MONDE : Pas assez de progrès dans le VIH pédiatrique - UNITAID : Sida : Douste-Blazy s’en prend aux médicaments obsolètes - ENQUÊTE : Vieillir avec le VIH : les difficultés s’accumulent avec le temps - NIGERIA : Manifestation de personnes vivant avec le VIH-sida au Nigeria - OUGANDA : Pas d’argent, pas d’accès universel - CHINE : Un bar gay sponsorisé par le gouvernement n’attire pas les clients - FRANCE : Paris : Sida : séropositifs et malades témoignent - LIBAN : « Connaissez-vous quelqu’un de séropositif ? Réfléchissez bien », suggère l’ONG libanaise Think Positive - LIBYE : La stigmatisation à l’égard des malades du sida encore vivace - RÉCITS : « Le sida, c’est la maladie du secret » - ZAMBIE : Grandir avec le VIH - ZAMBIE : VIH/sida : le taux d’infection en hausse - VIDÉO : Empreintes : Portrait du chercheur qui a découvert le virus du sida ! - CONGO BRAZZA : Le Congo attend onze unités mobiles de dépistage volontaire

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MONDE : Pas assez de progrès dans le VIH pédiatrique
JOHANNESBOURG, 1 décembre 2009 (PlusNews) - Certains progrès ont été faits dans la réduction de l’impact du VIH/SIDA sur les enfants et les jeunes, mais un trop grand nombre d’enfants sont toujours infectés alors que cela pourrait être évité, et reçoivent peu ou pas de traitement, de soins et de soutien.
Ce sont les conclusions du rapport « Enfants et sida : Quatrième bilan de la situation, 2009 », publié le 30 novembre par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en partenariat avec le Programme Commun des Nations Unies sur le sida (ONUSIDA), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). Le rapport annuel examine les signes de progrès dans quatre domaines clés en 2008 : prévention de la transmission mère-enfant (PTME), le traitement et les soins pour le VIH pédiatrique, la prévention du VIH parmi les adolescents et les jeunes, et la protection et le soutien des enfants infectés par le VIH et le sida. Le progrès le plus significatif a été réalisé dans le domaine de la transmission mère-enfant, avec un taux de 45 pour cent des femmes enceintes séropositives recevant un traitement par antirétroviraux (ARV) pour limiter le risque de transmission du VIH à leurs enfants ; le chiffre était de 24 pour cent en 2006… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
UNITAID : Sida : Douste-Blazy s’en prend aux médicaments obsolètes
Créé le 01/12/09
Philippe Douste-Blazy, président d’Unitaid, a indiqué sur Europe 1 que "seulement 35 % des gens qui ont besoin de rétroviraux en ont".
Philippe Douste-Blazy est conseiller spécial de l’Onu chargé des financements innovants et président d’Unitaid, créé en 2006 par l’organisation internationale pour faciliter l’accès des populations des pays en développement aux traitements contre le sida. 40 pays se sont engagés à mettre en place - et 16 l’ont déjà fait – la taxe sur les billets d’avion qui finance ce programme. "Au départ c’était une petite idée qui faisait sourire, en réalité depuis maintenant trois ans, nous avons levé 1,25 milliard de dollars", s’est félicité Philippe Douste-Blazy mardi matin sur Europe 1. "Aujourd’hui, trois enfants sur quatre qui sont soignés du sida le sont grâce à Unitaid", a expliqué l’ancien ministre de la santé. Il a rappelé que le virus du sida infecte chaque jour 7400 personnes dans le monde, dont 1200 enfants. "Aujourd’hui dans le monde, si rien n’est fait, on passera de 2,7 millions infections par an à cinq millions dans dix ans", a-t-il prévenu. "Vous avez 2,5 milliards de gens qui n’ont pas le droit de se faire soigner et quand ils se font soigner, on leur donne des médicaments d’il y a dix ou quinze ans qui entraînent des effets secondaires terribles", a regretté le cardiologue. Seulement 35 % des gens qui ont besoin de rétroviraux en ont, a-t-il aussi rappelé… (suite de l’article)
Source : http://www.europe1.fr/
ENQUÊTE : Vieillir avec le VIH : les difficultés s’accumulent avec le temps
Par Aude Segond, Crips (France) 03/12/09
Durant deux mois (du 7 septembre au 2 novembre 2009), via internet ou sa ligne d’écoute téléphonique, Sida Info Service a mené une enquête auprès de personnes séropositives de plus de quarante ans. L’objectif de cette étude était d’effectuer un état des lieux des conditions de vie de ces personnes et d’appréhender leur profil médical, financier, social et affectif.
