Actualités VIH

Texte publié le lundi 18 janvier 2010.

MAROC : Lutte contre la stigmatisation : Un levier de la stratégie de l’ALSC - MAROC : ALSC : Appel à la création d’un collectif de droits humains - ENTREVUE : Témoignage : « Le sida est une maladie qui se vit souvent seul » - FRANCE : « Daniel Bensaïd est mort du sida. » - FRANCE : Blog : Au commencement était le verbe : contaminer - FRANCE : Antibes : Écoute Urgence Sida : « Être un point de repère » - RECHERCHE : Vers un traitement de la lymphocytopénie T CD4 idiopathique - ÎLE DE LA RÉUNION : La Réunion accueille un Congrès international sur les maladies neuro-infectieuses - TUBERCULOSE : Enfin de nouveaux antibiotiques !

Marrakesh

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MAROC : Lutte contre la stigmatisation : Un levier de la stratégie de l’ALSC

Publié le : 16.01.2010

Par MAP

La lutte contre la stigmatisation et la discrimination constitue l’un des leviers de la stratégie de l’Association marocaine de lutte contre le sida (ALCS), a souligné vendredi à Marrakech, la présidente de cette ONG, Hakima Himmich.

Mme Himmich qui s’exprimait à l’ouverture des travaux des 8e Assises nationales de l’ALCS (15-17 janvier) sous le thème « Stigmatisation et discrimination : l’autre épidémie », a ajouté que par l’organisation de ces rencontres, l’ALCS vise à mobiliser l’ensemble des bénévoles et des intervenants en vue de protéger les personnes vivantes avec le VIH et d’œuvrer en vue de réduire le danger de sa transmission, tout en atténuant ses impacts négatifs. Elle a tenu à indiquer également que l’organisation de cette rencontre à laquelle participent une palette d’experts issus de France, Liban et d’Angleterre, des représentants de nombre d’associations de la société civile œuvrant dans ce domaine ainsi que des militants des associations de droits humains, revêt une importance cruciale étant donné la pertinence du thème choisi. Et de poursuivre que ces rencontres serviront de plateforme pour jeter les bases d’une stratégie homogène à même de permettre de faire face à toutes les contraintes liées à cette épidémie, plaidant, dans ce sens, en faveur d’une implication effective des décideurs politiques en vue de mettre un terme à ce fléau social. « Notre objectif à travers ces rencontres est d’engager une réflexion sur la possibilité de la mise en place d’une stratégie cohérente ainsi que des mécanismes efficients pour faire face à toutes les violations des droits des individus vivants ou atteints par le virus », a expliqué Mme Himmich, se félicitant du soutien présenté par les différents partenaires nationaux et internationaux pour lutter contre cette épidémie. Pierre Bergé, président de Sidaction France a fait savoir, quant à lui, que la lutte contre le sida relève de la responsabilité de tous : pouvoirs publics et société civile, soulignant que le risque d’atteinte par le virus du sida n’exclut personne et ce, à l’instar des autres épidémies, notamment dans les pays pauvres… (suite de l’article)

Source : http://www.lematin.ma/

MAROC : ALSC : Appel à la création d’un collectif de droits humains

Publié le : 18.01.2010

Les participants aux 8e Assises nationales de l’Association de lutte contre le sida (ALCS) ont plaidé dimanche à Marrakech pour la mise en place d’un collectif associatif et de droits humains en vue de lutter contre la stigmatisation et la discrimination en matière de lutte contre cette épidémie.

Les participants à ces assises initiées du 14 au 17 janvier à Marrakech, sous le thème « Stigmatisation et discrimination : l’autre épidémie », ont souligné également l’importance de la consolidation et de la vulgarisation de la culture de communication et de prise de contacts avec les associations, les départements gouvernementaux et les médias afin d’éradiquer la stigmatisation et la discrimination, plaidant, dans ce sens, en faveur d’un engagement des pouvoirs publics à accorder aux personnes souffrant du Sida où vivantes avec le VIH tout l’intérêt qu’elles méritent. Les participants n’ont pas manqué également d’insister sur la nécessité d’améliorer le rendement et de consolider la compétence des personnes œuvrant en matière de sociologie en vue de la consécration d’une culture humaine et de droits humains au profit des personnes souffrant du sida ou vivantes avec le VIH. Ils ont estimé nécessaire aussi de promouvoir la sensibilisation au sein de la société afin de lutter contre la stigmatisation et la discrimination à tous les niveaux, à partir des établissements scolaires et en arrivant aux administrations publiques… (suite de l’article)

