Actualités VIH

Texte publi� le lundi 10 mai 2010.

CANADA : Montréal : Jean-Pierre Bélisle, un activiste de la première heure, nous a quittés - ROUMANIE : Rupture de traitement ARV : Futurs traitements du VIH : la rilpivirine en bonne voie - CANADA : Saskatchewan : VIH-sida : La province annonce un plan d’action - CANADA : Le VIH et l’hépatite C en Alberta - OPINION : Le sida, tout de suite ! - CHINE : Un responsable d’ONG contraint de fuir - CHINE : Forte augmentation du VIH/Sida parmi les hommes ayant des relations sexuelles entre eux - CHINE : La Chine envisage un contrôle de routine du sida pour les femmes enceintes - CÔTE D’IVOIRE : VIH/sida : Un taux de prévalence de 5,45 à la Maca, dans les prisons de Dabou et de Sassandra - MONDE : Un casse-tête pour les voyageurs séropositifs - SÉNÉGAL : Avec un taux de vulnérabilité au VIH élevé : Kédougou comparé au Kwa Zulu Natal en Afrique du Sud - FRANCE : Trois séropositifs répondent à Claude Evin (1/4) : Qui doit être prioritaire en matière de prévention et de soutien face au sida ? - FRANCE : Trois séropositifs répondent à Claude Evin (2/4) : Comment répondre aux besoins des femmes qui apprennent leur séropositivité en cours de grossesse ? - FRANCE : Trois séropositifs répondent à Claude Evin (3/4) : Trop d’argent pour lutter contre le sida, pas assez pour les séropositifs ? - FRANCE : Trois séropositifs répondent à Claude Evin (4/4) : À quoi sert la trithérapie, si c’est pour se retrouver avec une vie sans saveur et sans amour ? - H1N1 : voici le contrat entre GSK et le gouvernement belge

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CANADA : Montréal : Jean-Pierre Bélisle, un activiste de la première heure, nous a quittés

Samedi, 8 mai 2010

Note de Fréquence VIH : C’est avec une immense tristesse que nous apprenons le décès de Jean-Pierre Bélisle, un activiste de la première heure dans le domaine du VIH-sida au Québec et au Canada.

Tout juste avant Noël, Jean-Pierre nous faisait parvenir ce message :

Hôpital Notre-Dame, Montréal, 24 décembre 2009.

À mon homme Glenn, aux membres de ma famille, mes familles, mon clan, aux amis, amies et collègues, médecins, soignants, je dis merci d’être et d’exister, car c’est vous qui me donnez la force de continuer. Mon homme et moi avons beaucoup souffert ces dernières semaines. Ce n’était pas le plan. Ce n’était pas le géant qui devait s’écrouler devant l’ange. Cela s’est produit le 4 décembre dernier. Le géant a frôlé la mort. Il y avait un trop plein dans son cerveau. Le géant a un cancer du poumon. Quelle surprise docteur ! Lui, gros fumeur ! Mais pourquoi ce cancer s’attaque-t-il aussi à son cerveau ? Est-il ailleurs ? Sur sa civière, le géant a songé à en finir. Il le pouvait. Puis, lentement, lentement, il a pensé à chacun de vous, à ce qu’il ne complèterait jamais. Il a pensé à sa vie, ses victoires, ses échecs. Il a pensé à ses rêves qu’il ne pourrait plus jamais réaliser. Le géant a dit NON. Le géant complétera ce qu’il a promis, il tentera de réparer certaines erreurs et il réalisera des rêves à nouveau. Le géant vivra. Il prendra le temps de revoir chacun de vous. Trois mois, six mois, un an, plus ? Pour l’instant, on vérifie tout cela. Le plan d’attaque se construit et une première salve pour déloger le bobo dans le coco est déjà confirmée pour mercredi prochain, le 30 décembre. Le géant est soutenu par une belle et forte équipe de neurologues, pneumologues, oncologues, microbiologistes, etc. Il assume enfin sa revendication du patient expert de son corps. Utopie ? Peut-être ! Mais le géant rêveur s’amuse et se bat. Il vous surprendra. À ceux et celles, pour qui cela a un sens, moi, Jean-Pierre, le géant, je vous souhaite un Joyeux Noël 2009. Qu’il soit aussi paisible que le mien.

Mais aujourd’hui la nouvelle est celle-ci :

Source : www.urgelbourgie.com

À Montréal, le 6 mai 2010, à l’âge de 54 ans est décédé Jean-Pierre Bélisle, chercheur au HEC, conjoint de Glenn Fash.

Outre son conjoint il laisse dans le deuil ses parents Mariette et Robert Bélisle, ses frères André (Lynda), Yvan (Danielle) et sa sœur Josée, ses neveux Maxime, Patrice, Jérémie et Edmond ainsi que d’autres parents et amis.

Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Palli-Ami.

La famille accueillera parents et amis au 1255 Beaumont, Mont-Royal

Heures des visites

Samedi, le 15 mai 2010

13h30 à 14h30

Les funérailles auront lieu le 15 mai 2010, 14h30 à l’adresse suivante : chapelle du complexe.

Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.

