CANADA : QUÉBEC : Les opiacés gagnent du terrain - RECHERCHE : Metformine et antirétroviraux : attention à l’acidose lactique - KENYA : Les avantages indirects de la circoncision masculine - ANGOLA : Séminaire sur la solidarité contre le VIH/sida au lieu du travail - SÉNÉGAL : Ismaël Goudiaby, président du réseau national des personnes vivant avec le VIH, déçu par les agissements des autorités - ÉTATS-UNIS : La grippe H1N1 cause la mort d’une femme séropositive - VACCINATIONS : Voyageur vivant avec le VIH - ENQUÊTES : Évolution de la pratique des tests de dépistage du VIH chez les mineurs placés sous la main de la justice - CANADA : QUÉBEC : Michel Lavoie : « Je ne suis pas un meurtrier » - ARMÉNIE : Les enfants informés sur le VIH par des prêtres - FRANCE : Mano Solo… Là haut !

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CANADA : QUÉBEC : Les opiacés gagnent du terrain
Frédéric Denoncourt, publié le 11 janvier 2010
(Québec) Si la cocaïne demeure la drogue par injection la plus populaire chez les toxicomanes de Québec, on observe depuis quelques années une forte augmentation de la consommation de Dilaudid et d’OxyContin, des opiacés vendus sur ordonnance dont les effets peuvent être dévastateurs, s’inquiètent les intervenants en santé publique. Voilà ce qu’on peut lire dans le plus récent rapport produit par l’Institut national de santé publique (INSP) sur le sujet.
Selon un des cosignataires, Michel Alary, plusieurs facteurs, dont la difficulté à se procurer de l’héroïne au Québec, peuvent expliquer la soudaine augmentation de la consommation des médicaments d’ordonnance dérivés de l’opium. « L’héroïne est très difficile à avoir ici. À Québec, c’est presque impossible. » Le Dilaudid, en particulier, est un médicament contre la douleur dont les effets se rapprochent beaucoup de ceux de l’héroïne, une drogue qui agit comme un anxiolytique puissant, procurant à celui qui se l’injecte un intense sentiment d’apaisement, sinon d’euphorie. En 2003, 36,2 % des toxicomanes de la capitale qui fréquentaient les programmes d’échange de seringues disaient s’injecter du Dilaudid. En 2007, ce chiffre était passé à 55,4 %. Pour ce qui est de l’OxyContin, un dérivé de la morphine, 1,7 % des utilisateurs de drogues par injection disaient en faire usage en 2003, contre 36,8 % en 2007. Pendant la même période, la popularité de la cocaïne a légèrement diminué, passant de 96,6 % à 94,8 %... (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
RECHERCHE : Metformine et antirétroviraux : attention à l’acidose lactique
Rédigé le 11 janvier 2010
La coprescription de metformine et d’antirétroviraux de type inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI), chez les patients infectés par le VIH et présentant un diabète, apparaît comme une situation pouvant favoriser la survenue d’une acidose lactique ou augmenter la gravité d’une hyperlactatémie.
Metformine et acidose lactique
La metformine, substance de la classe des biguanides, est largement utilisée dans le traitement du diabète non-insulino-dépendant pour son effet normoglycémiant plutôt qu’hypoglycémiant car elle n’abaisse pas la glycémie du sujet sain. Son mécanisme d’action est complexe. Elle agit en présence d’insuline : - en favorisant l’utilisation du glucose par les tissus, notamment par les muscles squelettiques ; - en inhibant la néoglycogenèse hépatique, c’est-à-dire la formation du glycogène à partir des acides aminés et des lipides, entraînant une hyperlactatémie modeste.
L’acidose lactique est une acidose métabolique organique due à une accumulation d’acide lactique par augmentation de sa production ou diminution de son utilisation. On parle d’acidose lactique en présence d’une acidose métabolique organique associée à une lactatémie supérieure à 5 mmoles par litre. Le traitement par metformine chez le diabétique de type 2 expose classiquement au risque d’acidose lactique de type B, causée par un défaut d’utilisation de l’oxygène au niveau mitochondrial, généralement en l’absence d’hypotension et d’hypoxémie. (Les acidoses lactiques de type A sont causées par une hypoperfusion tissulaire. Elles ont généralement un mauvais pronostic en raison de la cause même de l’acidose).
