du sida
Le congrès "Science et esprit", ce week-end à Barcelone, accumule les contrevérités
Dimanche 22.11.2009
Un fait de société inhabituel a révélé ce samedi à Barcelone par la chaîne publique catalane TV3, qui a interrogé la mère d’un malade du Sida, dénonçant que son fils rejette les traitements adéquats. Le malade, adepte des théories négationnistes sur le VIH, est en effet convaincu que la mort des malades est provoquée par les traitements médicaux. Victime d’un mouvement, minoritaire, qui considère que le Sida serait une pure invention américaine, l’homme est condamné à mourir, manipulé par des contrevérités scientifiques qui peuvent parfois recevoir l’aval de certains médecins. Cette interview fracassante a été réalisée à l’occasion de l’organisation, ce week-end à Barcelone, du congrès catholique "Science et esprit", à tendance sectaire, qui comprend des interventions et des débats destinés à convaincre les assistants que le Sida est une simple maladie psychosomatique. Avec comme assistante-phare la sœur bénédictine Teresa Forcades, ce forum prévoit une conférence ésotérique sur la "Contamination invisible" et une autre sur la "Médecine naturelle" au service de la Grippe A/H1N1.
Source : http://www.la-clau.net/
SÉNÉGAL : Fatick : Croisade contre l’homosexualité et la pédophilie en milieu scolaire
23-11-2009
Correspondant
Le Geep arme des enseignants Depuis 1994, le Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep), à travers les quelques quatre cents clubs Evf (Education à la vie familiale) installés dans les collèges et lycées du pays, mène un combat, par la sensibilisation, contre les infections sexuellement transmissibles notamment le Vih Sida mais aussi contre les mariages et grossesses précoces. Aujourd’hui, le Geep veut investir un autre créneau, celui de la lutte contre l’homosexualité et la pédophilie en milieu scolaire, selon Mademba Ndoye, coordonnateur national des clubs Evf. A cet effet, un atelier de formation regroupant une vingtaine de professeurs relais techniques, encadreurs de club Evf, en provenance de la région de Fatick et de la commune de Mbour a été organisé à Fatick la semaine dernière pour renforcer les capacités de ces enseignants… (suite de l’article)
Source : http://www.lequotidien.sn/
OPINION : Enquête Prévagay : le sens caché
19/11/09
Minorités numéro 12
Didier Lestrade
Paris (FR) - On leur avait dit que ça arriverait. L’enquête Prévagay entérine ce que les associations de lutte contre le sida et les experts savaient déjà : à Paris, un homosexuel sur 5 est séropositif. Résultat concret : quand vous draguez un mec, il y a une chance sur 5 pour qu’il soit séropo. Chez ces séropos, un sur 5 ne sait pas qu’il porte le VIH.
Mais l’analyse de cette annonce montre que l’incrédulité reste très importante. Sur les sites Internet des médias gays, nombreux sont ceux qui ont préféré chipoter sur l’intitulé des annonces. Chez Yagg, Christophe Martet et Yannick Barbe ont dû intervenir quand ils ont vu que le principal sujet de discussion tournait autour des mots utilisés dans le titre de la brève. S’est ensuivi un dialogue assez irréel, on parlait de la syntaxe et de la sémantique plutôt que du vrai sujet : que faire face à cette prévalence du sida parmi les gays parisiens ? Et cette réaction épidermique est aussi révélatrice que les données dures apportées par l’enquête Prévagay qui, malheur à elle, se trouve qualifiée de « complot » contre les gays. Certains homosexuels sont si sensibles à leur image dans la société qu’ils refusent en bloc l’idée que l’on puisse mener une étude épidémiologique sur eux. Ils sont farouchement contre l’idée que l’on puisse ainsi tenter de comprendre ce qui se passe dans cette épidémie et qui sont les personnes les plus concernées par le risque d’infection. Leur hantise de l’homophobie sert d’excuse pour se protéger contre des études. Mais si ces études n’existaient pas, ils considèreraient probablement que le désintérêt des pouvoirs public à leur encontre serait aussi homophobe. Un internaute a commencé à radoter (d’une manière anonyme, comme toujours, c’est tellement pratique) : « Les lecteurs ne retiendront que “18% des homos sont séropositifs” ; du pain béni pour Ch. Vanneste et ses groupies ! Faire ce genre d’études uniquement à Paris et au sortir des lieux de promiscuité sexuelle est tout simplement aberrant ! Yagg, Act-Up Paris etc. auraient bien mieux fait de dénoncer l’absurdité de cette enquête (qui ne prive pas les individus de prendre leur responsabilité et de se protéger) plutôt que de crier au loup ! » Phil 86 : « Je pense aussi que le “18% des homos sont séropositifs” est sujet à récupération dans un sens qu’il n’a pas, car ce n’est pas 18% de tous les homos mais 18% des homos qui ont participé à cette étude, très limitée… je suggère “18% des personnes testées dans l’enquête Prévagay” ». Boyspirit revient : « La “Communauté” ne se limite pas à ceux qui fréquentent les backrooms et les saunas ! ». Et ainsi de suite, jusqu’à la nausée.