Source : http://www.urgelbourgie.com/

ROUMANIE : Rupture de traitement en Roumanie

Le 10 mai 2010

Cela fait deux mois que les personnes séropositives n’ont plus accès aux traitements anti-VIH, en Roumanie. Jusqu’à la semaine dernière, les malades ayant les moyens de se déplacer pouvaient encore s’approvisionner à l’Institut National des Maladies Infectieuses de Bucarest mais, parce que le centre sera bientôt en rupture de stock, il ne fournit plus que ceux qui résident dans la capitale. La vie de plus de 7000 personnes est mise en jeu. Après avoir interpellé, sans succès, les responsables politiques de Roumanie, SENS POSITIV et l’association roumaine ARAS - deux ONG spécialisées dans la lutte contre le VIH/sida – appellent à la solidarité mondiale, et ont lancé une pétition pour attirer l’attention des autorités sur la situation alarmante du pays. La pétition, rédigée en roumain et intitulée "L’espoir des personnes séropositives se réduit à chaque instant", est disponible sur le site PetitieOnline.ro.

Source : http://www.seronet.info/

ARV : Futurs traitements du VIH : la rilpivirine en bonne voie

samedi 8 mai 2010

Laurent Rossignol

La rilpivirine, une nouvelle molécule anti-VIH, vient d’apporter la preuve qu’elle n’est pas inférieure à l’éfavirenz (Sustiva®) après 48 semaines d’administration chez les patient-es traité-es pour la première fois, selon la société Tibotec, qui la développe. La rilpivirine (TMC278) est un nouveau médicament de la classe des INNTI (inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse ou « analogues non nucléosidiques »).

Les résultats de l’étude, qui se poursuit actuellement jusqu’à à 96 semaines, devraient être communiquées dans le courant de l’année 2010, et la demande d’AMM (autorisation de mise sur le marché) en vue de la commercialisation du produit pourrait être adressée à la FDA (Food and Drug Administration) au troisième trimestre 2010. Le laboratoire Gilead, qui envisage le développement d’un nouveau comprimé « tout-en-un » à prendre en une seule fois par jour, constitué de rilpivirine et de ses propres molécules ténéfovir et emtricitabine, contenues dans Truvada®, a annoncé dans la foulée qu’il poursuivait ses travaux. Si cette combinaison à dose fixe rilpivirine-Truvada® voit le jour et est approuvée par le FDA, ce sera la seconde trithérapie en un comprimé par jour, après Atripla® - et avant le « quad ».

Source : Aidsmap (en anglais)

Source : http://www.sida-info-service.org/

CANADA : Saskatchewan : VIH-sida : La province annonce un plan d’action

Mise à jour le vendredi 7 mai 2010

La Saskatchewan a annoncé jeudi qu’elle se dote d’un plan d’action de trois ans pour lutter contre le VIH-sida. La médecin en chef de la province, Moira McKinnon, espère faire baisser le nombre de nouveaux cas d’ici 2015.

Rappelons que le taux de VIH-sida atteint des sommets en Saskatchewan. En plus d’être le plus élevé au pays, il est environ deux fois supérieur à la moyenne canadienne. Mme McKinnon croit que cela a assez duré. Jeudi, elle a présenté une stratégie qui mettra à contribution plusieurs ministères. Son plan prévoit une hausse des tests de dépistage. Les autorités de la santé publique souhaitent aussi offrir un meilleur accès aux traitements, mettre à contribution les organismes communautaires et réduire la stigmatisation.

Un plan qui fait des mécontents

L’organisme AIDS Saskatoon, qui vient en aide aux séropositifs, a été consulté dans le processus. La directrice de l’organisme, Nicole White, estime que même si le plan de Mme McKinnon est prometteur, tout n’est pas rose. Mme White déplore que la stratégie proposée par la province ne contienne ni échéancier, ni ressources financières. L’absence de mesures financières et d’échéancier soulève l’ire de plusieurs autres intervenants du milieu. Questionnée à savoir quel serait le montant d’argent alloué au plan d’action, Mme McKinnon s’est contentée de dire qu’il « coûtera cher »… (suite de l’article)

Source : http://www.radio-canada.ca/

CANADA : Le VIH et l’hépatite C en Alberta

Date d’affichage : 07/05/2010

Sean R. Hosein

Des chercheurs de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et des Alberta Health Services ont mené une étude auprès d’une cohorte de consommateurs de drogues injectables afin de mieux comprendre les épidémies du VIH et de l’hépatite C (VHC) chez cette population. L’équipe s’est concentrée sur la ville d’Edmonton et y a découvert des taux relativement élevés de VIH et de VHC chez les utilisateurs de drogues injectables (UDI). Dans leur rapport, les chercheurs affirment que les UDI ont des « besoins complexes » et font valoir que les programmes visant à aider cette communauté à surmonter nombre de problèmes – toxicomanie, problèmes de santé physique et mentale et autres – doivent se poursuivre.

