TANZANIE : Des activistes anti-sida expulsés lors du Forum économique mondial - CANADA : Trois-Rivières : Michel Lavoie est remis en liberté - PATHOLOGIE : Aspergillose : y penser devant un abcès rénal chez un patient séropositif - PATHOLOGIE : Dermatoses neutrophiliques et VIH : un cas d’erythema elevatum diutinum associé à un pyoderma gangrenosum - INTERVIEW : Alexis Musanganya : « Je me croyais le seul gay noir au monde » - CUBA : 700 homos sont en prison « pour la simple raison qu’ils sont gays » - SWAZILAND : Des grands-mères se mobilisent pour combattre les effets du VIH/Sida - RDC : Brazzaville : Bientôt une loi pour la protection des personnes vivant avec le VIH/Sida - FRANCE : Dans le Grand-Ouest aussi, "on VIH bien mais on a des choses à dire" - INTERNET : Chat : Faut-il traiter pour prévenir la transmission du VIH ? Un chat avec François Berdougo-Le Blanc et Hugues Fischer
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TANZANIE : Des activistes anti-sida expulsés lors du Forum économique mondial
mardi 11 mai 2010
NAIROBI, 10 mai 2010 (PlusNews) - Le gouvernement tanzanien a expulsé plusieurs activistes de la lutte contre le sida et annulé une manifestation de protestation contre la baisse des financements alloués aux politiques VIH lors du Forum économique mondial (FEM) à Dar es Salaam, la capitale commerciale.
« Nous avons rencontré Yvonne Chaka Chaka [chanteuse sud-africaine et activiste de la lutte contre le sida] et nous lui avons donné notre mémorandum à présenter aux leaders participant au FEM ; peu après, nous avons été arrêtés », a dit à IRIN/PlusNews Bactrin Killingo, de l’International Treatment Preparedness Coalition (ITPC). « Nous avons passé quatre ou cinq heures à faire des dépositions au poste de police, après quoi nous avons été escortés à nos hôtels pour prendre nos affaires, puis à l’aéroport, où nous avons été expulsés ». Aucune accusation n’a été retenue contre les activistes, qui étaient originaires de différents pays africains. L’annonce d’une grève par le syndicat national des travailleurs a incité le président tanzanien Jakaya Kiwete à annuler toutes les manifestations cette semaine. « Nous avions reçu l’autorisation d’organiser la manifestation [le 5 mai], mais plus tard, nous avons reçu une lettre annulant [cette autorisation]… Seuls 10 d’entre nous ont remis le mémorandum – ce n’était pas une manifestation », a dit M. Killingo. Les personnes arrêtées étaient notamment : Paula Akugizibwe et Lynette Mabote d’AIDS and Rights Alliance for Southern Africa ; James Kayo et Netsayi Dzinoreva de l’ITPC ; Linda Mafu et Soraya Matthews de la Campagne mondiale contre le sida ; Sydney Hushie de la Global Youth Coalition on HIV/AIDS ; et Michael O’Connor, du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Dans un communiqué, les activistes ont accusé les autorités tanzaniennes de faire preuve d’un « mépris total du droit à la liberté d’expression [de personnes souhaitant délivrer] un message aussi [important] que celui-ci ». Les officiels du gouvernement tanzanien n’étaient pas disponibles pour commenter l’affaire… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
CANADA : Trois-Rivières : Michel Lavoie est remis en liberté
Le Nouvelliste
Publié le 11 mai 2010
(Trois-Rivières) Michel Lavoie, un individu de 43 ans de Malartic qui était en attente de jugement dans une affaire où il est accusé de ne pas avoir avisé sa compagne qu’il était atteint du sida, a pu reprendre sa liberté en toute fin de journée, hier, au palais de justice de Trois-Rivières.
