MAROC : VIH-Sida : 200 bébés séropositifs chaque année - RWANDA : Une nouvelle campagne de lutte contre le VIH cible les détenus - CROI 2010 : Et maintenant que vais-je faire... - CROI 2010 : Recherche thérapeutique, prévention, accès aux soins... - CROI 2010 : Traitement court dès la primo-infection - CROI 2010 : Raltégravir chez l’enfant - CROI 2010 : Le traitement comme outil de prévention - ENTREVUE : Projet de loi anti-gay : « En Ouganda, les homos sont vraiment des résistants » - FRANCE : L’Agence de recherche sur le Sida espère bénéficier du grand emprunt - CANADA : Fondation Farha : "Un avenir sans sida" - ÉTUDES : Guérison de l’hépatite C et différence génétique - FRANCE : SOS Hépatites lance son… SOS

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MAROC : VIH-Sida : 200 bébés séropositifs chaque année au Maroc
Publié le : 22.02.2010
Par Mohamed Badrane | LE MATIN
Dans un nouveau rapport qui sera bientôt publié, l’ALC affirme que moins d’une femme séropositive sur dix a accès aux services visant à prévenir la transmission du VIH au nouveau-né.
Échec de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant au Maroc. C’est en effet l’une des principales conclusions d’un nouveau rapport de l’ALCS (Association de lutte contre le Sida) qui sera bientôt publié et dont nous détenons une copie. Extrait d’une recherche internationale réalisée au Maroc et dans 5 autres pays, le rapport souligne que ni les nouveau-nés, ni leurs mères ne reçoivent un traitement et des soins appropriés pour mettre fin à cette tragédie inutile et parfaitement évitable. Les chiffres sont édifiants. Moins d’une femme séropositive sur dix a accès aux services visant à prévenir la transmission du VIH au nouveau-né. Ainsi pas moins de 200 bébés séropositifs naissent chaque année au Maroc. « Dans notre pays, chaque année, 200 enfants sont infectés par le VIH par transmission verticale. C’est une tragédie tout à fait évitable. Nous avons les moyens d’éviter la quasi totalité de ces infections et de faire en sorte que les mères séropositives reçoivent le traitement, les soins et le soutien dont elles ont besoin », a déclaré Othman Mellouk, chargé des relations internationales de l’ALCS et co-auteur du rapport. 200 nouveaux-nés marocains sont donc condamnés chaque année à porter durant toute la vie le VIH/Sida avec tout ce que cela implique en terme de coût élevé de prise en charge… (suite de l’article)
Source : http://www.lematin.ma/
RWANDA : Une nouvelle campagne de lutte contre le VIH cible les détenus
KIGALI, 22 février 2010 (PlusNews) - Les autorités de la santé rwandaises ont lancé une campagne visant à sensibiliser les détenus du pays – considérés comme un des groupes les plus exposés au risque du VIH – aux moyens de se protéger de l’infection et d’éviter de transmettre le virus.
« Nous avons adopté de nouvelles mesures pour sensibiliser les gens dans les établissements pénitentiaires, car les comportements sexuels à risques dans les prisons rwandaises semblent faire partie des facteurs majeurs contribuant à l’augmentation de la propagation du VIH », a dit Anita Asiimwe, secrétaire exécutive de la Commission nationale de lutte contre le sida (CNLS). La nouvelle stratégie s’appuiera sur des pairs éducateurs, qui informeront les détenus sur le VIH ; ils encourageront également les détenus à bénéficier des services de conseil et de dépistage volontaire du VIH, de façon à ce que ceux qui sont déjà séropositifs aient accès aux traitements. « Nous mettons l’accent sur l’accès aux soins des détenus séropositifs », a dit Antoine Semukanya, secrétaire exécutif adjoint de la CNLS. Comme d’autres pays de la région, tels que le Kenya et l’Ouganda, le Rwanda considère, dans le cadre de sa politique de lutte contre le VIH, que les détenus font partie des groupes les plus exposés aux risques d’infection et de transmission du VIH.
