Actualités VIH

Texte publi� le lundi 8 février 2010.

ÉTUDE : Vieillissement du cerveau chez les personnes infectées par le VIH : apport de l’IRM fonctionnelle - RECHERCHE : Découverte d’une molécule qui agirait sur de nombreux virus - ZIMBABWE : Les personnes séropositives veulent des droits constitutionnels - OPINION : Le monde se détourne de la lutte contre le sida, juge un expert - MÉDICAMENTS : Sida : En 2010, les labos partageront-ils leurs brevets ? - CANADA : Downtown Eastside : le quartier que Vancouver préfère cacher - FRANCE : Recrudescence des drogues dures - MALAWI : Étude : des allocations versées directement aux jeunes filles permettent d’augmenter les effectifs scolaires - PAKISTAN : Le manque de ressources pourrait menacer les progrès réalisés dans la riposte au VIH - BRÉSIL : 59 millions de préservatifs seront distribués pour le carnaval

cerveau imagerie

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ÉTUDE : Vieillissement du cerveau chez les personnes infectées par le VIH : apport de l’IRM fonctionnelle

Rédigé le 8 février 2010

Des chercheurs de l’université de Californie à San Diego ont mené une étude visant à préciser l’impact de l’infection à VIH sur le vieillissement cérébral chez des personnes présentant une bonne adhérence au traitement antirétroviral et ne consommant ni drogue, ni alcool. Pour ce faire, ils se sont aidés de la technique d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) qui confirme l’existence d’une accélération du vieillissement encéphalique dans cette population… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr

RECHERCHE : Découverte d’une molécule qui agirait sur de nombreux virus

Par Anne Jeanblanc

Publié le 08/02/2010

Tout comme les antibiotiques dits à large spectre peuvent être efficaces contre un grand nombre de bactéries, une molécule qui agirait sur un grand nombre de virus - dont celui du sida, les virus grippaux ou encore le redoutable Ebola, qui provoque une fièvre hémorragique mortelle - a été découverte par des chercheurs américains. Ils ont montré son effet non seulement in vitro, en laboratoire, mais aussi in vivo, chez la souris. Leur étude vient d’être publiée par les Proceedings of the National Academy of Sciences(PNAS)… (suite de l’article)

Source : http://www.lepoint.fr

ZIMBABWE : Les personnes séropositives veulent des droits constitutionnels

HARARE, 8 février 2010 (PlusNews) - Des activistes engagés dans la lutte contre le VIH/SIDA au Zimbabwe ont lancé une vaste campagne visant à garantir la reconnaissance des droits des personnes séropositives dans la nouvelle constitution. L’accord politique général conclu en septembre 2008 entre divers partis politiques adverses du Zimbabwe a ouvert la voie à la formation du gouvernement de coalition en février 2009, et préconisait une nouvelle constitution pour 2010. « Nous ne réclamons pas une participation pour la forme, mais un engagement significatif en faveur de notre bien-être et de nos droits, une fois que la constitution sera adoptée », a déclaré à IRIN/PlusNews Tonderai Chiduku, coordinateur auprès du Réseau national des personnes vivant avec le VIH/SIDA au Zimbabwe (ZNPP+ en anglais)

Le Service de diffusion de l’information sur le VIH/SIDA en Afrique australe (SAFAIDS en anglais), une organisation régionale à but non lucratif engagée dans la lutte contre l’épidémie, s’est aussi rassemblé dernièrement afin de définir la manière dont les personnes séropositives pouvaient participer à l’élaboration de la constitution. Monica Mandiki, représentante pays, a indiqué que l’actuelle Constitution ne faisait pas explicitement référence aux droits d’accès aux soins de santé, et qu’elle « ne mentionnait pas le VIH ». SAFAIDS et ZNNP+ exigent une charte de droits qui défendrait davantage l’accès aux services de santé. Selon les estimations, deux millions de personnes vivraient avec le VIH/SIDA au Zimbabwe, un des pays les plus touchés par l’épidémie. Le Zimbabwe ne s’est jamais penché sur une telle loi auparavant et n’a pas de représentation au Parlement, a ajouté Tonderai Chiduku. « Etant donné que les deux millions de personnes séropositives du Zimbabwe continuent d’être confrontées à d’importants défis en matière d’accès aux traitements, aux services sociaux, aux soins de santé de base, à l’éducation et aux droits socio-économiques, il est important de souligner le besoin d’une charte de droits plus complète dans la nouvelle constitution qui défendrait la non-discrimination et la protection égale devant la loi », a dernièrement déclaré ZNNP+… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org [Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

