Actualités VIH - 14 novembre 2011

Texte publi� le lundi 14 novembre 2011.

Le Crips Nord-Pas de Calais publie un dossier sur le dépistage VIH - Protéinurie chez l’enfant infecté par le VIH en Afrique subsaharienne - En Afrique du Sud, face aux ravages du sida - Co-infection VIH-tuberculose : nouvelles recommandations de prise en charge - Dépistage rapide du VIH au Checkpoint - Anne, vingt-trois ans avec la mort aux trousses - Moins de la moitié des séropositifs ont un emploi - Vivre avec le traitement antirétroviral : une synthèse de Sida Info Service - L’Instant Masculin, les 3 & 4 décembre 2011 - Sida : 70% des séropositifs sont aptes à travailler - Ipergay, premier essai de prévention pré-exposition, démarre en janvier 2012 - La soirée de lutte contre le sida a tenu ses promesses - Les travailleuses du « Sexe » face aux islamistes - L’Europe, terre du tourisme sexuel... - Grands Défis Canada annonce un nouveau soutien aux jeunes innovateurs du monde en développement pour lutter contre des maladies mortelles dans le monde


Le Crips Nord-Pas de Calais publie un dossier sur le dépistage VIH

(Par : ARCAT ) le 14 novembre 2011

Le test de dépistage sérologique pour le VIH/sida, mis sur le marché en France en 1987, a pour objectif de déterminer par une prise de sang si une personne est porteuse ou non du VIH. En France, le recours au dépistage du VIH constitue un acte volontaire et responsable, sauf sur les dons de sang, d’organes, de sperme, d’ovocytes et de lait, où le dépistage est systématique. Le dépistage doit être consenti par la personne. La pratique du dépistage était réservée jusque-là exclusivement aux professionnel(le)s de santé exerçant en milieu hospitalier, dans les laboratoires, en CDAG/CIDDIST, en DAV (dispensaire antivénérien) et autres structures de prévention, mais elle évolue sous l’effet de nombreux facteurs : diversité des populations concernées, évolution de leurs profils et de leurs besoins, disponibilité de nouvelles techniques de dépistage, etc. Grâce à la mobilisation des associations de lutte contre le VIH/sida et des professionnels de santé, aux recommandations de la HAS (Haute Autorité de Santé) aux conclusions du rapport Lert/Pialoux, et aux orientations du plan national de lutte contre le sida, un arrêté a été publié par le Ministère de la santé en novembre 2010, officialisant les possibilités de pratiquer des TROD (Tests rapides d’orientation diagnostique) et élargissant les personnes habilitées à les réaliser ainsi que l’offre de dépistage. Cet arrêté permet d’élargir la pratique du TROD (Test rapide d’orientation diagnostique) aux travailleurs sociaux, salariés ou bénévoles formés, relevant de structures ayant obtenu l’habilitation de l’ARS (Agence Régionale de Santé) pour cette activité. Le CRIPS Nord- Pas-de-Calais/Picardie propose un dossier qui rassemble les éléments essentiels pour :
- connaître l’activité de dépistage, les comportements et pratiques des publics ;
- saisir le contexte et les orientations actuelles en matière de dépistage ;
- accéder aux recommandations et textes réglementaires en vigueur ;
- faire le point sur les tests de dépistage rapide, le TROD et les nouvelles techniques ;
- disposer des adresses et liens utiles. (...)

Source et suite de l’article : [http://arcat-sante.org/actus/1419/L...]


Protéinurie chez l’enfant infecté par le VIH en Afrique subsaharienne

(Par : Femmes et SIDA ) le 14 novembre 2011

La protéinurie, un marqueur précoce et très sensible de l’atteinte rénale au cours de l’infection à VIH Le diagnostic précoce de protéinurie [1] est primordial car l’augmentation anormale de l’élimination urinaire des protéines précède l’élévation du taux sérique de la créatinine et la diminution du débit de filtration glomérulaire. Une protéinurie peut apparaître environ deux à cinq ans après le début de l’infection à VIH. La durée moyenne d’évolution vers le stade terminal de l’insuffisance rénale varie de huit mois à trois ans, nécessitant alors le recours à la dialyse ou la transplantation rénale, techniques non accessibles ou encore inexistantes dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Une fréquence élevée de la protéinurie chez les enfants d’Afrique subsaharienne En Afrique subsaharienne, l’ampleur des atteintes rénales dans l’infection à VIH, surtout chez l’enfant, est mal connue, alors que cette région représente le plus grand foyer au monde. Une étude transversale et multicentrique (six structures médicales de Kinshasa), menée entre août 2008 et février 2009 a recruté 194 enfants dont l’âge médian était de 84 mois (9–221mois) : 101 étaient infectés par le VIH et naïfs de traitement antirétroviral ; 93 enfants non infectés ont servi de groupe témoin. Les caractéristiques des enfants VIH+ étaient les suivantes : l’âge médian était de 76 mois (9–221mois) avec un sex-ratio de un garçon pour une fille ; le poids moyen et la taille moyenne étaient inférieurs à ceux observés dans le groupe témoin (p < 0,001) ; trente-cinq enfants infectés par le VIH (34,6 %) étaient à un stade clinique avancé et 20 (19,8 %) avaient une immunodépression importante. La protéinurie était recherchée par la technique de la bandelette réactive Combur 9 sur les urines fraiches du matin. Pour une protéinurie supérieure ou égale à une croix, une quantification était réalisée par la méthode d’Esbach sur les urines de 24 heures. La prévalence de la protéinurie était de 23,8 %. Les enfants infectés par le VIH avaient sept fois plus de probabilité de présenter une protéinurie que les enfants non infectés (OR 6,9 ; IC à 95 % : 2,3–20,8 ; p < 0,001). La protéinurie était étiquetée "néphrotique" pour toute valeur supérieure ou égale à 50 mg par kilo par 24 heures. L’immunodépression sévère, un déterminant majeur de la protéinurie Les déterminants de la protéinurie ont été recherchés par régression logistique. Le principal déterminant indépendant de la protéinurie était l’immunodépression importante (OR ajusté 10,4 ; IC à 95 % : 3,34–32,48 ; p < 0,001). Comparés au groupe non infecté, les enfants VIH+ aux stades d’immunodépression non importante avaient trois fois plus de risque de présenter une protéinurie (OR : 3,5 IC 95 % : 1,0– 11,4 p = 0,038). Cette probabilité était d’autant plus grande que l’immunodépression était sévère (OR 41,3 IC 95 % : 10,6–160,9 ; p < 0,001), gravité évaluée selon les critères définis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : taux de CD4 inférieur à 30 % des lymphocytes totaux pour un âge inférieur à 11 mois ; taux de CD4 inférieur à 25 % des lymphocytes totaux pour un âge compris entre 12 et 35 mois ; taux de CD4 inférieur à 20 % des lymphocytes totaux pour un âge compris entre 36 et 59 mois ; taux de CD4 inférieur à 350 par mm3 pour un âge supérieur ou égal à cinq ans. Il apparaît qu’une immunodépression importante augmente d’environ dix fois la probabilité pour un enfant infecté par le VIH de présenter une protéinurie par rapport un enfant VIH+ ayant une immunodépression non importante ; l’âge, le sexe, la pression artérielle, le stade clinique étant contrôlés. (OR ajusté = 10,42 ; IC à 95 % : 3,3–32,5 ; p < 0,001) Des atteintes rénales dues au VIH En Afrique, la néphropathie liée au VIH est l’atteinte rénale la plus fréquente, avec une évolution progressive vers l’insuffisance rénale terminale. La protéinurie reste le facteur diagnostic d’orientation le plus fiable et permet un diagnostic et une prise charge précoces. Le mécanisme pathogénique de la protéinurie s’explique par le rôle direct du VIH, de ses protéines et de certains gènes sur les cellules épithéliales glomérulaires, tubulaires et pariétales. L’infection par le VIH augmente significativement la probabilité de présenter une protéinurie chez les enfants, surtout en cas d’immunodépression sévère. Dans les pays en développement où le dosage des lymphocyte T CD4 n’est pas toujours réalisable, la protéinurie chez l’enfant VIH positif peut être utile dans l’arbre décisionnel de mise en route du traitement antirétroviral afin d’éviter une évolution vers une insuffisance rénale terminale. (...)

