Actualités VIH

Texte publi� le lundi 17 mai 2010.

ASIE : Le sida atteint des proportions alarmantes - MONDE : Journée mondiale contre l’homophobie avec un appel aux religions - FRANCE : Homophobie : « L’Église de France soutient notre démarche » - MALAWI : Plutôt devenir un martyr plutôt que de céder à l’homophobie, affirme un des deux prisonniers incarcérés pour un mariage symbolique - RECHERCHE : Une étude sur les relations sexuelles passagères fait valoir le besoin d’interventions - INTERNET : Chat avec François Berdougo-Leblanc et Hughes Fischer : “Le renouvellement de la prévention dépasse largement les questions biomédicales - RECHERCHE : Charge virale : des mesures plus fines - ÉTATS-UNIS : "Obama laisse les malades du SIDA mourir" - SÉNÉGAL : Louga : l’intégration des PVVIH dans la prise en charge du traitement est ’’salutaire’’ (spécialiste) - AFRIQUE DU SUD : Premier gouvernement à adhérer à une importante communauté de brevets - RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : Victimes du sida et des voleurs de vie - ESPAGNE : 700 nouveaux malades du Sida par an en Catalogne du sud -

Hong Kong  [1]

ASIE : Le sida atteint des proportions alarmantes

Tan Ee Lyn, Marc Delteil pour le service français, édité par Gilles Trequesser

17/05/10

HONG KONG (Reuters) - La présence du virus HIV du sida atteint des proportions alarmantes chez les homosexuels et les bisexuels en Asie, en raison notamment de législations qui les stigmatisent et d’une carence des services sociaux, estime le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

La situation pourrait s’aggraver si les pays concernés ne modifient pas leurs lois criminalisant, pour 19 de 48 d’entre eux, les rapports entre hommes adultes, et interdisant le travestissement, estime un rapport du Pnud, qui évoque des atteintes aux droits de l’homme. "Même là où il n’y a pas d’infractions spécifiques pour les rapports entre hommes, les transsexuels sont victimes d’abus de la part de la police et d’autres infractions liées à l’ordre public, le vagabondage, la prostitution et l’obscénité", souligne le document du département de la santé masculine en Asie du Pnud… (suite de l’article)

Source : http://bourse.challenges.fr

MONDE : Journée mondiale contre l’homophobie avec un appel aux religions

Mis en ligne le 16/05/2010

La 6ème Journée mondiale contre l’homophobie, célébrée ce lundi, est marquée cette année par un appel aux religions afin de dénoncer les violences à l’encontre des homosexuels et donne lieu à une vaste opération de "Kiss-in". Lancée en 2004 par Louis-Georges Tin, président du comité Idaho (International Day against Homophobia and Trans), cette journée est célébrée dans plus de 50 pays, des centaines d’associations de lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels (LGBT), ayant rejoint l’ONG Idaho. La date du 17 mai a été choisie en référence au 17 mai 1990, quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Débats, manifestations, expositions, actions de rue et campagnes de sensibilisation sont organisés chaque année à cette occasion. La campagne 2010 porte sur le thème "Religions, homophobie, transphobie" avec le lancement d’un "appel international aux religions" sur internet (www.idahohomophobia.org). "Notre intention est de combattre l’intégrisme et le fondamentalisme en promouvant des voix progressistes qui refusent l’utilisation d’arguments religieux pour perpétrer la violence et la haine", explique Louis-Georges Tin. En effet, "les violences homophobes et transphobes sont souvent le fait de personnes qui utilisent les religions pour justifier leurs positions", souligne en préambule le texte de cet appel. Pourtant, la religion ne doit pas être un "outil d’oppression" mais plutôt un "instrument de libération et de construction de paix entre les peuples", ajoute le texte, soulignant que "toutes les religions doivent constituer des lieux de sécurité pour tous les êtres humains"… (suite de l’article)

Source : http://v2.e-llico.com

FRANCE : Homophobie : « L’Église de France soutient notre démarche »

Propos recueillis par Sandra Prieto pour Sida Info Service

vendredi 14 mai 2010

Louis-Georges Tin (fondateur Journée contre l’homophobie)

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, ce 17 mai, un appel international a été lancé aux religions pour que cessent les violences perpétuées à l’encontre des homosexuel-le-s au nom d’une religion ou d’un Dieu. Louis-George Tin, fondateur de cette Journée, explique cet appel.

