Actualités VIH

Texte publi� le vendredi 14 mai 2010.

CANADA : Une affaire concernant le VIH, à Vancouver, met en relief une fois de plus le besoin de lignes directrices claires pour les poursuites pénales - CAMEROUN : Point sur le sida : Le Cameroun ne dispose toujours pas de Loi - CAMEROUN : L’ex-ministre de la santé devant la barre pour détournement des fonds du sida - FRANCE : Paris : le centre de santé sexuelle est un succès - CANADA : Québec : Montérégie : Relancer la lutte contre les ITSS - GUINÉE : Remise officielle d’un don de 180 tonnes de dattes offert par l’Arabie Saoudite - CANADA : Québec : Vidéotron retire des affiches contre l’homophobie - PÉDOPHILIE : l’Église d’Afrique aussi - PORTUGAL : Benoît 16 : Le mariage gay est « insidieux » et « dangereux » - CAMEROUN : deux hommes devant la justice pour homosexualité - RAPPORT : Prisons : un calvaire au Canada ! - MALADIE DE BOUCHE : Les traitements des aphtes sont décevants

statue justice

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CANADA : Une affaire concernant le VIH, à Vancouver, met en relief une fois de plus le besoin de lignes directrices claires pour les poursuites pénales

TORONTO, 11 mai 2010 — Dans un jugement rendu le vendredi 7 mai, une juge de première instance en Colombie-Britannique a conclu qu’un homme gai vivant avec le VIH avait eu trois rapports sexuels anaux sans protection avec l’homme qui était son partenaire, à l’époque, sans lui dévoiler qu’il était séropositif, mais elle l’a déclaré non coupable du chef d’agression sexuelle grave qui pesait contre lui. D’après la preuve présentée, la juge a déterminé que les rapports sexuels en question ne comportaient pas un « risque important de préjudice corporel grave ». Ce critère a été établi par la Cour suprême du Canada comme le seuil déclencheur de l’obligation légale de divulguer la séropositivité au VIH à un partenaire.

Le récent jugement vient appuyer la notion élémentaire que le droit ne conclut pas à un « risque important » pour tous les risques de transmission du VIH, illustrant l’importance d’assurer que les tribunaux examinent minutieusement les connaissances scientifiques sur la question, pour déterminer s’il y a eu un risque important, plutôt que de simplement criminaliser la non-divulgation de la séropositivité en toutes circonstances. Tout en critiquant la conduite de l’accusé, qu’elle a qualifiée de contraire à l’éthique, la juge a précisé : « Cependant, les actes contraires à l’éthique ou répréhensibles ne requièrent pas tous l’intervention musclée du système judiciaire » [trad.]. En l’espèce, l’accusé séropositif a été exclusivement partenaire récepteur des rapports sexuels anaux, et l’expert médical présenté par le ministère public a estimé le risque de transmission par acte à 0,04 % (pour un risque cumulatif de 0,12 % en trois épisodes). Par ailleurs, la juge a déclaré que l’infection à VIH est à présent une affection chronique et gérable – une observation qu’elle a considérée pertinente, puisqu’une gravité décroissante du préjudice possible implique la nécessité d’une probabilité plus grande que ce préjudice ait lieu, pour que soit justifié le recours au droit pénal.

