CANADA : Montréal : Nouveau procès pour transmission sexuelle du VIH - OUGANDA : rejet des critiques d’Obama sur son projet de loi anti-gay - RWANDA : les homosexuels défendent leurs droits souvent bafoués - ENTREVUE : Belgique : "On naît homosexuel" - SOUDAN : Les filles vulnérables au risque d’exploitation sexuelle dans les rues de Juba - CAMEROUN : Sida : Les ARV toujours gratuits - AFRIQUE DU SUD : Une nouvelle politique VIH pour l’armée - SUISSE : Assurances : une condamnation exemplaire - BURKINA FASO : Plus de 7 500 personnes infectées par le VIH - HAÏTI : Prochaine catastrophe : la pluie - PATHOLOGIE : Dans les pays pauvres, plus d’un quart des cancers sont dus à des infections - ALGÉRIE ET MAROC : deux séropositifs témoignent de la mort sociale que vivent les malades, malgré l’accès aux médicaments antirétroviraux

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CANADA : Montréal : Nouveau procès pour transmission sexuelle du VIH,
PolitiQ interpelle les pouvoirs politiques !
Par PolitiQ, queers solidaires
28-01-2010
En décembre dernier, s’est déroulé à Montréal un procès pour transmission sexuelle du VIH entre deux hommes gais [1]. Au-delà des zones d’ombres qui l’entourent, PolitiQ – queers solidaires tient à dénoncer la pratique scandaleuse qui consiste à jeter le nom de l’accusé dans la presse, au mépris de son droit au secret médical. Cette mise à l’opprobre publique est tout simplement indigne d’une démocratie et interroge sur la déontologie journalistique.
Toute criminalisation de l’exposition ou de la transmission par voie sexuelle du VIH est contre-productive en termes d’incitation au dépistage, de sérophobie et donc de santé publique [2]. C’est précisément pour ces mêmes raisons que l’Organisation Mondiale de la Santé, l’Organisation des Nations Unies pour le Sida [3] et l’International Aids Society s’y opposent fermement, en particulier lorsque les preuves de transmission effective (qui nécessite un test phylogénétique – pas toujours fiable [4]), de tromperie manifeste et de non-consentement, ne sont pas établies. Que l’on condamne la volonté de nuire, la délinquance, soit. Mais en quel honneur criminaliser des comportements co-responsables, mutuellement consentis en connaissance du risque ? Il parait tout de même incompréhensible que l’on condamne en 2009 des individus pour transmission ou exposition par voie sexuelle au VIH, alors même qu’aucune condamnation pénale n’a été prononcée à l’encontre des responsables des contaminations par transfusions de produits sanguins dans les années 80/90 (environ 1 200 personnes infectées par le VIH et 12 000 par l’hépatite C au Canada) [5]. D’autant plus depuis qu’il est établi que les personnes vivant avec le VIH sous traitement efficace voient le risque de transmission considérablement réduit voire éliminé [6]… (suite de l’article)
Source : http://fugues.vortex.qc.ca
OUGANDA : rejet des critiques d’Obama sur son projet de loi anti-gay
Mis en ligne le 05/02/2010
Un ministre ougandais a rejeté les critiques du président américain Barack Obama du projet de loi contre les homosexuels en discussion dans le pays, avertissant que toute ingérence serait considérée comme "inacceptable. "Quelqu’un devrait dire au président Obama que le Parlement fait son travail législatif dans l’interêt du peuple ougandais", a déclaré le ministre de l’Ethique et de l’Intégrité, James Nsaba Buturo, à l’AFP.
L’homosexualité est déjà considérée comme un comportement criminel en Ouganda, passible de la prison à perpétuité. Le projet de loi déposé en octobre dernier par un parlementaire se propose de durcir ces dispositions et prévoit notamment la peine de mort pour le viol d’un mineur par une personne de même sexe ou par un malade du sida.