Détails de l’étude

En 2005, des chercheurs ont recruté des UDI d’Edmonton dans le cadre d’une étude canadienne appelée I-Track. Cette étude a été conçue par l’ASPC pour évaluer les comportements à risque élevé et les taux d’infections virales comme le VIH et l’hépatite C chez les UDI canadiens. Des échantillons de sang ont été recueillis et analysés dans les Laboratoires nationaux du VIH et de rétrovirologie de l’ASPC. Puisque le dépistage du VIH s’est fait de façon anonyme, les participants n’ont pas reçu leurs résultats, car les chercheurs n’étaient pas en mesure d’associer un résultat quelconque à une personne en particulier. Les participants qui le voulaient avaient cependant l’option de se faire tester pour le VIH et le VHC dans le cadre de programmes de dépistage régionaux qui se déroulaient parallèlement à l’étude de l’ASPC. Le personnel infirmier de l’étude a interviewé les participants au sujet de leur vie et de leurs comportements… (suite de l’article)

Source : http://www.catie.ca/

OPINION : Le sida, tout de suite !

par Didier Lestrade - Jeudi 06 mai 2010

Journaliste, écrivain, co-fondateur d’Act Up Paris et de Têtu, Didier Lestrade a toujours été en dehors du placard, comme gay, comme séropositif ou comme activiste. On dit qu’il est méchant, en fait il dit juste ce qu’il pense.

Parfois, je ferme ma gueule sur le sida pendant un mois ou deux, pour voir ce qui se passe. Après avoir somnolé durant tout le Sidaction 2010, mortel d’ennui (non, en fait, je crois bien avoir dormi, merci), je me suis dit que ça serait bien d’annoncer des news plus intéressantes. Vous n’en avez pas entendu parler lors du Sidaction, ça faisait trop tâche. Les dernières données de l’UNAIDS montrent que les nouvelles contaminations américaines par VIH sont 44 fois plus élevées chez les gays que chez les hommes hétéros et 40 fois plus importantes que chez les femmes. De son côté, le 10 mars dernier, le CDC américain a rendu publics les derniers chiffres du sida et de la syphilis. La même chose se passe dans la communauté gay chinoise. Se pose alors une question relayée par The Examiner : Est-ce que le sida est redevenu une maladie gay ?

Après vingt années pendant lesquelles nous nous sommes battus contre l’idée du « cancer gay », le concept réapparaît à nouveau. Merci le relapse et le bareback. Avec une petite différence. Avant, le « sida gay », c’était un truc de blancs. Aujourd’hui, le « sida gay » est un truc de noirs. Une nouvelle étude publiée le 25 mars dernier montre qu’un homosexuel sur sept est séropositif dans la région de Washington, DC. C’est 14 fois plus que pour le reste de la population de l’État. Et parmi ces séropositifs, les hommes noirs sont représentés à niveau de 60% alors que les homosexuels blancs ne représentent que 35%. Et ne croyez pas que ce soit différent en France. Chez nous, on n’a pas de statistiques ethniques donc on ne peut que supposer. Cette étude menée par l’Administration HIV/AIDS de Washington surveille depuis 2008 les hommes à la gym, dans les bars et les clubs. Plus de 40% de ces hommes ne savaient qu’ils vivaient avec le VIH avant l’étude et un tiers ne connaissait pas le statut sérologique du partenaire principal (super !). L’étude a montré que presque 40% de ces hommes n’avaient pas utilisé de préservatif avec leur dernier partenaire. Seule bonne nouvelle de l’enquête : les jeunes avaient tendance à mieux se protéger que les hommes plus âgés. Depuis cette enquête, les autorités sanitaires de Washington conseillent aux gays de se faire dépister deux fois par an. En France, on dit simplement qu’il faut se faire tester "plus et mieux".

Se faire dépister 2 fois par an ?

Oui, vous avez bien lu. Si vous êtes séronégatif, on vous conseille grandement de faire un test de dépistage deux fois par an. De fait, tout va plus vite, dans le sida aussi. Pendant ce temps, une dépêche d’Aidsmap, en Angleterre, révèle que le taux de résistance à au moins une classe d’antirétroviral atteint 17% au bout de huit années de traitement. Un peu plus du quart des 7891 personnes suivies ont subi un échec virologique durant ces huit années de suivi. L’étude a été publiée dans l’édition du 1er mai de Clinical Infectious Diseases Resistance. Les investigateurs de l’étude disent : « Quand on prend en compte la prise de ces thérapies antirétrovirales pendant toute une vie, de tels niveaux de résistance sont inquiétants ». Bien sûr, l’émergence de ces résistances n’est pas la même pour toutes les personnes séropositives de l’étude. Les personnes plus âgées ou les femmes avaient moins de résistance (peut-être prennent-elles mieux leurs médicaments ?) et plus tôt le traitement avait été pris, et plus rares étaient les échecs virologiques. Après tout, cette montée des résistances aux ARV n’est pas nouvelle. L’étude mentionnée ci-dessus a débuté à la fin des années 90, quand les traitements n’étaient pas encore les plus efficaces (remember Crixivan ?). Et de nombreux chercheurs pensent que les taux de résistances pourront être revus à la baisse à partir du moment où de nouvelles molécules, pus puissantes, permettront de supprimer la réplication virale dans le sang. Un article de Science Daily du 29 janvier dernier faisait état du développement d’un gel vaginal possédant un nouvel NRTI, EfdA, qui est supposée être 60.000 fois plus puissant que les traitements anti-VIH actuellement commercialisés. Une équipe d’Université du Missouri est en train de développer ce qui pourrait être, enfin, une barrière efficace contre le VIH : « EfdA est assimilé très rapidement, reste longtemps dans le corps pour se battre contre le virus et le protéger de l’infection » dit Stepfan Sarafianos de l’École de Médecine du Missouri.

