Actualités VIH

Texte publié le jeudi 21 janvier 2010.

AFRIQUE : La prévalence du sida est alarmante au sein des armées - ÉTUDE : Développement psychomoteur des enfants non infectés par le VIH, exposés in utero aux antirétroviraux - ZAMBIE : Former des enseignants pour s’occuper des élèves séropositifs - INTERNET : Chat : Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine : l’intégralité des échanges et le making-of - RECHERCHE : Nouveau traitement potentiel prometteur contre l’hépatite C - ÉTUDE : Un traitement anti-herpès ne réduit pas le risque de transmission du VIH - FRANCE : Blog : J’assume donc je suis ! - AFRIQUE DU SUD : Le KwaZulu-Natal en lance une campagne massive de circoncision avant fin 2010 - FRANCE : Appel pour l’expérimentation de salles d’accueil et de consommation de drogues à moindres risques à Paris - TUNISIE : Voilà comment je me suis fait « dépister »… - FRANCE : Fallait-il révéler que Daniel Bensaïd était malade du sida ?

armée sénégal

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AFRIQUE : La prévalence du SIDA est alarmante au sein des armées

Par Momar Diongue, 20 janvier 2010

Diourbel, 20 jan (APS) - Le point focal du Programme de lutte contre le SIDA dans les forces armées sénégalaises, le dentiste-colonel Mbaye Khary Dieng, a fait état de la prévalence "alarmante" de la pandémie au sein des armées africaines, insistant sur la nécessité d’une riposte "rigoureuse".

"Les prévalences retrouvées par les études menées au sein des forces armées en Afrique sont alarmantes et exigent une riposte vigoureuse", a-t-il notamment déploré mercredi à Diourbel à l’occasion de la conférence sur la promotion du comportement à moindre risque au profit des gendarmes et épouses de la région dans le cadre du VIH/SIDA.Toutefois, il s’est réjoui de la prise de conscience et de l’engagement précoces des forces armées sénégalaises par rapport à la pandémie d’où, selon lui, une prévalence de 0,7 pour cent en 2006 au sein de la Grande Muette. Il a rappelé que le SIDA constitue une des menaces les plus sérieuses auxquelles font face les forces armées du monde entier, surtout dans les zones de conflit et de post conflit. "Dans ces zones, vous les gendarmes, êtes loin de vos familles, loin des contingences cultuelles, soumis au stress et à certains besoins que je ne nommerai point. (...) C’est pourquoi, le commandement en appelle à votre sens élevé de la dignité et de l’honneur, pour un comportement responsable, afin que vous ne soyez vecteur du sida au retour des missions", a-t-il lancé… (suite de l’article)

Source : http://www.aps.sn/

ÉTUDE : Développement psychomoteur des enfants non infectés par le VIH, exposés in utero aux antirétroviraux

Rédigé le 21 janvier 2010

Une étude publiée récemment dans la revue Pediatrics examine les conséquences sur le développement psychomoteur d’enfants non infectés par le VIH, des traitements antirétroviraux durant la grossesse. Il faut rappeler que les données cliniques pour chaque molécule antirétrovirale dépendent avant tout de leur ancienneté et sont plus issues d’études de cohortes et de registres que d’essais thérapeutiques. De ce fait, les recommandations de prescription des antirétroviraux dans le cadre de la prévention de la transmission mère-enfant sont réactualisées périodiquement sur le site américain HIVinfo.

Les antirétroviraux dans la prévention de la transmission mère-enfant

L’utilisation de traitements antirétroviraux (TAR) pour réduire la transmission mère-enfant du VIH (TME) est une avancée majeure dans la prévention des infections par le VIH chez l’enfant. En France comme aux Etats-Unis, grâce aux traitements antirétroviraux, la TME du VIH a été fortement réduite pour se stabiliser actuellement entre 1 et 2 pour 100 (contre 15-20 pour 100 en l’absence de traitement). Les échecs de la prévention sont essentiellement liés à l’absence de prise en charge ainsi qu’à des échecs thérapeutiques. La démonstration de l’efficacité des antirétroviraux sur le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant date de 1994.