Lavoie, qui était incarcéré depuis 18 mois en attente de l’issue des procédures judiciaires, a pu bénéficier d’une mesure exceptionnelle car le juge Richard Poudrier qui a entendu le procès est en congé maladie depuis quelques semaines déjà et son retour n’est pas prévu avant l’automne prochain. Et comme il était exclus qu’on recommence le procès qui s’est échelonné sur neuf jours, la remise en liberté s’avérait le remède approprié pour le tribunal. « Le juge Poudrier va rendre son jugement mais on ne sait tout simplement pas quand », a dit le juge. Le juge Guy Lambert avait ordonné la détention provisoire de Michel Lavoie au début des procédures. C’est lui qui a décidé de le remettre en liberté puisque la détention provisoire, comptée au double, équivaut déjà à une sentence de trois ans de prison. « Il faut protéger vos droits », a dit le juge en rendant sa décision. Inutile de dire que Lavoie était tout sourire en quittant librement le palais de justice avec ses deux soeurs qui étaient venues offrir des garanties d’ordre financier au tribunal. Il était particulièrement fier du travail de son avocat, Me Pierre Spain.
L’histoire de Michel Lavoie n’est pas banale. Cet ancien mineur était tombé amoureux de la victime alléguée. Selon la preuve soutenue par le procureur aux poursuites criminelles et pénales chargé du dossier, Me Jean-Marc Poirier, il a caché sa séropositivité à sa compagne… (suite de l’article)
Source : http://www.cyberpresse.ca
PATHOLOGIE : Aspergillose : y penser devant un abcès rénal chez un patient séropositif
Rédigé le 11 mai 2010
L’abcès du rein peut être révélateur d’une aspergillose disséminée chez les patients infectés par le VIH. Bien que très rare, cette complication inhabituelle de l’infection à VIH/sida doit faire partie du diagnostic différentiel des masses rénales chez le sujet séropositif.
L’espèce Aspergillus fumigatus est responsable de plus de 80% des aspergilloses humaines.
Aspergillus est un champignon filamenteux (moisissure) dont les spores sont véhiculées par l’air et sont inhalées par tous les individus. Totalement inoffensif pour la majorité de la population, il peut cependant provoquer différentes formes de mycoses chez certains individus à risque. Aspergillus fumigatus est retrouvé fréquemment dans l’humus, sur les matériaux isolants (sur les murs ou les plafonds autour des colonnes d’acier), dans les systèmes d’aération ou dans les convecteurs d’eau chaude, dans les salles de chirurgie et dans les chambres de patients, sur des appareils hospitaliers ou dans la poussière de l’air ambiant. Les infections invasives sont habituellement observées chez les patients susceptibles après inhalation de conides [1] ou, parfois, après invasion directe au niveau de lésions cutanées.
L’aspergillose invasive touche les sujets immunodéprimés.
Elle est la seconde cause de mortalité par infection fongique à l’hôpital. C’est l’espèce Aspergillus fumigatus qui est le plus souvent en cause. Elle infecte surtout les sujets immunodéprimés, en particulier les patients qui ont subi une greffe de moelle, les patients soumis à un traitement anticancéreux et neutropéniques de manière prolongée, à un traitement immunosuppresseur à la suite d’une greffe d’organe, et plus rarement les patients atteints de sida. L’aspergillose extra-pulmonaire disséminée peut impliquer le foie, les reins, le cerveau ou d’autres tissus… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr
PATHOLOGIE : Dermatoses neutrophiliques et VIH : un cas d’erythema elevatum diutinum associé à un pyoderma gangrenosum
Rédigé le 10 mai 2010
Deux dermatoses neutrophiliques, un erythema elevatum diutinum et un pyoderma gangrenosum, ont été diagnostiquées simultanément chez un patient infecté par le VIH suivi par une équipe médicale du groupe hospitalier Henri-Mondor–Albert-Chenevier de Créteil (France).
La première description d’une association de deux dermatoses neutrophiliques chez un patient VIH+
Un erythema elevatum diutinum
Il s’agit d’un homme de 53 ans, suivi depuis 1989 pour une infection à VIH et présentant depuis six mois des nodules fermes bilatéraux et symétriques des pieds.
