ÉTUDE : Remise d’un rapport d’enquête sur le VIH/sida en milieu de travail : La méconnaissance et la désinformation font des ravages - ÉTUDE : La rupture de confiance envers le médecin dans l’infection à VIH - FRANCE : Enquête sur la sexualité des femmes séropositives - INTERNET : Réseau social : AIDSspace.org, le « facebook » du sida - OCÉAN INDIEN : 8ème Colloque de l’Océan Indien sur le Sida : « Ceux qui ignorent leur infection, principale source de contamination. » - ÎLES FIDJI : Les Fidjiennes 1ères victimes du sida - MSF : Sida : la nécessité de financements pérennes et innovants - PHARMACEUTIQUES : Gilead Sciences : accord de licence avec GlaxoSmithKline

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MONTRÉAL, le 25 nov. /CNW Telbec/ - C’est aujourd’hui que la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) présente les conclusions d’une enquête menée auprès des Québécois sur le VIH/sida en milieu de travail.
Constats
Cette étude révèle plusieurs statistiques troublantes. En effet, environ un répondant sur deux affirme qu’une personne vivant avec le VIH était rejetée par ses collègues (51,5 %) et/ou qu’elle faisait l’objet de rumeurs, de potins (47,7 %). En ce qui concerne le harcèlement, c’est un peu moins du tiers (30,9 %) des répondants qui a affirmé que la personne vivant avec le VIH en était victime, alors que le pourcentage pour les personnes atteintes d’une autre maladie chronique est de 6%.
À la suite de ces révélations, nous ne devons pas nous étonner que 42,4 % des répondants affirment qu’ils seraient inquiets d’apprendre qu’un collègue qu’ils côtoient fréquemment au travail vit avec le VIH ; ils affirment ensuite à 16 % qu’ils en aviseraient les autres collègues. On dénombre, également, que trois répondants sur quatre (76,0 %) se disent en mesure de définir le VIH et le SIDA. Cependant, c’est un répondant sur deux qui échoue à l’énoncé les définissant le mieux. On conclut que la discrimination, la méconnaissance et la désinformation entraînent de graves conséquences dans la vie professionnelle des personnes atteintes. Les chiffres déroutants ne s’arrêtent pas aux collègues de travail, puisque l’étude a également été menée auprès des dirigeants d’entreprise. Par exemple, près de 40 % des répondants éviteraient d’embaucher une personne atteinte du VIH/Sida s’ils le pouvaient. Le motif le plus fréquemment évoqué étant la crainte que l’employé devienne moins productif, moins performant ou doive s’absenter fréquemment de son travail. Poussant le raisonnement plus loin, l’enquête démontre une bouleversante corrélation entre le refus d’embauche et les assurances collectives. En effet, le coût des cotisations préoccupe les répondants dans les entreprises où les employés peuvent bénéficier d’assurances collectives et le tiers d’entre eux dit avoir subi des hausses de cotisations à cause d’un employé atteint d’une maladie chronique. Nous pouvons également conclure que la notion de confidentialité connaît de forts ratés puisque 45 % des répondants déclarent être au courant de certaines réclamations faites par des employés et dans 24 % des cas, ils connaissent l’identité des personnes prenant des médicaments au sein de leur équipe. "Nous pouvons dire, à la lumière de ces résultats, que nous sommes tous égaux dans la maladie, mais les maladies ne sont pas égales entre elles", affirme M. Martin Dubé, président d’Axiome Marketing, responsable de l’étude.
Pistes de solution de la COCQ-SIDA
"Malheureusement, nous sommes peu surpris par les résultats. Chaque jour, nous sommes témoins de cas reflétant les données du sondage. Il est primordial qu’une rééducation se fasse afin de changer les fausses croyances et, ainsi, créer une prise de conscience majeure au sein de la population, des élus et des dirigeants d’entreprise", déclare Me Stéphanie Claivaz-Loranger, coordonnatrice du programme Droits de la personne et VIH/sida et coordonnatrice de la Table des associations de personnes vivant avec une maladie chronique ou épisodique. Depuis 2006, la COCQ-SIDA et ses partenaires associatifs travaillent à la mise en place d’un comité multisectoriel de travail sur l’accès à emploi pour les personnes vivant avec une maladie chronique ou épisodique. Au cours de la dernière année, une étroite collaboration s’est établie avec l’Institut national de Santé publique du Québec afin de créer ce comité. Cette collaboration a permis d’organiser une première rencontre exploratoire. Me Stéphanie Claivaz-Loranger espère que le processus de création du comité et la mise en place d’actions concrètes continueront d’être priorisés, car : "Les conclusions sont sans équivoques : en plus de porter atteinte aux droits de la personne, les obstacles à l’accès à l’emploi des personnes vivant avec une maladie chronique ou épisodique font perdre à la société québécoise une précieuse source d’expertise et de main d’œuvre".