Facteurs de risques
« La prison offre des conditions idéales pour la transmission du VIH, en particulier via l’homosexualité », a dit à IRIN/PlusNews Dative Mukanyangezi, directrice générale de la Prison centrale de Kigali – où 16,5 pour cent des femmes détenues et 15 pour cent des hommes détenus sont séropositifs, d’après des données de 2006. D’après elle, les pratiques telles que l’usage de drogues par voie intraveineuse et le partage d’instruments de tatouage non stériles sont courantes dans les prisons rwandaises… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
CROI 2010 : Et maintenant que vais-je faire...
Par Gilles Pialoux, vih.org 22/02/10
Le Pr Gilles Pialoux était à la CROI 2010, qui se tenait cette année à San Francisco, du 16 au 19 février et a coordonné le E-journal en direct de la CROI 2010 pour La Lettre de l’infectiologue. A la fin de la conférence restent en suspens beaucoup de questions.
Consulter Le E-journal en direct de la CROI 2010.
A J4 de la CROI, on en est à comprendre la note que le concierge de l’hôtel vous a glissé sous la porte en pleine nuit avec une force propulsive rare, à compter ces heures d’insomnie comme des miles cumulés et de se dire qu’on a trop de choses à faire en rentrant. Toutes ces questions non résolues et tous ces projets de recherche qui ne feront parfois qu’attendre. Et puis il y a à mettre sa pensée clinique en ordre, notamment pour pouvoir répondre à la question traditionnelle des patients en consultation : quoi de neuf docteur ?
Et si pour cette CROI 2010, on rentrait plutôt avec des questions :
Pourquoi la recherche française ne s’est-elle pas encore dotée d’une cohorte incidente MSM (ou de couples séro-différents) comme à San Francisco, Sydney ou Amsterdam ? Cohorte qui permettrait des actions/recherches associant test/traitement/lutte contre les IST et counselling pour faire reculer des incidences aussi élevées qu’en Afrique du Sud, à l’instar des expériences de San Francisco (# 33 et 34) ou Vancouver (# 88LB) ;
Pourquoi les données de diffusion des molécules dans les secrétions génitales telles que collectées avec le raltegravir (# 608 et 609) n’influencent-elles pas plus les attitudes antirétrovirales et les projets de prophylaxie post (PEP) ou pré (PrEP) exposition ?
Pourquoi depuis les inhibiteurs de fusion et les anti-CCR5 peine t-on à trouver de nouvelles cibles anti-rétrovirales ?
Pourquoi la PEP c’est encore « n’importe quoi » en termes de d’accessibilité, de durée de traitement, de choix des molécules ?
Est-ce Odile Launay (voir interview) dont la communication sur les résultats de l’essai ANRS-HIFLUVAC (# 804 LB) de vaccination anti-H1N1 chez les patients VIH+ était programmée en toute fin de congrès, qui a fait ... retarder le vol AF 83 de 3 heures pour qu’on l’écoute ?
N’y a t-il assez d’informations scientifiques pour modifier les guidelines au moins sur la question du « traiter tôt » mais aussi sur celle du traitement de la primo-infection ou de l’infection récente ( cf l’ACTG 5217 ; # 134) ?
Si l’inflammation qui n’a de cesse d’être au cœur des mécanismes physiopathologiques de vieillissement accéléré et des troubles métaboliques a la place qu’on dit, quels marqueurs utiliser pour la détecter en clinique ? Existe t-il des pistes anti-inflammatoires additives aux ARV crédibles, à l’image de la piste anti-CCR2 ?
Y a-t-il encore des prophylacto-septiques vis-à-vis de « treatment as prevention » (Tasp) après la communication de Deborah Donnell (#136) qui a mené grâce à la Fondation Melinda et Bill Gates une étude auprès de 3 381 couples séro-discordants en Afrique avec 92% de réduction de transmission hétérosexuelle sous ARV ?
Y a-t-il encore une place après cette CROI californienne pour des intensifications de traitement ? On va-t-on plutôt vers des traitements d’induction multi-cibles notamment chez les « late presenters » ?
