Actualités VIH

Texte publi� le mercredi 28 avril 2010.

CHINE : Levée des restrictions au voyage pour les personnes vivant avec le VIH - FRANCE : Fin de l’interdiction des séropositifs en Chine : une “bonne nouvelle” pour Jean-Luc Romero - BREVETS : Chasser les génériques, c’est condamner l’Afrique ! - AFRIQUE DU SUD : lancement d’un plan ambitieux contre le sida - ONU : La lutte contre les violences sexuelles doit être une priorité - KENYA : Mombasa : Le gouvernement se mobilise pour éliminer les boissons illicites et les drogues - ÉTUDE : Hépatite C : Des médicaments covalents pour tous les génotypes de VHC - FRANCE : les recommandations vaccinales 2010 disponibles - FRANCE : Les filles, n’oubliez pas la gynéco - ÉTATS-UNIS : Les partenaires d’homosexuels enfin admis dans les hôpitaux

Aéroport Hong Kong  [1] CHINE : Levée des restrictions au voyage pour les personnes vivant avec le VIH

27 avril 2010

GENÈVE/BEIJING, 27 avril 2010 – L’ONUSIDA se félicite de la décision prise par le gouvernement chinois de lever ses restrictions au voyage pour les personnes vivant avec le VIH. La nouvelle survient à quelques jours de l’ouverture de Shanghai Expo 2010, une exposition universelle qui devrait attirer des millions de visiteurs au cours des six prochains mois.

« Je salue la décision du Président chinois Hu Jintao, qui a aboli toutes les restrictions au voyage fondées sur le statut VIH », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. « Les politiques et pratiques punitives entravent la riposte mondiale au sida. J’invite instamment tous les pays qui appliquent des restrictions similaires à les abroger de toute urgence ». L’ONUSIDA est fermement opposé à toute loi restreignant la circulation des personnes du fait de leur seul statut séropositif. Il considère que ces restrictions sont discriminatoires et qu’elles ne contribuent pas à réduire la transmission du HIV ou à protéger la santé publique. Elles n’ont en outre pas de justification économique puisque les personnes vivant avec le VIH peuvent vivre longtemps et être économiquement actifs… (suite de l’article)

Source : http://www.unaids.org

FRANCE : Fin de l’interdiction des séropositifs en Chine : une “bonne nouvelle” pour Jean-Luc Romero

Publié par Christophe Martet

28 avril 2010

Le gouvernement chinois a annoncé hier, mardi 27 avril, sur son site en anglais, qu’il mettait fin à 20 ans d’interdiction d’entrée des personnes séropositives sur son territoire. Cette levée de l’interdiction concerne aussi les personnes porteuses d’une infection sexuellement transmissible ou de la lèpre. Le gouvernement chinois justifie cette décision en expliquant qu’elle est guidée par l’importance de ce problème de santé publique et il reconnaît que l’interdiction n’avait pas d’efficacité pour prévenir et contrôler l’épidémie dans le pays.

LA DISCRIMINATION CONTINUE DANS DE NOMBREUX PAYS

Jean-Luc Romero, qui à la tête de l’association des Élus locaux contre le sida se bat pour mettre fin aux discriminations aux frontières, se félicite de cette décision, mais reste vigilant. “C’est sûr que la décision américaine a eu l’impact que j’avais envisagé et c’est une bonne chose que la Chine suive. Mais il reste, y compris en Europe, de nombreux pays qui continuent de pratiquer la discrimination et qui interdisent l’installation des séropositifs sur leur territoire. L’exemple le plus frappant est Andorre, dont je rappelle que l’un des princes régnants n’est autre que Nicolas Sarkozy”… (suite de l’article)

Source : http://www.yagg.com

BREVETS : Chasser les génériques, c’est condamner l’Afrique !

Par Emy-Seronet - Posté le 27 avril 2010

Des cargaisons de génériques saisies par les douanes européennes, des lois promulguées dans la confusion pour interdire les génériques en Afrique… Depuis deux ans, les interdictions visant les médicaments fabriqués dans les pays pauvres se sont multipliées. Et pendant que les laboratoires arguent propriété intellectuelle, des milliers de séropositifs se voient privés de traitement dans ces pays. Hier, à Bruxelles, Médecins sans Frontières protestait contre l’accord de libre-échange qui va être signé entre l’Inde et l’UE ; un accord qui pourrait priver de traitement les pays en développement.

