HAÏTI : Malgré le chaos, les malades du sida ne sont pas oubliés à Port-au-Prince - ÉTUDE : Neuropathies : Le prion (protéine) protège la myéline des nerfs - ÉTUDES : Le vaccin contre le VHB et les épisodes démyélinisants du système nerveux central : ce que nous disent les études - ÉTUDE : Risque de fractures chez les femmes séropositives ménopausées - ÉTUDES : Les taux d’ITS ont beaucoup augmenté chez les Canadiens d’âge moyen - CANADA : Québec : Manifestation : Le droit à la santé - COMMUNAUTAIRE : De MIELS-Québec à GRIS-Québec : André Tardif succède à Guy Lefebvre - FRANCE : Une veille contre le VIH dans le marais - CANADA : Québec : Produits de santé naturels : les pharmaciens font le ménage

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HAÏTI : Malgré le chaos, les malades du sida ne sont pas oubliés à Port-au-Prince
©AFP / 26 janvier 2010
PORT-AU-PRINCE - Rosena et son bébé, tous deux séropositifs, se sont présentés lundi, comme tous les mois, au centre de prise en charge des maladies infectieuses de la capitale haïtienne pour obtenir des antirétroviraux. Et comme tous les mois depuis deux ans, malgré le séisme, elle les a obtenus.
Au centre Ghiesko de Port-au-Prince, une des premières structures mondiales consacrée au sida depuis 1982, au milieu des ruines, des cris et du chaos, l’approvisionnement des soins n’a jamais cessé. "Ca fait vraiment plaisir, pour nous autres personnel de santé, de voir nos malades revenir malgré ce qui est arrivé", affirme Naomi Jean-Charles, une jeune infirmière qui, assise sur une petite table dans la cour, renouvelle méthodiquement les prescriptions et distribue les boîtes de cachets. Des dizaines de malades attendent, surtout des femmes et des enfants. "Je m’attendais à ce qu’ils reviennent. On sait travailler en situation de pénurie provoquée par des cyclones ou des événements politiques", affirme pour sa part le fondateur, le docteur William Pape, qui a déménagé ses installations dans une aile du bâtiment qui ne menace pas de s’effondrer après les dégâts provoqués par la secousse du 12 janvier. Livré en médicaments par le Fonds mondial de lutte contre le sida, le Pepfar (un fonds d’aide de la présidence américaine) et l’institut Mérieux, il n’a jamais été en rupture de stocks d’antirétroviraux. "Les patients nous rendent visite chaque mois et par précaution nous leur donnons toujours pour un mois et demi de traitement pour qu’ils ne soient pas pris de court", affirme ce médecin, qui enseigne également à Cornell University aux États-Unis. "Ce qui m’inquiète le plus, ce ne sont pas nos patients habituels mais cette situation d’urgence, offrir des soins à des gens qui viennent de partout avec des blessures horribles", ajoute M. Pape. (Note de Fréquence VIH : entrevue avec le docteur Pape sur MSNBC, en anglais) Dans la foulée du séisme, la renommée du centre de soins a attiré des centaines de blessés et pas moins de 5.000 déplacés qui se sont réfugiés sur un terrain attenant. Un hôpital militaire a été installé dans l’arrière cour, avec une unité chirurgicale, en collaboration avec le département américain de la Santé et des chirurgiens bénévoles américains. Les 28 centres Ghiesko (Groupe Haïtien d’études sur le Sarkome de Karposi et des infections opportunistes) de l’île soignent la moitié de tous les patients haïtiens sous traitement d’antirétroviraux, soit 12.000 personnes, dont 6.000 dans la capitale. Quelque 300 personnes travaillent pour le centre à Port-au-Prince dont 18 médecins. Après le séisme, le centre a passé des annonces radiophoniques pour rappeler aux malades que leurs traitements les attendaient dans la capitale comme en province et un système de co-voiturage a été organisé pour aller les chercher dans les quartiers. "La guerre contre le sida, on va la gagner. La prévalence du VIH continue de chuter en Haïti", assure le docteur Pape. Celle-ci a considérablement baissé en Haïti passant de 7,2% en milieu urbain dans les années 90 à 2,2% en 2009 avec moins de 150.000 personnes infectées, indique-t-il. "Les traitements marchent", affirme Naomi l’infirmière, rappelant que des enfants nés avec le VIH ont 30 ans aujourd’hui et viennent chercher régulièrement leurs médicaments. "C’est un exploit !", dit-elle dans un sourire.