En clair, cette CROI 2010 s’est terminée en forme de points d’interrogation. Rendez-vous donc à Boston en 2011...
Source : http://www.vih.org/
CROI 2010 : Recherche thérapeutique, prévention, accès aux soins...
lundi 22 février 2010
La couverture en français de la CROI 2010 par Aidsmap nous livre en vrac une seconde série de résultats en provenance de San Francisco. Sida Info Service prendra le temps par la suite de revenir en détail sur les plus marquants d’entre eux.
Une étude (ACTG 5202) permettant entre autre une comparaison entre Kivexa® et Truvada® arrive à la conclusion qu’ils sont aussi efficaces l’un que l’autre et que Kivexa® semble provoquer davantage d’effets secondaires graves. Rappelons que Kivexa® est composé de Ziagen® (abacavir) et d’Epivir® (lamivudine) tandis que Truvada® est une combinaison de Viread® (tenofovir) et d’Emtriva® (emtricitabine).
La même étude suggère que Reyataz® (atazanavir) boosté par Norvir® et Sustiva® (efavirenz) sont d’efficacité comparable quand ils sont associés au Kivexa® ou au Truvada®. Mais les patient-es qui prenaient l’atazanavir avaient un meilleur profil lipidique que ceux et celles qui prenaient l’efavirenz.
En Ouganda et au Zimbabwe, l’étude DART a montré que la restauration immunitaire des patient-es commençant un premier traitement anti-VIH tardivement est insuffisante pour protéger efficacement contre les maladies opportunistes liées au sida pendant la première année de traitement.
Autres actualités VIH en direct de San Francisco : le bénéfice de l’arrêt du tabac pour la santé cardiovasculaire des séropositif-ves est confirmé (données issues de la cohorte D:A:D) ; le traitement préventif par isoniazide a un bon impact contre la tuberculose chez les séropositif-ves ; et le « traitement altruiste » (se traiter contre le VIH pour être moins contaminant) semble contribuer à la réduction du nombre de nouvelles infections en Colombie-Britannique (Canada).
Pour clore ce tour d’horizon encore incomplet, nous évoquerons une étude menée en Afrique du Sud concernant l’accès aux traitements VIH dans les pays à ressources limitées. Cette étude a montré que dans ce pays, un quart des personnes se trouvant sur la liste d’attente pour un premier traitement antirétroviral étaient mortes avant même d’avoir pu recevoir leur premier comprimé.
Plus d’infos sur Aidsmap en français
Laurent Rossignol
Source : http://www.sida-info-service.org/
CROI 2010 : Traitement court dès la primo-infection
Le 22 février 2010
L’initiation d’un traitement court et précoce pendant les premiers mois suivant l’infection par le VIH, permet-elle d’augmenter la capacité du système immunitaire à gérer seul l’infection par la suite, à l’arrêt de ce traitement. C’est ce qu’a cherché à évaluer une étude américaine en comparant deux groupes de personnes nouvellement infectées : le premier groupe ne recevait aucun traitement et le deuxième groupe recevait un traitement contre le VIH pendant 9 mois, puis l’arrêtait. Les deux groupes recevaient par la suite un traitement en cas de besoin, selon les recommandations actuelles de prise en charge de l’infection par le VIH. Le comité de surveillance de l’essai a recommandé l’arrêt de la recherche vu que la stratégie de traitement précoce s’est avérée largement plus avantageuse que d’attendre la baisse des CD4 avant de traiter. Une étude suisse a, par ailleurs, démontré que l’utilisation précoce d’antirétroviraux au tout début de l’infection par le VIH permettait de réduire considérablement le taux de virus dans les réservoirs cellulaires, même après l’arrêt du traitement. Ces deux études confirment qu’un traitement court et précoce juste après la contamination par le VIH permet de retarder l’initiation du traitement antirétroviral par la suite en maintenant un taux élevé de CD4 et une charge virale basse.