Une communauté sous hypnose
Chez Gayclic, l’ensemble de la discussion tourne sur ce mystère : l’échantillon est-il représentatif de ce qui se passe dans le reste de la France ? Chez Têtu, comme souvent, les réactions sont monotones. Cela pourrait être une répercussion de l’évolution du lectorat de ce magazine. Mais désormais, sur ces sites, ce qui est flagrant, c’est le refus de regarder les chiffres comme une étude qui analyse une population à un moment donné. Ils refusent tellement de voir les choses qu’on les croirait sous hypnose de déni. Il faudrait leur ouvrir les yeux avec les stretchers de paupières rendus célèbres par « Orange Mécanique ». Et de dire : ce sont les salopes qui vont au bordel, normal qu’elles soient séropositives ! Ou alors : « Oui mais Martet dit que c’est au lit, chez les couples de mecs, que les principales contaminations ont lieu ». Comme si ces contaminations « au lit » concernaient uniquement des mecs 100% safe qui ne vont pas au bordel de temps en temps et qui ne draguent pas sur le net ? Wake me up before you go-go ! Personne n’a l’air de remarquer que ce qui est montré comme un biais de l’enquête (le fait que ces résultats soient récoltés dans des les « lieux de sociabilité » gays) est peut-être, aussi, un biais qui contribue à une réduction fictive de la prévalence du sida chez les gays parisiens. Après tout, la majeure partie des rencontres gays ne se fait plus désormais dans les bars et les bordels. Internet a détrôné les bars et il est devenu le principal facteur de prises de risques pour le VIH et les IST avec plus de partenaires, plus de drogues, plus de sessions longues, plus d’actes hard. Il se pourrait donc très bien que les chiffres de Prévagay soient en deçà de ce qui a été obtenu dans les rencontres intra-clubs. Enfin, Warning apporte toujours un élément comique dans le panorama associatif. Leur communiqué de presse s’intitule « Sortir les séropos du placard ». Ben, on aimerait bien que les séropos de Warning sortent eux-mêmes du placard et aient le courage de faire leur coming out sérologique ! À ce jour, on ne sait toujours pas qui parle : est-ce que la séropositivité reste encore si taboue chez eux qu’il faut la cacher ? L’association, qui a comme logo le symbole des barebackers (le signe Bio Hazard), s’insurge contre les risques de discrimination des séropos. Ils appellent de leurs vœux (comme on dit) des soirées entre mecs séropos, ce qui est une bonne idée en soi – à partir du moment où cette idée généreuse ne découle pas vers un moyen plus rapide de choper de nouvelles maladies. Bien sûr, les séropos ont le droit de s’amuser comme ils veulent mais il ne faut pas s’étonner si les autres homosexuels, séropos ou pas, manifestent de plus en plus leur colère face au phénomène du bareback.