Source : http://www.romandie.com/
ÉTUDE : Neuropathies : Le prion (protéine) protège la myéline des nerfs
PsychoMédia - Publié le 25 janvier 2010
Psychomédia avec sources :
Le Nouvel Observateur
BBC
Le prion, qui est une protéine, pourrait jouer un rôle vital dans le maintien de la myéline, la gaine qui entoure et protège les nerfs, selon une étude suisse publiée par la revue Nature Neuroscience. Il est possible, disent les chercheurs qu’une absence du prion cause des maladies du système nerveux périphérique liées à une atteinte de la myéline. La sclérose en plaques notamment est caractérisée par une perte de myéline attribuée à l’action du système immunitaire.
D’autres études avaient aussi indiqué que les prions pouvaient protéger contre l’Alzheimer et joueraient un rôle dans le sens de l’odorat. Une version anormale et pathogène du prion, responsable de la tremblante du mouton (scrapie) et de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, a été découverte en 1982 par Stanley Prusiner (prix Nobel de médecine en 1997). Aucune fonction n’avait été établie pour la protéine normale. Des travaux menés au Japon avaient déjà montré que des souris sans prions souffraient de neuropathies, affections touchant les nerfs périphériques. Ce qui a inspiré les recherches d’Adriano Aguzzi, Juliane Bremer et leurs collègues de l’Hôpital universitaire de Zurich qui ont constaté que les prions normaux jouaient un rôle crucial dans l’entretien de la myéline… (suite de l’article)
Source : http://www.psychomedia.qc.ca/
ÉTUDES : Le vaccin contre le VHB et les épisodes démyélinisants du système nerveux central :
ce que nous disent les études
Par Nicolas Vignier, vih.org 25/01/10
Bien que la dernière étude cas-témoin issue de la cohorte Kidsep (enfants atteints de sclérose en plaques) rapporte des résultats rassurants sur l’innocuité du vaccin contre le virus de l’hépatite B (VHB), certains médias l’ont utilisée pour alimenter la polémique sur le lien entre vaccination anti-VHB et développement d’affections démyélinisantes (qui détruisent la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses) comme la sclérose en plaques et le syndrome de Guillain-Barré. On retrouve des traces de cette polémique déjà ancienne dans tous les programmes de vaccination en France, mais particulièrement dans la très singulière couverture vaccinale contre le VHB en France.
Cet article a été publié dans Transcriptases n°142.
Les points clés
L’étude de Mikaeloff et coll. ne retrouve pas d’association significative entre le vaccin contre le VHB et la survenue d’un premier épisode démyélinisant aigu chez l’enfant en France.
Parmi les multiples analyses de sous-groupes, une association significative a été retrouvée entre la réalisation d’une vaccination anti-hépatite B datant de plus de 3 ans et la survenue d’une sclérose en plaques chez des enfants « observants » au calendrier vaccinal. Cette association a été considérée comme probablement fortuite par plusieurs réunions d’experts. On dispose d’un vaccin contre le virus de l’hépatite B depuis 1982. La vaccination contre le VHB s’inscrit dans le cadre d’une politique mondiale de lutte contre un virus, dont l’homme est le seul réservoir. Elle vise à réduire le nombre de porteurs de l’antigène HBs et à éviter la survenue de complications dont l’hépatite fulminante, la cirrhose mais aussi, pour ce virus particulièrement oncogène, le cancer du foie (CHC) et ce, même en l’absence de cirrhose(1). L’utilisation du vaccin dans le monde depuis 1982 fait état d’une bonne tolérance. L’efficacité du vaccin pour prévenir le développement d’une infection aiguë ou chronique est estimée à 95% chez l’enfant. L’incidence de l’hépatite B a nettement diminué dans les pays ayant une couverture vaccinale élevée comme aux États-Unis et en Italie. Dans ce dernier pays, elle est passée de 5,4 cas pour 100000 en 1990 à 2 pour 100000 en 2000(2). Cette baisse de l’incidence est liée en partie à l’adoption de mesures de prévention de la transmission sexuelle du VIH qui a ainsi bénéficié à la lutte contre ce virus VHB transmissible aussi par voie sanguine et sexuelle, dans les années 1990, puis à l’instauration large de la vaccination en 1991… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org/
ÉTUDE : Risque de fractures chez les femmes séropositives ménopausées
Par Aude Segond, Crips (France) 25/01/10
Une étude comparative américaine montre que les femmes infectées par le VIH ont, après la ménopause, une densité minérale osseuse (DMO) particulièrement basse. Elles risquent de ce fait davantage de fractures.