Source : http://www.seronet.info/
CROI 2010 : Raltégravir chez l’enfant
Le 22 février 2010
Raltégravir (Isentress) est un inhibiteur d’intégrase autorisé chez l’adulte à la dose d’un comprimé de 400 mg, deux fois par jour (à environ 12 heures d’intervalle). Les premiers résultats d’une étude en cours évaluant l’utilisation de raltégravir chez des enfants de 6 à 11 ans, ayant déjà reçu des traitements auparavant, viennent d’être présentés à la CROI 2010. En plus d’évaluer l’efficacité et la tolérance de raltégravir chez l’enfant, cette étude a comparé l’utilisation du comprimé existant à une nouvelle formulation en comprimé à croquer. Ce nouveau comprimé s’est avéré mieux adapté à une utilisation chez l’enfant avec une meilleure disponibilité du médicament dans le sang. Le raltégravir semble, par ailleurs, efficace et bien toléré chez l’enfant. L’étude continue avant de confirmer définitivement l’efficacité, la tolérance et le dosage pédiatrique de ce médicament.
Source : http://www.seronet.info/
CROI 2010 : Le traitement comme outil de prévention
Par Bruno Spire et Emmanuel Trénado - Posté le 22 février 2010
Le traitement anti-VIH comme outil de prévention a fait l’objet d’une session, le 18 février, qui a plus particulièrement abordé les traitements pré-exposition (PreP) et les microbicides.
La PreP chez le macaque
Le modèle du macaque permet de tester des schémas de traitement préventif et de tester différentes modalités horaires. Le niveau maximal de protection est avec Truvada (tenofovir et FTC ou emtracitabine) pris par voie orale 22 heures avant et 2 heures après l’inoculation du virus. On peut mesurer les taux de médicaments dans le sang, les secrétions sexuelles et le rectum. Une seule dose orale permet de détecter des taux élevés de médicament dans le sang et dès 2 heures pour le FTC dans le rectum. Un autre schéma d’administration consistait à administrer aux macaques une dose de Truvada ou une dose du précurseur du ténofovir (le GS7340) de sept à un jours avant l’inoculation sans administrer de dose après. Le GS7340 a de meilleurs paramètres pharmacocinétiques (il s’agit des critères qui permettent, au final, de choisir les meilleurs modes d"administration et la forme du traitement) que Truvada, mais cela ne suffit pas à protéger les animaux dans les deux cas. La dose à prendre après l’inoculation semble donc indispensable pour empêcher l’infection.
Les prochains microbicides à base d’ARV
Les prochains microbicides seront à base d’antirétroviraux : le maraviroc semble un bon candidat. Le maraviroc a été testé chez des macaques à l’intérieur du vagin de femelles avant mise en contact avec le virus SIV (une forme de sida spécifique aux signes). La dose protectrice a pu être déterminée (3mg/ml) et a une demi-vie de 4 heures. (La demi-vie est le temps mis par une substance, une molécule par exemple, pour perdre la moitié de son activité). Cette dose est relativement faible et pourrait représenter une option raisonnable pour développer des microbicides à base de maraviroc.
Une PreP à base de maraviroc ?
Le maraviroc a été étudié pour voir s’il peut représenter une stratégie de PrEP (traitement pré-exposition) par voie orale. Des analyses pharmacocinétiques ont étudié sa diffusion, après une ou plusieurs doses de maraviroc, dans le sang, le sperme et le rectum chez des volontaires séronégatifs. Les concentrations de maraviroc sont toujours élevées dans le rectum de deux à douze heures. Elles sont élevées dans le sperme pendant six heures, puis rejoignent un niveau similaire à celui du sang. Ces données tendent à désigner le maraviroc comme un bon candidat pour les stratégies de traitement pré-exposition, mais il manque les données pour la protection vaginale.