Ce jugement sort de l’ordinaire ; dans nombre de procès, d’autres personnes vivant avec le VIH ont été déclarées coupables d’avoir eu des rapports sexuels vaginaux ou anaux sans protection et sans avoir dévoilé leur séropositivité à leur partenaire. Il serait malavisé de croire que ce seul jugement d’une cour de première instance de la Colombie-Britannique dispense les personnes vivant avec le VIH de dévoiler leur séropositivité avant un rapport sexuel sans protection. Néanmoins, l’affaire met en relief une fois de plus la nécessité d’une plus grande clarté du droit. Depuis que la Cour suprême du Canada a jugé, dans l’affaire Cuerrier en 1998, qu’une personne séropositive a la responsabilité légale de divulguer sa séropositivité à un partenaire avant une activité qui comporte un « risque important » de transmission, l’incertitude règne à propos de ce qu’inclut cette notion. Afin de définir en quoi consiste cette norme, des accusations pénales ont été déposées de manière erratique, et par conséquent injuste. Par exemple, dans certains cas, des procureurs et des cours ont reconnu que des rapports sexuels oraux sans protection, ou des rapports sexuels vaginaux ou anaux avec usage d’un préservatif, ne comportent pas un risque suffisamment important pour justifier des accusations criminelles de non-divulgation de la séropositivité — mais nous connaissons d’autres cas où des personnes ont été accusées et/ou déclarées coupables pour ces mêmes actes ; puis ce jugement arrive, à Vancouver, où l’accusé est déclaré non coupable d’avoir eu des rapports anaux sans protection. Les procureurs généraux des provinces devraient travailler en collaboration avec des organismes de riposte au VIH/sida à développer des lignes directrices claires à l’intention des procureurs et de la police, où seraient clairement reconnues les circonstances où des accusations pénales ne sont pas justifiées. Ces lignes directrices devraient être éclairées par les données sur le degré de risque réel de transmission du VIH. Dans leur élaboration, on devrait par ailleurs tenir compte des dommages que le recours malavisé au droit pénal cause, dans la vie de l’individu, ainsi que de ses conséquences néfastes pour la santé publique, notamment pour les efforts de prévention du VIH, en contribuant à répandre des renseignements erronés et en alimentant la peur et la stigmatisation. Le Réseau juridique a travaillé en étroite collaboration avec l’avocat de la défense, dans l’affaire qui s’est conclue à Vancouver, et il a été témoin expert en cour.

Pour d’autres renseignements sur le jugement de la cour, on peut consulter :

« HIV-positive gay man acquitted », Xtra ! (7 mai 2010)

ICI

ICI

« HIV-positive man acquitted for having sex with unprotected gay partner » The Province

(8 mai 2010)

ICI

(suite de l’article)

Source : http://www.aidslaw.ca/

CAMEROUN : Point sur le sida : Le Cameroun ne dispose toujours pas de Loi

Par nadege.christelle.bowa | Vendredi 14 mai 2010

Le Messager

Loi sur le VIH/SIDA : où en est-on au Cameroun ? ». C’est le thème de la conférence de presse donnée hier jeudi 13 mai 2010 par le Réseau sur l’éthique, le droit et le SIDA (REDS) à Yaoundé. Une rencontre suscitée par la récente sortie du ministre de la Communication. On se souvient que sur les antennes de la CRTV , Issa Tchiroma avait contre toute attente, dévoilé le statut sérologique du directeur de publication du journal Cameroun Express décédé dans de circonstances troubles à la prison centrale de Yaoundé. Une sortie que Calice Talom Yomgne du Reds « scandalisé » qualifie de « diffamatoire ». Pour cet acteur de la lutte contre le VIH/SIDA, « une loi sur le VIH viendrait régler ce genre de chose et permettrait à la famille de porter plainte contre le ministre de la Communication ». En effet au Cameroun, alors que le plan stratégique de lutte contre le VIH/SIDA 2006-2010 (qui tire à sa fin) prévoit la mise en place d’un cadre juridique qui favorise la promotion des droits et devoirs des personnes vivant avec le VIH/SIDA (PVVIH), aucun texte n’a encore été adopté.

En 2001, au cours de la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA, les pays adoptent une liste d’engagements dans différents domaines pour lutter plus activement et efficacement contre l’épidémie. Ces engagements portent sur différentes thématiques liées au VIH/SIDA que sont : la prévention, l’accès aux soins ; les droits de l’Homme, la protection des personnes vulnérables ; la recherche et les ressources. Le point 58 de cet engagement fixe les orientations en la matière : « D’ici à 2003, promulguer, renforcer ou appliquer, selon qu’il conviendra, des lois, règlements et autres afin d’éliminer toute forme de discrimination contre les personnes atteintes du VIH/SIDA… » Afin de remplir ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale, le ministère de la Santé publique (MINSANTE) prépare en 2002, un avant projet de loi fixant droits et obligations des PVVIH. A ce jour, ce texte n’a pas encore été adopté par l’Assemblée nationale. Alors que sur le continent, on assiste à une inflation législative dans ce domaine. Certains pays à l’instar de la République centrafricaine affirme Michel Manfouo, directeur exécutif adjoint de la Ligue des droits et des libertés, se sont inspirés du projet camerounais.

