Actualités VIH

Texte publi� le mercredi 17 février 2010.

ÉTATS-UNIS : San Francisco : 17e conférence sur le sida : guérir n’est peut-être plus une utopie - ÉTATS-UNIS : San Francisco : CROI 2010 : Musique, traitements et perspectives - ÉTATS-UNIS : San Francisco : La CROI à l’assaut des « prophylacto-septiques - TRANSMISSION DU VIH : de plus en plus de séropositifs devant la justice - SÉNÉGAL : Loi sur le VIH/sida : Sanctions sévères pour toute contamination délibérée - AFRIQUE SUBSAHARIENNE : VIH/ Sida : Des chiffres inquiétants chez les prostitués - CANADA : Vancouver. Dowtown Eastside, si loin du rêve doré - PROCRÉATION : Avoir un enfant avec un compagnon séropositif ? Mais oui, bien sûr - FRANCE : Sanofi-Aventis : des bénéfices indécents que l’État doit taxer - COMMUNAUTÉ DE BREVETS : Un nouveau paradigme économique pour les ARV- GRANDE BRETAGNE : Un journaliste avoue à la tv avoir "tué" un de ses amis - SWAZILAND : Sortir avec quelqu’un en ces temps de VIH

San Francisco

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ÉTATS-UNIS : San Francisco : 17e conférence sur le sida : guérir n’est peut-être plus une utopie

Par Jean-Daniel Flaysakier

Publié le 17/02/2010

La 17e conférence sur le sida (CROI 2010, 16-19 février) à San Francisco laisse entrevoir enfin une possible percée.

C’est parti. La conférence sur le sida s’ouvre sur des perspectives plutôt optimistes par rapport aux années précédentes. Avec un leitmotiv : « nous avons beaucoup appris de nos échecs ». Et, pour la première fois prononcée officiellement, l’idée de pouvoir un jour, arrivons-en donc à cette annonce surprenante : l’idée de guérir du sida. Cette idée iconoclaste jusqu’il y a peu fait pourtant son chemin. Les spécialistes restent cependant très mesurés et dessinent un horizon à 25 ans. Mais ils pensent pouvoir finir par trouver le moyen de débusquer et de chasser le virus des « réservoirs » où il s’abrite et où il est à l’abri des médicaments actuellement utilisés.

Comme le déclare John Mellors, qui préside la conférence, ce sont les échecs successifs des essais pour éradiquer le virus qui ont fourni le plus d’enseignement. On sait ce qu’il ne faut pas faire et on peut ainsi éviter d’investir des fortunes dans des recherches vouées à l’échec… (suite de l’article)

Source : http://info.france2.fr

ÉTATS-UNIS : San Francisco : CROI 2010 : Musique, traitements et perspectives

Par Hicham M’ghafri, Posté le 17 février 2010

Mardi : La session 2010 de la CROI a démarré tranquillement après un lundi férié (President day). Elle durera jusqu’au vendredi prochain.

Les sessions d’aujourd’hui ont traité de la question de « la réponse mondiale à l’épidémie », du futur du programme américain PEPFAR (Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida), des priorités et des orientations futures de la recherche VIH aux Etats-Unis. La cérémonie d’ouverture a été suivie d’une interprétation musicale par un groupe haïtien, les « Kalbass Kreyol », dédiée aux victimes et aux survivants du séisme qui a frappé Haïti récemment.

Les jours de l’épidémie VIH dans le Monde sont-ils comptés ?