335 personnes ont participé à cette enquête, âgées en moyenne de 47 ans et demi. 30 % d’entre elles sont des femmes et près d’un tiers habitent en Île-de-France. En moyenne, les participants connaissent leur séropositivité depuis quatorze ans, avec des écarts importants : 1983 pour trois participants, 2009 pour huit d’entre eux. Neuf personnes sur dix sont sous traitement antirétroviral (ARV), depuis plus de dix ans en moyenne. Les co-infections par les hépatites, VHC (10,7 %) et VHB (8,5 %), sont d’autant plus fréquentes que le diagnostic est ancien.
Le poids des comorbidités
La moitié des participants (51,6 %) cite au moins une comorbidité. Près d’un sur dix (9,6 %) cumule la co-infection par une hépatite et une pathologie associée. L’existence des comorbidités est liée à l’ancienneté de la séropositivité au VIH. Les troubles les plus fréquemment cités sont ceux du métabolisme lipidique (hypercholestérolémie : 28,3 % ; hypertriglycéridémie : 22,1 %) ainsi que les troubles cognitifs (23 %). En outre, plus du tiers des personnes enquêtées (35,6 %) sont sous antidépresseurs.
Le rôle de l’ancienneté du diagnostic
Les résultats de cette enquête montrent l’accumulation des difficultés rencontrées par les personnes atteintes avec l’ancienneté de la séropositivité. Trois profils ressortent en fonction de l’ancienneté de la séropositivité.
Les personnes diagnostiquées depuis plus de quinze ans sont presque toutes sous ARV (92 %), co-infectées par une hépatite pour un quart d’entre elles (24,7 %) et près des deux tiers d’entre elles (61,3 %) souffrent d’au moins une comorbidité. Un tiers vit en couple (33,7 %) et quatre sur dix (43,2 %) sont sous antidépresseurs. Seules 38,3 % d’entre elles ont un emploi ; 12,9 % sont logées gratuitement (famille, ami) et plus de la moitié (58,4 %) estiment leurs ressources financières insuffisantes ou très insuffisantes. Plus d’un tiers de ces personnes (36,2 %) évoquent leur isolement et quatre sur dix (44,4 %) envisagent l’avenir avec pessimisme.
Les personnes diagnostiquées depuis six à quinze ans sont aussi quasiment toutes sous ARV (91,8 %). Elles sont co-infectées par une hépatite dans un cas sur huit (12,4 %) et la moitié (50,5 %) est atteinte d’une comorbidité. Quatre personnes sur dix (40,2 %) vivent en couple et 35,4 % sont sous antidépresseur. Plus d’un participant sur deux a un emploi (53,1 %) ; quatre sur dix (40,3 %) habitent un logement social. Ils considèrent à part égale que leurs ressources financières sont insuffisantes/très insuffisantes (49,5 %) ou suffisantes/confortables (50,5 %). Près de la moitié d’entres eux (47,7 %) se sentent isolés et un tiers (34,7 %) sont préoccupés par leur avenir financier.
Les personnes ayant appris leur séropositivité dans les cinq dernières années sont moins souvent sous ARV (71,4 %), peu co-infectées par une hépatite (5,8 %) et évoquent une comorbidité dans moins d’un tiers des cas (29,6 %). La moitié vit en couple (49,3 %) et moins d’une personne sur cinq est sous antidépresseur (18,6 %). Plus des deux tiers (70,4 %) a un emploi. Ces personnes sont plus fréquemment propriétaires de leur logement (42,3 %) et seules 7 % sont hébergées gratuitement. Plus de la moitié (57,7 %) considèrent leurs ressources financières comme suffisantes/confortables. Près des trois quart d’entre elles (73,3 %) estiment être suffisamment entourées en cas de besoin et ce sont les participants qui ont la vision la plus optimiste de leur avenir.
Référence
Vivre et vieillir avec le VIH en 2009 : synthèse (PDF, 368 Ko) / Sida Info Service. - 1er décembre 2009. - 5 p.
Source : http://www.vih.org/
NIGERIA : Manifestation de personnes vivant avec le VIH-SIDA au Nigeria
Abuja - Pana 01/12/2009
Santé VIH-SIDA - Une manifestation organisée par le réseau des personnes vivant avec le VIH/SIDA (NEPWHAN) au Nigeria a perturbé la célébration par les autorités nigérianes de la journée mondiale contre cette pandémie mardi à Abuja.