OPINION : Le monde se détourne de la lutte contre le sida, juge un expert

Par Reuters, publié le 05/02/2010

LONDRES - L’attention de la communauté internationale se détourne de l’épidémie de sida au pire moment, selon un expert qui estime que cela pourrait se traduire dans les pays à risques par une nouvelle vague d’infections.

Alan Whiteside, directeur de la division de l’économie de la santé et de la recherche sur le VIH-Sida (HEARD) de l’Université de KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud, explique que de nombreux pays africains, qui sont les plus menacés par la maladie, ne parviennent pas à mettre en place des mesures de prévention sur le long terme et ont besoin d’aide pour lutter contre le virus. La menace du sida reste pourtant bien réelle dans des pays comme le Swaziland, le Lesotho, le Botswana, la Namibie, le Zimbabwe, la Zambie, le Malawi et l’Afrique du Sud, explique-t-il, et le fait que la communauté internationale donne le sentiment que le sida est un problème réglé est très risqué. "(La lutte) contre l’épidémie de sida a bénéficié d’énormément de soutien pendant de nombreuses années mais il semble qu’on a désormais le sentiment que c’est un problème réglé". "Ce n’est absolument pas le cas dans de nombreuses parties du monde. Il n’est pas opportun de tourner le dos à ce problème", a déclaré à Reuters Alan Whiteside, joint par téléphone en Afrique du Sud, où la maladie tue selon les estimations 1.000 personnes par jour. Quelque 33,4 millions de personnes vivent avec le VIH et, depuis le début de l’épidémie dans les années 80, ce virus a contaminé près de 60 millions de personnes et causé la mort de 25 millions de personnes. L’Afrique sub-saharienne est de loin la région du monde la plus touchée, représentant 67% des personnes infectées et 91% des nouvelles contaminations chez les enfants, selon les chiffres de l’Onu… (suite de l’article)

Source : http://www.lexpress.fr

MÉDICAMENTS : Sida : En 2010, les labos partageront-ils leurs brevets ?

Jérôme Laniau, 5 février 2010

Une « communauté de brevets » pour baisser les prix du traitement du VIH dans les pays pauvres

Sur StreetPress, le président d’Onusida et la présidente de Médecins Sans Frontières, reviennent sur la proposition de créer une communauté de brevets pour les traitements du VIH. Le monde est suspendu à la réponse des labos, attendue pour 2010.

Le sort des 33 millions de malades du Sida dans le monde est suspendu à la décision des laboratoires pharmaceutiques : Soit ils marchent avec la création d’une communauté de brevets sur les traitements contre le VIH ; soit deux malades sur trois dans le monde n’auront toujours pas accès aux anti-rétroviraux ; et les malades des pays pauvres qui seront traités continueront à avaler des médicaments dont la formule date de plus de 20 ans. « La pandémie de VIH s’est stabilisée, mais à un niveau inacceptable », explique à StreetPress Peter Piot, le président d’Onusida. Plusieurs milliers de personnes contractent l’épidémie chaque jour. En 27 ans, le Sida a fait 25 millions de morts. Depuis 2000, si l’espérance de vie en Afrique australe a chuté de plus de 10 ans, c’est surtout à cause du VIH. Pour Peter Piot, 8 millions de malades attendent un traitement en urgence. Les médicaments contre le VIH, les anti-rétroviraux, existent bien, mais deux personnes sur trois n’y ont pas accès. Pourquoi ? Parce qu’ils sont trop chers… (suite de l’article)

Source : http://www.streetpress.com

CANADA : Downtown Eastside : le quartier que Vancouver préfère cacher

De Jeremy Hainsworth (CP), 7 février 2010

VANCOUVER — Lorsqu’une délégation du Comité international olympique a visité Vancouver en 2003 pour décider si la ville canadienne organiserait les JO d’hiver 2010, son autocar a fait un grand détour pour contourner le Downtown Eastside. Et pour cause : toxicomanes et prostitués hantent ce quartier d’immeubles sordides où règne la violence.

