PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE : Les difficultés de la lutte contre le sida - OUGANDA : La volte-face du ministère sur la proposition de loi sur le VIH soulève des inquiétudes - FRANCE : 19 mai 2010 : 3e journée mondiale de lutte contre les hépatites - FRANCE : Hépatite C : épidémie hors de contrôle : Act Up déverse 260 foies sur les marches du ministère de la santé - FRANCE : Journée contre les hépatites : le crack, l’autre risque de transmission - ÉTUDE : Les trithérapies réduisent la transmission - CAMBODGE : Fin programmée de la prise en charge par MSF du VIH/sida - ÉTUDE : Paludisme et réplication du VIH - PUBLICATION : Un guide de conseils de prévention pour les couples gays ouverts aux rencontres occasionnelles - ASIE : la stigmatisation des homosexuels favorise la propagation du VIH/Sida - FRANCE : Lyon : kiss-in sous tension devant la cathédrale Saint-Jean (+ vidéos) - AFRIQUE DU SUD : "Life, above all" pour les enfants du sida
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PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE : Les difficultés de la lutte contre le sida
Brèves du Pacifique - 19/05/2010
Le ministre de la santé, Sasa Zibe, est une fois de plus monté au créneau pour marteler à la population qu’aucune phytothérapie n’est en mesure de guérir du sida. Seulement voilà, 86% des populations des zones rurales du pays penseraient le contraire et les concoctions à base de plantes sont bien souvent les seuls médicaments disponibles. Sasa Zibe a aussi averti, devant le Parlement, que la Papouasie Nouvelle-Guinée se retrouvera à cours de médicaments antirétroviraux au mois d’août prochain et a lancé un appel à des agences pour obtenir un financement. Et enfin, un député a demandé au ministre s’il savait que certaines églises du pays promettaient à leurs fidèles de guérir le sida par la prière. M. Zibe a répondu que « La prière est très puissante, mais les gens doivent quand même continuer à suivre leur traitement. »
Source : http://24hdanslepacifique.com
OUGANDA : La volte-face du ministère sur la proposition de loi sur le VIH soulève des inquiétudes
19 mai 2010
KAMPALA, 17 mai 2010 (PlusNews) - En Ouganda, les militants de la lutte contre le VIH ont fait part de leurs inquiétudes au sujet d’une décision du ministère de la Santé de soutenir une loi sur le VIH/Sida qui criminaliserait la transmission délibérée du VIH.
La semaine dernière, Richard Nduhura, Ministre de la Santé, est apparu devant la commission parlementaire sur le VIH pour expliquer la position du gouvernement sur la loi de prévention et de contrôle du VIH/Sida (2009). Mr Nduhura est revenu sur sa précédente position selon laquelle des dispositions de la loi mèneraient à la discrimination et saperaient les droits des personnes vivant avec le VIH. « Je soutiens la loi telle qu’elle est actuellement », a-t-il dit à IRIN/PlusNews. Le président ougandais Yoweri Museveni a déclaré dans le passé qu’il « soutenait entièrement » une loi sur le VIH/Sida qui criminaliserait la transmission délibérée du virus. La proposition de loi, ainsi qu’un autre projet controversé, la loi anti-homosexualité de 2009, a généré de nombreuses critiques de la part des militants des droits humains.