Une porte ouverte au désordre

Consciente des enjeux, la société civile s’est mobilisée pour apporter sa contribution au texte à soumettre à l’Assemblée nationale. « L’avant projet du gouvernement était discriminatoire de part même son intitulé « avant projet de loi fixant les droits et obligations des personnes vivant avec le VIH/SIDA », justifie à ce sujet Jean Marie Talom. Le coordonnateur du Reds relève de nombreuses limites notamment en ce qui concerne la discrimination où « on s’attendait à plus de lisibilité ; la transmission volontaire de la maladie ». Ces dispositions et bien d’autres ont été corrigées par les organisations de la société civile… (suite de l’article)

Source : http://www.lemessager.net/

CAMEROUN : L’ex-ministre de la santé devant la barre pour détournement des fonds du sida

Prosper Mimboe, Ai Yaoundé

13 Mai 2010

Africa Info (Douala)

Ai-Cameroun — Urbain Olanguena Awono, ex-ministre de la Santé publique, Dr. Fezeu Maurice, ex-Secrétaire général du Comité national de lutte contre le Sida,...

Dr. Okala Abodo Raphael Thérèse, Dr. Chia Manfega Rose épse Fonchingong coordonnatrice des activités du programme multisectoriel Sida, paludisme et Tuberculose à Buea, Onana Belibi Timothée contrôleur de Comptabilité, Dr. Wang Hubert, avaient à comparaître le 12 mai devant la Cour criminelle du Tribunal de Grande Instance du Mfoundi. Tout comme Soé Mbella Yves Rodrigue Jr, prévenu lui aussi, mais qui n’a pas comparu depuis la 1ère audience.

Depuis environ 24 mois, ils ont été interpellés sur leur gestion évanescente des fonds alloués au programme multisectoriel Sida, paludisme et Tuberculose. Depuis le 21 avril dernier, ils sont accusés de détournement, tentative de détournement et, co-action de détournement. Renvoyée ce 12 mai, ils étaient tous présents sauf Soé Mbella Yves Rodriguer Jr. Il était question de débuter les auditions des témoins de l’accusation. Malheureusement, pour cause de composition irrégulière du collège des juges, l’affaire a été à nouveau renvoyée au 09 juin 2010. Il faut dire qu’en matière criminelle, la collégialité complète des juges est la règle.

Source : http://fr.allafrica.com/

FRANCE : Paris : le centre de santé sexuelle est un succès

Par Rédaction vendredi 14 mai 2010

Situé dans le 20ème arrondissement de Paris, le « 190 », premier centre de santé sexuelle français, a ouvert ses portes depuis trois mois. Ultra gay et unique en France, vous allez adorer.

C’est un lieu chaleureux et convivial où l’on vient chercher des soins, des conseils, ou simplement des réponses à ses questions. La salle d’attente rassemble des « hardeurs », des couples d’amoureux romantiques et inquiets et comme le chante Véronique Sanson, « des gens qui aiment l’amour ». Votre meilleur pote n’a toujours pas osé parler à son médecin de cet étrange bouton qui ne disparaît pas tout seul de sa fesse dodue ? Vous craignez d’avoir chopé une saloperie lors de cette soirée en groupes ou tout s’est terminé dans un délicieux brouillard cotonneux ? Vous savez enfin où aller.