Une DMO basse est couramment signalée chez les jeunes femmes et hommes infectés par le VIH. Avec la généralisation et l’efficacité des traitements antirétroviraux (ART), le nombre des personnes séropositives de 50 ans et plus augmente. Il est devenu nécessaire de mieux comprendre les interrelations entre l’infection à VIH et les maladies liées à l’âge. Hommes et femmes voient diminuer leur DMO avec l’âge mais les femmes ont un plus grand risque d’ostéoporose, maladie caractérisée par une fragilité excessive du squelette due à une diminution de la masse osseuse ainsi qu’à l’altération de la microarchitecture osseuse provoquant un risque de fractures. L’une des raisons en est la baisse de la production d’œstrogènes après la ménopause. Un taux élevé d’œstrogènes au cours de la vie a un effet protecteur sur les os. Michael T. Yin et son équipe ont cherché à évaluer les effets de l’infection à VIH et des ART sur la DMO et les modifications osseuses chez des femmes ménopausées. Pour ce faire, ils ont enrôlé dans une étude de cohorte prospective 92 femmes séropositives pour le VIH et 95 femmes séronégatives, toutes âgées de plus de 40 ans et ménopausées. Ces femmes, d’origine hispanique ou afro-américaine, étaient suivies dans deux centres de santé new-yorkais.
T-score et Z-score significativement plus bas chez les femmes séropositives
Après ajustement sur l’âge et l’indice de masse corporelle, les chercheurs ont trouvé que les femmes séropositives sont plus jeunes (56 ans contre 60 en moyenne) et ont une DMO plus basse (28 ± 1 versus 30 ± 1 kg/m2). La prévalence d’un T-score(1) inférieur à -1 était de 78% chez les femmes séropositives contre 64% chez les femmes séronégatives. le Z-score(2) était aussi significativement plus bas chez les femmes séropositives. Le taux de cytokines inflammatoires (TNF alpha et IL-6) était plus élevé chez les femmes séropositives, en particulier chez celles sous ART. Par contre les T-scores et Z-scores des femmes séropositives sous ART ou non étaient comparables… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org/
ÉTUDES : Les taux d’ITS ont beaucoup augmenté chez les Canadiens d’âge moyen
25/01/2010
Sean R. Hosein
Les chercheurs savent que l’activité sexuelle contribue à la santé et au bonheur des adultes, et la sexualité continue de jouer un rôle important dans le bien-être des gens à mesure qu’ils vieillissent.
Au Canada, les adultes d’âge moyen — entre 40 et 59 ans — représentent environ le tiers de la population. La santé sexuelle est un élément important de cette période de la vie. À en croire les dernières données de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), il semblerait que les Canadiens d’âge moyen aient besoin d’être éduqués par rapport à la santé sexuelle. Les résultats de plusieurs études laissent croire que les adultes d’âge moyen sont nombreux à ne pas « se considérer comme étant à risque » de contracter des infections transmissibles sexuellement (ITS), y compris le VIH. En plus de provoquer l’inflammation de tissus délicats, les ITS peuvent causer des plaies ou des lésions sur ou à l’intérieur des organes génitaux, ce qui peut faciliter la transmission du VIH. Des chercheurs de l’ASPC ont récemment analysé des données sur trois ITS courantes, soit la chlamydia, la gonorrhée et la syphilis. Les données en question ont été recueillies au Canada entre 1997 et 2007. L’analyse effectuée par l’ASPC porte à croire que l’incidence de ces infections a beaucoup augmenté, particulièrement chez les Canadiens d’âge moyen. Ce phénomène risque d’avoir un impact important sur la transmission du VIH.
Résultats—chlamydia
La majorité des cas de chlamydia se sont produits chez des jeunes (15 à 29 ans), mais il n’empêche que le nombre de cas de cette ITS a augmenté de 166 % chez les adultes d’âge moyen au cours de la période en question.
Même si les chercheurs de l’ASPC soulignent que la chlamydia continue d’affecter de façon « disproportionnée » les femmes âgées de 15 à 29 ans, les hommes d’âge moyen comptaient pour 60 % des cas en 2007.
Résultats—gonorrhée
Comme dans le cas de la chlamydia, la plupart des cas de gonorrhée concernaient des jeunes personnes. Toutefois, entre 1997 et 2007, les taux de gonorrhée ont augmenté de 210 % chez les personnes d’âge moyen. Des hommes comptaient pour 88 % des cas de gonorrhée.