Selon Stella Kentutsi, du Forum national des personnes vivant avec le VIH/Sida en Ouganda, la volte-face du ministre a montré qu’il existait toujours un manque de compréhension des clauses [de la loi] et de la manière dont elles affecteraient les gens vivant avec les VIH. « Le principal problème que nous avons avec cette proposition de loi est le manque de sensibilisation ; nous pensons que les commentaires [de Nduhura] ont été biaisés et influencés par le parlement », a-t-elle dit. « Il a besoin de s’asseoir et de réfléchir attentivement, puis de prendre une décision qui maintiendra l’équilibre entre les deux parties ». Mr Nduhura a dit qu’il était convaincu de sa nouvelle position, et qu’il n’avait pas été indûment influencé par les membres de la commission parlementaire. Le Forum a sensibilisé le public à travers le pays à cette proposition de loi, qui a pour objectif de fournir un cadre légal à la réponse nationale au VIH, ainsi que de protéger les droits des personnes atteintes par le VIH. Un grand nombre de ses articles cherche à protéger les droits des personnes vivant avec le VIH à des soins médicaux, à criminaliser la discrimination basée sur le statut VIH et à maintenir les principes de confidentialité et de consentement… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
FRANCE : 19 mai 2010 : 3e journée mondiale de lutte contre les hépatites
Mercredi 19 Mai 2010
Une maladie d’autant plus silencieuse que les médias n’en parlent pas. Et pourtant, 300 000 personnes en France sont porteuses chronique d’une hépatite B ou C et ne le savent pas. La découverte tardive d’une hépatite est une perte de chance de guérison et cependant, un tiers des centres de dépistage anonymes et gratuits ne proposent pas ces tests… Plus de 7 000 nouvelles contaminations dont plus de 2 000 seraient évitables grâce à la vaccination contre l’hépatite B. Les hépatites B et C, c’est plus de 5 000 morts chaque année en France, un mort toutes les 30 secondes dans le monde ! Dépistez-vous. Telle est la recommandation de SOS hépatites et de sa nouvelle campagne d’incitation au dépistage.
À l’occasion de cette journée, SOS hépatites, avec ses partenaires (les laboratoires Bristol-Myers Squibb et Roche), se mobilise pour venir à la rencontre des populations les plus à risque d’être porteuses du virus des hépatites B et C, et les inciter à se faire dépister. A partir du mois de mai, des rendez-vous de dépistage gratuit (une simple prise de sang) seront organisés partout en France et notamment en Ile-de-France, où la prévalence des hépatites B et C est supérieure à celle de la moyenne française (0,80% contre 0,65% pour le VHB, 1,09% contre 0,84% pour le VHC). Pour plus d’information, deux sites internet : www.hepbinfo.fr ou www.soshepatites.org. Le 19 mai est également la journée de lancement des rencontres nationales VHC « Mieux vivre avec une hépatite C », co-organisées par SOS hépatites et AIDES, qui se dérouleront à Paris du 7 au 10 octobre 2010. Vingt ans après les premiers Etats généraux « Vivre avec le sida », 150 personnes séropositives au virus de l’hépatite C ou co-infectées VHC-VIH vont pouvoir prendre la parole, échanger et faire entendre leurs revendications concernant leurs droits et leurs difficultés… (suite de l’article)
Source : http://www.senioractu.com
FRANCE : Hépatite C : épidémie hors de contrôle : Act Up déverse 260 foies sur les marches du ministère de la santé
publié en ligne : 19 mai 2010
Ce matin de la journée mondiale Hépatites, une vingtaine de militantEs d’Act Up-Paris ont déposé 260 foies sur le perron du Ministère de la Santé pour symboliser les 2 600 morts par an dus à l’hépatite C en France. Act Up-Paris dénonce les effets d’annonce de Roselyne Bachelot-Narquin qui masquent le manque de volonté politique du gouvernement de venir à bout de cette épidémie.