En pratique, on peut distinguer trois situations dont le pronostic est totalement différent.
Dans le premier cas la metformine semble responsable de l’acidose lactique en raison d’un
surdosage volontaire ou non, et le pronostic est bon.
Dans le deuxième cas, c’est une pathologie sous-jacente qui entraîne l’acidose lactique à elle
seule et il n’y a finalement pas de lien réel entre la metformine et l’acidose lactique.
Dans le dernier cas, il existe une cause d’acidose et celle-ci est aggravée par la metformine.
Le pronostic des deux dernières situations est sombre avec une mortalité qui se situe aux alentours de 50 %.
Le traitement curatif repose sur un traitement symptomatique et l’épuration extrarénale qui permet l’élimination de la metformine et la suppléance de l’insuffisance rénale fréquemment associée. Le traitement principal est le traitement préventif qui impose le respect des contre-indications et une meilleure éducation des médecins et des patients aux bonnes règles de prescription. Une augmentation "artificielle" de la lactatémie peut également être enregistrée en présence d’un tendon inflammatoire possiblement "enrichi" en acide lactique, à proximité du site de ponction veineuse au niveau d’un bras… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr/
KENYA : Les avantages indirects de la circoncision masculine
KISUMU, 12 janvier 2010 (PlusNews) - En 2009, James Nango a appris qu’il souffrait de la syphilis alors qu’il s’était rendu dans une clinique de Kisumu, sa ville natale, dans la province de Nyanza, dans l’ouest du Kenya, dans l’espoir de se faire circoncire et réduire ainsi les risques de contracter le VIH/SIDA. « L’extrémité de mon pénis me démangeait, mais j’ignorais ce que c’était… Je pensais que ce n’était qu’une rougeur qui finirait par disparaître », a confié le jeune homme de 26 ans à IRIN/PlusNews. « Je n’ai appris qu’il s’agissait en fait de la syphilis que lorsque les médecins m’ont annoncé que je ne pouvais me faire circoncire à moins de suivre un traitement », a-t-il poursuivi. À la clinique, James Nango s’est également soumis à son premier test de dépistage du VIH qui s’est révélé négatif. Après avoir efficacement traité son infection sexuellement transmissible (IST), il a pu se faire circoncire.
En novembre 2008, le Kenya a lancé un ambitieux programme national de circoncision masculine, visant à inciter plus d’un million d’hommes à se faire volontairement enlever le prépuce d’ici 2013. Le gouvernement déploie essentiellement ses efforts dans la province de Nyanza, où un peu moins de 50 pour cent de la population masculine est circoncise et où le taux de prévalence du VIH s’élève à 15,4 pour cent, soit un taux presque deux fois supérieur à la moyenne nationale. Une enquête rapide a indiqué que plus de 35 000 hommes de la province de Nyanza avaient subi l’intervention au cours d’une période de six semaines. Dans le cadre du programme de circoncision de masse, tous les patients reçoivent des services de conseil et de dépistage volontaire du VIH et effectuent également des tests de dépistage des IST. Selon les chiffres avancés par le gouvernement, plus de 75 000 hommes ont été circoncis depuis le lancement du programme… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/ [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
ANGOLA : Séminaire sur la solidarité contre le VIH/Sida au lieu du travail
11 janvier 2010
Ondjiva (Angola) - Les chefs de divers organismes publics de la province de Cunene participent depuis lundi, à un séminaire sur la solidarité contre le VIH/Sida dans le lieu du travail, visant à contribuer à la diminution des cas de discrimination des séropositifs. Organisé par la Direction de la Santé, à travers le projet HAMSET, le séminaire de deux jours a pour but d’augmenter les connaissances des participants sur les méthodes de transmission et prévention de la maladie, la situation de la discrimination et exclusion sociale de la part des employées et fonctionnaires… (suite de l’article)
Source : http://www.portalangop.co.ao/
lundi 11 janvier 2010
Propos recueillis par Bocar SAKHO et Baye Makébé SARR
lagazette.sn
Il reste un homme optimiste malgré cette maladie qui l’étreint. Marié « jusqu’à l’éternité avec une merveilleuse femme » et père de plusieurs enfants dont deux jumeaux, Ismaëla Goudiaby reste un homme engagé dans la lutte contre le VIH en levant d’abord sa confidentialité. Mais, il reste amer devant le comportement des autorités et alerte sur la rupture de certains produits comme les réactifs et le manque de prise en charge des infections opportunistes.
