CANADA : Pénitenciers fédéraux : les cas d’hépatite C ont doublé depuis 2000 - ÉTATS-UNIS : Les porteurs du VIH sont bienvenus - OUGANDA : Un tabloïd publie les données personnelles de défenseurs des droits homosexuels - HOMOPHOBIE : Appel à mobilisation lundi contre le projet de loi homophobe en Ouganda - AFRIQUE : Le premier mariage gay du Malawi sanctionné par l’arrestation des époux - STAVUDINE (d4T, ZERIT) : La Tanzanie retire un médicament antirétroviral - SOMALIE : « Que personne n’ait à subir ce que ma femme et moi avons traversé » - MAURITANIE : Ne pas perdre les acquis de la lutte contre le sida - CANADA : QUÉBEC : Atteint du VIH, il cache son état de santé à sa partenaire - AFRIQUE : Le Programme vaccinal anti-VIH retrouve ses sources - KENYA : La campagne de dépistage dépasse l’objectif du million - PORNO : Eurocreme renonce aux films bareback - RECHERCHE : Les biofilms : découverte d’un nouveau mode de propagation des virus

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CANADA : Pénitenciers fédéraux : les cas d’hépatite C ont doublé depuis 2000
Publié le 26 décembre 2009
Catherine Handfield
La Presse
Avec William Leclerc
Les cas d’hépatite C répertoriés dans les pénitenciers fédéraux ont doublé entre 2000 et 2007, selon un document interne du Service correctionnel du Canada. Près d’un détenu sur trois en est atteint.
« Le virus de l’hépatite C est un problème significatif en croissance au sein de la population carcérale », peut-on lire dans le document obtenu par La Presse grâce à la loi sur l’accès à l’information. En 2007, le Service correctionnel du Canada a dénombré 4845 cas d’hépatite C, soit 2468 de plus qu’en 2000. En réalité, les cas seraient plus nombreux, puisque les détenus ne sont pas obligés de passer des tests de dépistage. Environ 50% acceptent de le faire à leur admission. Au total, 30% des détenus étaient atteints de l’hépatite C en 2007, selon l’évaluation du Service correctionnel. Leur taux d’infection est 30 fois plus élevé que celui de la population canadienne, révèle le document de travail daté de septembre 2009. Les détenus des pénitenciers fédéraux sont également plus vulnérables au VIH : leur taux d’infection est de 7 à 10 fois plus élevé que la moyenne. En 2007, 249 cas de VIH étaient répertoriés, ce qui correspond à 1,8% de la population carcérale.
Comportements à risque
Le Service correctionnel du Canada explique la propagation de l’hépatite C par les « comportements à risque des détenus », comme la consommation de drogue, la prostitution et le sexe non protégé. « La poursuite de ces comportements pendant l’incarcération constitue un défi de santé publique », a indiqué dans un courriel Christa McGregor, porte-parole du Service correctionnel du Canada. Mme McGregor a souligné que le Service correctionnel du Canada consacre chaque année 13 millions de dollars aux soins aux malades et à la gestion des maladies infectieuses. Les détenus ont notamment accès à des condoms, à des digues dentaires et à des instructions pour nettoyer leurs seringues. Cependant, la direction ne prévoit pas implanter un programme de distribution de seringues, apprend-on dans le document.
Syndicat inquiet
La propagation de l’hépatite C entre les murs des pénitenciers inquiète le Syndicat des agents correctionnels du Canada, qui regroupe près de 6000 membres. Depuis 2006, le syndicat demande au gouvernement fédéral de modifier la loi afin d’obliger les détenus à passer des tests de dépistage. « Actuellement, les agents correctionnels ignorent quels détenus sont atteints de l’hépatite C ou du VIH », déplore le président national du syndicat, Pierre Mallette… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
ÉTATS-UNIS : Les porteurs du VIH sont bienvenus
Mise à jour le lundi 4 janvier 2010
Radio-Canada.ca avec CNN et ABC
Les personnes atteintes du VIH/sida de partout au monde peuvent maintenant avoir accès au territoire américain. Une interdiction de voyage et d’immigration en vigueur dont elles faisaient les frais depuis plus de 22 ans est officiellement levée lundi, comme l’avait annoncé le président Barack Obama en octobre dernier.
