BURKINA FASO : Gratuité du traitement antirétroviral - RECHERCHE VACCINALE : Essai -thaïlandais RV144, le droit d’espérer – OMS : Mère VIH-positive : allaitement au sein possible - UNITAID : Accès aux médicaments : UNITAID s’engage sur les patent pool - MAROC : Campagne d’information sur le sida au profit des marins pêcheurs d’Essaouira - ZAMBIE : Les services de dépistage du VIH manquent à leur mission - OUGANDA : Ces Américains qui ont inspiré la loi homophobe - ONUSIDA : Encore 57 pays ont des restrictions pour les séropositifs

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BURKINA FASO : Gratuité du traitement antirétroviral
Par P. Boureima Salouka, 7 janvier 2010
Blaise Compaoré a annoncé que les ARV sont gratuits à partir de cette année.
Bonne nouvelle pour les personnes vivant avec le VIH au Burkina Faso. Blaise Compaoré, le président du burkinabè a, la veille du jour de l’an, au cours de son adresse à la nation, annoncé la gratuité du traitement par les antirétroviraux à compter du 1er janvier 2010. Le coût mensuel du traitement antirétroviral (ARV) était de 1 500 francs CFA, soit un peu plus de 2 €, et n’était jusque là gratuit que pour certaines catégories de patients, telles que les enfants ou les personnes indigentes, grâce à des subventions versées aux associations.
À quand la gratuité de la prise en charge du traitement ?
Les associations de lutte et des personnes vivant avec le VIH au Burkina Faso saluent cette mesure, mais continuent à militer en faveur de la gratuité de la prise en charge du VIH/SIDA. « C’est déjà un bon pas de franchi, mais le problème n’est pas entièrement résolu », commente un séropositif. Économiquement éprouvés par la maladie, de nombreux patients déjà sous traitement ARV peinent à s’acquitter des frais d’examens de suivi biologique. « Pour mes examens, je dois débourser mensuellement 20. 000 CFA au moins », témoigne un autre malade infecté par le VIH. À ce casse-tête se greffent d’autres problèmes sociaux notamment l’alimentation des malades… (suite de l’article)
Source : http://www.afrik.com/
RECHERCHE VACCINALE : Essai thaïlandais RV144, le droit d’espérer
Par Nicolas Vabret, Institut Pasteur (France), 6 janvier 2010
Comment donner suite au succès inattendu de l’essai RV144 ? Depuis l’annonce de l’obtention d’une immunité partielle contre le VIH, le débat sur les raisons et les conséquences de ce résultat a été lancé, notamment lors de la conférence AIDS Vaccine qui s’est tenue en novembre à Paris. Cet article a été publié dans Transcriptases n°142. Les premières doses vaccinales ont été injectées le 20 octobre 2003 et le test a été terminé le 30 juin 2009. L’analyse a été communiquée le 24 septembre 2009. 104 900 flacons de solutions vaccinales ont été produits pour cet essai.
Le 24 septembre 2009, des scientifiques de l’armée américaine annonçaient pour la première fois avoir obtenu une protection partielle contre l’infection par le VIH lors d’un essai à grande échelle d’un vaccin contre le sida. Depuis, de nombreuses informations ont circulé à propos de cet essai clinique, et il a pu sembler difficile de cerner les conséquences de ce résultat dans le contexte de la lutte contre le VIH. Certaines interrogations demeurent, mais le débat a été nourri de nombreuses réflexions sur la meilleure façon de donner suite à ce succès inattendu. Les résultats de l’essai thaïlandais ont bel et bien changé la donne, et nous allons essayer d’expliquer pourquoi… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org/
OMS : Mère VIH-positive : allaitement au sein possible
Traduction/adaptation Yann-Mikael Dadot, 5 janvier 2010
Breast is always the best
Une femme VIH-positive qui vient d’accoucher devrait nourrir son enfant au sein, car « breast is always the best ». C’est le mot d’ordre de l’OMS. Dans les pays en développement, l’allaitement au sein est considéré comme le meilleur moyen d’assurer au nouveau-né un bon départ dans la vie. Si l’allaitement au sein est bien le moyen le plus naturel de nourrir un bébé, dans nombre de ces pays, les travailleurs sociaux doivent batailler pour faire changer les habitudes et les mentalités vis-à-vis de cet allaitement économique. C’est ce qu’évoque un récit paru dans le premier numéro de 2010 du Bulletin de l’Organisation mondiale de la santé.
