Actualités VIH

Texte publié le lundi 1er février 2010.

HAÏTI : Situation des personnes infectées par le VIH - HAÏTI : Améliorer la riposte au sida - ÉTUDE : Incitation à la prudence en ce qui concerne le changement de schémas de traitement - PAKISTAN : Ça ira pour les hijras ? - ONUSIDA : Les projecteurs sur la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord - ÉTUDES : Déception avec Vicriviroc - ÉTUDE : Acyclovir et VIH : résultats décevant d’une étude - SÉNÉGAL : Co-infection tuberculose et VIH : 7% de séropositifs chez les tuberculeux dépistés au VIH - PHARMACEUTIQUES : France : Les syndicats de Glaxo Smithkline sauvent 78 postes mais les labos licencient en série

cité soleil

 [1]

HAÏTI : Situation des personnes infectées par le VIH

Rédigé le 1er février 2010

Haïti est le pays de la Caraïbe le plus gravement touché par l’épidémie de VIH/sida. Avant le séisme du 12 janvier 2010, les estimations portaient à 120 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le pays, dont 6800 enfants âgés de moins de 15 ans. Face à l’ampleur de la catastrophe, le défi pour le gouvernement haïtien aidé par l’ONUSIDA, le PEPFAR, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi que par des organisations non gouvernementales, consiste à s’assurer que les populations déplacées ont accès au matériel essentiel de prévention.

En Haïti, la transmission du VIH se fait majoritairement lors de rapports hétérosexuels, souvent associés au commerce du sexe, mais également chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Un premier rapport estime que sur les 120 000 personnes vivant avec le VIH, un peu moins de 70 000 vivent dans les zones touchées par le séisme. Avant le tremblement de terre, le nombre des personnes sous traitement antirétroviral était estimé à 19 000.

En ce qui concerne les principaux centres de prise en charge des patients infectés par le VIH :
- Le GHESKIO (Groupe Haïtien d’Étude du Sarcome de Kaposi et des Infections Opportuniste), officiellement créé le 2 mai 1982 par des Haïtiens, professionnnels de la santé, est le plus ancien groupe de recherche sur I’infection à VIH, après le CDC (Centers for Disease Control) d’Atlanta. La majeure partie de ce qui est connu sur la présentation clinique, I’épidémiologie, la transmission du SlDA en Haïti, provient du travail accompli par le GHESKIO.

L’équipe de pays de l’ONUSIDA a rencontré le personnel du GHESKIO. _ Ce centre fournit un traitement à 6000 personnes, dont 80% ont été retrouvées saines et sauves. L’ONUSIDA rapporte que malgré les dégâts causés à la structure du bâtiment, au matériel, et aux pertes humaines, le personnel du GHESKIO dispose d’un stock suffisant d’antirétroviraux pour faire face aux besoins immédiats.

- L’Hôpital de la Paix, qui offre des services de prévention de la transmission mère enfant (PTME) à Port-au-Prince n’a pu que déplorer la destruction de son stock de médicaments et le manque de moyens pour acheter les substituts de lait maternel nécessaires pour éviter la transmission du VIH de la mère à l’enfant par l’allaitement. Les services de l’hôpital n’ont repris leur activité que 12 jours après le tremblement de terre.

Depuis le 12 janvier l’objectif est de limiter les interruptions de traitements, d’apporter un soutien nutritionnel aux personnes traitées et de s’assurer de la réouverture des services spécialisés dans la prévention de la transmission mère enfant du VIH. Lors d’une réunion avec les membres délégués de l’ONUSIDA, les réseaux de personnes vivant avec le VIH ont indiqué "qu’ils avaient un besoin urgent de nourriture, d’eau, de tentes et de kits d’hygiène".

Sources :

ONUSIDA

The new england journal of medicine

The Earthquake in Haiti — Dispatch from Port-au-Prince, Jean William Pape, M.D., Warren D. Johnson, Jr., M.D., and Daniel W. Fitzgerald, M.D. Published at www.nejm.org January 27, 2010

UNICEF

GHESKIO

Source : http://femmesida.veille.inist.fr/

HAÏTI : Améliorer la riposte au sida en Haïti

28 janvier 2010

Alors qu’Haïti commence à se reconstruire après les destructions causées par le séisme de magnitude 7, qui s’est produit à une quinzaine de kilomètres de Port-au-Prince le 12 janvier, les premiers rapports commencent à nous parvenir concernant l’impact du tremblement de terre sur la riposte au sida dans le pays.

