ZAMBIE : Les conditions de vie en prison, une double peine pour les détenus - TÉMOIGNAGES : En hommage à Georges - PÉDIATRIE : Publication par l’UNICEF et l’OMS d’un nouveau guide des médicaments destinés aux enfants - FRANCE : VIH et grossesse : les nouvelles recommandations de la HAS - FRANCE : Entretien avec Claude Evin (1/8) : Le VIH est « un éclairage pour l’ensemble de la prise en charge d’autres pathologies » - SUISSE : Toujours moins d’infections dues au VIH - CAMEROUN : Des anti-rétroviraux fabriqués sur place - CAMEROUN : Bibi Ngota : liberté d’expression, droit à l’information et dignité humaine - CAMEROUN : Journée de la liberté de la presse, des manifestations sous contrôle - ENQUÊTE : Un homme sur dix a déjà été voir une prostituée - PRÉVENTION : Regardez l’incroyable casting de cette pub US !

[1]
ZAMBIE : Les conditions de vie en prison, une double peine pour les détenus
JOHANNESBOURG, 30 avril 2010 (PlusNews) - En Zambie, passer du temps en prison peut parfois être synonyme de peine de mort, quels que soient le crime commis ou le jugement prononcé, car les conditions de vie derrière les barreaux ont pour conséquence des taux élevés de VIH et de tuberculose (TB), d’après un récent rapport.
La première évaluation indépendante des établissements pénitentiaires réalisée par des organisations de défenses des droits humains – Unjust and Unhealthy : HIV, TB and Abuse in Zambian Prisons (Injuste et dangereux pour la santé : VIH, TB et abus dans les prisons zambiennes) – s’est appuyée sur des interviews de membres du personnel et de détenus dans six des 86 prisons zambiennes. Les chercheurs ont observé que les mauvaises conditions de vie, la surpopulation et l’inadéquation des services de santé conduisaient à des taux élevés de VIH et de TB chez les détenus, qui ont un accès très limité aux soins. Le rapport, co-signé par ARASA (Alliance des droits et du sida en Afrique australe) et PRISCCA (Association pour les soins et le conseil en prison), une organisation de défense des droits des détenus zambiens, a noté qu’environ un tiers des détenus était en attente de jugement, et que la population de certaines prisons était plus de cinq fois supérieure aux capacités prévues. Par ailleurs, les chercheurs ont observé que, contrairement à ce que préconisent les normes internationales, aucune séparation n’était faite entre les détenus en attente de jugement et les détenus condamnés, ou entre les enfants et les adultes, ce qui multipliait les facteurs de risque de violence et d’exploitation sexuelles, qui sont souvent associées à la transmission du VIH dans les prisons. Ils ont également noté que l’inadéquation de la quantité et de la qualité de la nourriture donnait lieu à des relations sexuelles transactionnelles en échange de nourriture, et représentait un risque pour la santé des mères incarcérées et de leurs bébés… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
TÉMOIGNAGES : En hommage à Georges
Par jfl-seronet - Posté le 01 mai 2010
"La mort engloutit l’homme, elle n’engloutit pas son nom et sa réputation", affirme un proverbe africain. Elle n’engloutira pas davantage le souvenir que Georges Kanuma, militant de la lutte contre le sida au Burundi, décédé du paludisme le 14 avril 2010, laisse à ses proches, ses amis, son pays, les militants avec lesquels il a combattu contre le VIH et pour les droits des homosexuels. Michel et David, militants à AIDES, lui rendent hommage.