Cette interdiction, décrétée au 1987, au moment où la maladie était encore méconnue, plaçait les États-Unis dans un groupe d’une douzaine de pays ayant adopté des mesures similaires, comme l’Arabie saoudite et la Lybie. « Nous parlons de réduire la stigmatisation liée à la maladie, et pourtant nous avons traité les visiteurs qui vivent avec elle comme des menaces », a dit le président Obama en expliquant sa décision. « Si nous voulons être un leader mondial dans la lutte contre le VIH/sida, nous devons agir comme tel. » La décision d’imposer cette interdiction, a dit le président américain, a été « fondée sur la peur plutôt que les faits. » Barack Obama avait expliqué que les démarches visant la levée ont été entreprises par le Congrès et la Maison-Blanche, à l’époque où Georges W. Bush en était le locataire. L’annonce du président Obama est survenue à un peu plus de deux ans de la tenue, aux États-Unis, de la Conférence mondiale sur le sida. La Société internationale du sida, qui organise l’évènement bisannuel, avait conditionné la tenue de la conférence à la levée de l’interdiction. La 18e Conférence mondiale sur le sida, qui réunit les sommités mondiales dans le domaine de la lutte contre le VIH/sida, aura lieu à Vienne, du 18 au 23 juillet 2010.
Source : http://www.radio-canada.ca/
OUGANDA : Un tabloïd publie les données personnelles de défenseurs des droits homosexuels
Mis en ligne le 04/01/2010
En plein débat sur la criminalisation de l’homosexualité, un tabloïd ougandais publie un liste de personnes présentées comme soutenant les droits des homosexuels et divulgue des informations personnelles les concernant en incitant à les combattre.
Le journal populaire à sensation "The Red Pepper" a publié ces derniers jours une liste de personnes présentées comme soutenant les droits des homosexuels en Ouganda. Il divulgue notamment des informations personnelles sur des partisans des droits LGBT, telles que leurs noms, adresses ou identification de voitures. Le journal à scandale accuse ces personnes de "financement" de mouvements des droits homosexuels dans le pays. L’article parle de salaires versés à des militants la communauté LGBT ou de lubrifiants "envoyés aux gays ougandais depuis l’étranger". Sur le ton de la dénonciation, il incite les lecteurs à combattre les défenseurs des droits LGBT. En 2007, "The Red Pepper" avait déjà outé des personnalités ougandaises présumées homosexuelles en publiant les noms de plusieurs dizaines de personnes. Au printemps, il a publié une liste des personnalités gay "en vue" en Ouganda, selon lui (photo). L’Ouganda est actuellement au cœur d’une polémique internationale pour son projet de loi anti-homosexualité qui prévoit de criminaliser les personnes LGBT et ceux qui défendent l’homosexualité. Le projet parlementaire permettrait également de punir les citoyens ougandais qui ont des rapports sexuels homosexuels à l’étranger… (suite de l’article)
Source : http://v2.e-llico.com/
HOMOPHOBIE : Appel à mobilisation lundi contre le projet de loi homophobe en Ouganda
Par Habibou Bangré dimanche 03 janvier 2010
L’Ouganda remplacerait la peine de mort prévue pour les délits d’« homosexualité aggravée » par de la prison à vie... La mobilisation internationale reste forte pour que le texte soit purement et simplement rejeté.
La peine capitale pour les homosexuels serait-elle sur le point d’être abandonnée dans le projet de loi ougandais ? On peut l’espérer. Le ministre ougandais de l’Éthique et de l’Intégrité a en effet expliqué qu’un assouplissement du projet de loi anti-gay du député David Bahati était en cours. Particulièrement concernée, la peine de mort pour les délits « d’homosexualité aggravée », qui condamne notamment les gays et lesbiennes porteurs du VIH/sida. « Il y a eu beaucoup de débat au gouvernement (…) en ce qui concerne le projet de loi, mais nous pensons désormais qu’une peine de prison à vie pourrait être plus adaptée parce qu’elle permet de réhabiliter les délinquants. (…) Les tuer pourrait ne pas être utile », a déclaré à Reuters Nsaba Buturo peu avant Noël. Mais certains députés souhaitent durcir le projet de loi, qui doit de nouveau être débattu au début de cette année. Une manifestation antigay a d’ailleurs été organisée le 23 décembre à Kampala, la capitale.