À cinq rues seulement du stade où seront inaugurés les Jeux olympiques le 15 février prochain, des drogués se piquent derrière une poubelle. "C’est une jungle", confirme Glen, un héroïnomane de 49 ans surnommé Trouble (problème).

Avec ses 15 pâtés de maisons, Downtown Eastside est le ghetto nord-américain qui concentre le plus de pauvreté et de toxicomanie en Amérique du Nord, affirme le criminologue Benedikt Fischer de l’université Simon Fraser. Selon lui, l’usage d’héroïne, de cocaïne et de méthamphétamine y est particulièrement élevé. Au centre du quartier s’élève un immeuble néoclassique qu’a fait ériger le philanthrope Andrew Carnegie en 1903. Ses escaliers constituent un véritable supermarché de la drogue, au croisement des rues Main et Hastings, surnommées Pain et Wastings (Douleur et dépérissement). Derrière, dans une allée crasseuse, des prostituées travaillent pour des proxénètes. Le quartier a le plus grand commissariat de Vancouver. Près de la moitié des appels reçus dans le Downtown Eastside sont liés à des problèmes de santé mentale, selon la police de Vancouver. Les agents se retrouvent souvent dans le rôle d’assistants sociaux, explique le porte-parole de la police Lindsey Houghton : "C’est un défi immense qui va au-delà du champ traditionnel du travail de police". Une fois par mois, les allocataires des minima sociaux font la queue pour recevoir leur chèque. Des employés des services sanitaires profitent de ces files d’attente pour les sensibiliser au programme d’échange de seringues. À cause notamment de l’usage de drogue par voie intraveineuse, Downtown Eastside affiche le pire taux de séropositivité du monde industrialisé, note le Dr Julio Montaner, président de l’International AIDS Society. Le taux est si élevé que le quartier pourrait être qualifié de zone d’épidémie de SIDA, selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com

FRANCE : Recrudescence des drogues dures

5 février 2010

L’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) publie deux rapports sur les Tendances récentes et les nouvelles drogues (TREND).

Prenant en compte l’évolution du « marché » et celle du comportement des utilisateurs, ces documents confirment l’inquiétant retour des drogues dures. Leurs titres respectifs sont d’ailleurs éloquents : Drogues et usages de drogues : Etat des lieux et tendances récentes 2007-2009 et Les usages de drogues illicites en France depuis 1999 sont l’un et l’autre disponibles pour nos abonnés, dans la bibliothèque PDF de Destination Santé… (suite de l’article)

Source : http://www.destinationsante.com

MALAWI : Étude : des allocations versées directement aux jeunes filles permettent d’augmenter les effectifs scolaires

3 février 2010

Ce reportage a été initialement publié sur www.worldbank.org

Au Malawi, le versement d’allocations modiques directement à des jeunes filles a eu une forte incidence sur les taux de fréquentation scolaire. Ces allocations ont en effet permis de réduire considérablement le taux d’abandon scolaire et ont également contribué à renforcer la protection des jeunes filles contre le VIH. Cette conclusion est issue d’une étude, financée par la Banque mondiale, portant sur un programme de transfert monétaire de deux ans à l’intention de jeunes filles de 13 à 22 ans qui s’est achevé en décembre 2009.

Le versement d’allocations mensuelles comprises entre 1 et 5 dollars à des adolescentes, ajouté à une somme destinée aux parents allant de 4 à 10 dollars, ont permis de réduire le taux d’abandon scolaire de près de 40%. Pour chaque dollar supplémentaire que percevait une jeune fille au-dessus de 1 dollar, « l’effectif scolaire augmentait d’un point de pourcentage », affirme Berk Özler, économiste principal au sein du Groupe de recherche sur le développement de la Banque mondiale. Berk Özler et les chercheurs Sarah Baird, de l’Université George Washington, et Craig McIntosh, de l’Université de Californie de San Diego, souhaitaient déterminer le moyen le plus efficace d’employer le versement d’argent en espèces – connu sous le nom de « transfert monétaire assorti de conditions » – pour accroître le nombre de jeunes femmes scolarisées en Afrique subsaharienne.