L’épidémie de VIH en Haïti est la plus grave de toute la Caraïbe, le pays abritant la moitié des personnes vivant avec le VIH dans la région. Selon les estimations, 120 000 personnes vivaient avec le VIH dans le pays et 6800 enfants âgés de moins de 15 ans étaient également porteurs du virus avant le tremblement de terre. Des informations commencent à nous arriver sur les personnes vivant avec le VIH touchées par le séisme et sur les infrastructures indispensables nécessaires pour assurer des services essentiels. Un premier rapport estime que sur les 120 000 personnes vivant avec le VIH, un peu moins de 70 000 vivent dans les zones touchées par le séisme. Avant le tremblement de terre, le nombre des personnes sous traitement antirétroviral était estimé à 19 000. « Le monde dispose d’une véritable occasion de mieux reconstruire Haïti et nous devons faire en sorte que l’aide continue d’affluer aujourd’hui mais aussi demain », a déclaré M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, au sujet des promesses faites par la communauté internationale. L’équipe de pays et les coparrainants de l’ONUSIDA collaborent avec le Gouvernement haïtien, des partenaires comme le PEPFAR et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi que des organisations non gouvernementales, pour évaluer les conséquences du tremblement de terre sur les établissements de soins, le matériel de laboratoire et les ressources humaines. Il est désormais primordial que les services de prévention, de traitement, de prise en charge et d’appui en matière de VIH reprennent leurs activités dans les zones touchées par le séisme. L’équipe de pays de l’ONUSIDA a rencontré le personnel du plus ancien centre de traitement antirétroviral d’Haïti, le GHESKIO. L’organisation fournit un traitement à 6000 personnes, dont 80% ont été retrouvées saines et sauves. Malgré les dégâts causés à la structure de la clinique, du matériel essentiel endommagé et, plus grave encore, des pertes humaines, le personnel du GHESKIO a indiqué qu’il disposait d’un stock suffisant d’antirétroviraux pour faire face aux besoins immédiats. D’autres centres ont eu moins de chance. L’équipe de pays de l’ONUSIDA a visité l’Hôpital de la Paix, qui assure des services de prévention de la transmission mère enfant (PTME) à Port-au-Prince. Là-bas, le personnel a indiqué que le stock de médicaments avait été détruit et qu’il manquait de moyens pour acheter les substituts du lait maternel nécessaires pour éviter la transmission du VIH de la mère à l’enfant par l’allaitement. Les services de l’hôpital n’ont repris leur activité que 12 jours après le tremblement de terre. Les membres de l’équipe de pays des Nations Unies pour le sida visiteront cinq grands centres de PTME dans les prochains jours, afin de déterminer si des dégâts similaires sont à déplorer. Une première analyse de la situation indique qu’il est nécessaire dans l’immédiat de limiter les interruptions de traitements, d’apporter un soutien nutritionnel aux personnes traitées et de s’assurer de la réouverture des services de PTME. Lors d’une réunion avec l’équipe de pays de l’ONUSIDA, les réseaux de personnes vivant avec le VIH ont indiqué qu’ils avaient un besoin urgent de nourriture, d’eau, de tentes et de kits d’hygiène. En Haïti, les rapports hétérosexuels, souvent associés au commerce du sexe, sont la cause principale de transmission du VIH, bien que de nouvelles données semblent indiquer également une importante transmission chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Le défi consistera à s’assurer que les populations déplacées à Port-au-Prince et autour de la ville ont accès au matériel essentiel de prévention. « Nous sommes les témoins d’une réelle souffrance. C’est dans de tels moments que l’on oublie les personnes plus exposées au risque d’infection. Nous devons nous assurer que les membres marginalisés de nos communautés ont accès aux services de prévention, de traitement, de prise en charge et d’appui en matière de VIH », a déclaré M. Sidibé, en promettant que l’ONUSIDA participerait à l’effort mondial destiné à construire un avenir meilleur pour Haïti. L’ONUSIDA s’engage à travailler avec le Gouvernement haïtien et d’autres partenaires du développement comme le PEPFAR et le Fonds mondial, afin d’examiner les moyens de renforcer à long terme la riposte au sida en Haïti. Un soutien est d’ores et déjà nécessaire pour remettre sur pieds les infrastructures en rapport avec le sida et renforcer la société civile, pour s’assurer qu’une attention particulière est accordées aux services de prévention, de traitement, de prise en charge et d’appui en matière de VIH destinés aux populations plus exposées au risque d’infection, et pour mettre en place une autorité de coordination afin d’éviter toute lacune ou tout chevauchement des activités dans la riposte nationale au sida.