Prise en charge complète

Le 190, un centre de santé sexuelle qui prend la carte vitale, offre une prise en charge complète aux personnes séropositives et à toutes les autres. Prévention, information, dépistage, soin et suivi sont ici assurés dans le strict respect des pratiques sexuelles de chacun. Cette certitude de ne pas être jugé, d’avoir en face de soi des professionnels compétents venus de Sida Info Service, permet de poser toutes les questions qu’on veut. Nous l’avons même testé pour vous… (suite de l’article)

Source : http://www.tetu.com/

QUÉBEC : Montérégie : Relancer la lutte contre les ITSS

Publié le 13 mai 2010

Valère Audy

La Voix de l’Est

La direction de la Santé publique de la Montérégie s’inquiète de la hausse des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), ce qu’on appelait autrefois les MTS dont l’éventail était un peu moins étendu que celui des ITSS. La directrice de ce service, la Dre Jocelyne Sauvé, qualifie même la situation d’alarmante et souhaite en conséquence qu’on accentue l’éducation en milieu scolaire et qu’on intervienne en sensibilisation et dépistage auprès des groupes les plus vulnérables.

Comment ne pas partager cette inquiétude quand on apprend que les cas de gonorrhée ont triplé en neuf ans, que ceux de la chlamydia ont plus que doublé, que ceux de la syphilis sont passés de 0 à 30, que le virus du papillome humain est également en hausse, qu’on a recensé 2000 cas d’hépatite C en six ans à peine et ce, principalement chez les utilisateurs de drogues injectables ? Quant au VIH (sida), dont on estime le nombre de cas à 500 en Montérégie, on rapporte une trentaine de nouveaux cas chaque année. Autre fait qui ressort du rapport dévoilé, les groupes les plus vulnérables sont les adolescents, les jeunes de moins de 25 ans, les jeunes en difficultés, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les utilisateurs de drogues injectables, les travailleurs du sexe et les détenus. Mais ça, rappelons-le, ce n’est pas d’aujourd’hui. Ces groupes ont toujours été identifiés comme les plus vulnérables. La Dre Sauvé rappelle en connaissance de cause et à bon droit que trop de jeunes ne se méfient pas suffisamment, qu’ils se sentent invulnérables. La même attitude qu’ils ont face à l’auto et à la vitesse lorsque vient l’âge de prendre le volant. Ils ne pensent ni aux risques qu’ils courent, ni aux conséquences pour leur santé et leur avenir. Et puis, tel qu’on le déplore depuis un certain temps déjà, les traitements offerts contre le sida en portent trop à croire qu’il n’y a plus de grave danger, que ça s’arrangera avec la médication appropriée. Cela alors que, dans le fond, ça ne s’arrange pas vraiment, que les séquelles physiques et psychologiques durent… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca/

GUINÉE : Remise officielle à la Guinée d’un don de 180 tonnes de dattes offert par l’Arabie Saoudite

Auteur : AGP

Conakry, 12 mai (AGP)-L’ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite, M. Amjed Hussein Albedewi a procédé mardi, 11 mai à Conakry à la remise officielle aux autorités guinéennes, à travers le Programme Alimentaire Mondial (PAM), d’un don de 180 tonnes de dattes, destiné à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des couches défavorisées.

Ce don, d’une valeur de près de 431.640.000 francs guinéens, servira à couvrir des besoins alimentaires de plus de 600.000 personnes vulnérables, identifiées en Haute Guinée, Moyenne Guinée et en Guinée Forestière parmi lesquelles on compte des groupements locaux engagés dans le développement rural, des familles affectées et infectées par le VIH/SIDA ainsi que des écoliers du primaire à travers des cantines scolaires. A cette occasion, la représentante du PAM en Guinée, Mme Fatma Samoura a indiqué que cette contribution de l’Arabie Saoudite s’inscrit parfaitement dans la stratégie globale d’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations guinéennes les plus démunies. Elle a souligné que, d’après des récentes études sur la sécurité alimentaire en Guinée, plus de 32% de la population guinéenne soit 2.400.000 personnes se trouvent dans une situation d’insécurité alimentaire avec un taux de malnutrition aiguë de 8%. Pour M. Hussein Albedewi, son pays reste très attaché au raffermissement des liens d’amitié et de coopération entre Conakry et Rihad au bénéfice des deux peuples… (suite de l’article)

Source : http://www.radio-kankan.com/

CANADA : Québec : Vidéotron retire des affiches contre l’homophobie

Publié le 13 mai 2010

Pierre Pelchat

Le Soleil

(Québec) Le retrait unilatéral par l’employeur d’affiches contre l’homophobie dans les bureaux de Vidéotron crée de la controverse dans la filiale de l’empire Quebecor.