Dans un discours prononcé jeudi à Washington, le président américain a qualifié le texte d’"odieux". Ses déclarations, à l’occasion d’un petit déjeuner organisé par un groupe chrétien, interviennent au lendemain du dépôt devant la Chambre américaine des représentants d’une résolution condamnant le texte ougandais. Nsaba Buturo, un des principaux défenseurs du projet de loi discuté à Kampala, a affirmé que les législateurs ougandais ne seraient pas influencés par les critiques des Etats-Unis ou d’autres pays… (suite de l’article)
Source : http://www.e-llico.com
RWANDA : les homosexuels défendent leurs droits souvent bafoués
Par Jean Fichery Dukulizimana
04-02-2010
(Syfia Grands Lacs/Rwanda) Au Rwanda, le nouveau Code pénal en cours de révision ne criminalise plus l’homosexualité. Mais les droits des gays et lesbiennes, qui disent ne suivre que leur penchant naturel, ne sont pas respectés par la société et ce qui rend difficile leur vie quotidienne.
Des malades mentaux, des déviants, des déprimés, des acculturés… Les homosexuels sont traités de tous les noms par une partie des Rwandais qui les trouvent bons à être tués ou jetés en prison. Regroupés dans leur association, HOCA (Horizon Community Association), les homosexuels rwandais brisent aujourd’hui le silence après de longues années de travail dans la clandestinité et réclament haut et fort le respect de leurs droits et leur reconnaissance par l’État. Des membres de la communauté lesbienne, gay, et bisexuelle, avec l’appui de la société civile, font tout pour essayer de faire comprendre leur nature afin d’échapper à la marginalisation dont ils font l’objet.
Depuis fin 2009, le débat sur l’homosexualité a été soulevé au niveau national par la révision du Code pénal. Les homosexuels se sont battus pour en faire supprimer les articles qui pénalisent leur comportement. Ils ont obtenu gain de cause. Une évolution saluée par les organisations de défense des droits de l’homme. "C’est une avancée, car le comportement strictement privé des homosexuels ne porte aucune atteinte à la liberté des autres", estime Pascal Nyilibakwe, secrétaire exécutif de la Ligue de défense des droits de la personne dans la région des Grands Lacs (LDGL).
"Nous sommes des personnes, comme tout le monde"
Cependant, les Rwandais restent très partagés. Dans les médias comme dans les milieux politiques et religieux, certains soutiennent qu’il faut laisser tranquilles tous ceux qui se considèrent comme homosexuels. D’autres ne l’entendent pas de cette oreille et demandent qu’on lutte contre "ce fléau importé de l’Occident". "Ce sont des déviants qui ne font que salir la culture rwandaise", accuse un habitant de Kigali. "Ils sont malades, il faut les amener à Ndera (centre psychiatrique connu pour le traitement des maladies mentales, Ndlr)", estime Kabera, un habitant de Kigali, mal à l’aise lors d’une récente intervention d’une lesbienne à la radio. "Aucune personne ne devrait réclamer ou avoir ce droit (celui d’avoir un partenaire de même sexe, Ndlr)", estime un membre d’Inteko izirikana, un conseil des vieux qui défend les valeurs de la culture rwandaise… (suite de l’article)
Source : http://syfia-grands-lacs.info
ENTREVUE : Belgique : "On naît homosexuel"
04/02/2010
Entretien : Laurence van Ruymbeke
L’être humain est-il déterminé par son patrimoine génétique et son système hormonal au point que son orientation sexuelle en dépende ? Oui, répond Jacques Balthazart, neuro-endocrinologue du comportement. La preuve absolue se fait attendre, mais les indices sont nombreux.
Dans son ouvrage Biologie de l’homosexualité. On naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être (Editions Mardaga), Jacques Balthazart, professeur à l’ULg, revient sur les recherches troublantes qui expliqueraient biologiquement les racines de l’homosexualité. Le propos déplaira à certains psychologues : ceux qui expliquent la survenance de l’homosexualité par la seule éducation ou le contexte familial et socioculturel de l’individu.