Source et suite de l’article : [http://femmesida.veille.inist.fr/spip.php?article2642]


En Afrique du Sud, face aux ravages du sida

(Par : La-croix.com ) le 14 novembre 2011

Thembeka a 13 ans. Ses deux parents sont morts du sida et elle vit désormais avec sa grand-mère Tholwapi, âgée de 74 ans. Thembeka pose ici avecsa « boîte de mémoire », sorte de tombeau affectif, développée par le centre Sinomlando.

Bongi Zengele sait de quoi elle parle quand elle évoque le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) comme « un enjeu de vie ou de mort ». Entre 1999 et 2001, ses quatre sœurs et son frère sont morts du sida. Du coup, cette catholique chaleureuse est tout entière mobilisée contre la maladie au sein du programme œcuménique « Ujamaa » de l’université du KwaZulu-Natal (UKZN) à Pietermaritzburg. Cette province est la plus touchée par le VIH en Afrique du Sud, pays qui lui-même figure parmi les plus contaminés au monde avec 5,7 millions de séropositifs, soit 11 % de la population totale et 19 % des 15-49 ans.

Depuis une vingtaine d’années, de nombreuses associations chrétiennes (on parle ici de « faith-based organisations » ou FBO), en lien avec Ujamaa, accompagnent ces populations séropositives du Natal. « Car les Églises, notamment l’Église catholique, sont reconnues comme particulièrement organisées et crédibles », estime le dominicain belge Philippe Denis, résidant en Afrique du Sud depuis 1988 et professeur d’histoire religieuse à l’UKZN.

UNE LONGUE ATTENTE AVANT DE POUVOIR ÊTRE SOIGNÉ Bongi Zengele coordonne une centaine de groupes de soutien Siyaphila regroupant 3 000 personnes vivant avec le VIH dans les quartiers pauvres de Pietermaritzburg et de Richmond. Ce matin-là, ils sont quatre hommes et deux femmes dans une pièce sombre d’un bâtiment de briques, loué dans la township d’Imbali, peuplé de 10 000 habitants. Séropositifs depuis plus de quinze ans, ils viennent ici chaque semaine pour s’encourager dans le suivi de leur traitement.

Des traitements par médicaments antirétroviraux qui n’ont débuté qu’en 2008, le gouvernement de Thabo Mbeki (1999-2008) ayant entretenu un dramatique déni face au sida… Ce n’est qu’avec le président Jacob Zuma qu’une politique massive a été engagée, avec campagne de prévention, tests de dépistage pour 15 millions de volontaires et distribution gratuite d’antirétroviraux pour 1,5 million de séropositifs.

« Mais les listes d’attente dans les hôpitaux sont longues et il faut parfois attendre six mois avant de commencer le traitement », explique Mtuduzi Mshengu, coordinateur des groupes Siyaphila d’Imbali. Derrière lui, apparaît une affiche du programme « Save » (pour « rapports sexuels protégés, accès aux traitements, accompagnement volontaire et éducation ») qui a été lancé en 2008 par le Conseil des Églises sud-africaines.

PARLER DU VIH POUR MIEUX L’ÉRADIQUER Bongi Zengele insiste : « Tout est lié ! Tant que le VIH est perçu comme un tabou honteux, les personnes n’acceptent pas de faire les tests ou d’aller chercher leurs résultats. Et si elles sont séropositives, tant qu’elles se sentent stigmatisées et rejetées, elles ne peuvent adhérer pleinement à leur traitement, très contraignant dans la durée. » Dans les groupes Siyaphila, les participants apprennent donc à parler du VIH, à relire leur histoire…

« Dès lors qu’elles se sentent entourées, reconnues, ces personnes séropositives adhèrent davantage à leur traitement et leur espérance de vie s’accroît », poursuit-elle. Pour fonder sur un travail théologique cette action de terrain, un centre de « Collaboration de la religion et de la théologie pour le HIV et le sida » a été créé à l’UKZN. « Notre rôle est d’aider à sortir d’une conception négative de la théologie de la rétribution, selon laquelle celui qui a le VIH a forcément fait quelque chose de mal, pour se focaliser sur la résurrection », explique Beverley Haddad, théologienne anglicane et directrice du centre.

Ce travail théologique ne craint pas de s’opposer à certains discours de l’Église catholique, tel le « message d’espoir » publié en 2001 par la Conférence des évêques d’Afrique du Sud, qui invitait à l’abstinence et à la fidélité conjugale et condamnait l’usage du préservatif. « Quel sens cela a-t-il de parler de fidélité alors que les deux tiers des adultes sud-africains ne sont pas mariés et ne le seront jamais ? » interroge Philippe Denis.