Tout en entonnant des chants de protestation, les membres du NEPWHAN transportaient un cercueil sur lequel était mentionné le nom du directeur général de l’Agence nationale de lutte contre le SIDA (NACA), le Pr John Idoko, pendant que d’autres portaient des pancartes avec des inscriptions comme "Pr Idoko arrêtez la tromperie", "Qui détient les fonds pour le SIDA" et "pas de NEPWHAN, pas de journée mondiale contre le SIDA". Un porte-parole des manifestants, Peter Ekiti, a indiqué que les membres du réseau étaient fâchés parce qu’ils ont été exclus des activités commémorant la journée. "Nous savons que l’Agence nationale de lutte contre le SIDA est sous votre direction et qu’il est de la responsabilité de l’agence de s’occuper et d’apporter du soutien aux personnes vivant avec le SIDA au Nigeria, mais malheureusement, cela fait près d’un an que vous êtes à la tête de l’agence et rien n’a changé jusqu’à présent. Alors nous avons décidé de venir avec un cercueil vide parce que nous enterrons nos membres de manière régulière (...) nous avons décidé de venir avec un cercueil vide pour vous montrer à quoi ressemble un cercueil", a-t-il déclaré à l’adresse du Pr Idoko… (suite de l’article)
Source : http://www.afriquejet.com/
OUGANDA : Pas d’argent, pas d’accès universel
KAMPALA, 2 décembre 2009 (PlusNews) - Tandis que les bailleurs de fonds se serrent la ceinture à cause de la récession mondiale, les experts de la santé ougandais s’inquiètent. Ils craignent que le programme national de traitement antirétroviral (ARV), presqu’entièrement dépendant de l’aide étrangère, ne puisse continuer à offrir aux patients ces médicaments vitaux.
L’Ouganda arrive à peine à fournir des antirétroviraux à 57 pour cent des 240 000 patients qui en ont besoin, et dont le nombre s’accroît. « Nous avons besoin de jusqu’à 70 millions de dollars par année pour atteindre nos objectifs en terme de nombre de patients traités », a indiqué Zainabu Akol, directeur du programme VIH/SIDA au ministère de la Santé. « [En 2008,] nous n’avons pu obtenir que 20 millions du Fonds mondial [de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme] pour traiter près de 90 000 patients, et 20 millions [supplémentaires] du Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida (PEPFAR) pour traiter 100 000 autres patients. Nous sommes toujours en situation de pénurie ».
Recul du financement
Le PEPFAR a récemment annoncé que les fonds alloués aux programmes ARV ne seraient pas augmentés. « Comme la première phase du PEPFAR s’est terminée en 2008, notre budget pour l’Ouganda est maintenant gelé. Au cours de l’année fiscale à venir, nous allons engager 285 millions de dollars dans nos programmes de [pérennisation], de prévention, de soins et de traitement », a dit Lynne McDermott, responsable des communications du PEPFAR à Kampala, la capitale ougandaise. Certains partenaires locaux n’augmenteront pas non plus le nombre de patients traités. « Les États-Unis étaient le principal bailleur de fonds de la lutte contre le VIH/SIDA en Ouganda. Maintenant, qu’arrivera-t-il aux personnes nouvellement infectées ? », s’est interrogé Chris Baryomunsi, un député qui siège à la Commission parlementaire sur le VIH et les affaires relatives à l’épidémie. En 2008, le gouvernement a alloué plus de 30 millions de dollars à l’achat d’ARV, mais l’argent a été détourné pour payer le personnel du ministère de la Santé. Une usine d’antirétroviraux a ouvert ses portes en Ouganda en 2008 pour réduire les coûts du médicament, mais jusqu’à présent, sa contribution aux stocks d’antirétroviraux n’a pas été significative. Le ministère ougandais de la Santé a lancé un appel d’urgence au Fonds mondial. Il a demandé 8,9 millions de dollars pour acheter assez d’antirétroviraux pour tenir trois mois. Ce montant se voulait une avance sur les 70 millions de dollars accordés dans le cadre du 7e Appel à propositions, mais l’organisme n’a pu qu’offrir 4,25 millions de dollars en juin, ce que M. Akol a décrit comme « une goutte dans l’océan ». Le Fonds mondial a été forcé de réduire son budget de 10 pour cent en 2008. Selon un rapport récent de la Banque mondiale, les nations qui dépendent lourdement de l’aide étrangère devraient se préparer à des pénuries imminentes d’argent et de médicaments en mettant en place des système d’alerte précoce, et chercher à éviter autant que possible les interruptions de traitement… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
CHINE : Un bar gay sponsorisé par le gouvernement chinois n’attire pas les clients
(CP) – Il y a 10 heures
PEKIN — Un nouveau bar destiné à informer les homosexuels chinois sur le SIDA est resté totalement vide mardi, jour de son ouverture officielle à Dali, dans le Yunnan, ont noté les médias d’État.