SIS : Quel état des lieux des trois religions du Livre dressez-vous aujourd’hui dans leur rapport à l’homosexualité ?

Louis-George Tin : Les Textes « saints » des trois grandes traditions disent à peu près tous la même chose sur l’homosexualité, ou plutôt sur les sodomites : ils condamnent brutalement, et fermement. Mais ces règles ont été plus ou moins appliquées selon les époques.

SIS : Est-ce donc une question d’interprétation des Textes ?

LGT : Oui, bien sûr. Les interprétations sont très variables. Et les applications aussi. Dans l’Occident chrétien, le grand tournant, c’est le XIIIème siècle, époque où commencent aussi la chasse aux sorcières, et les grands procès contre les hérétiques. Jusqu’alors, la sodomie était peu mentionnée dans les pénitentiels, on méritait juste quelques jours au pain sec et à l’eau. Mais tout au long du siècle, les sanctions se renforcent, et c’est le bûcher qui devient la règle, notamment avec le tribunal d’Inquisition. Pourtant d’autres interprétations sont possibles, notamment de l’épisode de Sodome et Gomorrhe, qui n’a sans doute pas grand chose à voir avec la sodomie, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Cependant, l’interprétation des textes « saints » n’est pas notre propos. Nous ne souhaitons pas aller sur le terrain de la théologie, qui ne nous concerne pas : nous voulons amener les théologiens sur le terrain des droits de l’homme, qui nous concerne tous.

SIS : D’où cet appel international aux religions. Suggère-t-il un débat entre les trois religions du Livre ?

LGT : La question est officiellement posée et aucune religion ne peut plus l’ignorer. Chacune à le devoir de se positionner sur le plan national voire international. Nous ne demandons pas aux responsables religieux d’approuver l’homosexualité ; nous leur demandons de désapprouver les violences homophobes, ce qui est assez différent. En particulier lorsque ces violences sont commises au nom d’un Dieu quel qu’il soit.

SIS : Une démarche noble certes, mais concrètement, est-ce que les religions peuvent se prononcer sur cette question et évoluer en ce sens ?

LGT : Absolument ! L’Eglise de France sera représentée officiellement lors du colloque organisé à l’Assemblée nationale le 17 mai, à l’occasion de la Journée de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Et nous avons également rédigé une prière universelle contre l’homophobie avec l’Église de France, qui sera communiquée à chaque paroisse, libre à chacune de la lire ou non pendant la messe du 16 mai… (suite de l’article)

Source : http://www.sida-info-service.org

MALAWI : Plutôt devenir un martyr plutôt que de céder à l’homophobie, affirme un des deux prisonniers incarcérés pour un mariage symbolique

Mis en ligne le 17/05/2010

Un des deux homosexuels actuellement incarcérés au Malawi pour un mariage gay symbolique affirme qu’il préfère "devenir un martyr plutôt que de céder à l’homophobie". "J’aime tellement Steven. Si on ne veut pas me donner la chance et la liberté de continuer à vivre avec lui, j’aime mieux mourir en prison ici. La liberté sans lui est inutile et dénuée de sens", a confié Tiwonge Chimbalanga au militant LGBT britannique Peter Tatchell. Les deux hommes, qui font face à des accusations de pratiques contre nature entre hommes et d’actes indécents attendent le verdit sur leur dossier ce mardi.

Source : http://v2.e-llico.com

RECHERCHE : Une étude sur les relations sexuelles passagères fait valoir le besoin d’interventions

Sean R. Hosein

14 mai 2010

Les études menées dans plusieurs pays à revenu élevé donnent à penser que de plus en plus d’hommes ont des rapports sexuels anaux non protégés avec d’autres hommes qu’ils connaissent à peine. Chose peu surprenante, les taux d’infections transmissibles sexuellement (ITS), y compris ceux de la syphilis et du VIH, sont à la hausse parmi les hommes gais et bisexuels de ces pays. Les raisons d’une telle augmentation de relations sexuelles non protégées sont complexes, mais il est probable qu’elles se rapportent partiellement à des idées fausses à l’égard de l’infection par le VIH et de son traitement.

