ENTREVUE : Témoignage : « Sur la visibilité des séropos, j’avais envie de mettre les pieds dans le plat. » - MAROC : Un fonds d’appui aux porteurs du VIH - ZIMBABWE : Lever davantage de fonds pour la lutte contre le VIH/sida - FRANCE : Opinion : Grippe A versus sida - PAYS-BAS : Ils injectaient le VIH à leurs victimes : peines aggravées en appel - ÉTATS-UNIS : VIH : Jackie déraille - SÉNÉGAL : Gestion de la co-infection tuberculose/VIH-sida : la double stigmatisation, « véritable frein » à l’atteinte des objectifs - BELGIQUE : Le chef de l’Église belge compare l’homosexualité à l’anorexie - FRANCE : Un film pédagogique contre l’Homophobie embarrasserait le ministère de l’Éducation

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ENTREVUE : Témoignage : « Sur la visibilité des séropos, j’avais envie de mettre les pieds dans le plat. »
lundi 25 janvier 2010
Kévin Gagneul (Mon Truc en +)
SIS : Quel est votre parcours, en quelques mots ?
Kévin Gagneul K(G) : J’ai quitté mon métier de policier à cause de ma séropositivité, la hiérarchie m’ayant fait très clairement comprendre que ma carrière n’allait pas pouvoir être évolutive. Je me prépare à devenir le mois prochain collaborateur d’un élu local à Paris. Dans mon expérience associative, j’ai été administrateur du MAG, le Mouvement d’Affirmation des Jeunes Gais, Lesbiennes, Bi et Trans et du CGL Paris à l’époque où il était encore rue Keller. Lorsque j’étais policier, j’ai été membre du conseil d’administration de FLAG !, l’association des policiers gays et lesbiens, en charge de la prévention.
SIS : Comment le Blog Mon Truc en + est-il né ?
KG : L’idée est venue de moi car je suis très attaché à la question de la visibilité des séropos. Elevé par une mère syndicaliste, j’ai connu depuis tout petit les manifestations et le militantisme. J’avais envie de mettre les pieds dans le plat. Via Facebook, j’ai contacté Yagg, le média gay et lesbien, et je leur ai proposé d’ouvrir un blog sur le VIH et la vie d’un jeune séropositif en France. C’es ainsi que Mon Truc en + est né. Tout s’est fait en une semaine.
SIS : A aucun moment, vous n’avez hésité à parler à visage découvert et à signer de votre nom ?
KG : Pour dédramatiser le VIH et faire en sorte de lutter contre les discriminations liées à la sérophobie, les séropos doivent se montrer à visage découvert. Ce n’est pas en avançant caché que les choses avanceront. A un moment donné il faut savoir se montrer et montrer aux autres ce que c’est qu’être séropositif.
SIS : Avec quelques jours de recul, vous n’avez pas le sentiment de vous être trop livré, d’en avoir trop dévoilé sur vous ?
KG : Je me suis posé la question par rapport à ma mère et mon copain. Parler d’eux, c’est plus que livrer son jardin secret, c’est parler de l’intime. Or j’ai eu leur soutien immédiat. S’ils avaient dit non, je ne me serais pas engagé dans une telle démarche. Je suis militant mais je respecte mon entourage.
SIS : Quelles ont été les réactions à votre Post ?
KG : Pour l’instant, les retours ont été favorables. Ma mère a été très émue. Des amis à elles ont publié des commentaires en parlant d’un bel hommage qui lui était rendu. Ce n’était pas le but mais j’en suis heureux. Vous savez, le soutien est très important pour un séropositif. Or on parle peu de leur entourage. Quand vous quittez le médecin qui vous a appris votre séropositivité, vous vous retrouvez tout seul. Se pose alors la question d’en parler ou de ne rien dire. En parler à sa famille, ses ami(e)s, son compagnon... S’il n’y a pas le soutien des autres, le chemin sera difficile pour accepter sa maladie. Je fais une différence entre accepter et assumer. Accepter c’est pour soi-même, assumer c’est vis-à-vis des autres. Accepter sa maladie permet de préparer le terrain à un suivi médical correct et à une prise de traitement efficace. Pour accepter il faut un soutien. Plusieurs de mes copains n’ont rien dit à leurs parents. On est vraiment dans le parallèle avec l’homosexualité.