Ces affiches, dont la plus provocante montre deux joueurs de hockey sur le point de joindre leurs lèvres, ont été enlevées la semaine dernière des babillards syndicaux par la direction de l’entreprise. Selon le syndicat, les gestionnaires ont justifié leur décision par la réception de trois plaintes d’employés qui n’auraient pas apprécié voir ces affiches annonçant la Journée internationale contre l’homophobie, lundi. « Il y a beaucoup de grogne à l’interne. Le geste de l’employeur a suscité bien des réactions. Nous avons demandé lundi à Vidéotron de reconsidérer sa décision et d’autoriser cet affichage. Jusqu’à maintenant, ça semble être une fin de non-recevoir », a indiqué, mercredi, le conseiller syndical Bruno Tremblay, du Syndicat canadien de la fonction publique. « Ce dérapage est malheureux. Ça montre que bien des compagnies n’ont pas beaucoup évolué sur la question de l’homophobie. Il ne faut pas voir notre intervention comme un signe de mauvaises relations de travail. Nous ne sommes pas en chicane avec Vidéotron. On n’en est pas là », a-t-il ajouté.

Éducation et sensibilisation

Le président de Gai Écoute et de la Fondation Émergence, Laurent McCutcheon, n’a pas voulu commenter la décision de Vidéotron, bien qu’il ne l’approuve pas. « J’ai été informé de la situation. J’en ai discuté avec les responsables chez Vidéotron. Ils doivent prendre les mesures appropriées pour corriger la situation. Pour le moment, je me suis engagé auprès d’eux à ne pas faire d’autres commentaires. Notre mission en est une d’éducation et de sensibilisation », a-t-il affirmé… (suite de l’article)

Source : http://www.cyberpresse.ca/

PÉDOPHILIE : l’Église d’Afrique aussi

jeudi 13 mai 2010 / par Alicia Koch

Les médias exposent au grand jour les agissements des prêtres pédophiles sur le continent.

Le pape Benoît XVI s’est exprimé sur les actes pédophiles de ses pairs, mardi à Lisbonne. Un discours attendu alors qu’on lui reprochait notamment de couvrir certains de leurs abus. Ce sont aujourd’hui les prêtres africains qui se retrouvent sous les projecteurs médiatiques. En effet, l’Église catholique n’est pas exempte de scandales pédophiles sur le continent. C’est ce qu’a déclaré Buti Tlhagale, archevêque de Johannesburg, dans une homélie le 1er avril dernier. Des évènements qui ternissent l’image de l’Église catholique en Afrique et dans le monde.

La sexualité déviante des prêtres fait à nouveau la une des journaux. Le pape Benoît XVI, vertement critiqué pour sa discrétion quant aux scandales pédophiles ayant éclaboussé l’Église catholique ces dernières semaines s’est exprimé, mardi à Lisbonne, capitale portugaise. « Nous voyons aujourd’hui d’une façon vraiment terrifiante que la plus grande persécution de l’Église ne vient pas de ses ennemis extérieurs mais qu’elle procède du péché au sein même de l’Église », a-t-il déclaré aux journalistes. Seulement quelques mois avant ces propos, Mgr Angelo Sodano, ancien secrétaire d’État du Saint-Siège et aujourd’hui doyen du collège des cardinaux, présentait ces allégations de pédophilie comme « des ragots sans importance ». Un point de vue qui en dit long sur le chemin à parcourir au sein de la hiérarchie catholique. Ces scandales pédophiles qui touchent l’Église catholique en Europe et aux États-Unis n’ont pas épargné le continent africain. « Je sais que l’Église d’Afrique souffre des mêmes maux », a affirmé le responsable de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe et archevêque de Johannesburg, Buti Tlhagale, dans une homélie le 1er avril dernier. Une référence aux « scandales douloureux de l’Église d’Irlande ou d’Allemagne » impliquant le pape Benoît XVI et nombre de ses pairs. Plus tabous et moins médiatisés, les actes pédophiles dans le clergé africain semblent moindres. Une hypothèse démentie par un prêtre congolais des facultés théologiques de Kinshasa. « Au sein de l’Église, on n’a pas le droit d’en parler. L’institution est gênée, elle ne joue pas le jeu de la transparence. De manière hypothétique, il y a eu des cas en Afrique », explique-t-il. Loi du silence oblige.