Initialement le traitement reposait sur l’utilisation en monothérapie du premier analogue nucléosidique disponible, la zidovudine (AZT, Rétrovir®) prescrit durant le dernier trimestre de la grossesse, l’accouchement et durant 6 semaines chez l’enfant.Actuellement, la prescription repose sur l’emploi de multithérapies composées de différentes molécules des 4 classes d’antirétroviraux disponibles. Grâce à ces traitements, la transmission du virus de la mère à l’enfant est désormais quasi nulle, sous réserve que la mère ait été dépistée suffisamment tôt, bien prise en charge, et qu’elle ait correctement pris son traitement. La principale préoccupation sur la tolérance à long terme de ces traitements durant la grossesse vient de la possible génotoxicité de la classe des analogues nucléosidiques puisque tous ont, à des degrés divers, des interactions avec l’ADN humain qu’il s’agisse de l’ADN nucléaire ou de l’ADN mitochondrial… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr/

ZAMBIE : Former des enseignants pour s’occuper des élèves séropositifs

Vusumuzi Sifile, 20 Janvier 2010

La grand-mère de Memory, 11 ans, voulait qu’elle abandonne l’école parce qu’elle ne va pas vivre assez longtemps pour terminer ses études. Et le ridicule et le stigmate que Memory supporte à l’école, à cause de son statut sérologique, ne laissent pas son éducation paraître intéressante. D’autant plus que ce ridicule vient de son maître. Dans un pays où les agences humanitaires estiment que 120.000 enfants sont séropositifs, les enseignants se trouvent de plus en plus en première ligne de l’épidémie. Le Conseil national de lutte contre le SIDA a effectué récemment une étude qui a constaté que les "enseignants n’avaient pas reçu suffisamment d’éducation sur le VIH/ART pour jouer leur rôle d’appui dans les soins pédiatriques et de soutien aux adolescents". Et à partir de la situation de Memory, il est clair que les enseignants sont mal équipés pour faire face au nombre d’enfants séropositifs dans les écoles. Mbuya Tapera, la grand-mère de Memory, écoute quotidiennement sa petite-fille raconter comment elle a été maltraitée par son maître."Son maître croit qu’elle est en train de perdre du temps en venant à l’école alors qu’il est évident qu’elle moura avant qu’elle ne termine ses études", dit-elle. "Je pense qu’elle est mieux à la maison qu’à l’école", déclare Tapera.

Mais la situation dans les écoles du pays n’est pas passée inaperçue.

Le bureau sous-régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), à Harare, s’est associé au ministère de l’Enseignement supérieur pour élaborer un manuel sur le VIH/SIDA pour les enseignants… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com/

INTERNET : Chat : Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine : l’intégralité des échanges et le making-of

Publié par Xavier Héraud, 21 janvier 2010

Nicolas Sarkozy et la lutte contre le sida, la recherche sur le vaccin, l’accès aux traitements dans le Sud, l’importance de lutter contre les discriminations… Françoise Barré-Sinoussi, rétrovirologiste à l’Institut Pasteur, codécouvreuse du VIH, prix Nobel de médecine 2008, était le 19 janvier dernier l’invitée exceptionnelle du chat de Yagg. Voici l’intégralité des échanges avec les internautes, voir aussi le making-of en fin d’article, page 3.

Yagg : Bonjour, nous sommes ravis et honorés d’accueillir Françoise Barré-Sinoussi, de l’Institut Pasteur, prix Nobel de médecine, pour notre chat mensuel. Vous pouvez lui poser vos questions…

Françoise Barré-Sinoussi : Bonsoir, je suis effectivement ravie d’être là ce soir et prête à répondre aux questions que vous vous posez dans le domaine du VIH.

Chris : Bonjour Professeur, il a suffi de quelques mois pour mettre au point un vaccin contre la grippe A. Cela fait presque 30 ans que la recherche sur un vaccin contre le VIH fait du surplace. Comment expliquer cette différence ?