"Nous nous sommes rencontrés à Bamako en 2008. Pour un projet d’article, il m’avait raconté un bout de sa vie : une vie d’homme dans un pays pauvre d’Afrique et en guerre, mais aussi une vie d’homosexuel, comme moi, comme beaucoup d’entre nous. Les premières "émotions" à l’école, sous la douche avec des copains, l’incompréhension de ce qui lui arrivait, l’envie que tout s’arrête, les insultes à l’école, l’annonce à sa famille.... Mais une vie aussi avec des coups de foudres, des rencontres, de l’amour (…) C’est au cœur de la pauvreté de Bujumbura qu’il va trouver du soutien, de la solidarité et surtout l’envie de se battre contre la violence dont lui et ses amis homosexuels sont victimes, et se battre aussi contre le VIH qui tue ses amis", rappelle David qui a milité avec Georges à Africagay contre le sida. Georges travaillait à l’ANSS (association nationale de soutien aux séropositifs et malades du sida) au Burundi. Il participait à l’aventure d’Africagay contre le sida depuis le début. Une aventure dont l’ANSS, en la personne de Georges, était, avec d’autres, à l’origine. "Georges fut l’une des chevilles ouvrières de ce mouvement, ne ménageant pas ses efforts pour agir, communiquer, en Afrique, en Europe, lors de la Conférence mondiale sur le VIH/sida de Mexico… Il a été omniprésent, hyperactif… J’ai rencontré Georges il y a trois ans exactement (…) Je veux retenir de lui sa gentillesse incroyable, son rire tonitruant, son culot teinté de timidité, ses grands yeux de manga qui s’embuaient si facilement dès que les sentiments faisaient leur apparition (…) J’ai été séduit par sa volonté de se battre pour les autres. Son abnégation était visible et véritable. Il ne se battait pour un pouvoir personnel. Il ne se battait pas pour se mettre en avant, pour montrer sa figure ou ses habits. Il se battait pour un monde meilleur, pour une vie meilleure pour ceux qui, comme lui, vivaient une homosexualité interdite", se souvient Michel qui a beaucoup travaillé avec Georges au sein d’Africagay contre le sida. David se rappelle les "prises de parole courageuses et brillantes" de Georges et de son "enthousiasme inébranlable et communicatif. Mais aussi de longues soirées ou journées de discussions et de rires, avec Dunhill rouge et whisky ! Georges était mon ami. Je suis triste". "Georges est parti et il nous laisse là tous déboussolés. Des témoignages ont afflué de toutes parts pour décrire la douleur, incarner la profondeur de l’attachement qu’on lui vouait, dire la grandeur de son amour de la vie, la curiosité qu’il avait pour les autres, dépeindre sa beauté intérieure (…) le plus bel hommage que nous pouvons rendre à Georges, c’est de perpétuer son combat, sur les droits des homosexuels, dans un pays, le Burundi, qui, désormais, pénalise cette orientation sexuelle. Georges était un chevalier sans armure combattant la nuit imposée par les obscurantistes de tous poils. Aujourd’hui, il est parti. Nous allons transformer notre peine en rage, et notre rage en énergie. D’autres vont se lever pour continuer son œuvre et la gagner, car la liberté et le progrès ont toujours triomphé de la haine et de la bêtise", affirme Michel. Énergique, généreux, amical, fraternel, passionné, Georges a marqué ceux qu’il rencontrait. Courageux, il était à l’image de ce proverbe, africain tout comme lui : "Si tu avances, tu meurs. Si tu recules, tu meurs. Alors pourquoi reculer ?"
Source : http://www.seronet.info/
PÉDIATRIE : Publication par l’UNICEF et l’OMS d’un nouveau guide des médicaments destinés aux enfants
29 AVRIL 2010 | GENÈVE — Une nouvelle publication dressant la liste des médicaments formulés pour les enfants a été mise en ligne par l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé pour aider les médecins et les organisations à se procurer près de 240 médicaments essentiels susceptibles de sauver des vies d’enfants.
