RÉPUBLIQUE DE MAURICE : Des artistes locaux mis à contribution pour l’International Aids Candlelight Memorial - RDC : Le Président Kabila s’engage à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération sans sida - SÉNÉGAL : Le gouverneur de Louga invite à s’approprier la réponse au VIH/SIDA - MONDE : Des grands-mères solidaires contre le sida - RECHERCHE : Sida : un autre virus pour détruire le virus - FACEBOOK : propos homophobes - FRANCE : Lutte contre le sida et lutte contre l’homophobie et la transphobie : deux luttes et un seul combat ! - RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : la pandémie du sida fait des ravages - CAMEROUN : Les retombées de la visite Kazatchkine - DJIBOUTI : Lutte contre le VIH/Sida : Les épouses des gendarmes s’impliquent - BLOGUE : Éthiopie : Observations et réflexions “addis-abebiennes” : suite
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RÉPUBLIQUE DE MAURICE : Des artistes locaux mis à contribution pour l’International Aids Candlelight Memorial
Estelle Bastien
05/12/10
« Many Lights for Human Rights ». C’est le thème choisi, cette année, pour l’International Aids Candlelight Memorial. Evénement, qui a lieu tous les ans pour rappeler la lutte contre le VIH/SIDA.
« La situation concernant le SIDA à Maurice devient critique, avec 4328 personnes souffrantes, il faut conscientiser les gens et aider ceux déjà atteints », souligne Nicolas Ritter, directeur de Prévention Information Lutte contre le Sida (PILS). Et c’est pour mieux sensibiliser la population que l’International Aids Candlelight Memorial se tiendra ce dimanche 16 mai, au Caudan Waterfront, à Port-Louis, à 18 h 30. Il réunira les artistes locaux à l’instar d’Eric Triton, Sandeep Bhimjee et Linzy Bacbotte, entre autres.
C’est ce qu’a annoncé la filière mauricienne de l’International AIDS Candlelight Memorial, l’une des plus grosses campagnes de lutte contre le SIDA à Maurice, rassemblant plus d’une trentaine d’organisations non gouvernementales (ONG), lors d’un point de presse, en ce mercredi 12 mai. Danny Philippe, coordinateur pour Maurice, précise que l’événement coïncide avec le 5e anniversaire de la branche mauricienne de l’ONG et que c’est un hommage rendu à ceux morts du SIDA et un nouveau souffle d’espoir donné à ceux qui vivent avec cette maladie. « L’objectif est de prévenir les gens et des briser les barrières », indique-t-il… (suite de l’article)
Source : http://www.lexpress.mu
RDC : Le Président Kabila s’engage à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération sans sida
11 mai 2010
Le Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, s’est engagé à favoriser l’émergence d’une génération sans sida, à mieux protéger les grossesses et à éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant dans son pays.
« Ce sont là nos priorités à l’égard des femmes et des enfants de notre pays », a déclaré le chef de l’État lorsqu’il a reçu une mission conjointe de la Directrice exécutive de l’UNFPA, Thoraya Ahmed Obaid, et du Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé. « Je m’engage personnellement à favoriser l’émergence d’une génération sans sida en RDC », a ajouté le Président Kabila qui a ensuite promis de lancer une initiative nationale pour inverser la courbe de l’épidémie de sida. Les deux Directeurs exécutifs ont remercié le chef de l’État de son empressement à donner la priorité à la protection des grossesses et à l’émergence d’une génération sans sida dans son pays, au sein de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et de l’Union africaine. Mme Obaid, de l’UNFPA, a souligné le lien qui existe entre la santé des femmes, la santé reproductive et le VIH : « En intégrant les services de santé maternelle et infantile liés au VIH dans les services généraux de santé sexuelle et reproductive, la République démocratique du Congo réalisera de gros bénéfices dans son système de santé ». Elle a encouragé le pays à saisir l’opportunité offerte par la Campagne pour une réduction accélérée de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA) pour lancer l’initiative menée par le Président en faveur de l’émergence d’une génération sans sida… (suite de l’article)
Source : http://www.unaids.org
SÉNÉGAL : Le gouverneur de Louga invite à s’approprier la réponse au VIH/SIDA
Envoyé spécial : Abdoulaye Iba Faye
12/05/2010
Louga, 12 mai (APS) – Le gouverneur de Louga, El Hadji Diallo, a invité mercredi les populations de cette région à s’approprier la réponse au VIH/SIDA en changeant de comportement, afin de rendre la lutte contre cette pandémie beaucoup plus efficace.