Mesure de l’observance dans un essai PreP
Pour mesurer l’exposition au traitement pré-exposition, plusieurs méthodes sont envisagées : la mesure de la concentration de ténofovir dans le sang qui reflète la dernière prise, la mesure dans les globules blancs qui mesure l’exposition au cours du dernier mois ou plus longtemps en mesurant le ténofovir dans les cheveux. Ces techniques de mesure de l’observance par l’approche pharmacologique ont fait l’objet d’une étude de validation. Ces méthodes sont sensibles et spécifiques. Ces trois mesures sont liées entre elles et sont associées à l’observance mesurée par le comptage des comprimés ou par la méthode des piluliers électroniques.
Le microbicide PRO2000 ne protège pas du VIH !
Le PRO2000 est un polymère (un système formé par un ensemble de macromolécules de même nature chimique ) qui inhibe l’attachement du VIH sur les cellules ce qui représentait un candidat potentiel pour un microbicide vaginal. Les essais de phase II (il s’agit des essais qui portent sur l’étude d’efficacité thérapeutique et la recherche des doses optimales) ont montré une efficacité de 30 %, mais elle est non significative. Il a quand même été décidé de procéder à un essai de phase III (sur l’homme). Environ 7 000 femmes ont reçu le microbicide ou un gel placebo. Le maintien dans l’essai a été élevé au cours des trois années. Le taux d’utilisation du préservatif est resté stable ou s’est amélioré en fonction des centres. L’adhérence a été forte au microbicide ou au gel placebo et il n’y a pas eu de toxicité. Les résultats montrent l’absence d’efficacité de la molécule par rapport au placebo avec une incidence similaire dans les trois groupes de 4 % par an.
Plus de personnes traitées moins de nouveaux cas de séropositivités diagnostiqués !
L’accès au traitement fait baisser le nombre de découvertes de nouveaux diagnostics chez les personnes injectrices de drogues, c’est ce qu’a constaté le chercheur Julio Montaner qui milite pour plus d’accès au traitement en Colombie Britannique (Canada). Il y a eu deux phases dans les indications des traitements, une en 1996 avec des indications plus restrictives, l’autre en 2004 où l’on a traité plus tôt en proscrivant les interruptions de traitement. La baisse des nouveaux diagnostics a été observée en parallèle de l’augmentation du nombre de personnes mises sous traitement en particulier chez les personnes usagères de drogues par injection, population qui avait subi un grand retard dans l’accès aux soins, et où le pourcentage de personnes ayant une charge virale basse inférieure à 1 500 copies/ml est passé de 50 % à 20 %.
Source : http://www.seronet.info/
ENTREVUE : Projet de loi anti-gay : « En Ouganda, les homos sont vraiment des résistants »
Par Habibou Bangré lundi 22 février 2010
INTERVIEW. Louis-Georges Tin, président du comité de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, a pu mesurer en Ouganda la tension provoquée par le projet de loi anti-gay. De retour en France, Il livre ses impressions.
14 février, à Kampala, capitale de l’Ouganda. Malgré le projet de loi anti-gay, quelque 200 LGBT ont assisté à une réunion destinée à ré-imaginer la Saint-Valentin. Réunion organisée dans la plus grande discrétion par le correspondant de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie (Idaho) en Ouganda et plusieurs associations locales.
Des leaders religieux ont pris part à la rencontre, preuve que « ce n’est pas parce que l’on est croyant que l’on est condamné à être homophobe », indique l’Idaho. De quoi contredire le pasteur Martin Ssempa, fervent partisan du projet de loi anti-gay qui a fait circuler dans son église des photos pornographiques pour dénigrer l’homosexualité. Louis-George Tin, président du comité IDAHO (Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie), revient tout juste d’Ouganda. Il appelle à ce que « les sanctions économiques et les menaces (internationales) soient réaffirmées », estimant que « l’aide au développement accordée à l’Ouganda finance l’aide au développement de l’homophobie ».
TÊTU : Quel est le climat général dans la communauté LGBT en Ouganda ?
Louis-Georges Tin : Ce sont vraiment des résistants que j’ai rencontrés. Ils ont du courage ! Mais il y a aussi beaucoup d’angoisse. Les gens continuent à aller dans les bars homos de Kampala, mais ils font encore bien plus attention qu’avant. Plusieurs de mes amis sont en train de déménager parce que, si la loi passe, ce sera une obligation légale pour leurs voisins de les dénoncer, sous peine de prison. Par ailleurs, plusieurs personnes dont les photos ont été diffusées dans les médias demandent désormais le droit d’asile.