Le premier jour de ce bar financé par le bureau de la santé de la région touristique devait marquer la journée internationale contre le SIDA. Mais la publicité que lui ont accordé les médias a découragé les consommateurs potentiels, d’après son propriétaire, Zhang Jiabao, un médecin, cité par le quotidien China Daily. "Ils ont refusé de se présenter à l’ouverture par peur de l’exposition médiatique et de la discrimination", selon lui. En tant que professionnel de la lutte contre le SIDA, il a constaté la difficulté à toucher le public concerné. Toutefois, le bar était fréquenté avant son ouverture officielle. La Chine recense 740.000 porteurs du virus HIV, dont un tiers contaminés par une personne du même sexe.
Source : http://www.google.com/
FRANCE : Paris : Sida : séropositifs et malades témoignent
Tous vivent avec le VIH : des personnes malades ou séropositives témoignent de leur vie quotidienne avec le virus. Cette prise de parole, à l’initiative du Comité des familles, association basée dans le 19e, était organisée quelques jours avant la journée mondiale contre le sida. Environ 7 000 personnes sont contaminées chaque année en France, et la prévention, notamment auprès des plus jeunes, est jugée insuffisante par l’association. Découvrez aussi le programme de la journée du 1er décembre.
Ils sortent de l’ombre. Plus d’une dizaine de personnes séropositives ou malades du sida témoignaient le 27 novembre dernier, à Paris, à l’initiative du Comité des familles, une association du 19e arrondissement, soutenue par la Ville de Paris. Toulouse, Nord, Strasbourg, région parisienne... Ces femmes et ces hommes sont venus de tout l’hexagone pour évoquer sans tabou leur maladie ou leur séropositivité, leurs amours, leur grossesse, le rejet par leur employeur ou leurs proches... Un témoignage face à la presse à la Maison des familles (19e) à quelques jours du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida. Car "ce jour-là, ce sont les victimes de l’épidémie que l’on entend le moins, ", explique Reda Sadki, président du Comité des familles. L’association regroupe 300 familles qui vivent avec la maladie. "La dimension familiale est méconnue. La moitié des nouvelles personnes contaminées sont des hétérosexuels", précise Reda Sadki. La vie familiale existe avec le VIH. Grâce au progrès des tri-thérapies, "il est possible d’avoir un enfant non porteur du virus", rappelle-t-il, ce qu’ignorent encore de nombreux Français… (suite de l’article)
Source : http://www.paris.fr/
LIBAN : « Connaissez-vous quelqu’un de séropositif ? Réfléchissez bien », suggère l’ONG libanaise Think Positive
BEYROUTH, par Nada Akl | iloubnan.info - Le 01 décembre 2009
Le 1er décembre, c’est la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Plus de 1172 personnes au Liban sont infectés par le VIH. Elles sont très souvent marginalisés par la société. L’ONG Think Positive se penche sur cette réalité et cherche à faire bouger les mentalités.