Sécurité négociée

Depuis le début de l’épidémie du VIH, de nombreux hommes gais ont élaboré des stratégies pour essayer de réduire leurs risques de contracter ou transmettre le VIH tout en ayant des rapports anaux non protégés. Une des ces stratégies consiste à choisir un partenaire régulier avec qui on peut négocier des activités sexuelles sécuritaires. Ce genre de partenariat dépend « du degré de confiance accordé, du niveau d’intimité qui existe et du niveau de communication ouvert pour en arriver à une entente au plant des rapports sexuels non protégés », explique une équipe de chercheurs australiens qui étudie, depuis plusieurs années, le comportement des hommes gais et bisexuels. Toutefois, malgré le consentement de chacun des partenaires, « le niveau de communication relativement à ces questions n’est pas toujours constant et la confiance qui existe risque d’être brisée ». Les chercheurs soulignent aussi que « la négociation en matière de sécurisexe n’exclut pas complètement la subsistance d’un risque d’infection par le VIH ».

Sérotriage

Une autre stratégie pour réduire les risques de transmission du VIH consiste à choisir uniquement des partenaires sexuels ayant le même statut sérologique VIH que soi. Ce genre de comportement s’appelle le sérotriage. Pour les hommes séronégatifs, cette stratégie comporte un certain nombre d’inconvénients : « Contrairement aux conjoints réguliers, les partenaires occasionnels familiers n’abordent pas toujours régulièrement la question du dépistage du VIH et du statut sérologique », font valoir les chercheurs. Les chercheurs australiens avaient déjà remarqué que les hommes « se prêtent souvent à des présuppositions quant au statut sérologique de leurs partenaires sexuels » — un comportement qu’ils ont surnommé seroguessing (to guess = deviner), appellation évoquant un contexte de présupposition quant à la réalité sérologique. Ainsi, même la familiarité risque de ne pas aider les partenaires passagers à prévenir la transmission du VIH. L’équipe australienne a mené une étude afin de mieux comprendre quel impact la familiarité entre les partenaires passagers pourrait avoir sur la prévention du VIH. Les résultats de l’étude ont amené les chercheurs à souligner les points suivants :

- La familiarité entre partenaires sexuels et les antécédents d’activités sexuelles risquent de donner un faux sentiment de confiance et d’accroître les risques de transmission du VIH.
- Les services visant la prévention du VIH devraient tenir compte de ce problème et créer des programmes pour améliorer l’aptitude des hommes à négocier le sécurisexe… (suite de l’article)

Source : http://www.catie.ca

INTERNET : Chat avec François Berdougo-Leblanc et Hughes Fischer : “Le renouvellement de la prévention dépasse largement les questions biomédicales”

Publié par Christophe Martet

14 mai 2010

Le mercredi 12 mai, Hugues Fischer, membre d’Act Up-Paris et François Berdougo-Le Blanc, coordinateur du collectif TRT-5 ont répondu aux questions des internautes à propos de la recherche sur la prophylaxie pré-exposition (PrEP). Voici l’intégralité des échanges, avec en bonus vidéo, un making-of.

modérateur : Bonjour, nous sommes ravis d’accueillir Hugues Fischer et François Berdougo-Le Blanc pour ce chat.

HF et FBL : Bonsoir, Hugues et moi sommes ravis d’être là pour répondre à vos questions sur ce projet d’essai PrEP.

Lockem : Il me semble qu’il serait intéressant sur le traitement pré-exposition d’en connaitre réellement les termes en matière de prise, d’effets secondaires, de coût, etc.

HF et FBL : Nous sommes dans une recherche, il n’est donc pas question de prix pour l’instant. Le traitement pré-exposition est une bithérapie en un comprimé, pris avant une exposition éventuelle au VIH et après cette exposition au VIH. Les effets secondaires chez les séronégatifs ont été évalués dans plusieurs essais qui indiquent une très bonne tolérance. À beaucoup plus long terme, on ne sait pas. Cette bithérapie est proposée aux séropositifs pour le traitement de l’infection depuis près de dix ans.

traitdunion : Bonjour François , Bonjour Huges. Quels sont les principes pour classifier la prise de médicaments comme “traitement préventif ” ? Cette méthode , la PrEP, ferait-elle partie de la “prévention positive” ? Et tout ça, ça aidera en quoi ceux / celles qui sont déjà contaminés ?