‘’Elles (NDRL : les populations) doivent prendre à bras le corps tout ce qui peut être efficace et efficient pour apporter une vraie réplique à cette maladie’’, a notamment dit M. Diallo qui est par ailleurs le président du Comité régional de lutte contre le SIDA. Le gouverneur de Louga recevait mercredi une mission de la Division de lutte contre le SIDA et les infections sexuellement transmissibles (DLSI) dans le cadre du renforcement de la documentation de sa nouvelle plate-forme de communication. Un renforcement qui passe par la mise en ligne sur le site Internet de la DLSI de la rubrique "Une région à la une". Cette rubrique vient en appoint aux stratégies de communication de la DLSI, par le ciblage de bonnes pratiques. Pour le gouverneur de la région de Louga, la meilleure façon de lutter contre le SIDA passe par le retour à ‘’nos valeurs’’ et la sensibilisation… (suite de l’article)
Source : http://www.aps.sn
MONDE : Des grands-mères solidaires contre le sida
jeudi 13 mai 2010
MANZINI, 12 mai 2010 (PlusNews) - Des grands-mères de toute l’Afrique et des grands-mères du Canada ont uni leurs forces pour demander davantage de soutien et de reconnaissance de leur rôle dans la prise en charge de leurs petits-enfants orphelins du sida.
« Nous sommes la colonne vertébrale de nos communautés ; avec notre amour et notre engagement, nous protégeons et élevons nos [petits-]enfants orphelins. L’Afrique ne peut pas survivre sans nous », a déclaré un manifeste publié au moment du premier Rassemblement de grands-mères africaines, qui s’est tenu au Swaziland.
Eunice Simelane, qui s’occupe de cinq petits-enfants depuis que son fils et sa belle-fille ont succombé à des infections liées au sida, a lu le manifeste lors de la rencontre à laquelle ont participé 200 grands-mères du Swaziland, 232 grands-mères d’autres pays africains, et 42 grands-mères canadiennes. Ces 42 femmes représentaient 7 000 autres grands-mères ayant formé des groupes au Canada pour attirer l’attention sur les difficultés rencontrées par ces femmes africaines âgées qui élèvent des orphelins du sida, et lever des fonds pour les aider. Le premier rassemblement de grands-mères a eu lieu à Toronto, au Canada, en 2006. Il était né de l’imagination de Stephen Lewis, ancien envoyé spécial des Nations Unies pour le sida en Afrique, dont la fondation finance des organisations communautaires de lutte contre le sida qui apportent leur soutien à des grands-mères dans 15 pays d’Afrique sub-saharienne.
Le Swaziland, qui est l’un des pays du monde les plus touchés par l’épidémie de sida – environ 160 000 enfants sont considérés comme orphelins ou enfants vulnérables (OEV), pour une population de moins d’un million d’habitants – semblait être un lieu adapté pour organiser le premier rassemblement des grands-mères en Afrique. La famille élargie étant traditionnellement responsable d’élever les enfants privés de parents, les orphelinats sont peu nombreux. Les grands-mères sont devenues les personnes qui s’occupent le plus de ces enfants, mais leur rôle vital a été largement négligé, et leur besoin d’aide pour nourrir, habiller, loger et éduquer leurs petits-enfants est souvent ignoré, a dit Ilana Landsberg-Lewis, directrice générale de la Fondation Stephen Lewis. « J’examinais des propositions de financement, et beaucoup d’entre elles traitaient de financements destinés aux orphelins, mais elles paraissaient être écrites en langage codé. Elles faisaient toujours référence aux ‘tuteurs et parents-substituts’, sans dire qui étaient ces personnes. Nous avons observé que ces personnes étaient les grands-mères de l’Afrique », a-t-elle dit. Les personnes impliquées ayant généreusement soutenu les programmes de la Fondation, Mme Landsberg-Lewis a souhaité que les grands-mères canadiennes rencontrent personnellement les grands-mères africaines. « Elles sont venues au Swaziland, en payant elles-mêmes le voyage… Je savais qu’elles seraient émues par ces grands-mères héroïques », a-t-elle dit à IRIN/PlusNews… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
RECHERCHE : Sida : un autre virus pour détruire le virus
le Quotidien du Peuple en ligne
13.05.2010
L’idée semble simple : créer un virus pour en détruire un autre. Liu Chang, un professeur à l’Ecole Médicale de l’Université Nankai à Tianjin, propose de créer en laboratoire un virus susceptible de détruire le VIH, ce virus à l’origine du Sida, qui tue des personnes de par le monde.