SIS : Comment expliquez-vous qu’en 2010, si peu de séropos acceptent de parler à visage découvert ?
KG : Sur le plan médical, on est en 2010 ; sur la vision sociale de la maladie, on est encore dans les années 1980. Parmi tous les facteurs en mesure de l’expliquer, je pense que les campagnes de prévention ont souvent été très alarmistes en maintenant une vision noire de l’épidémie aussi bien vis-à-vis des séronégatifs que des séropositifs. On leur a fait croire que le sida était toujours une maladie mortelle. Même s’il ne s’agit pas de minimiser la maladie, force est de reconnaître qu’un tournant s’est opéré après 1996. A l’hôpital, mon médecin a été très clair en me disant : « Monsieur Gagneul, vous allez profiter de votre retraite. » Gardons l’idée d’une maladie sexuellement transmissible, dotée de complications très particulières dans la vie quotidienne et évidemment sur le plan médical, mais cessons de faire croire que les séropos tombent comme des mouches.
SIS : Avoir publié ce Post sur un Blog d’une plate-forme communautaire, en l’occurrence homosexuelle, ne risque-t-il pas de limiter l’universalité de votre message ?
KG : Quand j’ai écrit ce Post, j’au voulu le rendre suffisamment universel tout en conservant ma spécificité, c’est-à-dire jeune pédé séropo. Dans les premières lignes où j’aborde la question de ma contamination, je ne suis pas rentré dans les détails car cette histoire m’appartient.
SIS : Quelle va être le rythme des Posts ?
KG : Je vais essayer d’en publier deux trois par mois en essayant d’apporter des clefs aux séronégatifs. Dans le deuxième Post publié hier (20 janvier 2010 – NDLR), je rappelle que quand j’étais séronégatif j’ai eu des rapports sexuels sans risque avec des séropos grâce au préservatif. Je veux aussi donner des clefs aux séropositifs en partageant mon expérience : comment gérer un traitement et ses effets indésirables, par exemple.
Propos recueillis par Alain Miguet pour Sida Info Service
Lire sur Yagg le Blog de Kévin Gagneur, Mon Truc en +
Source : http://www.sida-info-service.org/
MAROC : Un fonds d’appui aux porteurs du VIH
Vendredi, 22 Janvier 2010
Said Naoumi
Les personnes atteintes par le VIH pourront désormais avoir leurs propres projets d’investissement. Le temps de la réclusion est révolu. Grâce à une convention de partenariat, signé mardi dernier entre l’Association de Lutte contre le Sida (ALCS) et l’Agence de Développement Social, les personnes vivant avec le sida peuvent, s’ils le désirent, bénéficier d’un fonds d’appui à leurs projets. Ledit partenariat vise, selon les deux institutions, à déterminer les aspects organisationnels, programmatiques et financiers du programme AMALI de réduction de l’impact socioéconomique du VIH sur la population vulnérable et les personnes infectées. L’enveloppe budgétaire allouée à la constitution de ce fonds est de l’ordre de 3,9 millions de dirhams. Les partenaires ambitionnent, à travers cette convention, le renforcement des capacités de sept associations locales pour qu’elles puissent accompagner à bon escient près de 126 bénéficiaires dans le montage, le financement et la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus. « Les objectifs du programme AMALI, dont la population cible est constituée de personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA et des personnes vulnérables à l’infection, s’articulent autour de l’accompagnement des personnes vulnérables, infectées et affectées par le VIH/SIDA et bénéficiant des programmes de l’ALCS pour le développement d’activités génératrices de revenus et du renforcement des capacités techniques et institutionnelles des sections de l’ALCS et des associations locales, qui sont impliquées dans le programme », peut-on lire d’un communiqué officiel émanant des deux partenaires… (suite de l’article)
Source : http://www.lereporter.ma/
ZIMBABWE : Lever davantage de fonds pour la lutte contre le VIH/SIDA
HARARE, 25 janvier 2010 (PlusNews) - Le projet consistant à augmenter la taxe sida de trois pour cent afin d’inclure les employés et entreprises du secteur parallèle pourrait avoir des répercussions négatives sur la vie des Zimbabwéens, ont averti des analystes.