HF et FBL : Ce n’est pas de la prévention positive, qui concerne de manière principale les séropositifs. La PrEp est envisagée pour éviter à des séronégatifs d’être contaminés en cas d’exposition au virus. Il s’agit d’une prophylaxie, d’un médicament utilisé en prévention. On en a des exemples dans le paludisme ou les vaccins qui sont aussi des prophylaxies.

ethan : Cette bithérapie doit-être prise à quel moment par rapport à une prise de risque potentielle et durant combien de temps ?

HF et FBL : Le schéma actuel proposé par l’essai est de prendre un traitement deux heures au plus tard avant l’exposition sexuelle au risque et un autre traitement 24 heures après la première prise. Si l’exposition se prolonge, on continue à prendre un traitement toutes les 24 heures… (suite de l’article)

Source : http://www.yagg.com

RECHERCHE : Charge virale : des mesures plus fines

Par Franck-seronet - Posté le 16 mai 2010

La mesure de la charge virale est un outil majeur du suivi et avoir une charge virale indétectable, un enjeu important. Certains laboratoires, en France notamment, se sont dotés d’une technique plus fine de mesure de la charge virale qui fait que quelques personnes qui étaient jusqu’alors “indétectables” se retrouvent d’un coup “détectables” parce que le seuil de comptage est plus bas. Que faut-il en penser ?

Atteindre et maintenir une charge virale indétectable sous traitement antirétroviral (trithérapie) est un des objectifs majeurs de la trithérapie. Ceci afin de permettre aux lymphocytes T4 (CD4) de remonter, conduisant à un renforcement du système immunitaire qui éloignera le plus possible les maladies opportunistes, infections ou cancers. Une charge virale est dite indétectable lorsqu’elle se situe au dessous du seuil que les techniques de comptage sont capables d’atteindre. Cela ne veut pas dire que le virus a disparu du corps, ni même du sang, mais qu’on ne le détecte plus avec les techniques utilisées. Dans les dernières années, les techniques de quantification de la charge virale pouvaient “compter” le nombre de copies de virus dans le sang à partir de 50 copies de virus par millilitre de sang (50 copies/ml). Au dessous de ce chiffre, les techniques de routine ne le pouvaient pas. Des techniques sophistiquées, utilisées seulement dans le cadre de la recherche, peuvent compter les copies de virus jusqu’à une copie/ml, mais ces techniques plus complexes et plus chères ne sont pas utilisées en routine. Au Québec, des techniques par 5 copies sont utilisées en recherche et si on participe à un essai, les résultats sont ajoutés uniquement au dossier de recherche de la personne. On a largement pu établir qu’une charge virale qui se maintient, au dessous de 50 copies/ml était satisfaisante. La plupart des essais thérapeutiques internationaux montrant un bénéfice clinique ont été faits avec ce seuil d’indétectabilité à 50 copies/ml. C’est pourquoi, au Québec, le seuil à 50 copies/ml est jusqu’à présent conservé… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

ÉTATS-UNIS : "Obama laisse les malades du SIDA mourir"

De notre correspondant à New York, Alexis Buisson 14/05/10

À New York, des centaines de manifestants ont dénoncé jeudi les « mensonges » d’Obama sur sa politique de lutte contre le SIDA en Afrique.

Obama, moins bon que George Bush en matière de lutte contre le SIDA ? « Contre toute attente, oui ! » répond Zackie Achmat sans hésiter. « Il laisse des gens mourir du SIDA tandis que Bush sauvait des vies. » L’avis de ce porte-étendard de la lutte mondiale contre le SIDA était partagé par les trois cent autres manifestants réunis jeudi à New York pour rappeler au Président américain ses promesses de campagne. Candidat, il avait annoncé qu’il consacrerait, élu, « plus de 50 milliards de dollars (envrion 40 milliards d’euros) d’ici 2013 » à la prévention et au traitement de la maladie en Afrique. Mais c’était avant que la crise ne rebatte les cartes et que son administration ne décide de s’engager dans un autre combat sanitaire, le Global Health Initiative, contre les maladies infantiles. Résultat : le premier budget du président démocrate ne prévoyait « que » 366 millions de dollars (envrion 295 millions d’euros) pour l’endiguement du virus. Un camouflet pour les associations : « Il trouve bien de l’argent pour renflouer les banques, alors pourquoi pas pour lutter contre SIDA ? » s’interroge Ian Kramer, de New York… (suite de l’article)

