TÉMOIGNAGE : Jean-Philippe, 38 ans : « Je vis une lente dégringolade... » - FRANCE : Sida des riches du Marais et Sida des pauvres de banlieue - CROI 2010 : l’intérêt du traitement comme nouvelle arme de la prévention du VIH se confirme - CROI 2010 : LCR (liquide céphalo-rachidien) : Traitements et échappement - CROI 2010 : L’accumulation de graisse abdominale – le point - CROI 2010 : Darunavir – un comprimé par jour au lieu de deux - CROI 2010 : États-Unis d’un côté, macaques de l’autre : deux études importantes - RECHERCHE : VIH : des mutations prometteuses - CROI 2010 : La prévention en débat à la CROI - DOCUMENTAIRE : Luc Montagnier : guérir du sida sans antirétroviraux, c’est possible ! - ALGÉRIE : Un atelier de formation en matière de VIH en faveur des migrants - ALGÉRIE : Les utilisateurs de drogues injectables sont plus exposés au virus du sida - ÎLE MAURICE : Des ONG font un plaidoyer pour mieux combattre la toxicomanie - FRANCE : Un séropositif poursuivi par la justice stéphanoise - OUGANDA : manifestations homophobes pour soutenir la criminalisation de l’homosexualité - MALAWI : la police se lance dans une chasse aux homosexuels

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TÉMOIGNAGE : Jean-Philippe, 38 ans : « Je vis une lente dégringolade... »
Par Luc Biecq vendredi 19 février 2010
TÉMOIGNAGE. Pudique et réservé, Jean-Philippe remue ciel et terre pour mettre en lumière le sort des séropositifs qui vivent dans la rue. Il raconte ses galères au quotidien.
Il dit qu’il ne veut pas crever en silence. Que témoigner lui coûte, parce qu’il déteste l’étalage. Mais il s’est cogné la tête à trop d’indifférence. Abonné aux CDD, Jean-Philippe, un parisien de 38 ans a perdu son logement l’été dernier suite à une fin de bail. Quelques mois après, en novembre, la promesse de contrat à durée déterminée qu’on lui avait faite n’a pas été honorée. Il touche aujourd’hui des allocations chômage, ce qui rend impossible la location d’un appartement dans le parc privé. « J’ai tout le temps travaillé, j’ai même fait des chantiers pendant deux ans avec des contrats renouvelés » insiste-t-il. « Je ne suis pas un assisté. » Malgré sa trithérapie et les effets secondaires qu’elle engendre, il a frappé à bien des portes. Des assistantes sociales, Jean-Philippe en a vu plusieurs, dans des associations et à l’hôpital où il est suivi. L’une d’elle lui a dit, en deux minutes au téléphone, qu’elle ne pouvait rien faire. D’autres ont tenté, sans succès, de soutenir sa demande de logement social, en lui disant que certains attendent depuis trois ans. « Elles ont peu de possibilités et je sais par les associations qu’il y a des dizaines de cas comme le mien » explique Jean-Philippe.
« Tout le monde reste flou, tout le monde s’en fout... »
Selon Act Up, 22% des séropositifs français n’ont pas de logement. Parce qu’il a dormi dehors plusieurs fois, parce qu’il se refuse à mettre plus longtemps sa santé en danger, Jean-Philippe a écrit à son maire, à des élus, et même au président de la République. Le simple fait d’avoir une réponse l’a touché. Ce n’était pas toujours le cas. Souvent, les accusés de réception évoquent une solution, sans donner de date. Un de ses interlocuteurs lui a même donné l’ordre de ne pas appeler tous les jours... (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com/
FRANCE : Sida des riches du Marais et Sida des pauvres de banlieue : l’enquête VESPA témoigne de la réalité sociale de l’épidémie
19 février 2010 (lemegalodon.net)
Écouter : Sida des riches du Marais et Sida des pauvres de banlieue : l’enquête VESPA témoigne de la réalité sociale de l’épidémie (MP3, 2.2 Mo)
Reda : Alors il nous reste très peu de temps dans l’émission. Alors je voulais poser d’entrée de jeu deux questions qui nous préoccupent particulièrement au comité. La première concerne… Vous avez dit qu’il y avait de petites différences entre homosexuels et hétérosexuels… des différences d’ordre social. Est-ce que vous pourriez mieux les préciser. Parce que ça m’avait beaucoup marqué d’apprendre que - si je me souviens bien - parmi les séropositifs homosexuels, les deux tiers sont de professions intermédiaires ou cadres alors que côté hétérosexuel, ce sont plutôt les deux tiers qui sont au chômage ou dans des situations précaires, des emplois non qualifiés. Est-ce que c’est vraiment de la caricature, est-ce qu’en fait, au-delà des pratiques sexuelles, ce qui distingue vraiment ces deux populations, ce sont des différences de classe ou de situations sociales ?