Pédophilie, un mot tabou en Afrique ?

Mais cette réticence à la dénonciation connait quelques exceptions récemment dévoilées par la presse. En Ouganda, le ministre de l’éthique et de l’intégrité James Nsaba Buturo a appelé, au début du mois, les habitants de son pays à lutter contre les prêtres catholiques aux valeurs morales plus que douteuses. Le Père Santos Constantino Wapokura, âgé de 45 ans, aurait notamment abusé de deux jeunes filles et leur aurait transmis le virus du VIH-Sida. Le gouvernement incite la justice à se saisir de l’affaire. L’ecclésiastique risque la réclusion à perpétuité. Et il est loin d’être le seul. Le mois dernier, l’Eglise catholique kenyane enquêtait sur la déclaration de quatre jeunes hommes affirmant avoir été agressés sexuellement par un prêtre italien officiant à la maison des enfants quelques années auparavant. La radio mozambicaine signalait également, au début du mois de mai, qu’un prêtre jésuite italien installé au Brésil avait été transféré au Mozambique suite à des allégations d’abus sexuels impliquant huit garçons et jeunes hommes. Une affaire en particulier a fait plus de bruit que les autres. Celle, il y a cinq ans, du père François Lefort des Ylouses, un prêtre français ayant officié au Sénégal dans les années 1990. Il avait finalement été condamné en 2005 à huit ans de réclusion et à une amende de 134 000 euros pour agressions sexuelles, viols et tentatives de corruption sur six Sénégalais de moins de 15 ans. La République démocratique du Congo ou encore le Zimbabwe ont connu des faits similaires ces dernières années… (suite de l’article)

Source : http://www.afrik.com/

PORTUGAL : Benoît 16 au Portugal : Le mariage gay est « insidieux » et « dangereux »

Par Rédaction jeudi 13 mai 2010

L’attaque du mariage gay, dans ce pays qui s’apprête à autoriser le mariage des couples homos, est assez directe. Condamnant du même coup avortement et mariage gay, le pape tente de peser sur le président portugais. Le pape Benoît XVI a affirmé ce jeudi que l’avortement et le mariage homosexuel étaient parmi les « défis les plus insidieux et les plus dangereux » d’aujourd’hui, dans un discours à Fatima, au Portugal, pays qui s’apprête à autoriser le mariage des couples homosexuels.

Le mariage homo « s’oppose au bien commun »

« Les initiatives qui ont pour but de sauvegarder les valeurs essentielles et premières de la vie, dès sa conception, et de la famille, fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme, aident à répondre à certains des défis les plus insidieux et les plus dangereux qui, aujourd’hui, s’opposent au bien commun », a déclaré le pape. Benoît XVI s’exprimait devant les représentants des principales organisations sociales, catholiques ou non, du Portugal, qui l’ont ovationné debout.

Promulgation du texte dans quatre jours

Après avoir légalisé en 2007 l’avortement après un référendum, le Portugal, pays de forte tradition catholique, s’apprête à autoriser le mariage homosexuel sans toutefois permettre aux couples mariés de même sexe d’adopter des enfants. Votée en février dernier par la majorité de gauche du Parlement, la loi sur le mariage gay doit être promulguée par le chef de l’État avant le 17 mai selon les délais légaux, soit trois jours seulement après la fin de la visite du souverain pontife au Portugal… (suite de l’article)

Source : http://www.tetu.com/

CAMEROUN : deux hommes devant la justice pour homosexualité

Par Habibou Bangré jeudi 13 mai 2010

Ils doivent comparaître ce vendredi à Yaoundé. Cette affaire survient alors qu’une cyber-pétition circule pour dépénaliser les relations entre personnes de même sexe dans ce pays d’Afrique centrale.