Résultats—syphilis
Dans ce cas, les chercheurs se sont surtout intéressés aux cas de « syphilis infectieuse », c’est-à-dire la syphilis primaire, la syphilis secondaire et la syphilis latente précoce, autrement dit les stades précoces de la maladie. Les taux de syphilis ont augmenté de huit fois au cours de la période en question et ce, dans tous les groupes d’âge. Chez les adultes d’âge moyen, les taux de syphilis ont augmenté de 11 fois. Les chercheurs de l’ASPC ont trouvé que les hommes étaient touchés de façon disproportionnée par la syphilis. En effet, 93 % des cas de syphilis recensés en 2007 concernaient des hommes.
Pas seulement au Canada
L’équipe de l’ASPC a comparé les taux d’ITS de deux autres pays : le Royaume-Uni et les États-Unis. Les chercheurs ont trouvé que les taux d’ITS augmentaient chez les adultes d’âge moyen dans ces pays aussi. Au Royaume-Uni, le taux de syphilis chez les 45 à 65 ans a augmenté de 2 839 % entre 1997 et 2007. Aux États-Unis, on a observé une augmentation de 46 % du taux de syphilis chez ce même groupe d’âge au cours de la même période. Comme c’était le cas au Canada, les hommes d’âge moyen représentaient la majorité des cas… (suite de l’article)
Source : http://www.catie.ca/
CANADA : Québec : Manifestation : Le droit à la santé
Le Devoir 26 janvier 2010
Une cinquantaine de manifestants, souvent issus d’organismes communautaires, ont marché hier pour la création de sites d’injections supervisées à Montréal. Fleurs et pancartes à la main, ils ont défilé sur le boulevard René-Lévesque, en direction des bureaux montréalais de Santé Canada.
Ils y ont déposé un cercueil et les fleurs, symboles des toxicomanes qui périssent en raison des mauvaises conditions dans lesquelles ils consomment la drogue. Ils demandaient au gouvernement Harper de modifier la Loi sur les drogues pour que les sites d’injections deviennent légaux sans avoir à obtenir une exemption de la part de gouvernement. « On croit que les sites d’injections répondent à un droit à la santé, indique un responsable de l’événement, Roger Gaudet. On a déjà des lieux à Montréal qui distribuent des seringues propres, ça ne coûterait presque rien pour les transformer en site d’injections, à part les services d’une infirmière. Et si quelqu’un veut se reprendre en main, ce n’est pas en solitaire dans les ruelles qu’il va réussir. » Les marcheurs fêtaient également la victoire du seul site d’injections supervisées au Canada, le centre InSite de Vancouver, qui a été reconnu de nouveau comme un service essentiel devant la cour le 15 janvier.
Source : http://www.ledevoir.com/
COMMUNAUTAIRE : De MIELS-Québec à GRIS-Québec : André Tardif succède à Guy Lefebvre
Par : Olivier Poulin [25-01-2010]
André Tardif parle de son récent poste de coordonnateur du Groupe régional d’intervention sociale (GRIS) de Québec comme d’un cadeau de Noël. Il faut dire que ce nouveau défi professionnel est tombé à point en décembre, peu de temps après qu’il ait été, à titre de coordonnateur du secteur de la prévention à MIELS-Québec, un rouage important de la Journée mondiale du sida à Québec. Lorsqu’il a été approché pour prendre la relève de Guy Lefebvre, la réponse d’André Tardif n’a pas beaucoup tardé : « Quand est-ce que je commence ? ».
Quelques semaines plus tard, le voilà aux commandes d’une équipe de travail renouvelée constituée des intervenants Kévin et Marilyn et de la stagiaire Anne-Catherine. Ils vont travailler de concert avec plusieurs dizaines de bénévoles hors pair à la réalisation de la mission fondamentale du GRIS-Québec : démystifier la diversité sexuelle auprès des milieux jeunesse. S’il quitte un organisme communautaire qui recourt à la lutte contre l’homophobie dans sa lutte contre le sida pour arriver dans un autre groupe dont c’est la mission principale, on pourrait penser qu’André Tardif est diplômé en service social et qu’il a toujours exercé dans le communautaire LGBT. Or, il n’en est rien ! À 48 ans, André Tardif s’assume pleinement : « Je suis un décrocheur qui a bien tourné »… (suite de l’article)
Source : http://fugues.vortex.qc.ca/
FRANCE : Une veille contre le VIH dans le marais
25-01-2010
Aurélie Sarrot
Metrofrance.com, à Paris
Installé dans le marais (IVe), le Checkpoint sera inauguré ce lundi soir. Ce centre de dépistage rapide du VIH destiné aux hommes homosexuels est une première en France.