France Lert : Alors c’est vrai que, d’une façon générale, la population homosexuelle infectée par le VIH, a un niveau d’étude un peu plus élevé que la population hétérosexuelle. Dans la population hétérosexuelle, il y a, à la fois – parce que je les inclus – les usagers de drogue qui ont eu parfois des parcours, quand même, beaucoup plus heurtés et socialement beaucoup plus difficile. Donc, il y a cette population. L’usage de drogue… Enfin, la dépendance aux drogues conduit à une marginalisation importante et d’autres parts, les usagers de drogue ont été infectés, il y a très longtemps. Ce sont des malades, ce sont des personnes qui ont été très infectées par la maladie, qui ont un moins bon état de santé, qui ont souvent l’hépatite C en plus. Et donc, les usagers de drogue sont une population qui a des difficultés sociales majorées. Parmi les immigrés et notamment, les immigrés africains, contrairement à ce qu’on dit, très fréquemment, ce sont des gens qui ont des niveaux d’étude relativement élevés. Mais les gens ont toujours l’impression que les gens arrivent d’Afrique directement du fin fond de la brousse. Pas du tout. Les gens qui arrivent en France sont souvent des gens qui ont des niveaux d’étude relativement élevés mais ils paient le poids de la migration et le poids, notamment, de la longue période dans laquelle ils sont, de précarité de leur statut où les personnes perdent l’avantage de leur statut éducatif et même de l’expérience et des qualifications professionnelles qu’ils ont pu avoir, et se retrouvent dans des situations de précarité et de pauvreté. Donc, il y a des différences. Certaines sont liées à des situations sociales un petit peu général comme le niveau d’étude et la qualification. Mais d’autres sont majorés, d’une part par la maladie et, notamment, par les comorbidités psychiatriques ou les comorbidités liées aux dépendances ou même à l’hépatite qui est une maladie extrêmement grave et qui affecte beaucoup la qualité de vie. Et puis, il y a tous ceux qui payent aussi le moment du diagnostic, qui est un moment dans lequel… c’est une rupture, c’est une brisure dans l’existence d’une personne. Et à un moment, moins d’attentions sont portées au social. Tout notre effort, je dirais, à partir de notre enquête « Vespa », c’est d’essayer de démontrer aux équipes cliniques, qu’elles ont également une responsabilité de ne pas disjoindre la prise en charge médicale de la personne et le fait qu’il faut absolument que la trajectoire de cette jeune… C’est souvent un jeune adulte. Pour moi, un jeune adulte… vraiment, l’infection, c’est entre 20 et 35-40 ans. C’est un moment-clé où les équipes ne doivent jamais baisser les bras sur l’insertion sociale de la personne. L’insertion sociale de la personne, ce sont aussi des revenus.
Reda : On comprend bien et c’est extrêmement intéressant de regarder qui se cache à l’intérieur de cette catégorie hétérosexuelle puisqu’il y a ces catégories historiques d’origine africaine et usagers de drogue par voie intraveineuse. Mais est-ce que le clivage homosexuel/hétérosexuel cache aussi un clivage de classe social. C’est-à-dire que même si on tient compte du fait qu’il n’y a pas que des usagers de drogue et pas que des gens issus de l’immigration parmi les hétérosexuels séropositifs. Est-ce qu’on arrive quand même… est-ce qu’on peut parler côté homosexuel, d’un sida du riche et de l’autre côté d’un sida du pauvre.
France Lert : Enfin, moi, je n’irai pas jusque là parce que quand on regarde bien la population…
Reda : Jusqu’où iriez-vous ?
France Lert : Non… La population homosexuelle, c’est une population qui est très diversifiée et il y a quand même aussi… Il y a des homosexuels en province.
Reda : Ça, c’est clair.
France Lert : Il y a des homosexuels avec des bas niveaux d’étude et il y a des homosexuels…
Reda : Il y a des précaires partout.
France Lert : Il n’y a pas que la précarité, il y a aussi des emplois d’ouvriers, des emplois d’employés avec des revenus relativement faibles. Mais c’est vrai que la différence aussi, entre les homosexuels et les hétérosexuels, c’est qu’il y a une catégorie qui est les femmes. Et les femmes, d’une façon générale, dans notre société, elles souffrent d’inégalité et je pense que, dans la population hétérosexuelle, elle est tirée vers des situations inégalitaires, aussi parce qu’il y a beaucoup de femmes, notamment des femmes avec des enfants et des familles monoparentales, qui ont quand même, d’une façon générale dans la société, des difficultés. Je crois que c’est ça, le cumul de ces situations qui fait que la population hétérosexuelle, d’une façon générale, elle subit de façon inégalitaire l’infection VIH plus que la population homosexuelle.
Transcription : Wilfried Corvo
Source : http://lemegalodon.net/
CROI 2010 : l’intérêt du traitement comme nouvelle arme de la prévention du VIH se confirme
22 février 2010
Publié par Christophe Martet
Ce matin, en ouverture de la conférence de presse consacrée à la Croi 2010, Jean-François Delfraissy, le directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS), nous avait prévenus : la question de la prévention, et notamment quelle utilisation il faut faire des antirétroviraux pour ralentir l’épidémie, en avait été l’un des aspects majeurs.
La 17e édition de cette conférence scientifique majeure, suivie par plus de 3500 spécialistes du VIH, du Nord et du Sud, et qui s’est tenue la semaine dernière à San Francisco, a présenté de nombreux essais et études qui vont tous dans le même sens : le traitement a un impact majeur sur la baisse de la transmission du VIH et toute stratégie globale de prévention devra à l’avenir intégrer les “armes chimiques” à côté des outils de prévention plus classiques – mais toujours utiles – que sont les préservatifs. Jean-Michel Molina, professeur au service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Louis (Paris), a beaucoup insisté sur ce dernier point lorsqu’il a présenté des essais particulièrement encourageants.
