Actualités VIH

Texte publié le vendredi 12 mars 2010.

HAÏTI : Risques et traitements au milieu des décombres - FRANCE : Les femmes séropos ont leur site - VANUATU : Irène reçoit son deuxième certificat de reconnaissance pour sa lutte contre le sida - CANADA : Inquiétante réapparition de la maladie vénérienne LGV - GÉNÉRIQUES : Victoire de l’Inde contre Bayer pour l’accès aux médicaments - VIENNE 2010 : Les lois, barrières à l’accès aux soins des malades du sida - PAPOUASIE NOUVELLE-GUINÉE : Lancement du rapport de la Commission du Pacifique sur le sida - ITALIE : Le Vatican critique l’installation prochaine de distributeurs de préservatifs dans un lycée de Rome - COMMISSION DES STUPÉFIANTS : Prévention de l’infection à VIH chez les consommateurs de drogues injectables - OPINION : Sortir SURTOUT PAS couvert

palais national haiti

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HAÏTI : Risques et traitements au milieu des décombres

JOHANNESBOURG,, 11 mars 2010 (PlusNews) - Au lendemain du tremblement de terre de magnitude 7,0 en Haïti, un des plus grands programmes de traitements antirétroviraux (ARV) des Caraïbes peine à renaître de ses cendres.

Le gouvernement haïtien a estimé que 24 000 Haïtiens avaient accès aux ARV avant le tremblement de terre, et d’après une récente évaluation de la situation par le Programme commun des Nations Unies sur le sida (ONUSIDA), moins de 40 pour cent des personnes sous traitement ont aujourd’hui accès aux ARV. D’après des rapports publiés par l’ONUSIDA, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les principales organisations proposant des ARV en Haïti, l’accès aux traitements est inégal en cette phase de relèvement rapide, et on commence à craindre de nouvelles infections et des cas de VIH ou de tuberculose (TB) résistants aux médicaments. La prévalence du VIH en Haïti est estimée à 2,2 pour cent, un taux qui place l’île en deuxième position dans les Caraïbes, après les Bahamas, et qui est l’un des plus élevés du monde en dehors de l’Afrique subsaharienne, d’après l’ONUSIDA.

Traitements perturbés

D’après une évaluation conjointe réalisée par l’ONUSIDA et le ministère de la Santé publique, les centres de traitements ARV ne fonctionnent toujours pas au maximum de leurs capacités dans trois des départements les plus touchés d’Haïti – Ouest, Sud-Est et les Nippes. Selon un rapport de l’ONUSIDA publié en fin de semaine dernière, bien que ces trois départements accueillent la majorité des sites ARV, ils enregistrent tous de faibles niveaux de fréquentation. Tim Martineau, directeur du département de l’Appui technique et opérationnel à l’ONUSIDA, a dit que les travailleurs communautaires et les réseaux de personnes vivant avec le VIH ne disposaient plus des ressources nécessaires pour retrouver la trace des patients disparus. Les services de prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) dans ces départements ont également été affectés, pendant jusqu’à deux semaines dans certains cas. « Dans les institutions évaluées par l’équipe [conjointe], il a été rapporté que dans de nombreux cas, les bébés et les mères n’avaient pas reçu de médicaments ARV pendant et après l’accouchement », a dit M. Martineau. « La plus grande difficulté était que les bâtiments des maternités étaient endommagés, et que les accouchements se déroulaient dans des conditions qui ne respectaient pas les normes optimales, ce qui rendait le processus de PTME impossible à mettre en place », a-t-il dit à IRIN/PlusNews. L’ONUSIDA a dit qu’il faudrait mobiliser immédiatement 70 millions de dollars pour maintenir les services VIH pendant les six prochains mois, mais M. Martineau a noté que le Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le Sida (PEPFAR) avait déjà effectué sa promesse de don annuel à Haïti. D’après lui, il semblerait que l’ONUSIDA prévoie d’augmenter sa contribution plus tard dans l’année. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui a débloqué des fonds immédiatement après la catastrophe, recherche des moyens d’adapter son intervention aux conditions post-séisme en Haïti. En revanche, l’évaluation a montré que, dans ces départements, les cliniques gérées par le Groupe haïtien d’étude du sarcome de Kaposi et des infections opportunistes (GHESKIO), une des plus anciennes organisations non gouvernementales (ONG) médicales de lutte contre le VIH/Sida en Haïti, fonctionnaient à 80 pour cent de leurs capacités.