L’étude - méthodologie
L’étude, menée par Axiome Marketing, avait pour but de tirer les grandes lignes de deux paramètres distincts. Le premier évaluait les différents comportements et attitudes adoptés au travail à l’endroit des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) ou vivant avec une autre maladie chronique (PVMC), ainsi que leur connaissance reliée à la maladie. Le sondage téléphonique a été réalisé du 30 mars au 2 juin 2009 auprès de 1054 répondants, avec une marge d’erreur de 3,02 %, et ce, 19 fois sur 20. Une fois sur 20, la marge d’erreur est supérieure. La deuxième partie de l’enquête voulait connaître les habitudes des dirigeants d’entreprise face aux employés potentiels ou en poste vivant avec le VIH ou une autre maladie chronique, ainsi que celui de l’impact de la couverture de ces personnes sur les primes d’assurance collective. L’enquête quantitative web compte 111 questionnaires complétés, entre le 21 septembre et le 9 novembre 2009. La marge d’erreur maximale est de 9,3 % et ce, 19 fois sur 20, la marge est supérieure, 1 fois sur 20… (suite de l’article)
Source : http://www.newswire.ca/
Note de Fréquence VIH : à écouter sur ce sujet le témoignage d’Isabelle
ÉTUDE : La rupture de confiance envers le médecin dans l’infection à VIH
Rédigé le 25 novembre 2009
La relation médecin-patient apparaît comme un facteur particulièrement important dans la prise en charge d’une pathologie chronique comme le VIH. La mise à disposition par les associations de nombreuses connaissances médicales, Internet et l’évolution des traitements ont dynamisé et modifié cette relation. Cependant les thérapeutiques actuelles ne sont pas curatives et nécessitent l’adhésion du patient à une surveillance et à un suivi complexe. Dans ce contexte, l’élaboration d’une relation de confiance entre le malade et son thérapeute est cruciale.
L’étude
L’objectif de cette étude consiste à déterminer les facteurs psychosociaux associés à une rupture de confiance dans la relation médecin-patient chez des personnes infectées par le VIH durant cinq années de suivi (cohorte APROCO (AntiPRotéase Cohorte)). La cohorte APROCO est une cohorte d’observation prospective, multicentrique, nationale. Les objectifs initiaux consistaient à étudier l’évolution clinique et biologique, ainsi que les comportements d’observance des patients infectés par le VIH débutant un traitement par inhibiteurs de protéase. Dès l’inclusion dans la cohorte, un recueil par auto-questionnaire de données socio-démographiques, socio-économiques, socio-comportementales et psychosociales était réalisé. Les données psychosociales concernaient la confiance envers le médecin à l’inclusion dans la cohorte, après quatre mois, puis tous les huit mois durant cinq ans. Le questionnaire comprenait également des questions sur les effets indésirables des traitements perçus par le patient, sur leurs divers types de consommation (alcool, tabac) ainsi qu’une échelle de dépression. 1026 patients avaient complétés l’auto-questionnaire. Sur les 1026 patients, 943 (96.4%) rapportaient une relation de confiance avec leur médecin à l’inclusion dans l’étude. Ils constituaient le groupe d’étude de l’analyse statistique de cette étude. L’âge médian était de 36 ans. Les femmes représentaient 21% de l’échantillon.
Les résultats
Les ruptures de confiance
7% des patients rapportaient une rupture de confiance envers leur médecin au moins une fois durant les cinq ans de suivi. La moitié d’entre eux rapportaient une regain de confiance après la rupture. 35% mentionnaient ne jamais reprendre confiance et 10% déclaraient plusieurs ruptures durant le suivi.
29.4% rapportaient une rupture de confiance dans les quatre premiers mois de suivi, ensuite la proportion de rupture de confiance diminuait.