En juillet 2009, les consultants chargés de réaliser une évaluation intermédiaire du plan stratégique national 2006-2010 de lutte contre le VIH et le sida ont préconisé d’accroître le faible niveau de financement de la lutte contre le VIH/SIDA grâce au prélèvement d’une partie des fonds générés par la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), une taxe de vente. « La pandémie [de VIH/SIDA] touche des personnes issues de toutes les strates de la société ; par conséquent, chacun devrait apporter sa contribution, par le biais du système de TVA, et non pas les seuls acteurs du marché de l’emploi et du secteur économique officiels », a suggéré le responsable de l’équipe de consultants. La taxe sida introduite en 1999 pour compenser la baisse de financement des bailleurs de fonds est une taxe de trois pour cent déduite des salaires des employés et des revenus des sociétés sur le marché formel. Toutefois, le faible niveau des salaires, conjugué aux faibles performances de l’industrie, n’ont pas permis de lever suffisamment de fonds. Japhet Moyo, secrétaire général par intérim du Congrès des syndicats du Zimbabwe (ZCTU), a déclaré que seuls 10 pour cent des Zimbabwéens sont employés de façon officielle. Si le nouveau plan était adopté, la plupart des personnes travaillant dans le secteur parallèle – en rejet d’une économie au plus bas depuis environ 10 ans – contribueraient également au financement. Le Conseil national de lutte contre le sida (NAC) a indiqué qu’il soumettrait bientôt des propositions au gouvernement sur la façon de gérer les revenus générés par le prélèvement de la TVA… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/
FRANCE : Opinion : Grippe A versus sida
24/01/10
Didier Lestrade
Paris (FR) - C’est bien joli de questionner l’argent du Téléthon, mais ça serait bien aussi de parler des centaines de millions gaspillés pour la grippe A, non ? Dans la communauté sida, c’est silence radio sur la grosse arnaque pharmaceutique de 2009.
Les associations de lutte contre le sida ont quelque chose à dire sur la merveilleuse manœuvre de l’industrie pharmaceutique, particulièrement en France. Tout le monde sait que le gouvernement s’est targué de ne pas vouloir reproduire une affaire sanitaire proche de celle du sang contaminé ou de la canicule 2003. Le principe de précaution, cher à la communauté sida, a été respecté au-delà de nos attentes et on voit aujourd’hui que ce beau principe permet l’enrichissement des industriels – et eux seuls. L’establishment sida n’est pas peu fier d’avoir marqué les esprits depuis vingt ans avec un scandale que personne ne veut oublier – à part Fabius et Georgina Dufoix. Cette affaire a bon dos et permet d’offrir aux industriels une manne financière qu’ils ont eux-mêmes orchestrée. Ce sont les premiers à souffler à l’État qu’il vaut mieux prévenir que guérir et pour une fois que le Ministère de la Santé s’engage à fond sur quelque chose, on a tendance à regarder ces gesticulations avec sourire. Mais ce sourire coûte très cher. Primero, pour avoir interviewé Bachelot il y deux ou trois ans, je peux témoigner que c’est une grande experte en bullshit. Tout le monde a déjà dit que son zèle a permis d’orchestrer une fantastique diversion médiatique pour un montant total de 2 milliards d’euros. La France n’est pas le seul pays à être tombé dans le panneau de la panique grippale (thanks to l’OMS), mais il y a des particularités nationales qui auraient dû, normalement, gêner l’organisation magistrale de ce gâchis financier… (suite de l’article)
Source : http://www.minorites.org/
PAYS-BAS : Ils injectaient le VIH à leurs victimes : peines aggravées en appel
Par Rédaction, vendredi 22 janvier 2010
La justice néerlandaise a reconnu ces deux hommes coupables d’avoir drogué, violé et finalement contaminé d’autres hommes par des injections de sang lors de plans à plusieurs. Ils écopent de peines plus lourdes en seconde instance.
La cour d’appel de Leeuwarden, au nord des Pays-Bas, a prononcé vendredi des sanctions plus graves qu’en première instance, jusqu’à douze ans de prison, contre deux gays reconnus coupables d’avoir transmis le virus du sida à quatre hommes, au cours de soirées sexuelles privées. Ils « sont responsables du fait que quatre hommes relativement jeunes doivent continuer à vivre en sachant qu’ils souffrent d’une maladie chronique pour laquelle il existe un traitement mais également une chance de mourir », a indiqué la cour dans son arrêt.