Les traitements en situation de crise

GHESKIO fournit des traitements contre le VIH et la TB dans tout le pays, et ses patients sous ARV représentent 60 pour cent des patients inscrits au programme national ARV d’Haïti, d’après son directeur, le docteur Jean William Pape, qui a indiqué que depuis le séisme, l’organisation avait pu retrouver la trace de la plupart de ses patients dans ses 28 sites ARV à travers le pays. M. Pape explique ce succès par l’expérience et la planification. « Il faut planifier les situations de crise – comme nous avons connu des bouleversements politiques, des périodes de violence [et] des ouragans, nous donnons en général des médicaments aux patients pour deux semaines d’avance, y compris pour les traitements contre la TB, parce que ces crises durent généralement environ deux semaines. » GHESKIO considère la gestion des catastrophes et la prévention des perturbations potentielles comme des composantes essentielles du traitement, et donne toujours aux patients des numéros d’urgence et des informations sur les sites de traitement alternatifs où ils peuvent se rendre s’il devient trop dangereux pour eux de se rendre dans leur clinique habituelle. L’organisation a pu joindre la plupart de ses patients grâce aux téléphones portables, mais M. Pape a ajouté que GHESKIO utilisait aussi ce que l’organisation appelle un système de « correspondants » – qui sollicite les voisins pour retrouver la trace des patients disparus – bien que cette méthode ait été moins efficace depuis le tremblement de terre, car les habitants ont quitté la capitale, qui a été très durement frappée par la catastrophe. L’ONG a également diffusé, via la radio nationale, des informations sur l’accès aux traitements. GHESKIO a eu la chance de conserver des capacités que beaucoup d’autres sites ont perdues, telles que la possibilité d’effectuer des numérations de CD4 – une mesure indiquant la résistance du système immunitaire, qui est essentielle pour déterminer si la thérapie ARV doit être débutée. D’après M. Pape, le rythme des nouvelles prescriptions d’ARV a ralenti depuis le séisme, et beaucoup de personnes se sont rendues à l’hôpital de terrain afin de se faire soigner pour des fractures, des plaies ou d’autres blessures.

Une population en mouvement

Partner in Health (PIH), une autre ONG médicale, travaille dans des départements tels que l’Artibonite, plus éloignés de l’épicentre du séisme. Joia Mukherjee, directrice médicale de PIH, a dit que la plupart de ses patients n’avaient pas manqué de doses d’ARV, et que du fait de la migration post-séisme des habitants de Port-au-Prince, elle s’attendait à voir le nombre de ses patients augmenter. Les installations de PIH offrent également la possibilité d’effectuer des numérations de CD4. « Nous observons toujours des migrations depuis Port-au-Prince, et je pense que cela finira par devenir circulaire », a-t-elle dit. « Ce que disent certains de nos collègues, c’est que beaucoup [rentrent dans la capitale] mais choisissent de laisser leurs enfants derrière eux parce qu’ils pensent que la ville n’est pas sûre pour les enfants. » PIH distribue depuis peu aux patients des passeports santé – un document au format poche contenant leur historique médical récent – afin de faciliter leur prise en charge dans différents départements. « Il est probable que beaucoup de gens fassent des allées et venues, le temps de retrouver une vie normale, et c’est toujours un facteur de risque pour le VIH », a dit Mme Mukherjee à IRIN/PlusNews.