La biopsie d’une lésion avec analyse histologique permet de poser le diagnostic d’erythema elevatum diutinum (EED) à un stade chronique. L’aspect histologique de l’EED est centré sur l’existence d’une vascularite leucocytoclasique. Elle se traduit par une inflammation nécrosante (généralement transmurale) des vaisseaux de petit calibre situés dans les couches superficielles du derme. Les éléments caractéristiques habituellement rencontrés sont une paroi vasculaire épaissie, infiltrée de neutrophiles et de fragments nucléaires isolés, (phénomène dénommé la leucocytoclasie). Un traitement par dapsone (DISULONE) 1 est alors débuté. L’analyse de la littérature montre que la pathogénie de l’erythema elevatum diutinum demeure obscure mais le rôle du VIH est suspecté en l’absence d’infection opportuniste. L’EED est une entité importante à reconnaître parce qu’il peut révéler l’infection à VIH et simuler une maladie de Kaposi ou une angiomatose bacillaire.
Un pyoderma gangrenosum
Trois mois plus tard, alors que les lésions d’erythema elevatum diutinum régressent sous dapsone, apparaissent deux grosses pustules au niveau de la face externe de la jambe droite, confluentes et évoluant progressivement vers une ulcération superficielle à bords circulaires, cliniquement évocatrices de pyoderma gangrenosum (PG). L’analyse histopathologique de la lésion montre, sous l’ulcération, un infiltrat dermique massif de polynucléaires neutrophiles avec images de leucocytoclasie, l’ensemble étant en faveur du diagnostic de pyoderma gangrenosum… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr
INTERVIEW : Alexis Musanganya : « Je me croyais le seul gay noir au monde »
Par Habibou Bangré, dimanche 09 mai 2010
INTERVIEW. Ce Canadien raconte à TÊTU la naissance et les aspirations d’Arc-en-Ciel d’Afrique, et les difficultés des Noirs LGBT à assumer leur homosexualité, sur le continent africain, mais aussi dans les pays où ils ont émigré.
L’isolement, le rejet de soi. Alexis Musanganya (ci-dessus) en a souffert dans son Rwanda natal lorsqu’on lui a dit que l’homosexualité, c’était un truc de Blanc. Exilé au Canada, il a réalisé qu’il avait vécu dans le mensonge, mais que les homos de la diaspora africaine peinaient à s’assumer. D’où la création, en 2002, d’Arc-en-ciel d’Afrique, forte de 300 membres. Pour son travail, le militant de 36 ans a reçu en février 2009 le prix « Queering Black History » de l’organisation LGBT Egale Canada.
TÊTU : Comment êtes-vous devenu le premier Québécois d’origine africaine à mener ce combat ?
Alexis Musanganya : Quand je suis arrivé, dans les années 1990, il y avait peu de gays Noirs. Ils étaient seuls et savaient que d’autres Noirs LGBT continuaient à se cacher, à vivre une double vie pour plaire à leur communauté. Les gays et lesbiennes que j’avais rencontrés lors de mon retour en Afrique en 2002 et 2004 (Sénégal et Cameroun) m’ont encore une fois permis de réaliser à quel point j’étais chanceux d’être au Québec parce que j’étais protégé par la loi. Il fallait que les gays africains du Québec puissent aussi réaliser leur chance et arrêter de se morfondre.
Quels sont ses objectifs d’Arc-en-ciel d’Afrique ?
Mobiliser des LGBT d’origine africaine et caribéenne au Québec, briser l’isolement et encourager les échanges positifs au-delà de ce que l’on peut avoir dans les bars ou sur les sites de rencontres. Et combattre l’homophobie dans les communautés noires : si nous sommes nombreux à être de plus en plus visibles, elles réaliseront que les clichés sur les homosexuels sont très faux… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com
CUBA : 700 homos sont en prison « pour la simple raison qu’ils sont gays »
Par Mathilde Guillaume, mardi 11 mai 2010
REVUE DE PRESSE. Le magazine espagnol « Interviú » a enquêté sur le sort des LGBT à Cuba, un pays moins gay friendly qu’il veut paraître. Chaque année, des milliers d’homos sont arrêtés ou verbalisés à la Havane, et certains emprisonnés à titre « préventif ».
