LIVRE : Un prête face au sida - HOMOPHOBIE : Selon un cardinal, les homosexuels n’iront pas au paradis - CANADA : QUÉBEC : Le long cheminement de Louis Poussard, séropositif - FRANCE : Le sida, un sujet toujours tabou dans les entreprises - CANADA : QUÉBEC : Piqueries supervisées : Point de repères insiste - ÉTUDE : Sida : double risque de défaillance avec Epzicom, cocktail d’antirétroviraux - SUISSE : Les diagnostics tardifs du VIH représentent encore 31% des nouvelles infections : un argument en faveur du dépistage systématique ? - CANADA : QUÉBEC : Saguenay : Sida : L’anonymat toujours aussi nécessaire - FRANCE : Témoignage : "Vingt-quatre ans de ma vie avec le sida" - CINÉMA : "Silence = mortes" : les femmes parlent du sida - MALI : Un porte- parole africain de malades du sida se plaint de stigmatisation - PHILANTHROPIE : Fondation Schweitzer : 1,5 million pour les artistes atteints du sida - CANADA : QUÉBEC : Le ministre Yves Bolduc souligne la Journée mondiale sida 2009 - AFRIQUE : Les soins à domicile, aussi efficaces qu’en centre de santé - FRANCE : 1er décembre « Le préservatif, vous en êtes où ? »

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LIVRE : Un prête face au sida
Par Dominique Albertini, publié le 01/12/2009
Ancien missionnaire en Tanzanie, le père Bernard Joinet raconte dans Un prêtre face au sida, comment il en est venu à mettre au point un programme de prévention incluant le préservatif adopté par l’Onusida.
Le père Joinet n’entend plus très bien, mais ne comptez pas sur lui pour garder sa langue dans sa poche. Si sa mission africaine s’est achevée en 2007, après 40 ans en Tanzanie, la retraite silencieuse n’est pas une option pour celui qui a fait de la lutte contre le Sida un second sacerdoce. Quitte à heurter sa hiérarchie en défendant l’usage du préservatif comme l’un des moyens de prévenir l’infection par le VIH. "Le commandement "Tu ne tueras pas" a un corollaire, qui est "Tu ne te laisseras pas tuer"" explique le prêtre. « Et, pour le respecter, nous pouvons employer toutes les armes à notre disposition -bâton contre bâton, pistolet contre pistolet, préservatif contre Sida". Une conviction que le Père Blanc s’est forgée sur le terrain, lui qui était présent en Afrique a l’époque des premiers cas de cette infection alors presque inévitablement mortelle.
"Abstinence, Fidélité et... Préservatif !"
Bernard Joinet s’engage sur ce terrain dès les années 1980, notamment comme psychologue. Mais c’est une session de formation organisée par Médecins du Monde en 1994 qui va changer sa manière de concevoir la lutte contre le VIH. Lors de cette rencontre, un débat s’engage Christine Katmala, spécialiste des maladies infectieuses, et le père Joinet, qui se sent encore obligé de défendre la position de l’Église. "Le soir même, raconte Bernard Joinet, secoué par les arguments de Christine, j’ai eu du mal à trouver le sommeil. Et c’est dans un demi-songe que m’apparaît alors une grande étendue d’eau sur laquelle glisse un voilier de bois. J’ai alors cette intuition : l’eau représente le sida. Pour ne pas s’y noyer, on peut grimper dans un bateau. Il y en a trois, nommés Abstinence, Fidélité et... Préservatif !" Présentée dès le lendemain, cette représentation des choix possibles face au risque de contamination remporte un franc succès. Rapidement mise sous forme d’un jeu de figurines passant d’un bateau à l’autre à différents moments de leur vie, la « flottille » est adoptée par l’ONUSIDA (programme anti-Sida des Nations Unies), qui la diffuse dans le monde entier. "C’est une méthode douce, pédagogique, qui permet de libérer la parole sur ce sujet sensible", glisse le prêtre. Ce qui n’empêche pas un cardinal de lui demander, un jour, "de ne parler que de deux bateaux..." Car cette légitimation du préservatif par un prêtre n’est pas du goût de la hiérarchie catholique. En 1998, la conférence épiscopale de Tanzanie s’indigne de ce que le discours du prêtre "ne reflète pas clairement la position de l’Église". Un an plus tard, il est mis à la retraite de son poste d’aumônier de collège. "Dans le même temps, on m’offrait la possibilité de retourner en Tanzanie en tant qu’expert du sida. Belle illustration de l’hypocrisie qui peut parfois être celle de l’Église sur ce sujet". Conscient de ces contradictions, Bernard Joinet défend néanmoins "son" Église contre les raccourcis faciles, rappelant le considérable travail fourni sur le terrain par les ecclésiastiques qui, comme lui, n’ont demandé la bénédiction de personne pour se battre contre le VIH… (suite de l’article)