Est-il possible d’arrêter définitivement l’épidémie VIH en réduisant au maximum le risque de transmission du virus par l’utilisation des antirétroviraux ? C’est la question à laquelle essayent de répondre de plus en plus certains modèles mathématiques qui suggèrent une élimination possible de l’infection si le taux de transmission était divisé par 7. Pour y arriver, ces modèles proposent l’utilisation des antirétroviraux, devenus plus efficaces, moins chers et plus largement disponibles aujourd’hui, en combinant deux stratégies complémentaires :

- Une stratégie de dépistage et de traitement précoce et efficace chez des personnes séropositives. Les modèles proposent ainsi de traiter tôt et fort, durant la première année qui suit la séroconversion, ce qui permettrait de réduire considérablement et rapidement la charge virale, donc le risque de transmission, en réduisant par ailleurs la mortalité liée au VIH.
- Une stratégie d’utilisation des antirétroviraux chez les personnes séronégatives comme moyen de prévention (On parle de PREP ou prophylaxie pré-exposition). Cela consisterait concrètement à administrer un traitement anti VIH chez des personnes séronégatives ayant un haut risque de contamination.

En combinant ces deux stratégies (PREP + dépistage/traitement) et grâce à une meilleure prise en charge de la tuberculose et des maladies opportunistes, ces modèles prédisent l’élimination du risque d’infection par le VIH en 5 à 10 ans et l’éradication complète de l’infection par le VIH en 40 ans… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

ÉTATS-UNIS : San Francisco : La CROI à l’assaut des « prophylacto-septiques »

Par Gilles Pialoux, vih.org,17/02/10

Le Pr Gilles Pialoux est à la CROI 2010, qui se tient cette année à San Francisco, du 16 au 19 février et coordonne le E-journal en direct de la CROI 2010pour La Lettre de l’infectiologue Cette année, les nouveaux outils de prévention sont présents dès la lecture du programme de la conférence.

Consulter Le E-journal en direct de la CROI 2010

Traditionnellement, durant le délicat J0 de la CROI, en attendant la session d’ouverture et après, cette année, 11 heures 30 de vol, on compte et on se compte ! Cette 17ème CROI, sise en un lieu historique de la lutte contre le VIH et du prix payé par la communauté gay au sida, San Francisco, n’a pas dérogé à la règle. Comptage du nombre de repas pris ce jour-le-plus-long (5), des heures de décalage (9) et réglage des montres, comptage des participants (3500 ?) et des abstracts (956, et un taux d’acceptation de 52%), comptage des posters à passer en revue, comptage de tout de ce que l’on n’a pas fait en terme de recherche clinique depuis la précédente CROI et qui est dans le programme, fait par d’autres...

Et aussi comptage des français qui s’exposeront durant ces quatre journées de la conférence... Et il n’y en aura pas tant que çà en cette CROI californienne. Deux français invités ont droit à leur vignette photo : Jacqueline Capeau, pour la stéatose hépatique, et Olivier Schwartz pour les mécanismes de transfert cellulaire du VIH, tous deux souriants et on les comprend ; une poignée seulement fera retentir le french accent : Stéphane Le Vu, Yves Levy, Laurence Weiss, Cyril Clavel, Gilles Peytavin, Odile Launay...

Et puis s’il faut compter sur une idée forte dés la lecture du programme, outre les confrontations de stratégies antirétrovirales (ARV), c’est bien l’entrée en force dans le débat scientifique des nouveaux outils de Prévention VIH. Du premier pré-workshop pour graduate students à la session de clôture il est question de prévention positive, de l’importance des couples séro-discordants dans la transmission du VIH, de la primo-infection comme impact sur la dissémination du VIH, des calculs d’incidence VIH, notamment en France (# 36LB) , du traitement anti-rétroviral comme outil de prévention ou Tasp (Panacée ou boite de pandore ? s’interroge Kenneth Mayer, # 63), du dépistage comme outil préventif (session 10), mais aussi de la diffusion des antirétroviraux dans les fluide sexuels (session 24), de l’échec des microbicides (PRO2000 ; # 87LB) et de la prophylaxie pré exposition ou PreP dans les modèles animaux… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org

TRANSMISSION DU VIH : de plus en plus de séropositifs devant la justice

Par Anouchka Collette,15 février 2010

Une pop-star allemande a été mise en examen pour « lésions corporelles dangereuses » après avoir transmis le virus du sida à l’un de ses partenaires sans l’informer de sa séropositivité. En France aussi, des séropositifs se retrouvent devant les tribunaux pour des faits similaires.