Source : http://www.lematin.ma/

ENTREVUE : Témoignage : « Le sida est une maladie qui se vit souvent seul »

lundi 18 janvier 2010

Virginie de Galzain (photographe)

Propos recueillis par Alain Miguet pour Sida Info Service

Virginie de Galzain, journaliste et photographe, a réalisé un reportage photos de plusieurs mois au sein du service Immunologie de l’HEPG de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) auprès des personnes séropositives et aux côtés du personnel médical. Elle répond aux questions de Sida Info Service.

SIS : Pourquoi vous-êtes vous intéressée au VIH/sida en France comme sujet de reportage ?

Virginie de Galzain (VG) : Dans mon travail et en général, je m’interroge beaucoup sur la notion du “vivre ensemble” et des conditions de vie dans une société encore génératrice d’inégalités au niveau, social, sanitaire, éducatif, professionnel et donc humain. Trente ans après son apparition, beaucoup méconnaissent la situation du VIH/sida dans le monde et en France ; le fait qu’on n’en guérit pas ; la façon dont le virus se transmet, est soigné, est vécu par les personnes séropositives ; et par les membres du corps médical. Trop d’idées reçues persistent et alimentent l’exclusion et la discrimination : c’est révoltant. J’ai aussi été amenée à écrire des papiers sur ce sujet, notamment à l’attention des publics jeunes et migrants. Petit à petit, j’ai eu le sentiment de tourner en rond avec les mots. L’image m’est apparue comme un moyen plus sensible pour toucher, interpeller. Par le biais des photographies et d’extraits de témoignages, j’espère induire une proximité. Je voudrais réussir à faire comprendre que, au-delà des statistiques, des campagnes trop ponctuelles et des événementiels (Journée mondiale, Sidaction…), l’épidémie existe tous les jours en France en 2010, et qu’il est nécessaire d’être conscient des difficultés sanitaires et relationnelles qu’elle génère parallèlement au formidable espoir dû aux évolutions médicales - auxquelles tout le monde n’a pas accès.

SIS : Avez-vous rencontré des difficultés pour obtenir l’accord de l’AP-HP ?

VG : Les règles encadrant le droit à l’image et de la diffusion compliquent beaucoup les choses, particulièrement dans ce type d’établissement où le respect du patient doit primer. La période était tendue : le projet de loi "Hôpital, Patients, Santé et Territoires" venait d’être adopté par les députés avec les enjeux que l’on connaît. Et je ne répondais pas à une commande mais réalisais un travail indépendant : je ne rentrais donc pas dans les cases juridiques pour un accord. J’étais déterminée, et nous avons réfléchi ensemble à la mise en œuvre et de ce projet et aux conditions de diffusion. L’autorisation m’a finalement été accordée.

SIS : Les visages n’apparaissent pas sur les photos. Cet anonymat est-il lié à ce problème de droit à l’image ?

VG : Vous verrez les visages de membres du personnel médical. Le suivi des malades est d’ailleurs un axe de ce reportage.

L’anonymat demandé par les personnes séropositives est avant tout une forme de protection, de soi ou de son entourage. Les principales raisons invoquées sont le travail, qui constitue une source d’autonomie, et un lien vital avec la société, parfois le seul. Et la famille. Les personnes séropositives veulent préserver la cellule familiale. Les parents parfois âgés ou malades. Ou les enfants, qui n’ignorent pas que le VIH/sida est mortel ; et vont avoir en tête qu’ils peuvent perdre leurs parents. Le VIH/sida est encore tabou, fait toujours peur et génère des exclusions fortes, qui vont du travail à la famille, aux amis, et à certains médecins de ville.

SIS : Quel est le profil des personnes photographiées ?