Actions à Paris et au Cameroun
Du coup, la mobilisation internationale ne faiblit pas. Le groupe français Facebook « Empêcher la criminalisation et la persécution des homosexuels ougandais » organise une manifestation lundi 4 janvier à Châtelet, en plein cœur de Paris, avec le soutien de l’association Act-Up. Au Cameroun aussi, on se montre solidaire. Alors qu’une campagne nationale bat son plein pour dépénaliser l’homosexualité, trois associations de Douala – la capitale économique du pays – appelle à dire « non à la criminalisation intégriste de l’homosexualité en Ouganda ». L’association de lutte contre le sida chez les jeunes Sid’ADO, le Collectif des familles d’enfants homosexuels (Cofenho) et l’Association de défense de l’homosexualité (Adefho) « condamnent avec la plus grande énergie » le projet de loi de David Bahati… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com/
AFRIQUE : Le premier mariage gay du Malawi sanctionné par l’arrestation des époux
De Felix MPONDA (AFP) – Il y a 1 jour
BLANTYRE — Un couple d’homosexuels du Malawi se trouvait mardi en prison sous l’accusation d’"attentat à la pudeur", trois jours après s’être "marié" lors de la première cérémonie publique de ce genre dans le petit pays conservateur d’Afrique australe.
Leur arrestation illustre la répression croissante de l’homosexualité en Afrique, où le Burundi, l’Ouganda ou encore le Sénégal resserrent actuellement l’étau autour des gays. Tiwonge Chimbalanga et Steven Monjeza, se sont rencontrés dans une église du Malawi il y a neuf mois et vivaient ensemble depuis cinq. Samedi, ils ont officialisé leur union lors d’une cérémonie mêlant musique traditionnelle et hip-hop. "Ils y avaient beaucoup de curieux parce que c’était la première fois que des homosexuels s’affichaient publiquement", a raconté à l’AFP Finiasi Chikaoneka, un des témoins de l’événement. Leur lune de miel a pris fin avec leur arrestation à leur domicile lundi soir. "Ils comparaîtront bientôt en justice pour répondre des accusations d’attentats à la pudeur", a déclaré mardi à l’AFP le porte-parole de la police, Davie Chingwalu. L’homosexualité est illégale au Malawi et la sodomie est passible d’une peine de 14 ans de prison. Les autorités s’adressent toutefois régulièrement à la communauté homosexuelle - qui vit cachée - pour l’appeler à participer à la lutte contre le sida. Le pays, qui compte 13 millions d’habitants, est particulièrement touché par la pandémie, avec un taux de prévalence du VIH de 14%. Plus de 20% des homosexuels sont porteurs du virus, selon Gift Trapence, un défenseur des droits des homosexuels. En se mariant, les deux hommes "ont exprimé leurs préférences sexuelles en tant qu’êtres humains, la police ne devrait pas intervenir dans cette affaire", a ajouté le militant. Le Malawi reflète l’ambivalence de la majorité des pays africains, où les communautés homosexuelles tentent de plus en plus de s’organiser, utilisant la lutte contre le sida comme fédérateur, mais se heurtent à des tabous persistants. Sur le continent, où la pratique a longtemps été perçue comme importée de l’Occident, 38 des 53 États ont des lois pénalisant l’homosexualité et seul l’Afrique du Sud a légalisé les unions civiles entre personnes du même sexe. Les peines sont lourdes pour les contrevenants : jusqu’à trois ans de prison en Tunisie et au Maroc, jusqu’à cinq au Cameroun et au Sénégal... Et la tendance n’est pas à l’assouplissement. En avril, le Burundi a criminalisé pour la première fois de son histoire l’homosexualité, qui devient passible de trois mois à deux ans de prison. Plus sévère, l’Ouganda où l’homosexualité est déjà passible d’un emprisonnement à vie, a présenté en octobre un projet de loi visant à empêcher la "promotion" des relations entre personnes du même sexe avec des peines allant jusqu’à sept ans de prison pour la publication d’informations ou les activités publiques relatives à ce sujet. Le texte impose également de dénoncer dans les 24 heures les personnes soupçonnées d’être homosexuelles, bisexuelles ou transgenre, sous peine de trois ans de prison. Et la répression est toujours d’actualité. Le soir de Noël, un groupe de 24 hommes, dont deux Français, accusées d’"activités homosexuelles", ont été arrêtés dans une station balnéaire au sud de Dakar. Leur garde à vue a été levée le 25 décembre mais l’enquête continue et ils pourraient faire l’objet de poursuite.