Son idée lui a permis de remporter une subvention de recherche de 100 000 Dollars US de la part de Grand Challenges in Global Health, une initiative soutenue par la Fondation Gates. Cette initiative est un programme d’une durée de cinq ans et disposant de 100 millions de Dollars visant à soutenir l’inovation dans la santé mondiale. « C’est une grande et belle surprise pour moi de recevoir une subvention pour soutenir mes recherches, qui pourraient peut-être un jour aider à sauver des victimes du Sida », a déclaré M. Liu mercredi. « En Chine, les chances pour un jeune chercheur comme moi, qui n’ai pas fait d’études à l’étranger, d’obtenir une subvention de ce montant sont plutôt minces », a-t-il dit. L’argent de la subvention a déjà été distribué et son projet proposé, qui a remporté cette récompense « HIVi : une nouvelle arme pour tuer le VIH », est en cours. Si ses recherches subissent avec succès une évaluation d’experts qui aura lieu dans un an, il pourrait recevoir encore 1 000 000 de Dollars pour soutenir ses travaux futurs… (suite de l’article)
Source : http://french.peopledaily.com
FACEBOOK : propos homophobes
Nathalie Collard
Le Mercredi 12 mai 2010
Depuis quelques jours, mes amis Facebook partagent avec leurs amis une adresse peu recommandable. “Contre l’homosexualité” est une page vraisemblablement créée il y a environ une semaine et dont les auteurs se définissent ainsi : “contre ces malades mentaux, contre ces propagateurs du sida, contre cette pratique immorale”.
Je joins le lien ici, au cas où vous seriez tenté de dénoncer ce groupe à votre tour.
J’ai voulu demander à Facebook ce qu’on faisait dans de tels cas. C’est un représentant de l’agence High Road Communications, Alexandre Lainesse, qui m’a répondu. En gros, Facebook ne peut rien faire pour empêcher la création de page ou de groupes qui tiennent des propos haineux. Si vous voulez créer une page intitulée “À mort Monsieur X”, rien sur le site Facebook ne vous mettra des bâtons dans les roues… (suite de l’article)
Source : http://blogues.cyberpresse.ca
FRANCE : Lutte contre le sida et lutte contre l’homophobie et la transphobie : deux luttes et un seul combat !
par fbarthas
12 mai 2010
Avec une épidémie qui se poursuit de façon inquiétante au sein de la communauté gay et trans, AIDES à l’occasion du 17 mai journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie rappelle l’importance de rester mobilisés face aux discriminations !
En France, l’homophobie et la transphobie restent des discriminations majeures, sources de violence et de rejet et vécues au quotidien par des nombreux hommes et femmes. Les volontaires de AIDES eux-mêmes n’étant pas à l’abri de cette violence… (suite de l’article)
Source : http://franceactu.net
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : la pandémie du sida fait des ravages
Par Carine Frenk
mercredi 12 mai 2010
C’est un véritable drame pour les malades du sida en Centrafrique où la pandémie fait des ravages. Dénonçant l’absence de transparence dans la gestion de l’aide, le fonds mondial de lutte contre le Sida a temporairement suspendu ses financements à la Centrafrique en novembre dernier, provoquant une rupture de stock des antirétroviraux, les ARV, entre février et mars. Aujourd’hui, la prise en charge des malades a repris mais les médicaments manquent encore. Cette affaire pourrait causer la mort de plusieurs milliers de malades.