ESTIME DE SOI ET RESPECT DE LA FEMME Constamment à la recherche d’un travail et ne pouvant payer un mariage traditionnel, les hommes multiplient les unions éphémères. Ujamaa organise d’ailleurs des ateliers sur la masculinité pour aider les hommes, en s’écoutant entre eux, à changer l’image qu’ils se font de la virilité et à « comprendre qu’elle ne consiste pas à multiplier les conquêtes », résume Beverley Haddad.

À cause du sida, les modèles sud-africains de l’homme et de la femme sont en train de changer, assurent les responsables d’Ujamaa. Et les Sud-Africains dans leur ensemble « apprennent à gérer leur sexualité ». Un lent apprentissage qui passe par l’éducation morale, l’estime de soi, le respect de la femme… l’Afrique du Sud détenant le triste record mondial du nombre de viols. Au KwaZulu-Natal, 36 % des femmes enceintes sont séropositives et l’on compte des dizaines de milliers d’enfants orphelins…

DES SESSIONS DE MÉMOIRE POUR LES ORPHELINS Des associations chrétiennes, là aussi, sont présentes. La Fondation Thandanani suit plus de 2 000 orphelins de 0 à 18 ans, confiés à 500 familles d’accueil ou regroupés dans 16 centres de vie animés par des jeunes femmes bénévoles. « La plupart de ces enfants grandissent sans savoir de quoi sont morts leurs parents, car personne n’ose leur dire ; certains pensent qu’ils travaillent en ville et qu’ils reviendront un jour », raconte Andrew Duncan, son directeur. C’est pourquoi la fondation travaille en partenariat avec le centre de recherche en histoire orale Sinomlando (« nous avons une histoire », en zoulou), à l’UKZN.

Sous la direction de Philippe Denis, Sinomlando organise depuis 2002 des sessions de mémoire pour des orphelins. Lors de camps de quatre jours, ils sont invités à tracer leur arbre généalogique, à écrire une lettre à leurs parents disparus, à dessiner une « rivière de vie »… Autant de souvenirs de leur histoire qu’ils pourront conserver dans une « boîte de mémoire ». Cela leur permettra, explique la directrice du programme, Nokhaya Makiwane, de « prendre conscience de leurs ressources de résilience ».

(1) Les enfants aussi ont une histoire. Travail de mémoire et résilience au temps du sida, de Philippe Denis, Karthala, 2007. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.la-croix.com/Religion/S-...]


Co-infection VIH-tuberculose : nouvelles recommandations de prise en charge

(Par : NEWS"RPESS ) le 14 novembre 2011

Une étude de l’Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les Hépatites Virales (ANRS) en partenariat avec les National Institutes of Health (NIH) américains montre que les traitements antirétroviraux du VIH doivent être débutés deux semaines seulement après l’initiation des antituberculeux. Ces travaux menés au Cambodge et publiés dans la revue New England Journal of Medicine vont justifier une révision des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé en 2012. La mise en place rapide de mesures découlant de ces résultats pourrait réduire de 50 à 100 000 le nombre de décès annuels.

Le VIH affaiblit le système immunitaire et rend les malades particulièrement vulnérables aux infections et notamment à la tuberculose. Selon l’OMS, environ 1,37 million de personnes dans le monde sont atteintes par cette double infection responsable chaque année de 456 000 décès, soit environ un quart des décès parmi les patients co-infectés.

Un traitement simultané délicat

Le VIH est parfois dépisté de façon fortuite chez des personnes qui consultent pour une tuberculose. Le traitement des patients co-infectés par le VIH et la tuberculose est toutefois délicatcar chacun des traitements peut provoquer des effets secondaires, il existe des interactions importantes entre les différentes classes de médicaments et le nombre de comprimés à prendre est élevé. Par ailleurs, le traitement simultané des deux infections peut entraîner rapidement une exacerbation des réactions immunitaires (réactions paradoxales). C’est pourquoi l’OMS recommandait en 2009 d’attendre 8 semaines après l’instauration du traitement antituberculeux.

Deux semaines améliorent la survie

L’étude promue par l’Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les Hépatites Virales (ANRS) et les NIH américains, à laquelle ont participé de nombreuses équipes de l’Institut Pasteur et de l’Inserm, remet en cause ce délai. Les auteurs ont montré que commencer les antirétroviraux de façon précoce après le début des médicaments antituberculeux améliore nettement la survie des patients. Pour cela, 661 patients co-infectés par le bacille de Koch responsable de la tuberculose et par le VIH ont été recrutés dans cinq hôpitaux du Cambodge entre 2006 et 2010. Ils étaient tous immunodéprimés, c’est-à-dire avec un système immunitaire fonctionnant à très bas régime. La moitié d’entre eux a commencé les antirétroviraux deux semaines après les antituberculeux et l’autre moitié huit semaines après. Dans le groupe ayant reçu un traitement précoce le risque de décès a été réduit de 34 % par rapport au groupe ayant reçu un traitement antirétroviral différé. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.newspress.fr/Communique_...]


Dépistage rapide du VIH au Checkpoint

(Par : ARCAT ) le 14 novembre 2011

Le centre Checkpoint propose, à Paris, un dépistage rapide du VIH, gratuit et confidentiel, aux hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, et âgés d’au moins 18 ans. Il étend ses horaires d’ouverture. La consultation sans rendez-vous du mercredi se déroulera de 13 h à 22 h et le vendredi de 12 h à 18 h.

Ce dispositif de dépistage permet, dans un même temps, d’obtenir le résultat du test - soit 1 demi-heure après le prélèvement d’une goutte de sang au bout d’un doigt - et de bénéficier d’un counseling personnalisé. L’ensemble de la consultation, test et résultat compris, dure environ 1 heure. => A noter, les tests rapides sont de 3e génération : les résultats sont fiables à 100 % trois mois après la prise de risque. (Les tests de 4e génération utilisés par les laboratoires et les centres de dépistage le sont six semaines après.)

La consultation sans rendez-vous du mercredi se déroulera désormais de 13 h à 22 h (avant, elle avait lieu de 16 h à 22 h) et la consultation sans rendez-vous est maintenue le vendredi de 12 h à 18 h. Le centre de dépistage rapide Checkpoint est situé dans les locaux du Kiosque infos sida et toxicomanie : 36, rue Geoffroy l’Asnier, Paris 4ème. Métro Saint Paul ou Pont Marie. Tél. : 01 44 78 24 44 (...)

Source et suite de l’article : [http://arcat-sante.org/actus/1418/D...]