« Je vais très bien même parce que je suis présentement à Saint-Louis pour une formation militaire à Bango pour deux mois. C’est une façon de vous dire que je vais très bien. Je n’ai pas de soucis particuliers. Dieu merci parce que je ne suis pas dans un état grabataire. Il faut reconnaître que le fait de vivre avec le VIH est une situation effrayante, une souffrance indescriptible, d’être ainsi séparé de tout ce qui a jusque là peuplé votre univers. N’appartenir à aucun noyau familial, devenir tout doucement un étranger aux yeux de ceux qui vous étaient proches. C’est presque invivable, parfois. C’est là que j’ai compris le sens des mots stigmatisation et discrimination. Quand j’ai appris la nouvelle le 24 Août 1994, on dirait que le monde s’est effondré. Bien sûr, que c’est une nouvelle douloureuse et qu’on n’imagine jamais. Il faut après essayer de positiver et aller de l’avant sinon on court à sa perte. Il a fallu que je sois vraiment fort pour surmonter cette période. J’ai ensuite écrit une lettre de démission au Groupement national des sapeurs pompiers et on m’a détaché à Enda Santé au niveau de l’unité d’appui et de conseil pour accompagner et suivre les personnes vivant avec le VIH. Après un certain temps, il y a eu la naissance du Réseau national des personnes vivant avec le VIH. C’était donc pour ma réinsertion sociale qu’on m’a détaché à Enda Santé.
Confidentialité
J’ai décidé de lever mon anonymat pour mieux vivre. J’étais gêné parce que je gardais quelque chose que je n’ai pas partagé avec ma famille. Je faisais de gauche à droite des dépenses inutiles. J’ai voyagé un peu partout, en allant en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, en Gambie pour faire des traitements traditionnels. C’était en 1994. Ma maman m’avait demandé trois vaches pour suivre un traitement au Burkina Faso. C’est à partir de ce moment que j’ai décidé d’arrêter de faire ces dépenses inutiles parce que je ne voulais pas dilapider le patrimoine familial. En plus j’étais le seul fonctionnaire de notre famille alors que j’avais plusieurs frères et sœurs. C’est une façon de vous dire que le Sida m’a volé ma santé, ma vitalité, ma jeunesse. Il m’a plongé dans un monde d’incertitude, d’angoisse, de douleur, d’insécurité physique, mentale et de profonde solitude, où la vie et la mort se chevauchent, dans chaque geste de la vie quotidienne. L’enchevêtrement de la vie et de la mort est inexplicable à ceux qui ne l’ont pas vécu. C’est sans doute ce qui cause l’isolement. Réflexion faite, on est toujours seul dans la souffrance même si ma famille ne m’a pas laissé seul dans cette situation. C’est vrai que ce n’était pas évident de lever la confidentialité. J’ai réussi à convaincre ma femme, mes enfants et ma mère. Il me restait ma famille la plus proche comme mes sœurs, mes frères, mes cousins entre autres. Certaines personnes n’ont pas accepté en pensant que les gens vont penser que notre famille était composée de vagabonds sexuels. Il y a eu vraiment des réticences dans la famille et les cousins qui n’avaient pas accepté m’ont finalement autorisé à lever la confidentialité… (suite de l’article)
Source : http://xalimasn.com/
ÉTATS-UNIS : La grippe H1N1 cause la mort d’une femme séropositive
Date d’affichage : 11/01/2010
Sean R. Hosein
Le virus pandémique H1N1 (également dit grippe porcine) est apparu en avril 2009 et s’est rapidement propagé un peu partout dans le monde. Pour obtenir des renseignements exhaustifs sur la prévention et le traitement du H1N1, consultez l’article Le H1N1 et le VIH : comment se protéger et rester en bonne santé, publié le 30 octobre 2009, en cliquant sur le lien suivant : www.catie.ca/nouvellescatie....
En 2009, le H1N1 s’est rapidement propagé et a causé de nombreuses complications voire des morts dans plusieurs pays à revenu moyen ou élevé. On estime que des millions de personnes ont contracté le H1N1 à l’échelle mondiale, mais aucun cas de complications graves chez une personne séropositive n’avait été déclaré avant la sortie du numéro de janvier 2010 de la revue Emerging Infectious Diseases. Dans l’article en question, des médecins de Long Island (état de New York) décrivent en détail un cas mortel de pneumonie causée par le virus grippal H1N1.