Le Vif/L’Express : Pour quelles raisons vous êtes-vous lancé dans l’écriture de ce livre ?
Jacques Balthazart : Ce qui m’a motivé, c’est d’abord la souffrance que j’observe parmi les homosexuels ou leurs parents. Affirmer, comme certains psychologues le font, que c’est largement l’attitude des parents ou le comportement de l’enfant en croissance qui détermine son homosexualité, c’est leur en faire porter la responsabilité et les culpabiliser pour des raisons qui, selon toute vraisemblance, n’ont aucun sens. Ce qui m’a aussi poussé à écrire, c’est l’importance accordée aux théories freudiennes, qui ne sont scientifiquement fondées sur rien. Il n’existe aucune donnée scientifique sur le rôle de l’environnement ou de l’éducation dans la survenance de l’homosexualité. Les seules données dont on dispose sont biologiques. Or nombre de psychologues refusent toute interprétation dans ce sens. Cela m’irrite un peu.
Mais vous admettez vous-même que vous n’avez pas de preuve absolue de l’origine hormonale ou génétique de l’homosexualité...
On ne peut pas affirmer avec certitude, à l’heure actuelle, que l’orientation sexuelle est causée par un effet embryonnaire des hormones mais on a une large série d’indices qui vont dans ce sens-là, et qui sont encore renforcés par ce que l’on observe dans le monde animal.
Comment être sûr que ce qui s’observe dans le monde animal est valable pour les humains, sachant que ce type d’expérimentation ne pourra jamais s’opérer sur l’homme ?
Mon avis de biologiste est qu’on peut établir un lien entre les deux espèces. D’abord parce que nous sommes le résultat d’une évolution. Ensuite parce que cette évolution s’applique non seulement aux structures morphologiques et physiologiques mais aussi au comportement et que les mécanismes qui contrôlent le comportement animal se retrouvent mutatis mutandis dans l’espèce humaine. Mais, alors que les gens acceptent très bien l’idée de l’origine génétique du contrôle de la taille, par exemple, ils la rejettent d’un coup quand on évoque le contrôle du comportement, en particulier pour les aptitudes intellectuelles. Cette position est totalement schizophrénique… (suite de l’article)
Source : http://levif.rnews.be/
SOUDAN : Les filles vulnérables au risque d’exploitation sexuelle dans les rues de Juba
05 février 2010
JUBA, 4 février 2010 (PlusNews) - Dans un vaste marché de Juba, la capitale régionale du Sud Soudan, de jeunes femmes passent de longues heures de l’après-midi, allongées sur des lits, dans des chambres faites en tôle dans lesquelles règne une chaleur étouffante : elles attendent la visite d’hommes. Une fille, âgée d’à peine 17 ans vêtue d’un t-shirt moulant sur lequel est inscrit « j’aime la bière », nous indique différentes chambres qui abritent de très jeunes filles.
L’équipe d’IRIN s’est rendue au marché accompagnée de Cathy Groenendijk, directrice d’une petite ONG locale, Confident Children Out of Conflict (CCC), qui gère depuis deux ans et demi un centre d’accueil destiné aux enfants extrêmement pauvres de Juba. Aujourd’hui, Mme Groenendijk est à la recherche d’Alice*, une jeune fille de 14 ans, une de ses protégées qui lui a récemment annoncé qu’elle avait trouvé un logement dans un quartier réputé pour abriter principalement des travailleurs du sexe. « Je ne peux lui en vouloir. Je sais où vit sa famille – dans la rue. Je ne peux la juger de vouloir quelque chose de mieux pour elle-même et son corps est l’unique outil qu’elle possède pour négocier un loyer », a-t-elle déclaré. La nouvelle maison d’Alice consiste en un regroupement de plusieurs chambres en tôle occupées par des travailleuses du sexe mineures, dont l’une est à un stade avancé de sa grossesse et n’a jamais consulté une clinique de soins prénatals. Alice répète qu’elle ne fait que louer une chambre et qu’elle ne vend pas son corps, mais Mme Groenendijk lui conseille tout de même de toujours utiliser un préservatif et lui propose de recevoir une piqûre contraceptive, qu’elle accepte. « Bien sûr que cela est dommage. Elle ne me le dira pas qu’elle est devenue une professionnelle du sexe, car elle pense qu’elle m’a trahie. Je n’aime pas devoir parler de préservatifs à une fille de 14 ans, mais ne pas en parler revient à laisser la place à une grossesse ou au VIH, ce qui est pire », a dit Mme Groenendijk… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
CAMEROUN : Sida : Les ARV toujours gratuits
Jocelyne Ndouyou-Mouliom, 5 Février 2010
Assurance en a été donnée hier par le ministre de la Santé publique, au cours d’un point de presse sur la lutte contre les grandes pandémies.