Colère contre les barebackers
La petite péripétie d’un club belge, le week-end dernier, fut assez révélatrice de cet accent de colère. Pour ceux qui ont raté cette histoire : dimanche dernier, un ami FB belge m’envoie (ainsi qu’aux principaux médias gays) l’annonce d’une soirée bareback, le 28 novembre prochain, qui affiche fièrement le logo de Aides. Tout de suite, les réactions indignées tombent. Sur ma page FB, 60 commentaires dont certains de la part de volontaires de Aides qui supposent, avec raison, que le logo est sûrement détourné. La discussion tourne vers les ateliers bareback de Aides qui, visiblement, posent pas mal de problèmes aux volontaires de Aides – et tout le monde avec eux. Il faut dire que le flyer de la soirée est particulièrement racoleur, avec une grosse bite qui encule sans capote et un esprit bon enfant dans l’énoncé de la fête : « Chacun apporte ce qu’il veut PARTAGER : bouffe, boissons, saupalin (sic) pq, bonne humeur… son instrument ». Sans oublier la bonne consciente malsaine, en bas du flyer : « Des sites de prévention permettent aux personnes encore engagées dans ce type de rapport de prendre conscience des risques impliqués ». Genre, vous faites les cons, on gagne du fric au passage, mais on a le logo de Aides et vous pouvez vous protéger, hein. Le lendemain, bien sûr, Aides produit un démenti. Mais nous savons pourquoi ce détournement de logo arrive. D’abord parce que les organisateurs de telles soirées adorent provoquer ces petits scandales promotionnels. Ensuite parce que le message de Aides sur la prévention est désormais si trouble que son logo n’est plus protégé, il est facilement détournable. Une telle soirée bareback serait impossible avec le logo du CRIPS par exemple. Il y a déjà eu des soirées bareback underground en France avec l’approbation de certains établissements gays donc la « particularité » belge n’a rien à voir avec cette tendance de la part des barebackers à s’afficher de plus en plus. Warning les défend systématiquement parce qu’il ne faut pas les stigmatiser. Ils ne le sont pas, puisqu’ils sont si fiers de s’afficher ! Et tout le monde sait qu’il y a une alliance entre Warning et Aides sur la réduction des risques et le refus du jugement. Depuis l’année dernière, Warning déteint sur Aides et la confusion Aides / soirée bareback se fait naturellement.
La faute au Marais !
Mais revenons à l’enquête Prévagay et sur le fait que les homosexuels, sur les sites Internet de news, soient plus intéressés par la sémantique que par le sens réel des chiffres. En fait, ils veulent croire que la sexualité du Marais n’a pas de conséquence épidémiologique hors de Paris. Ce qui se passe rue Sainte Croix de la Bretonnerie ne les concerne pas. Ils veulent absolument se démarquer de ce qui s’y passe, en disant : "C’est pas moi, c’est le Marais, c’est eux ". Ils discutent des chiffres, des pourcentages, de vrais petits génies de la statistique. Avec une certaine malice mathématique, ils veulent se convaincre que Paris rassemble une partie importante des gays séropositifs de France (ce qui est vrai) et que ce style urbain ne touche pas les blanches colombes de la Province (ce qui est faux). C’est mal connaître le fonctionnement des épidémies. Les gays, of all people, devraient savoir que cette épidémie est apparue, il y a 25 ans, dans des endroits bien définis, pour se développer à travers le monde. Avec la frénésie sexuelle d’aujourd’hui, chez les gays et les hétéros, les chiffres de Prévagay montrent bien que l’épidémie du sida atteint un plateau partout en France, sauf chez les gays, où elle persiste à augmenter. Et ça, c’est un fait qui touche tous les gays, qu’ils soient dans le Marais ou à Perpignan. Forcément, ils ont surtout peur que les Boutin et les Vanneste utilisent ces chiffres. Ils seraient bien idiots de ne pas le faire. Cette reprise de l’épidémie chez les gays, cela fait dix ans qu’on l’annonce et cela fait six ans qu’elle est effective et les gays sont responsables, collectivement, de cet échec. Quand on se démène pour que l’adoption soit possible en France pour les homosexuels et les lesbiennes (même si cela ne concerne finalement peu de cas), on devrait avoir aussi de l’énergie pour faire en sorte que des milliers d’homosexuels ne soient pas contaminés chaque année dans notre pays. Mais on est là, sur les médias, à sortir à nouveau des fadaises comme « Il ne faut pas relâcher la prévention ». Eh, les filles, ça fait des années que vous laissez relâcher la prévention. Tout le monde sait que beaucoup de gays ont été « contents » de ne plus être emmerdés par le sida depuis le début des années 2000. Ce n’est même pas le thème de la manif d’Act Up pour le 1er décembre alors… super.