Naturel, l’allaitement au sein ? Pas si simple. Exemple : selon le Pr Anna Coutsoudis, du Département de pédiatrie et de santé infantile de l’Université de Durban (Afrique su Sud), le problème commence dès la première semaine de l’allaitement, du fait que les professionnels de santé n’ont pas forcément l’art et la manière d’aider et de conseiller les jeunes mères. Lorsque des problèmes se présentent, crevasses des mamelons, téteurs paresseux ou goinfres… les mères mal conseillées se découragent, interrompent le sein et se tournent vers les laits maternisés du commerce. Face à une mère séropositive, quelle conduite optimale conseiller pour l’allaitement du nouveau-né ? Encore récemment l’OMS conseillait aux femmes VIH-positives de renoncer à l’allaitement au sein si elles avaient les moyens d’acheter des laits maternisés. Mais les choses ou les recommandations ont changé, on a pu constater que l’association allaitement au sein/antirétroviraux réduit significativement le risque de transmission du VIH via le lait maternel, pour un allaitement maternel exclusif durant de 6 mois au moins (allaitement conseillé jusqu’à 2 ans et plus pour les femmes séronégatives). Avec l’allaitement maternel, on constate une réduction de 3 à 4 fois du risque de transmission du VIH à l’enfant par rapport aux enfants recevant l’association allaitement maternel/laits maternisés ou alimentation diversifiée… (suite de l’article)
Source : http://www.santelog.com/
UNITAID : Accès aux médicaments : UNITAID s’engage sur les patent pool
7 janvier 2010
Une importante décision a été prise (mi décembre) par le Conseil d’administration d’UNITAID pour améliorer l’accès aux médicaments pour les personnes vivant avec le VIH/sida dans les pays en voie de développement. Le principe de la mise en place effective d’une communauté de brevets, dont Seronet vous a déjà parlé, a été accepté. Comme l’explique Médecins Sans Frontières, très engagé sur ce dossier : "La communauté de brevets pourrait devenir un mécanisme permettant la mise à disposition de licences à des producteurs de génériques, ce qui faciliterait la baisse des prix et la mise au point de nouvelles combinaisons de médicaments à dose fixe ou en un seul comprimé". Le Conseil d’administration d’UNITAID a décidé de mettre en place et de financer une nouvelle agence chargée de faire fonctionner la communauté de brevets. Une fois établie, les négociations plus formelles avec les compagnies pharmaceutiques pourront débuter. "Il s’agit d’une décision importante, dont le fonctionnement sera cependant jugée à l’aulne des résultats engendrés pour les patients", précise, dans un communiqué, une des responsables de MSF. "Nous avons lancé une campagne de mobilisation pour soutenir l’initiative des communautés de brevets. Les réponses positives reçues de quelques compagnies pharmaceutiques nous ont encouragés. Maintenant que tout le monde est d’accord sur le principe, les détenteurs de brevets doivent s’engager concrètement. Et ceci doit être rapide, puisque des millions de personnes vivant avec le VIH/sida sont en attente de traitement." Plus d’infos sur http://www.msf.fr/
Source : http://www.seronet.info/
MAROC : Campagne d’information sur le sida au profit des marins pêcheurs d’Essaouira
MAP, 6 janvier 2010
Des centaines de marins pêcheurs ont bénéficié d’une campagne d’information et de dépistage du sida organisée récemment au port de Mogador à Essaouira. Initiée par l’Association de lutte contre le sida (ALCS), dans le cadre du projet de prévention de proximité dans le milieu du travail, cette campagne a proposé aux bénéficiaires des analyses médicales grâce à un centre mobile de dépistage, anonyme et gratuit. Ce projet a pour objectif d’assurer un accès aux connaissances et aux informations sur le VIH/SIDA et les infections sexuellement transmissibles (IST) et de rendre les moyens de prévention encore plus accessibles. "Il est également question de faciliter l’accès au test de dépistage anonyme et gratuit ainsi qu’aux soins des IST dans les centres de santé les plus proches et les unités mobiles de l’ALCS", a souligné le président de la section de l’ALSC à Essaouira, M. Chafik Belkacem. Dans un souci de pérennisation, des personnes susceptibles de prendre le relais de ces actions sont identifiées parmi les populations bénéficiaires et sont formées à cet effet… (suite de l’article)
Source : http://www.wabayn.com/
ZAMBIE : Les services de dépistage du VIH manquent à leur mission
LUSAKA, 6 janvier 2010 (PlusNews) - Une nouvelle étude a démontré que les services de conseils et de dépistage volontaires (VCT) en Zambie ratent l’opportunité de fournir aux clients des informations sur les moyens de réduire leur risque VIH. L’étude, conduite par Private Sector Partnerships–One, (PSP-ONE), un projet d’USAID [Agence des Etats-Unis pour le développement international] destiné à augmenter la capacité du secteur privé à fournir des services de santé de qualité dans les pays en développement, a examiné les services de VCT offerts par les secteurs privés, ainsi que non gouvernementaux et caritatifs dans une province rurale et une province urbaine du pays – Copperbelt et Luapala.