4 400 contaminations par an dont 70% sont des usagerEs de drogues, 2 600 morts par an, plus de 22 0000 porteurs chroniques, dont la moitié ne connaissent pas leur contamination. Ce ne sont pas les chiffres du sida des années 80, mais ceux de l’hépatite C en 2010. Or, à tous les stades de la prise en charge de la maladie, prévention, dépistage, traitement, l’engagement du gouvernement est insuffisant :
Au niveau de la prévention pour les usagerEs de drogues, la réduction des risques est la portion congrue face à une répression omniprésente, qui empêche souvent les équipes en place de travailler. Alors qu’il faudrait étendre la réduction des risques à tout le territoire et développer de nouveaux dispositifs (salles de consommation de drogue à moindre risque, programmes d’échange de seringue en prison...), le gouvernement préfère une guerre aux effets dévastateurs contre les usagerEs de drogues… (suite de l’article)
Source : http://www.actupparis.org
FRANCE : Journée contre les hépatites : le crack, l’autre risque de transmission
AFP / 18 mai 2010
PARIS - Les drogues injectables jouent un rôle majeur dans la transmission de l’hépatite C, mais on connaît beaucoup moins les risques liés au crack, à cause de l’utilisation de pipes en verre facilement cassables ou encore de cutters pour débiter le produit.
La consommation de drogue est aujourd’hui le principal mode de contamination de l’hépatite C en France (70% des nouveaux cas annuels) du fait du partage du matériel entre consommateurs, souligne la fédération SOS hépatites (www.soshepatites.org) à l’occasion de la 3e journée mondiale de lutte contre les hépatites, mercredi. À la différence du virus du sida, le virus de l’hépatite C (VHC) peut résister plusieurs jours à l’air libre. Jusqu’à présent, la politique de réduction des risques est restée centrée autour du matériel d’injection (libéralisation de la vente de seringues en pharmacie, programmes d’échange de seringues), mais d’autres modes de transmission sont rapportés, comme le snif et, plus récemment, l’usage de crack fumé. Des études internationales montrent que 50 à 75% des consommateurs de crack -dérivé peu coûteux et très toxique de la cocaïne- sont porteurs du VHC. En France, le nombre d’usagers de crack est estimé entre 6.000 et 10.000 personnes, avec un regroupement important dans le Nord-Est parisien. Le partage de la pipe à crack est fréquent. Les intervenants de terrain ont repéré de nombreuses pratiques à risque de transmission des maladies chez les fumeurs de crack, décrites cette semaine dans le BEH-web (bulletin épidémiologique en ligne). Les pipes à crack en verre (doseurs à pastis), facilement cassables et conduisant bien la chaleur, provoquent des brûlures, des plaies, des lésions ulcérées et des coupures sur les lèvres et dans la bouche, sources de saignements favorisant la transmission. L’utilisation du cutter pour débiter la galette de crack en cailloux (doses), un outil lui aussi partagé, est souvent associée à des coupures aux doigts, autre porte d’entrée pour les virus. La fabrication du filtre à partir de cuivre récupéré (fils de téléphone, d’appareils électroniques) occasionne également des coupures et des abcès sur les doigts.
Face à ces risques, l’Institut de veille sanitaire (InVS) et un collectif associatif inter-CAARUD (Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues) ont mis en place un programme de "recherche-action". L’objectif est de mieux connaître le profil et l’état de santé des fumeurs de crack, mais aussi d’évaluer un nouvel outil de prévention. Il s’agit d’un kit qui comprend un tube pyrex, plus solide et moins conducteur de chaleur que le verre, deux embouts, deux paquets de grilles qui servent de filtres, une baguette en bois, deux sachets de crème hydratante, trois tampons alcoolisés et un dépliant de prévention. Le "kit-crack" est distribué à titre expérimental par les intervenants de terrain depuis le 1er avril, dans le Nord-Est parisien et la partie limitrophe de la Seine-Saint-Denis. Le projet a été "assez compliqué" à monter, a confié à l’AFP Catherine Pequart, directrice de l’Association Charonne, estimant que "la problématique du crack est un peu sous-évaluée". "Se mobiliser pour un nombre d’usagers qui a été considéré comme limité, ce n’était pas forcément vécu comme très intéressant", a-t-elle dit. 237.000 personnes sont atteintes d’hépatite C chronique en France. On enregistre entre 2.700 et 4.400 nouvelles contaminations et 2.600 décès par an, selon SOS hépatites.