« On estime que neuf millions d’enfants meurent chaque année de causes évitables qui pourraient être traitées. Une meilleure offre de médicaments sûrs spécifiquement destinés aux enfants et un accès amélioré à ceux-ci sont encore loin d’être une réalité pour de nombreux enfants des pays pauvres. Cette publication, unique en son genre, sera utile aux organisations et au personnel chargés de l’achat des médicaments pour savoir où se procurer ceux-ci et à quel prix », a déclaré Hans Hogerzeil, Directeur du Département Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques à l’OMS. Plus de la moitié de ces décès sont provoqués par des maladies qui pourraient être traitées au moyen de médicaments essentiels sûrs, adaptés aux enfants : les infections respiratoires aiguës / la pneumonie (17 %) ; les maladies diarrhéiques (17 %) ; les infections néonatales graves (9 %) ; le paludisme (7 %) et le VIH/sida (2 %). La deuxième édition de la publication Sources and Prices of Selected Medicines for Children contient des informations détaillées et à jour sur 612 formulations pédiatriques différentes de 240 médicaments figurant sur la Liste modèle OMS des médicaments essentiels pour les enfants, ainsi que des aliments thérapeutiques et des compléments en vitamines et minéraux, pour traiter les principales maladies et problèmes de santé de l’enfant. Ces informations sont indispensables aux partenaires de l’action de santé et de développement chargés de l’approvisionnement en médicaments essentiels pour les enfants. Le guide note que le nombre de sources est limité en ce qui concerne le traitement pédiatrique de la diarrhée et du VIH/sida, et qu’il reste encore difficile d’obtenir des médicaments adaptés à l’enfant pour traiter les infections tropicales endémiques en Afrique et en Asie… (suite de l’article)
Source : http://www.who.int/
FRANCE : VIH et grossesse : les nouvelles recommandations de la HAS
Rédigé le 3 mai 2010
La prise en charge de la grossesse et des nouveau-nés de femmes enceintes séropositives pour le VIH présente des spécificités et il est nécessaire que ces patientes soient confiées à des équipes spécialisées multidisciplinaires. La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié récemment des recommandations de bonnes pratiques sur l’orientation des femmes enceintes dans les maternités, en cas de risque obstétrical fœtal ou maternel avéré. Ces recommandations viennent compléter celles publiées en juillet 2007.
Ces recommandations visent à optimiser l’adéquation de la prise en charge des femmes enceintes en fonction du type de maternité mais également d’homogénéiser les bonnes pratiques de décision d’orientation, face à des risques obstétricaux identifiés. La prise en charge des femmes enceintes VIH+ a pour but de diminuer le risque de transmission materno-foetale (TMF) au cours de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum. En France, on compte environ 1 500 accouchements de femmes VIH+ par an. Selon les données de l’Enquête périnatale française (EPF), cohorte prospective initiée par l’ANRS (Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales), le nombre d’accouchements de femmes infectées par le VIH a plus que doublé en dix ans. Les femmes incluses dans cette cohorte sont d’environ 1 000 par an depuis 2000 et en estimant qu’elle rassemble près de 70 pour 100 des accouchements de femmes infectées par le VIH, cela représente 1 500 accouchements par an. Dans l’EPF, un tiers des naissances enregistrées surviennent chez des femmes qui ont déjà accouché une fois ou plus depuis qu’elles connaissent leur séropositivité au VIH. La plupart des femmes ont été contaminées par voie hétérosexuelle, et les deux tiers sont originaires d’Afrique subsaharienne… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr/
FRANCE : Entretien avec Claude Evin (1/8) : Le VIH est « un éclairage pour l’ensemble de la prise en charge d’autres pathologies »
3 mai 2010 (lemegalodon.net)
Reda : Si vous deviez résumer en une phrase en quoi l’Agence de Santé pourrait être un mieux, un plus pour la santé des personnes ?
Claude Evin : En une phrase c’est permettre que l’organisation des soins et le lien avec la prévention soient mieux organisés sur la région et notamment sur la région Île-de-France puisque c’est ma responsabilité.
Samantha : Bonjour Reda
Reda : Bonjour Samantha et bonjour aux auditeurs et auditrices de l’émission de radio Survivre au sida.
Samantha : Aujourd’hui tu as rencontré Claude Evin, peux-tu nous le présenter ?
