Actualités VIH

Texte publi� le mardi 18 mai 2010.

CANADA : Homophobie : Sensibilisation auprès des Premières Nations - MALAWI : deux homosexuels jugés coupables d’avoir "violé l’ordre de la nature" - ÉTUDE : Vaccins contre le VPH : résultats chez les hommes - AUSTRALIE : les chiffres récents qui font trembler les experts de la prévention VIH - RECHERCHE : La thérapie antirétrovirale réduit l’incidence de la tuberculose chez des enfants séropositifs pour le VIH - ÉTUDE : Tuberculose : On the SPOT, le test qui débusque le bacille muet - SÉNÉGAL : VIH/SIDA : La prévalence en milieu carcéral estimé à 2,7% - CAMEROUN : Commémoration : Des bougies en mémoire des personnes décédées du Sida - RWANDA : balayeuses plutôt que prostituées - AFRIQUE DU SUD : Mondial : écarte prostituées, mendiants et enfants des rues - ONUSIDA : Journée internationale du vaccin contre le VIH

Nutashkuan  [1]

CANADA : Homophobie : Sensibilisation auprès des Premières Nations

Mise à jour le lundi 17 mai 2010

La campagne se présente sous le thème : vaincre l’homophobie dans l’isolement des réserves autochtones. Le message est imprimé sur une affiche qui sera distribuée dans les communautés des Premières Nations de la région, mais aussi au Québec et au Labrador.

Il s’agit d’une initiative de la Coalition d’aide aux gais et lesbiennes de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL), ainsi que du Forum jeunesse régional. Le conseiller de la Réserve d’Eagle Village-Kipawa, David McLaren, indique que l’homophobie dans les réserves autochtones entraîne de la détresse psychologique et des problèmes de drogues chez les homosexuels… (suite de l’article)

Source : http://www.radio-canada.ca

MALAWI : deux homosexuels jugés coupables d’avoir "violé l’ordre de la nature"

AFP – 18 mai 2010

BLANTYRE — Les premiers mariés gays du Malawi, détenus depuis quatre mois et demi, ont été jugés coupables mardi d’"avoir violé l’ordre de la nature" par un tribunal de Blantyre.

Le procureur a réclamé une condamnation au maximum prévu par la loi, soit 14 ans de prison. Le juge a suspendu sa décision sur la peine au jeudi 20 mai. Steven Monjeza, 26 ans, et Tiwonge Chimbalanga, 20 ans, ont comparu menottés. Ils avaient été arrêtés à la fin décembre après avoir organisé la première cérémonie de mariage gay de ce petit pays conservateur d’Afrique australe et avaient été inculpés d’"attentat à la pudeur". M. Monjeza a finalement été jugé coupable "d’avoir eu une connaissance charnelle de M. Tiwonge (...) ce qui est contre l’ordre de la nature", et M. Tiwonge "d’avoir permis cette sodomie". "L’Etat a prouvé que les deux hommes s’étaient mariés", a ajouté le juge Nyakwawa Usiwa Usiwa. "Il a été prouvé que le couple avait auparavant vécu comme mari et femme pendant cinq mois", a-t-il ajouté. La procureure Barbra Mchenga a demandé la peine maximale, évoquant un "crime planifié et bien exécuté"… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com

ÉTUDE : Vaccins contre le VPH : résultats chez les hommes

Sean R. Hosein

18 mai 2010

Il existe plus de 150 souches (également appelées génotypes) du virus du papillome humain (VPH). Ces virus se transmettent facilement lors des rapports sexuels, qu’il y ait pénétration ou non. Le VPH peut infecter la bouche et la gorge, ainsi que la région anogénitale, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ces tissus délicats. Certains génotypes du VPH, notamment les génotypes 6 et 11, peuvent causer des verrues anogénitales. D’autres, comme les génotypes 16 et 18, provoquent parfois des lésions précancéreuses et des cancers touchant principalement le col de l’utérus et la vulve chez la femme, l’anus chez les deux sexes et, dans des cas rares, le pénis.