Anne, vingt-trois ans avec la mort aux trousses

(Par : Ouest France.fr ) le 14 novembre 2011

Anne Bouferguène est l’incarnation d’une certaine forme de réussite. Deux enfants, un couple qui dure, un poste de directrice générale d’une grande entreprise. Une trajectoire pourtant accomplie sous l’effet d’un terrible aiguillon : la menace de mort que faisait peser sur elle le VIH, le virus du sida. Contaminée à 14 ans, elle se libère en publiant le récit de sa vie.

Est-ce la rage qu’elle a mis à enfouir la maladie au plus profond d’elle-même pendant toutes ces années ? Anne Bouferguène est lumineuse, le visage éclatant, le geste énergique. Aucun signe du virus qui l’habite depuis vingt-trois ans, là où tant d’autres sont marqués. Quand ils ne sont pas morts, vaincus par la maladie ou les effets secondaires des traitements. « Dans un sens, j’ai eu de la chance, reconnaît-elle, toute souriante dans ce confortable salon du voyagiste français Voyageurs du Monde, à Paris, dont elle est l’une des directrices. Personne ne peut l’expliquer. » Son terrible hôte indésirable, le VIH, s’est bien manifesté de temps à autre. Rien qui ne l’ait empêchée de fonder une famille. Ni de suivre une trajectoire professionnelle éblouissante, jusqu’à prendre la tête d’un poids lourd du tourisme, Jet Tour -Thomas Cook. Personne, jamais, n’y a soupçonné la quantité astronomique de médicaments que madame la directrice générale avalait, les aphtes géants ou les diarrhées qui la terrassaient.

Jusqu’à ce que la maladie se rappelle à elle, il y a dix-huit mois, par une grosse fatigue, et l’oblige à abandonner ses fonctions. « Fini les tailleurs Paule K, les bagues Chanel, les grosses voitures ! » Elle en a profité pour se retourner sur sa vie. « Mes études, ma carrière... Je me suis rendu compte que le VIH avait décidé de toute mon existence ! J’ai toujours vécu dans la crainte de mourir. Alors j’ai tout fait pour réussir très vite, sans me demander ce que je voulais vraiment. »

« Je voulais vaincre la honte »

Anne Bouferguène, 38 ans, fait partie des malades de la première heure, qui ont contracté un mal dont on parlait très peu. « J’ai appris que j’étais porteuse du virus le 21 juin 1988. À 15 ans. » Elle pense avoir été contaminée à 14 ans, lors de relations avec un garçon qui se piquait à l’héroïne. « Je n’ai pas eu de chance, mais tout cela n’a pas été un hasard. »

Enfant précoce, née à Dijon, elle est première de la classe, mais se sent en décalage avec ses camarades, parmi lesquels elle n’a aucun ami. Sa mère, postière, son père, un militaire de carrière qui l’élève à la dure, ne voient pas son malaise. Elle se rebelle en fréquentant des gens plus âgés, fait des mauvaises rencontres.

À l’époque, l’annonce de la maladie vaut condamnation à mort. « Les perspectives de vie étaient de trois à onze ans. » L’adolescente refuse la mort qui rôde, redouble d’efforts en classe, devient championne de France d’épée en équipes, ne rate jamais son footing quotidien. Une seule fois, à 17 ans, elle dévoile sa maladie, au couple qui l’accueille lors d’un voyage aux États-Unis. « Ils m’ont renvoyée en France. » Un traumatisme terrible, qui la convainc de se taire.

Lycéenne brillante, elle emprunte la voie royale : bac C, classe prépa, école de commerce, l’ESC Dijon, puis une spécialisation dans la finance, la filière la plus prestigieuse à l’époque. Sans jamais se demander si cela lui plaît. « J’ai choisi ce qu’il y avait de plus élitiste, ce qui me permettait la plus forte ascension sociale. Je voulais sans doute vaincre la honte qui m’habitait, et qui rejaillissait à mes yeux sur ma famille. Si j’ai réussi à cacher aussi bien mon état de santé, c’est sans doute à cause de ce fort sentiment de honte. »

Et puis il faut vivre, vite. Elle se marie à 18 ans, divorce, rencontre un nouveau compagnon, avec lequel elle a deux enfants, 7 et 10 ans aujourd’hui. « Oui, il est possible d’avoir des enfants séronégatifs. Nous les avons conçus naturellement, car les trithérapies inhibent le virus et rendent le risque moins fort pour le conjoint. Enceinte, j’ai été traitée, puis j’ai accouché par césarienne. » (...)

Source et suite de l’article : [http://www.ouest-france.fr/actu/act...]


Moins de la moitié des séropositifs ont un emploi

(Par : ARCAT ) le 14 novembre 2011

En France, 152 000 personnes dépistées vivent avec le VIH. Moins de la moitié d’entre elles ont un emploi, selon une enquête de l’association AIDES, dont les résultats ont été communiqués à l’occasion d’un colloque de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur le VIH au travail. L’enquête, réalisée en octobre 2010, montre que 46 % des personnes séropositives exercent une activité professionnelle et qu’une sur six (18 %) est privée d’activité alors même qu’elle voudrait travailler. L’arrivée des trithérapies a prolongé l’espérance de vie des personnes contaminées par le VIH en même temps qu’elle améliorait leur accès à l’emploi. Le taux d’emploi est de 58 % pour les personnes contaminées après 1997 et de 37 % pour celles qui ont été infectées avant le recours généralisé aux trithérapies d’antirétroviraux. L’enquête rappelle qu’en 2005, seuls 23% des personnes vivant avec le VIH travaillaient. Parmi ceux qui ont un emploi, seulement 22 % sont reconnus comme travailleurs handicapés et 9,2 % ont recours à un temps partiel thérapeutique. En termes de revenus, 39,5 % des séropositifs et/ou atteints d’une hépatite B ou C ont touché moins de 950 euros par mois en moyenne sur l’année écoulée, ce qui les situe en deçà du seuil de pauvreté. En 2009, 6.700 nouveaux cas ont été diagnostiqués, un chiffre en légère hausse par rapport à l’année précédente (6.400). Une majorité des personnes diagnostiquées était âgée de moins de 40 ans, donc en âge d’exercer une activité. Et selon des calculs, environ 50.000 personnes sont contaminées, mais ne le savent pas car non dépistées. En juin 2010, l’OIT a adopté une recommandation sur le VIH/sida et le monde du travail pour renforcer la protection des personnes séropositives qui mènent une vie active. C’est la première norme internationale jamais adoptée sur le VIH/sida. Le colloque qui s’est tenu le 25 octobre avait le double objectif de populariser le texte en France et d’interpeller tous les acteurs pour une meilleure application du texte. Le problème de la séropositivité au travail ne concerne pas seulement les pays pauvres. C’est aussi un problème européen, avec des enjeux politiques et financiers, a souligné l’OIT. (...)