Source : http://www.google.com/
STAVUDINE (d4T, ZERIT) : La Tanzanie retire un médicament antirétroviral
Dar es salaam - Pana 30/12/2009
La Tanzanie a commencé à retirer un médicament antirétroviral, la Stavudine, utilisé pour le traitement du VIH, suite aux informations circulant sur ses effets secondaires sur les patients, a annoncé ce mercredi le ministère de la Santé et de l’action sociale.
Bien que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ait recommandé le retrait de ce médicament pour le remplacer par d’autres plus sûrs, on craint que les produits de substitution comme le Tenofovir, un médicament de deuxième ligne dans le traitement du VIH, soient plus coûteux. Les effets secondaires les plus graves de la Stavudine signalés en Tanzanie sont une toxicité irréversible et une répartition irrégulière de la masse grasse (lipodystrophie) chez le patient. Les statistiques disponibles montrent cependant que plus de 70 pour cent des patients prennent ce médicament avec d’autres plus coûteux, comme la Zidovudiene (sic) et le Tenofovir. Le ministre de la Santé et de l’action sociale, le Pr David Mwakyusa, a déclaré que le retrait de la Stavudine se ferait progressivement, mais n’a pu confirmer la date-limite de sa circulation ou le produit qui la remplacerait… (suite de l’article)
Source : http://www.afriquejet.com/
SOMALIE : « Que personne n’ait à subir ce que ma femme et moi avons traversé »
NAIROBI, 24 décembre 2009 (PlusNews) - Dans une société musulmane conservatrice comme la Somalie, il est extrêmement rare pour une personne vivant avec le VIH d’en parler ouvertement. Mais Mahamud Warsame, 53 ans, originaire de Galkayo dans la région centrale de Mudug, est devenu activiste après la mort de sa femme, d’une maladie liée au VIH.
« J’ai découvert mon statut [sérologique] en mai 2007 lorsque je suis allé voir un médecin qui m’a envoyé me faire dépister. Les résultats sont revenus et le médecin m’a dit que j’étais séropositif. Franchement, à ce moment-là, j’ai pensé que c’était la fin du monde pour moi. Ma femme aussi a été dépistée positive et elle était effondrée. On aurait dit que la lumière l’avait quittée. « Des amis et [des membres de] la famille ont disparu dès qu’ils ont découvert notre statut. Nous n’avions aucun soutien. Même si nous étions sous antirétroviraux, cela n’a pas aidé ma femme parce que je pense qu’elle a tout simplement baissé les bras. J’ai pris soin d’elle pendant huit mois mais elle est décédée en mars 2009. « Le plus gros problème auquel nous étions confrontés pendant cette période était le manque de compréhension et de soutien de la part de ceux qui nous étaient les plus proches. « Les gens ne voulaient pas nous louer de logement. Des personnes que je connaissais depuis longtemps ne me serraient même plus la main. Je pense que c’est ce qui a tué ma femme, l’isolement dont nous avons souffert. « Après avoir enterré ma femme, j’ai décidé de révéler publiquement mon statut et d’en parler aux gens, de leur dire que j’étais sous traitement et que j’allais bien. Je veux m’assurer que personne n’ait à subir ce que ma femme et moi avons traversé. Nous devons combattre la stigmatisation et la discrimination. « J’ai déjà aidé des hommes à commencer un traitement et à ne plus cacher leur statut. « Certaines personnes pensent que parce que nous sommes musulmans, nous ne pouvons pas contracter le VIH. Je leur dis que [la maladie] ne fait pas de discrimination religieuse, ethnique ou culturelle. N’importe qui et tout le monde peut être infecté par le virus. « Dans ce pays, nous devons nous battre contre ce sentiment trompeur de sécurité selon lequel les musulmans ne contractent pas [le VIH] et dire aux gens qu’on est tous [égaux] face à cela. « Je suis maintenant sous traitement et ceux qui ne me connaissent pas ne peuvent même pas dire que je suis séropositif. Je travaille et j’essaye d’élever mes deux enfants qui ont perdu leur mère. Je pense que le fait de vivre avec le VIH a fait de moi une personne meilleure ».