VG : Il n’y en a pas. Ces photos pourraient être celles de tout le monde, mais il s’agit d’individus avec leur histoire propre. Des hommes, des femmes, âgés de 17 à 81 ans ; étudiants, consultants, chefs d’entreprises, puéricultrices, ouvriers… Contaminés au cours de relations sexuelles, parfois au cours d’une intervention médicale ou par transmission materno-fœtale. Des personnes célibataires ou en couple ; certains avaient des enfants avant d’être malades et d’autres en ont eu par la suite. Cette diversité montre bien que, contrairement à ce qu’on peut encore penser, tout le monde peut être concerné par le VIH/sida.

SIS : Avez-vous senti une différence de perception de la séropositivité chez les jeunes séropos par rapport aux personnes contaminées depuis plus longtemps ?

VG : Les personnes contaminées dans les années 1980-90 sont passées par des moments terribles avec la perte violente de très nombreux proches. Elles ont résisté à la mort, ont avalé des centaines de gélules par mois, testé et subi les effets des thérapies successives. Ont du réapprendre à vivre alors qu’elles se croyaient condamnées. Chez les jeunes, toutes catégories sociales confondues, j’ai été frappée de constater que beaucoup prennent des risques en connaissance de cause, et en pensant “ qu’au pire, on vit très bien avec ”. Ils sont convaincus que “ ça ne peut pas leur arriver ”.

SIS : Le personnel médical a-t-il bien accepté votre présence ?

VG : Rien n’aurait pu se faire sans un dialogue préalable, sans la confiance et la disponibilité de chacun, personnel médical et patients. Il fallait être là sans être là, faire oublier l’appareil photo, saisir l’essentiel sans être intrusive… Infirmières, aides-soignant(e)s et la majorité des médecins du service m’ont apporté toute l’aide possible. L’attachement au secret médical, l’information et l’accord du patient sur ma présence étaient des conditions absolues. Le personnel médical est efficace et présent, et ma présence n’a pas trahi la réalité. Son engagement dans cette maladie et son suivi sont souvent de long terme, depuis 5, 15 à près de 30 ans. Et ils tiennent à rester investis auprès des personnes séropositives pour maintenir une prise en charge de qualité. Mais les évolutions dans les services hospitaliers risquent d’être lourdes de conséquences, avec la perte du suivi transversal au sein d’une même structure hospitalière. Et les médecins ne pourront plus garantir ce lien crucial de plusieurs années qu’ils entretenaient avec leurs patients.

SIS : Par quoi avez-vous été le plus marquée ?

VG : J’ai d’abord été touchée par la confiance de celles et ceux qui m’ont ouvert leur cœur et leur situation avec pudeur mais sans fard. Marquée surtout par leur foi en la vie et leur volonté d’aller de l’avant ; mais aussi de profondes souffrances physiques, psychologiques, affectives auxquelles peuvent s’ajouter des difficultés matérielles dramatiques. La hantise de contaminer un(e) partenaire/conjoint(e) ou d’être découvert séropositif(ve). Je n’aurai pas assez de cet entretien pour tout vous dire. Cette maladie n’est pas écrite sur un visage. En revanche elle fait partie de nombreuses vies, au jour le jour. Tous ces parcours de vie courageux, combattifs, positifs, résistent aussi à une solitude immense. Le sida est une maladie qui se vit souvent seul.

SIS : Quand et où votre reportage pourra-t-il être vu dans son intégralité ?

VG : Tout commence. Un projet d’exposition est en train d’être monté, soumis à l’obtention de fonds pour le financer ; un diaporama et un projet pédagogique sont prévus. Tout doit être possible en théorie... L’essentiel pour moi est de servir de relais à ceux qui ont participé à ce reportage, qui sont impliqués dans la lutte contre le VIH/sida, et de donner la parole à ceux qui vivent avec, pour faire au moins réfléchir, ne pas oublier, et agir.

SIS : Quelle a été votre réaction en apprenant le 10 janvier 2010 la mort de Mano Solo, séropositif depuis des années ?

VG : Mano Solo était un homme engagé et talentueux. Un symbole de courage et de résistances. Il demeure aussi une des rares personnalités connues à avoir parlé de sa maladie. Sa disparition montre qu’il reste encore beaucoup à faire. Il faut généraliser l’accès à l’information, aux moyens de prévention et aux soins à tous les pays ; rompre l’isolement ; être solidaire. L’acceptation de l’Autre quelle que soit sa situation est en enjeu de vie.