Source : http://www.lexpress.fr/
HOMOPHOBIE : Selon un cardinal, les homosexuels n’iront pas au paradis
Par Rédaction mercredi 02 décembre 2009
Les homosexuels et les transsexuels « n’entreront jamais au Royaume des Cieux », affirme le cardinal Javier Lozano Barragan. Qui s’empresse d’ajouter qu’il faut tout de même les respecter…
« Les transsexuels et les homosexuels n’entreront jamais au Royaume des Cieux, et ce n’est pas moi qui le dis, mais Saint Paul », a déclaré aujourd’hui le cardinal Javier Lozano Barragan (photo), un ancien haut responsable du Vatican. « L’homosexualité est donc un péché » affirme-t-il… tout en s’empressant d’ajouter : « mais cela ne justifie aucune forme de discrimination. Dieu seul a le droit de juger. Nous, sur Terre, ne pouvons pas condamner, et en tant que personnes, nous avons tous les mêmes droits. Ce sont tout de même des personnes et il faut donc les respecter. » Comprenne qui pourra…
« Peut-être qu’ils ne sont pas coupables… »
Ancien « ministre de la Santé » du Vatican, désormais à la retraite, ce membre de différentes congrégations pontificales a cité un passage de la Lettre de Saint Paul aux Romains, qui parle de « passions déshonorantes » et des « hommes qui font avec les hommes des choses infâmes »… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com/
CANADA : QUÉBEC : Témoignage : Le long cheminement de Louis Poussard, séropositif
Publié le 01 décembre 2009
Pierre Asselin
Le Soleil
(Québec) Il n’y a pas que le virus qui cause des ravages dans la vie des personnes séropositives. Le jugement des autres continue encore aujourd’hui d’ajouter inutilement au fardeau qu’elles ont à porter, raconte Louis Poussard.
Louis Poussard a appris en 2005 qu’il était séropositif. En plus, il est aussi atteint par l’hépatite C. Il a parcouru beaucoup de chemin pendant les quatre années qui ont suivi son diagnostic. Il ne consomme plus, il a repris les études, et est aujourd’hui secrétaire du conseil d’administration de MIELS-Québec. « Avant de devenir membre, je pensais que c’était une secte... mais je me suis impliqué et j’ai fait énormément de chemin. » Mais il constate que la société ne chemine pas au même rythme, et c’est pour ça qu’il a accepté de s’ouvrir afin de conscientiser ses semblables à sa réalité. « J’ai accepté d’en parler, comme on le fait pour la grippe H1N1. Il y a des jeunes de 15 à 21 ans qui s’imaginent qu’avec la médication, il n’y a pas de problème et qu’une trithérapie guérit le VIH. C’est une grave erreur ! » La trithérapie n’empêche pas de connaître les hauts et les bas de la maladie, rappelle-t-il. « Je suis déjà tombé jusqu’en phase sidatique [phase 3] quand j’avais une pneumonie. Avec le VIH, on peut descendre jusqu’en phase 3 et ensuite remonter en phase 1, où la maladie est moins présente, mais plus les années avancent, plus tu risques de te retrouver en phase 3 de façon permanente. » Il voit que plusieurs banalisent la maladie, pensant que seuls les Africains et les gais sont à risque. « C’est un mythe. Je ne suis ni gai, ni Africain. Le VIH touche toutes les couches de la société. » Il est récemment allé se faire vacciner contre la grippe A (H1N1), en tant que personne à risque. « J’ai déclaré que j’avais le sida, et on m’a demandé de le prouver. J’ai trouvé ça aberrant. Juste le fait de le dévoiler, c’est déjà assez difficile... « J’espère amener du progrès, une ouverture d’esprit envers les personnes atteintes. Il faut abolir les préjugés qui tuent. On n’est pas des êtres d’une autre planète. Je l’ai vécu au cours d’une entrevue d’emploi. Tout allait bien, jusqu’à ce que je dise que j’avais le VIH. J’ai tout de suite senti que mon dossier venait de prendre le bord... Ça m’est arrivé aussi dans mes relations avec des filles, il y en a qui m’ont retiré leur amitié ou qui m’ont même insulté. »… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
FRANCE : Le sida, un sujet toujours tabou dans les entreprises
Mis à jour le 01.12.09
Delphine Bancaud
SANTE - Les séropositifs révèlent rarement leur situation à leur employeur...