Nouvelles réalités, nouveaux risques

Depuis le tremblement de terre, PIH s’est provisoirement installé dans quatre grands camps de déplacés de la capitale pour fournir, en collaboration avec GHESKIO, des services à environ 80 000 personnes. Mme Mukherjee a dit qu’il fallait, sans perdre de temps, apporter une réponse au nouveau paradigme du risque VIH induit par les déplacements, et lutter contre les nouvelles infections au VIH. « Dans les camps, nous dépistons de nouveaux cas et nous adressons ces patients aux cliniques… de GHESKIO, où ils peuvent avoir accès aux traitements à long terme. Quand on voit comment les gens vivent, il est impossible que des relations sexuelles ne soient pas échangées contre des choses comme de l’argent, de la nourriture, un abri ou la sécurité », a dit Mme Mukherjee à IRIN/PlusNews. PIH a lancé une campagne de prévention visant les jeunes dans les camps, et l’ONUSIDA a appelé à redynamiser les programmes de prévention et à les adapter aux circonstances post-catastrophe. Dans le cadre de cette mobilisation préventive, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a entrepris de distribuer des kits de prophylaxie post-exposition aux victimes de viols dans la ville de Port-au-Prince et ses environs, mais d’après Trygve Olfarnes, responsable de la communication de l’UNPFA au niveau régional, la demande est faible. Haïti présente la plus forte prévalence de tuberculose en Amérique latine et aux Caraïbes, d’après l’Organisation mondiale de la santé. Selon Mme Mukherjee, les mauvaises conditions de vie et les problèmes d’accès à l’alimentation renforcent les risques de TB dans le pays. M. Pape a mis en place un hôpital de terrain dédié à la TB, car GHESKIO dispose du seul laboratoire permettant d’effectuer les tests de TB, même les plus simples, tels que les examens microscopiques des frottis d’expectoration. Le gouvernement d’Haïti collabore avec GHESKIO pour mettre en place des services TB dans les camps accueillant les déplacés de la capitale.

Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

FRANCE : Les femmes séropos ont leur site

jeudi 11 mars 2010

Les femmes séropositives ont désormais leur site Internet : www.femmesetvih.org, créé à l’initiative de l’interassociatif "Femmes et VIH".

Ce site se définit comme un centre documentaire regroupant dossiers, articles, interviews,témoignages et brèves. Il est construit autour d’une dizaine de rubriques conprennant l’épidémiologie, le thérapeutique, la sexualité, la prévention, les droits, la visibilité... www.femmesetvih.org entend donner une vision plus complète et plus proche de ce que vivent les femmes séropositives aujourd’hui.

Source : http://www.sida-info-service.org/

VANUATU : Irène reçoit son deuxième certificat de reconnaissance pour sa lutte contre le Sida

Brèves du Pacifique - 12/03/2010

Irène Malachi a été la première femme du Vanuatu à être officiellement diagnostiquée positive du virus du VIH et du SIDA en 2002. Depuis elle n’a pas cessé de sensibiliser l’opinion et elle a reçu la semaine dernière un certificat d’appréciation de l’organisation américaine, Peace Corps, pour ses campagnes de sensibilisation sur le VIH et le Sida auprès des différentes communautés du Vanuatu. Elle a été choisie parmi 34 personnes qui ont postulé pour ce certificat. Irène a souligné que cette reconnaissance lui donne du courage pour continuer une campagne qu’elle mène depuis maintenant 8 ans. C’est le deuxième certificat d’appréciation après celui de 2005 à la suite un documentaire télévisé sur sa vie, son témoignage et sa lutte contre le sida. Le certificat d’appréciation, lui a été remis par le directeur du Peace Corps au Vanuatu, Eddie Stice

Source : http://24hdanslepacifique.com/

CANADA : Inquiétante réapparition de la maladie vénérienne LGV

Écrit par RueFrontenac.com

Jeudi, 11 mars 2010

La clinique médicale L’Actuel lance un appel à la prudence en direction de la communauté gay. Ce centre de soins intégrés en santé sexuelle de Montréal a diagnostiqué trois nouveaux cas de la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) depuis le mois de novembre 2009, dont deux ce mois-ci. Cette infection transmissible sexuellement (ITS) n’avait pas été recensée au Québec depuis 2008.

« Si trois cas peuvent sembler un petit nombre, c’est quand même inquiétant, car cette ITS, rapidement épidémique, est une porte d’entrée pour l’infection au VIH, responsable du sida », dit le Dr Réjean Thomas, président fondateur de la clinique L’Actuel. En effet, parmi les symptômes possibles, on retrouve des plaies non douloureuses sur les parties génitales, ainsi que des ganglions gonflés et des diarrhées. Non traitée, cette ITS peut entraîner des complications importantes comme une perforation du rectum ou du colon ou un gonflement des organes génitaux. La recrudescence des cas de LGV associée à d’autres ITS (gonorrhée, syphilis, chlamydia) vient confirmer la thèse d’une baisse marquée des comportements sexuels sécuritaires. Cette situation est préoccupante pour l’épidémie de VIH. « On estime qu’environ trois personnes sont infectées par le VIH par jour au Québec, dont une en dessous de 30 ans », souligne le Dr Thomas… (suite de l’article)

Source : http://www.ruefrontenac.com/

GÉNÉRIQUES : Victoire de l’Inde contre Bayer pour l’accès aux médicaments

11 mars 2010

La récente tentative de la compagnie pharmaceutique internationale Bayer de faire adopter de nouvelles mesures visant à empêcher la concurrence des médicaments génériques en Inde a échoué.