RÉDUCTION DE 92% DES NOUVELLES CONTAMINATIONS
Ainsi, une très large étude dans sept pays d’Afrique, recrutant 3400 couples hétérosexuels sérodifférents, a démontré (même si ce n’était pas l’objectif premier de l’essai) que la mise sous traitement antirétroviral s’accompagnait d’une forte diminution des nouvelles contaminations. Dans les couples au sein desquels le partenaire séropositif n’était pas traité, il y a eu 103 contaminations observées entre un an et trois ans après l’entrée dans l’essai, contre une seule dans les couples où le partenaire séropositif avait été mis sous traitement. Soit une réduction de 92% du nombre de nouvelles contaminations ! Selon Jean-Michel Molina, ce résultat est très important au niveau épidémiologique, “même si au niveau individuel, on ne peut pas forcément en tirer la conclusion qu’on peut abandonner le préservatif, puisqu’il y a eu contamination sous traitement”. De conférence en conférence et de rapport en rapport, l’intérêt du traitement en prévention se confirme (lire notre article sur le rapport du Conseil national du sida sur “L’intérêt du traitement comme outil novateur de la lutte contre l’épidémie d’infections à VIH”). Mais les études les plus importantes ont eu lieu dans des couples hétérosexuels, et certains chercheurs pensent que les résultats obtenus ne sont pas forcément transposables chez les gays, la population la plus touchée dans les pays du Nord, dont la France.
TRAITER POUR PRÉVENIR L’INFECTION
Chez les gays justement, IPrex est un très large essai qui a lieu aux États-Unis et dans plusieurs autres pays en Afrique et en Asie. Il propose un traitement préventif continu (avec Truvada) avant l’exposition au VIH (à l’opposé du traitement postexposition, voir notre article). Jean-Michel Molina a précisé que les résultats d’IPrex, très attendus, ne seraient pas connus avant fin 2010-début 2011. À notre question sur le calendrier de l’essai français de traitement pré-exposition (lire notre article), Jean-Michel Molina a expliqué que les discussions sur cet essai sont toujours en cours à l’ANRS, que son design serait sans doute fonction des résultats de l’essai américain et qu’il ne faut pas s’attendre à un démarrage pour bientôt… (suite de l’article)
Source : http://www.yagg.com/
CROI 2010 : LCR (liquide céphalo-rachidien) : Traitements et échappement
Par Hicham M’ghafri - Posté le 19 février 2010
Une des sessions de la CROI de cette année concernait l’impact des traitements anti-VIH au niveau du cerveau et des fonctions neuropsychologiques. Explications.
Un traitement anti-VIH efficace permet de rendre la charge virale indétectable dans le sang, mais aussi dans le liquide céphalo-rachidien ou LCR (on parle aussi de liquide cérébro-spinal). Il s’agit du liquide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière. Toutefois, il a été observé chez certaines personnes un "échappement" (une persistance) du virus dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) malgré son indétectabilité dans le sang, ce qui pose pas mal d’interrogations sur l’impact possible sur les capacités neuropsychologiques. Une étude américaine s’est intéressée à la présence du virus dans le LCR chez une soixantaine de personnes prenant des traitements différents et ayant des charges virales indétectables dans le sang. Les chercheurs ont conclu que cet "échappement" dépendait des antirétroviraux utilisés puisqu’il était plus fréquent chez les personnes prenant efavirenz (Sustiva, un non nucléoside) en association avec les nucléosides abacavir (Ziagen) ou ténofovir (Viread), et plutôt absents chez les personnes prenant l’antiprotéase lopinavir/ritonavir (Kaletra) ou le nucléoside zidovudine (AZT). Par ailleurs, plusieurs essais ont trouvé des résultats contradictoires quant à l’intérêt des antirétroviraux qui pénètrent bien le système nerveux central dans la protection contre les problèmes neuropsychologiques, en suggérant même pour certains un effet plutôt néfaste du à la toxicité des médicaments. Une étude italienne menée chez une quarantaine de personnes, présentée à la CROI 2010, a cependant trouvé un lien entre la pénétration des antirétroviraux dans le système nerveux central et les performances neuropsychologiques. Ce lien a été évalué grâce à une batterie de tests, dont les résultats suggèrent un effet protecteur des antirétroviraux.
Une autre étude internationale (ALTAIR), a évalué l’impact sur les fonctions neuropsychologiques de la mise sous traitement chez des personnes séropositives n’ayant jamais été traitées auparavant. La fonction cérébrale a ainsi été évaluée chez une trentaine de personnes, avant de commencer le traitement et un an après. Les meilleures améliorations des fonctions neuropsychologiques ont été observées chez les personnes prenant une trithérapie contenant Truvada (tenofovir + emtricitabine) avec respectivement Sustiva (efavirenz) ou Ziagen et Retrovir (abacavir + zidovudine). La protection du cerveau des personnes séropositives est actuellement une des priorités de la recherche, en essayant de trouver la combinaison de médicaments anti-VIH la plus à même d’éliminer le virus du système nerveux central tout en n’étant pas trop toxique pour les neurones… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info/
CROI 2010 : L’accumulation de graisse abdominale – le point
Le 18 février 2010
La lipodystrophie peut se manifester par une accumulation des graisses au niveau des viscères. Paradoxalement, cette accumulation de graisse est plutôt le signe que le traitement marche bien, mais les données actuelles de recherche ne permettent toujours pas d’en expliquer l’origine, ni de préciser le rôle que pourrait jouer les antirétroviraux.