« Illégale et arbitraire. » L’Association de défense de l’homosexualité (Adefho) qualifie ainsi la détention d’Émile et Fabien, incarcérés à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé. « Les deux prévenus ont comparu les 26 mars, 9 avril, 23 avril et attendent actuellement le procès du 14 mai pour ouverture des débats. Ils ont à chaque procès plaidé non coupable », indique l’Adefho, qui les soutient péniblement, faute de moyens.

Arrêtés suite à une dispute

C’est du fond de sa cellule qu’Émile a raconté sa mésaventure à l’association. Le 25 mars, il rencontre Fabien dans une maison en chantier de Yaoundé. Après leurs ébats, Fabien demande à son partenaire de le monnayer. C’est la dispute. Les cris alertent la patrouille de gendarmerie qui passait par là… Interrogé, Fabien aurait avoué l’objet de la querelle. Direction la gendarmerie, puis Kondengui. Au Cameroun, les relations entre personnes du même sexe sont passibles de cinq ans de prison. En l’absence de flagrant délit, les « aveux » de Fabien seront-ils accablants ? « Il ne suffit pas de dire que l’on a fait telle ou telle chose pour que le délit soit établi, confie à TÊTU Me Alice Nkom, présidente de l’Adefho. Le fond est aussi important que la forme : il faut faire un examen minutieux du dossier et, comme bien souvent dans ce types d’affaires, il y a des chances que l’on trouve de multiples violations des procédures. »

Pétition en ligne

Le dossier d’Émile et Fabien s’ajoute à celui des deux Camerounais et de l’Australien interpellés fin mars dans le hall d’un hôtel de Douala (lire notre article). Le procès des trois hommes, défendus par l’Adefho, doit se tenir le 7 juin prochain… (suite de l’article)

Source : http://www.tetu.com/

RAPPORT : Prisons : un calvaire au Canada !

Par jfl-seronet - Posté le 14 mai 2010

Les chiffres sont imparables. Ils indiquent qu’une "crise du VIH et de l’hépatite C sévit dans les pénitenciers fédéraux au Canada. Ces chiffres sont d’autant plus pris au sérieux qu’ils émanent du Service correctionnel du Canada (SCC) qui a publié, fin avril, un rapport à ce sujet. Les militants canadiens de lutte contre le VIH montent au front.