La Haute Cour de Delhi a refusé de supprimer dans la loi indienne les mesures qui existent sur les brevets et qui assurent l’accès aux médicaments essentiels à des prix plus abordables pour les patients dans le besoin. Bayer a l’intention de faire appel de cette décision devant la Cour Suprême. « Nous nous réjouissons du rejet de l’action en justice déposée par Bayer - nous voyons en Inde plusieurs compagnies pharmaceutiques multinationales tenter, par des procédures juridiques, d’étouffer la concurrence des génériques », explique le Dr Tido von Schoen-Angerer, responsable de la Campagne de MSF pour l’accès aux médicaments essentiels. « En rejetant l’appel de Bayer, les tribunaux indiens ont assuré que les "garde-fous" de protection de la santé publique peuvent être utilisés pour élargir la production générique des médicaments vitaux, y compris les antirétroviraux, et en faire profiter des millions de malades en Inde et ailleurs. » Bayer cherchait à étouffer la concurrence générique en retardant la validation de commercialisation des médicaments génériques en Inde. Il s’agissait plus précisément pour Bayer d’empêcher l’autorité indienne de règlementation des médicaments d’enregistrer les versions génériques des médicaments sous brevet avant le délai d’expiration de ces brevets. En effet, l’enregistrement d’un générique après expiration du brevet aurait pour conséquence d’empêcher l’entrée rapide de nouveaux concurrents sur le marché et donc de prolonger le monopole du fabricant, seul détenteur du brevet. Pareille mesure entraverait l’accès aux médicaments essentiels car la concurrence des génériques est le seul moyen de réduire de manière durable le coût des médicaments. Cette décision est la dernière en date d’une série de tentatives des compagnies pharmaceutiques et des gouvernements occidentaux visant à démanteler les dispositions "pro-santé" existant dans la loi sur les brevets en Inde. L’Inde, qui compte parmi les plus grands producteurs de médicaments génériques, est aussi le principal fournisseur des pays en développement, et de l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF), à laquelle elle fournit plus de 80 % des médicaments contre le sida… (suite de l’article)

Source : http://www.msf.fr/

VIENNE 2010 : Les lois, barrières à l’accès aux soins des malades du sida

©AFP / 11 mars 2010

VIENNE - Les lois peuvent être de vraies "barrières" dans l’accès aux soins pour les malades du sida qui appartiennent à des groupes marginalisés, a dénoncé le directeur de l’Onusida, le Malien Michel Sidibé.