Le Blog de Virginie de Galzain

Source : http://www.sida-info-service.org/

FRANCE : « Daniel Bensaïd est mort du sida. »

Par Paul Parant samedi 16 janvier 2010

Act Up-Paris a publié ce matin ce communiqué laconique, à l’occasion de la mort du philosophe. On y retrouve la colère de l’association contre ceux qui taisent encore les décès liés au VIH.

Le communiqué d’Act Up-Paris, ce samedi matin, est simple et puissant, comme les meilleures actions de l’association. Il se résume à ces quelques mots : « Daniel Bensaïd est mort du sida. » Suivi du slogan fondateur d’Act Up : « Silence=Mort ». Un texte qui sanctionne le traitement médiatique autour de la mort du philosophe de gauche Daniel Bensaïd (photo), et qui est lourd de sens. « Quand on a découvert que les gens disaient que Daniel Bensaïd était mort ‘‘d’une longue maladie’’, on était choqués. On avait l’impression de se retrouver au milieu des années 80, quand les familles publiaient des avis de décès qui ne mentionnaient pas les causes de la mort, et que nous achetions des encarts dans Libé pour dire que untel était bien mort du sida », explique Jérôme Martin, militant de longue date d’Act Up-Paris, contacté par TÊTU.

« La presse a mieux traité la mort de Mano Solo »

« Je suis très en colère, poursuit Jérôme Martin. Cela me choque d’autant plus que Daniel Bensaïd était un homme de gauche, proche du NPA (le parti d’Olivier Besancenot). Si des gens qui se disent alternatifs laissent faire ça, qu’est-ce que ça doit être dans les milieux bourgeois ? » Mais pourquoi ne pas avoir réagi de la même façon à la mort de Mano Solo, il y a quelques jours à peine ? « On y a pensé, mais c’était plus compliqué, explique Jérôme Martin. On aurait pu le faire contre les journaux, qui ont simplement écrit que Mano Solo ‘‘est mort des suites de plusieurs anévrismes, après avoir vécu avec le sida’’. Mais le traitement de la presse télévisée a été meilleur, les chaînes ont bien expliqué qu’il était mort du sida. »… (suite de l’article)

Source : http://www.tetu.com/

FRANCE : Blog : Au commencement était le verbe : contaminer

MON TRUC EN + : Les dessus et dessous – chic – d’un virus, par Kévin Gagneul

Au commencement était le verbe : contaminer

15 janvier 2010

Je fus contaminé un soir, j’étais bourré, et j’ai merveilleusement bien baisé. Le garçon était beau et les orgasmes fantastiques. Voilà pour le tableau, depuis je suis séropositif.

Je vois plus souvent mon médecin que ma grand-mère.

Apprendre ma séropositivité n’est pas le « pire moment de ma vie », il est juste un jour que j’aimerais oublier, mais qui est et sera toujours là, dans ma tête. Le médecin qui a eu la charge de le faire, est mon médecin traitant depuis 10 ans. Celle ci est une femme sympa, elle n’hésite pas à me bousculer, à me gueuler dessus par rapport au trop grand nombre de cigarettes que je fume, de toute manière elle aime bien gueuler… elle le fait merveilleusement bien sur les dérives administratives de la Sécurité Sociale.

C’est une femme que j’estime.

Ce jour là, elle est différente, elle doit avoir l’habitude d’annoncer des séropositivités, elle est médecin généraliste à Paris, dans un arrondissement populaire… elle doit en voir des séropositifs… forcément… Elle m’accueille chaleureusement, je sens sur moi son regard bienveillant… elle aurait envie de me faire un câlin que je ne me tromperais pas. Dès le départ elle me dit « Il y a un problème avec vos résultats, j’aurais vraiment aimé ne pas avoir à vous le dire, mais… vous êtes séropositif ». Que dire par Toutatix ; le ciel me tombe sur la tête, que faire ? Pleurer ? Hors de question, elle sent que je ne sais plus quoi dire et faire, elle me demande « il va falloir vous faire suivre, vous avez une préférence d’hôpital ? » Elle me donne la liste des hôpitaux parisiens. Je rentre chez moi, je suis seul. Je suis en couple depuis quelques mois et nous vivons ensemble. J’aime mon homme, il arrive. J’explose en larmes dans ses bras, il me console en me demandant ce qui arrive. J’ai 24 ans, je vis une merveilleuse histoire d’amour. Je ne trouve qu’une seule chose à dire, répéter presque mots pour mots les paroles de mon médecin « il y a un problème avec mes résultats, je suis séropo… » A ce moment là, un seul mot sort de sa bouche, « merde ! » je pense que j’aurais eu la même réaction. Il est affectueux, présent… (suite de l’article)