En plus du problème esthétique et du grand impact sur la qualité de vie, l’accumulation de graisse abdominale est associée à un risque plus élevé de diabète et de maladie cardiovasculaire. D’où l’importance d’essayer de la traiter.
Diverses interventions ont été étudiées, mais avec des résultats toujours très limités :
L’exercice physique et les mesures diététiques ont donné des résultats contradictoires avec des études insuffisantes, souvent de trop courtes durées.
Le changement de traitement antirétroviral n’a pas vraiment démontré son efficacité
Les interventions chirurgicales et la liposuccion ont une efficacité très limitée et ne peuvent être utilisées pour enlever la graisse en profondeur.
Quelques médicaments ont été testés avec des résultats modestes (la metformine, les thiazolidinediones). Plus récemment l’utilisation de fortes doses d’hormone de croissance recombinée a montré des résultats plus encourageants, mais au prix d’effets indésirables importants. Des dosages moins importants réduisent les effets indésirables mais ont un effet limité sur l’accumulation de graisse. La Tesamoreline est une substance qui induit la production d’hormone de croissance par l’organisme (physiologique), elle semble prometteuse avec une meilleure tolérance. Globalement, l’obstacle majeur qui reste à surmonter avec ses différentes pistes est celui de la récidive dès l’arrêt du traitement, ce qui pousse les chercheurs à explorer des pistes de traitement cyclique ou de variation de doses.
Source : http://www.seronet.info/
CROI 2010 : Darunavir – un comprimé par jour au lieu de deux
Le 19 février 2010
Darunavir (Prezista) est une antiprotéase qui est utilisée avec du ritonavir, en association avec d’autres antiretroviraux dans le cadre d’un traitement anti VIH. La dose quotidienne recommandée chez un adulte ayant déjà reçu un traitement auparavant est d’un comprimé de 600 mg de darunavir (plus 1 comprimé de ritonavir), deux fois par jour. Une étude vient de démontrer qu’il était possible de passer à un comprimé de 800mg par jour (plus 1 comprimé de ritonavir), en gardant la même efficacité. De plus, la dose unique de 800 mg par jour semble occasionner moins d’effets indésirables et de perturbation des graisses que la double dose de 600 mg.
Source : http://www.seronet.info/
CROI 2010 : États-Unis d’un côté, macaques de l’autre : deux études importantes
Par Bruno Spire et Emmanuel Trénado - Posté le 19 février 2010
La journée du jeudi 18 février a commencé comme la veille avec deux présentations importantes, l’une concernait l’épidémie de VIH/sida aux États-Unis et l’autre présentait les derniers résultats d’un travail en cours concernant l’infection à SIV (le virus qui entraîne une maladie de type sida chez le macaque) chez certaines espèces de singes qui sont infectées par le SIV, mais ne développe pas pour autant la maladie.
L’épidémie de VIH/sida aux États-Unis
Kimberly Smith, professeur de médecine et spécialiste du VIH, a rappelé aux participants que l’épidémie de VIH/sida concerne les Afro-américains de manière bien plus importante que les blancs ou les hispaniques. En effet, les Afro-américains représentent 12 % de la population, mais 48 % des cas de VIH/sida aux États-Unis. Elle a montré que certaines villes ou régions américaines connaissent des taux de prévalence comparables à certains pays d’Afrique. Kimberly Smith a ensuite longuement traité des raisons de cette situation inacceptable dont les causes sont multiples comme, par exemple, la pauvreté, le faible accès à l’éducation, le nombre élevé d’emprisonnement et le fort taux d’infections sexuellement transmissibles, etc. Elle montre aussi que la probabilité d’exposition au VIH est bien plus importante chez les Afro-américains puisque que la prévalence est élevée au sein de cette communauté. L’accès aux soins et aux traitements y est également plus faible. Ainsi, plusieurs cohortes montrent que les médecins retardent l’accès au traitement des Afro-américains parce qu’ils ont des préjugés sur le fait que les personnes afro-américaines prendront moins bien leur traitement. En revanche, des expériences d’accompagnement social de la prise en charge médicale démontrent qu’en adaptant le système aux besoins des personnes les plus vulnérables on obtient des résultats tout à fait comparable en terme de réussite des traitements. Kimberly Smith a dressé un tableau sombre de la situation de l’épidémie de VIH/sida aux États-Unis démontrant que la première puissance mondiale reste dans l’incapacité d’adapter son système de santé pour répondre aux besoins de toutes les communautés, et tout particulièrement les plus fragiles.