Grande étude québécoise

Certains de nos lecteurs risquent de considérer les verrues comme un simple agacement et pas plus. Toutefois, selon des chercheurs québécois, un diagnostic de verrues anogénitales peut s’accompagner d’une augmentation marquée du risque de quelque chose de beaucoup plus grave – le cancer anal. Des chercheurs québécois ont examiné des données anonymes du Fichier des tumeurs du Québec et les ont comparées à celles de la Régie de l’assurance maladie de cette province. Ils se sont ensuite servis de ces données pour estimer le risque de cancer anal chez des personnes qui avaient été diagnostiquées et traitées pour des verrues anogénitales. L’équipe de chercheurs a constaté que, en moyenne, 20 825 patients avaient été traités pour des verrues anales à trois reprises entre 1990 et 1999. Dans la région de Montréal, 66 % des patients atteints de verrues anogénitales étaient des hommes, et ceux-ci étaient traités plus fréquemment pour des verrues que les femmes. Quatre-vingt pour cent des patients étaient âgés de 15 à 44 ans. Au cours de la période à l’étude, 15 cas de cancer anal se sont produits chez des personnes qui avaient été traitées pour des verrues anogénitales. Quatorze des personnes en question vivaient dans la région montréalaise. Les chercheurs ont trouvé que le risque relatif de cancer anal chez les personnes qui avaient eu des verrues anogénitales était plus de 200 fois plus élevé. Signalons qu’une étude semblable au Royaume-Uni avait permis de constater un risque disproportionné de verrues anales chez les hommes qui avaient des rapports sexuels avec d’autres hommes (HRSH), comparativement aux hommes qui couchaient avec des femmes. En moyenne, des verrues anogénitales sont diagnostiquées chez quelque 2 000 personnes au Québec chaque année, et on pourrait considérer le risque de cancer anal comme élevé chez celles-ci. Or, aucun test de dépistage de routine n’est utilisé pour le cancer anal, contrairement au cancer du col de l’utérus. Dans une autre étude réalisée au Québec, la plupart des cancers anaux détectés contenaient du VPH, majoritairement du génotype 16… (suite de l’article)

Source : http://www.catie.ca

AUSTRALIE : les chiffres récents qui font trembler les experts de la prévention VIH

par Philippe Adam - samedi 15 mai 2010

Depuis plusieurs années, la communauté gay s’affronte sur le sujet de la prévention du VIH. Les politiques de réduction des risques se sont généralisées dans les pays anglosaxons, entre polémiques, soubresauts et recherche de consensus. Les nouvelles données provenant de down under devraient relancer un débat explosif. Un texte co-écrit avec Didier Lestrade.

L’Australie, et plus précisément l’état de New South Wales, revendique son exceptionnalité en termes de riposte face à l’épidémie de VIH/SIDA. Parmi les gays de Sydney, le niveau de dépistage du VIH est connu pour être l’un des plus élevé au monde. Dans un contexte où les gays sont censés connaître leur statut sérologique, la communauté et les chercheurs gays ont conjointement imaginé et promu des stratégies alternatives à l’utilisation du préservatif qui permettraient de réduire le risque de transmission du VIH lors des rapports anaux non protégés. Le sérosorting, par exemple, permet aux partenaires sexuels ayant le même statut sérologique d’abandonner le préservatif. Pour ceux qui ne savent pas, soyons plus spécifiques : les séropos ont ainsi des relations sexuelles non protégées entre eux, les séronégatifs aussi. Jusqu’ici, les données de surveillance suggéraient que de telles stratégies de réduction des risques étaient acceptables. Certes, elles ne permettaient pas d’éviter que des contaminations surviennent mais, au niveau épidémiologique, les stratégies de réduction des risques semblaient avoir une efficacité suffisante pour maintenir la transmission du VIH à un niveau certes élevé mais jusqu’ici parfaitement stable dans l’état de New South Wales même si l’incidence du VIH était depuis quelque temps déjà en hausse dans les autres états australiens. Une série de chiffres noirs, récemment publiés ou rendus publics, viennent remettre ces certitudes en question.