Le paludisme, la tuberculose et le sida sont des maladies qui occupent une place importante dans la stratégie sectorielle du ministère de la Santé publique. Mais aussi dans l’atteinte d’ici 2015, de l’Objectif du millénaire n°6. Au moment où des bruits commençaient à se faire entendre quant à la suspension des financements en provenance du Fonds mondial de lutte contre le paludisme, la tuberculose et le sida, il était temps, selon André Mama Fouda, ministre de la Santé publique, d’éclairer les populations.
Sur le sida
On estime à environ 543 000, le nombre de personnes vivant avec le VIH. Parmi elles, 164 000 sont éligibles au traitement antirétroviral et la file active de patients sous ARV est passée de 17 156 en 2005 à 75 900 en fin 2009. Des médicaments entièrement gratuits au Cameroun depuis mai 2007. Pour faire face à cette pandémie et aux deux autres que sont le paludisme et la tuberculose, le pays bénéficie de l’appui du Fonds mondial depuis 2003. « Le Cameroun a présenté 20 soumissions aux neuf appels à proposition lancés par le fonds mondial entre 2002 et 2009 », selon André Mama Fouda. Et sur les 20 soumissions, huit ont été éligibles. Respectivement en 2003 pour les trois pandémies, 2004 pour le sida, 2005 pour le paludisme et le sida. Mais en 2009, seuls le paludisme et la tuberculose seront financés par cet organisme international. Mais il n’y a pas d’inquiétude à se faire malgré tout. « Je voudrais rassurer tous les Camerounais, et particulièrement nos compatriotes sous traitement que des mesures sont d’ores et déjà prises pour assurer sans perturbation la gratuité des ARV et des médicaments contre les infections opportunistes », a déclaré le Minsanté. En effet, un accord de financement d’un montant de huit milliards de F sur deux ans, relatif à la continuation des services est en cours en faveur des personnes vivant avec le Vih/sida au 31 décembre 2009. De plus, le budget du Minsanté a prévu l’achat des ARV et la prise en charge des personnes commençant le traitement en 2010… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com
AFRIQUE DU SUD : Une nouvelle politique VIH pour l’armée
JOHANNESBURG, 5 février 2010 (PlusNews) - L’annonce fin 2009 de l’approbation par le gouvernement d’une nouvelle politique VIH/SIDA dans les Forces de défense sud-africaines (SANDF) a été accueillie par les activistes de la lutte contre le sida et les activistes pour les droits humains comme une décision attendue depuis longtemps.