ah/mw/ail
Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
MAURITANIE : Ne pas perdre les acquis de la lutte contre le sida
NOUAKCHOTT, 23 décembre 2009 (PlusNews) - Il y quelques années, on ne parlait pas du sida en Mauritanie, les malades se cachaient et devaient aller se faire soigner à l’extérieur. Suite au lancement de programmes financés par deux grands bailleurs internationaux, les malades ont commencé à se faire connaître et les traitements à être disponibles dans le pays, mais les acteurs de la lutte contre la pandémie craignent que la suspension de ces financements internationaux ne réduise à néant ces avancées.
Le financement VIH/SIDA de la Banque mondiale, d’un montant de 21 millions de dollars a été suspendu en août 2008 suite au coup d’État perpétré contre le président élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. La subvention de 15 millions de dollars sur cinq ans accordée en 2006 par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, l’a été quelques mois plus tard, suite à la découverte d’importantes irrégularités de gestion. « Au niveau du moral des patients, la suspension des financements joue énormément », a constaté le docteur Abderrahmane Ould Mouhamedoune, médecin-chef du Centre de traitement ambulatoire (CTA) de Nouakchott, la capitale, géré par l’État avec le soutien de la Croix-Rouge française, et qui suit plus de 2 000 patients en file active. Le nouveau gouvernement, nommé en septembre suite aux élections présidentielles de juin, s’est engagé à régulariser la situation des financements. En attendant, seuls les quelque 1 000 patients séropositifs déjà sous traitement antirétroviral (ARV) avant la suspension continuent à bénéficier de ces médicaments, tandis que toutes les autres activités de lutte contre le sida, notamment la sensibilisation et la prévention, sont à l’arrêt. « Psychologiquement, c’est dur », a confirmé Yahya Ould Ishak, 39 ans, l’un des plus anciens patients du CTA. « Avant, la prise en charge était totale. Maintenant, même si les ARV sont payés [pour les patients déjà sous traitement], il y a le problème des autres médicaments qui ne sont pas disponibles au CTA et qu’il faut acheter ailleurs. Et pour ceux qui ne sont pas sous ARV, le fait de savoir qu’il n’y a pas de traitement est très négatif, les gens perdent l’habitude de passer au centre. Dans les associations non plus, les gens ne passent plus parce qu’on n’a plus rien pour les aider »… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
CANADA : QUÉBEC : Atteint du VIH, il cache son état de santé à sa partenaire
Mise à jour : 30/12/2009
À Terrebonne, un homme de 36 ans a été accusé d’avoir mis en danger la vie d’une femme parce qu’il a eu des relations non protégées avec elle alors qu’il est atteint du VIH.
Éric St-Jean a cependant réussi à recouvrer sa liberté en attente de son procès. Il s’est présenté en cour mercredi matin au palais de justice de St-Jérôme. Le juge l’a cependant soumis à des conditions très sévères. Il devra, entre autres, respecter un couvre-feu et ne pas avoir de relation sexuelle avec une autre personne que sa conjointe. Par ailleurs, les policiers croient que l’homme, qui se fait passer pour un travailleur social, aurait pu faire d’autres victimes. Ils lancent un appel aux femmes qui pourraient avoir eu des relations intimes avec l’homme.
Source : http://lcn.canoe.ca/
AFRIQUE : Le Programme vaccinal anti-VIH retrouve ses sources
NAIROBI, 24 décembre 2009 (PlusNews) - L’Ouganda a été sélectionné pour héberger le Programme africain d’un vaccin contre le sida (AAVP, en anglais), auparavant basé à Genève en Suisse – une décision saluée comme un coup d’accélérateur donné à l’implication de l’Afrique dans la recherche contre le sida.