Un taux de dépistage largement surestimé

Depuis 1996, les Gay Community Periodic Surveys (GCPS) servent de référence pour suivre l’adaptation des gays à l’épidémie de VIH en interrogeant périodiquement les hommes les plus attachés aux communautés gays urbaines australiennes. Bien qu’un léger accroissement de la part des répondants non-testés pour le VIH ait pu être observé entre 2008 et 2009, les dernières enquêtes périodiques menées à Sydney rapportaient des taux de dépistage du VIH situés autour 90% (Frankland et al., 2009). L’utilisation de nouvelles techniques d’enquêtes et de recrutement suggère que cette estimation élevée du taux de dépistage VIH n’est pas généralisable à des échantillons plus diversifiés. Pour la première fois dans le contexte Australien, l’enquête E-male (Rawstorne et al, 2009) menée via Internet sur tout le territoire a permis d’inclure non seulement des gays attachés à la communauté et à ses normes mais aussi des gays qui n’adhèrent pas à ces normes et d’autres hommes qui vivent plus aux marges de la communauté. Selon cette enquête, le taux global de dépistage VIH n’atteindrait que 76% (Rawstorne et al, 2009). Cette estimation semble malheureusement corroborer certaines données récentes de surveillance épidémiologique, encore non publiées, qui indiquent qu’une part importante d’homo- et bisexuels découvrent très tardivement leur séropositivité. Le recours au test de dépistage en Australie est donc bien moins optimal que ce que l’on imaginait. Dans un tel contexte, l’idée selon laquelle l’Australie serait un modèle parfait de réponse à l’épidémie mérite d’être nuancée. En Australie comme partout ailleurs, y compris en Europe, il convient plutôt que de surestimer la couverture du dépistage VIH, de reconnaître qu’il existe indiscutablement une part non négligeable d’homo- et bisexuels masculins qui ne se testent pas, qui ne savent pas qu’ils sont séropositifs, qui ont une charge virale élevée de VIH et qui fragilisent en conséquence les concepts de la réduction des risques… (suite de l’article)

Source : http://www.minorites.org

RECHERCHE : La thérapie antirétrovirale réduit l’incidence de la tuberculose chez des enfants séropositifs pour le VIH

2010-05-17

INTRODUCTION : Nous souhaitions évaluer l’effet d’une thérapie antirétrovirale (ART) sur l’incidence de la tuberculose (TB) sur une cohorte d’enfants infectés par le VIH.

MÉTHODES : Nous avons analysé les données issues d’enfants ne présentant pas de TB et vierge de toute ART, enrôlés entre Décembre 2004 et Avril 2008 au sein d’un programme de soins VIH à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Afin d’estimer l’effet de l’ART sur l’incidence de la TB tout en tenant compte des biais de confusion résiduel liés au temps d’exposition, un modèle de Cox a été utilisé… (suite de l’article)

Source : http://www.informationhospitaliere.com

ÉTUDE : Tuberculose : On the SPOT, le test qui débusque le bacille muet

mise en ligne Louis-Marie Sibuée, le 17 mai 2010

T-SPOT®-TB est un test de laboratoire développé par la biotech britannique Oxford Immunotec (Oxford, et Marlborough, USA). Il est conçu pour déclencher une réponse immunitaire basée sur les lymphocytes T (activés dans le thymus), ceux-ci répondant à la présence de protéines immunogènes appartenant au bacille de Koch (Mycobacterium tuberculosis), agent de la tuberculose humaine. Ce test est conçu pour faciliter le diagnostic de la tuberculose chez les sujets susceptibles d’être infectés par le bacille.