Que la loi passe ou pas, diriez-vous que le mal est déjà fait ?
Exactement. Les personnes qui déménagement ou dont la vie a changé ne le font pas seulement parce qu’ils craignent pour l’avenir, mais parce qu’ils craignent la situation présente qui a déjà changé. Et même si la loi n’est pas votée, il est à craindre que des groupes extrémistes se sentent investis d’une mission spéciale pour transformer la vie sociale par la loi divine à laquelle ils se réfèrent. En somme, si la loi n’est pas votée par l’Etat, ils se feront « justice » eux-mêmes… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com/
FRANCE : L’Agence de recherche sur le Sida espère bénéficier du grand emprunt
(AFP) – il y a 1 heure
PARIS — L’ANRS, qui fédère la recherche sur le sida, n’aura pas les moyens de poursuivre son travail sur la prévention de la maladie si ses moyens ne sont pas nettement augmentés, a souligné lundi son directeur Jean-François Delfraissy, qui espère bénéficer du grand emprunt.
Le Pr Delfraissy présentait à la presse les grands thèmes de la 17e Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (Croi), qui s’est tenue la semaine dernière à San Francisco et a tourné particulièrement autour de la prévention. Il a espéré que l’agence puisse "bénéficier des retombées du grand emprunt". Les discussions "sont en cours", a indiqué le Pr Delfraissy. Le sida figure, avec le cancer, les maladies génétiques et Alzheimer parmi les priorités de la recherche en santé publique auxquelles devrait aller une petite partie des 35 milliards du grand emprunt. Le Pr Delfraissy a rappelé que chaque année "il y avait encore en France 7.000 nouvelles infections, et 2,5 millions dans le monde". Il a indiqué qu’"un des éléments forts de la Conférence" de San Francisco avait été l’utilisation "beaucoup plus large" des antirétroviraux, qui sont normalement donnés comme traitement et pourraient servir d’"outils de prévention". Selon lui, l’ANRS est "très active" sur le sujet, avec plusieurs essais engagés. Mais les essais de phase 3, qui imposent le recours à des milliers de volontaires, coûtent chacun "plusieurs millions d’euros", a-t-il souligné… (suite de l’article)
Source : http://www.google.com/
CANADA : Fondation Farha : "Un avenir sans sida"
22 févr. 2010
La Fondation Farha amasse un montant d’environ 280 000$ lors de sa 11e édition de MASKARADE "le Bal futuriste"
MONTREAL, QUEBEC—(Marketwire - 22 fév. 2010) - La Fondation Farha, le principal organisme de levée de fonds en faveur des victimes du SIDA au Québec, a réuni plus de 450 invités d’honneur au Marché Bonsecours, à l’occasion de la 11e édition de MASKARADE, le 18 février dernier « Le Bal futuriste ». Cette année, les présidents honoraires de la soirée étaient M. Joseph Mimran, directeur de la création chez Joe Style Frais et Caban, et Mme Kimberley Newport-Mimran, fondatrice et designer de Pink Tartan. Le divertissement de la soirée comprit des performances en direct par l’incroyable DJ Sandy Duperval, l’extrême violoniste, Dr. Draw et de même que la légendaire Martha Wash.
