Actualités VIH

Texte publié le mercredi 9 décembre 2009.

ZIMBABWE : Beaucoup de médicaments, pas de preneurs - AFRIQUE : Sous-estimation des infections au VIH contractées à l’hôpital - ÉTUDES : Avis de la Haute autorité de santé sur PREZISTA® (darunavir) chez les adultes infectés par le VIH - FRANCE : Ouverture d’une consultation gynécologique aux femmes vivant avec le VIH - HÉPATITE C : Le SPC3649, un anti-VHC très efficace chez le chimpanzé - AFRIQUE DU SUD : Louis Blondel, un prêtre assassiné de sang froid - DOCUMENT : Act Up-Paris publie la 5ème édition de son glossaire - MALI : Recherche de vaccins : Bamako, capitale mondiale

orphelins sida

 [1]

ZIMBABWE : Beaucoup de médicaments, pas de preneurs

Vusumuzi Sifile

HARARE, 8 déc (IPS) - Martha* sait qu’elle et ses deux jeunes sœurs ont besoin de médicaments. Elle connaît également l’endroit où les obtenir – un centre de santé à quelques mètres de sa maison à Glen Norah, une banlieue à forte densité à Harare, la capitale du Zimbabwe.

Mais elle ne peut pas obtenir ces médicaments anti-rétroviraux (ARV) qui prolongent la vie. A 15 ans, la loi l’empêche de le faire. Elle ne peut accéder à ces médicaments qu’en compagnie d’un adulte. "Lorsque ma mère est morte en 2007, ma tante avait l’habitude d’aller chercher les médicaments pour nous. Depuis, elle s’est installée en Afrique du Sud, et nos autres parents disent qu’ils sont trop gênés de se voir en train de chercher ces médicaments, que les gens penseront qu’ils sont maintenant malades", a déclaré Martha. Martha est parmi les quelque 158.798 enfants qui sont infectés par le VIH au Zimbabwe. Le 24 novembre, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a publié un rapport selon lequel 100 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour au Zimbabwe. La plupart de ces enfants meurent de maladies liées au VIH/SIDA. "Aujourd’hui et chaque jour au Zimbabwe, 100 enfants de moins de cinq ans meurent de maladies essentiellement évitables", a indiqué Dr Peter Salama, le représentant national de l’UNICEF. Selon le Conseil national de lutte contre le SIDA (NAC), 39.809 enfants meurent chaque année à cause de malaises liées au SIDA. Les enfants meurent non pas parce qu’il n’y a pas de médicaments. Les médicaments sont là, mais les jeunes ne peuvent pas simplement y accéder. "Les médicaments sont là, tout est là ; le seul défi est de savoir qui (prendra) les enfants pour le traitement anti-rétroviral ; parce qu’ils ne peuvent pas aller tous seuls", a expliqué Orirando Manwere, un porte-parole du NAC. Une étude de 2008 sur les facteurs contribuant au faible intérêt pour les ARV pédiatriques au Zimbabwe, a montré que l’un des défis est que peu de cadres ont été formés dans le domaine, et parmi ceux qui ont été formés, le renouvellement du personnel était très difficile à cause de la faiblesse des salaires. Mais cela ne constituait pas le principal défi auquel les enfants sont confrontés dans l’accès au traitement. L’obstacle au traitement pour plusieurs enfants vivant avec le VIH au Zimbabwe est qu’ils ne peuvent pas accéder aux ARV tous seuls. La loi les oblige à le faire en compagnie de parents et de tuteurs… (suite de l’article)

Source : http://ipsinternational.org/fr/

AFRIQUE : Sous-estimation des infections au VIH contractées à l’hôpital

JOHANNESBOURG, 9 décembre 2009 (PlusNews) - La transmission du VIH par le sang dans le cadre de pratiques de santé dangereuses a été sous-estimée dans l’épidémie de VIH/SIDA qui sévit en Afrique subsaharienne, selon plusieurs chercheurs et épidémiologistes.