"Que feriez-vous si vous appreniez qu’un ami, un parent ou un collègue de travail a été infecté par le VIH ?" Dans un sondage effectué récemment au Liban par l’ONG Think Positive, 4,6% des personnes interrogées affirment qu’ils éviteraient autant que possible tout contact avec la personne malade. 11,3% estiment que du virus est en fait une forme de punition divine. Brandissant le slogan "Réfléchissez positivement. Réfléchissez encore", l’ONG "Think positive" a installé un stand à la cité sportive, à l’endroit même où l’on célébrait le mois dernier le 85ème anniversaire de la fondation de la Résistance patriotique libanaise. Leur objectif : lancer une enquête pour en savoir plus sur les connaissances et la perception qu’ont les gens au Liban concernant le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Sur les 353 participants qui ont rempli les questionnaires, 44 (12,5%) avaient déjà rencontré une personne vivant avec le VIH / SIDA. La première réponse à la question fut « un choc » pour 14,6% d’entre eux, « la peur » pour 7,3%, ou bien une simple acceptation de la personne malade pour 46,3%. En réponse à une autre question, 72,1% ont dit qu’ils préféraient que les personnes vivant avec le VIH/sida fassent publiquement état de leur séropositivité. Chose difficile pour les personnes infectées, partout dans le monde et au Liban notamment où les personnes porteuses du virus ont souvent à faire face à la stigmatisation traumatisante de la part de la société : rejet social, perte d’emploi, marginalisation. La lutte contre la marginalisation, c’est l’un des objectifs majeurs de Think Positive. Cette ONG fondée tout récemment est la seule association dans la région MENA ayant été créée par des personnes vivant elles-mêmes avec le VIH (PVVIH, pour Personnes vivant avec le VIH). Avec une approche directe en favorisant l’éducation, l’expression de soi et le dialogue, l’association cherche à « éliminer l’ignorance, renforcer la sensibilisation, détruire les privations et la phobie dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH / sida, et combattre la stigmatisation et la discrimination qui touchent les PVVIH et les populations les plus à risque (PPAR), y compris selon l’ONG "les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes", ainsi que "les travailleurs du sexe, les utilisateurs de drogues injectables et les étrangers qui travaillent comme domestiques"… (suite de l’article)
Source : http://www.iloubnan.info/
LIBYE : La stigmatisation à l’égard des malades du sida encore vivace
Tripoli - Pana 02/12/2009
Douze ans après avoir été infecté par le virus du SIDA en 1998, un citoyen libyen affirme que l’une des principales difficultés auxquelles lui-même et les autres malades sont confrontés reste l’ampleur de la stigmatisation dont ils sont victimes, appelant les autorités du pays à intensifier les efforts pour remédier à cette question.
La quarantaine, diplômé d’un institut supérieur de gestion, B. R. affiche une grande assurance acquise de la longue expérience qu’il a vécue suite à son infection par prise des stupéfiants par injection, ce qui a bouleversé le courant de sa vie. Dans un entretien accordé mercredi à la PANA, il a mis en garde contre la poursuite de telles attitudes de stigmatisation à l’égard des malades du SIDA, ce qui peut amener certains d’entre eux à commettre le pire. Il a donné l’exemple de la ségrégation pratiquée à l’encontre des sidéens au niveau sanitaire, affirmant que de nombreux cabinets médicaux les refusent en raison de leur séropositivité et illustré ses propos en citant l’exemple de son ami malade au SIDA qui a eu une infection dentaire mais s’est vu refuser tout soin à cause de son infection au virus VIH/SIDA. Devant l’obstination des médecins de le soigner et à cause de l’aggravation de son infection dentaire dû à son insuffisance immunitaire, a-t-il poursuivi, son ami a décidé de se présenter dans un cabinet dentaire sans déclarer sa séropositivité, ce qui lui a permis de recevoir les soins. Une fois soigné, il a déclaré sa séropositivité, demandant au médecin de prendre les dispositions nécessaires pour stériliser son matériel. B. R. a dénoncé également la discrimination dont sont victimes les sidéens au travail, vu qu’ils ne peuvent accéder à l’emploi à cause du certificat de santé qui leur est réclamé et s’ils sont recrutés leur entourage professionnel les rejette systématiquement. Mais il a reconnu que l’État libyen déploie des efforts considérables pour aider cette frange de la société à travers l’octroi gratuitement des soins, le payement d’une pension en raison de 130 dinars (1,220 dinar libyen = 1 dollar US) aux malades célibataires et 260 aux mariés… (suite de l’article)
Source : http://www.afriquejet.com/
RÉCITS : « Le sida, c’est la maladie du secret »
Article paru le 1er décembre 2009
Trois récits sur la difficulté de vivre avec le VIH, souvent à l’origine de mise à l’écart, voire de licenciement.
Fanny, vingt-deux ans, séropositive depuis sa naissance.
« J’ai eu la chance, dans mon enfance, de ne pas être rejetée par les autres. Pour une raison simple : je n’avouais jamais ma situation. Le sida, c’est la maladie du secret. On ne le révèle qu’aux personnes dont on est sûr qu’elles ne nous fuiront pas. Un jour, au lycée, j’ai préparé un exposé sur le VIH. Je me suis rendue au CDI. Et, là, je suis tombée sur des documents datant des années quatre-vingt. On y expliquait que si l’on naissait avec le sida, c’est que notre mère était “soit toxicomane, soit prostituée” ! ça m’a révoltée et blessée. Heureusement, les profs ont compris la situation et les documents ont été mis aux archives… Depuis, je milite pour éviter que de fausses idées se répandent et pour faire comprendre qu’on est des gens comme les autres. »
Joël, quarante-cinq ans, séropositif depuis 1992.