Le Rapport du Service correctionnel du Canada (SCC), publié en avril 2010, révèle que "le taux de prévalence du VIH dans les pénitenciers fédéraux est égal à celui de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne et, même, supérieur à celui d’autres régions du monde. A 4,6 %, le taux d’infection à VIH dans les pénitenciers fédéraux est quinze fois plus élevé que dans la société en général. En ce qui concerne l’hépatite C, le taux d’infection de 31 % dans les pénitenciers fédéraux est trente-neuf fois plus élevé que dans la population dans son ensemble. Dans les deux cas, les femmes incarcérées et particulièrement les femmes autochtones [les femmes indiennes pour simplifier], dont 11,7 % sont atteintes du VIH, sont infectées par le VIH et l’hépatite C de manière disproportionnée." Cette situation, nombreux sont les acteurs de la lutte contre le sida qui la dénoncent. Une des explications est la quasi absence de prévention dans les établissements pénitentiaires. "Environ la moitié des détenus interrogés partage des aiguilles ou des seringues usagées pour s’injecter des drogues, explique une des responsables du Réseau juridique canadien VIH/sida, tandis qu’environ le tiers d’entre eux ont déjà partagé une aiguille avec une personne qui était atteinte du VIH ou de l’hépatite C ou dont l’état d’infection était inconnu (…) Cela pose manifestement un risque de transmission du VIH ou de l’hépatite C, un risque qui pourrait être évité grâce à des programmes d’échange d’aiguilles et de seringues dans les prisons". Pour les associations, la quasi absence de prévention se double d’autres difficultés. L’une porte sur la politique pénale elle-même qui fait mécaniquement augmenter les taux d’incarcération. "Les projets de loi s’attaquant au crime qui ont été récemment proposés comprennent des politiques sur les peines d’emprisonnement obligatoires [notamment contre les personnes usagères de drogues]", explique le Réseau juridique canadien VIH/sida qui affirme que "la hausse des taux d’incarcération fait augmenter le taux de VIH et d’hépatite C". L’autre problème est celui de la prise en charge médicale des personnes dans les établissements pénitentiaires. "Je suis troublé par le manque de continuité que montrent les prisonniers infectés par le VIH dans la prise de leurs médicaments antiviraux, explique Greg Simmons, représentant des détenus au Conseil canadien de surveillance et d’accès aux traitements. Toute interruption de leur traitement pourrait avoir des implications graves pour leur santé et entraîner une résistance aux médicaments. Le [Service correctionnel du Canada] doit permettre aux détenus de récupérer leurs médicaments après l’incarcération et changer la manière dont les pharmacies des pénitenciers fédéraux surveillent et commandent les médicaments". En fait, à la lecture des arguments des associations, on comprend que l’équation est simple : on enferme plus du fait d’une politique pénale intransigeante dans des établissements où la prévalence du VIH et du VHC est très forte, où il n’y a quasiment pas de prévention ni de réduction des risques et où la prise en charge médicale des personnes touchées est, au mieux, aléatoire. Bref, une situation explosive qui alarme les associations et laisse de marbre les autorités. Source : AIDSLaw

Source : http://www.seronet.info/

MALADIE DE BOUCHE : Les traitements des aphtes sont décevants

Publié le 13/05/2010

Par Anne Jeanblanc

Tous ceux qui ont, de temps à autre, des aphtes dans la bouche le savent bien : ces petites ulcérations de la muqueuse sont très douloureuses. Même si elles sont peu profondes et de faible diamètre (moins d’un centimètre), elles peuvent provoquer une gêne importante, notamment au moment des repas. La revue médicale Prescrire leur consacre un article dans son numéro de mai. On peut y lire que les causes d’aphtose restent inconnues, mais que divers facteurs apparaissent impliqués : les réactions à des aliments (noix, noisettes, certains fromages, agrumes, épices, crustacés et chocolat), à des dentifrices, à des médicaments, les manifestations de certaines maladies (affections inflammatoires de l’intestin, intolérance au gluten, etc.) ou encore une prédisposition héréditaire.

L’aphtose buccale commune bénigne guérit spontanément en une à deux semaines, sans complication ni cicatrice, et en l’absence de traitement spécifique. Néanmoins, précise Prescrire , dans les rares cas où la douleur est mal supportée, certains traitements locaux peuvent être proposés : application de lidocaïne en gel visqueux ou d’un corticoïde local, quand la douleur est intense. Les bains de bouche à la chlorhexidine durant plusieurs semaines ont peut-être un petit effet préventif sur la douleur des aphtes récurrents. De nombreuses autres substances visant à réduire la douleur et la gêne causées par les aphtes, ainsi que leur durée, ont été testées. Mais elles sont, dans tous les cas, d’efficacité modeste. L’aphtose buccale commune bénigne est à distinguer des aphtoses handicapantes par la taille des ulcérations, leur nombre et l’intensité des douleurs (comme les aphtoses géantes qui apparaissent, en général, après la puberté). Ces dernières persistent entre plusieurs semaines et plusieurs mois ; elles provoquent des douleurs à la déglutition et à l’élocution. Elles s’accompagnent parfois de fièvre et laissent des cicatrices. Ce type de maladie, qui récidive souvent, touche fréquemment les personnes atteintes du virus du sida… (suite de l’article)

Source : http://www.lepoint.fr/

[1] Wikimedia Commons Author Marcel Douwe Dekker : Conscience and law, 13 November 2007



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