Détails du cas
Une femme séropositive de 39 ans atteinte du diabète de type 1 s’est présentée au Winthrop-University Hospital (Mineola, NY) parce qu’elle souffrait d’essoufflement et d’autres symptômes. La femme en question prenait soin d’un enfant atteint d’une maladie grippale. La patiente avait fait l’objet d’un diagnostic de sida sept ans auparavant, et on lui avait prescrit les médicaments suivants dont elle était censée prendre :
AZT + 3TC dans une seule pilule (Combivir)
efavirenz (Sustiva)
Bactrim/Septra (triméthoprime/sulfaméthoxazole)
Les médecins ont rapidement découvert que la patiente ne prenait pas fidèlement ses médicaments et avait par conséquent un faible compte de CD4+, soit 166 cellules environ. Aucune explication de sa mauvaise observance thérapeutique n’a été avancée. La patiente présentait les signes et les symptômes suivants à son arrivée à l’hôpital :
faible tension artérielle
faiblesse
toux
essoufflement
enflure du foie
Des épreuves de laboratoire, dont un test de dépistage rapide de l’influenza et une culture virale, n’ont détecté aucune infection respiratoire. Par contre, une radiographie pulmonaire a révélé de l’inflammation. Tenant compte de plusieurs facteurs — résultat négatif au test de dépistage rapide, faible compte de CD4+ et antécédents d’infections bactériennes des poumons — les médecins ont présumé que la patiente souffrait d’une infection bactérienne récurrente ou d’une pneumonie liée au sida. Ils lui ont prescrit de nombreux antibiotiques, ainsi que de l’atovaquone (Mepron), un médicament utilisé pour le traitement de la PPC, une sorte de pneumonie associée au sida… (suite de l’article)
Source : http://www.catie.ca/
VACCINATIONS : voyageur vivant avec le VIH
Par Guillaume Le Loup, Hôpital Tenon (France) et Charles Roncier, 11 janvier 2010
Pour le sujet séropositif, le rapport bénéfices-risques de la vaccination va dépendre du statut immunitaire et de la nature de la maladie à prévenir. Dans tous les cas, il est important de faire un point quelques semaines au moins avant tout voyage pour un pays lointain.
Cet article a été publié dans Transcriptases n°142.
Les sujets infectés par le VIH présentent une sensibilité accrue à certaines infections pouvant bénéficier d’une protection vaccinale (pneumocoque notamment). D’une manière générale, l’immunogénicité des vaccins est moindre chez les personnes vivant avec le VIH, en particulier lorsque le taux de CD4 est inférieur à 500/mm3. C’est encore plus vrai si elle est inférieure à 200/mm3 et que la charge virale VIH est élevée.
Les vaccins vivants atténués sont en principe contre-indiqués à cause du risque plus élevé de complications, en particulier en cas de déficit immunitaire sévère. Ainsi, dans tous les cas, le BCG est contre-indiqué pour les séropositifs… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org/
Rédigé le 11 janvier 2010
L’Assemblée nationale a publié un rapport d’information sur la santé des mineurs placés sous la main de la justice intitulé : « Un meilleur partenariat santé/Justice pour une justice pénale des mineurs efficace ». Deux enquêtes ont été menées en 1997 et 2004 par une équipe de chercheurs du Laboratoire d’épidémiologie psychiatrique de l’enfant et de l’adolescent de l’Institut national de la santé et de la recherche (Inserm), à la demande de la Direction de la Protection judiciaire de la Jeunesse (PJJ). Elles ne concernent que les jeunes de 14-20 ans pris en charge par les services du secteur public de la PJJ en France métropolitaine, hors mesures d’investigations et hors quartiers mineurs du milieu pénitentiaire.