Reda : Je crois qu’il n’y a pas besoin de le présenter vu qu’il y a des lois qui portent son nom. C’est un ancien ministre de la santé, aujourd’hui il est directeur d’une nouvelle structure qui s’appelle l’Agence Régionale de Santé qui regroupe les acteurs étatiques de la santé publique en Île-de-France et dans chaque région. Cette grosse machine, cette Agence Régionale de Santé va prendre des décisions qui vont avoir des conséquences peut-être dramatiques dans la vie de toutes les personnes séropositives et donc pour tous ceux et celles qui les aiment… (suite de l’article)
Source : http://lemegalodon.net/
SUISSE : Toujours moins d’infections dues au VIH
Les cas de sida sont en nette baisse en Suisse.
03 mai 2010
(ap)
« En raison d’annonces tardives, le nombre d’infections dues au VIH diagnostiquées en 2009 s’est alourdi pour atteindre 646 », a annoncé lundi l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). En effet, 55 annonces tardives ne sont parvenues à Berne que durant les trois premiers mois de 2010. Néanmoins, la baisse de près de 17% par rapport à 2008 reste « impressionnante », affirment les experts fédéraux. En outre, les annonces reçues durant le premier trimestre 2010 confirment cette tendance. Elle devrait se poursuivre en 2010.
Source : http://www.20min.ch/
CAMEROUN : Des anti-rétroviraux fabriqués sur place
Mohamadou Houmfa
29 Avril 2010
Malgré les campagnes de sensibilisation et de prévention sur le SIDA, la pandémie continue de faire des ravages au Cameroun. Selon les chiffres du plan stratégique de lutte contre le SIDA, ce pays a enregistré environ 60.000 nouvelles infections en 2009 et 33.000 décès liés à la maladie.
La prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA constitue un axe majeur de la politique sanitaire de l’État camerounais soutenu par ses partenaires internationaux. Pour 2010 par exemple, selon les chiffres du Comité national de lutte contre le SIDA (CNLS), le Cameroun dépensera quelque 490,9 millions de francs CFA (environ un million de dollars) pour l’accès aux traitements et soins en faveur des enfants et adultes vivant avec le VIH/SIDA. Face aux dépenses considérables consacrées à l’achat des médicaments pour soigner les malades du SIDA, un nouvel espoir est venu de Douala, la capitale économique du Cameroun, où a été inauguré, le 8 avril, le laboratoire de la Compagnie industrielle pharmaceutique (Cinpharm). La Cinpharm envisage de fabriquer, à partir de juin, des médicaments génériques parmi lesquels les anti-rétroviraux (ARV) à des prix coûtant de 30 pour cent à 40 pour cent moins chers - et d’égale qualité - que ceux disponibles actuellement sur le marché national. L’implantation de ce laboratoire pharmaceutique ne sera pas seulement une aubaine pour le gouvernement du Cameroun qui pourra réaliser de substantielles économies dans l’acquisition des ARV. Les malades du SIDA se sentiront aussi soulagés. Selon le fondateur du Cinpharm, Célestin Tawamba, le coût global des investissements mobilisés pour l’implantation du laboratoire, s’élève à quelque 11 milliards FCFA (environ 22,9 millions de dollars). « Le gouvernement ne subventionne que les anti-rétroviraux de première ligne et de deuxième ligne. Les ARV de troisième ligne ne sont pas encore subventionnés et coûtent extrêmement chers. Les malades qui sont sous ARV de troisième ligne doivent se prendre en charge eux-mêmes », a expliqué à IPS, Hilarion Fortuné Manga, président du comité directoire du Réseau des associations des personnes affectées ou infectées par le VIH au Cameroun (Rapaic). Pour les malades du SIDA sous ARV de troisième ligne, la fabrication de ces ARV au Cameroun sera un soulagement car la plupart des personnes qui ont développé une résistance aux ARV de deuxième ligne doivent souvent être évacués vers les pays développés pour le traitement aux ARV de troisième ligne. Comme les ARV de première ligne et de deuxième ligne sont gratuits pour les malades depuis 2007 dans ce pays d’Afrique centrale, les ARV de troisième ligne seront également subventionnés dès qu’ils seront disponibles au laboratoire du Cinpharm, affirme Dr Ibilié Abessouguié, secrétaire exécutif du CNLS… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com/
CAMEROUN : Bibi Ngota : liberté d’expression, droit à l’information et dignité humaine au Cameroun
(03/05/2010)
Au regard du décès du journaliste Bibi Ngota, Christian Djoko, jeune étudiant camerounais, pose la question de la liberté d’expression et de la dignité humaine au Cameroun.