Une responsabilité politique
Cela donnera une occasion supplémentaire à Delanoë pour ne pas s’exprimer sur cette étonnante explosion de la prévalence du VIH chez les gays de sa propre ville. À l’époque d’Act Up, tout le monde aurait traité ce maire de criminel par défaut, puisqu’il ne se prononce jamais sur le problème. Hier, pas un seul média ne s’est tourné vers ce maire pour lui demander ce qu’il pense, comment il réagit, si ça l’affecte de voir ses semblables homosexuels se contaminer de la sorte. Ce qu’il compte faire ? Même sur ma page FB, il a fallu sortir la grosse artillerie de la pensée militante pour expliquer, par A plus B, que cette situation sanitaire (car c’en est une) dépend aussi de la Mairie de Paris. Si Delanoë ne va pas s’exprimer directement en direction des barebackers, il pourrait au moins s’adresser directement aux gays pour les motiver dans un moment difficile de la prévention gay, et remplir son devoir de maire dont les prérogatives s’étendent à la bonne santé de ses administrés.
Plus d’analyse, donc plus de mouvement
Mais, pour cela, il faudrait s’exprimer librement, avoir le courage d’analyser ces études de surveillance épidémiologique avec une vraie profondeur, au lieu de se cacher derrière des interviews d’experts de 3 minutes en vidéo où l’on considère que ce qui est dit dans la vidéo est plus important que ce que l’on pourrait écrire. Les journalistes gays sont particulièrement flemmards. Il n’y a pas de responsable dans cette prévalence élevée, ni du côté des gays, ni du côté des politiques ou des institutions. C’est bien pratique. Les commentaires sur les sites Internet sont si affligeants que les modérateurs sont dépassés par une telle bêtise. Ça se voit : ils ont les bras qui en tombent. À force de nourrir les news gays de révélations super intéressantes sur qui est à poil aujourd’hui, qui a fait un duo avec Lady Gaga et pourquoi Paris est une ville si sexy, on finit avec un traitement de l’actualité qui est si trivial qu’il se cache derrière les blogs. Et même quand on n’est pas d’accord, il faut le faire d’une manière amicale. C’est la nouvelle culture médiatique gay : surtout pas de conflit qui pourrait faire fuir les internautes. Demain, on aura une autre affaire d’homophobie, n’est-ce pas. Plus vite on oubliera ce petit problème du sida chez les gays. Parisiens. Du Marais. Qui vont dans les bordels.
Source : http://www.minorites.org/
CANADA : QUÉBEC : Cactus fête ses 20 ans avec Les Zapartistes
20 novembre 2009
Par : Olivier Robillard Laveaux
Une semaine avant la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA, l’organisme Cactus Montréal souligne son 20e anniversaire lors d’un grand concert présenté le 24 novembre au Studio du Musée Juste pour rire.
Les Zapartistes, le collectif hip-hop Nomadic Massive, le groupe rock manouche Tracteur Jack, et la formation psycho-garage The Hypnophonics participeront à l’événement visant à amasser des fonds pour Cactus qui distribue gratuitement des seringues propres aux toxicomanes. Des numéros de cirque et des performances de drag-queen sont aussi au programme. Billets : 10$. Info : info@cactusmontreal.org ou 514 847-0067… (suite de l’article)
Source : http://www.voir.ca/
RAPPORT : OMS : Vulnérabilité des femmes au VIH/sida et aux Infections sexuellement transmissibles
Rédigé le 23 novembre 2009
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de publier un rapport intitulé “les femmes et la santé.” Ce document examine l’état de santé des femmes tout au long de la vie et dans les différentes régions du monde. Il pointe les disparités hommes-femmes en matière de santé et souligne l’existence de déterminants biologiques et sociaux qui rendent les femmes plus vulnérables à certaines pathologies telles que le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles. Les conclusions sont sans appel pour l’infection à VIH/sida qui représente la première cause de décès et de maladie chez les femmes en âge de procréer dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, notamment en Afrique. Afin d’améliorer la santé des femmes dans le monde, l’OMS propose quatre domaines dans lesquels l’action politique pourrait avoir un impact positif sur la santé des femmes.