« Une épée de Damoclès pour des millions de séropositifs »

Depuis plusieurs semaines, les responsables de l’association Médecins sans Frontières se mobilisent contre un projet d’accord de libre-échange entre l’Inde (le plus grand fabricant de médicaments génériques) et l’Europe. "L’accord de libre échange qui va être signé entre l’Inde et l’Union Européenne menace la production et l’importation de génériques indiens vers les pays en développement alors que 92% des patients VIH/sida dans ces pays dépendent de ces génériques qui viennent d’Inde" alertent les organisateurs, "c’est une épée de Damoclès pour des millions de personnes vivant avec le VIH"… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

AFRIQUE DU SUD : lancement d’un plan ambitieux contre le sida

Paul Benkimoun

27.04.10

En lançant, dimanche 25 avril, une campagne de masse de prévention et de traitement de l’infection par le VIH, le président sud-africain Jacob Zuma a tourné l’une des pages les plus sombres de la période post-apartheid, celle du déni face au sida.

Son prédécesseur, Thabo Mbeki, au pouvoir de 1999 à 2008, avait obstinément refusé d’engager une politique de traitement par les médicaments antirétroviraux, alors que l’Afrique du Sud, avec 5,7 millions de séropositifs, est le pays le plus contaminé au monde. 33,4 millions de personnes dans le monde vivaient avec le VIH en 2008, selon Onusida, l’organisme des Nations unies spécialisé dans la lutte contre le sida, dont 22,4 millions en Afrique subsaharienne. La campagne vise, d’ici à 2011, à effectuer des tests de dépistage volontaires chez 15 millions de personnes, contre 2,5 millions en 2009, et à fournir des traitements anti-VIH à 1,5 million de personnes, contre environ 1 million en 2009. Présent lors du lancement de cette initiative, le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, a déclaré : "L’Afrique du Sud peut briser la trajectoire de l’épidémie due au VIH." Faisant référence à la commission qui avait permis une sortie pacifique du régime d’apartheid, M. Sidibé a ajouté : "Cette campagne promet d’être l’équivalent de "Vérité et réconciliation" pour la réponse du pays au sida."

Le sida est l’un des grands défis de l’Afrique du Sud, un pays qui compte moins de 1 % de la population mondiale mais représente 17 % des cas d’infections par le VIH sur la planète. Le système de santé hérité de l’apartheid portait la marque de l’iniquité : d’un côté des infrastructures équivalentes à celles des pays occidentaux, destinées à la population blanche et aux plus fortunés ; de l’autre, pour la population noire, une prise en charge de l’infection par le VIH laissée au gré des initiatives de certaines grandes entreprises, soucieuses de protéger leur main-d’oeuvre, ou de programmes associatifs, comme celui mené pour la prévention de la transmission de la mère à l’enfant par Médecins sans frontières à Khayelitsha, dans la banlieue du Cap. En 2001, la victoire historique du gouvernement contre les 39 laboratoires qui avaient tenté de s’opposer à une loi facilitant l’entrée des médicaments génériques dans le pays n’avait pas significativement changé l’accès aux traitements pour les malades du sida. Thabo Mbeki prêtait complaisamment l’oreille aux tenants d’une théorie selon laquelle, contre l’évidence scientifique, le VIH n’est pas la cause du sida. Secondé par sa ministre de la santé, Manto Tshabalala-Msimang, il affirmait que les antirétroviraux étaient plus dangereux que la maladie elle-même. Les campagnes menées par les associations comme Treatment Action Campaign ou les syndicats n’avaient pas réussi à le faire changer d’avis… (suite de l’article)

Source : http://www.lemonde.fr

ONU : La lutte contre les violences sexuelles doit être une priorité

27 avril 2010

27 avril 2010 – La Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits armés, Margot Wallström, a appelé mardi à faire du combat contre les violences sexuelles une priorité et a demandé au Conseil de sécurité un soutien continu en la matière.