Source : http://www.francesoir.fr

SÉNÉGAL : Louga : l’intégration des PVVIH dans la prise en charge du traitement est ’’salutaire’’ (spécialiste)

Envoyé spécial : Abdoulaye Iba Faye

16/05/2010

Louga, 16 mai (APS) – Le chef du service de médecine de l’Unité de traitement ambulatoire (UTA) du Centre hospitalier régional de Louga, le docteur Mouhamed Coulibaly, a qualifié d’‘’innovante et salutaire’’ l’intégration des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) comme médiateurs dans le processus de prise en charge du traitement.

‘’C’est une innovation de taille dans la mesure où elle contribue, pour beaucoup, dans l’amélioration d’un traitement de qualité’, a notamment dit docteur Coulibaly, expliquant deux d’entre elles sont mandatées par leurs organisations et formées pour être des médiateurs. Il s’est confié vendredi à l’APS, lors d’une mission initiée par la Division de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (DLSI) à Louga, dans le cadre du renforcement de la documentation de sa nouvelle plate-forme de communication. Ce renforcement vise à alimenter la rubrique "Une région à la une" sur le site Internet de la division. L’objectif est de partager les bonnes pratiques. Le docteur Coulibaly, également coordonnateur de la prise en charge médicale des PVVIH à Louga, a indiqué que ces personnes sont considérées comme des ‘’médiateurs communautaires’’ ou ‘’médiateurs de l’observance’’, rappelant qu’à l’origine elles sont recrutées pour apporter appui et aide à l’observance des PVVIH. ‘’Elles ont été formées pour aider leurs pairs à mieux comprendre le traitement et faire en sorte que la prise de leur médicament soit régulièrement respectée’’, a fait valoir le médecin. ‘’Nous avons compris, a-t-il ajouté, que ce sont des personnes qui ont des influences énormes sur le renforcement du councelling et du point de vue qualitatif, elles ont un apport inestimable’’… (suite de l’article)

Source : http://www.aps.sn

AFRIQUE DU SUD : Premier gouvernement à adhérer à une importante communauté de brevets

dimanche 16 mai 2010

JOHANNESBOURG, 14 mai 2010 (PlusNews) - Une agence du gouvernement sud-africain est devenue la première à rejoindre la plus grande communauté de brevets pour les maladies négligées à l’échelle mondiale, une décision qui pourrait dynamiser les innovations locales en matière de lutte contre des maladies telles que la tuberculose (TB).

La Technology Innovation Agency (TIA), une organisation gouvernementale, a récemment annoncé qu’elle était devenue membre d’une communauté de brevets créée par l’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) afin de faire avancer la recherche sur 16 maladies tropicales négligées. La décision de la TIA implique que les chercheurs locaux auront accès à plus de 2 300 brevets existants, ainsi qu’à des connaissances sur des maladies telles que la TB et le paludisme. La communauté de brevets – qui s’aligne sur la définition de « maladies négligées » établie par la Food and Drug Administration américaine, et n’inclut pas les antirétroviraux (ARV), des médicaments utilisés pour traiter le VIH – est un accord volontaire par lequel des entreprises d’un même secteur, par exemple des entreprises pharmaceutiques, acceptent de partager des propriétés intellectuelles brevetées, en général en payant des royalties en échange de l’accès aux formulations pharmaceutiques et à la recherche. « Si d’autres entreprises en Afrique du Sud peuvent imaginer des moyens d’utiliser de façon innovante les informations [obtenues dans le cadre de] la communauté de brevets, alors la TIA les aidera à élaborer leur projet et à [le] mettre en œuvre », a dit Carl Montague, responsable du portefeuille de la santé au sein de la TIA.