Source et suite de l’article : [http://arcat-sante.org/actus/1424/M...]


Vivre avec le traitement antirétroviral : une synthèse de Sida Info Service

(Par : ARCAT ) le 14 novembre 2011

En 2010, le numéro vert Sida Info Service (0 800 840 800) a reçu plus de 5 000 appels de personnes vivant avec le VIH (PVVIH), ce qui représente 7, 2 % de la totalité des appels (contre 6, 8 % en 2009). Sur le forum de SIS, cette proportion est plus grande : 19 % des utilisateurs déclarent être séropositifs lors de leur inscription en 2010. Dans les appels reçus par Sida Info Service en 2010, quatre PVVIH sur dix posent des questions sur leurs examens médicaux et leurs traitements. Dans une nouvelle synthèse, l’observatoire de SIS analyse les différents aspects de ce questionnement et s’intéresse aux facteurs pouvant influencer, dans un sens positif ou négatif, l’observance. Les PVVIH contactent la ligne d’appel aux moments importants de leur prise en charge : pour accepter le traitement antirétroviral ; le commencer ; vivre avec, gérer les effets indésirables, de l’attente des résultats d’analyse à la recherche d’informations, des changements de traitement au besoin de soutien. Et parfois le ras le bol, l’envie d’arrêter tout. Au moment où elles appellent, deux tiers (65 %) des PVVIH sont sous traitement et, parmi elles, la moitié a été diagnostiquée séropositive depuis plus de dix ans. Il s’agit plus de sept fois sur dix d’hommes dont la moyenne d’âge avoisine les 42 ans, qui sollicitent périodiquement la ligne d’écoute ou le forum, cette tendance augmentant avec l’ancienneté du diagnostic. Les aspects psychologiques, les problèmes relationnels et/ou le besoin d’un soutien sont évoqués chez plus de la moitié des PVVIH (55 %) et presque les deux tiers de celles sous antirétroviraux (65 %). Un tiers des PVVIH sous ARV (34 %) exprime mal-être et angoisse, cette proportion augmentant encore chez les personnes se déclarant homosexuelles (43 %). Le sentiment de solitude et d’isolement s’accroît également avec l’ancienneté du diagnostic et la prise d’un traitement. >La synthèse « Personnes vivant avec le VIH : le vécu des traitements, synthèse des appels et échanges sur le forum » Sida Info Service 2010 (pdf, 296Ko) - 12 p. (...)

Source et suite de l’article : [http://arcat-sante.org/actus/1423/V...]


L’Instant Masculin, les 3 & 4 décembre 2011

(Par : ARCAT ) le 14 novembre 2011

Parce-que la création se décline aussi dans sa version masculine et que la lutte contre le sida reste plus que jamais d’actualité, l’association le Kiosque a décidé de lancer « l’Instant Masculin », un évènement innovant et engagé destiné aux hommes d’aujourd’hui, une vente exclusive de créations Couture & Design pour les Hommes. Organisé avec l’aide d’une équipe de bénévoles, la 1ère édition de cette vente se déroulera les samedi 3 et dimanche 4 décembre de 11 h à 20 h à l’Espace 5BIS, un lieu de caractère situé dans le marais où la diversité des tendances s’exprime librement. Des maisons de couture, des grandes marques de prêt-à-porter en passant par des noms de la décoration et du design soutiendront l’association en offrant des pièces de leur collection qui seront revendues à tarif préférentiel le temps d’un week-end. Les fonds collectés seront intégralement reversés à l’association le Kiosque Infos Sida et lui permettront d’améliorer et de développer ses actions : le dépistage rapide du VIH en 30 min (le Checkpoint), la prévention auprès des étudiants, des actions de proximité auprès des gays et un soutien aux séropositifs et à leurs proches à travers les consultations psychologiques et sexologiques. (...)

Source et suite de l’article : [http://arcat-sante.org/actus/1416/L...]


Sida : 70% des séropositifs sont aptes à travailler

(Par : Tribune de Genève ) le 14 novembre 2011

Les personnes séropositives sont 70% à travailler en Suisse. Dans la perspective de la Journée mondiale du sida le 1er décembre prochain, l’Aide Suisse contre le sida (ASS) a lancé lundi une campagne pour sensibiliser le public à la situation des séropositifs dans la vie active.

Vingt-cinq mille personnes vivent avec le VIH en Suisse, précise l’ASS dans son communiqué. Septante pour cent de ces personnes séropositives travaillent, dont deux tiers à plein temps.

« Grâce aux traitements qui se sont nettement améliorés ces dernières années, la majorité des personnes séropositives sont aptes au travail », se réjouit l’ONG. Toutefois, on est encore loin d’une normalisation, estime-t-elle, pointant du doigt les licenciements abusifs, le harcèlement par des supérieurs ou des collègues, l’absence de prestations d’assurances et les violations de la protection des données.

Personnalité de la mode

Sous la devise « Contre la discrimination au travail », l’ASS a pu gagner à sa cause une nouvelle personnalité : il s’agit de Tally Elfassi-Weijl, fondatrice et propriétaire du label de mode suisse Tally Weijl.

La campagne de l’Aide Suisse contre le sida pour la Journée mondiale éponyme est visible dès à présent sur des affiches dans toute la Suisse, dans les transports publics de certaines villes et dans des spots à la télévision (...)

Source et suite de l’article : [http://www.tdg.ch/actu/suisse/sida-...]


Ipergay, premier essai de prévention pré-exposition, démarre en janvier 2012

(Par : Yagg ) le 14 novembre 2011

Avant de lancer, en janvier prochain, Ipergay, le premier essai de prévention pré-exposition, l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS) met en ligne une vidéo de témoignages de gays sur la prévention et propose de répondre à un sondage en ligne. Sur le site de l’essai, des questions sont posées aux internautes pour leur permettre de témoigner sur la prévention, leurs besoins et leurs attentes. N’hésitez pas à donner votre avis ! IPERGAY, OÙ EN EST-ON ? Dans son communiqué de presse du 9 novembre, l’ANRS, qui pilote Ipergay, précise que l’essai de traitement pré-exposition va démarrer en janvier 2012. Cet essai a pour objectif de déterminer si un traitement antirétroviral pris au moment des relations sexuelles, et associé à une stratégie globale et renforcée de prévention, peut réduire le risque d’être infecté par le VIH chez des gays et des HSH séronégatifs.