T-SPOT®.TB peut être utilisé à titre préventif chez des patients immunodéprimés : infection à VIH, prescription d’un anti-TNF – cytokine prescrite dans la polyarthrite rhumatoïde « et favorisant une infection tuberculeuse -, patients sous chimiothérapie, en dialyse rénale ou transplanté ; dépistages ciblés : suspicion de tuberculose, promiscuité avec des cas, immigrants, sujets incarcérés, pensionnaire de maisons de retraite ; visites d’embauche et suivi régulier dans certaines professions : professionnels de santé, médecine du travail. Une sensibilité d’environ 95 %, c’est la sensibilité que nombre d’études d’évaluation attribuent à ce test britannique, même chez les patients immunodéprimés – y compris les VIH-positifs. Comparé à d’autres tests de détection, T-SPOT®.TB identifie une plus forte proportion de sujets infectés et peut être utilisé pour infirmer une suspicion de tuberculose active en 24 h. Sa haute spécificité - près de 100 % - est due au recours à deux antigènes bactériens : ESAT-6 and CFP10, qui ne présentent pas de risque de réaction croisée avec l’immunité vaccinale par BCG ou avec d’autres mycobactéries de l’environnement du patient. Cette spécificité quasi absolue assure l’élimination potentielle du risque de faux positifs, lesquels déclencheraient traitement et surveillance médico-biologique inutiles… et coûteux. Donc un test coût/efficace… (suite de l’article)

Source : http://www.santelog.com

SÉNÉGAL : VIH/SIDA : La prévalence en milieu carcéral estimé à 2,7%

Eugène KALY

Mardi 18 Mai 2010

Les détenus et les usagers de drogues par injections font partie des groupes les plus exposés au Vih/Sida. Si rien n’est fait pour ces individus, ils risquent de contaminer les autres populations. D’où la nécessité d’orienter les actions de prévention et de prise en charge vers ces groupes où la prévalence dépasse 2%.

Après les travailleuses du sexe et des hommes qui ont des rapports sexuels avec les hommes (Msm), les détenus et les usagers de drogues par injections constituent le troisième groupe le plus exposé au Vih/Sida et à l’hépatite B au Sénégal. Selon un document remis à la presse, le milieu carcéral sénégalais compte 50.938 détenus, soit 51 détenus pour 100.000 habitants. La prévalence du Vih/Sida dans les prisons sénégalaises est de 2,7%. Elle est supérieure à la moyenne nationale estimée 0,7%. Ce taux s’explique du fait que la plupart des personnes privées de liberté, dans notre pays, sont issues de milieux défavorisés, a indiqué le médecin-capitaine Abdoulaye Ndiaye, chef du service médico-social de l’administration pénitentiaire. Selon lui, le milieu carcéral, compte tenu de la promiscuité qui existe entre prisonniers, constitue un facteur de risque au Vih. Les détenus constituent, aussi, un groupe particulièrement vulnérable à cause de leur orientation sexuelle », a expliqué le Dr Abdoulaye Ndiaye, indiquant que la distribution systématique de préservatifs ne peut pas se faire dans les prisons, parce que l’autorité croit à l’inexistence des rapports sexuels dans ces milieux où les hommes sont séparés des femmes. « Malheureusement, le taux de prévalence dans ces milieux dépasse largement celui de la population générale. Sûrement qu’il y a des choses qui se passent dans les prisons que nous ne pouvons pas dire parce que n’ayant pas fait une étude sur cela », a reconnu le médecin-capitaine… (suite de l’article)