Membre du groupe de pop allemand No Angels, Nadja Benaissa a appris sa séropositivité il y a dix ans. La chanteuse, mise en examen vendredi 12 février, aurait pourtant eu depuis plusieurs rapports sexuels non protégés, sans prévenir ses partenaires, rapporte l’AFP. Après avoir contaminé l’un d’entre eux, la jeune femme est poursuivie pour « lésions corporelles dangereuses ». Elle encourt selon la législation allemande une peine d’emprisonnement comprise entre six mois et dix ans. Les procédures pour transmission du VIH par voie sexuelle sont de plus en plus nombreuses. Selon un rapport de 2008 de l’IPPF (Fédération internationale du planning familial), 58 pays se sont dotés de lois qui criminalisent la contamination ou utilisent, comme l’Allemagne, des législations préexistantes. 33 autres envisagent de les imiter.

Pas de texte spécifique en France

La vague législative touche particulièrement l’Afrique, où l’on y voit un moyen d’enrayer l’épidémie. Au Bénin, le simple fait d’exposer autrui au virus du sida est un crime, même s’il n’y a pas contamination. En Tanzanie, la transmission intentionnelle peut conduire à la prison à vie. Le Danemark, le Canada et de nombreux Etats américains ont suivi le même chemin. Au Canada, il existe même un délit de « non déclaration de sa séropositivité » à ses partenaires –que l’on imagine bien difficile à prouver.

Et la France dans tout ça ? En 1991, un amendement prévoyait d’inscrire dans le code pénal une condamnation à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour « toute personne consciente et avertie » qui aurait « provoqué la dissémination d’une maladie transmissible épidémique » par un « comportement imprudent ou négligent ». La disposition sera finalement supprimée par l’Assemblée nationale quelques mois plus tard, après un tollé général des associations de lutte contre le sida. « Suffisamment d’éléments dans le code pénal permettaient déjà de telles condamnations, explique l’avocat Emmanuel Pierrat. Un texte spécifique s’avérait inutile. »… (suite de l’article)

Source : http://www.lesinrocks.com

SÉNÉGAL : Loi sur le VIH/sida : Sanctions sévères pour toute contamination délibérée

Mamadou GUEYE, 17 février 2010

Les députés ont adopté hier, la loi relative au Vih/Sida. Cette dernière prévoit des sanctions sévères à l’encontre de toute personne qui, de façon délibérée, chercherait à transmettre la maladie à d’autres personnes saines.

Prévu à neuf heures, le débat sur l’adoption de la loi sur le Vih/Sida n’a commencé qu’à onze heures vingt minutes. Après plus de trois tours d’horloge, les députés l’ont finalement adopté. Répondant aux députés, Modou Diagne Fada, le ministre de la Santé, a indiqué que cette loi comble un vide et assure une prise en charge globale des personnes infectées ou affectées par le Vih/Sida. Elle promeut aussi des attitudes positives à l’endroit de ces personnes, selon le ministre. « Cette loi encourage les personnes infectées ou affectées par le Vih/Sida à s’acquitter de leur obligation vis-à-vis des personnes non affectées », a dit Modou Diagne Fada par la mise place d’un dispositif d’information des populations. Il a ajouté que ce texte protège les femmes, les enfants et les autres populations vulnérables ainsi que le personnel médical… (suite de l’article)

Source : http://www.lesoleil.sn

AFRIQUE SUBSAHARIENNE : VIH/ Sida : Des chiffres inquiétants chez les prostitués

Par Sandrine EBA, mardi 16 février 2010

L’infection à VIH parmi les professionnel(le)s du sexe et de leurs clients joue depuis longtemps un rôle important dans la transmission du VIH dans la région. A l’échelle de l’Afrique subsaharienne tout entière, la prévalence médiane du VIH chez les professionnel(le)s du sexe est de 19%, avec une prévalence signalée au sein de cette population allant de zéro aux Comores et en Sierra Leone à 49,4% en Guinée-Bissau (Organisation mondiale de la Santé, Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, ONUSIDA).