Françoise Barré-Sinoussi : Premièrement, l’absence de vaccin contre le VIH est loin d’être unique. Il y a d’autres pathologies pour lesquelles nous ne disposons pas de vaccin. On peut citer l’hépatite C, l’herpès, le cancer, le paludisme et bien d’autres. Nous avons besoin d’améliorer nos connaissances à la fois sur la réponse que les vaccins doivent induire pour protéger : le VIH peut nous aider à mieux comprendre ces réponses et c’est une voie de recherche aujourd’hui d’essayer de mieux comprendre ces mécanismes de protection. Parce que le VIH s’attaque justement aux cellules de notre défense et pas seulement les lymphocytes CD4 mais bien d’autres cellules qui communiquent entre elles pour donner une protection. Une meilleure connaissance de la communication entre ces cellules est nécessaire pour développer un vaccin efficace. Il faut aussi garder en tête que le VIH est transmis non seulement sous forme de virus libre mais aussi et surtout d’une cellule infectée à une cellule non infectée. Il nous faut développer un vaccin qui soit capable de bloquer ce transfert en particulier au niveau des muqueuses. Or, là encore, nous connaissons mal la réponse immunitaire au niveau de la muqueuse. Bref, la liste des obstacles est longue, mais nous les connaissons bien aujourd’hui et nous essayons de les attaquer un à un… (suite de l’article)

Source : www.yagg.com

RECHERCHE : Nouveau traitement potentiel prometteur contre l’hépatite C

AFP, 21 janvier 2010

WASHINGTON — Des chercheurs américains ont découvert une nouvelle substance qui bloque la réplication du virus de l’hépatite C, ouvrant potentiellement la voie à des traitements plus efficaces contre cette infection, première cause du cancer du foie, selon une étude parue mercredi. Ces expériences, conduites seulement in vitro, ont permis de trouver une protéine essentielle pour que le virus de l’hépatite C ou VHC puisse se multiplier. Les auteurs de ces travaux ont ensuite développé une version synthétique modifiée de cette protéine dont ils se sont aperçus qu’elle bloquait la réplication du VHC. À partir de cette protéine mutante, ils ont pu trouver des composants capables d’empêcher l’agrégation ou la réplication du VHC, explique le Dr Jeffrey Glenn, professeur de gastro-entérologie à la faculté de médecine de l’Université Stanford (Californie, ouest), principal auteur de ces travaux publiés dans la version en ligne de la revue Science Transnational Medicine… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com/

ÉTUDE : Un traitement anti-herpès ne réduit pas le risque de transmission du VIH

AFP, 20 janvier 2010

Un traitement anti-herpès ne réduit pas le risque de transmission du VIH

(AFP) – il y a 1 heure

WASHINGTON — L’acyclovir, l’antiviral le plus prescrit pour traiter et prévenir les récidives de l’herpès génital, ne réduit pas le risque de transmission du VIH responsable du Sida, selon une vaste étude clinique internationale publiée mercredi.

L’étude paraît dans l’édition en ligne du New England Journal of Medicine (NEJM). Les chercheurs ont conduit un essai clinique durant cinq ans sur 3.408 Africains, divisés en deux groupes. Un groupe était séropositif, l’autre non. L’essai a montré que la prise d’acyclovir deux fois par jour par les individus infectés par le VIH et le virus responsable de la forme la plus courante d’herpès (le HSV-2) ne réduisait pas le risque de transmettre le VIH à leur partenaire. Cinq études préliminaires avaient montré qu’il était possible de réduire la teneur de VIH dans le sang, ainsi que dans les conduits génitaux, avec de l’acyclovir. Ce médicament est un antivirus efficace contre le virus HSV-2 de l’herpès. Mais ces recherches n’avaient pas mesuré si ces effets positifs se traduisaient aussi par une moindre transmission du VIH. Jusqu’à 90% des personnes séropositives sont aussi infectées par le virus HSV-2. La plupart ne savent pas qu’elles sont porteuses de ce virus responsable de l’herpès, car les symptômes sont généralement légers, voire absents… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com/

FRANCE : Blog : J’assume donc je suis !