Source : http://kevingagneul.yagg.com/

FRANCE : Antibes : Écoute Urgence Sida : « Être un point de repère »

Paru aujourd’hui, lundi 18 janvier 2010

Propos Recueillis Par Sophie Rambure

Écoute Urgence Sida est une association qui existe depuis 12 ans. Dans les locaux du 5 de la rue de Fontvieille, les bénévoles reçoivent les personnes atteintes par le virus du VIH. Pour libérer une parole. La structure appartient au réseau santé précarité de la ville. Stéphane Montigny, le président nous répond.

Comment se passent les entretiens ?

Il y a l’entretien individuel à part mais sinon on discute à plusieurs, c’est aussi la possibilité d’échanger entre eux sur leur vécu.

Qui sont les gens que vous recevez ?

Beaucoup de personnes qui ont une vie précaire ou qui sont SDF. Dans leurs cas, le VIH vient sur un parcours qui était déjà dans la précarité avec une toxicomanie, un alcoolisme, des difficultés familiales, des violences conjugales...

Combien de personnes suivez-vous ?

Une trentaine. Des hommes et des femmes. Avec une moyenne entre 40 et 50 ans. Beaucoup de personnes vivant seules. Certaines ont été contaminées il y a 10, ou 15 ans. Voire plus. Elles ont connu les premiers traitements très difficiles. Aujourd’hui avec les traitements existants, l’approche est différente. Elles peuvent s’imaginer un avenir avec un emploi, la recherche d’un conjoint ;, bref une vie classique malgré la fatigue et les traces sur le corps du traitement.

Quel est votre objectif ?

On agit pour aider ces personnes sans tomber dans l’assistanat. Nous sommes présents mais on ne fait pas les choses à leur place. Nous les aidons dans toutes leurs démarches afin qu’elles dégagent leurs propres solutions si possible avec leurs propres connaissances.

Quel sujet revient en particulier ?

La question de base est : je n’ai plus d’argent ou j’ai une difficulté de logement. S’il faut intervenir auprès d’une banque, d’une assurance, d’un propriétaire, on va les aider à faire des courriers ou à trouver les bons contacts. Mais c’est eux qui agissent. On ne le fait pas non plus pour une question de confidentialité car les autres n’ont pas à savoir que la personne a le VIH.

Vous n’assurez pas le volet médical ?

Non, toutes les personnes que nous voyons sont sous traitement assuré à l’extérieur.

Jusqu’où vous pouvez leur venir en aide ?

Derrière le matériel nous essayons de placer un parcours, de les aider à reprendre pied dans leur vie. Cela se fait sur le long terme. Nous sommes un soutien d’accueil et technique. Un point de repères dans l’espace et dans le temps… (suite de l’article)

Source : http://www.nicematin.com/

RECHERCHE : Vers un traitement de la lymphocytopénie T CD4 idiopathique

Paris, 18 janvier 2010

La lymphocytopénie T CD4 idiopathique est une pathologie ayant de fortes similitudes avec le sida mais dont la cause reste inconnue. Elle est caractérisée par un important déficit immunitaire des lymphocytes T CD4 entraînant des infections opportunistes graves. A ce jour, aucun agent infectieux n’a été détecté chez les patients qui en sont atteints. Pour la première fois, des équipes de chercheurs et de cliniciens de l’Institut Pasteur, de l’AP-HP, de l’Inserm, du CNRS et de l’université Paris-Descartes ont mis en évidence un mécanisme physiopathologique commun à tous les patients étudiés. Ces équipes ont également montré l’efficacité d’un traitement par l’Interleukine-2 (molécule messagère du système immunitaire) chez les mêmes patients. Ces travaux sont publiés en ligne dans la revue Blood : Consulter le site web