Sept pays africains (Bénin, Burundi, Cameroun, Ghana, Guinée- Bissau, Mali et Nigéria) indiquent que plus de 30% du total de leurs professionnel(le)s du sexe vivent avec le VIH (Organisation mondiale de la Santé, Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, ONUSIDA, 2009). Au Ghana, la prévalence du VIH chez les professionnelles du sexe à Accra et Kumasi est de 8 à 20 fois supérieure à celle relevée dans la population générale (Bosu et al., 2009). En 2006, au Bénin, plus de 25,5% des professionnel(le)s du sexe couvert(e)s par les études étaient positifs(ves) au VIH (Ministère de la Santé du Bénin, 2008). Plus d’un quart (26%) de l’ensemble des professionnel(le)s du sexe au Lesotho sont signalé(e)s comme ayant eu une infection sexuellement transmissible symptomatique au cours de l’année précédente (Khobotlo et al.). Les professionnel(le)s du sexe constituent non seulement une population prioritaire des programmes de prévention du VIH, mais leurs clients sont depuis longtemps également reconnus comme une possible passerelle épidémiologique vers d’autres populations. En extrapolant à partir des données disponibles, des chercheurs ont conclu que, en 2008, entre 13% et 29% des hommes d’Afrique de l’Ouest pourraient avoir eu recours aux services de professionnel(le)s du sexe au cours de l’année précédente (Lowndes et al.). Alors que les épidémies en Afrique subsaharienne sont dans leur phase de maturité, la part des nouvelles infections imputable au commerce du sexe pourrait avoir reculé (Lecler et Garenne, 2008). Au Lesotho – pays hyperendémique où la proportion estimée des professionnel(le)s du sexe est faible – la modélisation des modes of transmission suggère que le commerce du sexe serait à l’origine d’approximativement 3% des nouvelles infections à VIH en 2008 (Khobotlo et al.)… (suite de l’article)

Source : http://sante-plus.org

CANADA : Vancouver. Dowtown Eastside, si loin du rêve doré

Flavie Halais

Article paru le16 février 2010

Si Vancouver, hôte des Jeux d’hiver, est vanté pour sa qualité de vie, la ville a aussi son revers de la médaille. « Visite » de Dowtown Eastside, quartier déshérité à l’ombre de l’or olympique.

Vancouver (Canada), correspondance.

Il suffit de parcourir quelques rues depuis le stade olympique pour arriver jusqu’au Downtown Eastside. Des hommes et femmes au visage émacié, au regard vide et à la démarche chancelante y parcourent les quelques rues de ce quartier, l’un des plus pauvres d’Amérique du Nord. Ils sont plusieurs milliers, dormant dans des refuges, des hôtels lugubres ou simplement sur les trottoirs, ne vivant que pour le prochain « hit » de crack ou de métamphétamine. La prostitution y est endémique, le taux d’infection par le VIH comparable à celui des pays d’Afrique les plus pauvres.

La face cachée de Vancouver

Depuis quelques jours, le monde entier découvre la face cachée de Vancouver, ville olympique régulièrement glorifiée pour sa qualité de vie. Autrefois vivant et commercial, le Downtown Eastside a vu sa pauvreté augmenter au fil des décennies à mesure que les boutiques ont mis la clé sous la porte les unes après les autres. Aujourd’hui, de nombreux bâtiments sont insalubres ou abandonnés. De fait, le quartier est devenu un lieu de prédilection pour les toxicomanes, qui viennent parfois de l’autre bout du pays pour alimenter leur dépendance. Ce sont pour la plupart des hommes, dans la quarantaine, et bien souvent aborigènes. « Il y a une très forte corrélation entre la dépendance extrême à la drogue et une histoire d’abus physiques, sexuels et psychologiques, raconte Russ Maynard, directeur du centre d’auto-injection de drogues Insite, le premier en Amérique du Nord. En médecine, on appelle ça le trouble de stress post-traumatique. Le problème c’est que ici, le traumatisme ne s’est jamais arrêté. » Le dossier de candidature de Vancouver auprès du Comité international olympique incluait la promesse que la venue des Jeux permettrait d’améliorer le sort du quartier. Le Covan (Comité d’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de Vancouver) avait sans doute sous-estimé l’ampleur de la tâche. Même si de nouveaux refuges ont été ouverts et que des logements sociaux sont en cours de construction, le manque de progrès notable se fait toujours sentir, de même que l’hostilité envers les Jeux… (suite de l’article)