Source : http://www.unaids.org/fr/

Note de Fréquence VIH  : Pour des infos complémentaires et pour faire des dons voir : Comment aider les personnes séropositives d’Haïti

ÉTUDE : Incitation à la prudence en ce qui concerne le changement de schémas de traitement

28/01/2010

Sean R. Hosein

Dans de nombreux pays à revenu élevé et moyen, les médecins traitant les personnes séropositives peuvent choisir plus d’une vingtaine de médicaments appartenant à six catégories différentes pour établir un schéma de traitement. Les facteurs susceptibles d’influencer leur prise de décision quant à leurs choix de médicaments particuliers comprennent les suivants :

- efficacité lors des essais cliniques
- tolérabilité
- présence d’autres maladies (comme les co-infections)
- interactions médicamenteuses
- risque d’effets secondaires à long terme

L’association de deux inhibiteurs de protéase — un inhibiteur de protéase avec un autre inhibiteur de protéase appelé ritonavir (Norvir) — permet de créer une puissante combinaison couramment utilisée en trithérapie pour le VIH. Il existe une combinaison en particulier, lopinavir + ritonavir, qui se prend sous forme d’un seul comprimé à dosage fixe et qui est vendue sous le nom de marque Kaletra. Les schémas de traitements contenant le lopinavir + ritonavir sont fréquemment utilisés depuis une décennie, car cette combinaison d’inhibiteurs de protéase a un bon profil d’efficacité et d’innocuité. Comme le lopinavir-ritonavir est couramment utilisé, au cours des quatre dernières années, les compagnies pharmaceutiques qui fabriquent de nouveaux médicaments anti-VIH ont fait des essais pour comparer l’efficacité de nouveaux médicaments avec le lopinavir-ritonavir ou l’efavirenz (Sustiva et dans Atripla), autre médicament souvent utilisé. Le raltégravir (Isentress) est un médicament anti-VIH relativement nouveau dont le mode d’action consiste à bloquer l’activité d’une enzyme appelée intégrase. Les cellules infectées par le VIH ont besoin de celle-ci pour fabriquer d’autres virus. Dans le cadre d’essais cliniques évaluant des combinaisons comportant du raltégravir, celui-ci a rapidement supprimé les niveaux du VIH dans le sang, tant chez des patients qui en étaient à leur premier traitement anti-VIH que chez des patients en cours de traitement. De plus, le raltégravir s’est avéré relativement sûr lors des essais cliniques. Vu que le raltégravir est un nouveau produit sûr et efficace, plusieurs s’intéressent à le substituer à d’autres médicaments anti-VIH déjà utilisés. Le créateur du raltégravir, Merck and Company, Inc. (Merck Sharp & Dohme ou MSD en dehors de l’Amérique du Nord), a mené deux essais cliniques durant lesquels certains participants ont remplacé un schéma de traitement à base de lopinavir-ritonavir par du raltégravir. Les essais ont été interrompus précocement lorsqu’on a constaté des taux d’échec virologique plus élevés que prévus chez certains patients recevant du raltégravir. Nous parlerons plus tard des raisons possibles de ce résultat inattendu et de ses implications pour la prise de décisions concernant le changement de thérapie.

Détails de l’étude

Des chercheurs d’Australie, de l’Union européenne, d’Amérique du Nord et du Sud, d’Afrique du Sud et de Thaïlande ont recruté des adultes séropositifs pour deux essais cliniques identiques appelés Switchmrk 1 et 2. Tous les participants recevaient une combinaison à base de lopinavir-ritonavir et leur charge virale sanguine était sous la barre des 50 copies depuis trois mois avant leur participation aux essais Switchmrk. Les volontaires ont été affectés au hasard à deux groupes : le premier a continué de prendre un schéma de traitement à base de lopinavir-ritonavir alors que le deuxième a remplacé celui-ci par un schéma de traitement comportant du raltégravir. Tous les participants ont continué de prendre les autres médicaments faisant partie de leur schéma de traitement, soit deux analogues nucléosidiques dans la majorité des cas. Pour prévenir toute interprétation biaisée des résultats, l’étude était conçue afin que ni les participants ni les chercheurs ne sachent qui prenait quoi avant la fin de l’étude… (suite de l’article)

Source : http://www.catie.ca/

PAKISTAN : ça ira pour les hijras ?

Par jfl-seronet - Posté le 30 janvier 2010

Les hijras sont des centaines de milliers au Pakistan. Fin décembre, la justice a réclamé la reconnaissance de leurs droits. Mais il en faudra bien plus pour sortir ces "parias" de la mendicité et la prostitution comme l’explique l’AFP.