On arrive au sujet

Pour ceux qui ne le savent pas, ou qui l’auraient oublié, dans le sida, la tendance thérapeutique est de traiter fort, le plus tôt possible. Théoriquement, le système immunitaire doit être aidé dès le début de la contamination avec un traitement qui permet de réduire la charge virale et de contenir le virus dans le sang et les réservoirs. Depuis plus de 14 ans, avec l’arrivée des antiprotéases, l’idée était de réduire de plus en plus l’espace entre le moment de l’annonce de la séropositivité et le moment du début du traitement. J’ai fait partie des séropos qui étaient contents de ne pas prendre tout de suite un traitement. On parlait alors des bienfaits de la "période asymptomatique" du sida, une période grise pendant laquelle votre système immunitaire se fragilise d’année en année, mais sans provoquer de maladie opportuniste pour autant. A mon époque, celle de la fin des années 80, cette période asymptomatique était bienvenue, elle permettait de se « reposer » une ou plusieurs années pour digérer le statut de séropo avant d’intervenir avec des médicaments que l’on savait très toxiques. Mais, hey, les antirétroviraux sont beaucoup moins toxiques de nos jours. Et les nouveaux séropos ont parfois eux-mêmes dédramatisé l’annonce du VIH. Ils l’anticipent. Lors du dernier Sidaction, il y avait le témoignage à la télé d’un jeune gay, 24 ans je crois, sexy et tatoué, assez cool et souriant, qui disait en substance : « J’ai pas à m’en faire, de prends juste une pilule tous les jours ». Le portrait d’une épidémie moderne, pragmatique, sans prise de tête. Un article intéressant d’ABC News du 6 avril dernier nous apprend que le département de santé publique de San Francisco est le premier à décider que les personnes séropositives, en apprenant leur statut après une récente conversion, devraient prendre leur multithérapie tout de suite. C’est une décision très controversée, puisqu’elle entraîne un traitement à vie, et cela tout de suite, dès l’annonce de la séropositivité. En fait, ce débat n’a pas l’air si controversé. De nos jours, tout le monde veut que les personnes séropositives soient mises sous traitement peu après l’annonce de la séropositivité. La pratique médicale suppose que plus on traite tôt, même au-dessus de 350 CD4 (les recommandations actuelles), même au-dessus de 500 CD4, plus grand sera le bénéfice et la survie à long terme. Les labos le veulent puisque ça allonge de plusieurs années la durée de tratement. Les médecins sont d’accord aussi, car ils voient que leurs patients sont en meilleure santé. Les associations le veulent, puisqu’elles se dirigent toutes vers le Treatment as Prevention (TasP) qui permet de réduire les taux de contamination par VIH à partir du moment où les séropos qui sont sous traitement souvent (mais pas toujours) ont une charge virale indétectable et transmettent moins de virus.

La START war

Tous ? Non, il y a un petit village de résistants. Le 15 avril dernier, le Treatment Action Group (TAG) de New York a émis une critique de la tendance à traiter tout de suite. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas encore prouvé. Il y a un essai conçu pour donner la preuve que traiter tout de suite est supérieur que traiter quand les CD4 chutent sous 350. C’est l’essai START, un grand essai pivotal qui n’en est qu’à son début. C’est quoi le problemo ? C’est simple. Si tout le monde se met à avaler des pilules tout de suite, il sera impossible d’inclure les 4000 personnes nécessaires pour alimenter cet essai et apporter la puissance statistique qui lui est nécessaire. Si les gens ne participent pas à START, on lancera des recommandations internationales sans avoir la réponse que devait apporter START. C’est un exemple typique où les pratiques thérapeutiques vont plus vite que la recherche. D’un autre côté, si START ne parvient pas à enrôler les 4000 personnes, les industriels n’auront pas à financer un essai coûteux et ils seront débarrassés de données scientifiques embarrassantes, si les résultats ne sont pas si bons.