Les signes sooty mangabeys ne développent pas la maladie sida
Guido Silvestri, de l’université de Pennsylvanie (États-Unis), a fait état des derniers travaux de son équipe qui tente d’expliquer pourquoi les signes mangabeys couronnés ne développent pas le sida lorsqu’ils sont infectés par le SIV (virus proche du VIH circulant chez les singes) à la différence d’autres espèces de singe comme le macaque qui, elles, développent la maladie. Les mangabeys ne voient pas leur système immunitaire endommagé malgré des charges virales de SIV très élevées. Ces travaux pourraient avoir un impact important dans la mise au point d’un vaccin anti-VIH. Les derniers résultats, qui demandent à être confirmés, montrent, en particulier, que certaines cellules de l’immunité des mangabeys ne possèdent pas à leur surface les clés qui permettent au virus SIV de les infecter (à la différence de celles des macaques). Ces cellules permettraient, puisqu’elles sont protégées de l’infection, de maintenir un haut niveau de production de molécules qui conduiraient au maintien de la production de nouveaux CD4, ce qui maintiendrait le système immunitaire complètement fonctionnel.
Source : http://www.seronet.info/
RECHERCHE : VIH : des mutations prometteuses
Publié le 22 février 2010
Le Nouvelliste
(Trois-Rivières) En 2004, des scientifiques avaient fait une percée majeure dans la compréhension du VIH (virus d’immunodéficience humaine) en isolant un facteur permettant à certaines cellules, chez les macaques, d’inhiber la réplication de ce virus responsable du SIDA.
Ce facteur inhibant est une protéine appelée TRIM5-alpha du singe et possède son équivalent chez l’humain. Toutefois, cette protéine, qui fait partie de l’arsenal immunitaire de la plupart des primates, n’a malheureusement pas la même efficacité contre le VIH chez nous que chez certains singes. Le virologue et généticien Lionel Berthoux, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en rétrovirologie cellulaire et moléculaire à l’Université du Québec à Trois-Rivières, vient de réaliser, avec son équipe, une percée prometteuse pour la lutte contre le VIH en introduisant des mutations dans l’ADN du gène TRIM5-alpha humain. La découverte, qu’il a réalisée en collaboration avec deux de ses étudiants à la maîtrise, Quang Toan Pham et Amélie Bouchard, a été présentée tout récemment à la 17 ième Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) 2010 à San Francisco, en Californie. Les travaux de l’équipe ont aussi été acceptés pour publication dans la prochaine édition de Gene Therapy et font l’objet d’une demande de brevet. Comme l’explique le professeur Berthoux, une équipe de l’Université Harvard était déjà parvenue - en comparant la protéine humaine à celle du macaque - à trouver une mutation dans la protéine TRIM5-alpha humaine capable de rendre les cellules cibles du VIH dix fois moins susceptibles à l’infection. L’équipe du professeur Berthoux a récemment réussi à améliorer cette performance en utilisant une approche différente. Elle a d’abord introduit au hasard, in vitro, des mutations dans l’ADN du gène humain de TRIM5-alpha. Au total, une librairie de pas moins de 10 000 mutants a ainsi été obtenue. L’équipe trifluvienne a par la suite introduit ces 10 000 mutants dans des cellules humaines, toujours in vitro, dans l’espoir qu’au moins une d’elles arrive à exprimer un ADN de TRIM5-alpha humain différent et capable de conférer une résistance au VIH. Trouver une telle cellule dans une banque aussi vaste n’est toutefois pas une mince tâche. Afin d’y voir clair parmi ce nombre astronomique de mutations et de discerner visuellement les cellules capables d’exprimer un TRIM5-alpha muté efficace, les scientifiques ont dû user de stratégie. Au lieu d’exposer les cellules directement au VIH, ils ont plutôt utilisé une particule virale dotée d’un gène, le GFP (« green fluorescent protein »), qui rend les cellules infectées fluorescentes. C’est ainsi qu’ils ont pu observer visuellement quelles cellules avaient été infectées par le virus et lesquelles semblaient présenter une résistance à l’invasion. Les résultats d’une telle procédure ne sont toutefois pas tranchés au couteau et l’équipe a dû faire un travail de moine pour éliminer de nombreux faux positifs. Cet exercice de patience a porté fruit de justesse. « Au final, on n’a trouvé qu’un seul clone cellulaire », raconte le professeur Berthoux. Cela signifie qu’une seule mutation du TRIM5-alpha humain capable de résister au VIH a été trouvée parmi les 10 000 mutations générées. Fort satisfaite de cette première découverte, l’équipe a reconstruit cette mutation par mutagenèse dirigée afin d’en confirmer les propriétés. « On a reproduit cette mutation et on a pu confirmer de cette façon l’effet protecteur », explique le professeur Berthoux… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca/
CROI 2010 : La prévention en débat à la CROI
Par Bruno Spire et Emmanuel Trénado - Posté le 19 février 2010
Une des principales réunions du mercredi 17 février a traité de la question de la prévention en faisant intervenir un panel de quatre spécialistes internationaux. Voici un résumé de leurs interventions.