« Je travaillais comme cadre commercial dans une banque lorsque j’ai appris ma maladie. J’ai affronté quarante-cinq jours de coma et je suis resté absent de mon travail pendant une année. À mon retour, alors même que je n’avais rien révélé, on m’a mis de plus en plus à l’écart. Au début, c’était des petits gestes anodins : le café qu’on ne veut plus prendre avec moi, la bise qui ne se fait plus… Puis, on m’a transféré à l’accueil en me faisant comprendre que j’étais devenu indésirable. En fait, tout le monde était au courant de ma maladie : la directrice d’agence avait usurpé l’identité de ma sœur pendant mon séjour à l’hôpital afin de savoir la nature de ma maladie ! J’ai fini par partir et il m’a fallu des années de combat juridique pour obtenir la reconnaissance de mon licenciement. »
Carole, séropositive, deux enfants.
« J’ai appris ma séropositivité lors de ma deuxième grossesse. Une période très dure, mon mari voulait me quitter. J’ai insisté pour qu’il assiste au moins à l’accouchement. Et heureusement : la sage-femme ne voulait pas tenir mon fils dans ses mains ! C’est mon mari qui a été obligé de le prendre à sa place. J’ai mis des années à avouer ma maladie à mes enfants. Et, pour eux, ce n’est pas toujours facile. Les élèves sont souvent cruels entre eux et le sida est souvent associé à la prostitution. »
Source : http://www.humanite.fr/
ZAMBIE : Grandir avec le VIH
Zarina Geloo
LUSAKA , 2 déc (IPS) - Andela Milambo*, 16 ans, veut un mari. Elle ne cherche pas l’amour, mais quelqu’un avec qui partager le fardeau de la vie avec le VIH. Elle veut être en mesure de prendre ses médicaments sans être obligée de se cacher, de discuter de l’herpès récurrent avec quelqu’un qui comprend.
Vivant avec le VIH depuis l’âge de six ans, elle veut que quelqu’un d’autre prenne les décisions, "pendant que je lis un magazine". Milambo déclare qu’elle a été infectée par une aiguille contaminée. Elle décrit une vie dominée par la peur de mourir de SIDA, mais dit que les pires moments sont lorsqu’elle souffre des accès de l’herpès qui font qu’il est difficile de marcher, de parler ou de manger. Elle sèche les cours souvent à cause de "petites maladies" comme le rhume qui sont généralement accompagnées d’une grave toux, qui affaiblissent son corps. Ses notes sont mauvaises et elle a peu d’espoir d’obtenir une attestation complète quand elle terminera le cours secondaire l’année prochaine. "Mais ça va, je n’avais pas l’intention d’aller au collège de toute façon". Elle n’a pas eu de relations durables de peur que les gens ne découvrent sa séropositivité. Pendant que ses parents et quelques relations proches qui sont informés de son état tentent d’offrir un soutien, ils aggravent en réalité les choses, dit-elle. "Je les vois juste prendre de l’âge devant moi quand je suis malade ; ils sont tellement stressés et tristes que je préfère souffrir en silence". Elle entend comment les jeunes parlent du VIH et du SIDA, et le niveau de discrimination et d’ignorance lui fait peur. "Je ne peux jamais confier à une jeune personne que je suis séropositive, le stigmate me tuerait plus vite que le SIDA". Milambo envie d’autres jeunes filles qui vont au cinéma, rient, dansent. Elle n’a pas le temps pour cela, dit-elle, parce qu’elle doit travailler pour sauver sa vie. Elle fait plutôt des choses ’ennuyeuses’ comme l’éducation des pairs pour son centre de santé local. Plutôt ironique, elle déclare : "Bien que je dise que c’est ennuyeux, le centre de santé est le seul endroit où je me sens à l’aise. En tant que pair éducatrice, je me rends à l’endroit sans qu’aucune question ne me soit posée. Alors, le traitement et les informations pour moi sont gratuits et faciles à obtenir". C’est aussi dans cet endroit que Milambo cherche un mari. "Les hommes au centre de santé sont cultivés et parce qu’ils travaillent sur le VIH, ils sont compatissants. Quand j’aurai 18 ans, je choisirai un. En tant que chef de ménage, mon mari prendra les décisions concernant notre bien-être, tandis que je regarderai la télévision ou lirai un magazine de mode... Être mariée ferait de moi une ’personne convenable’ parce que tout le monde aspire à être marié, du moins c’est la seule chose que je peux réaliser".