Dans le numéro de décembre de l’International Journal of STD (MST, ou maladies transmises sexuellement) and AIDS (IJSA), ceux-ci affirment que l’opportunisme politique a motivé les gouvernements africains et les bailleurs de fonds internationaux à minimiser délibérément l’importance des infections transmises par le sang. Il était en effet plus facile de blâmer certains individus et certaines pratiques sexuelles que de prendre ses responsabilités pour assurer des soins de santé plus sûrs. Une étude réalisée sur des enfants Swazi séropositifs âgés de 2 à 12 ans et basée sur des données tirées de l’enquête démographique et de santé du Swaziland (Swaziland Demographic and Health Survey) pour 2006-2007 a découvert qu’au sein de l’échantillon, un enfant sur cinq avait une mère séronégative. Écartant la possibilité que des abus sexuels sur les enfants puissent être à l’origine d’une telle quantité d’infections, les auteurs ont évoqué la possibilité que les aiguilles contaminées utilisées pour administrer des vaccins et des injections soient responsables de ces infections. L’argument a été renforcé par une étude kenyane qui met en évidence que les enfants séropositifs dont la mère est séronégative ont été plus exposés à la contamination par le sang que leurs frères et sœurs séronégatifs dans le cadre de traitements contre le paludisme, de chirurgies dentaires et de vaccinations. L’étude a soulevé un tollé au Swaziland. L’Association des infirmières du Swaziland a démenti avec virulence l’usage multiple des aiguilles et qualifié les résultats de la recherche de « bêtises », selon ce qu’a rapporté un journal local. Selon une autre étude, publiée dans le journal de la British Association of Sexual Health and HIV (Association britannique pour la santé sexuelle et le VIH), les patients qui se rendaient sur une base volontaire dans les centres de dépistage et de conseil gérés par le centre hospitalier de l’université de Calabar, dans le sud-est du Nigeria, et qui ont contracté le VIH avaient été plus souvent soumis à des tests sanguins, des vaccinations, des transfusions ou des interventions chirurgicales que ceux qui n’ont pas contracté la maladie. Dans leurs articles sur les injections dangereuses, le professeur Anton van Niekerk, du Centre de recherche en physique appliquée de l’université de Stellenbosch, et ses co-auteurs font remarquer que l’Afrique du Sud est l’un des rares pays de la région qui n’exige pas l’emploi de seringues non-réutilisables pour l’administration de vaccins. Ils citent des rapports récents qui indiquent des lacunes répandues dans le contrôle des infections, notamment dans les cliniques dentaires publiques et les services de pédiatrie et de maternité. Ils font également remarquer que plus d’un quart des individus classés dans la catégorie « récemment infecté par le VIH » lors d’une enquête nationale de prévalence du VIH réalisée en 2005 affirmaient ne pas avoir été sexuellement actifs dans les derniers 12 mois. Selon les auteurs, si ces résultats avaient été obtenus dans un pays industrialisé, ils n’auraient pas été écartés sous prétexte que les répondants peuvent mentir au sujet de leur vie sexuelle, et auraient même entraîné une enquête plus approfondie… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

ÉTUDES : Avis de la Haute autorité de santé sur PREZISTA® (darunavir) chez les adultes infectés par le VIH

Rédigé le 7 décembre 2009

La Haute autorité de santé a émis un avis concernant la place de PREZISTA® 300 mg et 600 mg chez les adultes infectés par le VIH-1, modérément prétraités par des antirétroviraux et celle de PREZISTA® 400 mg chez les patients naïfs de traitement et dont la charge virale plasmatique est supérieure ou égale à 100 000 copies par millilitre. Son efficacité thérapeutique a été comparée à celle de l’association lopinavir/ritonavir (KALETRA®).

PREZISTA® 300 mg et 600 mg (darunavir), inhibiteur de protéase

PREZISTA® 300 mg et 600 mg, co-administré avec une faible dose de ritonavir est désormais indiqué en association à d’autres médicaments antirétroviraux dans l’infection par le VIH-1 chez les adultes modérément prétraités.

Comparaison de l’efficacite et de la tolérance de darunavir 600 mg associé au ritonavir 100 mg, deux fois par jour, à celles de lopinavir 400 mg/ ritonavir 100 mg