Injection de sang
Peter Mulder et Hans Jurgens ont été condamnés respectivement à douze et neuf ans de prison contre neuf et cinq ans en première instance, le 12 novembre 2008. Le récits de leurs méfaits fait froid dans le dos. Ils ont été reconnus coupables d’avoir drogué, puis violé leurs victimes. Pire, ils leur ont injecté du sang contaminé, lors de plan sexe organisés à leur domicile, pour leur transmettre le virus du sida dont ils étaient porteurs. Selon les témoignages, les accusés recrutaient leurs victimes sur Internet, en les conviant à des partouzes. Sur place, certains racontent qu’ils ont aperçu des seringues semblant contenir du sang, sans avoir idée de leur usage. Puis après un verre, leur esprit se brouille : ils ont été drogués et seront violés plusieurs fois, avant qu’on leur injecte le sang contenu dans les seringues. Selon le chef de la police, qui enquêtait à l’époque sur cette affaire, les accusés auraient justifié ces contaminations par une certaine excitation et une fascination pour les rapports non protégés. La cour d’appel a donc établi qu’« ils ont contaminé volontairement et avec préméditation quatre hommes avec le virus du sida et qu’ils ont tenté de faire de même avec un cinquième homme »… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com/
ÉTATS-UNIS : VIH : Jackie déraille
Le 25 janvier 2010
Elle est américaine. Elle habite Détroit (Michigan). Elle est connue depuis qu’elle a mis en ligne une courte vidéo dans laquelle elle affirmait avoir transmis volontairement le VIH à quelque 500 partenaires. Un peu connue aussi des services de police puisque ces derniers décident d’ouvrir une enquête à la suite de cette diffusion. Le 15 janvier dernier, la police affirme que la seule diffusion de ce message vidéo ne peut pas donner lieu à des poursuites judiciaires. Elle part donc à la recherche de la jeune femme du message et la trouve. Elle s’appelle Jackie Braxton. Elle a 23 ans. Elle est actrice porno. Soumise par la police à un test de dépistage, il s’avère que Jackie Braxton est séronégative. La police décide finalement de ne pas la poursuivre pour ce mauvais canular. Mais pourquoi tout ça ? Jackie Braxton l’a expliqué dans les colonnes du "Detroit News". Si elle a fait tout ça, c’est qu’elle voulait "réveiller l’opinion publique sur le sida" et ses dangers. Elle n’a pas complètement loupé son coup puisque suite à cette affaire les appels et les demandes de tests de dépistage se sont multipliés auprès des services de santé de la ville, mais elle a bien foiré en pensant qu’un tel objectif pouvait s’atteindre en faisant passer les personnes séropositives pour des criminels !
Source : http://www.seronet.info/
SÉNÉGAL : Gestion de la co-infection tuberculose/VIH-sida : la double stigmatisation, ’’véritable frein’’ à l’atteinte des objectifs (expert)
23/01/2010
LTF/ADC
Dakar, 23 jan (APS) – La responsable de la prise en charge à la division lutte contre le Sida, Dr Fatou Niasse, estime que la double stigmatisation est un ‘’véritable frein’’ à l’atteinte des objectifs de la prise en charge de la co-infection Tuberculose/VIH.