James Banda souhaite aussi une vie normale. Il vit ouvertement avec le VIH et se borne à courtiser des filles séropositives parce qu’il déteste le fait d’être obligé d’expliquer à toutes les nouvelles filles pourquoi il doit prendre les pilules sur une base régulière. Les filles le fuient habituellement après cela, dit-il. "Celles qui attendent me voient comme un problème de charité et je suis leur bonne action chrétienne". Infecté par le VIH au cours de son premier rapport sexuel, la mission de sa vie est maintenant de trouver une fille avec qui il peut avoir un enfant. Banda affirme qu’après son diagnostic, il a fait les choses ’selon le livre’. "Je suis allé pour des conseils rigoureux, sorti d’une grande manière, racontant à toute personne qui m’écouterait sur mon statut ; j’ai fait tous les neuf yards. J’ai été célébré par des ONG qui ont fait de moi le garçon d’affiche d’une jeunesse séropositive. Mais après un moment, cette innovation s’est estompée et je suis fatigué de toujours parler du VIH comme si c’est ce qui me définit". Il dit qu’il y a des moments où il regrette d’avoir révélé son statut. Comme lorsqu’il va dans une discothèque et que les gens viennent vers lui pour le prévenir de ne pas boire, ou chuchotent qu’il ne devrait pas être là, qu’il n’a pas "appris sa leçon". "Les livres sur comment vivre positivement avec le VIH disent que je devrais continuer de vivre une vie normale autant que possible. La réalité est différente ; il ne peut jamais exister quelque chose de normal sur ma vie". Des accès d’infections opportunistes, étant toujours à l’affût d’un remède ou d’une meilleure thérapie, n’étant pas en mesure de planifier à l’avance sur dix ou même vingt ans, constituent certaines des choses qui rendent sa vie anormale, déclare Banda. Ayant réussi à ses examens de fin d’année avec mention, il ira à l’université l’année prochaine pour étudier la comptabilité. Il dit qu’il a tout : le soutien de sa famille, quelques bons amis et de bonnes perspectives d’avenir. Mais vivre avec le VIH ’est toujours dur’.
Vivre avec le VIH dans la discrétion, c’est ce qui est encore plus difficile pour Adam Malik*. Se soûler ’de façon insensée de temps en temps’ est la manière dont Malik fait face à sa situation. Un Zambien d’origine indienne, il vit dans la communauté très unie qui refuse de reconnaître le VIH dans leur milieu et stigmatise ouvertement les personnes séropositives. Malik, 18 ans, sait cela seulement trop bien, c’est pourquoi même pas ses parents ne savent qu’il a contracté le VIH à l’âge de 14 ans chez la domestique avec qui il a eu des rapports sexuels pendant plus d’une année, et a récemment commencé le traitement. Malik affirme que parce qu’il a toujours été une personne de nature calme et solitaire, personne ne remarque s’il est déprimé ou ne se sent pas bien. Il n’a souffert d’aucune des principales infections opportunistes. Mais, il ajoute : "Garder un tel secret est un lourd fardeau. Je souffre des maux de tête et j’ai développé un tic facial du stress". Malik dit qu’il a de la chance que la Zambie ait un programme efficace pour les anti-rétroviraux (ARV). Il a été surpris de voir combien il était facile de rentrer dans le programme. Bien sûr, il a choisi un centre de santé isolé où personne n’est susceptible de le reconnaître. Il s’informe sur les derniers traitements, mais ne va pas pour les conseils puisqu’il a peur d’être reconnu. Malik a également peur de se voir contraint de tomber dans le circuit de la conférence sur le VIH comme un jeune homme indien séropositif. "Je serai une innovation à laquelle les activistes contre le SIDA ne seront pas en mesure de résister. Ils me présenteront comme un trophée. Je l’ai vu arriver aux jeunes qui sont sortis". Sa vie à l’extérieur n’a pas changé, dit-il. Il est toujours le bon fils, prenant sa mère et ses sœurs pour faire des emplettes, aidant son père dans la boutique familiale, traînant avec les garçons un vendredi soir. Bientôt, une femme lui sera choisie et il s’attendra à avoir des enfants, déclare-t-il. Il se demande ce qui se produira alors. "Cela tuera ma mère si elle sait que j’ai le VIH. Mon père me chassera de sa maison. Les chances de mes sœurs d’un bon mariage seront ruinées. Quand je pense à tout cela, je me soûle pour oublier". Il sait que cela contrariera l’efficacité de ses médicaments, mais trouve que c’est la seule manière dont il peut faire face à la situation. "J’ai peur", confie Malik.