L’AAVP, un réseau d’acteurs africains de la recherche vaccinale sur le VIH, dont la mission est de promouvoir le développement d’un vaccin anti-VIH en Afrique, opérait jusque là sous la houlette du département immunisation de l’Organisation mondiale de la santé, depuis sa formation en 2000. « Dans la mesure où les deux tiers de l’épidémie mondiale de sida se trouvent sur notre continent, nous saluons le transfert du Programme africain d’un vaccin contre le sida vers l’Afrique ; L’Ouganda est honoré d’avoir été choisi pour héberger ce programme », a dit Stephen Mallinga, le ministre ougandais de la Santé, lors du cinquième forum AAVP, qui s’est déroulé mi-décembre à Kampala, la capitale… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
KENYA : La campagne de dépistage dépasse l’objectif du million
NAIROBI, 30 décembre 2009 (PlusNews) - Une campagne ambitieuse de dépistage du VIH et de conseils au porte-à-porte lancée en novembre a permis de dépister plus de 1,5 million de Kényans, selon un haut responsable du gouvernement.
« Les données préliminaires montrent qu’au cours des trois semaines de la campagne de dépistage volontaire et de conseils que nous avons menée au porte-à-porte, nous avons dépisté 1,5 million de personnes et au moment où nous récoltons toutes les données, nous pourrions aller au-delà de ce nombre », a dit à IRIN/PlusNews Nicholas Muraguri, directeur du Programme national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (NASCOP). « En principe, les hommes ne viennent pas se faire dépister mais cette fois, nous sommes impressionnés… Nos résultats montrent qu’ils représentent 40 pour cent du nombre total de personnes dépistées », a-t-il ajouté. « Ceux âgés de plus de 50 ans ont aussi [été dépistés] en grand nombre ; les recherches gouvernementales indiquent qu’ils sont à risque parce qu’ils sont eux aussi sexuellement actifs ». Il a noté que la campagne avait touché les populations les plus à risque telles que les travailleurs du sexe, à travers des centre de dépistage et conseil volontaires qui ont ouvert leurs portes hors des heures de bureau habituelles. La campagne faisait partie d’une initiative du gouvernement visant à avoir au moins 80 pour cent des Kényans dépistés pour le VIH d’ici la fin 2010 ; d’après le NASCOP, 40 pour cent des Kényans se sont fait dépister au moins une fois. Pendant ce temps, une initiative destinée à obtenir des résultats rapides pour améliorer le recours à la circoncision masculine médicale dans 11 districts de la province de Nyanza, dans l’ouest du Kenya, a convaincu quelque 35 000 hommes de subir l’intervention, dépassant l’objectif prévu de 30 000 hommes… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
PORNOGRAPHIE : Porno et prévention : Eurocreme renonce aux films bareback
Par Thomas Spencer mercredi 23 décembre 2009
Ce studio, qui a construit son succès grâce au porno sans capote, annonce avoir pris la décision d’abandonner le bareback. « Sans préservatif, impossible de garantir la sécurité des acteurs », a reconnu le patron d’Eurocreme dans une interview.
La boîte de production de films porno Eurocreme a décidé de renoncer à produire des films bareback. Alors que ce type de porno est aujourd’hui le plus vendu. « Cela a été une décision commercialement difficile, a expliqué Max Lincoln, le patron d’Eurocreme, sur le site d’information gay et lesbien britannique Pinknews. Mais c’est le seul moyen pour garantir la santé de ses acteurs. » « Il y a une période de latence entre le moment où un individu est infecté par le HIV et le moment où le test se révèle positif. Pendant cette période, la personne infectée peut contaminer ses partenaires s’il s’engage dans du sexe non protégé. Pour cette raison, il n’est pas possible de garantir la sécurité des acteurs dans un film bareback. (...) L’année dernière, afin de protéger ses acteurs du risque de contamination au HIV, Eurocreme a pris la décision de produire uniquement des films avec préservatif », a expliqué Max Lincoln.