La lymphocytopénie idiopathique est une pathologie rare mais grave dont la cause n’est pas connue : elle est caractérisée par une importante diminution du nombre de lymphocytes T CD4 circulants et l’apparition d’infections opportunistes graves, voire mortelles (cryptoccocose, la plus fréquente, pneumocystose, mycobactérioses, infections à cytomégalovirus …) évoquant le sida, mais aucun agent infectieux étiologique n’a jamais été caractérisé chez les patients. Les équipes de chercheurs et de cliniciens de l’Institut Pasteur, de l’AP-HP, de l’Inserm, du CNRS et de l’université Paris-Descartes, sous la coordination du Pr Olivier Lortholary, unité de Mycologie Moléculaire de l’Institut Pasteur, Centre d’Infectiologie Necker-Pasteur et chef du service des Maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Necker, ont étudiés 6 cas français. Ils ont pu mettre en évidence, pour la première fois, un mécanisme associé à l’immunodéficience des lymphocytes T, commun à tous ces patients. Des études de biologie cellulaire réalisées à l’Institut Pasteur ont révélé chez ces 6 patients une anomalie d’expression membranaire d’un récepteur majeur du système immunitaire, appelé CXCR4 (co-récepteur d’entrée du VIH) qui s’accumule à l’intérieur des lymphocytes T CD4 au lieu de s’exprimer à leur surface. Ce dysfonctionnement perturbe l’homéostasie des CD4 et favoriserait l’apparition d’infections opportunistes. Les chercheurs ont également montré, in vitro et chez les patients, que l’administration d’Interleukine-2 restaurait l’expression de CXCR4 à la surface de ces cellules et augmentait le nombre des lymphocytes T CD4. Ces résultats ouvrent, pour la première fois, la voie à la compréhension et à un traitement de la lymphocytopénie T CD4 idiopathique par immunothérapie. Un programme de recherche clinique sera débuté en collaboration entre l’AP-HP et l’Institut Pasteur afin de poursuivre les investigations sur une cohorte nationale de patients… (suite de l’article)

Source : http://www2.cnrs.fr/

ÎLE DE LA RÉUNION : La Réunion accueille un Congrès international sur les maladies neuro-infectieuses

samedi 16 janvier 2010

Édith POULBASSIA

Du 2 au 6 décembre au Parc des Expositions de Saint-Denis

La Réunion s’apprête à recevoir un nouveau congrès international en fin d’année, cette fois sur les maladies neuro-infectieuses. Le congrès de l’Association IANIS aura lieu au Parc des Expositions de Saint-Denis en décembre, précédé d’une semaine de formation de pointe pour 40 étudiants. De quoi contribuer au rayonnement de l’île sur le plan de la recherche dans le domaine biomédical.

Qu’est-ce que les maladies neuro-infectueuses ? Pour faire simple, ce sont des maladies capables de s’attaquer au système nerveux central, c’est-à-dire au cerveau. Parmi elles, le paludisme, le SIDA, la tuberculose, la rougeole, le West Nile (ou fièvre du Nil occidental) et... le chikungunya. Le Professeur Philippe Gasque, du groupe de recherche sur les maladies infectieuses à l’Université de La Réunion, rappelle que 9 enfants ainsi que des adultes ont atteint le stade neurologique avec le chikungunya. Des cas qui se sont présentés également en Inde, où 3 à 6 millions de personnes ont contracté la maladie. Aujourd’hui, ces maladies neuro-infectueuses trouvent un regain d’intérêt. Depuis quelques années, elles prennent de l’ampleur dans les pays en voie de développement et les régions tropicales. Et ces maladies ont tendance à se propager dans les pays développés, on l’a vu pour le chikungunya. Les chercheurs, notamment les Américains, s’intéressent donc de près aux maladies neuro-infectueuses afin de proposer des traitements, des stratégies de prévention, des vaccins. Comme le souligne l’Association internationale pour l’étude des maladies neuro-infectieuses (IANIS), « on constate qu’une douzaine de virus différents, dont la répartition géographique évolue ces dernières années du fait de l’arrivée de nouveaux réservoirs animaux ou vecteurs, provoquent encéphalites et myélites alors que l’arsenal préventif et thérapeutique contre ces virus mortels est quasi inexistant ». En clair, tout ou presque reste à faire en matière de recherche. Et sur ce plan, La Réunion a une carte à jouer grâce à la plate-forme technologique Cyclotron (CYROI) à disposition du Centre hospitalier régional et des chercheurs, notamment ceux de l’Université de La Réunion dans le domaine biomédical. Ainsi, sur le chikungunya, le Cyclotron travaille sur un nouveau vaccin en partenariat avec d’autres laboratoires. Faut-il encore que La Réunion arrive à se connecter aux réseaux internationaux de chercheurs pour faire connaître ses atouts scientifiques et ses infrastructures.