Par Christian Djoko
« Au clair de la lune, mon ami Zongo. Refusa de bâillonner sa plume au Burkina Faso et Zongo est mort, brûlé par le feu. Que justice soit faite pour l’amour de Dieu ».
Voilà le cri de cœur que lançait il y a 10 ans le chanteur ivoirien Alpha Bondy, afin que lumière soit faite autour du décès tragique du journaliste Nobert Zongo qui enquêtait sur une sordide affaire de meurtre au sein de la garde présidentielle burkinabé. Ce cri circonstanciel sous fond de musique, était en même temps un vibrant plaidoyer pour le respect et la protection des journalistes dans l’exercice de leur fonction.
Au regard de l’actualité juridico-journalistique camerounaise, comment ne pas raviver, ranimer, darder à nouveau ce cri ?
Jeudi 22 avril 2010, en faisant notre revue de presse quotidienne de l’actualité camerounaise, nous apprenions avec étonnement et consternation le décès en détention préventive de M. NGOTA NGOTA Germain Cyrille, Directeur de Publication du journal « Cameroun Express », connu sous le pseudonyme de « Bibi » Ngota. Selon plusieurs sources concordantes, ce journaliste en date du 10 mars 2010 (jour de son arrestation) présentait des antécédents hypertensifs et souffrait d’une hernie. Celui-ci aurait essuyé à plusieurs reprises le refus de se voir administrer des soins alors que son état de santé claudiquant l’exigeait. À en croire sa mère et plusieurs de ses collègues (avant son incarcération à la prison centrale Kondengui) Bibi Ngota aurait été sujet à un « interrogatoire musclé » de la part des éléments de la Direction Générale des Renseignements Extérieurs (DGRE). C’est au regard de cette circonstance qu’Henriette Ekwé, la directrice du Journal Bebela, avait publié le 04 mars 2010 une tribune dans laquelle, elle dénonçait une série d’actes de torture commis à l’endroit de Bibi Ngota et de ses coaccusés. « Il sera sévèrement torturé », décrira également une source du quotidien Le Messager du 27 avril 20102. La mère du défunt ne dira d’ailleurs pas le contraire. Dans une interview accordée au Journal La Météo, elle dit explicitement que : « les conditions de vie auxquelles il (Bibi Ngota) a été soumis tant à la Pj qu’à Kondengui étaient insoutenables. Et dans ce milieu insalubre, il a attrapé la gale, et son état s’est empiré ». Plus loin encore, interrogée sur les raisons du décès de son fils, cette dame meurtrie affirme sans détour : « J’ai attiré l’attention des autorités judiciaires sur l’état de santé de mon fils, malheureusement, personne n’a voulu m’écouter. En plus, sa demande d’évacuation avait été rejetée par le régisseur. Mon fils n’est pas décédé d’une mort naturelle. Il a subi trop de tortures ».
Rappelons brièvement la genèse même de cette scabreuse affaire.