Caractéristiques des patients rapportant une ou plusieurs ruptures de confiance
Rapportent plus fréquemment une ou plusieurs ruptures de confiance :
les patients contaminés par usage de drogue ou par relations homosexuelles ;
les patients les plus jeunes ;
les patients n’ayant pas de partenaires principal ;
les patients ayant un niveau d’étude inférieur au baccalauréat ;
les patients consommant de façon régulière du tabac ;
les patients contaminés depuis de nombreuses années ;
les patients ayant très peu changé de traitement ;
les patients présentant des résultats immunologiques et virologiques dégradés ;
les patients rapportant un nombre importants d’effets indésirables à court terme ;
les patients accordant peu d’importance à la relation avec leur médecin ;
les patients insatisfaits des informations délivrées par l’équipe médicale ;
les patients percevant les antiviraux comme peu efficaces ;
les patients avec un score élevé de symptomatologie dépressive.
A l’inverse, les patients ayant présenté un score élevé d’effets indésirables à long terme, ainsi que ceux pour lesquels a été identifié un nombre cumulé d’évènements indésirables graves rapportent le moins fréquemment une ou plusieurs rupture de confiance.
Les limites de l’étude
Du fait de leur engagement dans un protocole de recherche, les patients de l’étude représentent une population particulière plus impliquée et acceptant par avance de se soumettre à un suivi plus contraignant. Il est légitime de penser que les taux importants rapportés de confiance envers le médecin seraient moins importants dans l’ensemble de la population infectée par le VIH et notamment en médecine de ville.
Conclusion
La relation médecin-patient apparaît comme une dimension fondamentale de la qualité de vie des patients. La prise en compte du vécu de la personne et la pérennisation de la confiance établie sont cruciales. Les caractéristiques psychosociales peuvent éclairer l’ambiguïté et la complexité de la relation avec le médecin. La proportion de patients rapportant une relation de confiance au début de l’étude est assez élevée, chiffre à modérer cependant par le profil particulier des personnes acceptant l’inclusion dans une cohorte. Les relations médecin -patient dans le contexte de l’infection à VIH ont beaucoup évolué du fait des avancées thérapeutiques, du rôle des associations ou encore des évolutions technologiques permettant un accès facilité à l’information médicale. Basées sur un modèle paternaliste, elles évoluent doucement vers un modèle de décision partagée. Cette étude souligne la nécessité pour le thérapeute d’adapter ses attitudes à l’évolution de la prise en charge de l’infection à VIH et à leurs conséquences sur le vécu de la personne. La subjectivité de son patient devra être un critère important dans la construction de sa relation avec lui. En effet certains aspects perçus comme non essentiels par le médecin peuvent être primordiaux pour le patient.
Dans la presse scientifique :
" La rupture de confiance envers le médecin auprès de patients infectés par le VIH : quels déterminants psychosociaux ? " ; PREAU Marie ; VILLES Virginie ; SPIRE Bruno ; Les Cahiers internationaux de psychologie sociale ISSN 0777-0707 ; 2009, no82, pp. 145-167 [23 page(s) (article)] (3 p.1/4)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr/
FRANCE : Enquête sur la sexualité des femmes séropositives
mercredi 25 novembre 2009
Sida Info Service publie une enquête sur l’impact du VIH sur la sexualité des femmes vivant avec le virus.
Dans cette enquête, les femmes séropositives témoignent des multiples difficultés en ce qui concerne leur vie intime : symptômes physiques, blocage psychologique, méfiance vis-à-vis des hommes du fait de l’histoire de leur séropositivité, absence d’interlocuteurs professionnels investis, etc. Certaines femmes arrivent toutefois à vivre une sexualité épanouie et à gérer leurs prises de risque en adoptant des stratégies de réduction des risques. Reste la question de la moindre contamination lorsque la charge virale est indétectable, question souvent évoquée par les appelantes, et qui fera peut-être évoluer la sexualité des couples sérodifférents.
Enquête sur l’impact du VIH sur la sexualité des femmes vivant avec le virus – Observatoire de Sida Info Service (en pdf)
Source : http://www.sida-info-service.org/
INTERNET : Réseau social : AIDSspace.org, le « facebook » du sida
Par Nara Anchises, Vih.org 25/11/09
L’Onusida lance la première version de AIDSspace.org, un réseau social sur internet pour toutes les personnes engagées dans la réponse à l’épidémie, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida.