La loi du silence règne toujours dans les entreprises françaises concernant le sida. « Environ 70% des séropositifs ne révèlent pas leur situation sur leur lieu de travail », indique Jean-Louis Lecouffe, de l’association Aides. Et ce, par crainte d’être discriminés ou considérés comme « inemployables ». Un silence douloureux car ils doivent, par exemple, cacher les effets secondaires de leur traitement médical ou leur état de faiblesse certains jours. « Ils ne peuvent pas non plus bénéficier d’un aménagement du temps de travail en cas de besoin », ajoute Jean-Louis Lecouffe.
Des initiatives, mais au sein des filiales africaines
Sur la base de ce constat, l’association recommande aux directions des entreprises de s’engager clairement dans la lutte contre les discriminations liées au VIH. Car pour l’heure, rares sont celles qui ont pris position. « Les initiatives menées le sont le plus souvent au sein de filiales africaines de grands groupes, mais très rarement au niveau des sièges », souligne Erick Maville, directeur régional de la Coalition mondiale des entreprises, qui fédère l’action de 220 groupes impliqués dans la lutte contre le VIH. Cette organisation a lancé en 2008 une déclaration de non-discrimination à l’égard des personnes vivant avec le virus… (suite de l’article)
Source : http://www.20minutes.fr/
CANADA : QUÉBEC : Piqueries supervisées : Point de repères insiste
Publié le 02 décembre 2009
Marc Allard
Le Soleil
(Québec) L’organisme d’aide aux toxicomanes Point de repères est revenu à la charge avec son projet de piquerie supervisée, en cette Journée mondiale du sida. Mais le ministre de la Santé, Yves Bolduc, n’est pas encore prêt à donner son feu vert.
Le directeur de Point de repères, Mario Gagnon, a interpellé le ministre Bolduc, hier, en marge d’une conférence de presse du Mouvement d’information et d’entraide dans la lutte contre le VIH-sida (MIELS-Québec) à l’Université Laval, pour savoir où en était rendue sa réflexion sur les piqueries supervisées. L’attachée de presse d’Yves Bolduc, Marie-Ève Bédard, nous a précisé hier que le ministre avait indiqué au directeur de Point de repères que le gouvernement attendait notamment de consulter un avis de l’Institut national de santé publique du Québec sur les centres d’injection supervisés avant de prendre position. Cet avis devrait être rendu public dans les prochaines semaines. « Ça va faire partie des documents qu’on va consulter pour poursuivre notre réflexion sur les centres d’injection supervisés, indique Mme Bédard. Il n’y a pas vraiment de décision prise à ce niveau-là. » L’an dernier, le ministre Bolduc s’était opposé à l’implantation de centres d’injection supervisés pour les utilisateurs de drogues intraveineuses, estimant que les Québécois n’étaient pas prêts à accueillir de tels centres. Pour le moment, le ministère de la Santé mise entre autres sur des campagnes de publicité et de sensibilisation centrées sur la prévention du VIH, la lutte contre la toxicomanie et le soutien à des organismes comme Point de repères, à Québec, et Cactus, à Montréal, qui fournissent des seringues propres aux toxicomanes. « On va considérer les sites d’injection supervisés comme un outil parmi d’autres », précise Marie-Ève Bédard.
Simulation d’injection
Hier, à l’occasion de la Journée mondiale du sida, Point de repères organisait une simulation d’injection supervisée sur le parvis de l’église Saint-Roch pour sensibiliser la population au projet. Selon Mario Gagnon, les citoyens seraient loin d’être choqués que le gouvernement donne son aval aux centres d’injection supervisée. « On entend qu’il y a de l’opposition, mais quand on parle, nous, aux commerçants du quartier, aux gens qui ont des restaurants et qui sont pognés avec des problématiques de scène d’injection dans leurs toilettes parce qu’on n’a pas d’autres options, aux résidants aussi qui voient les gens s’injecter dans la rue, tous ces gens sont super positifs. » Pour l’instant, l’organisme ne peut pas permettre aux toxicomanes de se piquer dans ses locaux sous la supervision de ses intervenants, qui doivent se rendre dans les piqueries illégales pour réduire les risques de transmission du VIH et de surdose… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
ÉTUDE : Sida : double risque de défaillance avec Epzicom, cocktail d’antirétroviraux
(AFP) – Il y a 6 heures
WASHINGTON — Les séropositifs ayant des concentrations élevées du virus dans le sang et traités avec le cocktail d’antirétroviraux Epzicom (Ndlr : Kivexa au Canada) ont deux fois plus de risques de développer le sida que ceux traités avec le traitement concurrent Truvada, selon une étude publiée mardi.