"Les lois qui font d’une personne dépendante de la drogue non pas un malade mais un criminel, doivent disparaître", a déclaré à l’AFP Michel Sidibé en marge de la présentation à Vienne de la 18e conférence annuelle sur le sida, qui se tiendra du 18 au 23 juillet dans la capitale autrichienne. "Ces lois-là sont de vraies barrières", a-t-il ajouté, précisant qu’il ne défendait pas une légalisation des drogues ou de la prostitution, mais l’arrêt de la discrimination dont les toxicomanes, travailleurs du sexe ou homosexuels font l’objet en matière de traitement du sida. Le criminalisation des toxicomanes est dans certains pays un vecteur de propagation de l’épidémie de sida : au lieu de se soigner, les malades vivent leur dépendance le plus discrètement possible, s’échangeant les seringues. Sur 16 millions de personnes qui se droguent par injection dans le monde, quelque trois millions sont infectées par le VIH et "à peine 4% d’entre elles ont accès à un traitement", déplore Michel Sidibé, qui dirige le Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (Onusida) depuis janvier 2009. "En Europe de l’est et en Asie centrale, 70% des nouvelles infections se font dans ces groupes-là", ajoute-t-il. A titre de comparaison, il évoque la Chine, un pays "zéro tolérance il y a dix ans", qui a adopté une position plus pragmatique : "Ils sont passés d’une politique de punition à une forme d’ouverture pour les soins, avec une meilleure collaboration entre les ministres de l’Intérieur et de la Santé". Là où avant la majorité des nouveaux cas de VIH apparaissaient par transfusion sanguine ou injection de drogues, la plupart des nouveaux cas chinois ont désormais pour origine des relations sexuelles non protégées. Les pays d’Europe de l’est et d’Asie centrale, seules régions au monde où l’épidémie progresse encore fortement, "n’ont pas eu ce pragmatisme". "C’est là que je vois l’avenir de notre combat", a-t-il insisté. "Dans plusieurs régions, on ne va pas résoudre le problème du sida avec le ministère de la Santé. C’est soit le ministère de la Justice, soit le ministère de l’Intérieur, qui vont être les acteurs-clés du changement". La conférence annuelle sur le sida de juillet prochain sera l’occasion de défendre les populations limitées dans leur accès aux soins et à la prévention. "Il y a toujours eu de la crainte envers ces groupes marginaux. Au début de l’épidémie, on les a toujours pointés du doigt : c’était l’épidémie des homosexuels, l’épidémie des toxicomanes, l’épidémie des travailleurs du sexe - c’était l’épidémie des autres", rappelle Michel Sidibé. "C’est important de dire : là où les gens se trouvent dans une situation de dépendance, il faut qu’une prise en charge soit possible", conclut Michel Sidibé, avançant les exemples de l’Allemagne, la Suisse ou les Pays-Bas, où il n’y a quasiment plus de nouveau cas de VIH parmi les toxicomanes qui se droguent par injection.

Source : http://www.romandie.com/

PAPOUASIE NOUVELLE-GUINÉE : Lancement du rapport de la Commission du Pacifique sur le Sida

Brèves du Pacifique - 11/03/2010

Le siège de cette Commission est en Papouasie Nouvelle-Guinée et c’est cette semaine à Port Moresby, la capitale, que ce rapport sera rendu public dans le cadre de toute une série de lancements à travers le Pacifique : au Samoa la semaine prochaine et aux îles Fidji à la fin du mois d’avril.

Cette initiative financée par l’ONUSIDA a été annoncée en décembre dernier, à l’occasion de la Journée mondiale du Sida, par le Secrétaire général de l’Organisation mondiale, Ban Ki-Moon. Le rapport identifie les obstacles majeurs qui bloquent les campagnes de prévention du Sida dans le Pacifique et propose des mesures décisives que les nations océaniennes de la région doivent prendre pour protéger leurs sociétés, leurs cultures et leurs économies. La Commission du Pacifique sur le Sida souligne qu’une réponse unique aux problèmes ne convient pas à la diversité des États insulaires du Pacifique et souligne que des législations obsolètes qui criminalisent l’homosexualité ou la prostitution font barrage à la prévention du Sida.

Source : http://24hdanslepacifique.com/

ITALIE : Le Vatican critique l’installation prochaine de distributeurs de préservatifs dans un lycée de Rome

AP | 11.03.2010 | 18:21

Un lycée de Rome a décidé d’installer des distributeurs automatiques de préservatifs pour ses élèves, s’attirant les foudres de l’Église catholique qui dénonce une mesure uniquement destinée selon elle à encourager les jeunes à avoir des rapports sexuels.

Si des établissements scolaires vendent des préservatifs dans certains pays européens -Belgique, France, Grande-Bretagne et Pays-Bas, l’initiative prise par le lycée Keplero est considérée comme la première du genre à Rome, et l’une des toutes premières en Italie. Critique, le cardinal Agostino Vallini, vicaire général pour le diocèse de Rome, a estimé qu’il s’agissait d’une banalisation du sexe. Quant à L’Avvenire, quotidien de la Conférence des évêques d’Italie, il a jugé jeudi que le sexe était réduit à un simple "exercice physique", reprochant aux éducateurs d’être plus préoccupés par "les conséquences du sexe en matière de santé et d’hygiène" que par les implications morales. En dépit de la tempête, le lycée Keplero a déclaré qu’il maintiendrait son projet d’installer six distributeurs automatiques dans le cadre d’une opération destinée à sensibiliser les élèves âgés de 15 à 19 ans à la sexualité et à la protection contre le virus VIH. "Nous ne voulons pas faire sensation, il ne s’agit pas" d’une incitation "à utiliser des préservatifs ou à avoir des relations sexuelles", a déclaré Antonio Panaccione, proviseur du lycée, à l’Associated Press. "Au contraire, il s’agit de prévention et d’éducation"… (suite de l’article)