Avant tout, il faut rappeler que le terme hijra recouvre des réalités très différentes : personnes transgenres, intersexuées, transsexuels, travestis et homosexuels… Tous et toutes sont appelés "hijra" en ourdou, la langue du Pakistan et sont parfois considérés comme un troisème genre à côté des hommes et des femmes. Ils seraient plus de 500 000 dans le pays. La plupart "traînent aujourd’hui (…) misérablement sur les marchés, en tuniques de femmes, maquillage prononcé et gouaille aguicheuse". Vivant souvent dans des contextes difficiles, les hijras se sont regroupé(e)s notamment pour défiler publiquement contre le racket et le viol policiers. Fin décembre, la Cour suprême a ordonné au gouvernement de leur reconnaître des droits, dont celui d’être désigné comme personnes ayant un genre à part, un genre distinct des hommes et femmes. La Cour suprême demande d’ailleurs que cette mention figure sur les papiers d’identité des personnes concernées, comme l’Inde, le pays voisin, l’a fait récemment sur les listes électorales. "La mobilisation des eunuques a une première conséquence, la fin, au moins dans les grandes villes, des violences et viols policiers, désormais traqués par les médias. Mais l’application concrète de l’ordre de la Cour suprême reste très incertaine, ne serait-ce que par la difficulté de recenser ces parias", précise l’AFP. Le site Pakfactor souligne l’importance cruciale à mettre en place une campagne publique pour que les attitudes changent à l’égard des hijrahs.

Source : http://www.seronet.info/

ONUSIDA : Les projecteurs sur la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord

26 janvier 2010

Dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, l’épidémie de VIH, pourtant rarement mise en lumière, s’accroît régulièrement. En 2008, on estimait à 310 000 le nombre des personnes vivant avec le VIH, contre 200 000 en 2001. Cette même année, environ 35 000 personnes ont été nouvellement infectées par le VIH dans la région.

Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, est sur place pour attirer l’attention sur certains problèmes clés qui doivent être abordés pour fournir une riposte efficace au sida, exhortant les pays à respecter l’équité et les droits humains dans leur approche de l’épidémie de VIH. La stigmatisation et la discrimination restent des obstacles importants pour l’efficacité de la riposte régionale au sida, et dans nombre de pays la pénalisation des comportements à plus haut risque pousse les communautés affectées dans la clandestinité – limitant ainsi l’accès aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en matière de VIH. Étant donné que les populations plus exposées au risque sont affectées de manière disproportionnée même dans les contextes où la prévalence globale du VIH est faible, pour le bien de la santé publique il est nécessaire de faire preuve d’acceptation. « Comprendre est un impératif pour tirer de l’ombre celles et ceux qui sont les plus à risque et leur permettre de se protéger et, par extension, de protéger la communauté tout entière, » a déclaré M. Sidibé… (suite de l’article)

Source : http://www.unaids.org/fr/

ÉTUDES : Déception avec Vicriviroc

jeudi 28 janvier 2010

Laurent Rossignol

Merck, le fabricant du vicriviroc, a annoncé qu’il ne tentera pas d’obtenir une licence d’utilisation de ce produit pour les patient-es ayant déjà une expérience avec d’autres antirétroviraux.

Ce nouvel inhibiteur d’entrée devait, comme le maraviroc (Celsentri®), empêcher l’entrée du virus dans la cellule cible. Mais des études ont montré qu’il n’est pas suffisamment puissant pour les patient-es expérimenté-es (pré-traitée-es). Le vicriviroc est toujours en cours d’évaluation chez les patient-es naïf-ves de traitement (c’est-à-dire n’ayant encore jamais été traité-es), en combinaison avec Reyataz® et Norvir® (atazanavir/ritonavir). Plus d’infos sur : Aidsmap (en anglais)