Une déclaration des SANDF en novembre 2009 avait souligné que la nouvelle politique prévoyait « le recrutement et le déploiement sélectif de personnels séropositifs » de l’armée et qu’elle se pliait à un jugement de la Haute Cour datant de mai 2009, jugement qui qualifiait d’inconstitutionnelle la précédente politique excluant les personnes séropositives du recrutement et du déploiement à l’étranger. Le syndicat des Forces de sécurité d’Afrique du sud (SASFU), assisté par AIDS Law Project (ALP, une ONG sud-africaine de lutte contre le sida), avait intenté un procès devant la Haute Cour pour deux ses membres à qui ont avaient refusé des emplois et opportunités de déploiement à cause de leur statut de séropositif. Le général Vejaynand Ramlakan, chirurgien général des SANDF, a dit que l’armée avait entrepris le réexamen de sa politique VIH/SIDA depuis longtemps. Il a cependant remarqué que les détails de ce nouveau système restaient classifiés, bien que des parties soient « du domaine public » et étaient déjà mises en œuvre. « La raison [pour laquelle la nouvelle politique] a pris tant de temps est que nous sommes confrontés à la stigmatisation et aux peurs qui entourent le VIH/SIDA », a-t-il dit à IRIN/PlusNews. « Les militaires partagent les mêmes incompréhensions que la société en général. Nous devions consulter de manière large tous les commandants militaires et les convaincre de la nécessité de changer la politique existante, et de nous devions prévenir tout malentendu sur le fait de savoir si la préparation au combat serait affectée ».
Les autres forces de défense d’Afrique australe et le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies devaient aussi être consultés, ainsi que le Conseil national de lutte contre le sida (SANAC). La nouvelle politique devait aussi s’assurer que « les critères de santé des SANDF étaient à la mesure des tâches qu’ils avaient à accomplir ». Dans le passé, les décideurs militaires avaient soutenu que les missions que devaient effectuer les soldats devaient prédominer sur les droits individuels des personnes vivant avec le VIH/SIDA, et que les demandes de déploiement à l’étranger et au combat pouvaient mettre en danger la santé d’un soldat séropositif ainsi que celle de ses collègues. Ces arguments ont moins de poids maintenant que la thérapie antirétrovirale (ARV) a changé le VIH en une maladie chronique et gérable… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
SUISSE : Assurances : une condamnation exemplaire
Par jfl-seronet, Posté le 04 février 2010
Le Groupe sida Genève a reçu (27 janvier) la décision du Tribunal cantonal des assurances sociales genevois (TCAS) dans une affaire opposant l’association à la société Mutuel Assurances. Le Groupe sida Genève obtient gain de cause : le tribunal condamne Mutuel Assurances pour déni de justice, dans une affaire de suspension des prestations de l’assurance maladie de base à l’encontre d’une personne séropositive. Explications.
Comme bien d’autres personnes à Genève et en Suisse, Dominique, une femme séropositive qui a besoin par ailleurs d’un traitement et d’un suivi psychiatrique depuis 2007, fait l’objet depuis février 2009 d’une suspension de la prise en charge des prestations par sa caisse maladie de base (Mutuel Assurances) en raison d’impayés. Depuis lors, elle dépend de la structure d’urgence des Hôpitaux universitaires de Genève pour ses médicaments antirétroviraux et ses antidépresseurs. Quant à son suivi psychiatrique, il relève entièrement du bon vouloir de son psychiatre : celui-ci lui avance actuellement les séances à titre gracieux et temporaire, n’étant plus remboursé par Mutuel Assurances du fait du maintien de la suspension des prestations. Sans la bonne volonté du médecin et l’aide de la structure d’urgence, Dominique ne serait donc ni suivie, ni soignée !
Devant cette situation, et faute d’un accord, le Groupe sida Genève s’engage alors dans une action en justice. L’association estime que : "Le fait de refuser tout accord avec les services sociaux et l’Etat et de suspendre les prestations d’une personne souffrant d’une situation de santé précaire et nécessitant un traitement vital est contraire à l’art. 8 de la Constitution"… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info
BURKINA FASO : Plus de 7 500 personnes infectées par le VIH
Moustapha SYLLA, 5 Février 2010
À la date du 30 septembre 2009, la région des Hauts-Bassins comptait au total 7 663 personnes vivant avec le virus du Sida (PVVIH). C’est ce qu’a déclaré à Sidwaya, le mercredi 3 février 2010 à Bobo-Dioulasso, le chef d’antenne régionale du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST), Suzanne Sidibé. Parmi ces 7 663 PVVIH recensées dans les différentes structures de prise en charge dans les Hauts Bassins, figurent 662 enfants, a souligné Mme Sidibé. Elle a précisé qu’il n’existe pas de taux de prévalence au niveau régional, car celui-ci est calculé tous les cinq ans par une enquête nationale. La ville de Bobo-Dioulasso elle, a enregistré en 2008 un taux de prévalence de 3,4%, largement supérieur au taux national qui est estimé à 1,6%, la même année par le rapport de l’ONUSIDA.