Source : http://www.humanite.fr

PROCRÉATION : Avoir un enfant avec un compagnon séropositif ? Mais oui, bien sûr

La France Gaie et Lesbienne, France Queer Directory

17 février 2010

Envisager de mettre au monde un enfant quand son conjoint est séropositif au VIH ne doit plus être considéré comme un tabou ou un acte d’inconscience. Légitime, la démarche doit pourtant être menée après une mûre réflexion, après étude et dans la connaissance des risques.

Avant toute tentative, l’homme devra subir différents examens. Un spermogramme (nombre de spermatozoïdes, recherche de cellules anormales…), un bilan biologique afin d’évaluer la charge virale du sperme… La technique utilisée dépendra de facteurs médicaux… (suite de l’article)

Source : http://www.destinationsante.com

FRANCE : Sanofi-Aventis : des bénéfices indécents que l’État doit taxer

Publié en ligne 16 février 2010

Sanofi-Aventis a annoncé un bénéfice record pour l’année 2009 qui montre bien que les prix imposés par l’industrie pharmaceutique n’ont rien à voir avec les coûts réels. Act Up-Paris demande à la France de ponctionner ces bénéfices pour financer la Sécurité Sociale et invite les pays en développement à émettre des licences obligatoires sur les médicaments produit par le laboratoire français.

Sanofi-Aventis a annoncé le 11 février dernier un bénéfice record de 8,4 milliards d’euros pour l’année 2009. Le géant de l’industrie pharmaceutique se place ainsi juste derrière Total parmi les multinationales françaises qui ont le vent en poupe. Le secteur des vaccins de Sanofi est celui du groupe qui a connu le bond le plus important l’année dernière, avec un chiffre d’affaires de 465 millions d’euros grâce au vaccin H1N1. Le PDG de Sanofi a d’ailleurs déclaré que les bénéfices du laboratoire seront similaires en 2010 à ceux réalisés en 2009 [1]. L’affichage d’un tel bénéfice montre bien que les prix imposés par l’industrie pharmaceutique n’ont rien à voir avec les coûts réels : une telle marge serait impossible sinon. L’argumentation des compagnies pour justifier de brevets qui durent 20 ans et bloquent la concurrence des génériques est donc infondée : pour qui ne le croyait pas, Sanofi en offre elle-même la preuve. Dans la lutte contre le VIH/sida, l’industrie pharmaceutique prétend que les coûts liés à la recherche justifient du prix des médicaments. Les bénéfices de l’industrie pharmaceutique ne cessent de progresser, et pourtant, pour la plupart des personnes vivant avec le VIH dans le monde, il reste impossible de se soigner avec les molécules les plus récentes. Dans bien des pays encore, on se soigne avec de la triomune [2], une molécule qui n’est même plus recommandée par l’OMS et dont les effets indésirables et la toxicité sont reconnus par touTEs. Sanofi donne la preuve que ces prix et les brevets sont injustifiés… (suite de l’article)

Source : http://www.actupparis.org

COMMUNAUTÉ DE BREVETS : Un nouveau paradigme économique pour les ARV

Par Henri Jautrou, Vih.org,16/02/10

Unitaid a annoncé en décembre dernier la naissance d’une communauté de brevets dédiée aux anti-rétroviraux. La structure entre dorénavant dans une phase de négociation et pourrait proposer un changement majeur en matière de propriété intellectuelle.