*Les noms sont été modifiés pour protéger l’identité des personnes.
Source : http://ipsinternational.org/fr/
ZAMBIE : VIH/sida : le taux d’infection en hausse en Zambie
mercredi 2 décembre 2009
(Xinhua) — La Zambie a enregistré une hausse des nouvelles infections par le VIH/sida, une situation suscitant des inquiétudes sur les efforts déployés par le pays dans la lutte contre la pandémie, a rapporté mercredi Zambia Daily Mail.
Le Conseil national contre le sida (NAC) a fait savoir que les nouvelles infections par le VIH/sida ont enregistré une augmentation pour s’élever à 82.000 cette année au lieu des 70.000 de l’année 2007. Au cours d’une cérémonie marquant la Journée mondiale du sida, le président du NAC, l’évêque Joshua Banda, a indiqué lundi soir que 79% des nouvelles infections résultaient du fait que des personnes actives entretenaient des rapports sexuels avec différents partenaires. "Ce qui est le plus inquiétant au sujet de ces données est que même ceux qui sont fidèles à leurs partenaires sont infectés et cela est un signal d’alarme pour nous tous, et la preuve qu’il est nécessaire de faire quelque chose afin d’éviter la propagation de la pandémie", a-t-il souligné. Le Groupe du réseau interconfessionnel contre le VIH/sida, une organisation zambienne qui regroupe les croyants de toutes les religions, a fait remarquer qu’il est nécessaire de diffuser les dernières informations sur les nouvelles infections afin de soutenir la prévention chez les jeunes. Le ministre zambien de la Santé, Kapembwa Simbao, a fait savoir que le nombre de nouvelles infections sans précédent a entraîné une augmentation des orphelins et des enfants vulnérables, en promettant que le gouvernement et les partenaires coopératifs comptaient renforcer le soutien budgétaire à la lutte contre le VIH/sida. Le taux zambien de prévalence du VIH/sida s’élève actuellement à 14,3% entre les personnes âgées de 15 à 49 ans.
Source : http://www.afriscoop.net/
VIDÉO : Empreintes : Portrait du chercheur qui a découvert le virus du sida !
Vendredi 4 décembre 2009 à 20h40, France 5 diffuse un documentaire dédié à l’un des scientifiques les plus célèbres au monde, Luc Montagnier. Il fût en effet, un des pionniers dans la découverte du virus du sida. A l’heure actuelle, le virus du sida reste l’un des fléaux les plus mortels au monde. Chaque jour, environ 8 000 de personnes meurent de cette maladie. Un scientifique, Luc Montagnier, a décidé de consacrer sa vie à la lutte contre le sida. Il fût, avec son équipe de l’Institut Pasteur, l’un des premiers à découvrir l’origine du virus. Aujourd’hui, encore plus, son combat continue. Après avoir obtenu le Prix Nobel de médecine en 2008 pour ses recherches, Luc Montagnier s’applique à trouver un remède efficace face à la maladie. Chercheur, scientifique, homme de sciences ou bien sauveur pour beaucoup, ne manquez pas vendredi 4 décembre à 20h40, Empreintes, le documentaire dédié à Luc Montagnier sur France 5.
Source : http://tele.premiere.fr/
CONGO BRAZZA : Le Congo attend onze unités mobiles de dépistage volontaire du SIDA
LCM/lmm APA
02-12-2009
APA-Brazzaville (Congo) Le Congo va se doter de plus de onze unités mobiles pour les campagnes de dépistage volontaire (CDV) du Sida sur toute l’étendue du territoire national, a appris APA.
« A part l’unité mobile qui vient d’être inauguré, dans l’immédiat le Congo va avoir deux autres unités mobiles pour la Campagne de dépistage volontaire (CDV) », a annoncé le responsable technique du conseil national de lutte contre le VIH/Sida (CNLS), le Dr Mboussou. Issues d’une contribution additionnelle de la Banque mondiale, ces unités viendront renforcer les capacités de dépistage dans la ville de Brazzaville et de Pointe-Noire (capitale économique), a indiqué le Dr Mboussou. « Il est prévu d’acquérir huit autre unités mobiles avec le concours du Fonds mondial contre le VIH/Sida dans les prochains mois, pour couvrir tout le territoire national, avec pour objectif d’amener plus 50% de la population à connaître son statut sérologique, a-t-il ajouté. Une enquête de séroprévalence réalisée cette année, a révélé que seulement 22,5% de femmes et 17,7% des hommes ont fait un test de dépistage… (suite de l’article)
Source : http://www.apanews.net/