TRAITER POUR PRÉVENIR, UNE PRIORITÉ DE LA RECHERCHE Trente ans après le début de l’épidémie, les gays restent le groupe le plus touché par le sida et les taux d’infection y demeurent élevés. En 2008, 3320 nouvelles contaminations ont eu lieu chez les gays et les HSH, soit 48% des nouvelles infections par le VIH.

Traiter pour prévenir est devenu une priorité de la recherche dans le monde entier. On donne un traitement à la femme enceinte pour empêcher la transmission du VIH à son bébé. Ces dernières années, des essais ont démontré que le traitement des séropositifs dans les couples sérodifférents diminuait considérablement, voire annulait, les risques de transmission aux partenaires séronégatifs.

DES OUTILS COMPLÉMENTAIRES DE PRÉVENTION Développer des outils complémentaires de prévention, c’est permettre de réduire les risques sur un plan individuel et collectif. En France, ce sont les gays qui paient encore le plus lourd tribut au virus et c’est parmi eux que les contaminations continuent d’augmenter. Avec Ipergay, c’est une possibilité supplémentaire de se protéger qui est testée.

Mais les résultats ne sont pas pour demain. L’étude va durer plusieurs mois dans sa phase pilote, qui aura lieu à Paris, Lyon et Montréal et qui concernera 300 volontaires (sur 1900 pour la totalité de l’essai). Plus de quinze associations LGBT et de lutte contre le sida représentent les intérêts des participants à l’essai ANRS Ipergay. Preuve que cet essai intéresse et passionne.

QUI PEUT PARTICIPER À IPERGAY ? L’essai ANRS Ipergay s’adressera « à des hommes et à des personnes trans’ séronégatifs pour le VIH ayant des relations anales avec des hommes sans utilisation systématique d’un préservatif, avec au moins deux partenaires sexuels différents dans les six mois précédant leur participation à l’essai », précise le communiqué. L’essai s’étalera pour les volontaires sur une durée minimale de 12 mois et maximale de 48 mois.

Le site d’informations ipergay.fr s’est beaucoup étoffé ces dernière semaines et vous pourrez trouver les réponses à toutes les questions que vous vous posez sur l’essai. (...)

Source et suite de l’article : [http://yagg.com/2011/11/14/ipergay-...]


La soirée de lutte contre le sida a tenu ses promesses

(Par : Le journal de SAONE-ET-LOIRE ) le 14 novembre 2011

Organisée par le Point information jeunesse, dans le cadre de l’action régionale « Ma 1 re expérience », cette soirée a marqué l’assistance avec des projections de courts-métrages, des exposés, un buffet gratuit, un concert de djembés et en fin de soirée, Aides 71 a reçu un don de 200 € de la part des organisateurs.

Collégiens, lycéens, parents, élus (le maire et plusieurs de ses adjoints) étaient très attentifs aux propos sur la maladie mais aussi sur l’évolution des thérapies. Les intervenants d’Aides 71 ont aussi délivré un discours politique engagé en rappelant que le continent africain était très touché et que, paradoxalement, les médicaments ne sont pas de 1 re génération ! La campagne présidentielle sera aussi l’occasion d’interroger les candidats. Dans l’Hexagone, 18 personnes, chaque jour, découvrent leur séropositivité et 150 000 vivent avec le sida. Et même si les nouvelles thérapies sont de plus en plus efficaces, la protection est toujours de mise et comme le dit Christophe Dechavanne, « Sortez couvert ». Et souvenez-vous toujours qu’un rapport non protégé à risque peut-être contré grâce à une prescription urgente chez votre médecin sous 48 heures.

Le Point information jeunesse, la Mission locale et l’infirmerie du collège sont trois lieux où peuvent être délivrés des préservatifs gratuitement.

La prochaine rencontre organisée pour les Bourbonniens sera consacrée aux réseaux sociaux où l’on pourra comprendre leur utilité, les avantages et les dérives du système. Elle aura lieu au centre d’animation mardi 29 novembre à 18 heures. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.lejsl.com/pays-charolais...]


Les travailleuses du « Sexe » face aux islamistes

(Par : JournalduMali.com ) le 14 novembre 2011

Une fois de plus, les musulmans maliens ont tenté de descendre dans les rues de Bamako pour dénoncer certaines pratiques qui selon eux, déshonorent l’islam, mais aussi le Mali, un pays fondé sur les valeurs sociales très fortes. Ils étaient plus de 200 personnes sous la houlette de Mohamed Kibiri, membre du haut conseil Islamique du Mali à débarquer au centre international de conférence de Bamako ou se tenait la conférence des travailleurs des sexes la semaine dernière. Rentrés en fracas, les membres des associations musulmanes ont même tenté de sceller la porte de la salle où se déroulait la conférence sous les yeux impuissants des forces de sécurité. Les participants n’ont eux pas paniqué mais simplement plié bagages pour chercher d’autres locaux à leurs travaux. Sur place, certains religieux surexcités ont failli en venir à la violence pour dissuader les participants de cette conférence venus des différents pays de la sous région. D’autres brandissaient même des chapelets en critiquant cette conférence, jugée scandaleuse et relevant de l’irresponsabilité de l’Etat qui l’a autorisé.

Appel au dialogue et à la compréhension Avant la tenue de la conférence, les familles fondatrices ( Les Niaré, Touré, Dravé ) de Bamako avaient évité le pire, car les musulmans s’étaient réunis la veille, devant la grande mosquée de Bagadadji avec pour seul objectif de boycotter les travailleurs du « sexe » présents à la conférence. La conférence a elle été organisée par le réseau francophone sur le thème « projet travail du sexe » et qui vise à développer une stratégie commune pour la santé et les droits humains en améliorant les conditions de vie des travailleuses du sexe et de leurs enfants". Selon les organisateurs, la conférence visait aussi la formation d’une alliance regroupant les travailleuses du sexe et les organisations soutenant les personnes de ce métier. En gros, faire du plaidoyer actif pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe. Les participants venaient des pays membres du Réseau que sont le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la République Démocratique du Congo, le Cameroun, le Madagascar, l’Algérie et le Maroc.