Plus de vidéos et d’informations sur le site de Médecins sans frontières « C’est un jour historique » s’est exclamé Philippe Douste-Blazy, le 14 décembre dernier, à l’occasion de la naissance officielle d’une communauté de brevets dédiée aux anti-rétroviraux (ARV). L’ex-ministre de la Santé, actuel président du conseil d’administration d’Unitaid, a évoqué « un mécanisme permettant que les avancées médicales bénéficient aux pauvres, tout en offrant une compensation aux entreprises qui partagent leurs technologies ».

Une organisation différente

Cette communauté, « patent pool » en anglais, est une centrale de partage de brevets. La structure d’Unitaid, qui intégrera également certains fabricants de génériques, devrait devenir opérationnelle à la mi-2010. Ce guichet unique s’articulera autour de deux systèmes moteurs.

Le premier se situe en amont de la production, et concerne l’innovation en matière de produits pharmaceutiques. Unitaid veut faciliter la recherche en simplifiant les démarches d’accessions juridiques et administratives aux brevets qui protègent un ARV. Les membres de la communauté créeront des mélanges d’antirétroviraux, des Combinaisons à doses fixes (CDF), commercialisables sur la base du versement de redevances aux propriétaires des brevets. Ces combinaisons, qui réunissent différentes molécules en une même formule, ont l’avantage de simplifier la posologie. Leurs prix seront indexés sur le niveau de richesse du pays de distribution. Il est arrivé par le passé que les détenteurs de brevets réunissent leurs savoirs au grès d’accords internes, mais le libre accès accroît ici les possibilités expérimentales. Ce système favorisera l’innovation, notamment pour des champs de recherches marginaux, comme celui des formulations pédiatriques. Ce marché reste en effet peu développé, étant donné que la transmission mère-enfant s’avère rare dans les pays développés.

Le second élément d’articulation porte sur le couple production/distribution et rejoint une stratégie pratiquée depuis quelques années par Unitaid. L’ouverture du marché à la concurrence, notamment celle des fabricants de génériques, entraîne une baisse des prix. L’offre étant moins chère, la demande croît, et les dépositaires de brevets élargissent leur volume de vente. Des médicaments de secondes lignes, plus récents et donc plus coûteux, deviendraient par ce biais accessibles à des pays en voie de développement… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org

GRANDE BRETAGNE : Un journaliste avoue à la tv avoir "tué" un de ses amis

C’est un document choc qui a été diffusé par la BBC lundi soir. Dans ce document, un célèbre journaliste anglais, Ray Gosling révèle, en larmes, face à la caméra, avoir tué un de ses amis victime du SIDA. Le temps est venu que je partage un secret que j’ai longtemps gardé" dit le journaliste vedette, "J’ai tué quelqu’un un jour. (...) C’était un jeune gars. Il avait le SIDA... (suite de l’article)