Ce rapport rappelle l’existence d’une plus grande vulnérabilité des femmes, par rapport aux hommes, vis à vis de l’infection à VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST), en particulier à chlamydia trachomatis et à trichomonase vaginalis… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr/
QUERELLE FRANÇAISE : Tollé après les propos de Pierre Bergé sur le "trop d’argent" du Téléthon
De Benoît FAUCHET (AFP) – Il y a 11 heures
PARIS — Le président du Sidaction, Pierre Bergé, a suscité une polémique ce week-end en accusant le Téléthon de "parasiter la générosité des Français", des propos rejetés par les responsables et soutiens de l’Association française contre les myopathies (AFM).
A deux semaines du Téléthon 2009, diffusé les 4 et 5 décembre sur France Télévisions, le richissime homme d’affaires a accusé l’AFM, dont les fonds dépendent très majoritairement de cet événement, de "parasiter la générosité des Français d’une manière populiste". L’AFM a collecté 122,8 millions d’euros en 2008, dont 104,9 grâce au Téléthon. Dans le même temps, les ressources brutes collectées par l’association Sidaction s’élevaient à 18,1 M EUR, dont 6,23 millions obtenus grâce à l’opération médiatique du même nom. "Les organisateurs du Téléthon ont trop d’argent, ils achètent des immeubles", a estimé Pierre Bergé samedi. La présidente de l’AFM, Laurence Tiennot-Herment, a rétorqué que son association ne faisait "évidemment aucun placement financier dans l’immobilier. C’est clair, net et précis". "Par contre, nous engageons des moyens financiers, parfois, dans de la construction et dans du bâtiment", a-t-elle précisé, ajoutant que c’était "forcément toujours en lien avec nos missions sociales (82,1% des sommes employées par l’AFM en 2008, ndlr), guérir et aider". L’organisatrice du Téléthon a cité comme exemple la construction de trois appartements près d’Angers, qui sont des "lieux de répit pour les familles", et l’édification d’un bâtiment dédié à la fabrication de médicaments de thérapie génique pour les maladies rares. La ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, a pris part dimanche au débat tout en veillant à ne pas froisser Pierre Bergé. "Les associations permettent, grâce aux appels aux dons qu’elles font, de nourrir la recherche française, et donc le rôle de ces associations est absolument crucial", a-t-elle estimé. Les fonds du Téléthon financent 70% de la recherche sur les maladies rares, a rappelé Mme Tiennot-Herment. La ministre a dit entendre "dans le cri de Pierre Bergé, le cri des associations qui se mobilisent sur le sida. J’entends un problème de santé publique très grave, qui est qu’aujourd’hui on s’intéresse moins à la question du sida parce qu’on la croit résolue"… (suite de l’article)
Source : http://www.google.com/
TOGO : Les femmes vivant avec le VIH-sida formées sur leurs droits à Lomé
Publié le 22 novembre 2009
ATOP/PM/JK/BS
Un atelier de formation et de renforcement des capacités juridiques des femmes vivant avec le VIH/sida a réuni une vingtaine de déléguées du Réseau Sida Afrique (RSA) les 19 et 20 novembre à Lomé dans le cadre du projet régional de plaidoyer pour les droits des personnes vivant avec le VIH/sida financé par la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED).
Le projet vise à édifier les PVVIH sur leurs droits et à éliminer la discrimination envers les personnes vivant avec le VIH/sida, en particulier, les femmes dans les familles, les lieux de travail et les services de maternité des centres de santé. Au cours de l’atelier, les participants ont écouté plusieurs communications notamment sur le sida, les droits humains, la loi de protection des PVVIH, les comportements discriminatoires, les mécanismes de changement, les avantages et obstacles à la protection des droits. Le coordinateur national du Réseau Sida Afrique/Togo, Raphaël Assou-Alipoé a confié que les programmes nationaux de lutte contre le VIH/sida mettent davantage l’accent sur la prévention destinée en grande partie aux populations urbaines alors que la prise en charge juridique des PVVIH manque dans les stratégie actuelles en Afrique. M. Assou-Alipoé a indiqué que les droits des personnes vivant avec le VIH/sida font partie des droits humains et que la constitution togolaise garantie le droit à la santé d’où la nécessité de former les personnes vulnérables afin qu’elles jouissent de leurs droits. Le Réseau Sida Afrique est l’un des Réseaux qui œuvre pour le bien-être des PVVIH dans 17 pays de l’Afrique de l’Ouest et du centre… (suite de l’article)
Source : http://www.tvt.tg/
PALUDISME (malaria) : Une nouvelle forme de palu mortel sévit au Sénégal
Aurore, 23/11/2009
B.S. Diarra
Le paludisme, une maladie endémique bien connu au Mali. Mais quand il provoque des symptômes similaires au VIH, il y a de quoi s’inquiéter. La nouvelle forme qui sévit en ce moment au Sénégal a, en effet, de quoi donner la fièvre. C’est la Dengue de type 3, très mortelle. Une cinquantaine de cas ont été recensés dans le pays. Dakar craint une épidémie. Bamako est avertie.