Le site, espace de partage d’informations et de connaissances, souhaite devenir une communauté virtuelle mondiale pour les personnes intéressées et concernées par le VIH. Le but est d’amplifier les échanges entre les 33,4 millions de personnes vivant avec le VIH mais aussi avec les millions de séronégatifs. Le site, en anglais, vise le public général et les autres acteurs de la lutte contre le sida dont les professionnels de santé, les chercheurs, les représentants de la société civile (associatifs) et les travailleurs du secteurs public et privé. Dans cet espace, on peut échanger des emails avec les autres membres, ajouter de nouveaux contacts, rejoindre des salles de discussions ou des communautés, partager des expériences, projets et événements dans le domaine du VIH/sida, en partageant les stratégies de partout dans le monde. Le lien Library permet au participant de consulter et de télécharger des documents comme les rapports, les manuels et les recommandations du monde entier dans les champs de la prévention, des traitements, des droits de l’homme, de l’éducation, de la science, entre autres. Il est également possible d’ajouter de nouveaux documents, ainsi que de chercher ou de proposer des stages et des offres d’emplois. La Newsroom est le lieu où se rendre pour consulter les informations sur l’épidémie publiées dans la presse internationale. Les organisateurs du site expliquent souhaiter réunir ces millions de personnes concernés par le VIH, à la manière des autres réseaux sociaux populaires, comme Facebook, Twitter, LinkedIn ou MySpace.
Pour s’inscrire, rendez-vous sur AIDSspace.org (pas besoin d’invitation).
Source : http://www.vih.org/
lundi 23 novembre 2009
Saint-Denis de la Réunion (9-11 novembre 09)
De nombreux acteurs de la lutte contre le sida (médecins, malades, associations) se sont retrouvés à Saint-Denis de la Réunion pour faire le point sur le VIH/sida dans 5 pays et territoires de la région : Maurice, les Seychelles, les Comores, Madagascar et l’Ile de a Réunion pour la France.
En plus d’un stand, Sida Info Service est intervenu lors d’une session sur le thème de la prévention au féminin. Hélène Freundlich, coordinatrice des actions femmes & migrantes et Alim El Gaddari, du service des Actions Internationales, ont présenté une mallette d’informations sur le préservatif féminin à destination des professionnels et intervenants de santé et de leur public. Un financement obtenu auprès de la Fondation de France permettra la réédition et la diffusion de cet outil dans les pays de l’Océan Indien. De nombreux professeurs dont Willy Rosenbaum étaient présents pour discuter de l’évolution de la maladie. Un sujet tel que la toxicomanie a été largement abordé car les chiffres montrent une progression du virus chez les toxicomanes en particulier à l’Ile Maurice, mais aussi aux Seychelles et à Madagascar.
Les femmes en première ligne
En 2009, le nombre de personnes vivant avec le VIH en France est estimé à 150 000 dont 687 patients suivis sur l’Ile de la Réunion (sur une population de 825 000 habitants). Le mode de transmission est majoritairement hétérosexuel et la moyenne d’âge est de 45 ans. Les autres îles de l’Océan Indien sont aussi touchées : l’estimation de la prévalence du VIH/sida parmi la population de 15-49 ans est de 1, 8 % à l’Ile Maurice, ce qui représente entre 12 000 et 13 000 personnes. 4078 d’entre elles sont suivies. 75 % des personnes séropositives au VIH ont contracté le virus par voie intraveineuse. Des craintes se font sentir quant à l’extension de la transmission du virus dans la population générale, notamment chez les femmes qui cumulent différents facteurs de vulnérabilité. Les Comores ont une très faible prévalence de 0, 025 % de la population, ce qui représente 305 personnes dont 113 ont été détectées. Une très forte discrimination subsiste à l’encontre des personnes vivant avec le VIH. Elles n’osent pas parler de leur statut sérologique de peur d’être rejetées, y compris par les familles et le corps soignant. Pour la première fois depuis la création du colloque, et uniquement dans le cadre restreint de cette assemblée, un Comorien a accepté de témoigner à visage découvert. Aux Seychelles, 276 personnes vivent avec le VIH dont 126 sont sous traitement. La contamination se fait par voie hétérosexuelle et par voie intraveineuse. Tous les nouveaux cas de VIH en 2008 et 2009 sont des usagers de drogues. De même que 69 femmes ont appris leur séropositivité au moment de leur grossesse entre 1987 et 2009.