« L’utilisation de la violence sexuelle dans les conflits est une violence collective, destinée à détruire non seulement les personnes, mais aussi leur sentiment d’être une personne », a dit Mme Wallström dans un exposé devant le Conseil de sécurité. La stratégie du viol comme arme de guerre s’apparente à bien des égards a des techniques génocidaires « en terme d’intention, d’ampleur et d’impact », a-t-elle ajouté. « Ceux qui utilise la violence sexuelle pour punir, humilier, terroriser ou déplacer commettent des crimes contre les victimes et des crimes contre l’humanité ». Les violences sexuelles entravent la scolarisation des filles, limitent l’implication des femmes dans les activités économiques et sociales des communautés et favorisent la transmission du VIH/Sida. La Représentante spéciale a insisté sur l’erreur d’analyse qui est souvent faite. Selon elle, « de manière insidieuse la notion de viol est devenue un produit accompagnant inévitablement la guerre. » « La violence sexuelle et ses conséquences désastreuses ne sont pas intrinsèques au conflit et au déplacement », a-t-elle estimé. « Le viol comme arme de guerre est un crime qui peut être commandité, ignoré délibérément ou condamné. Une fois que l’on a compris ces dynamiques, je suis convaincu que nous sommes capable de le prévenir ». Mme Wallström souhaite mobiliser les États sur la nécessité de mettre en place les structures de justice, de santé et d’éducation nécessaires à la lutte contre ce fléau. Les dirigeants doivent s’engager dans ce combat « du Président à l’Assemblée Nationale jusqu’au leaders religieux et communautaires ». La Représentante spéciale insiste sur la nécessité d’arrêter, de juger et d’incarcérer les coupables de crimes sexuels y compris lorsque ce sont des personnes influentes ou des militaires… (suite de l’article)

Source : http://www.un.org

KENYA : Mombasa : Le gouvernement se mobilise pour éliminer les boissons illicites et les drogues

Source : xinhua

Mise à jour 28.04.2010

La mort récente de 14 habitants dans une banlieue de Nairobi suite à l’absorption d’une boisson illicite a entraîné une réaction de la part du gouvernement qui a décidé de combattre la consommation de drogue et le crime.

La ville côtière kenyane de Mombasa n’a pas été épargnée par la crise non plus. En effet, la province est en tête des régions où la jeunesse est otage de la consommation de dogues et de substances illicites. Les endroits où la consommation de dogue est répandue, il ne fait aucun doute que les activités criminelles et la destruction du tissu social sont extrêmement élevées, entraînant de graves conséquences comme la mort, le faible taux d’inscription scolaire, le désinvestissement, le sous-développement des infrastructures et de l’économie dans les régions, qui aboutissent à un déficit financier national élevé. Les statistiques officielles montrent que les toxicomanes à Mombasa utilisent certaines des méthodes les plus dangereuses du milieu de la drogue afin de répondre à leurs besoins. À Mombasa, le taux de prévalence du sida s’élève aujourd’hui à 13,7 % par rapport à 7,8 % l’année dernière et les experts médicaux lient cette flambée du taux de VIH/Sida à la drogue… (suite de l’article)

Source : http://french.peopledaily.com

ÉTUDE : Hépatite C : Des médicaments covalents pour tous les génotypes de VHC

mise en ligne par Jean-Marie Manus, Santé log, le 28 avril 2010

Lors du congrès de l’Association européenne pour l’étude du foie (EASL, European Association for the Study of the Liver) à Vienne (Autriche), Avila Therapeutics a présenté les données précliniques de deux molécules, AVL-181 et AVL-192, destinées au traitement de l’hépatite à virus C (HVC). Il s’agit d’un traitement oral inhibiteur de la protéase virale, dite NS3.

Ces inhibiteurs ont une capacité de protein silencing, faire taire en quelque sorte l’expression de la fonction de cette protéine (connue dans d’autres virus, tel le VIH), empêchant ainsi l’expression de tout le génome viral chez le patient infecté. Selon le laboratoire, « la plupart des maladies humaines ont pour origine une activité déviante de protéines spécifiques, et la possibilité de rendre muette l’activité de ces protéines spécifiques, par un processus particulier dans une maladie précise, par recours aux médicaments covalents est une avancée majeure de l’amélioration de l’évolution des patients traités ». Ces deux inhibiteurs de protéines du fait de leur mécanisme d’action original, de leur spécificité et de leur puissance, ont la capacité de devenir les meilleurs de leur classe thérapeutique en permettant le traitement de tous les génotypes de VHC - alors que les traitements classiques ont une efficacité différente selon le génotype viral porté par tel patient, tel le génotype 1b, le plus difficile… (suite de l’article)

Source : http://www.santelog.com

FRANCE : les recommandations vaccinales 2010 disponibles

Par Aude Segond, Crips (France), 23/04/10

Pour les personnes vivant avec le VIH, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) recommande la vaccination contre le pneumocoque ainsi que contre la grippe saisonnière. Il maintient ses recommandations pour la vaccination contre les hépatites A et B ainsi que contre le papillomavirus.

Vaccination contre le pneumocoque

Le HCSP recommande la vaccination contre les infections invasives à pneumocoques par le vaccin polysaccharidique Pneumo 23® pour les adultes et les enfants âgés de cinq ans et plus infectés par le VIH.