Il aura fallu trois ans à Pierre Tessier, directeur du Kiosque Infos Sida, pour faire aboutir son projet. Le Checkpoint, situé 36, rue Geoffroy L’Asnier (IVe) ouvrira au public jeudi. Destiné exclusivement aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) , il proposera des tests rapides de dépistage du VIH.
« Le dépistage chez les gays est loin d’être parfait, commente Pierre Tessier. L’étude Prevagay, menée l’année dernière, a montré qu’il y avait une prévalence de 18% de personnes séropositives au sein de la communauté HSH qui fréquentent les lieux de socialisation type bars, lieux de sexe et backroom. Par ailleurs, 20% des hommes gays séropositifs ignorent qu’ils le sont et qu’ils peuvent transmettre le virus ». L’objectif du Checkpoint, proposer dans le quartier du marais, fief des homos à Paris, un centre où les consultants pourront bénéficier d’un test, avec un résultat dans la demi-heure (48 heures dans les laboratoires et trois jours dans les centres de dépistage) et réduire de fait la proportion d’infections VIH non diagnostiquées.« Chaque consultation durera une heure environ. Le patient verra un médecin, remplira un questionnaire et effectuera s’il le souhaite un test rapide par prélèvement d’une simple goutte de sang sur le bout du doigt ». Un psychologue et un sexologue seront également à disposition des personnes qui souhaitent un soutien ou des conseils. Le dépistage sera gratuit et confidentiel. Une étude sera menée sur 24 mois, jusqu’à 4320 consultations pourront être faites sur cette période. En Ile-de-France, il y aurait entre 40 000 et 50 000 hommes homosexuels… (suite de l’article)
Source : http://www.metrofrance.com/
CANADA : Québec : Produits de santé naturels : les pharmaciens font le ménage
26 janvier 2010
Annie Morin
Le Soleil
(Québec) Un grand ménage s’amorce dans les pharmacies du Québec. Des dizaines de milliers de produits de santé naturels seront retirés des tablettes, car ils ne répondent pas aux exigences de Santé Canada. C’est l’Ordre des pharmaciens du Québec qui lance l’opération en l’absence de directives claires du gouvernement fédéral.
L’Association nationale des organismes de réglementation de la pharmacie (ANORP), qui regroupe les ordres professionnels de toutes les provinces canadiennes, a publié au début du mois une déclaration de principe où elle conseille aux pharmaciens de cesser la vente des produits de santé naturels n’ayant pas achevé le processus d’homologation de Santé Canada. L’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) a pris le relais, il y a une dizaine de jours. Un « communiqué d’information » a été envoyé à ses 7500 membres, leur recommandant « d’agir avec diligence et de faire le ménage », dixit la directrice générale Manon Lambert. Lundi, celle-ci a précisé au Soleil que l’Ordre donne « un mois ou deux » aux pharmaciens pour se conformer. Les inspecteurs feront ensuite du « renforcement » : ils vérifieront si les produits litigieux ont bel et bien disparu des tablettes. Mme Lambert avance trois arguments pour justifier cette opération. D’abord, la période transitoire prévue au Règlement sur les produits naturels - datant de 2004 et justement conçu pour séparer le bon grain de l’ivraie en matière de médecine alternative - a pris fin en même temps que l’année 2009. Théoriquement, la vente de produits de santé naturels ne possédant pas de numéro de produit naturel (NPN) - délivré par Santé Canada aux substances sécuritaires, efficaces et de bonne qualité - est donc interdite au pays. Dans la vraie vie, Santé Canada n’a toutefois jamais montré la porte de sortie aux produits n’ayant pas décroché d’homologation. Encore cet automne, ses porte-paroles répétaient que le règlement ne contenait pas vraiment de date butoir. Ensuite, l’Ordre des pharmaciens rappelle que près de 40 % des 45 000 produits ayant présenté une demande d’homologation ont été recalés. En date de novembre, environ 18 000 demandes de licence de mise en marché étaient acceptées par Santé Canada, pas moins de 12 600 étaient refusées et 3989 autres avaient été retirées par le fabricant. Et plus de 10 000 dossiers n’avaient toujours pas été traités. Enfin, « nos pharmaciens sont assujettis à un code de déontologie et ce sont d’abord des professionnels même s’ils ont des activités commerciales », rappelle Mme Lambert, qui invoque la protection du public pour retirer des tablettes les substances sans homologation. Dans le but de ne pas heurter ce même public, des vérifications ont été faites afin que les produits les plus populaires soient toujours en vente sous « au moins une » marque de commerce… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/