Des bénéfices - à vie

Pour ceux aiment se fader des longs articles en anglais, « START Wars » de Tim Horn du magazine POZ résume l’intégralité du dilemme. Les associations américaines ne savent plus quelle option suivre, le légendaire Project Inform change de guidelines sans vraiment expliquer pourquoi, certains disent qu’il ne faut pas attendre car si on veut éteindre cette épidémie à la source, il faut traiter tout le monde dès l’annonce de la séropositivité, quel que soit l’état du système immunitaire. D’autres disent, heureusement : « Attendez, prendre des médocs à vie, ça ne se mesure pas uniquement en termes de survie ». Il y a des aspects non négligeables ici : le coût des médicaments, la lourdeur de la compliance (prenez déjà des médocs sur 20 ans, on verra si vous serez content de les regarder devant vous tous les soirs – plus rajoutez encore 20 ans pour rigoler), la toxicité (il y en a toujours), etc. Et puis, il a surtout cette étrange collision entre les intérêts des malades et ceux, beaucoup plus évidents, de l’industrie. Cette industrie doit absolument consolider ses positions dans les pays riches. Dans les pays pauvres, les usines de fabrication de génériques se multiplient un peu partout, en Afrique notamment. En occident, l’industrie doit s’imposer sur un marché toujours très juteux (antirétroviraux payés à prix fort par les états, sans vraiment passer par de vraies négociations de prix, sans mouvement militant qui impose réellement des réductions de prix, etc). C’est la belle vie pour Gilead et les autres. Mais, avec l’idée du Treatment as Prevention, pour réduire l’incidence du VIH dans ces pays, il faudrait traiter tout le monde pour « étouffer » les clusters de prévalence élevée : chez les gays qui baisent sans capote, par exemple. Ce que ne disent pas TAG, ou les autres groupes américains, c’est qu’il existe désormais une étrange connivence politico-commerciale entre les médecins leaders, les groupes associatifs qui militent activent pour le TasP et l’industrie pharmaceutique. Les intérêts sont communs. Les médecins car ils sont les prescripteurs privilégiés des antirétroviraux et, please, ne soyons pas naïfs ici : en tant que malades, nous voyons très bien la ronde des représentants de l’industrie pharmaceutique dans les services de maladies infectieuses. Avant, ils avaient le bon goût de visiter les médecins l’après-midi, pendant les heures creuses. Désormais, ils débarquent dès le matin et se mélangent aux malades qui attendent leur rendez-vous. Il faut les entendre parler dans les couloirs ! C’est comme si les grossistes de soja transgénique se mélangeaient aux cochons élevés en batterie. Ensuite, les associations. Là, c’est encore plus dérangeant. Normalement, la position associative est toujours de se méfier lorsque les pratiques médicales avancent plus vite que la recherche. Mais surtout, une certaine réserve est de mise quand les associations exigent à grand cris (suivez mon regard) des nouvelles nouvelles recommandations scientifiques sur le fait de traiter tout le monde qui bénéficient surtout à … l’industrie. Bien sûr, je crois réellement que si START parvient à montrer qu’il est plus intéressant de traiter à plus de 350 CD5 et même au-delà de 500, les malades seront mieux soignés. Mais si ce n’est pas le cas ? Aurons-nous contribué à une bonne affaire pour les laboratoires pharmaceutiques ? Et surtout : le bénéfice des malades (en prenant en compte les effets secondaires) sera-t-il équivalent à celui tiré par l’industrie ? Quel seront les effets secondaires subis par l’industrie grâce à une telle ouverture des prescriptions, avec un tel pactole – à vie ? Il n’y a pas d’effets secondaires pour l’industrie. Aucun. Que du bénéfice. Et comme cette industrie a l’habitude d’accorder des petits cadeaux à ceux qui sont gentils avec elle, quelle forme prendra cette générosité ? Je me demande.

Source : http://www.minorites.org/

CHINE : Un responsable d’ONG contraint de fuir la Chine

10 mai 2010

Par Ursula Gauthier, correspondante permanente de l’Obs à Pékin

Wan Yanhai est un des tout premiers militants de la lutte contre le Sida en Chine. Son ONG, Aizhixing, est l’une des plus célèbres du pays. Après seize ans de combat et plusieurs séjours en prison, il s’est finalement décidé à fuir le pays avec femme et enfant.

Mais que veut le gouvernement chinois ? L’année dernière, à l’occasion de la journée du Sida, Pékin annonçait qu’il allait donner un statut juridique officiel aux ONG qui se consacrent à secourir et défendre les malades du Sida. Aujourd’hui, Wan Yanhai (ci-dessus à gauche, avec des militants de son ONG), le plus célèbre des militants anti-Sida, est contraint de s’exiler, craignant pour sa sécurité et celle de sa famille. C’est de Philadelphie, dans une interview donnée à l’agence AP, qu’il a annoncé son exil au terme de deux semaines de fuite via Hong Kong. Il faut savoir que de très nombreuses ONG chinoises n’ont pas l’autorisation formelle de fonctionner. Cette absence de légalité ne les empêche pas d’agir sur le terrain. Ce fut le cas de l’ONG de Wan Yanhai, Aizhixing, qui fonctionnait grâce au soutien financier d’organismes étrangers d’une part, et d’autre part au soutien politique d’amis éclairés au sein de l’appareil de pouvoir en Chine (il en existe aussi). Mais ces ONG non-officielles et non-autorisées doivent vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes. Elles savent le sort qui les attend tôt ou tard, parfois pour un oui ou un non – qu’elles se fassent trop remarquer, qu’elles irritent quelqu’un de haut placé, que l’équilibre au sein du pouvoir change un tant soit peu, ou qu’on veuille « faire un exemple », etc. Cela faisait 16 ans que l’ONG de Wan Yanhai faisait un travail formidable. Il a été parmi les premiers à dévoiler l’effrayante catastrophe humaine qu’a été dans les années 90 l’épidémie de Sida dans les campagnes, due aux conditions de collecte du sang et du plasma auprès des paysans. Cette véritable industrie encouragée – et bien souvent menée – par les autorités sanitaires locales dans une absence totale d’hygiène a rapporté des millions de dollars à l’industrie pharmaceutique et aux potentats locaux qui « protégeaient » le trafic, tout en contaminant au bas mot des centaines de milliers de villageois, aux dires même de l’ONUSida. Wan Yanhai a aussi, entre autres actions, animé des campagnes de sensibilisation aux dangers du Sida auprès des homosexuels – une population totalement absente des radars du gouvernement. Quand je l’ai rencontré en novembre dernier, il était très désabusé. Il m’a expliqué que si le discours officiel sur le Sida avait fait de grands progrès, l’attitude effective du pouvoir n’était qu’une succession de petites phases de détente et de grosses périodes de crispation. Le plus grave, à ses yeux, était précisément ce non-statut ou sous-statut dans lequel étaient maintenue les ONG « non-d’État » comme la sienne. (Il existe en effet en Chine des « ONG d’État », baptisées GONGO, qui sont, elles, « légales », bénéficient de subventions gouvernementales, et ne font pas grand-chose sur le terrain). Cette absence de statut contraignait les ONG, m’a-t-il expliqué, à dépendre de l’étranger pour leur financement car elles ne peuvent lever de fonds auprès des donateurs chinois, alors même qu’en Chine de nombreux citoyens seraient prêts à donner… (suite de l’article)