Un volet de ces enquêtes a porté sur le recours au système de soins de cette population. La majorité des jeunes ont consulté au moins une fois un professionnel de la santé durant l’année (94 % des garçons et 97 % des filles). Parmi les professionnels consultés, le médecin généraliste vient largement en tête (81 %), suivi du dentiste (62 %) et des autres spécialités médicales (ophtalmologiste 30 %, dermatologue 20 %, ORL 19 %). En ce qui concerne la consultation gynécologique, 50 % des filles ont consulté au moins une fois le gynécologue, avec un taux de consultation passant de 35 % chez les 14-15 ans à 63 % chez les 18-20 ans. Les jeunes pris en charge par la PJJ ont aussi consulté dans l’année des psychologues (45 %), des infirmières (39 %) et des assistants de service social (37 %). Pour l’ensemble des recours aux professionnels de santé, les filles sont plus consultantes. On note, dans la majorité des cas, une augmentation de la consultation médicale et paramédicale entre 1997 et 2004, particulièrement sensible pour le médecin généraliste, le dentiste, l’ophtalmologiste. Près d’un tiers des jeunes ont été hospitalisés (39 % des filles, 28% des garçons) et près d’un sur deux a en outre été admis aux urgences dans l’année (47 % des filles et 43 % des garçons), alors que le taux d’hospitalisation est bien moindre en population générale : environ 8 % avec 11 % de taux de passage aux urgences. Concernant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), 20 % des filles disent y avoir eu recours durant leur vie, et 36 % disent avoir déjà utilisé la pilule du lendemain. Les garçons déclarent que 5 % de leur partenaire ont eu recours à une IVG et que 14 % ont pris la pilule du lendemain. Il semble que les garçons ignorent fréquemment ce qui se passe pour leur partenaire. La proportion des filles qui ont déjà fait une IVG ou ont pris la pilule du lendemain augmente avec l’âge.
La comparaison entre les deux enquêtes de 1997 et de 2004 montre une augmentation des IVG (20 % contre 12 %). La comparaison avec la population générale montre, par exemple dans la tranche d’âge des 18-20 ans, une fréquence de déclaration d’IVG des jeunes enquêtées supérieure (29 % contre 21,5 %). Les tests de dépistages du VIH et/ou de l’hépatite C sont plutôt réalisés par les filles (45 % des filles et 19 % des garçons ont déjà fait un dépistage du VIH, 37 % des filles et 20 % des garçons ont déjà fait un dépistage de l’hépatite C) et augmentent avec l’âge.
La comparaison entre les deux enquêtes de 1997 et de 2004 montre que la pratique du dépistage de l’infection à VIH n’a pas évolué. Les conclusions de ce rapport montrent qu’il est nécessaire de repenser l’articulation du soin et de l’accompagnement éducatif et d’améliorer le suivi sanitaire et psychique de ces mineurs.
Source : http://femmesida.veille.inist.fr/
CANADA : QUÉBEC : Michel Lavoie : « Je ne suis pas un meurtrier »
Claude Savary, 12 janvier 2010
(Shawinigan) Michel Lavoie, un homme de 43 ans de Malartic accusé de ne pas avoir avisé sa partenaire qu’il était atteint du sida, a soutenu hier qu’avant même leur première sexuelle, il lui avait dit qu’il était porteur du VIH et que c’est par conséquent en toute connaissance de cause que cette femme avait accepté d’avoir des relations sexuelles, mêmes non protégées, avec lui. Ce témoignage de l’accusé tranche singulièrement avec celui rendu en octobre dernier par la victime, qui avait déclaré que c’est au terme d’un examen médical qu’elle avait appris sa contamination. Michel Lavoie se savait séropositif depuis 1997 et, selon ses propos tenus devant le juge Richard Poudrier, il avait informé des membres de sa famille dans les mois suivants.
Michel Lavoie a mentionné qu’il n’était pas un meurtrier et que c’était de son devoir d’avertir sa partenaire. Bien qu’ils se connaissaient de vue depuis quelques années, Lavoie et sa compagne n’avaient jamais eu de relations intimes jusqu’en avril 2003. Après avoir été présentés l’un à l’autre par un ami, les deux ont rapidement eu un béguin mutuel. Le 4 avril, sentant bien qu’une relation sexuelle était imminente, l’accusé dit avoir été très clair avec son amie en lui expliquant son état. « Elle est demeurée bouche bée », a souligné Lavoie en ajoutant que sa partenaire était désemparée sur le moment. Il a précisé qu’au bout d’une demie-heure de réflexion, la victime alléguée a accepté de faire l’amour à la condition qu’il porte un condom… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
ARMÉNIE : Les enfants informés sur le HIV par des prêtres
Par Stéphane/armenews,12 janvier 2010
À l’occasion de la journée mondiale contre le SIDA, des enfants de cinq régions à travers l’Arménie se sont réunis dans la région de Talin pour participer à un concours de questions sur le HIV et des questions sur les sains styles de vie. Les prêtres des diverses régions du pays étaient présents lors de l’événement, exprimant leur appui à la prévention du HIV.