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/

COMMISSION DES STUPÉFIANTS : Prévention de l’infection à VIH chez les consommateurs de drogues injectables

Rédigé le 11 mars 2010

Du 8 au 12 mars 2010 a lieu à Vienne (Autriche) la cinquante-troisième session de la Commission des stupéfiants (CND) qui est l’organe décisionnaire central des Nations Unies chargé des questions relatives aux drogues. Le problème de la disparité des moyens mis en œuvre pour la prévention de l’infection à VIH doit y être largement abordé.

Un rapport du Groupe de référence des Nations Unies sur le VIH et la consommation de drogues injectables, rendu en 2009, concluait que la couverture mondiale des interventions efficaces au sein des populations de consommateurs de drogues injectables (CDI) reste très inférieure aux besoins et apparaît insuffisante pour prévenir et enrayer l’épidémie de VIH.

Un article, publié dans le dernier numéro de la revue The Lancet, fait une synthèse de toutes les données publiées sur ce thème depuis 2004. Les mesures susceptibles de limiter la propagation de l’infection à VIH ont été étudiées : programmes d’échange de seringues, de prévention et de dépistage du VIH, accès aux traitements de substitution, aux antirétroviraux, campagnes de promotion du préservatif. Des calculs ont été réalisés pour évaluer au niveau de chaque pays la couverture de ces mesures au sein de la population de consommateurs de drogues injectables. En 2009, un programme d’échange de seringues était implanté dans 82 pays et les traitements de substitution aux opioïdes proposés dans 70 pays. L’accès à ces deux mesures était possible dans 66 pays. La couverture est variable d’un pays à l’autre… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr/

OPINION : Sortir SURTOUT PAS couvert

EXCLU - 05/03/10

Didier Lestrade

Paris (FR) – Les barebackers descendent dans la rue.

L’association Warning est contente d’annoncer son bébé barebacker : le groupe Gaynok (encore un nom à coucher dehors, sans capote, sans gel, mais avec VIH) qui s’est constitué après un an de réunions et « d’ateliers » sur la joie de baiser sans capote quand on est séropo (ou bien). Un an pour former un groupe, c’est un peu long non ? Ne vous pressez pas les mecs, on n’a pas toute la vie pour choper le VIH !

Dans son communiqué de presse, Warning présente ces nouveaux militants comme des gays qui en ont marre d’être discriminés et d’être traités de tous les noms, criminels ou suicidaires. Les pauvres ! Ils ont décidé de descendre dans la rue pour distribuer leurs brochures qui exigent le droit de « vivre une sexualité épanouie et pourquoi pas sans capote ». Bon alors, dès le début, on ne comprend pas : ils prennent des capotes ou quoi ? D’un côté Warning nous dit sans arrêt que le qualificatif de barebacker est dépassé, mais ils se définissent comme tels. Au bout d’un an, ils ne sont pas arrivés à se définir ? Ils travaillent dans une « ambiance cool et sans prise de tête » (si je l’entends encore une fois cette expression à la con...). Ils nous ont même rédigé une « Petite histoire du bareback » ! Super, j’attendais la version courte ! Ils se réuniront la prochaine fois le 6 avril et on saura l’endroit uniquement si on envoie un email. C’est quoi, une rave secrète pour plan Foutre ? S’ils ont tellement envie de partager leur « sexualité BBK hors de sa clandestinité, l’anonymat ou le rejet », ça serait bien d’arrêter de se cacher non ? Ils sont combien, ces Petits Poucets du Plan Jus ?

Source : http://www.minorites.org/

[1] Creative Commons Attribution 2.0 Generic license Author : Logan Abassi / UNDP Global : Le Palais national sévèrement endommagé après le séisme du 12 janvier 2010 à Port-au-Prince



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