Cette étude clinique a été menée auprès de 1.858 personnes infectées par le virus de l’immunodéfience humaine (VIH). Elle visait à déterminer l’innocuité et l’efficacité de quatre cocktails d’antirétroviraux pris quotidiennement sous la forme d’un comprimé comme thérapie initiale contre une infection par le VIH-1. Deux des cocktails testés étaient l’Epzicom, combinaison des antirétroviraux abacavir (Ziagen) et Epivir (3TC) commercialisé par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline et le Truvada de la firme pharmaceutique américaine Gilead Science. Le Truvada peut être composé de Sustiva (efavirenz) ou de Reyataz (atazanavir) avec du Norvir (ritonavir). Parmi les 797 patients présentant des charges virales de VIH élevées — soit 100.000 copies du virus par millilitre de sang ou plus —, ceux qui ont été traités avec de l’Epzicom ont subi deux fois plus de défaillances immunitaires que ceux ayant pris du Truvada après une période médiane de traitement de 60 semaines, indiquent les auteurs de l’étude parue dans le New England Journal of Medicine daté du 3 décembre. "Les patients ayant participé à cet essai clinique allaient tous bien, sauf ceux avec une charge virale élevée au début de l’étude qui ont été traités avec Epzicom en comparaison avec ceux soignés par du Truvada", relève le Dr Eric Daar, de l’Institut de recherche biomédicale de la faculté de médecine de l’université de Californie (ouest), le principal auteur des travaux.
Source : http://www.google.com/
SUISSE : Les diagnostics tardifs du VIH représentent encore 31% des nouvelles infections en Suisse : un argument en faveur du dépistage systématique ?
Rédigé le 2 décembre 2009
Dans la cohorte VIH suisse, la proportion de diagnostics tardifs entre 1998 et 2007 s’élevait à 31%. Les auteurs s’interrogent sur l’opportunité pour ce pays de rejoindre les États-Unis qui préconisent un dépistage systématique pour tout patient âgé de 13 à 64 ans.
Les personnes infectées par le VIH et diagnostiquées tardivement représentent un risque :
pour leur propre santé. Diagnostiquée tardivement, l’infection à VIH peut évoluer vers un sida avec un pronostic parfois défavorable. Ces diagnostics tardifs constituent donc une réelle perte de chance pour les individus, en raison du retard à la mise en route du traitement.
pour la santé de la communauté. La transmission du virus est d’autant plus aisée que la virémie est élevée dans les stades tardifs de l’infection. De plus ces patients ignorants de leur statut VIH s’engagent plus fréquemment dans des rapports sexuels non protégés.
Définition du diagnostic tardif
Sont le plus souvent utilisés actuellement un des deux critères suivants :
sida déclaré [1],
ou
taux de CD4 inférieur à 200 cellules/mm3 au moment du premier test VIH positif.
Certaines études définissent aussi un diagnostic tardif chez toute personne développant un sida dans les douze mois après un premier test VIH positif… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr/
CANADA : QUÉBEC : Saguenay : Sida : L’anonymat toujours aussi nécessaire
Publié le 01 décembre 2009
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
(CHICOUTIMI) Il y a quelques années, le VIH/sida faisait l’objet de maints reportages et discussions. Bien que moins présente dans le paysage médiatique et populaire, la maladie continue aujourd’hui encore de faire des ravages partout dans le monde. Dans le cadre de la Journée mondiale du sida, Le Quotidien propose un dossier sur la maladie infectieuse et profite de l’occasion pour dresser un portrait de la situation au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
L’organisme Le Miens qui vient en aide aux personnes vivant avec le VIH/sida est logé anonymement dans un édifice du centre-ville de Chicoutimi, caractéristique qui traduit bien la réalité : la maladie infectieuse est toujours tabou. Le Miens (Mouvement d’information, d’éducation et d’entraide dans la lutte contre le sida) est actif depuis bientôt 21 ans dans la région. En moyenne, l’organisme qui offre un support psycho-social aux personnes vivant avec le VIH/sida et à leurs proches en plus de faire de la prévention cumulent quelque 70 dossiers actifs par année. Depuis l’ouverture de l’organisation, qui opère aussi une maison d’hébergement de cinq lits, 321 personnes sont venues y chercher de l’aide. La discrétion de l’endroit et des bénévoles qui y œuvrent permet aux bénéficiaires d’avoir recours aux services en toute quiétude. Effectivement, si, au fil des ans, la recherche a permis la découverte de médicaments qui prolongent l’espérance de vie des personnes malades, les préjugés, eux, demeurent les mêmes. « On a beau dire qu’on est en 2009, il y a encore beaucoup de préjugés », confirme Lise Savard, présidente du conseil d’administration de l’organisme Le Miens. « Les choses n’ont presque pas évolué en près de 20 ans. Il y a tellement de fausses croyances encore. Des gens craignent toujours d’attraper la maladie par la salive. Plusieurs ont peur de donner une poignée de main ou ne veulent pas manger dans la même vaisselle qu’une personne atteinte », témoigne la bénévole qui œuvre au sein de l’organisme depuis 17 ans. En dehors de leurs proches, la majorité des personnes infectées cachent donc leur état. « Lorsque ça se sait, ça devient aussi difficile sur le marché du travail. » Selon la dame, l’absence d’affiche identifiant l’organisme est nécessaire. « À notre ancien local, sur la rue Racine, j’ai déjà vu des gens s’installer dans un café pour observer qui entrait dans nos locaux. La chasse aux sorcières est encore très présente. Si nos locaux étaient identifiés, les gens ne viendraient pas. Ça les rassure. »… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
FRANCE : Témoignage : "Vingt-quatre ans de ma vie avec le sida"
Par Emmanuelle Defaud, publié le 01/12/2009
Visage émacié, front dégarni, Jean-Pierre, 60 ans, a tout du grand-père dynamique. Pourtant, il vit avec le VIH depuis vingt-quatre ans. A l’occasion de la journée mondiale contre le sida, il raconte sa longue cohabitation avec la maladie.