Dans un rapport compilant les résultats de l’étude, les chercheurs ont souligné que les services de VCT constituaient une opportunité cruciale de fournir des conseils sur la prévention des risques et la prévention du VIH, et d’agir comme une passerelle vers les services de VIH/SIDA pour les personnes ayant un test positif. La Zambie a un taux de prévalence VIH chez les adultes de 14,3 pour cent, mais le taux d’infection s’élève jusqu’à 20 pour cent dans certaines zones urbaines. Les nouvelles infections au VIH se chiffrent à 82 000 en 2008 contre 70 000 en 2007 – la majorité d’entre elles par le biais de contact sexuel hétérosexuel. « Dans une épidémie VIH généralisée où les partenariats sexuels multiples et concomitants sont un facteur significatif de nouvelles infections, la discussion de méthodes de réduction des risques devrait être un point principal du conseil avant et après le dépistage », ont commenté les chercheurs. Cependant, l’étude a noté que dans tous les secteurs, si l’usage du préservatif était souligné, seul un client sur trois recevait des conseils sur la réduction du nombre de partenaires sexuels, et encore moins était conseillé sur la façon de révéler les résultats de leur test VIH à leurs partenaires… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/
OUGANDA : Ces Américains qui ont inspiré la loi homophobe
Par Paul Parant, jeudi 7 janvier 2010
Un article du « New York Times » révèle que trois Américains ont attisé le mouvement antigay en Ouganda, et inspiré le texte de loi qui réprime sévèrement l’homosexualité. Explications.
Ils sont trois, et depuis dimanche dernier, ils sont trois des Américains les plus détestés de la toile. « Scott Lively, Caleb Lee Brundidge, et Don Schmierer ont fait la promotion de la haine en Ouganda », écrit un gay new-yorkais sur Facebook. « Il faut leur retirer leur citoyenneté américaine et les envoyer en exil ! » ajoute-t-il. « Ils ont récolté ce qu’ils ont semé », écrit un blogueur. La raison de cette rage, c’est cet article dans l’édition dominicale du New York Times, le 3 janvier, qui a « outé » ces trois évangélistes américains pour avoir participé, en mars dernier, à un colloque nommé « The Gay agenda » – « Les sombres intentions cachées des gays ». Lively est un missionnaire évangéliste ayant écrit plusieurs livres contre l’homosexualité, dont Comment empêcher que votre enfant ne soit recruté (sic) en 7 étapes. Brundidge se présente comme un « ancien gay » et anime des séminaires de « guérison ». Schmierer, un des dirigeants du mouvement ex-gay Exodus, invoquant le Christ pour « réparer les dégâts faits par l’homosexualité dans le monde ». Un mois après leur intervention, dont le Times va jusqu’à mettre en ligne des enregistrements audio, David Bahati, un parlementaire ougandais qui se vante d’avoir des amis évangélistes américains, a proposé une loi qui, dans certains cas (lire notre article), prévoit la peine de mort pour les homosexuels.
« Je suis déçu »
Aujourd’hui, les trois Américains cités dans l’article n’expriment que des remords. « Je me sens dupé. C’est horrible, quelques-unes des personnes les plus gentilles que je connaisse sont homosexuelles », déclare Don Schmierer. Et Scott Lively, qui a d’abord reconnu avoir rencontré des politiciens ougandais pour parler du projet de loi, se dit aujourd’hui « très déçu que la législation soit si sévère »… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com/
ONUSIDA : Encore 57 pays ont des restrictions pour les séropositifs
5 janvier 2010
Encore 57 pays connaissent des restrictions aux déplacements des séropositifs, a affirmé le Programme commun des Nations unies sur le Sida (ONUSIDA). L’organisation s’est en même temps félicitée des restrictions levées en Corée du Sud et aux Etats-Unis.
Ces deux pays ont abandonné au début de cette année toute discrimination à l’entrée et au séjour des personnes porteuses du virus du Sida. Le directeur exécutif d’ONUSIDA Michel Sidibé a salué "une victoire pour les droits de l’homme". Mais 57 pays observent encore une forme ou une autre de restrictions à l’entrée et au séjour des séropositifs. Six pays demandent, à l’entrée dans le pays, une déclaration sur l’infection ou non par le virus : le Brunei, la Chine, Oman, le Soudan, les Emirats arabes unis et le Yémen. Six autres pays refusent les visas aux porteurs du virus même pour un court séjour : l’Egypte, l’Irak, le Qatar, Singapour, la Tunisie et les îles Turques-et-Caïques dans les Antilles. Selon ONUSIDA, 24 pays déportent les individus dont la séropositivité est découverte. "Les Etats se sont engagés à réaliser en 2010 l’accès universel au traitement contre le Sida. Je demande que les individus porteurs du virus bénéficient partout d’une totale liberté de mouvement", a déclaré Michel Sidibé
Source : http://www.romandie.com/