« Twinks » et « chavs »
Eurocreme, studio européen fondé en 2002 et basé à Londres, est devenu célèbre grâce à ses films porno où apparaissent des minets (twinks) et des lascars britanniques (« chavs »). Mais la plupart des scènes tournées n’étaient pas safe. Eurocreme a aussi distribué jusqu’en 2008 les films d’AVI production (Prague) essentiellement bareback. La déclaration de Max Lincoln intervient a un moment où la California’s AIDS Healthcare Foundation, une association californienne de lutte contre le sida, a lancé une pétition visant à faire interdire les films bareback aux États-Unis. « Le sexe bareback n’est pas un délit, et ça serait dangereux que le gouvernement interdise une activité parfaitement légale », a expliqué Lincoln. Soulignant le handicap économique des studios produisant des films safe, et la difficulté législative d’interdire le piratage ou le téléchargement de films bareback, il a proposé une « auto-régulation » des producteurs, distributeurs et médias gays britanniques… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com/
RECHERCHE : Les biofilms : découverte d’un nouveau mode de propagation des virus
Paris, 21 décembre 2009
Des chercheurs de l’Institut Pasteur et du CNRS viennent pour la première fois de démontrer que certains virus sont capables de se regrouper pour constituer des structures complexes similaires aux biofilms bactériens. Ces formations, qui assureraient une protection des virus face au système immunitaire, leur permettent une dissémination très efficace de cellule à cellule. Les « biofilms viraux » constitueraient un mode de propagation majeur pour certains virus. Ils apparaissent donc comme de nouvelles cibles thérapeutiques particulièrement intéressantes.
Des chercheurs de l’Institut Pasteur et du CNRS dirigés par Maria-Isabel Thoulouze et Andrés Alcover, au sein de l’unité de Biologie cellulaire des lymphocytes, en collaboration avec Antoine Gessain de l’unité d’Epidémiologie et physiopathologie des virus oncogènes, et avec l’Imagopole, viennent de mettre en évidence, pour la première fois dans le monde viral, des structures de types « biofilms », formées par le rétrovirus HTLV-1 à la surface des cellules qu’il infecte. Il s’agit d’agrégats de virus et de matrice extracellulaire riche en sucres, secrétée par la cellule, et dont la synthèse est commandée par le génome du virus, intégré dans le génome cellulaire. Le virus HTLV-1 (virus de la leucémie humaine des cellules T du type 1) est le premier rétrovirus humain à avoir été isolé, en 1980, trois ans avant la découverte du VIH, rétrovirus responsable du sida. Il infecte quinze à vingt millions de personnes dans le monde, et est à l’origine de pathologies diverses, de la leucémie/lymphome T de l’adulte à des formes de neuromyélopathie (paraparésie spastique tropicale) ou à d’autres syndromes inflammatoires chroniques, comme les dermatites infectieuses, des uvéites ou des myosites. On savait déjà que la transmission de ce virus dans l’organisme de l’hôte infecté se faisait uniquement par contact de cellule en cellule, mais le mécanisme de cette transmission restait encore inexpliqué. Au sein du biofilm, véritable manteau protecteur et adhésif, HTLV-1 se transmet beaucoup plus efficacement qu’à l’état libre et unitaire. En éliminant le biofilm viral de la surface des cellules infectées, les chercheurs ont en outre réduit de 80% le taux d’infection, soulignant ainsi l’importance que représente ce mode de transmission pour HTLV-1. Chez les bactéries, les biofilms sont déjà connus depuis longtemps. Sur l’émail de nos dents, ils forment la plaque dentaire. On en trouve également dans les installations industrielles, au sein de notre propre flore intestinale. Lorsqu’ils colonisent les implants médicaux, comme les prothèses ou les cathéters, ils peuvent être source d’infections à répétition. Pour ces raisons, les biofilms bactériens font l’objet de nombreuses recherches visant à limiter leur développement et à les rendre perméables aux traitements anti-bactériens. Les scientifiques cherchent à présent à caractériser les mécanismes de production de ces biofilms viraux, et à déterminer si d’autres virus que HTLV-1 forment de telles structures. Pour les virus formant de tels biofilms, il serait intéressant de redessiner des stratégies thérapeutiques anti-virales, qui viseraient non seulement le virus lui-même, mais la formation de ces biofilms viraux.
Références :
Biofilm-like extracellular viral assemblies mediate HTLV-1 cell-to-cell transmission at virological synapses, Nature Medicine, 20 décembre 2009.
Ana-Monica Pais-Correia, Martin Sachse, Stéphanie Guadagnini, Valentina Robbiati, Rémi Lasserre, Antoine Gessain, Olivier Gout, Andrés Alcover and Maria-Isabel Thoulouze
Source : http://www2.cnrs.fr/