Cette comparaison a pu être faite grâce à une étude contrôlée de phase III, ouverte, d’une durée de 96 semaines, chez des adultes infectés par le VIH-1, prétraités et n’ayant jamais été exposés aux lopinavir, darunavir, tipranavir et enfuvirtide. Les deux groupes ont reçu un traitement optimisé constitué d’au moins deux antirétroviraux (inhibiteurs de la transcriptase inverse avec ou sans inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse ). Au bout de 48 semaines de traitement, l’efficacité virologique du darunavir associé au ritonavir a été supérieure à celle du lopinanavir/ritonavir si l’on considère le pourcentage de patients ayant une charge virale inférieure à 400 copies par millilitre (critère principal) : 76,5 % dans le groupe darunavir et ritonavir versus 67,0 % dans le groupe lopinanavir/ritonavir (différence absolue 9,5 % ; IC 95 % [2,3 ; 16,7]). Les résultats en termes de pourcentage de patients ayant une charge virale inférieure à 50 copies par millilitre étaient de 70,8 %(211/298) dans le groupe darunavir et ritonavir versus 60,3 % (179/297) dans le groupe lopinanavir/ritonavir (différence 10,5 % (IC 95 % [2,9 ; 18,1]). L’augmentation médiane du taux de CD4+ par rapport à l’inclusion dans l’étude était identique dans les deux groupes de traitement (88 versus 81 cellules par microlitre). Le profil de tolérance lipidique et digestif de PREZISTA® était comparable à celui du lopinavir/ritonavir et des inhibiteurs de la protéase en général. PREZISTA® 300 mg, co-administré avec une faible dose de ritonavir, apporte une amélioration du service médical rendu [1] mineure (ASMR IV) en termes d’efficacité virologique par rapport à KALETRA® dans la population des patients modérément prétraités. PREZISTA® 600 mg n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à PREZISTA® 300 mg, mais pourra contribuer à simplifier les modalités d’administration. La HAS conclut qu’associé au ritonavir (100 mg), le darunavir représente un progrès thérapeutique mineur en termes d’efficacité virologique par rapport à l’association lopinavir/ritonavir (KALETRA® ), pour une population limitée de patients prétraités mais jamais par lopinavir, darunavir, tipranavir et enfuvirtide. Les antirétroviraux déjà reçus et leurs profils de résistance (tests génotypique et phénotypique) doivent guider l’utilisation de PREZISTA® .

PREZISTA® 400 mg (darunavir), inhibiteur de protéase

PREZISTA® 400 mg est indiqué, en association à une faible dose de ritonavir et à d’autres médicaments antirétroviraux, dans l’infection par le VIH-1 chez les adultes naïfs de traitement antirétroviral.

Comparaison de darunavir associé à une faible dose de ritonavir, à l’association lopinavir/ritonavir chez des adultes infectés par le VIH-1 et naïfs de traitement.

Tous les patients recevaient également en une prise par jour 300 mg de ténofovir et 200 mg d’emtricitabine. L’efficacité virologique de darunavir 800 mg et ritonavir 100 mg a été évaluée après 48 semaines de traitement. Elle était supérieure à celle du lopinavir/ritonavir en termes de pourcentage de patients ayant une charge virale inférieure à 50 copies par millilitre : 83,8 % versus 78,3 % (différence = 5,5 % ; IC 95 % [-0,4 ; 11,4]). Une meilleure réponse virologique a été observée dans le groupe darunavir et ritonavir par rapport au groupe lopinavir/ritonavir dans la sous-population de patients dont la charge virale était supérieure ou égale à 100 000 copies par millilitre. Cependant, environ 25 % des patients du groupe lopinavir/ritonavir ont été traités à la posologie de 800 mg de lopinavir + 200 mg de ritonavir en une prise (au lieu de 400/100, 2 fois par jour). Cette différence de posologie peut avoir contribué à la différence observée. La réponse immunologique (augmentation médiane du taux de CD4+) a été identique dans les deux groupes de traitement. La tolérance, notamment digestive et lipidique, du darunavir associé au ritonavir a été meilleure que celle du lopinavir/ ritonavir. Les effets indésirables ont été modestes et ont rarement provoqué des interruptions de traitement. La Haute autorité de santé conclut qu’associé au ritonavir (100 mg), PREZISTA® 400 mg représente un progrès thérapeutique mineur en termes d’efficacité virologique par rapport à l’association lopinavir/ritonavir (KALETRA® ), pour une population limitée d’adultes, naïfs de traitement antirétroviral avec une charge virale plasmatique supérieure ou égale à 100 000 copies par millilitre.

Source :
- HAS

[1] "L’amélioration du service médical rendu (ASMR) correspond au progrès thérapeutique apporté par un médicament par rapport aux traitements existants. La Commission de la transparence de la HAS évalue le niveau d’ASMR, cotée de I, majeure, à IV, mineure. Une ASMR de niveau V (équivalent de « pas d’ASMR ») signifie « absence de progrès thérapeutique »".