Source : http://www.lesoleil.sn

CAMEROUN : Commémoration : Des bougies en mémoire des personnes décédées du Sida

Par Christian Tchapmi, mardi 18 mai 2010

Céline Blanche Endomo, commerçante au marché Mvog-Mbi a vingt cinq ans et bien portante. Vivant avec le VIH SIDA depuis six ans, elle n’hésite pas à parler ouvertement de ce qui lui est arrivé en 2004. A cette époque, elle venait à peine de faire ses adieux à l’adolescence. Sa vie était pourtant normale jusqu’à ce fatidique mois de mai. De retour de Belgique, elle venait d’atterrir dans une surprise partie qu’organisaient des amis d’enfance. Entre deux verres de whisky et quelques cigarettes, Cécile ne savait pas encore que sa vie allait changer. Plus rien ne sera comme avant. Car à peine arrivé à cette fête, elle avait contracté le VIH Sida suite à une relation sexuelle non protégée. La première de sa jeune vie d’adolescente. De retour au bercail, une analyse sanguine lui apprenait le pire. Mais pour éviter l’enfer de la stigmatisation notamment de sa famille, dans le quartier et dans les différents autres lieux publics, elle gardera son secret pour elle-même. Personne n’en saura rien sur la maladie de la jeune fille jusqu’à ce qu’un beau jour elle accepte se confier à l’une des associations du réseau camerounais des associations des personnes vivant avec le VIH. Aujourd’hui, elle continue à vivre et à s’accrocher à son combat contre la stigmatisation.

La cérémonie de requiem baptisée « Candlelight memorial » qui s’est tenue dimanche dernier au complexe scolaire la Gaieté de Yaoundé sous le thème : « Many lights for human rights », en français « plusieurs lumières pour les droits de l’Homme », s’est voulue bien qu’une simple commémoration, un appel lancé en direction des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) à toujours garder espoir. « l’espoir de mener une vie positive bien qu’étant infecté, l’espoir de voir une loi votée pour la protection des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA, l’espoir également de voir le regard des personnes saines changer vis-à-vis des malades du Sida », pour reprendre… (suite de l’article)

Source : http://www.lemessager.net

RWANDA : balayeuses plutôt que prostituées

par Diane Uwanyirijuru

13-05-2010

(Syfia Grands Lacs /Rwanda) A choisir entre rester prostituées et devenir balayeuses, des femmes, réunies en association à Muhanga au sud du Rwanda n’hésitent pas à quitter le plus vieux métier du monde où elles risquent leur vie, n’ont pas de revenus fixes et perdent le respect d’elles-mêmes. Témoignages.

Tous les jours, bon nombre de jeunes femmes de Muhanga, province du Sud du Rwanda, se lèvent tôt le matin pour se rendre à leur travail quotidien : le nettoyage des rues et différents coins sales de la ville. Ce sont des membres de l’association "Tubusezerere", (Abandonnons la prostitution), composée d’anciennes prostituées qui ont renoncé à ce vieux métier dont les revenus sont aléatoires. "Nous avons décidé d’abandonner la prostitution pour travailler dur et gagner notre vie dignement", témoigne Jeannette, 36 ans, vêtue d’une salopette kaki, de bottes et gants noirs, et très fière de balayer le tronçon de la grand route Kigali-Butare. "Dans ces travaux manuels, nous gagnons peu, mais du moins nous sommes sûres de notre gain et de notre santé. Mais dans la prostitution, les clients nous maltraitaient, nous battaient et souvent refusaient de nous payer", renchérit-elle. Le département des affaires sociales du district Muhanga a réuni dans l’association, il y a deux ans, plus de 220 anciennes professionnelles du sexe dont une cinquantaine est affectée au nettoyage de la ville. Les autres s’occupent d’autres petits projets comme la vente de légumes et fruits au marché de Gitarama et l’agriculture. Les nettoyeuses reçoivent 21 000 Frw (37 $) par mois, un salaire proche de celui d’un enseignant débutant à l’école primaire.