MON TRUC EN + : Les dessus et dessous – chic – d’un virus, par Kévin Gagneul

J’assume donc je suis !

20 janvier 2010

J’ai dit à mes parents et à mes ami(e)s que j’aimais les hommes à l’âge de 15 ans, me revoilà quelques années après devant le même dilemme.

Je vais devoir assumer mon statut sérologique.

L’annonce à ma mère ne fut pas chose facile mais je l’ai fait, l’avoir dit à ma grand mère pied-noir impliquait forcément que toute la famille allait l’être, c’est un peu impersonnel mais au moins, c’est rapide et ça facilite les choses. Un régiment de psychothérapeutes, une tonne de mouchoirs et le temps faisant, la famille est maintenant un soutien. La famille est un groupe complexe, il est des fois persuadé de faire votre bonheur… à vos dépends. Il fut difficile pour moi d’expliquer mais surtout de faire comprendre que ma maladie m’appartient, et que je suis seul à décider de ce que je faisais. Des engueulades, des pleurs, mais j’ai gagné cette bataille. Je ne ferais rien pour leur faire plaisir, mais bien pour moi…

Les ami(e)s, c’est pas compliqué, s’ils ne sont pas un soutien, ils ne sont pas des ami(e)s. Je dois avouer que sur ce plan là, mes ami(e)s sont tous restés mes ami(e)s. Il faut noter le grand étonnement général à l’annonce de ma séropositivité, nombre furent très étonné(e)s, j’étais très sensibilisé aux questions de vih. Comme quoi certes, ce sont souvent les cordonniers les plus mal chaussés, mais surtout il ne suffit que d’une fois… (suite de l’article)

Source : http://kevingagneul.yagg.com/

AFRIQUE DU SUD : Le KwaZulu-Natal en lance une campagne massive de circoncision avant fin 2010

MAP, 20 janvier 2010

La province sud-africaine du KwaZulu-Natal (Est), une des régions du pays les plus affectées par le VIH/Sida, compte lancer une campagne massive de circoncision de la population mâle, avant la fin de l’année en cours, en vue de limiter la propagation de cette pandémie, a affirmé mardi le Premier ministre du gouvernement provincial. "Nous croyons que la circoncision va nous aider à réduire les infections du VIH. Avant la fin de cette année, nous allons recenser le nombre des personnes ayant subi cette opération", a indiqué Zweli Mkhezi, qui s’adressait à plus d’une centaine de dignitaires locaux réunis à Pietermaritzburg (est) pour examiner la réintroduction de ce vieux rite.

En décembre dernier, le roi zoulou Goodwill Zwelithini avait souligné son intention de réintroduire la circoncision des jeunes hommes, une pratique que les Zoulous, la principale ethnie sud-africaine, pratiquaient jusqu’au début du 19ème siècle, avant que le légendaire roi Shaka ne décida, alors, d’y mettre fin parce qu’elle le privait pendant des mois des jeunes recrues nécessaires à la constitution de son armée. "Nous avons besoin de lancer ce programme parce que notre province compte le nombre le plus élevé de séropositifs. Nous essayons tout ce que nous croyons pourrait nous aider à réduire les infections", a-t-il dit, précisant que cette campagne de circoncisions sera menée, sous l’égide du gouvernement, par des professionnels de la santé… (suite de l’article)

Source : http://www.casafree.com/

FRANCE : Appel pour l’expérimentation de salles d’accueil et de consommation de drogues à moindres risques à Paris

21 janvier 2010

Si la politique de réduction des risques (mise à disposition de seringues, traitement de substitution…) a montré son efficacité en diminuant les taux d’infection par le VIH et le nombre d’overdoses chez les usagers de drogues, elle ne peut éviter la persistance de consommation dans les lieux publics par des usagers de drogues très précarisés. Sans résoudre ce problème, la répression qui s’abat sur ces usagers les plus exposés qui sont aussi les plus touchés par les maladies infectieuses (VIH, hépatite C…) amplifie les prises de risque en les éloignant des dispositifs sociosanitaires et en les enfermant encore un peu plus dans leur statut d’exclus. Sans parler de l’insupportable gêne que ces comportements représentent au quotidien pour les habitants de ces quartiers, notamment à Paris. C’est pour tenter de répondre à ces situations que la politique française doit s’appuyer sur celles de nos voisins européens et expérimenter des salles de consommation de drogues à moindres risques : une vraie réponse d’accompagnement sanitaire, social et éducatif, et non des lieux de perdition comme certains s’évertuent à le redouter… (suite de l’article)