Source : http://femmesida.veille.inist.fr/

FRANCE : Ouverture d’une consultation gynécologique aux femmes vivant avec le VIH

08 DÉCEMBRE 2009

Le Mouvement français pour le planning familial travaille depuis plusieurs années en partenariat avec des associations de lutte contre le sida, sur la question des femmes face à la pandémie de VIH/sida. Le suivi gynécologique des femmes séropositives doit être régulier du fait de leur statut sérologique et des infections qui en découlent. Pourtant, il apparaît qu’elles ne sont pas suivies régulièrement, voir pas du tout à cause du manque d’accès et/ou d’un manque d’information. L’association départementale du planning familial de Paris a décidé d’ouvrir ses consultations aux femmes concernées par le VIH pour répondre à ce besoin et leur offrir un espace de parole. Les femmes séropositives seront reçues dans un groupe animé par une animatrice du planning et le médecin pour leur offrir un espace de parole avant la consultation individuelle… (suite de l’article)

Source : http://www.arcat-sante.org/

HÉPATITE C : Le SPC3649, un anti-VHC très efficace chez le chimpanzé

Par Aude Segond, Crips (France) 08/12/09

Le SPC3649, oligonucléotide inhibant la fonction du micro-ARN-122 essentielle pour la réplication du virus de l’hépatite C (VHC), a entraîné chez le chimpanzé une suppression de la virémie VHC, persistant après l’arrêt du traitement, sans effet secondaire ni résistance virale.

Le micro-ARN-122 ou miR-122 est exprimé dans les cellules hépatiques où son interaction avec le génome du VHC est indispensable à la multiplication de celui-ci. Le SPC3649 a été développé par Santaris Pharma au Danemark, avec sa technologie des Locked Nucleid Acid (LNA). Il s’agit d’un oligonucléotide complémentaire au miR122 qu’il capture et dont il antagonise ainsi la fonction. Une étude a été réalisée avec quatre chimpanzés souffrant d’hépatite virale chronique C auxquels on a administré le SPC3649 par voie intraveineuse pendant douze semaines. Deux singes recevaient une dose élevée de 5mg/kg et les deux autres une dose légère de 1mg/kg. Ces singes ont été suivis pendant quatre mois après l’arrêt du traitement.

Chute des taux ARN VHC

Les taux d’ARN VHC sanguins et hépatiques ont chuté de façon importante chez les deux premiers singes (doses élevées) dès la troisième semaine de traitement, résultat qui s’est maintenu pendant les quatre mois du suivi. Ni effet secondaire, ni signe de résistance virale n’ont été observés. En outre, les biopsies montrent une amélioration des lésions hépatiques dues au VHC. Un essai de phase I évaluant une dose unique chez des volontaires sains vient d’être achevé au Danemark et un autre essai de phase I de plusieurs doses croissantes est prévu.

Référence

Therapeutic silencing of microRNA-122 in primates with chronic hepatitis C virus infection (Abstract) / R. E. lanford et all. - Science, édition avancée en ligne, 3 décembre 2009. - DOI 10.1126/Science.1178178

Source : http://www.vih.org/

AFRIQUE DU SUD : Louis Blondel, un prêtre assassiné de sang froid

09 décembre 2009

Son crime ? Avoir ouvert la porte de sa chambre et demandé ce qui se passait. Sa sentence ? Une balle dans le cou, la mort.

Au lieu de rentrer en France après avoir déjà passé plus de quarante ans en Afrique, le Père Louis Bondel avait choisi fin 2008 d’emménager à Diepsloot, un township situé près de Johannesburg, où vivent environ 250 000 personnes. Jusqu’alors, l’archevêque de la région n’avait trouvé aucun postulant pour habiter cet endroit réputé dangereux. Dans ce reportage diffusé l’été dernier dans l’émission Le Jour du Seigneur, Louis Blondel, 70 ans, évoquait l’âge de la retraite : “c’est 75 ans chez les prêtres”. Dans la nuit de dimanche à lundi, l’un des quatre cambrioleurs qui se sont introduits dans son presbytère en a décidé autrement. Celui qui a tiré est un « homme grand ». Les trois autres avaient entre 12 et 16 ans. La police a promis de retrouver ces « bâtards ». Originaire de la ville de Béthune, dans le Nord de la France, l’ecclésiastique était arrivé en Afrique du Sud en 1987 après avoir déjà vécu une quinzaine d’années en Tanzanie. En vingt-deux ans, il avait œuvré sans compter à Soweto et Orange Farm. Il avait construit plusieurs églises et centres sociaux, un dispensaire pour lutter notamment contre le sida (FR). Il avait fondé une version sud-africaine de l’association Emmaüs. C’est le quatrième meurtre d’un prêtre catholique depuis le début de l’année. Chaque jour en moyenne, une cinquantaine (FR) de personnes est tuée en Afrique du Sud. Lundi, Louis Blondel fut l’entre d’elles… (suite de l’article)

Source : http://afriquedusud.blog.lemonde.fr/

DOCUMENT : Act Up-Paris publie la 5ème édition de son glossaire

Par Aude Segond, Crips (France) 09/12/09

Enrichie de 250 nouvelles entrées, la cinquième édition de Information = pouvoir : sida, un glossaire (PDF, 2,63Mo) d’Act Up-Paris, met à la portée de tous l’ensemble des notions-clés actualisées sur l’infection à VIH.