Source : http://www.rfi.fr
CAMEROUN : Les retombées de la visite Kazatchkine
Par le messager, mercredi 12 mai 2010
Michel Kazatchkine a séjourné au Cameroun du vendredi 7 au samedi 8 mai dernier. Ce bref séjour du directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme était initialement consacré à sa participation à la journée africaine de réduction de la mortalité maternelle et néonatale (Jarmmn), la Jarmmn célébrée le 8 mai 2010. En sa qualité de patron du Fonds, le Pr. Kazatchkine n’a pas échappé aux préoccupations des Camerounais inquiets des échecs successifs de ces propositions de financement. Le Cameroun qui a échoué au 9e round, attend avec inquiétude, voire incertitude, le 10e round. Lequel sera lancé au cours de ce mois. Les médias gouvernementaux se sont faits le devoir de rapporter les différentes activités liées à cette visite du Pr. Kazatchkine. Son passage chez le Premier ministre camerounais, Philémon Yang ; le point de presse au siège de Synergies africaines… Au terme des échanges avec les médias, le quotidien gouvernemental retient que « le patron du Fonds mondial rassure ». Certes, « les dernières propositions du Cameroun n’ont pas convaincu sur un ou plusieurs de ces points …Pour lui [Pr. Kazatchkine, Ndlr], le Cameroun reste éligible au financement de lutte contre le SIDA », rapporte le journal.
Éligible ! Un bon point pour le Cameroun qui devrait cependant davantage retenir la suite de cette déclaration du Pr. Kazatchkine. Le patron du Fonds mondial invite le gouvernement à s’associer aux autres partenaires pour que la prochaine proposition remporte plus de succès. Une source proche du ministère de la Santé publique rappelle que c’est l’une des faiblesses de la proposition camerounaise rejetée « parce que le dossier était vide et fait par des gens nuls. Personne n’a été consulté ». Il est clair, poursuit cette source, « qu’on a toujours été éligible. Mais le directeur du Fonds dit qu’il faut se mettre ensemble, il faut impliquer tous les acteurs. Il faut faire des propositions bancables ». Ce qui n’était pas le cas. Au sein des organisations de la société civile notamment celles travaillant dans le secteur de la lutte contre le VIH-SIDA, l’on estime qu’en rencontrant les parties prenantes à savoir les autorités camerounaises, les partenaires au développement, la société civile et le CCM, le secrétariat du Fonds Mondial a voulu attirer l’attention des uns et des autres « à prendre plus au sérieux les rédactions des propositions. Et surtout à mettre en oeuvre les efforts pour que le CCM ou ICN (instance de coordination nationale) puisse fonctionner dans les règles de l’art »… (suite de l’article)
Source : http://www.lemessager.net
DJIBOUTI : Lutte contre le VIH/Sida : Les épouses des gendarmes s’impliquent
Mardi 11 Mai 2010
La salle de réunion de l’Etat-major de le Gendarmerie Nationale sise à la caserne capitaine Hamadou a abrité dimanche dernier une cérémonie marquant la clôture d’un atelier de formation sur la lutte contre le VIH/Sida dispensé au profit d’un groupe de 40 épouses de gendarmes.