iThemba Pharmaceuticals, une entreprise pharmaceutique sud-africaine privée financée en partie par la TIA, a adhéré à la communauté de brevets au début de l’année afin d’accélérer sa propre recherche sur la TB et le paludisme, a dit Chris Eldin, porte-parole de cette entreprise. M. Montague a dit à IRIN/PlusNews que cette initiative mettait une multitude d’opportunités à la disposition des chercheurs du secteur pharmaceutique, mais il a ajouté : « Nous devons nous assurer que la communauté de brevets puisse être exploitée de façon utile, et que nous puissions avoir accès aux chercheurs qui connaissent les brevets [déposés] ». « Avoir accès à des centaines de brevets est une perspective intimidante, et nous avons besoin d’aide pour évaluer les brevets et sélectionner les meilleures cibles pour nos travaux à venir, de façon à ne pas gaspiller nos maigres ressources ». Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la TB est la première cause de mortalité chez les personnes vivant avec le VIH, et l’Afrique du Sud, qui présente une prévalence du VIH d’environ 18 pour cent, est l’un des pays au monde les plus touchés par la TB… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : Victimes du sida et des voleurs de vie

Philippe Bernard

14.05.10

C’est un scandale silencieux. Ses victimes, 13 500 malades souffrant du sida en République centrafricaine, l’un des pays les plus pauvres et les plus délabrés d’Afrique, sont menacées de mort, mais elles n’ont guère le droit à la parole. Les trafiquants, probablement proches des autorités locales, qui détournent et revendent les médicaments antirétroviraux (ARV) destinés à ces patients, agissent dans la plus grande discrétion. Quant au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, l’agence internationale créée en 2002 pour financer les traitements, elle fait le gros dos, alors que ses crédits sont en partie détournés depuis des mois en République centrafricaine.

Sollicitée par Le Monde, l’institution reconnaît "quelques dysfonctionnements" et admet l’existence de pièces comptables "non conformes". L’organisme centrafricain chargé de distribuer les médicaments "fait de la résistance", indique seulement Wilfried Thalmas, chef de la division Afrique de l’Ouest du Fonds, basé à Genève, qui dément tout risque de hiatus dans le traitement des malades.

Cependant, les faits recoupés auprès de plusieurs sources fiables sont accablants : la République centrafricaine a interrompu depuis janvier ses commandes d’ARV, pourtant financées. Un nouvel ordre d’achat devait être donné en avril. Il ne l’a pas été. Compte tenu des stocks existants et du délai de trois mois nécessaire pour l’acheminement, la rupture dans l’approvisionnement, dès la fin du mois de juin, est inéluctable, selon plusieurs observateurs. "Il y a urgence à passer commande dès maintenant, sans perdre de temps, indique, sous couvert d’anonymat, un acteur proche des bailleurs de fonds. Le risque de mort est considérable pour les 13 500 personnes traitées." L’interruption du traitement peut en effet provoquer une mutation du virus qui rend inadaptés les médicaments utilisés auparavant. Il faut alors recourir à des traitements dits "de seconde ligne", quatre fois plus onéreux. "Certaines molécules manquent déjà, constate, à Bangui, Luc N’Vendo, président du Réseau centrafricain des personnes vivant avec le VIH. On parle de mauvaise gestion. Nous nous demandons qui en est à l’origine." En février-mars, le traitement des malades a déjà été brutalement interrompu pendant près d’un mois. "Le pronostic vital s’assombrit à terme", assénait alors un rapport confidentiel, relevant "des cas d’agressivité de la part des patients vis-à-vis des personnels soignants". Cette situation faisait suite au gel du financement décidé en octobre 2009 par le Fonds mondial. "Il s’agissait de faire cesser les dysfonctionnements, pas de toucher les approvisionnements en médicaments", assure M. Thalmas… (suite de l’article)

Source : http://www.lemonde.fr

ESPAGNE : 700 nouveaux malades du Sida par an en Catalogne du sud

Samedi 15.5.2010

Malgré un nette réduction lors des dernières années due aux traitements médicaux comme les trithérapies retrovirales, le virus du VIH continue de provoquer la mort de 30 personnes par an en Catalogne du sud. Depuis la décennie 1980, pas moins de 10.000 malades, recensés sur l’ensemble du territoire, ont perdu la vie par la faute du Sida… (suite de l’article)

Source : http://www.la-clau.net

[1] Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic Ángel Riesgo Martínez Image of a commercial street (Percival Street) in Hong Kong, Special Administrative Region of Hong Kong in China.



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