Difficile réintégration dans sa société

"Même après avoir quitté la prostitution, il y a des hommes qui viennent me draguer croyant que j’y reste", témoigne une de ces femmes. Pour bon nombre de membres de Tubusezerere, quitter ce métier n’est pas une décision facile, car une prostituée est connue comme telle par tout le monde. Aussi, celles qui ont pu le faire mettent en garde celles qui le pratiquent encore. "La prostitution est un métier mortel. S’y engager, c’est se tuer soi-même. Souvent nous sommes emprisonnées, nous attrapons le VIH. Il y a des risques d’entrer dans les bagarres avec des rivaux et des hommes. Pour gagner plus d’argent, je prenais des drogues pour pouvoir tenir deux ou trois hommes pendant la nuit. C’est la mort", met en garde Monique, ancienne prostituée. Avis partagé par sa collègue bien connue sous le sobriquet de Kiliwanzenze, aujourd’hui vendeuse de pagnes : "J’ai fait ce métier pendant plus de 18 ans au Rwanda comme en RDC. Mais je n’ai trouvé ni argent, ni mari. J’ai une cicatrice sur la bouche là où mes rivales m’ont frappée avec une bouteille vide quand nous étions en bagarre dans un bar en Rdc. C’est depuis que j’ai quitté que je parviens à gagner un peu d’argent et épargner"… (suite de l’article)

Source : http://syfia-grands-lacs.info

AFRIQUE DU SUD : Mondial : écarte prostituées, mendiants et enfants des rues

De Sibongile KHUMALO (AFP) – 18 mai 2010

DURBAN (Afrique du Sud) — L’Afrique du Sud a vidé ses carrefours des prostituées, mendiants et enfants des rues, en un grand nettoyage avant le Mondial-2010 visant, selon des associations, à dissimuler les populations qui dérangent. "Les gens sont retirés de la rue et envoyés dans des refuges, mais ce sont des camps de concentration", tonne Warren Whitfield de l’Addiction Action Campaign, une organisation spécialisée dans l’aide aux toxicomanes. "C’est une violation de notre droit constitutionnel", affirme-t-il, accusant son pays d’attenter "aux droits de l’Homme pour préparer cet événement mondial". À Durban (sud-est), où aura lieu une demi-finale, le front de mer est inhabituellement calme. Depuis la rénovation de la promenade (pour environ 20 millions d’euros), les clochards et vendeurs à la sauvette se sont envolés. Quant aux 400 enfants qui survivent d’ordinaire dans les rues de la ville, ils ont été en majorité transportés par la police dans un foyer en périphérie, selon plusieurs associations. "Ils nous ont dit de retourner d’où nous venons. Ils disent que Durban est sale à cause de nous", a témoigné un jeune de 13 ans au journal The Times. Le quartier malfamé des docks, près du plus grand port du continent, a également dit adieu à ses prostituées, remplacées par des commerces de luxe et des appartements de standing. Les autres villes-hôtes ne sont pas en reste. Au cours des deux derniers mois, Johannesburg s’est vidé des aveugles zimbabwéens et des mères avec enfant qui mendiaient aux principales intersections de la ville… (suite de l’article)

Source : http://www.google.com

ONUSIDA : Journée internationale du vaccin contre le VIH

Message de Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA

18 mai 2010

Genève, 18 mai 2010 — La création de la Journée internationale du vaccin contre le VIH montre clairement que le meilleur espoir de mettre un terme à l’épidémie de sida passe par un vaccin sûr et très efficace contre le VIH.

Suite aux résultats modestes mais encourageants d’une protection de 31 % contre l’infection lors de l’essai de vaccin anti-VIH en Thaïlande en 2009, la mise au point d’un vaccin sûr et performant n’a jamais été aussi près d’aboutir. Toutefois, réaliser cette prouesse suppose encore surmonter des défis de taille et beaucoup reste à faire. Je tiens à louer les efforts inlassables des communautés, des participants à l‘étude et des chercheurs qui ont contribué à l’objectif d’élaborer un vaccin sûr et efficace. La mise au point d‘un vaccin est un effort commun qui, au fil des années, a montré tout l’intérêt d’un partenariat entre le Nord et le Sud — tant au niveau du partage d’idées et de connaissances que de l’obtention de résultats… (suite de l’article)

Source : http://www.unaids.org

[1] Wikimedia Commons Author : Iphigénie Marcoux-Fortier Photo de la réserve indienne de Nutashkuan dans la région de la Côte-Nord, province de Québec, Canada



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