Selon la patronne régionale du (SP/CNLS-IST), ce chiffre alarmant s’explique surtout par l’action de certains groupes spécifiques, à savoir les travailleuses du sexe, les routiers, les jeunes, les orpailleurs, et aussi par l’influence des médias qui amènent les populations de la ville à adopter des comportements à risques. « C’est dans les grands centres urbains que le taux d’infection du VIH/Sida est généralement élevé », a-t-elle indiqué, avant de prévenir que les groupes spécifiques évoqués pourraient constituer une menace dans la lutte contre le Sida. Par ailleurs, Suzanne Sidibé a déclaré que 4 448 patients sont actuellement sous traitement antirétroviraux (ARV) dans les Hauts-Bassins. Leur prise en charge se fait essentiellement dans une douzaine de structures dont 5 districts sanitaires, 2 hôpitaux, 2 cliniques et 2 associations… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com
HAÏTI : Prochaine catastrophe : la pluie
Ariane Lacoursière
La Presse
Publié le 05 février 2010
(Port-au-Prince) Alors que Port-au-Prince se remet péniblement du séisme du 12 janvier, les autorités se préparent déjà au prochain désastre : la pluie. La saison des pluies, qui est sur le point de commencer, apportera son lot de problèmes à une population déjà au bord du gouffre.
Partout à Port-au-Prince, les autorités médicales sont débordées. Les malades affluent par centaines dans les hôpitaux de la ville. Chaque jour, de nouvelles maladies sont signalées. À l’hôpital américain installé à l’aéroport, on reçoit de plus en plus de patients atteints de tuberculose. Les huit tentes d’isolement sont déjà bondées. Des patients continuent aussi de mourir du tétanos. « On en a vu beaucoup au cours des derniers jours. On a un patient atteint du tétanos qui est actuellement dans un état critique », a expliqué le Dr Mike Williams, chirurgien traumatologue à l’hôpital américain. Le Dr Williams avoue que toutes les autorités médicales sont en état d’alerte. « On sait que la fièvre dengue s’en vient. Et quand il y aura la première pluie... On n’ose même pas y penser », soupire-t-il. La directrice de l’hôpital américain, Elizabeth Greig, ajoute que de plus en plus de patients atteints du VIH, qui étaient traités avant le séisme, ne peuvent plus recevoir de médicaments. « Ils viennent nous voir ici. Ils ne savent plus comment se faire aider, dit-elle. Les besoins sont tellement grands qu’on est en train de s’installer ici de façon permanente. »… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca
PATHOLOGIE : Dans les pays pauvres, plus d’un quart des cancers sont dus à des infections
LE MONDE, 03.02.10
Prévenir le cancer, c’est aussi possible" : tel est le slogan de la campagne que doit lancer l’Union internationale contre le cancer (UICC), jeudi 4 février, à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer. Parmi les principaux thèmes déclinés : les tumeurs provoquées par des infections virales ou bactériennes, soit environ 18 % des 12 millions de cancers diagnostiqués chaque année dans le monde. Nombre de ces cancers pourraient être évités par des actions préventives (dépistage et traitement ou vaccination). Mais celles-ci sont très inégalement appliquées, notamment dans les pays en développement, où d’énormes défis économiques et structurels restent à surmonter pour que soient mises en oeuvre de véritables stratégies de prévention.