S’appuyer sur les femmes pour mieux lutter contre la pandémie du Sida. Une la nouvelle approche que l’Etat-major de la gendarmerie nationale a mis en place et dont l’objectif est de former les épouses des gendarmes. Dans ce cadre l’institution a organisé un séminaire de formation au profit des membres de l’association des épouses des gendarmes. Au cours de ce premier séminaire de formation des Femmes Relais organisé par la Gendarmerie Nationale en partenariat avec l’ambassade des Etats-Unis par le biais du Programme de prévention du VIH/SIDA du département de la Défense (DHAPP), a réuni du 21 au 25 avril 2010 un groupe de 40 épouses de gendarmes. Durant ces cinq jours, cet atelier interactif et informatif a permis aux participantes de mieux appréhender toutes les questions liées à la problématique du Sida et d’approfondir leur capacité de leadership dans la lutte contre le Sida. Et ceci, afin de les impliquer davantage pour freiner la propagation de cette pandémie du siècle qui constitue une vraie menace pour l’humanité et plus particulièrement les jeunes.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le capitaine Abdouraouf Bourhan, médecin chef du service de santé de la gendarmerie nationale a rappelé l’importance que revêt cette formation qui permettra aux participantes de mieux s’armer pour lutter plus efficacement contre le VIH/Sida. Une nouvelle approche, qui demeure à ses yeux, un bon moyen de combattre ce fléau ravageur du nouveau millénaire. L’attaché de défense de l’Ambassade des Etats-Unis, le colonel Edouard Dupont s’est pour sa part félicité de l’excellente coopération entre la gendarmerie et le DHAPP qui a abouti à la formation de ces femmes qui vont « sauver des vies »… (suite de l’article)
Source : http://www.lanation.dj
BLOGUE : Éthiopie : Observations et réflexions “addis-abebiennes” : suite
ÉMILIE CÔTÉ
Le Mercredi 12 mai 2010
Notre journaliste Émilie Côté est à Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie. Elle fait un voyage dit “solidaire” avec l’organisme Projects Abroad. Elle vit dans une famille et apportera de l’aide pendant deux semaines dans un orphelinat.
Tel que je l’ai fait la semaine dernière, voici quelques impressions ressenties par rapport à certains traits de la société et culture éthiopiennes.
La politique
Les élections éthiopiennes auront lieu le 23 mai. Les Éthiopiens s’attendent à ce que le parti au pouvoir depuis 1991 soit réélu pour un autre mandat. J’ai vraiment entendu des choses épouvantables par rapport à ce gouvernement corrompu, dont les politiques et décisions ne profitent qu’à une poignée de gens, m’a-t-on dit. Pour avoir un bon emploi, pour pouvoir se payer l’université, pour faire de l’argent, il faut être l’ami du parti et non avoir un bon curriculum vitae. La vie est également plus facile pour les Éthiopiens qui sont du même groupe ethnique que le parti au pouvoir. Le gouvernement contrôle et possède les médias et les télécommunications. Les blogues sont interdits, par exemple. Comme me l’ont dit beaucoup de gens ici, « c’est une fausse démocratie ». Beaucoup de dissidents du parti au pouvoir sont aussi retrouvés morts. Les autorités éthiopiennes et l’Union Européenne (UE) ont néanmoins signé un accord pour encadrer une mission d’observation des élections. Voir un article sur le sujet ici.
La vie nocturne
Vous devriez voir le nombre de bars qu’il y a ici. Samedi soir, nous sommes sortis dans un « vrai » bar d’Addis et non un bar d’expats. C’est impressionnant de voir à quel point les gens ont le sens de la fête…pas dans le sens de débauche, mais dans l’esprit de décrocher, de juste profiter du moment présent. Les gens dansent et chantent, oublient leur quotidien le temps d’une soirée.
Ethiochina
Il y a une importante communauté de Chinois à Addis-Abeba. Pour la plupart, ils sont ici pour la construction d’édifices et de routes. L’une des infirmières de l’orphelinat parle de l’Ethiochina, et des Éthio-chinois, soit ces petits bébés noirs dont il ne reste que du père que les traits asiatiques.
L’éducation sexuelle, la religion
Le sida a beau faire des ravages en Afrique et en Éthiopie, beaucoup de gens pensent que c’est dans les mains de Dieu. J’ai été vraiment surprise d’entendre les employés de Projects Abroad me dire que l’eau bénite d’une église en haut des montagnes d’Addis-Abeba peut soigner les gens du sida. « Les gens viennent de l’Europe pour cette eau bénite, m’a assuré Weini. Et après, leur test est négatif. Je te le dis ! » À l’orphelinat, beaucoup des « gardiennes » viennent de la campagne et sont peu éduquées. Quelques-unes ont donné leur bébé à un orphelinat…mais elles sont contre l’adoption internationale. Le gouvernement a beau offrir gratuitement différents moyens de contraceptions (pilule, condoms), c’est de l’éducation sexuelle dont les gens ont besoin. Mais encore là, ce n’est pas aussi simple que ça. Il y a aussi l’alcoolisme et les viols qui sont un grave problème… (suite de l’article)
Source : http://blogues.cyberpresse.ca