Source : http://www.jeanmarcmorandini.com

SWAZILAND : Sortir avec quelqu’un en ces temps de VIH

Mantoe Phakathi, 16 Février 2010

Jabulile Dlamini* est une jeune fille de seize ans. Elle n’a jamais été embrassée et ne s’attend pas à être embrassée de si tôt ou même à recevoir un quelconque cadeau le jour de la Saint-Valentin. Tandis que la plupart des filles de sa classe s’emballent à l’idée de recevoir des cadeaux de leurs petits amis le 14 février, Dlamini - qui est séropositive - ne pense pas qu’elle en aura un. Elle est peu disposée à s’engager dans une relation à cause des complications que son statut sérologique y apportera. Mais cette élève du secondaire admet qu’elle n’est pas insensible à l’amour et qu’elle est attirée par quelqu’un avec qui elle va à l’église. Il y a une lueur dans ses yeux quand elle parle de son béguin, un garçon qui a déclaré son amour pour elle. Cependant, le fait d’avoir à lui révéler son statut l’empêche de déclarer ses vrais sentiments pour lui. "Je m’inquiète en pensant qu’il pourrait m’embarrasser en allant informer les gens sur mon statut", déclare Dlamini. "Je pense qu’il est juste que l’on révèle son statut à son petit ami mais je ne suis pas sûre de la façon dont il le prendra", dit-elle. "Chaque fois qu’il me propose l’amour je lui dis que je ne peux pas gérer l’école et un petit ami à la fois". Mais elle reconnaît que cela ne constitue pas la vraie raison, car la plupart des filles de son âge ont déjà eu leur premier baiser. Selon le Conseil national d’intervention d’urgence sur le VIH/SIDA, environ 15.000 enfants du Swazi vivent avec le VIH/SIDA et la majorité de ces enfants sont nés avec le virus. La surveillance prénatale dans les centres de santé au Swaziland montre une augmentation de la prévalence du VIH parmi les femmes enceintes, de 39,2 pour cent en 2006 à 42 pour cent en 2008.

À l’école, les amis de Dlamini non plus ne sont au courant de son statut car elle est préoccupée par la stigmatisation et la discrimination qui sévissent toujours au Swaziland. Le Swaziland a le taux d’infection le plus élevé au monde. Près de 26 pour cent de la population âgée de 15 à 49 ans sont séropositifs. Dlamini n’a découvert son statut que six ans après le décès de son père. "J’avais toujours été une enfant malade et ma mère m’amenait vers les guérisseurs traditionnels, mais ma condition ne s’est pas améliorée", confie-t-elle. "J’avais des éruptions sur tout le corps et cela a eu une incidence sur mes résultats à l’école parce que j’étais absente la plupart du temps". Son père, un mineur, est mort en 2001. Mais la mère de Dlamini croyait que le décès de son mari et la maladie subséquente de sa fille étaient dus à la sorcellerie. La mère de Dlamini a continué à l’amener chez les guérisseurs traditionnels jusqu’à ce que leurs proches lui conseillent de demander de l’aide médicale. En 2007, la mère et la fille ont été envoyées à ’Baylor College of Medicine Children’s Foundation-Swaziland’ (Fondation des enfants de l’Université de médecine Baylor du Swaziland -BCMCFS) pour les conseils sur le VIH et le dépistage. Dlamini a été déclarée séropositive suite à un test de dépistage et sa mère, une vendeuse de nourriture au marché de Mbabane, a été également déclarée séropositive. "Lorsque le médecin m’a dit que j’étais infectée par le VIH, j’ai pleuré et demandé à ma mère comment je l’ai eu. Elle m’a répondu que je suis née avec le virus", raconte Dlamini. Elle n’avait que 13 ans à l’époque et elle a été immédiatement placée sous la Thérapie anti-rétrovirale (TAR). Grâce aux conseils approfondis, et l’adhésion au Club des adolescents de la BCMCFS (là où elle continue de recevoir gratuitement la TAR), Dlamini a pu accepter que "vivre avec le VIH n’est pas une condamnation à mort". Officiellement ouverte en 2006, la BCMCFS offre un refuge sûr pour les enfants et les jeunes adultes vivant avec le VIH. Un total de 1,500 enfants font actuellement partie de la BCMCFS où ils reçoivent des conseils, passent le test de dépistage, s’initient au traitement et se font introduire dans un groupe de soutien. Dès qu’elle a pris conscience qu’une génération d’enfants nés avec le VIH était devenue adolescente, la BCMCFS a démarré le Club des adolescents. Environ 200 adolescents à travers le pays font partie du Club des adolescents avec deux sites dans les capitales administrative et commerciale du Swaziland. Deux autres sites sont encore à mettre en place dans d’autres régions du pays. "Plus on amène les enfants à comprendre tôt leur statut, mieux ils font face au VIH/SIDA", déclare Dr Hailu Sarero, directeur de la BCMCFS… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 Author (Digon3) : San Francisco au coucher du soleil. 16 September 2005



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