‘’Ce qui freine l’atteinte de ces objectifs, c’est la double stigmatisation des patients co-infectés’’, expliqué Fatou Niasse, vendredi lors de la clôture d’un Cours national sur la gestion de la co-infection Tuberculose/VIH au Sénégal. Pour une lutte conjointe, l’atelier recommandait, entre autres activités, la mise en place de mécanismes de collaboration, la réduction de la charge de morbidité tuberculeuse chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et la réduction de la charge de morbidité due à l’infection à VIH chez les patients tuberculeux. Pour Dr Fatou Niasse, une bonne mise en œuvre des activités conjointes anti-TB/VIH passera nécessairement par l’implication de tous les soignants. La satisfaction tirée de cet atelier réside, selon elle, dans le fait que les cours n’étaient pas magistraux, ‘’parce qu’on a eu affaire à des experts. Ceux qui étaient là au début de la prise en charge, depuis que les Antirétroviraux (ARV) ont été mis au niveau des hôpitaux’’. Selon le médecin, c’était surtout un échange pour identifier les contraintes et les limites, afin de trouver ensemble, des perspectives pour mieux gérer la co-infection. C’est pourquoi, relève-t-elle, il est recommandé l’établissement, par les programmes, d’un plan de formation sur les activités de collaboration TB/VIH et pour toutes les catégories d’agents de santé… (suite de l’article)
Source : http://www.aps.sn/
BELGIQUE : Le chef de l’Église belge compare l’homosexualité à l’anorexie
Par Patricia Huon lundi 25 janvier 2010
Le nouveau primat de Belgique, déjà connu pour ses positions contre l’homosexualité, a récidivé hier sur un plateau de télévision. Regardez.
Mgr Léonard, le nouveau chef de l’Église catholique belge, a comparé l’homosexualité à l’anorexie. L’archevêque était invité ce dimanche sur le plateau de Controverse, une émission la chaîne de télévision RTL-TVI. Interrogé sur ses prises de positions sur l’homosexualité, Mgr Léonard a répété que « son appréciation philosophique » visait « un comportement mais jamais les personnes ». Pour étayer son propos, il a établi une comparaison entre sa vision de l’homosexualité et celle de l’anorexie. « Comparaison qui ne signifie pas que j’identifie les deux situations », a précisé Mgr Léonard. « L’anorexie est un développement qui n’entre pas dans la logique de l’appétit (...), mais je ne dirai jamais que les anorexiques sont des anormaux ».
« Une perversion »
Le président du Centre d’action laïque, Philippe Grollet a jugé ces propos « scandaleux ». « Quand on fait une comparaison entre l’homosexualité et l’anorexie, quelque part on insinue que l’homosexualité est une maladie », a-t-il dit… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com/
FRANCE : Un film pédagogique contre l’Homophobie embarrasserait le ministère de l’Éducation
25/01/2010 Actualités Gay G.L.
Partenaire de la production, le ministère n’assumerait pas totalement son soutien et céderait aux pressions conservatrices estiment les associations...
Les associations font écho à une information de TETU selon laquelle un film pédagogique contre l’Homophobie, « Le Baiser de la Lune », embarrasserait le ministère de l’Éducation qui n’assumerait pas totalement son soutien au projet et céderait à des pressions conservatrices.
« Le Ministère de l’Éducation nationale doit remplir sa mission sans céder aux lobbys ultra-conservateurs » estiment-elles alors que la production rennaise en question vise à aborder, via un film d’animation poétique, les relations amoureuses entre personnes du même sexe auprès des enfants de CM1 et CM2. Pourtant soutenu par de nombreux partenaires institutionnels et associatifs, « cet outil pédagogique doit faire face à une levée de boucliers homophobes visant à démolir ce projet de sensibilisation à la diversité en direction des publics jeunes » indiquent les associations. Ainsi, le Ministère de l’Éducation nationale, par le biais de l’inspection académique d’Ille-et-Vilaine, a demandé au concepteur du film de retirer son logo de ce projet, le Ministère de la Jeunesse et des Sports recevant par ailleurs des appels pour faire de même. Aussi, la blogosphère réac s’agite via des pétitions « Halte aux incitations homosexuelles dans les écoles primaires ! » et « Halte à la propagande en faveur de l’homosexualité au sein de l’école » adressées à différentes institutions partenaires du projet. En cause, selon elles, « ce sont nos enfants qu’il s’agit de défendre, c’est leur intégrité mentale qui est menacée par ce genre de projet, avec la complicité active de la puissance publique ! », estimant même qu’une telle initiative risque de « pervertir » les élèves. Les associations réclament que les autorités lèvent toute ambigüité sur leur soutien à la lutte contre les discriminations et amplifient leurs actions auprès des plus jeunes alors que le tabou de la lutte contre l’Homophobie à l’École commençait juste à être levé.
VIDEO PLUS
La bande annonce du film d’animation « Le Baiser de la Lune »… (suite de l’article)
Source : http://www.citegay.fr/