Source : http://gauthier.blogs.nouvelobs.com/

CHINE : Forte augmentation du VIH/Sida parmi les hommes ayant des relations sexuelles entre eux

Mise à jour 10.05.2010

Source : le Quotidien du Peuple en ligne

La transmission du VIH/Sida en Chine a ralenti, et les relations sexuelles restent le principal mode de contamination. Cependant, le taux de VIH/Sida parmi les hommes ayant des relations entre eux est en forte augmentation, a annoncé Hao Yang, directeur adjoint du Bureau de prévention et de contrôle des maladies au Ministère de la Santé lors d’un séminaire organisé à l’Université Tsinghua samedi.

D’après Hao Yang, le nombre de personnes atteintes du VIH/Sida en Chine a augmenté pour atteindre 740 000 à la fin de 2009. Et parmi elles, 14,7% ont été contaminées à la suite d’actes homosexuels. De plus, le nombre de personnes atteintes dont l’âge est situé en dessous de 15 ans et au-dessus de 50 ans a également fortement augmenté ces dernières années, a précisé M. Hao. Afin de pouvoir identifier le mieux possible les personnes vivant avec le VIH/Sida, la Chine va faire la promotion active des tests VIH rapides dans les dispensaires du pays, et le Centre de Contrôle et de Prévention des Maladies de Beijing a déjà commencé la mise en place du test dans quelques bars gay, a ajouté M. Hao.

Source : http://french.peopledaily.com.cn/

CHINE : La Chine envisage un contrôle de routine du sida pour les femmes enceintes

Mise à jour 10.05.2010

Source : le Quotidien du Peuple en ligne

La pratique de tests sanguins de routine pour la syphilis, le Sida et l’hépatite B virale va être encouragée en Chine pour les femmes enceintes, a révélé samedi un responsable du Ministère de la Santé.

Hao Yang, directeur adjoint du Bureau de contrôle et de prévention des maladies au Ministère de la Santé, a déclaré que ce projet est encore en discussion. Il a précisé que les tests pour ces trois maladies contagieuses sont déjà pratiqués dans la plupart des maternités, mais il est rare que les femmes enceintes soient informées des résultats des examens. « Nous pensons qu’il est important qu’elles connaissent leur état de santé, qui est important pour les futures mères et leurs bébés », a dit M. Hao. Qui plus est, des tests rapides du virus VIH seront encouragés dans tout le pays. Le Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies de Beijing a déjà lancé ce test dans certains bars gay. M. Hao a également révélé que ce test rapide du virus VIH serait encouragé dans un futur proche dans les dispensaires de santé locaux résidentiels.

Source : http://french.peopledaily.com.cn/

CÔTE D’IVOIRE : VIH/sida : Un taux de prévalence de 5,45 à la Maca, dans les prisons de Dabou et de Sassandra

Par Franck A. Zagbayou 09.05.10

Le Comité de Liaison Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique Hospitalière en Réseau(ESTHER) qui s’est réuni les 5 et 6 mai à Abidjan, a clos ses travaux, tout en étant déterminé à redéfinir le projet ESTHER pour la période 2011-2012.