Difficultés à utiliser le préservatif systématiquement
Les préservatifs sont des barrières physiques dont l’efficacité a été démontrée par des études observationnelles (observation de critères sur le long terme pour un groupe donné), avec une efficacité estimée entre 80 à 95 %. Parmi les étudiants américains, on note une hausse d’utilisation du préservatif lors du dernier rapport sexuel de 46 % en 1991 à 61 % en 2006, mais cela n’est pas assez pour être suffisamment efficace d’un point de vue de santé publique. Dans des études américaines, les populations les plus concernées n’utilisent pas assez le préservatif. Par exemple, on constate des taux d’usage variables, mais souvent inférieurs à 50 % au sein des couples sérodifférents. Les barrières à l’utilisation constante des préservatifs sont un plaisir sexuel amoindri, des barrières émotionnelles ou des difficultés d’accès. Dans une étude, 9 % des personnes ont rapporté un problème avec l’utilisation du préservatif au cours des trois derniers mois. L’intervenant a conclu qu’il fallait mieux reconnaître les difficultés à utiliser le préservatif, et envisager dans le futur des technologies alternatives.
La prévention par le test rapide du VIH/sida chez soi
Cette stratégie est à l’ordre du jour dans le contexte du dépistage et de l’accès au traitement pour tous pour contrôler l’épidémie. En Afrique sub-saharienne, 90 % des contaminations sont le fait de personnes qui ne connaissent pas leur statut sérologique. La connaissance du statut reste désespérément basse malgré la mise en place du dépistage volontaire depuis des années. Cette stratégie nécessite un appui politique, une mobilisation communautaire et doit être couplée au conseil et au soutien. Elle est pertinente dans des populations à haute prévalence (là où de nombreuses personnes sont touchées) pour lesquelles les approches de dépistage volontaire sont insuffisantes. En Ouganda et en Zambie, l’acceptation du test à domicile dans ces conditions est de 4 à 5 fois plus élevée que dans les centres de dépistage volontaire. Elle est estimée autour de 80 %. Il n’y aurait pas de violence conjugale observée. Cette approche a permis de dépister les époux et les enfants qui n’avaient jamais fait de test. Cette approche est un peu plus coûteuse, mais semble rester d’un bon rapport coût/efficacité.
A propos de la circoncision
La circoncision diminue incontestablement le risque d’acquisition du VIH chez l’homme, mais semble aussi diminuer un peu le risque chez la femme si l’homme est séropositif et circoncis. C’est pourquoi les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé préconisent la circoncision dans les pays de haute prévalence où la circoncision n’est pas déjà culturellement une pratique répandue. Depuis trois ans où ces recommandations ont été faites, il y a eu un passage à l’échelle, parfois modeste, de la circoncision dans les pays d’Afrique concernés. Ces progrès sont le résultat de revendications relayées par les acteurs locaux de la lutte contre le sida. Des référentiels spécifiques de circoncision ont été développés dans certains pays. On pourrait atteindre une diminution de l’incidence du VIH/sida (nombre de nouvelles infections par an) de moitié à partir de 2013 si ces pays réussissaient à obtenir un pourcentage supérieur de 80 % des hommes circoncis. D’autres questions qui restent en suspens concernent les problèmes de ressource et de délégations de tâches pour le passage à l’échelle, la question du dépistage avant la circoncision et le risque de stigmatisation si on réfute les personnes séropositives à la circoncision.
Les antirétroviraux (ARV) comme outil de prévention
L’intervenant a, au préalable, expliqué l’état actuel des connaissances sur le sujet : plus de personnes traitées par antirétroviraux pourrait avoir un impact sur l’épidémie (baisse du nombre de nouvelles infections). De même, un nombre important de stratégies de traitement pré-exposition (PreP, les personnes séronégatives prennent des combinaisons allégées d’antirétroviraux pour prévenir tout risque d’infection) sont en cours d’étude, incluant des protocoles en applications locales (microbicides à base de médicaments anti-VIH). La PreP pourrait contenir aussi des combinaisons à base de maraviroc car ce médicament pénètre bien les tissus rectaux. Les premiers résultats des études PreP en cours seront disponibles d’ici à la fin de l’année 2010.
Source : http://www.seronet.info/
DOCUMENTAIRE : Luc Montagnier : guérir du sida sans antirétroviraux, c’est possible !
Posté par Novopress le 20 février 2010
Dans un documentaire sur le sida, « House of Numbers », réalisé par Brent Leung en 2009, le professeur Luc Montagnier, découvreur du virus du sida en 1983, se livre à un certain nombre de déclarations intéressantes : « Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du VIH en quelques semaines » affirme –t-il à deux reprises, insistant également sur l’importance de l’alimentation, de l’hygiène et de l’éducation dans la lutte contre le sida : « Des mesures beaucoup moins chères et beaucoup plus efficaces que les antirétroviraux et qu’un hypothétique vaccin ». Comment expliquer qu’elles ne soient pas mises en œuvre par les gouvernements locaux ? « Ces gouvernements sont conseillés par des gens qui ont tout intérêt à promouvoir les solutions les plus profitables pour les groupes pharmaceutiques. Avec les mesures simples que je préconise, il n’y a aucun profit à réaliser… ». Ci-dessous le verbatim des déclarations de Luc Montagnier
Le journaliste : « vous avez parlé du stress oxydatif. Est-ce que traiter le stress oxydatif est l’une de meilleures façons de s’occuper de l’épidémie africaine de sida ?