Eut égard à l’importance du sujet, les autorités sanitaires du Sénégal ont organisé une journée d’information sur la maladie en question, le vendredi 13 novembre dernier à Dakar. Occasion pour les spécialistes d’évoquer les symptômes : une forte fièvre de 39 à 40°, de violents maux de tête, de la diarrhée sanguinolente, des douleurs musculaires, de la fatigue, etc. Des symptômes qui ne sont pas sans rappeler le SIDA. Il n’en est cependant rien. Le pays a déjà connu la dengue mais de type 2. Les spécialistes pensent à une mutation. Le principal vecteur de la maladie reste un type de moustique appelé Aède. Cet insecte, tacheté de blanc et de noir, a la particularité de sévir de jour comme de nuit. Les autorités ont, depuis la semaine dernière, entamé une campagne de pulvérisation d’insecticides intra et extra domiciliaires sur le territoire de la région de Dakar. Au Mali où le paludisme est désormais endémique, où surtout, le vecteur de la maladie existe, il est important que les autorités veillent déjà au grain. La campagne en faveur de l’utilisation des moustiquaires imprégnées est certes à encourager, mais cette mesure connait ses limites dans la mesure où l’insecte sévit à tout moment, de jour comme de nuit… (suite de l’article)
Source : http://www.maliweb.net/
EUROPE : Les antibiotiques à la peine !
Par jfl-seronet - Posté le 23 novembre 2009
Ce n’est pas une bonne nouvelle. La résistance des bactéries s’aggrave en Europe et dans le monde du fait de l’utilisation excessive d’antibiotiques. Conséquence, des bactéries "quasi-invincibles" se développent, notamment en Europe dans l’est et le sud du continent.
Ce phénomène a été remarqué par les experts du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). "On se rapproche du mur et on n’en est vraiment pas loin", estime ainsi un spécialiste de l’ECDC interviewé par l’AFP. "Certaines bactéries deviennent résistantes à tous les traitements, ou alors il faut employer des antibiotiques anciens qui sont toxiques, ou des combinaisons que l’on ne maîtrise que sur le papier", explique celui-ci. Selon une vaste enquête européene : plus de la moitié (53 %) d’une centaine de responsables de services de réanimation ont dit avoir été confrontés au cours des six derniers mois à au moins un cas de résistance à tous les antibiotiques. "Sans antibiotiques efficaces, les traitements médicaux modernes comme les opérations, les transplantations et les soins intensifs deviendraient impossibles", préviennent les spécialistes. L’organisme estime d’ailleurs à 25 000 le nombre de décès causés chaque année dans l’Union européenne par ces bactéries résistantes. En France, une nouvelle surveillance ciblée sur la consommation d’antibiotiques à l’hôpital va être mise en place en 2010. C’est ce qu’a annoncé (18 novembre) l’Institut de veille sanitaire (InVS). "L’utilisation des antibiotiques crée une pression de sélection qui favorise l’acquisition et la dissémination de souches de bactéries résistantes tant en ville qu’à l’hôpital", rappelle l’InVS. La surveillance mise en place sera pilotée notamment par les professionnels hospitaliers impliqués dans le bon usage des antibiotiques. L’idée est de mesurer et décrire la consommation des antibiotiques dans différents types d’hôpitaux et de suivre son évolution dans le temps. Même si la consommation a considérablement baissé au cours des dernières années, la France reste le deuxième pays consommateur d’antibiotiques en Europe. L’InVS confirme que "la résistance aux antibiotiques concerne aujourd’hui l’ensemble des bactéries pathogènes" et rappelle que "la maîtrise de la résistance aux antibiotiques est devenue un enjeu majeur de santé publique". Plus d’infos sur http://www.invs.sante.fr/
Source : http://www.seronet.info/