Madagascar est peu concerné par le VIH
Madagascar est le plus grand pays de l’Océan Indien mais aussi l’un des moins touchés par le VIH avec un taux de 0, 06 %. 469 personnes sont suivies médicalement (pas de prise en charge psychosociale en revanche) et 164 sont sous antirétroviraux. Les travailleuses du sexe, les hommes mobiles, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ainsi que les usagers de drogues sont le cœur de cible des campagnes de prévention.
Le 8ème Colloque de l’Océan Indien sur le Sida a permis d’avoir une connaissance sur la prise en charge médico-sociale des PVVIH dans chacune des 5 îles que compose le projet de la COI (Commission de l’Océan Indien, coorganisateur du colloque). Cette rencontre a permis un échange d’information entre acteurs de la lutte contre le sida aussi bien au niveau médical que social et épidémiologique. La présence des associations communautaires a rendu possible le soutien à apporter aux PVVIH des pays de la zone. Des sessions ont abordé les sujets importants tels que la prévention, la discrimination, l’homosexualité, l’apport de la religion et la banalisation de l’infection…. qui est d’ailleurs le slogan de ce 8ème Colloque : « Banaliser le dépistage et traiter précocement ».
Traitement précoce et risque résiduel
Ce thème a été largement abordé par le professeur Willy Rosenbaum. Selon le président du Conseil national du sida (CNS), un dépistage systématique du VIH et la mise sous traitement de toutes les personnes infectées seraient beaucoup plus efficace qu’un vaccin illusoire… Et cela permettrait d’éradiquer la maladie à partir de 2050. Il ajoute qu’une personne qui se sait contaminée a deux à 3, 5 fois plus de chance d’adopter des méthodes de prévention et de modifier son comportement qu’une personne qui l’ignore ou même qui le craint. Et d’insister : « Les personnes qui ignorent leur infection sont les principales sources de contamination. ». Le traitement représente un outil de prévention très important même s’il souligne bien « que le traitement ne peut garantir une totale absence de risque de transmission. Le risque résiduel est un fait irréductible. Le traitement doit avoir une place dans la prévention individuelle. Il ne faut pas opposer traitement et préservatif, mais penser leur complémentarité qui offre une sécurité. »
Alim El Gaddari et Hélène Freundlich pour Sida Info Service
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RIVE, un exemple associatif
L’association RIVE (coorganisatrice du colloque), une des 3 associations principales de l’Ile de la Réunion, mène un travail remarquable. Cette association a été choisie comme opérateur sur le volet formation des médecins et des paramédicaux par la Commission de l’Océan Indien qui pilote un programme en matière de prise en charge du VIH/sida dans la sous-région. Ce programme est financé par la Banque Africaine de Développement. Il s’agit de permettre à Maurice, Madagascar, Les Seychelles et Les Comores d’avoir accès au dépistage, à des soins et des traitements de qualité. Selon les îles, la prise en charge est très différente. Elle est optimale chez les patients réunionnais et très précaire chez les patients des autres îles. Les structures d’accueil par exemple sont loin de répondre aux normes occidentales. RIVE a beaucoup œuvré pour améliorer la situation des patients de la zone de l’Océan Indien en accompagnant et renforçant les capacités des organisations non gouvernementales (ONG). Ceci afin de peser sur les politiques mais aussi sur les mentalités des personnes tout venantes. Le colloque a permis de nous confronter au vécu des personnes séropositives dans la zone de l’Océan Indien, de voir à quel point ces personnes sont discriminées et à quel point elles sont enfermées dans leur mal-être. Des hommes, des femmes, jeunes et moins jeunes, ont témoigné sur leurs conditions de vie dans leur pays. La plupart s’auto excluent de peur d’être rejetés. Ce colloque était aussi un lieu de rencontre pour ces personnes ou plus exactement une bouffée d’oxygène. Il a permis de libérer la parole notamment lors d’un atelier exclusivement ouvert aux personnes vivant avec le VIH.