Stratégie de plaidoyer A l’issue de la conférence, se dégagera donc une stratégie et un plan d’action pour le Réseau. Promouvoir une compréhension commune du cadre sociopolitique, juridique, culturel et économique du travail du "sexe" dans les pays représentés. Chaque participant donnera ainsi une vue d’ensemble de son travail concernant son pays. Et n’eut été la grogne des musulmans, cette conférence, particulière en son genre, aurait planché dans la sérénité sur les droits des travailleurs du sexe, concernés par ailleurs, par la sensibilisation sociale en matière de VIH Sida. La tolérance doit rester une valeur commune entre êtres humains, quelque soit leur confession religieuse ! (...)

Source et suite de l’article : [http://www.journaldumali.com/articl...]


L’Europe, terre du tourisme sexuel...

(Par : LE POST) le 14 novembre 2011

i on parle de tourisme sexuel, on pense aussitôt à des pays lointains. Pourtant le phénomène se développe aussi en Europe et la Jonquera, Riga ou Prague sont en passe de détrôner Bangkok ou Marrakech en ce domaine.

Sur les 842 millions de touristes qui, chaque année sortent de leur pays, on estime que près de 10% choisissent leur destination en fonction de son offre de tourisme sexuel. L’Asie du Sud-Est, la République Dominicaine, par exemple, sont bien connues pour être des zones privilégiées du tourisme sexuel. Mais avec l’essor du tourisme, les destinations se sont diversifiées et le phénomène se développe désormais dans nos pays industrialisés, en Europe, à quelques pas de nous.

Tourisme de prostitution versus tourisme sexuel

Du fait de la diversité des régimes régissant la prostitution au sein de l’Europe, les touristes du sexe n’hésitent pas à se déplacer vers des pays où la prostitution est considérée comme une activité économique. Certaines villes ou zones frontalières sont ainsi devenues de véritables supermarchés du sexe.

La Jonquera, en Catalogne, tout près de la frontière avec la France, compterait au moins une quinzaine de maisons closes dont le Paradise, le plus « grand bordel d’Europe » (80 chambres, 170 prostituées, jacuzzis, salle de sport...), inauguré en 2010 à grand renfort de publicité. En Belgique, la zone allant de Dunkerque au Luxembourg enregistrerait près d’un millier d’établissements de prostitution. 80% des clients des bordels espagnols ou belges sont Français, certains parcourant jusqu’à 500 km pour profiter de ces établissements.

Mais le facteur des législations nationales ne suffit pas à expliquer le développement du tourisme sexuel en Europe. Depuis les années 90, le phénomène frappe les pays de l’ancien bloc communiste : la Pologne, la République tchèque, les Pays baltes, la Bulgarie..., et plus encore l’Ukraine sont devenus des destinations renommées de tourisme sexuel. Or, la plupart de ces pays interdisent la prostitution.

Le phénomène est lié en premier lieu au fossé économique qui séparait alors (et sépare encore) ces pays des pays occidentaux. La liberté de circulation vers ces pays (du fait de l’entrée dans l’Union européenne ou de la suppression des visas) a facilité les déplacements. Et le développement des vols low cost fait que pour moins d’une centaine d’euros on peut désormais s’offrir un week end à Riga, Prague ou Kiev, seul ou en bande.

Pour le touriste, il est devenu plus simple et moins cher de se rendre en Ukraine qu’en Thaïlande. Et cela nourrit tout autant son goût de l’exotisme et sa quête fantasmatique. Car, comme la femme asiatique, l’image de la femme slave est chargée de clichés attractifs : les femmes dites « est européennes » sont considérées comme plus belles (grande et blonde), plus « fraiches » plus portées sur le sexe que les femmes d’Europe de l’Ouest, et, pour reprendre les propos d’un client, « pas encore atteintes par les valeurs d’émancipation féminine occidentale ».

Derrière la frontière : un espace sans limites et sans règles.

Le touriste sexuel se rend à La Jonquera ou à Kiev avec la ferme l’intention de « s’éclater » (sic). Comme l’explique le gérant d’un hôtel de Riga, les hommes sont là « pour profiter des femmes, sans craindre le qu’en dira-t-on, sans avoir peur de croiser quelqu’un ; plus ils sont loin de chez eux, plus ils peuvent se lâcher ».Et, de fait, ils se lâchent ! C’est ce que constate Emilie Haquin, chargée de mission auprès de la ville de Bruxelles : « Je ne sais pas si c’est un effet de l’anonymat qu’ils trouvent ici, mais les Français ne se comportent pas toujours bien ». A Prague, selon la police, 20% des délits du week-end sont causés par des touristes sexuels, en l’occurrence des Britanniques. Ceux-ci ont acquis une solide réputation en ce domaine : « Ils sont particulièrement agressifs lorsqu’ils sont en groupe ; souvent ils refusent de payer leur addition et n’hésitent pas à attaquer un gardien de la paix », déclare un policier tchèque.

Protégé par un anonymat qui libère toutes ses pulsions, le touriste sexuel joue du pouvoir que lui donne l’argent face à des populations dans le dénuement et s’autorise tout. A ses yeux, la femme est une marchandise et chaque femme une prostituée potentielle : selon une étude, 70% des étudiantes du campus de Kiev ont au moins une fois été abordées par un étranger qui leur proposait une relation tarifée.

L’enfant, aussi, est une marchandise. Même si les gouvernements refusent souvent de l’admettre, on sait que des mineurs sont la proie de touristes sexuels en Russie, en Ukraine, en République tchèque... A Kiev, selon l’ONG School of Equal Opportunities, 11% des personnes prostituées auraient entre 11 et 15 ans / et 19% entre 16 et 17 ans. Et en 2005, l’Unicef estimait que 50 000 touristes allemands traversent chaque année la frontière germano-tchèque pour abuser d’enfants.

Le tourisme du sexe : un marché florissant

Le tourisme du sexe en Europe est ainsi devenu un véritable marché qui fait vivre toute une frange du pays : bars, cabarets, taxis, industrie hôtelière... Dans certains pays, cette « industrie » a même pignon sur rue : les agences publient ouvertement des annonces dans la presse ou sur internet, proposent des circuits organisés, lancent des promotions...

Le tourisme sexuel en Europe (comme les pays d’Asie du Sud-Est) prend ainsi sa place dans l’économie d’un pays. En République tchèque, en 2007, le revenu mensuel de « l’industrie du sexe » sur la place Wenceslas de Prague se serait élevé à 0.5 billions CZK, 10 billions pour l’ensemble du pays (400 millions d’euros environ), dont 7 dépensés par des étrangers (estimations du CSU Bureau des statistiques tchèques).