Le milieu des années 80
« J’ai été contaminé par mon premier compagnon en octobre 1985. Je venais de m’avouer mon homosexualité et de quitter ma femme. C’était l’époque où il y avait beaucoup de Kaposi, ces taches brunes sur la peau, qui ont quasiment disparu aujourd’hui. Les malades étaient très visibles, alors ils ne se montraient pas. De toute façon, ils mourraient en trois mois. A cette époque, j’avais des problèmes familiaux alors, pour le sida, je me disais : "On verra bien". Ce n’était déjà plus "le cancer gay", mais on racontait encore que c’était "une machination contre la libération sexuelle", qu’il n’y avait "qu’une probabilité sur dix" de l’attraper. On disait des choses aussi stupides que "si tu bois du whisky après avoir fait une pipe, le virus meurt". Je n’y croyais pas mais ça marquait notre vision. Dès le début de 1986, il y a eu un retournement complet du milieu homo. On avait tous des amis en train de mourir. On pensait qu’on allait tous y passer.
L’annonce
Début 1988, mon compagnon a eu un zona, un truc courant chez les séropo. Je l’ai tanné pour faire le test et au bout d’un an, je l’ai fait tout seul. Alors, quand le médecin m’a dit que j’avais "été en contact avec le virus du sida", le ciel ne m’est pas tombé sur la tête. J’ai eu l’impression d’être fort. Mais pendant un mois, je n’ai pas pu faire l’amour. Mon corps était bloqué. Après, je me suis senti assez seul. Mon mec refusait de faire le test. Pratiquement personne d’autre ne le savait. J’étais suivi par un médecin gentil mais pas très compétent. Et je voyais mes T4 (indicateurs de l’immunité, NDLR) dégringoler, dégringoler...
L’hôpital
En 1991, j’ai commencé à avoir très mal aux genoux. Au début, personne n’a compris que c’était lié au VIH. Pendant six mois, je ne pouvais plus marcher et je me déplaçais en béquilles. Puis, on m’a envoyé à l’hôpital Rothschild. Alors même que je me séparais de mon compagnon, j’ai enfin eu l’impression de ne plus être tout seul. J’ai été pris en mains.
Au travail
Au travail, il y a eu la rumeur que j’avais le sida en 1991. C’est le dentiste en face du bureau, où la moitié des salariés se rendaient, qui me l’a dit. J’ai démenti. Et j’ai changé de dentiste. C’est là que j’ai entendu les propos les plus blessants. Quand un autre est mort du sida, j’entendais "Oui, mais où est-ce qu’il est allé ?" comme si, pour attraper le sida, il fallait baiser sous les ponts comme Cyril Collard dans Les Nuits fauves. Une autre fois, ma chef a glissé qu’elle comprenait que "les hémophiles se plaignent, mais les autres..." Comme si on avait ce qu’on méritait. J’étais d’autant plus choqué que c’était une militante féministe. Quand une femme veut se faire avorter, on ne lui demande pas comment elle est tombée enceinte.
Les proches
Les premières années, je ne l’ai dit qu’à quelques amis homos et à mes médecins du travail. Les choses ont changé en 1996. Je me suis mis à vivre seul et si jamais j’avais un pépin, à qui je pouvais en parler ? En plus, avec l’arrivée de la trithérapie, le diagnostic était beaucoup moins dramatique. J’ai décidé de le dire à ma famille et à quelques amis hétéros. C’était moins lourd qu’avant, où ça équivalait à une condamnation à mort. Mon ex-femme a eu une réaction qui m’a fait très mal. Elle m’a dit en gros "tu m’apportes encore le malheur". Après, il y a les gens, comme mon frère et certains amis d’enfance, qui m’ont fait comprendre qu’ils étaient navrés mais préfèraient qu’on ne se parle pas et qui ne m’ont jamais demandé de nouvelles. Ils ont d’ailleurs souvent le même comportement avec mon homosexualité. Ca leur est tellement étranger, c’est tellement lourd... Mais, lors de certaines relations sexuelles, je n’ai jamais vécu de rejet physique, de gens qui ne voulaient pas me toucher... (suite de l’article)
Source : http://www.lexpress.fr/
CINÉMA : "Silence = mortes" : les femmes parlent du sida
Dix films courts pour les 20 ans d’Act Up-Paris
Des malades, leurs proches ou des personnages de fiction témoignent de la façon dont le sida est vécu par les femmes dans dix films courts à l’occasion du 20e anniversaire de l’association française de lutte contre le sida, Act Up-Paris. L’un d’eux, Lulô Kanda de Lola Frederich, évoque le combat d’une femme originaire d’Afrique sub-saharienne.