Luc Montagnier : « Je crois que c’est l’une des façons d’aborder le problème pour diminuer le taux de transmission. Je crois qu’on peut être exposé au VIH plusieurs fois sans être infecté de manière chronique. Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du virus en quelques semaines. Et c’est cela aussi le problème des Africains : leur nourriture n’est pas très équilibrée, ils sont dans un stress oxydatif, même s’ils ne sont pas infectés par le VIH. A la base, leur système immunitaire ne fonctionne pas bien, et donc peut permettre au virus de rentrer dans l’organisme et d’y rester. Il y a plusieurs solutions, autres que le vaccin – le mot magique : le vaccin ! – De nombreuses solutions existent pour réduire la transmission, qui sont de simples mesures d’alimentation – en donnant les bons antioxydants – et des mesures d’hygiène – en combattant les autres infections. Ces mesures ne sont pas spectaculaires, mais elles peuvent parfaitement réduire l’épidémie au niveau de ce que connaissent les pays occidentaux. »… (suite de l’article)
Source : http://fr.novopress.info/
ALGÉRIE : Un atelier de formation en matière de VIH en faveur des migrants
Lundi 22 Février 2010.
Yazid F
La surveillance épidémiologique de l’infection du VIH en Algérie a mis en évidence avec l’évolution de l’épidémie, que les personnes atteintes sont surtout celles qui sont en situation de vulnérabilité, notamment, les migrants africains qui sont de plus en plus recensés chez nous. Ainsi, l’association AIDS Algérie compte organiser un atelier de formation d’éducateurs parmi les migrants en matière de prévention contre le VIH du lundi 22 au mercredi 24 février 2010 à la Mutuelle générale de matériaux de construction (centre familial) de Zéralda. En effet, cette formation destinée aux personnes déjà identifiées et mobilisées à travers des associations partenaires, permettra de mener à bien les actions de proximité et de sensibiliser le maximum de migrants sur les risques de transmission des IST/VIH et de faciliter leur accès aux services de prévention, au dépistage et de soins, en ciblant 20 intervenants de proximité issus des wilayas de Tamanrasset, Oran et Alger à travers une formation assurée par des experts qualifiés dans le domaine… (suite de l’article)
Source : http://www.lemaghrebdz.com/
ALGÉRIE : Les utilisateurs de drogues injectables sont plus exposés au virus du sida
19-02-2010
Par Mouna Skander
Selon une étude réalisée au sein de nombreux pénitenciers du pays et révélée par l’association AnisS de lutte contre les IST/sida et de promotion de la santé, le trafic des stupéfiants ferait rage dans les prisons et serait même l’une des causes de transmission les plus virulentes de ce fléau en Algérie.
les résultats de cette étude démontrent que la quasi-totalité des sujets interrogés consomment ou ont consommé des psychotropes (cachets) avec un taux de 97% (Annaba 99%, Alger 98%, Oran 94%), suivis du kif/cannabis qui reste, de loin, la deuxième drogue consommée avec un taux de 93% des usagers enquêtés (Annaba 87%, Alger 96%, Oran 95%), du sirop Codéine/Périactine dont la consommation est retrouvée chez 48,4% des enquêtés. « Les usagers de drogue injectable ont de tout temps constitué un groupe exposé à la contamination par le VIH/sida et l’hépatite C. Ainsi, 30 à 40% des utilisateurs de drogues injectables au Maghreb seraient contaminés par le VIH/sida. Cet état de fait est expliqué par les conduites à risque des injecteurs qui partagent leurs seringues ainsi que le matériel d’injection en absence totale des règles élémentaires de stérilisation, assure le Dr Scander Soufi que nous avons pu joindre par téléphone. Cette information figure d’ailleurs dans le compte rendu d’une étude réalisée par le programme commun de lutte contre le sida des Nations unies (Onusida) auprès de toxicomanes résidant au niveau de trois villes algériennes : Oran, Alger et Annaba. Dans un communiqué adressé à l’opinion publique par l’association AnisS, cette étude devrait être présentée aux participants à la rencontre régionale du Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena), qui a débuté hier et qui se prolongera jusqu’au 10 février courant à Rabat (Maroc). Cette encontre est consacrée à l’élaboration des stratégies et politiques nationales de réduction du risque du VIH/sida chez les usagers de drogues injectables de chacun des pays de la région citée. Elle est organisée à l’initiative de l’OMS et du Menahra, un réseau d’experts et organismes ayant pour mission la réduction du risque sida dans la région Mena. Y prennent part les différents organismes gouvernementaux (ministères de la Santé et offices de lutte contre la drogue) des pays concernés. Indiquons que l’association AnisS est la seule association algérienne invitée à cette rencontre. Commentant les résultats de cette enquête, AnisS s’inquiète de l’usage de la drogue en Algérie qui est passé d’une terre de simple transit à une terre de consommation… (suite de l’article)
Source : http://www.letempsdz.com/
ÎLE MAURICE : Des ONG font un plaidoyer pour mieux combattre la toxicomanie
Béatrice HOPE
02/19/10
Le Collectif Urgence Toxida (CUT), en collaboration avec l’association PILS et le Centre Idrice Goomany, plaide en faveur d’une amélioration de la lutte contre la toxicomanie et le VIH/sida, ainsi que le programme de réduction des risques (RdR). C’était le 18 février, à l’hôtel Sheraton, à Ebène.