Au Malawi – l’un des pays les plus pauvres d’Afrique –, le taux d’abandon scolaire chez les adolescentes est élevé. Cela s’explique principalement par la cherté des études secondaires et par le fait que les Malawiennes se marient plutôt jeunes. Et, d’après Berk Özler, « une fois mariée, une jeune fille ne va plus à l’école ». Maintenir les jeunes filles en milieu scolaire permet non seulement de développer leurs connaissances, mais aussi de retarder leur mariage et de réduire les taux de grossesse et d’infections sexuellement transmissibles chez les adolescentes. L’ONUSIDA estime à environ 12% la prévalence du VIH chez les adultes au Malawi… (suite de l’article)

Source : http://www.unaids.org

PAKISTAN : Le manque de ressources pourrait menacer les progrès réalisés dans la riposte au VIH

4 février 2010

Le manque de moyens pour mettre en oeuvre le Cadre stratégique révisé du pays pourrait entraver la capacité du Pakistan à mener des actions efficaces contre l’épidémie de VIH. Ce cadre d’action, approuvé par les partenaires impliqués dans la riposte au sida, fournit une orientation stratégique éclairée par des données probantes pour s’attaquer d’urgence au problème de l’augmentation du nombre d’infections à VIH chez les consommateurs de drogues injectables (CDI) et par voie sexuelle dans d’autres populations, afin d’éviter une propagation de l’épidémie à l’ensemble de la population.

Malgré une prévalence du VIH inférieure à 0,1% dans l’ensemble de la population du pays, l’épidémie de VIH au Pakistan a évolué d’une épidémie peu importante vers une épidémie concentrée, du fait de l’augmentation régulière de la prévalence chez les CDI, qui est passé de 10,8% en 2005 à près de 21% en 2008. Le nombre relativement important de consommateurs de drogues injectables dans la région est dû en partie au fait que celle-ci est depuis longtemps traversée par les routes du trafic illégal de l’opium. Les opiacés constituent les drogues de prédilection de 65% des patients des centres de désintoxication en Asie, bien que les schémas de consommation soient très variables à l’intérieur de la région. On estime à 91 000 le nombre de consommateurs de drogues injectables au Pakistan. Or, près d’un consommateur sur quatre vivant dans un grand centre urbain est infecté par le VIH. Au vu de l’évolution de l’épidémie chez les CDI, les programmes d’échange de seringues et de réduction des risques, y compris les programmes de désintoxication, constituent une priorité. L’intensification des services de réduction des risques et de prévention du VIH a commencé dans les années 2002-2004 et le pays s’apprête maintenant à proposer des traitements de substitution aux consommateurs de drogues. Les services de réduction des risques sont dispensés par des ONG partenaires, qui jouent un rôle central dans la communication avec les personnes concernées et l’élargissement de la prestation de tels services. Des études de surveillance biologique et comportementale ont montré une meilleure connaissance du VIH, une augmentation de l’usage du préservatif et une diminution de l’utilisation de matériel d’injection non stérile chez les CDI participant aux activités des programmes de réduction des risques. Cependant, la couverture de ces programmes reste faible dans le pays. Une augmentation des ressources disponibles permettrait d’accroître la prestation de services de réduction des risques, dont les effets positifs contribuent à limiter la propagation du VIH dans les populations plus exposées au risque d’infection… (suite de l’article)

Source : http://www.unaids.org

BRÉSIL : 59 millions de préservatifs seront distribués pour le carnaval

AFP, 6 février 2010

BRASILIA — Les autorités brésiliennes vont distribuer gratuitement 59 millions de préservatifs pendant le carnaval, dans le cadre d’une campagne contre le sida visant les femmes et les jeunes homosexuels, principales victimes de la pandémie, a annoncé samedi le ministère de la Santé. "La plupart des contaminations entre 13 et 19 ans se font chez les femmes, et la principale forme de transmission chez les hommes de 13 à 24 ans est homosexuelle", précise un communiqué du ministère, qui avait déjà distribué l’an dernier des préservatifs à l’occasion de la fête la plus populaire du pays… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 by en:User:TheBrain on 20 May 2003 : Magnetic Resonance Imaging scan of a head



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