Source : http://www.sida-info-service.org/

ÉTUDE : Acyclovir et VIH : résultats décevant d’une étude

Le 28 janvier 2010

L’acyclovir est l’antiviral le plus prescrit pour traiter et prévenir les récidives de l’herpès génital. Une étude publiée dans l’édition en ligne du New England Journal of Medicine (NEJM), mi janvier, indique que ce traitement anti-herpés ne réduit pas le risque de transmission du VIH, comme les scientifiques en faisaient l’hypothèse. En effet, cinq études préliminaires à cette nouvelle étude avaient montré qu’il était possible de réduire la teneur de VIH dans le sang, ainsi que dans les conduits génitaux, avec de l’acyclovir. Les chercheurs ont conduit un essai clinique durant cinq ans auprès de 3 408 personnes africaines, indique l’AFP qui a consacré un article (21 janvier) à ce sujet. Les personnes étaient dans deux groupes : l’un était composé de personnes séropositives, l’autre non. L’essai a montré que la prise d’acyclovir deux fois par jour par les personnes séropositives (dont 90 % étaient aussi infectées par le virus de l’herpès, HSV-2), ne réduisait pas le risque de transmettre le VIH. "La plupart [des personnes] ne savent pas qu’elles sont porteuses de ce virus responsable de l’herpès, car les symptômes sont généralement légers, voire absents. Cette forme d’herpès peut régulièrement provoquer des plaies mineures dans les zones génitales", explique l’AFP. Une infection par le virus HSV-2 attire les CD4 dans les zones génitales. Le VIH se sert de ces mêmes cellules pour se propager.

Source : http://www.seronet.info/breve/

SÉNÉGAL : Co-infection tuberculose et VIH : 7% de séropositifs chez les tuberculeux dépistés au Vih

1 février 2010

Eugène KALY

Au Sénégal, la co-infection Tuberculose-Vih reste la première cause de morbidité et de mortalité chez les Personnes vivant avec le Vih.

Sur 51% des tuberculeux dépistés au Vih par le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt), 7% sont séropositifs. L’information est livrée par le coordinateur du (Pnt), le Dr Mame Bocar Lô, indiquant que ce taux reflète la réalité de la co-infection Tuberculose-Vih (TB-VIH) qui est la première cause de morbidité et de mortalité chez les Personnes vivant avec le Vih (PvVih). Le Dr Lô s’exprimait vendredi dernier à quelques heures de la clôture du cours national pour la gestion de la co-infection TB-Vih. Un cours de cinq jours destiné aux médecins spécialisés dans la prise en charge de la co-infection TB-Vih. Cette session, organisée par le Pnt, en collaboration avec la Division de lutte contre le Sida, fait partie d’une série de formations que les deux programmes comptent étendre à tous les prestataires qui participent à la prise en charge des personnes souffrant de ces deux affections. Au total, ce sont 25 médecins spécialistes des différentes régions du Sénégal qui ont pris part à ce premier cours sur la gestion de la co-infection TB-Vih… (suite de l’article)

Source : http://www.lesoleil.sn/

PHARMACEUTIQUES : France : Les syndicats de Glaxo Smithkline sauvent 78 postes mais les labos licencient en série

par La Rédaction du DL | le 30/01/10

Stéphène JOURDAIN

Grippe A oblige, l’année 2009 a été faste pour les laboratoires. Le britannique Glaxo Smithkline a vendu pour plus d’1 milliard d’euros de vaccins au 4e trimestre, le Français Sanofi Aventis pour 360 millions €. Pourtant, celui-ci a annoncé en novembre le licenciement de 300 chercheurs sur son site de Vitry. Et après trois plans sociaux (1 200 départs) en 2 ans, GSK prévoit encore 600 suppressions de postes en France.

S’adapter au marché

Explication des groupes pharmaceutiques : il faut s’adapter à la nouvelle donne du marché. À savoir : les médicaments déremboursés, les génériques qui, d’ici 2012, représenteront 50 % des médicaments, la spécialisation des produits (le cancer, le sida, les vaccins...) "Le laboratoire se réorganise pour anticiper le nouveau modèle de l’industrie pharmaceutique", justifie un communiqué de GSK. Pour les salariés néanmoins, la pilule est amère à avaler...

Des centaines de manifestants

Révolution dans le milieu très feutré de la pharmacie : en janvier, plusieurs centaines de salariés de Sanofi ont manifesté à Paris ou Toulouse pour protester contre les restructurations. Le 19 novembre, ils étaient 850 de Glaxo à protester devant le siège des Ulis. Pour les deux tiers, il s’agissait de visiteurs médicaux venus de toute la France.

La fin des visiteurs commerciaux ?

Les commerciaux, qui vantent les produits du laboratoire auprès des médecins, sont en effet les premiers touchés par ces plans. Sanofi doit se séparer de 800 vendeurs, le tiers de sa force de vente. Glaxo d’environ 350… (suite de l’article)

Source : http://www.ledauphine.com/

[1] Creative Commons Attribution 2.5 Brazil license Porto Príncipe (Haiti) - No bairro de Cité Soleil, na capital haitiana, o lixo é queimado na rua Foto : Marcello Casal Jr./Abr. This photograph was produced by Agência Brasil, a public Brazilian news agency.



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