400 experts attendus, 2 Prix Nobel

Le second congrès IANIS et l’organisation d’une école de formation en décembre devraient contribuer, d’après le président de l’Université, Mohamed Rochdi, à « mettre le projecteur sur La Réunion comme lieu de recherche scientifique permanente ». L’association IANIS Internationale a en effet choisi La Réunion pour le prochain Congrès international sur la neuro-infection. Il y a deux ans, le premier congrès avait eu lieu à Paris. IANIS rassemble des experts (virologistes, immunologistes, épidémiologistes) de 13 pays, des États-Unis en passant par le Malawi, le Pérou, la Chine, la Suède. Son secrétaire général est un Réunionnais, le Professeur Philippe Gasque. Le congrès devrait réunir au Parc des Expositions de Saint-Denis, du 2 au 6 décembre, 400 chercheurs et étudiants, dont 50 spécialistes mondiaux. Parmi eux, deux Prix Nobel, Françoise Barre-Sinoussi (médecine) et Ralph Zinkernagel (immunologie). L’occasion pour les chercheurs de présenter des travaux inédits et pour les étudiants de proposer leurs découvertes dans le domaine de la neuro-infection… (suite de l’article)

Source : http://www.temoignages.re/

TUBERCULOSE : Enfin de nouveaux antibiotiques !

Sources : Institut Pasteur, INSERM, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 15 janvier 2010

A la suite d’une initiative conjointe de l’Institut Pasteur, de l’INSERM et de l’Institut Pasteur de Corée, des chercheurs viennent d’identifier de nouvelles familles d’antituberculeux grâce au développement de systèmes de criblage visuels à haut débit. Ces composés sont capables d’inhiber la réplication de la bactérie dans les macrophages. Ces nouveaux antituberculeux, qui cible un nouvel enzyme, ouvrent une nouvelle voie dans la lutte contre les multi-résistances.

Ces travaux, publiés dans PLoS Pathogens (1), ouvrent des perspectives pour de nouvelles stratégies thérapeutiques contre la tuberculose qui, avec plus de 400.000 cas chaque année en Europe et 5 millions en Asie, est une maladie infectieuse responsable d’une morbidité et d’une mortalité impressionnantes.

Tuberculose, sida et résistance : En raison de son influence sur l’évolution physiopathologique de la pandémie d’infection à VIH et de sida et l’apparition de bacilles multi-résistants (BMR) et extrêmement- résistants (MDR-TB ou XDR-TB), on voit se multiplier les situations d’échecs thérapeutiques pour lesquelles le développement de nouvelles classes de molécules antibacillaires est devenu un réel enjeu de santé publique. De nombreux cas de tuberculose chez l’adulte ou chez le sujet immunodéprimé sont dus à une réactivation endogène d’une infection antérieure. Une des hypothèses les plus communément admises est que cette réactivation est directement liée à la multiplication intracellulaire du bacille. En effet, contrairement à la plupart des bactéries, Mycobacterium tuberculosis a la capacité de survivre au sein de différents types de cellules et de se multiplier activement dans certaines, comme le macrophage… (suite de l’article)

Source : http://www.santelog.com/

[1] Wikimedia Commons Author User : AlexandrDmitri : Djemaa el Fna square in the evening



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