mardi 1er décembre 2009 / par Falila Gbadamassi
Trois minutes pour se mettre à l’écoute des femmes séropositives. Des images de femmes produites par des femmes comme pour faire barrage à un mutisme létal. Silence = mortes est une collection de dix films courts – fictions et documentaires - réalisés par des femmes pour marquer les 20 ans d’existence de l’association Act Up-Paris qui milite contre le sida. Ils sont diffusés ce mardi 1er décembre, journée mondiale de lutte contre la maladie, sur la chaîne franco-allemande Arte. Le sida, maladie honteuse de notre siècle, aggrave les drames que vivent déjà les femmes. Notamment originaires d’Afrique sub-saharienne. Lulô Kanda de la cinéaste française Lola Frederich évoque leur souffrance. La fiction raconte une jeune femme qui débarque à l’adolescence en France pour y être mariée de force et qui apprend, alors qu’elle s’apprête à devenir maman, qu’elle est séropositive.
Des résistantes
Le scénario écrit par Lola Frederich, à qui l’on doit Taxi Wala dont l’héroïne était déjà une femme « perdue », s’inspire d’expériences vécues. « Lorsque j’ai commencé à regrouper des témoignages auprès des associations et des militantes (originaires d’Afrique sub-saharienne), explique la réalisatrice, j’ai été frappée par les situations inextricables liées la violence du déni qui entoure le sida. Toutes m’ont raconté combien ce virus, transmis dans l’intimité sexuelle, cristallisait et amplifiait cruellement les inégalités homme-femme »… (suite de l’article)
Source : http://www.afrik.com/
MALI : Un porte- parole africain de malades du sida se plaint de stigmatisation
AT/mn/APA
01-12-2009
APA Bamako (Mali) Les patients du sida pâtissent en Afrique de « nouveaux fléaux » que sont la stigmatisation et la discrimination, a dénoncé, mardi à Bamako, M. Modibo Kané, coordinateur du réseau africain des personnes infectées et affectées par le sida.
Selon M. Kané, l’ampleur du phénomène est telle qu’aujourd’hui bien de personnes infectées ou affectées par le sida hésitent à franchir le pas et à « militer en association ». Les fléaux, dont « nous souffrons actuellement », sont autant vivaces sur le lieu de travail, en milieu de soins, dans les familles que dans la communauté, a ajouté M. Kané lors du lancement du traditionnel mois d’information et de lutte contre le sida au Mali. Présidée par le chef de l’État malien Amadou Toumani Touré, la cérémonie a marqué le début d’une série d’activités qui sont attendues tout au long de ce mois de décembre sur le thème du « droit et du devoir » à la prévention et à la prise en charge du VIH et du sida. Officiellement, les femmes sont au Mali les plus touchées par le sida avec un taux de prévalence de 1,5 pour cent, contre un pour cent chez les hommes et, pour une moyenne nationale de 1,3 pour cent… (suite de l’article)
Source : http://www.apanews.net/
PHILANTHROPIE : Fondation Schweitzer : 1,5 million pour les artistes atteints du sida
Publié le 02 décembre 2009
Mario Cloutier
La Presse
C’était la Journée sans art hier. Cette riposte des communautés artistiques du monde entier à la crise du sida se tient lors de la Journée mondiale du sida. Pas de quoi se réjouir à première vue, mais John Schweitzer, lui, a vu les choses évoluer dans le bon sens depuis 15 ans.