Comment lutter contre un phénomène qui constitue une telle manne financière ‘ ? Le maire de La Jonquera, Jordi Cabezas, s’y est essayé par des actions en justice ou par un système d’amendes visant prostituées et clients dans les zones sensibles (écoles en particulier). Mais en vain : « Il est impossible d’éradiquer la prostitution au niveau local », déclarait-il à la presse en octobre 2010. Quant au président de Catalogne nouvellement élu, après avoir appelé à l’abolition de la prostitution, il semble finalement se replier sur l’option d’un meilleur encadrement.

Devant l’afflux touristique lié au sexe, les États ou les municipalités ont en effet la tentation de faire évoluer leurs politiques publiques. Officiellement, c’est pour contrôler ce commerce et protéger les personnes prostituées ; officieusement, c’est pour essayer de mieux répondre à la demande et d’en tirer profit. A plusieurs reprises, la République tchèque a ainsi tenté de légaliser la prostitution. La ville de Prague avait même le projet de définir un quartier dévolu à la prostitution, sur le modèle d’Amsterdam, pour « mieux surveiller l’ensemble de toutes les activités », avec l’espoir d’en faire un argument touristique. Mais ces mesures n’ont, à ce jour, pas abouti.

Selon certains, la crise économique de ces derniers mois aurait fait reculer le nombre de touristes en quête de sexe en Europe. En réalité, le phénomène est loin d’être endigué et la crise a même eu pour effet principal d’accentuer le problème. Plus que jamais, les industries du tourisme multiplient les pressions sur les gouvernements pour obtenir la légalisation de la prostitution dans l’espoir de faire repartir le commerce sexuel et de faire revenir les touristes. Plus grave encore, les jeunes femmes prostituées sont aujourd’hui prêtes à prendre davantage de risques pour accrocher les clients touristes : refus du port du préservatif, en particulier (malgré la menace du VIH, déjà très présente). Il est urgent d’agir... (...)

Source et suite de l’article : [http://www.lepost.fr/article/2011/1...]


Grands Défis Canada annonce un nouveau soutien aux jeunes innovateurs du monde en développement pour lutter contre des maladies mortelles dans le monde

(Par : CNW ) le 14 novembre 2011

- Le Dr Peter A. Singer, chef de la direction de Grands Défis Canada, a annoncé aujourd’hui un nouveau programme de financement inédit pour soutenir des innovateurs créatifs et dynamiques du monde en développement. L’annonce a été faite à la Conférence de 2011 sur la santé mondiale. « Les étoiles montantes en santé mondiale » est un programme conçu pour encourager des innovateurs de pays en développement à poursuivre leurs idées originales et audacieuses pour solutionner certains des problèmes les difficiles en santé mondiale.

« Grands Défis Canada croît que certaines des percées les plus aptes à sauver des vies proviennent d’innovateurs de pays en développement », a dit le Dr Peter A. Singer, chef de la direction de Grands Défis Canada. « Qui connaît mieux les gens, les défis sanitaires, l’impact et le potentiel qu’offre une solution que les innovateurs locaux motivés ? Souvent, les idées locales prometteuses n’ont pas l’appui nécessaire pour être développées. Nous voulons changer cela ».

« Je suis heureux de constater que Grands Défis Canada ait pris cet engagement », a affirmé le Dr Mohammed Hassan, ancien directeur exécutif de l’Académie des sciences pour le monde en développement et membre du conseil de direction de Grands Défis Canada. « C’est une occasion très importante pour les innovateurs du monde en développement d’avoir un appui pour développer leurs idées audacieuses qui ont le potentiel de sauver des vies ».

Au total, Grands Défis Canada accordera jusqu’à 18 millions de dollars en fonds de démarrage et subventions de déploiement à grande échelle pour des idées originales montrant un potentiel. Au cours de la première phase, certaines des idées originales les plus prometteuses recevront des subventions de démarrage de 100 000 dollars pour élaborer le concept plus en détail. Puis, les innovations démontrant le plus grand potentiel seront admissibles à une subvention supplémentaire de 1 million de dollars.

« Nous sommes à la recherche d’idées transformationnelles susceptibles de faire la différence dans certains des pays les plus mal servis du monde », a indiqué Joseph L. Rotman, président du conseil de Grands Défis Canada. « Nous sommes conscients que les innovateurs du monde en développement ont des idées sur la façon de relever les défis qui se posent chez eux et ces idées doivent recevoir un appui ».

Le programme Les étoiles montantes en santé mondiale s’inscrit dans l’initiative Les étoiles montantes canadiennes en santé mondiale, de Grands Défis Canada, qui sert à financer des innovateurs canadiens et qui est couronnée de succès. Des propositions telles qu’un tatouage pour administrer un médicament, un moniteur cardiaque fœtal à tourniquet et des stratégies technologiques uniques pour appuyer la prévention du VIH sont parmi les idées qui ont reçu une subvention de démarrage. Grands Défis Canada s’attend à ce que d’autres innovations encore plus étonnantes ressortent de cette demande de propositions.

« L’initiative Les étoiles montantes en santé mondiale mise sur nos efforts passés d’investissement dans les idées et les talents locaux », a souligné David Malone, président du Centre de recherches pour le développement international (CRDI). « Les jeunes gens prometteurs deviennent souvent les leaders de demain ».

« Il y a tellement d’idées originales étonnantes qui surgissent localement dans le monde en développement et qui peuvent contribuer à sauver des vies », a fait remarquer le Dr Fredros Okumu, du Ifakara Health Institute, en Tanzanie. « Mon travail a bénéficié de l’appui de Grands Défis Canada. Maintenant, je peux poursuivre le développement d’un dispositif prometteur pour réduire l’incidence de la malaria, une maladie qui cause quelque 800 000 décès annuellement ».

Les propositions doivent adopter l’approche de l’Innovation intégrée de Grands Défis Canada, qui est l’application coordonnée de l’innovation scientifique/technologique, sociale et commerciale pour élaborer des solutions à des défis complexes.

Grands Défis Canada est financé par l’intermédiaire du Fonds d’innovation pour le développement. Dans le budget de 2008, le gouvernement du Canada a affecté 225 millions $CAN sur cinq ans au Fonds d’innovation pour le développement en vue d’appuyer les meilleurs cerveaux dans le monde dans un effort de collaboration visant à trouver des solutions à des défis en santé mondiale. (...)

Source et suite de l’article : [http://www.newswire.ca/fr/story/876...]




Nouveautés sur le Web

Interesting videos and pictures with intimate undertones for youpron you pron well you can always find the newest porn portals redtube.com, xvideos.com x videos postyourgirls red tub shufuni