M. Ngota était l’un des trois journalistes placés en détention provisoire dans une affaire leur opposant au Secrétaire général de la présidence du Cameroun. Les autorités Camerounaises soupçonnent en effet Serge Sabouang, Robert Mintya et Ngota Ngota Germain de « coaction de faux en écriture » d’un document imitant la signature du secrétaire général de la présidence de la République (SG/PR), Laurent Esso, et visant précisément à le discréditer. Daté du 20 juin 2008 ledit document, est une instruction donnée par le SG/PR à l’administrateur - directeur général de la Société nationale des hydrocarbures, de verser une commission globale de 1,342 milliards FCFA à 3personnes, respectivement consultant, directeurs généraux du Chantier naval et du Port autonome de Douala. Cette somme représenterait des « frais de commission » dans le cadre de l’acquisition d’un bateau-hôtel par la SNH, dont le président du conseil d’administration n’est autre que le SG/PR. Au-delà de la culpabilité avérée ou non de Bibi et de ses coaccusés pour les faits qui leurs sont reprochés, cette mort tragique devrait troubler nos consciences et nous inviter à une réflexion radicale et sans ambages sur la situation de la liberté d’expression, du droit à l’information et de la dignité humaine au Cameroun. Constatons que depuis le 10 mars 2010 date de l’arrestation de Bibi Ngota jusqu’à son décès dans la nuit du 21 au 22 avril 2010, de nombreuses organisations et groupe de presse n’ont de cesse d’attirer l’attention des autorités camerounaises sur les conditions de détention de ce journaliste en particulier et sur les menaces qui pèsent sur la profession en général. Reporters Sans frontières (RSF) exprimait dans son communiqué du 20 avril 2010 « sa vive inquiétude concernant l’état de santé de trois directeurs de publications, détenus depuis le 10 mars 2010 à la prison de Kondengui, à Yaoundé, et demand(ait) leur libération immédiate (…)Si les autorités n’engagent aucune action au plus vite, poursuit l’organisation, leur état de santé risque de se dégrader considérablement et leur vie pourrait être mise en danger ». Mêmement, dans un communiqué daté du 10 avril 2010 le Syndicat National des Journalistes du Cameroun condamnait explicitement : « les harcèlements judiciaires, les mauvais traitements, les arrestations et incarcérations de journalistes, actes qui ont pris de l’ampleur ces derniers mois à l’approche de l’élection présidentielle de 2011 ».
Rétrospectivement, il faut bien constater pour le déplorer que ces différentes alertes sont restées lettre morte.
S’appuyant sur un rapport administratif diligenté à la suite de l’onde de choc provoqué par l’annonce du journaliste Ngota, les sources officielles (ministre de la Communication) affirment que ce dernier avait une sérologie VIH positif et serait de fait décédé de suite d’« infections opportunistes dans un contexte où le système immunitaire était complètement effondré. » Information du reste, formellement et énergiquement rejetée par sa famille. Dans l’hypothèse même où il était effectivement séropositif, pourquoi rien n’a été fait, afin de ménager son état immunitaire en dégradation continue du fait des conditions d’incarcération et carcérales ? Le rapport que cite le porte-parole du gouvernement révèle également que l’information faisant état de la séropositivité de Ngota était disponible depuis le 05 avril, soit 17 jours avant sa mort. Dès lors, pourquoi ce prévenu n’a-t-il pas bénéficié d’un traitement carcéral adéquat lié à son état de santé claudiquant ?... (suite de l’article)
Source : http://www.bonaberi.com/
CAMEROUN : Journée de la liberté de la presse Cameroun, des manifestations sous contrôle
Par Idriss Linge - 03/05/2010
Un dispositif policier léger, certes, mais présent a été déployé ce 3 mai dans la ville de Yaoundé pour éviter les débordements
Présence d’un léger dispositif policier
La célébration de la journée internationale de la liberté de la presse se célèbre ce lundi 3 mai 2010 dans la capitale camerounaise, sous présence légère de la police. La mort du journaliste Bibi Ngota et les différentes interventions du ministre en charge de la communication sur le sujet font craindre aux autorités des risques de débordement. Pour marquer cette journée, les syndicats de journalistes ont prévu de faire un sit-in de protestation devant les édifices de la région pour les autres villes et le premier ministère pour la ville de Yaoundé. C’est principalement l’accès à ces édifices qui est mis sous contrôle dans la ville de Yaoundé. Pourtant, l’Union des journalistes du Cameroun a tenu à préciser que les manifestations entreprises devant le Premier ministère n’avaient pas de relation avec la mort du journaliste. La décision de faire un sit-in de revendication a été consigné dans un mémorandum qui est très antérieur au décès de notre confrère ; et je dois préciser que c’est un sit-in pacifique sans casse et autre affirme Nta à Bitang, le Secrétaire général de ce syndicat. Un discours différent au syndicat national des journalistes du Cameroun. Nous avions prévu de faire à l’occasion de cette journée des séries de formations et de campagnes de sensibilisation pour une amélioration des conditions de travail des journalistes, mais la mort de notre confrère nous impose de protester contre la persécution permanente du pouvoir politique et des membres qui le constituent, déclare pour sa part un des responsable du SNJC. Selon leurs déclarations, les journalistes exerçant dans les régions sont invité à faire pareil.