Le projet Esther intervient à travers des jumelages hospitaliers qui mobilisent des professionnels de santé pour améliorer la qualité des pratiques de soin dans le cadre d’un compagnonnage médecins, pharmaciens, infirmiers, techniciens de laboratoire, administrateurs. Il a été expérimenté en Côte d’Ivoire depuis 2005 et n’a connu des avancées notables dans sa phase opérationnelle qu’au cours de ces deux dernières années, selon l’appréciation de Pr Gilles Brücker, venu de France. Pour l’atelier d’évaluation, les professionnels de la santé qui interviennent dans ce programme qui vise une meilleure prise en charge pour tous, ont échangé autour de thèmes pertinents : Situation du Vih/sida en Côte d’Ivoire : état des lieux, orientation, stratégies, défis et perspectives ; Décentralisation des soins à l’échelle d’un district sanitaire : cas du district de Sassandra ; Suivi virologique des patients sous traitement ARV en collaboration avec CedreS et le laboratoire Necker ; Prise en charge du Vih/ Sida chez les détenus de la MACA,dans les prisons de Sassandra et de Dabou. Dans l’exécution du programme ESTHER, selon DR Coulibaly-Offia, des hôpitaux ivoiriens ont signé un partenariat avec des hôpitaux français et il porte sur 3 principaux axes : la formation locale, la formation régionale et sous régionale. Les hospitaliers ivoiriens ont donc la latitude de suivre des formations de renforcement de leurs compétences au DUT de Ouaga, de Dakar à l’Université Fournier, de faire des stages dans les hôpitaux français qui durent de quelques semaines à 45 jours. Des hospitaliers français effectuent à leur tour des missions d’accompagnement pour aider leurs collègues de Côte d’Ivoire à s’ouvrir et à se pénétrer de nouvelles pratiques médicales. Ces missions permettent aussi la qualité du plateau technique avec le renforcement des équipements. Les projets de chaque hôpital sont soumis à ESTHER pour validation, chaque hôpital bénéficie par ailleurs d’une connexion internet de façon à poursuivre sur les sites et à travers les échanges académiques et d’expériences par e-mail, se poursuivre la formation académique par correspondance. A travers le programme de jumelage des hôpitaux et qui met un point d’honneur à réaliser une meilleure prise en charge pour tous, on assiste aussi sur la continuité des soins. L’association intervient pour aider à améliorer la qualité des soins sur les sites médicaux. L’atelier a donc rappelé aux professionnels de la santé l’importance du suivi virologique. Le traitement donné doit être contrôlé de façon régulière. Car la charge virale permet d’apprécier si le malade est un observant ou pas afin de mieux évaluer l’efficacité du traitement. L’expérience de la décentralisation dans le district sanitaire de Sassandra en collaboration avec l’ong Akonda, présenté par Dr Ablo Yao Alfred, a été à cet effet très appréciée. Le malade ne va plus au médecin, mais il reçoit le médecin, une fois le mois. Qui met le traitement en route et dont l’action est relayée et suivie sur le site par l’infirmier. Le médecin se sent alors davantage responsable du site (Vih/sida). La prise en charge des détenus de la MACA et des prisons de Sassandra et de Dabou, a été un cas d’étude, présenté par Dr Assemien Jeanne D’arc. La constatation, c’est que les détenus adhèrent au dépistage avec un pourcentage de 80%. Le traitement par antirétroviraux est donc possible dans les prisons. Les statistiques sont éloquentes. 10.048 prisonniers conseillés à la MACA, 632 à Dabou et 1123 à Sassandra. 7731 prisonniers dépistés à la Maca, 482 à Dabou et 433 à Sassandra. Cela donne respectivement 437 séropositifs ; 12 et 24 et des taux de prévalence compris entre 5,65% ; 2,4% et 5,54%. Cela donne un taux de prévalence de 5,45% pour ces trois prisons… (suite de l’article)

Source : http://fratmat.info/

MONDE : Un casse-tête pour les voyageurs séropositifs

NAIROBI, 7 mai 2010 (PlusNews) - La Chine est récemment devenue le dernier pays à lever les restrictions aux voyages concernant les personnes vivant avec le VIH, suivant les traces des Etats-Unis.

« Tous les individus doivent avoir un accès égal à la liberté de mouvement, quel que soit leur statut VIH », a dit Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA à propos de la décision de la Chine.

D’après l’ONUSIDA, 51 pays, territoires et régions imposent encore des restrictions aux entrées, séjours et résidence des personnes séropositives. IRIN/PlusNews a répertorié certains des pays ayant des politiques particulièrement restrictives :

Émirats Arabes Unis (EAU) – Un test de dépistage du VIH, effectué aux EAU, est requis pour toute demande de visa de séjour ou permis de travail. Si le résultat est positif, la personne est détenue et expulsée. En février 2009, d’après des médias locaux citant les propos du ministre de la Santé Humaid Mohammed Obaid Al Quttami, 627 personnes avaient été expulsées des EAU en raison de leur statut VIH.

République de Corée – La Corée du Sud a été largement louée pour avoir levé les restrictions aux voyages liées au statut VIH en janvier 2010, mais d’après un porte-parole du ministère de la Santé, les nouvelles entrées peuvent encore être soumises à des restrictions pour les personnes séropositives considérées comme une menace à la santé publique.

Des activistes coréens de la lutte contre le sida ont dit qu’une directive administrative du ministère du Travail imposait le dépistage du VIH à tous les travailleurs migrants enregistrés dans le cadre du système du permis de travail étranger, mais sans service approprié de conseil pré ou post-dépistage, ni aucune garantie de confidentialité… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]

SÉNÉGAL : Avec un taux de vulnérabilité au VIH élevé : Kédougou comparé au Kwa Zulu Natal en Afrique du Sud

8 mai 2010

Issa NIANG

Le taux de vulnérabilité au VIH dans la région de Kédougou inquiète les responsables de la Division Ist/Sida du ministère de la Santé. C’est d’ailleurs le médecin chef de cette région qui a sonné l’alerte.

‘Le contexte de la région de Kédougou ressemble à celui du Kwa Zulu Natal’. Le médecin de district de cette région, le Docteur Doudou Sène, fait ainsi la comparaison. Le responsable médical fonde son argument sur le taux élevé de vulnérabilité de la région qui est une forte zone à risque dans la propagation du Vih/Sida. En effet, nonobstant le fait qu’elle soit une zone frontalière, la région de Kédougou compte environ quatre-vingt-sept sites d’orpaillage traditionnel, des zones d’exploitation minières à Sabadola. Ces localités rassemblent des milliers de personnes. ‘Dans ces sites, les gens ont des comportements qui favorisent la propagation du Vih/Sida.Multipartisme, non utilisation de préservatifs, prostitution clandestine…, sont autant de facteurs qui font de la région de Kédougou une zone de forte vulnérabilité. Et si on ne fait rien, il y a des risques de propagation du Vih’, alerte le Docteur Doudou Sène qui s’exprimait dans une rubrique ‘Région à la Une’, une sorte de reportage initié par la Division des Ist/Sida, en vue de rencontrer les acteurs les plus visibles de la réponse au Vih/Sida à travers les régions du Sénégal. Déjà, les résultats d’une étude faite au niveau de la population des orpailleurs dans la région de Kédougou ont montré un taux de prévalence de 4 %, selon les responsables de la Division Ist/Sida. Ces derniers sont fortement préoccupés par la situation qui prévaut dans cette région frontalière à l’est du Sénégal. Tout comme ce qui se fait dans les autres régions en matière de lutte contre le sida… (suite de l’article)

Source : http://www.walf.sn/

FRANCE : Trois séropositifs répondent à Claude Evin (1/4) : Qui doit être prioritaire en matière de prévention et de soutien face au sida ?