Créée en 1994, la Fondation John A. Schweitzer a donné 1,5 million à 150 artistes atteints du sida. Cette année, l’artiste philanthrope a décidé de hausser la mise en offrant 15 000$ aux 10 lauréats des bourses d’artistes. « Le changement c’est qu’au départ, les bourses servaient à faire un bilan, surtout à archiver les œuvres de créateurs qu’on allait perdre à la maladie. Aujourd’hui, dit-il le regard brillant, on ne parle plus au passé. Le vent a tourné grâce à la science, et on parle de vies et d’œuvres futures, de la prolongation de la vie créative. Ça me réjouit énormément. » Chaque année depuis 15 ans, donc, John Schweitzer reçoit environ une centaine de candidatures d’artistes du monde entier, notamment du Canada. Seuls les artistes qui ont le sida et qui peuvent le démontrer par un certificat médical sont toutefois admissibles. Ce sont d’ailleurs les centres de santé qui réfèrent bien souvent les artistes visuels. « En 15 ans, tous les continents ont été représentés, précise-t-il. Les deux tiers des lauréats sont des hommes et il y a plusieurs histoires fort touchantes parmi les artistes sélectionnés, mais je ne peux pas les raconter. » En effet, aucun des 150 lauréats n’a voulu, au cours des ans, dévoiler son nom publiquement. « Comme quoi, les choses changent, estime M. Schweitzer, mais beaucoup de préjugés demeurent. »… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
CANADA : QUÉBEC : Le ministre Yves Bolduc souligne la Journée mondiale sida 2009
QUÉBEC, le 1er déc. /CNW Telbec/ - Le ministre de la Santé et des Services sociaux, le docteur Yves Bolduc, a profité de la Journée mondiale sida 2009 pour rappeler l’importance de se protéger contre le VIH et les infections transmissibles sexuellement et par le sang. « La transmission de ce type d’infection se poursuit, et c’est d’ailleurs le thème de l’encart publicitaire que nous avons publié aujourd’hui avec le slogan Le VIH se transmet toujours autant, protégeons-nous », a indiqué le ministre Bolduc.
Malgré les efforts de prévention des dernières années, trois ou quatre Québécoises ou Québécois sont infectés chaque jour par le VIH. On estime qu’au Québec, 18 000 personnes vivraient avec le VIH. Avec l’arrivée de thérapies antirétrovirales plus efficaces, on a trop souvent tendance à banaliser le VIH et le sida, et malheureusement, nous assistons actuellement à une remontée de la chlamydiose génitale, de l’infection gonococcique et de la syphilis. Ces personnes se retrouvent principalement chez les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, chez ceux et celles qui font usage de drogues par injection, chez les personnes provenant de pays où le VIH est endémique, ainsi que chez ceux et celles qui ont eu des rapports hétérosexuels non protégés. Une centaine de personnes meurent chaque année du sida. « Il faut tout mettre en œuvre pour assurer un bon accès aux services, en les adaptant au profil des populations qu’on veut rejoindre. A cet effet, il faut nous rappeler que ces infections touchent plus particulièrement des personnes vulnérables, défavorisées et souvent marginalisées. La clef d’une intervention réussie, c’est que les acteurs impliqués de près ou de loin auprès de ces populations agissent avec cohésion », a déclaré le ministre. L’épidémie de VIH est toujours aussi préoccupante. Cette infection ne se guérit toujours pas, malgré les progrès réalisés par les thérapies. Même si les médicaments antirétroviraux permettent maintenant aux personnes atteintes de survivre en conservant une bonne immunité et une meilleure qualité de vie, il reste qu’une fois contractée, l’infection par le VIH persiste toute la vie. « Dans ce contexte, la prévention, le dépistage et le traitement sont encore les meilleurs moyens de freiner la transmission du VIH et des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang », a conclu le docteur Bolduc. Pour plus d’information concernant l’épidémiologie, consultez le Portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang au Québec, année 2008 et projections 2009, à l’adresse suivante : www.msss.gouv.qc.ca/itss
Source : http://communiques.gouv.qc.ca/
AFRIQUE : Les soins à domicile, aussi efficaces qu’en centre de santé
NAIROBI, 30 novembre 2009 (PlusNews) - Une nouvelle étude ougandaise vient ajouter à un nombre croissant de preuves selon lesquelles, dans les communautés à faible revenu, les traitements antirétroviraux (ARV) administrés à la maison peuvent être aussi efficaces que les interventions en centre de santé.