Sarcome de Kaposi
Les taux d’incidence des cancers liés à une infection affichent ainsi une nette démarcation entre pays riches et pays pauvres. Dans les premiers, ils représentent 7,7 % de l’ensemble des tumeurs ; dans les seconds, 26,3 %. Pour l’essentiel, les cancers liés à une infection proviennent de quatre agents infectieux : les virus de l’hépatite B (HBV) et de l’hépatite C (HCV), responsables du cancer primitif du foie, les papillomavirus (cancer du col de l’utérus) et la bactérie Helicobacter pylori (cancer de l’estomac)… (suite de l’article)
Source : http://www.lemonde.fr
ALGÉRIE ET MAROC : deux séropositifs témoignent de la mort sociale que vivent les malades, malgré l’accès aux médicaments antirétroviraux
5 février 2010 (papamamanbebe.net)
Reda : On va pour la première fois diffuser des petits extraits d’un reportage réalisé par Ben à l’occasion de son voyage au Maroc. Il a rencontré des personnes vivant avec le VIH là-bas. Il a rencontré notamment notre ami Jamal Khalid de l’association « Le jour »mais aussi pleins d’autres gens qui travaillent dans le milieu hospitalier associatif. Aujourd’hui on va vous passer juste un petit extrait pour rentrer en discussion, pour entrer en matière un petit peu avec Saïd Mesnaoui, sur le sujet de cette pandémie du VIH, du virus. Aussi en dialogue ce sera Nabila qui va parler avec notre ami Amina. Elle connait la situation en Algérie. On va pouvoir croiser un petit peu le point de vue de l’artiste engagé et de quelqu’un qui connait ces questions de l’intérieur, de ces deux pays frères, le Maroc et l’Algérie. On va commencer par écouter 3 minutes13, un extrait de témoignage, enregistré par notre ami Ben au Maroc.
Début du son
Personne vivant avec le VIH depuis 4 ans. Je vis ma vie normalement. Du point de la santé je peux vous dire que la trithérapie ça va, ça marche. Mais le malheur c’est que, en tant que personne vivant avec le VIH, je ressens la discrimination, la stigmatisation, la haine !
Ben : De la part de la population en général ?
En général. Malheureusement on prive ce sujet et on récolte des dons et des vrais dons, au nom des personnes vivant avec le VIH. Or, il n’y a même pas, même l’association de lutte contre le sida et qui prétend qu’elle a une utilité public et qui a récolté pas mal d’argent, depuis le premier sidaction, n’a même pas mis un dispositif pour la réinsertion des personnes vivant avec le VIH. Comme vous le savez une personne vivant avec le VIH, elle est expulsée de son boulot, elle est méprisée par la société, personne ne peut l’accepter, même les plus proches de la famille.
Ben : Vous êtes en train de me dire que en dehors du traitement que vous prenez ici à l’hôpital, il n’y a rien d’autre ?
Il n’y a rien d’autre. Il y a un manque ! Il y a un manque de soutien social. Le soutien social, c’est l’essentiel.
Ben : Est-ce que vous avez des activités afin de sortir de l’isolement ?
À l’hôpital non. En tant que personne vivant avec le VIH, il y a seulement le contact avec les même personnes, les même malades. C’est là où on se soulage.
Ben : Il y a quelques années lorsque je suis venu rendre visite au service maladies infectieuses on m’a présenté une association qui prétendait s’occuper et aider les personnes séropositives dans l’insertion, dans l’éducation thérapeutique, ça existe ou pas ?
C’est la ALCS, c’est la seule association qui s’occupe. C’est l’unique association qui occupe tout et si vous voulez c’est le leader, qui récolte les dons, qui partage comme elle veut, au nom des personnes vivant avec le VIH, suivant son plan stratégique.
Ben : Est-ce que ce sont vraiment des personnes concernées à l’ALCS ?
Non absolument pas. Malheureusement ce ne sont pas des personnes...parce que l’ALCS dit : « on a 50 salariés ». Et dans ces 50 salariés de l’ALCS, les personnes vivant avec le VIH ne représentent même pas 3 ou 4 personnes. Or toutes les récoltes, tous les fonds, les investissements qui sont à leurs disposition sont au nom des personnes vivant avec le VIH… (suite de l’article)
Source : http://papamamanbebe.net