Célébration en grande pompes par l’État
L’État et surtout le ministre de la Communication ne s’est pas prononcé sur ces intentions de protestation. Mais au vu de dispositif policier léger, on imagine que l’initiative des syndicats est mal perçue. Le gouvernement en ce jour a prévu un ensemble de festivités. Une série d’activités est ouverte depuis 9h (locales) ce matin, avec les manifestations organisées par l’Unesco au palais des Congrès de Yaoundé et à l’occasion desquelles le ministre interviendra dans un discours. À 13h à l’esplanade du ministère de la Communication 250 journalistes formés à l’utilisation des logiciels Word et de l’internet se verront remettre des diplômes. Des journées portes ouvertes des métiers de la communication sont également prévues dans l’après-midi, avant la projection à 16h, dans un hôtel de la place, d’un documentaire de 26 minutes titré « la presse au Cameroun, une onde de liberté ». Lequel documentaire sera diffusé le même soir sur les chaînes de télévisions nationales. Je vous invite à vous mobiliser sans réserve, a exhorté Issa Tchiroma à l’endroit des journalistes dont la participation conditionnera le succès de ce que le Mincom souhaite être un moment fort dans la vie de la profession. Les célébrations ont débuté depuis mercredi avec le vernissage d’une exposition présentant les différentes évolutions de la presse camerounaise et la tenue le lendemain d’une table ronde sur les problèmes de la profession… (suite de l’article)
Source : http://www.journalducameroun.com/
ENQUÊTE : Un homme sur dix a déjà été voir une prostituée
Dé.L.
02/05/10
Dans le monde, un homme sur dix a déjà été voir une prostituée. En Chine, 25% de la population masculine a déjà payé pour l’amour tandis que 20% de leurs voisins coréens se paient une prostituée quatre fois par mois. Les hommes qui les visitent sont âgés entre 35 et 44 ans en moyenne. Ils y ont recours parce qu’ils veulent satisfaire leur désir sexuel, un physique spécifique, une femme d’une race spécifique et ils ont font généralement l’expérience parce qu’ils sont malheureux dans leur couple.
22 pays ont légalisé la prostitution, notamment l’Autriche, l’Allemagne, la Grèce, la Suisse et les Pays-Bas. L’industrie de la prostitution est la plus importante en Thaïlande et au Japon. Elle génère respectivement 35 et 27 milliards de recettes. Au Pays-Bas par exemple, elle ne génère qu’un milliard de recettes. Aux États-Unis, la prostitution est généralement interdite. Chaque année, 80.000 personnes sont arrêtées à cause de ça. Seulement 10% de ceux qui atterrissent au commissariat sont clients, les 90% restants sont des prostituées. 20% sont des hommes, 70% des femmes. Cela coûte 200 millions de dollars par an aux contribuables américains en frais de justice et de prison… (suite de l’article)
Source : http://www.7sur7.be/
PRÉVENTION : Regardez l’incroyable casting de cette pub US !
2 mai 2010
C’est un casting incroyable qui a été réuni pour cette publicité ! Il faut dire que c’est pour une bonne cause, puisqu’il s’agit de sensibiliser les américains au prix des anti-viraux qui permettent de lutter contre le SIDA.
40cents par jour... Voilà ce que cela coûte et chaque star explique ce qu’on peut faire avec 40 cts... Cette pub sera diffusée à partir du 24 mai par RED, une association créée par Bono, le chanteur de U2, qui aide à récolter des dons pour le fond global de lutte contre le Sida… (suite de l’article)
Source : http://www.jeanmarcmorandini.com/