L’étude, menée par l’ONG locale AIDS Support Organisation (TASO), a suivi l’évolution de la maladie chez 859 patients qui ont reçu le traitement à domicile dans le district de Jinja, dans le sud-est de l’Ouganda, et 594 patients qui l’ont reçu au centre de santé de la ville de Jinja entre février 2005 et janvier 2009. « En termes de survie des patients, de rétention des patients et d’échec virologique [augmentation de la charge virale après l’administration d’ARV], les patients des deux groupes ont obtenu des résultats très semblables », a dit à IRIN/PlusNews l’auteur principal de l’étude, le docteur Shabbar Jaffar, du département d’épidémiologie et de santé publique de la London school of hygiene and tropical medicine. Dans le groupe qui recevait les traitements à la maison, 16 pour cent des patients ont présenté un échec virologique, contre 17 pour cent en centre de santé. Dans les deux groupes, 11 pour cent des patients sont décédés pendant l’étude. Un pour cent de ceux qui recevaient les soins à la maison n’ont pas été suivis jusqu’au bout de l’étude, contre deux pour cent chez ceux soignés en centre sanitaire. « Nous avons également découvert que pour les patients, le coût des traitements administrés à la maison est beaucoup plus faible parce qu’ils n’ont pas à se rendre aussi souvent à la clinique. Les frais associés aux services de santé sont également légèrement moins élevés pour les soins administrés à la maison, sans toutefois que la différence soit significative », a indiqué M. Jaffar. Dans l’ensemble, le coût médian d’une visite au centre de santé est de 2,30 dollars, soit environ 13 pour cent du revenu mensuel d’un homme et 20 pour cent de celui d’une femme… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
FRANCE : 1er décembre « Le préservatif, vous en êtes où ? »
lundi 30 novembre 2009
Campagne de prévention INPES
Le risque VIH-IST est lié à une situation – par exemple, un rapport en dehors du couple avec un partenaire dont on ignore le statut sérologique, et non à l’appartenance à une catégorie de la population (les jeunes, les homosexuels…).
C’est sur cette base que l’INPES* lance une nouvelle campagne de sensibilisation à l’occasion du 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida, en mettant l’accent sur la prévention et l’utilisation du préservatif dans certains groupes de populations qui jusqu’alors ne se sentaient pas visés. Deux spots ont été réalisés spécifiquement pour les plus de 35 ans, parce que, explique l’INPES, « les populations de plus de 25 ans et plus particulièrement celles de plus de 35 ans qui ont entamé leur vie sexuelle à une époque où l’utilisation du préservatif était moins généralisée, semblent aujourd’hui, de par une moindre protection de leurs rapports sexuels, plus vulnérables aux risques de contracter une IST. » Une première situation illustre une relation sexuelle avec une autre personne que le conjoint et la deuxième une relation sexuelle avec un nouveau partenaire après une rupture conjugale. Trois autres spots s’adressent aux homosexuels, aux bisexuels et aux migrants originaires d’Afrique subsaharienne. Les chaînes de télévision diffuseront cette campagne durant trois semaines à partir du 1er décembre.
Les spots renvoient vers le numéro vert de Sida Info Service, le 0 800 840 800.
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Descriptif des spots
Jean-Pierre : l’infidélité
L’enquête sur la sexualité en France (Bajos, Bozon, 2006) montre que les personnes qui déclarent avoir eu leur dernier rapport sexuel avec une autre personne que leur conjoint sont nombreux à ne pas utiliser de préservatif. Chez les plus de 35 ans ce sont la moitié des hommes et les 4/5 des femmes qui déclarent ne pas avoir protégé leur dernier rapport sexuel avec une autre personne que leur conjoint.
Maryse : recommencer sa vie sexuelle après une séparation
Les données de l’enquête sur la sexualité en France (Bajos, Bozon, 2006) montrent que l’utilisation d’un préservatif avec un nouveau partenaire est d’autant plus faible que la relation conjugale précédente a été de longue durée. Lorsque la relation avant rupture a durée plus de 10 ans, seulement 40 % des femmes et 51 % des hommes ont utilisé le préservatif avec leur nouveau partenaire.
Paul : en couple ouvert
Les contaminations par rapports homosexuels représentent 38 % des découvertes de séropositivité en 2007. Les homosexuels masculins représentent donc un public prioritaire pour les campagnes de prévention. D’autre part, l’enquête Presse Gay (Invs 2004) montre que 74 % des couples gays sont ouverts. Ce spot rappelle qu’il est important de parler d’une prise de risque avec son partenaire habituel et, le cas échéant, de réutiliser le préservatif au sein de son couple.
Sonia : un nouveau partenaire
Les personnes de nationalité étrangère représentent encore une découverte de séropositivité sur 2 parmi les hétérosexuels. Ce spot met en scène une jeune femme originaire d’Afrique subsaharienne qui raconte l’histoire de son premier rapport avec un nouveau partenaire.
Laurent (bisexuel)
Les données de l’enquête CSF indiquent que 4 % des femmes et des hommes déclarent avoir eu une expérience sexuelle avec une personne de même sexe au cours de leur vie. mais tous ne se définissent pas comme homosexuels. Cette enquête indique également que si les hommes qui ont des relations bisexuelles sont en proportion plus nombreux à avoir utilisé des préservatifs au cours des 12 derniers mois que ceux qui ont des relations hétérosexuelles, ils sont moins nombreux à avoir utilisé des préservatifs que ceux qui ont des relations exclusivement homosexuelles.
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Source : http://www.sida-info-service.org/