Source : http://www.lemonde.fr/

TUNISIE : Voilà comment je me suis fait « dépister »…

Sana FARHAT, 21 janvier 2010

Comment s’effectue le test de dépistage du VIH-SIDA ?

Comment les spécialistes prennent-ils en charge ou orientent-ils les volontaires ?

Est-il aussi simple de savoir si on est porteur ou non du VIH ?

Tentée par l’expérience, j’ai décidé de me déplacer dans l’un des principaux centres dédiés à cette « mission ». Se déplacer dans l’un des centres ou unités de dépistage anonyme et gratuit en Tunisie pour effectuer un test du VIH, c’est un acte courageux qui témoigne d’une grande responsabilité, car c’est sa propre santé qui est en jeu, mais aussi et surtout celle d’autrui pour ceux qui se permettent des relations sexuelles non protégées avec plusieurs partenaires. À l’unité de dépistage anonyme et gratuit au centre de soins et santé de base sis à l’avenue 9 avril, le dépistage s’est déroulé rapidement et dans de bonnes conditions. Par contre, à quelques mètres de là et plus précisément au centre du 43, boulevard Hédi Saïdi à Bab Sâadoun, il fallait que je revienne après avoir pris rendez-vous. Car le médecin n’était pas disponible que vers 14 heures…C’est démotivant. Mercredi matin, l’avenue 9 avril enregistre une grande affluence. Un bon nombre d’établissements hospitaliers ; CHU, urgences, centre de soins et santé de base…sont édifiés dans cette artère principale de la capitale. Cependant, il n’est pas très difficile de trouver le centre puisque une unité d’écoute et d’orientation des jeunes est ouverte. Le local, minuscule il faut dire, était archi-comble… (suite de l’article)

Source : http://www.letemps.com

FRANCE : Fallait-il révéler que Daniel Bensaïd était malade du sida ?

Par Soline Ledésert | Rue89 | 20/01/2010

En reprochant aux médias d’avoir tu sa maladie, Act Up a empiété sur la vie privée de l’intellectuel décédé. L’annonce a scandalisé. Le communiqué d’Act Up du 16 janvier indiquait en huit mots : « Daniel Bensaïd est mort du sida. Silence = mort. » L’organisation accusait les médias de ne pas avoir évoqué le sida de Bensaïd à l’annonce de sa mort. Mais la méthode ne fait pas l’unanimité dans les rangs des militants. Ni chez certains médias -dont Rue89-, qui ont rendu compte de ce communiqué.

Le débat au sein d’Act Up

Contacté mercredi, le président d’Act Up, Stéphane Vambre, raconte que les membres de l’association sont encore très partagés autour du communiqué : « Etant donné les débats chez Act Up, la réunion de jeudi [21 janvier, ndlr] donnera certainement lieu à un nouveau communiqué dans la semaine. » Il raconte les débats en réunion hebdomadaire jeudi 14 janvier, avant que l’on vote la décision « à large majorité, avec deux abstentions » : « D’une part, il y avait la colère de ceux qui étaient profondément touchés par le silence des médias et qui rappelaient que la cause de notre association était de lutter contre ce silence. D’autre part, on évoquait la façon dont Daniel Bensaïd parlait de sa maladie et aurait voulu qu’on l’annonce. Pour moi, il n’en a certes pas fait son combat, mais ne cachait pas non plus sa maladie. Il n’était pas dans un obscurantisme total vis-à-vis de son sida. »… (suite de l’article)

Source : http://eco.rue89.com

[1] Wikimedia Commons Author U.S. Army Africa : A truck from a Senegalese military unit convoy arrives in Burkina Faso, 26 June 2009



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