Parlementaires, organisations non-gouvernementales (ONG), fonctionnaires, représentants du secteur privé, médecins et toxicomanes en traitement, entre autres, étaient présents à cette rencontre pour prendre connaissance des recommandations de CUT. Celles-ci sont basées sur les propositions recueillies lors de la première conférence sur l’abus d’opiacés et la réduction des risques (RdR) en octobre dernier. Une de ces recommandations est la décriminalisation du Subutex afin que les centres de désintoxication et de réhabilitation puissent l’utiliser dans le traitement médical des usagers de drogue par voie intraveineuse (UDVI). D’autres suggestions : la formation du personnel médical pour combattre la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les usagers de drogue par voie intraveineuse (UDVI) et les personnes vivant avec le VIH/Sida (PVVIH).  CUT réclame aussi une campagne de promotion autour de la RdR auprès de la population, y compris la police (particulièrement l’Anti-Drug Smuggling Unit -ADSU), pour une meilleure compréhension de cette stratégie… (suite de l’article)
Source : http://www.lexpress.mu/
FRANCE : Un séropositif poursuivi par la justice stéphanoise
Source : La Tribune / Le Progrès Le 19/02/2010
Un an de prison ferme a été requis contre un homme de 63 ans par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne, le jeudi 18 février 2010. Il comparaissait pour "administration de substance nuisible par conjoint". L’homme est accusé d’avoir transmis le virus du sida à sa compagne, gérante de bar, qui ignorait sa séropositivité. Le jugement sera rendu le 18 mars.
Source : http://www.zoom42.fr/
OUGANDA : manifestations homophobes pour soutenir la criminalisation de l’homosexualité
18/02/2010 Actualités Gay G.L.
Le texte qui prévoit jusqu’à la peine de mort pour les homosexuels reste défendu malgré les signes de recul de l’exécutif...
En Ouganda, les déclarations et manifestations se succèdent sur fond d’une proposition de loi, toujours en attente de vote au parlement. Le texte prévoit, selon la clause 2, qu’une personne accusée d’homosexualité est passible d’emprisonnement à vie, mais si elle est également séropositive, il s’agit alors d’homosexualité aggravée et la sentence encourue est la peine de mort. La proposition de loi envisage également une sanction de trois années d’emprisonnement pour quiconque ne rapporterait pas à la connaissance de la police dans les vingt quatre heures l’homosexualité supposée d’une personne et une sanction de sept années d’emprisonnement pour toute personne impliquée dans la défense des droits des gays et des lesbiennes.
MANIFESTATIONS INTERDITES... MAIS QUI ONT LIEU TOUT DE MÊME
Aussi, des manifestations homophobes ont eu lieu à Jinja, ville au bord du lac Victoria, et à Kampala, la capitale, pour continuer à soutenir la proposition de loi criminalisant l’homosexualité alors que la marche baptisée « Million Man March » (Marche d’un million d’Hommes) avait été interdite par les autorités. Aussi, ce sont plusieurs centaines de manifestants qui entendaient lutter contre la « sodomie » lundi et mardi dernier, le pasteur homophobe Martin Ssempa qui se présente comme le principal activiste contre le sida dans le pays (sic) réunissant 300 personnes dans une église de Kampala. A cette occasion, l’AFP rapporte que le religieux a présenté à l’assistance, pour justifier cette criminalisation et contester les oppositions internationales, des photographies pornographiques gays. Thèse récurrente en Afrique avec le mythe d’une importation coloniale de l’homosexualité et de sa prétendue promotion, Martin Ssempa a accusé Barack Obama de vouloir « apporter à l’Afrique » l’homosexualité répondant ainsi aux critiques de l’administration américaine concernant cette proposition de loi… (suite de l’article)
Source : http://www.citegay.fr/
MALAWI : la police se lance dans une chasse aux homosexuels
Par Habibou Bangré samedi 20 février 2010
Les forces de l’ordre préviennent : un « réseau » a été identifié parmi les notables du pays. « Tout seront arrêtés. »
L’étau se resserre sur les homos au Malawi. Ces dernières semaines, plusieurs personnes ont été arrêtées, et parfois condamnées, pour « homosexualité ». Le 15 février, un homme de soixante ans a été arrêté après qu’un Malawite de 23 ans l’a accusé de l’avoir sodomisé. Récemment, un jeune de 21 ans a été condamné à deux mois de travaux d’intérêt général pour avoir placardé des tracts défendant les droits des gays et des lesbiennes.
Inculpations pour actes sexuels contre-nature
Selon un porte-parole de la police, Dave Chingwalu, ce n’est qu’un début. D’après ses déclarations, des enquêtes ont permis le démantèlement d’un « réseau » de gays et lesbiennes de haut rang. « Certains sont des expatriés blancs, certains sont prêtres, alors que d’autres sont conférenciers à l’université », indique-il, soulignant que tous seront arrêtés. L’association LGBT clandestine Broad Coalition aussi dans le collimateur de la police. Cette répression - fomentée par des évangélistes américains, d’après quelques militants - intervient alors qu’au niveau local et international des voix se font entendre pour que le Malawi se montre plus souple avec les homosexuels. Cette « campagne » a été lancée après l’arrestation en décembre de Steven Monjeza et Tiwonge Chimbalanga, notamment inculpés pour actes sexuels contre-nature, suite à un prétendu mariage gay. Les deux hommes, qui risquent 14 ans de prison, doivent être fixés sur leur sort le 22 mars.
Source : http://www.tetu.com/