« C’est avec un grand plaisir que nous avons accepté, Kim et moi, d’être les coprésidents d’honneur de MASKARADE 2010, » a déclaré M. Mimran. « Nous sommes honoré d’être ici ce soir pour encourager la Fondation Farha de même que la famille Farha » a continué Kimberley Newport-Mimran. Au cours de la soirée, une mise aux enchères spéciale a eu lieu – la première de l’histoire de la Fondation – des créations originales à caractère futuriste offertes par des artistes et des designers ont été mis en vente. Le magazine Clin d’œil, qui est fier de parrainer la Fondation Farha, a présenté cette collection dans son numéro de mars 2010 pour souligner son désir de renforcer l’attention que le public et les autorités attachent à la lutte contre le SIDA. Certaines créations, y compris celles de ALDO, Denis Gagnon, Esty pour Birks, Ha Duy, Harakiri, Montauk, Niko, Patrice Soku, Phillipe Dubuc, Pink Tartan, Travis Taddeo, Yso et Zilon, ont été exposées lors de l’encan silencieuse. Lors de cette magnifique soirée, la Fondation Farha a recueilli près de 280 000$ de dons. La Fondation donnera tous les fonds reçu à des organismes d’aide qui les distribueront aux 20 000 hommes, femmes et enfants qui souffrent du VIH/SIDA au Québec… (suite de l’article)
Source : http://www.marketwire.com/
ÉTUDES : Guérison de l’hépatite C et différence génétique
Le 23 février 2010
Qu’est ce qui fait que certaines personnes guérissent spontanément d’une infection par l’hépatite C (VHC), et d’autres pas ? Et qu’est ce qui fait que chez celles qui ne guérissent pas, seulement certaines répondent efficacement au traitement à base d’interféron et de Ribavirine ? Plusieurs études internationales tentent de répondre à ces questions en étudiant le profil génétique de personnes infectées par le virus de l’hépatite C ou co-infectées par le VIH et le VHC. Les chercheurs ont pu ainsi identifier une variation génétique qui pourrait expliquer cette différence de réaction à l’infection par le virus de l’hépatite C (appelée IL28B). Le gène concerné par cette variation serait impliqué dans la sécrétion d’une nouvelle forme d’interféron (l’interféron-lambda). Cette nouvelle piste souligne le rôle important des facteurs génétiques dans le contrôle de l’infection par l’hépatite C et pourrait avoir plusieurs implications dans la prise en charge et le traitement de cette maladie : prédiction de la réponse à la bithérapie, développement de l’interféron-lambda comme nouveau traitement ou développement de nouveau vaccins préventifs.
Source : http://www.seronet.info/
FRANCE : SOS Hépatites lance son… SOS
Par jfl-seronet - Posté le 21 février 2010
SOS hépatites a adressé (30 janvier) une lettre ouverte à la ministre de la Santé pour y dénoncer le fait que les "hépatites virales sont au centre des inégalités de santé", mais qu’elles sont "écartées des priorités ministérielles".
Bien sûr, il y a eu un second Plan national de lutte contre les hépatites B et C, mais il est sorti bien tardivement et ne semble pas assorti des moyens financiers nécessaires. Et puis, il y a ces chiffres que le docteur Pascal Melin, président de SOS Hépatites dont il est aussi le cofondateur, rappelle dans sa lettre ouverte à Roselyne Bachelot. Les hépatites provoquent entre 4 000 et 5 000 décès par an "soit plus que les accidents de la route" et on dénombre chaque année près de 7 500 nouvelles contaminations… Tout cela fait beaucoup d’où le coup de gueule de l’association. "Alors que vous venez d’organiser un colloque intitulé "réduire les inégalités sociales de santé", nous ne pouvons que déplorer l’absence de considération des véritables enjeux liés à la prise en charge des hépatites virales en France, dénonce SOS Hépatites. Et pourtant, s’il est un domaine de santé où les inégalités sociales d’accès aux soins existent, c’est bien celui des hépatites virales !" Dans sa lettre, l’association rappelle que l’impact des hépatites "est particulièrement injuste envers certaines catégories ou profils de populations" comme les personnes usagères de drogues, les personnes immigrantes, les personnes en situation précaire, etc. Dans sa lettre, l’association a tenu à rappeler à la ministre quelques chiffres clés comme la prévalence du VHC qui est près de six fois supérieure chez les personnes détenues que dans la population générale, ou encore le fait que la prévalence est entre 60 et 84 fois supérieure (chez les plus de 30 ans) chez les personnes usagères de drogues par rapport à la population générale… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info/