7 mai 2010 (papamamanbebe.net)

Reda : On va écouter des extraits de cet entretien pour vous permettre de découvrir le personnage, les orientations, on va dire, qu’il a l’intention de prendre, puisque ça fait un mois tout juste, depuis qu’il est entré dans son poste de directeur d’Agence Régionale de Santé Île-de-France… (suite de l’article)

Source : http://lemegalodon.net/

FRANCE : Trois séropositifs répondent à Claude Evin (2/4) : Comment répondre aux besoins des femmes qui apprennent leur séropositivité en cours de grossesse ?

7 mai 2010 (lemegalodon.net)

Reda : Je vous propose d’écouter le deuxième extrait de Claude Evin qui porte sur un autre sujet sensible… (suite de l’article)

Source : http://lemegalodon.net/

FRANCE : Trois séropositifs répondent à Claude Evin (3/4) : Trop d’argent pour lutter contre le sida, pas assez pour les séropositifs ?

7 mai 2010 (lemegalodon.net)

Reda : Sur la question du financement de la prévention on va là aussi écouter Claude Evin… (suite de l’article)

Source : http://lemegalodon.net/

FRANCE : Trois séropositifs répondent à Claude Evin (4/4) : À quoi sert la trithérapie, si c’est pour se retrouver avec une vie sans saveur et sans amour ?

7 mai 2010 (papamamanbebe.net)

Reda : Là il a évoqué les soins. Donc l’accès aux soins, la difficulté pour accéder aux soins. Il a parlé des droits des malades, qu’une partie de sa volonté c’est de rendre effectifs les droits qui existent sur papier. Mais ça laisse de côté les besoins psychoaffectifs. C’est-à-dire à partir du moment où une personne séropositive va à sa trithérapie, est en bonne santé, c’est qu’elle va vivre longtemps. Il reste la stigmatisation. La mort sociale dans le pire des cas. Et puis il reste les besoins qui sont comme tout le monde, sauf que, quand on a envie de faire l’amour et qu’on est séropositif, l’annoncer ça revient à se faire rejeter dans beaucoup de cas. Donc dernier volet, dernier extrait de l’entretien avec Claude Evin autour de la prévention positive, que là aussi il va découvrir à travers cet entretien… (suite de l’article)

Source : http://lemegalodon.net/

H1N1 : voici le contrat entre GSK et le gouvernement belge

par Maroun Labaki

Mondialisation.ca, Le 6 mai 2010

LeSoir.be

Exclusif. Le gouvernement belge a conclu avec GSK, et sans appel d’offres public, un contrat de 110,2 millions d’euros. Il garantit à GSK le rejet de toute responsabilité sur le gouvernement en cas de décès ou de complications. Les détails dans Le Soir de ce jeudi

Fin juillet de l’année dernière, l’État belge a signé avec GlaxoSmithKline (GSK) le contrat portant sur l’achat de 12,6 millions de doses de Pandemrix, le vaccin contre la grippe A/H1N1. Un contrat conclu sans appel d’offres public, pour un montant de 110,2 millions d’euros et garantissant à GSK le rejet de toute la responsabilité sur le gouvernement en cas de décès et d’effets secondaires graves liés à son vaccin expérimental. C’est donc l’État qui serait chargé d’indemniser les éventuelles victimes du produit. Or au moment de la signature du contrat, le vaccin n’avait pas encore reçu d’autorisation de mise sur le marché européen. Le Pandemrix contient du AS03, un adjuvant controversé qui n’a jamais été testé sur les populations à risques (femmes enceintes, personnes âgées, etc.) avant les campagnes de vaccination contre la grippe A/H1N1, menées dès l’automne 2009. Pour sa part, Laurette Onkelinx (PS), ministre fédérale de la Santé, ne regrette pas avoir signé ce contrat, préalablement validé par le gouvernement. « La firme GSK exigeait un système de responsabilité partagée. Nous n’avions pas le choix, si ce n’est renoncer au vaccin. D’ailleurs, aucun État n’a obtenu de conditions plus favorables que la Belgique »

A/H1N1 : des experts européens vraiment indépendants ?

Pourquoi les pays de l’Union européenne ont-ils dépensé de telles fortunes pour les vaccins contre la grippe A/H1N1 ? Les Vingt-Sept ont-ils décidé eux-mêmes de leur sort ou ont-ils simplement suivi l’Organisation mondiale de la santé ? Peut-on faire confiance aux experts européens, ou certains parmi eux ont-ils tu des « conflits d’intérêt », des liens avec l’industrie pharmaceutique ?... (suite de l’article)

Source : http://mondialisation.ca/

[1] Jean-Pierre à l’hôpital Notre-Dame en décembre 2009



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