Cet outil pratique et d’un abord facile s’adresse avant tout aux personnes vivant avec le VIH et à leurs proches. En leur apportant une explication brève et claire des termes les plus techniques et les plus spécialisés, il renforce le savoir des malades, leur permet de mieux comprendre les consultations médicales ou les enjeux d’une stratégie thérapeutique et accroît ainsi leur capacité à être les premiers acteurs de la lutte contre le sida. Il couvre tous les domaines de l’infection à VIH et des co-infections VIH/hépatite : épidémiologie, clinique, prise en charge, virologie, thérapeutique, aspects sociaux, juridiques et institutionnels. Pour chaque définition, les mots explicités par ailleurs sont signalés.

Il comporte également :

- Des explications de base à propos des différents bilans habituels dans le suivi d’une personne atteinte par le VIH, le VHB et/ou le VHC (hématologie, sérologie, virologie, biochimie, gynécologie) ;
- Un tableau récapitulatif des molécules antirétrovirales bénéficiant d’une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) en France : noms générique et commercial, effets indésirables les plus fréquents, conseils pratiques (conservation, repas, surveillance...) ;
- Un répertoire d’adresses utiles : associations, institutions et administrations, centres de pharmacovigilance (CRPV), coordinations régionales de lutte contre l’infection à VIH (COREVIH), comités de protection des personnes (CPP) ;
- Un index thématique.

- Information = pouvoir : sida, un glossaire (PDF, 2,63 Mo) / Act Up-Paris. - Septembre 2009. - 191 p.

Source : http://www.vih.org/

MALI : Recherche de vaccins : Bamako, capitale mondiale

Par Modibo FOFANA - 08/12/2009

La capitale Malienne abrite pour la première fois un Forum mondial sur la recherche de vaccins. Des experts internationaux y participent.

Une grande mobilisation des scientifiques

Présidée par le Ministre de la santé Oumar Ibrahima Touré, ce forum enregistre la présence du Conseiller spécial de la Recherche en immunisation des vaccins, du Directeur du Centre pour le Développement des Vaccins de l’Université de Maryland, de la Directrice de l’Initiative pour la recherche sur les vaccins de l’OMS, du Représentant de la Fondation Bill et Melinda Gates, du Représentant de l’Organisation mondiale de la santé au Mali, Dr Diallo Fatoumata Binta Tidiane, et de plus de 200 scientifiques de haut niveau venus des quatre coins du monde. Oumar Ibrahima Touré, lors de son adresse d’ouverture, dira : « J’exprime toute ma reconnaissance aux organisateurs, pour le choix porté sur le Mali en vue d’abriter le forum mondial de la recherche des vaccins, une première en Afrique. Je voudrais également saisir cette occasion, pour remercier l’Organisation Mondiale de la Santé, le département Initiative pour la recherche sur les vaccins de l’OMS, et notre sœur Dr Touré Koumba Diawara du Programme africain pour un vaccin contre le Sida qui a beaucoup milité en faveur de la tenue de ce forum dans notre pays. »

Recherche et développement de vaccins

Signalons que le Forum mondial sur la recherche des vaccins, discutera de la recherche et le développement des vaccins, de la pharmacovigilance, des effets d’immunité de masse sur l’efficacité des vaccins, et d’autres questions scientifiques de premier ordre. Au cours de ce forum de très haut niveau, les scientifiques auront l’opportunité de discuter de thèmes variés et divers. Ils discuteront notamment de la recherche et le développement des vaccins d’influenza Saisonnier et Pandémique, de la rougeole et de la rubéole. Ils aborderont aussi les questions relatives aux vaccins anti-paludiques etc... (suite de l’article)

Source : http://www.journaldumali.com/

[1] Creative Commons Attribution 2.0 License Author KHym54 : Aids orphans in Malawi, Africa, 6 June 2007



Nouveautés sur le Web


Nouveautés sur le Web