Ce concours est devenu un événement régulier lors de la journée mondiale contre le SIDA en Arménie et maintenant un cours sur la prévention du HIV fait parti du programme des études dans les collèges d’enseignement général pour les niveaux 8 et 9 à travers tout le pays, les enfants sont plus informés sur cette question et peuvent en parler plus ouvertement et avec assurance. « Je suis tout à fait à l’aise pour discuter de cette question » a déclaré Siranush Martirosyan, 13 ans, résidente à Erevan. « Cela n’importe pas si nous gagnons ou perdons ce concours, nous avons déjà tiré beaucoup de profit en connaissant ce qu’est le HIV » a-t-elle ajouté. L’ONG Worl Vision soutient l’exécution du cours sur la prévention du HIV dans les collègesl. De plus, World Vision tient des cours de formation réguliers pour les gens dont les enfants, les enseignants et le clergé. « Les enfants apprennent ce qu’est le HIV par des jeux interactifs et des animations de groupe. Cela fait un enseignement plus efficace et plaisant » a dit Anush Sahakyan, la Spécialiste de la Santé à World Vision en Arménie. « Un de nos centres fondamentaux est la promotion des valeurs Chrétiennes et l’élimination de la discrimination des gens vivant avec le HIV - c’est pourquoi nous avons inclus le clergé dans nos projets, puisque ils disposent d’influence pour s’adresser sur la question correctement » a expliqué Anush Sahakyan… (suite de l’article)
Source : http://www.armenews.com/
Par JFL-SERONET, Posté le 11 janvier 2010
Artiste écorché vif et atypique, séropositif depuis 1986, malade du sida depuis 1995, Mano Solo a été emporté par "plusieurs anévrismes". Il est mort le 10 janvier à 46 ans à l’hôpital où il était hospitalisé après son dernier concert à l’Olympia à Paris, le 12 novembre dernier.
"Je l’ai appris à Noël 1986. J’avais des ganglions partout. Et je savais que je cumulais tous les risques. J’avais beaucoup séduit et fait pas mal de conneries toxicomanes, même si je ne me shootais plus depuis longtemps. J’avais vraiment le profil (…) Les autres. Je ne les ai plus vus de la même manière. En une seconde, j’ai basculé dans un autre monde, je n’étais plus le même homme. Et puis, surtout, une oppression : je crois que j’ai perdu ma liberté, ce jour-là. L’insouciance, la liberté de se tromper, de perdre du temps..." C’est ainsi que Mano Solo expliquait, dans une interview au Nouvel Observateur en janvier 1997, comment il avait découvert qu’il était séropositif et ce qu’il avait ressenti.
Dans cette même interview, il expliquait au journaliste François Armanet ce qu’était son traitement : "C’est vraiment lourd. Entre les antiviraux, les antiprotéases, les antibiotiques et les trucs pour l’épilepsie - je suis devenu épileptique aussi -, je prends 34 pilules par jour. Depuis qu’on m’a adapté les doses, je ne dégueule plus. Je le supporte bien physiquement, et en tout cas, en ce moment, je me sens bien. Mais combien de temps les nouvelles molécules marcheront ? On n’en sait rien. L’AZT, par exemple, a des effets bénéfiques pendant dix-huit mois, et ensuite le corps s’habitue. Mais pour l’instant, ça m’a sauvé la vie." Il expliquait aussi en quoi le fait de revendiquer "son sida" était un acte militant. "Ne pas me laisser écraser par la société, c’était déjà un acte militant. Quand j’ai su que j’avais le sida, Le Pen parlait encore de sidatorium. Tout le monde déblatérait n’importe quoi sur le sida, sans penser que moi et d’autres mecs nous l’avions vraiment. Tout d’un coup, toute la société parlait de moi, et sans me demander mon avis ! Et c’était hors de question. Culturellement, je n’avais justement appris qu’une seule chose : ouvrir ma gueule."… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info/