Vaccination contre la grippe saisonnière pour 2010-2011

Elle est recommandée pour les personnes vivant avec le VIH, quels que soient leur âge et leur statut immunovirologique. Elles seront invitées à se faire vacciner gratuitement par leur caisse d’assurance-maladie… (suite de l’article)

Source : http://www.vih.org

FRANCE : Les filles, n’oubliez pas la gynéco !

Par Marie Léon, mercredi 28 avril 2010

La plupart des lesbiennes ne vont jamais chez la gynéco. Parce qu’elles n’utilisent pas de contraception. Parce qu’elles ont connu des réactions négatives. Mais leur santé en pâtit forcément. TÊTUE fait le point sur la question...

Un jour, une fille qui souffrait de saignements s’est rendue aux urgences gynécologiques d’un grand hôpital parisien. Lorsqu’on lui a demandé si elle était enceinte, elle a éclaté de rire. « Je suis homosexuelle ». Et là, changement de comportement du médecin, qui osait à peine pratiquer l’examen et lui a demandé à plusieurs reprises de quand dataient ses derniers rapports... hétéros, avant de lui faire une prise de sang pour une éventuelle grossesse ! Cela vous semble incroyable ? Et pourtant, ce genre de comportements est plus fréquent qu’on ne croit, hélas. Clotilde Genon, chargée de mission à Sida Info service, le confirme : « les médecins ont souvent un discours axé uniquement sur les femmes hétérosexuelles. D’ailleurs, les gynécologues fournissent très rarement les bonnes informations sur la sexualité homo. Tout simplement parce qu’ils ne connaissent pas nos pratiques et ont une réaction inadaptée, voire un déni. Le plus classique, aussi étonnant et choquant que ça puisse paraître ? Un refus de frottis. Or, s’il n’y a pas de frottis, il risque de ne pas y avoir dépistage d’IST (Infections sexuellement transmissibles) ou, pire encore, de cancer du col. On se retrouve alors avec une prise en charge tardive »… (suite de l’article)

Source : http://www.tetu.com

ÉTATS-UNIS : Les partenaires d’homosexuels enfin admis dans les hôpitaux

Par Emy-Seronet - Posté le 28 avril 2010

Il y a une semaine encore, aux Etats-Unis, les personnes hospitalisées n’étaient pas autorisées à choisir leurs visiteurs. Le 15 avril 2010, le président Barack Obama a ordonné l’extension des droits des personnes gays et lesbiennes à agir auprès de leur conjoint hospitalisé. En France, même si les patients ne sont pas soumis aux mêmes restrictions, il existe des démarches pour désigner les personnes que l’on souhaite voir à son chevet.

Les conjoints gays seront plus impliqués dans l’hospitalisation de leur partenaire Dans une note en date du 15 avril, adressée au Ministère de la Santé, Barack Obama a ordonné aux hôpitaux publics américains d’autoriser gays et lesbiennes à se rendre au chevet de leur partenaire lorsque celui-ci est hospitalisé, et de leur permettre de s’impliquer dans les décisions thérapeutiques qui concernent leur partenaire. Jusqu’à présent, aux Etats-Unis, le droit de visite était réservé aux membres de la famille et au conjoint légal du malade. Lorsque le malade n’était pas en état d’exprimer sa volonté, le rôle de la personne de confiance (celui ou celle qui s’exprime à sa place avant une prise de décision par le corps médical) était également réservé aux membres de la famille et au conjoint légal. Mais, parce que "tous les jours, dans toute l’Amérique, des patients se voient refuser l’affection et le soutien d’êtres chers", le président a demandé aux établissements de santé de "respecter les droits du patient" en l’autorisant "à choisir ses visiteurs". "Les homosexuels sont souvent empêchés de se trouver aux côtés du partenaire avec lequel ils ont partagé parfois des dizaines d’années de leur vie", a déclaré le président. "Ils se retrouvent dans l’incapacité de se rendre auprès de la personne qu’ils aiment, dans l’incapacité d’agir à sa place légalement si leur partenaire ne peut le faire."

En France, pensez à désigner votre "personne de confiance"

En tant que simple concubin, et même en temps que pacsé, vous n’êtes pas considéré comme un conjoint légal mais seulement comme un proche. En France, les visites aux patients hospitalisés ne sont soumises à aucun critère de parenté et, depuis 2002, toute personne peut désigner celui ou celle qui s’impliquera à ses côtés en cas d’hospitalisation. En effet, la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé prévoit que toute personne majeure (excepté les personnes sous tutelle) peut désigner une personne de confiance pour l’accompagner dans son parcours médical… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 User=O Description = China Airlines 747-409 LN : 409 B-18275 at Hong Kong International Airport



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