Alim El Gaddari pour Sida Info Service
Source : http://www.sida-info-service.org/
ÎLES FIDJI : Les Fidjiennes 1ères victimes du sida à Fidji
Brèves du Pacifique
26/11/2009
Les femmes ont 10 fois plus de chances de contracter le Sida que les hommes. Fidji n’échappe pas à la règle : 47% des personnes infectées dans le pays depuis 2003 sont des jeunes femmes. Les sécrétions et écorchures vaginales offrent en effet un terrain favorable à la transmission du virus. À l’occasion d’un symposium, Litiana Kuridrani, titulaire de la chaire de santé publique à l’École de Médecine de Fidji, a souligné que : “80% des femmes contaminées ne sont ni des travailleuses du sexe ni des femmes à partenaires multiples. La plupart sont mariées et n’ont qu’un seul partenaire.” Mme Kuridrani a aussi indiqué, sans donner de chiffre, que le nombre de contaminations des hommes et des femmes a augmenté dans le Pacifique. L’une des explications étant selon elle que “L’isolement géographique des îles du Pacifique a jusqu’ici limité la propagation du Sida, cependant cet isolement est rompu par la mobilité croissante des Océaniens, que ce soit à l’intérieur du pays ou vers l’étranger.”
Source : http://24hdanslepacifique.com/
MSF : Sida : la nécessité de financements pérennes et innovants
25 novembre 2009
MSF soigne en 2009 plus de 140 000 patients VIH/sida dans une trentaine de pays. Face aux manques et aux difficultés de prise en charge observées par ses équipes de terrain, MSF rappelle la nécessité de financements pérennes et innovants, tandis que deux malades sur trois n’ont toujours pas accès aux traitements.
VIH/ Sida : 33 millions de personnes infectées, 25 millions de morts selon l’ONUSIDA depuis 1981, 2 personnes sur 3 ayant besoin d’un traitement n’y ont pas accès…
Ces chiffres, souvent mobilisés au niveau international pour dessiner les contours de la pandémie, ne reflètent pourtant pas toutes les problématiques liées au dépistage et à la mise sous traitement des patients VIH/sida. MSF, qui soigne plus de 140 000 patients VIH/sida dans une trentaine de pays, est le témoin privilégié de la complexité de ces situations de terrain. Si l’épidémie continue de progresser dans de nombreux pays, la mobilisation internationale suscitée par le VIH/sida a engendré des progrès rapides et incontestables au cours des dix dernières années, notamment en termes d’accès au traitement et de mobilisation de financements. Dernière avancée majeure : la découverte d’un vaccin qui réduirait d’un tiers les risques de transmission du virus.
Le désengagement financier des États et des bailleurs de fonds
Pourtant, cette dynamique semble aujourd’hui marquer le pas. Les équipes de MSF travaillant dans la prise en charge du VIH/sida constatent un certain désengagement politique au niveau international, qui se traduit principalement par un important déficit de financement. Le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et le PEPFAR (Plan présidentiel d’urgence d’aide à la lutte contre le sida des États-Unis), deux financeurs clés de la lutte contre le VIH/sida, peinent aujourd’hui à réunir les fonds nécessaires aux financements des programmes de prévention et de traitement… (suite de l’article)
Source : http://www.msf.fr/
PHARMACEUTIQUES : Gilead Sciences : accord de licence avec GlaxoSmithKline
25/11/2009
Gilead Sciences et GlaxoSmithKline ont annoncé un accord de licence en vue de commercialiser le Viread (ténofovir disoproxil fumarate) comme traitement contre l’hépatite B chronique (VHB) chez l’adulte dans cinq pays d’Asie. Les activités combinées de commercialisation des sociétés vont permettre aux patients basés en Asie, où la prévalence de la maladie dans la plupart des pays est supérieure à 8%, d’avoir accès au Viread comme traitement contre le VHB, une fois les autorisations délivrées.
En vertu de l’accord, Gilead conservera les droits exclusifs de commercialisation du Viread contre le VHB à Hong Kong, à Singapour, en Corée du Sud et à Taiwan. En Chine, GSK détiendra les droits de commercialisation exclusive et aura la responsabilité de l’enregistrement du Viread contre le VHB. Chaque société versera à l’autre des redevances sur les ventes de Viread contre le VHB dans ses territoires asiatiques respectifs. Les sociétés envisagent actuellement l’expansion de cet accord pour y inclure le Japon et d’autres pays… (suite de l’article)
Source : http://www.bolsamania.fr/