Selon le magazine espagnol Interviú, sept cent homosexuels sont actuellement prisoniers à Cuba sans avoir pourtant commis le moindre délit. Un rapport de la fondation LGBT Reinaldo Arenas soutient en outre que 4000 homosexuels ont été arrêtés ou verbalisés à la Havane durant 2007, 3500 durant 2008. Les chiffres pour 2009, et donc pour 2010 ne sont pas encore connus, mais la fondation affirme que déjà « plus d’arrestations ont été constatées cette année par rapport à la même période l’année dernière. »
Le journaliste Aliomar Janjaque, également président de la fondation LGBT Reinaldo Arenas et taxé « d’agent de l’impérialisme » par les médias officiels cubain, témoigne « je ne compte plus les fois où j’ai été arrêté par la police pour être interrogé lors des douze derniers mois ». Autre exemple édifiant relaté dans cet article, en janvier, six jeunes gays ont été condamnés à des peines allant de deux à trois ans de prison car ils représentaient un « danger pré-délictif », c’est-à-dire que le gouvernement de Raul Castro considère qu’ils seront amenés à commettre un délit dans le futur... (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com
SWAZILAND : Des grands-mères se mobilisent pour combattre les effets du VIH/Sida
BBC
Publié le : 7 mai 2010
Cinq cents grands-mères des pays sub-sahariens vont se réunir au Swaziland pour un événement qui devrait marquer l’histoire. La première réunion internationale des grands-mères aura lieu du 6 au 8 juin pour s’entretenir de l’impact du Sida/VIH sur leurs vies.
"Elles sont en première ligne de l’épidémie de VIH ou de Sida en Afrique", dit Philile Mlotshwa, porte-parole de Swapol (association des femmes séropositives ‘Swazis for Positive Living’), l’un des organisateurs de l’événement en association avec le gouvernement swazi et la fondation située au Canada Lewis Foundation (SLF). "Jusqu’à maintenant personne n’avait reconnu les efforts que ces organismes avaient fait pendant deux décades quand VIH et le Sida ont été découverts en Afrique"… (suite de l’article)
Source : http://www.rnw.nl
RDC : Brazzaville : Bientôt une loi pour la protection des personnes vivant avec le VIH/Sida
Eugène Gampaka, Ai Brazzaville
10 Mai 2010
Ai-Congo — Dans le but de protéger les personnes vivant avec le VIH/Sida, le ministère congolais de la justice et des droits humains, avec l’appui des partenaires comme l’ONU Sida et le PNUD, veulent mettre en place une loi interdisant la violation des personnes vivant avec la maladie… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com
FRANCE : Dans le Grand-Ouest aussi, "on VIH bien mais on a des choses à dire"
Par emy-seronet - Posté le 09 mai 2010
Les personnes séropositives au VIH ou au VHC ont des connaissances qui leur permettent d’agir sur leur santé. C’est à partir du principe de démarche participative, qui place la personne au cœur de son traitement, que la délégation AIDES – Grand Ouest (France) propose aux personnes habitant la région un week-end santé sur le thème "Je VIH bien mais j’ai quand même des choses à dire".
Garder une place d’acteur dans ses soins, de partenaire dans ses relations avec les médecins… : des bases indispensables pour rester maître de sa vie avec la maladie et accéder à une meilleure qualité de vie. Les organisateurs, qui promettent une ambiance conviviale et solidaire, dans le non-jugement, la liberté d’expression, et le respect de chacun, espèrent favoriser l’échange entre les participants mais aussi démontrer aux professionnels de la santé que les personnes atteintes possèdent des compétences en ce qui concerne leur prise en charge… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info
INTERNET : Chat : Faut-il traiter pour prévenir la transmission du VIH ? Un chat avec François Berdougo-Le Blanc et Hugues Fischer
Publié par Christophe Martet
7 mai 2010
Le mercredi 12 mai, le chat sur le VIH de Yagg est consacré à une des questions les plus controversées du moment : faut-il utiliser le traitement comme outil de prévention, en proposant à des gays séronégatifs de prendre une bithérapie avant l’acte sexuel afin de prévenir le risque de transmission du VIH ?
Pour répondre à vos questions sur le traitement pré-exposition, Hugues Fischer, membre d’Act Up-Paris et François Berdougo-Le Blanc, coordinateur du collectif TRT-5, seront en direct sur Yagg, le mercredi 12 mai, de 19h30 à 20h30. Posez vos questions en avance à nos deux invités en cliquant sur la page formulaire du chat… (suite de l’article)
Source : http://www.yagg.com