Source : http://www.romandie.com
ÉTUDE : Les trithérapies réduisent la transmission
Jean-Philippe Braly
18.05.2010
La prise d’antirétroviraux par les séropositifs réduit fortement le risque de transmission du virus au partenaire dans les couples hétérosexuels.
Utilisés pour traiter les malades du sida, les antirétroviraux seraient également utiles pour juguler l’épidémie. C’est en tout cas ce que suggèrent les résultats préliminaires d’une étude d’envergure présentée en février à San Francisco lors de la XVIIe Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes [1]. Pilotée par Deborah Donnell, du centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson de Seattle, elle révèle que la prise d’antirétroviraux en trithérapie est associée à une réduction drastique du risque de transmission du virus de la maladie, le VIH… (suite de l’article)
Source : http://www.larecherche.fr
CAMBODGE : Fin programmée de la prise en charge par MSF du VIH/sida
17 mai 2010
À Phnom Penh, MSF a commencé à prendre en charge les patients atteints du VIH/sida dans l’hôpital de l’Amitié khméro-soviétique (AKS) en 1997. MSF a ensuite introduit les médicaments antirétroviraux. Au fil des ans, le nombre de patients traités à l’hôpital AKS a fortement augmenté. Il s’élevait à 3 660 en 2009 quand MSF a entamé le processus de passation du programme sida aux autorités sanitaires. Maintenant, le moment est venu pour MSF de quitter le service des Maladies infectieuses de l’hôpital AKS.
1997 et 2010 sont deux dates charnières dans l’histoire de Médecins Sans Frontières à l’hôpital de l’Amitié khméro-soviétique( AKS), à Phnom Penh. C’est en 1997 que MSF a ouvert un programme de prise en charge des patients séropositifs et des malades du sida, au service des Maladies infectieuses de l’hôpital AKS. Ce programme a constitué une avancée dans le traitement du VIH/sida, d’autant plus significative que MSF y introduisit en 2001 les antirétroviraux (ARV). Car ces traitements n’étaient alors pas disponibles dans le système de santé publique au Cambodge. Depuis, la situation a évolué au point où les autorités sanitaires ont décidé d’assurer elles-mêmes le traitement du VIH/sida. MSF va quitter en juin 2010 l’hôpital AKS. Cette passation d’un programme sida n’est pas une première toutefois. MSF avait un autre programme sida à l’hôpital provincial de Kampong Cham, au nord-est de Phnom Penh, et l’équipe MSF a passé le relais en 2009 aux autorités sanitaires qui prennent désormais en charge les patients atteints du VIH/sida. A l’hôpital AKS, le transfert des activités avait commencé dès 2008 pour une fin programmée en décembre 2009 mais l’échéance de la passation a été repoussée à juin 2010, à la demande des autorités sanitaires. Transférer les 3 660 patients VIH suivis au service des maladies infectieuses de l’hôpital AKS, en fait la plus grosse cohorte de patients VIH à Phnom Penh, prend nécessairement du temps. Il a fallu, pas à pas, réintégrer les différentes composantes du programme sida dans l’hôpital AKS avec le NCHADS (National Center for HIV/Aids, autrement dit le programme national de lutte contre le sida)… (suite de l’article)
Source : http://www.msf.fr
ÉTUDE : Paludisme et réplication du VIH
Rédigé le 18 mai 2010
Une parasitémie à Plasmodium semble associée à une augmentation même modérée du risque de transmission, voire de progression de l’infection par le VIH. Une équipe médicale du Service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Purpanet et du Service de parasitologie-mycologie de l’hôpital de Rangueil de Toulouse (France) a analysé les données concernant l’impact de l’infection palustre sur les paramètres virologiques, immunologiques, l’histoire naturelle et la transmission de l’infection par le VIH.
Les infections par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et par un parasite du genre Plasmodium, Plasmodium falciparum, se présentent comme deux problèmes majeurs de santé publique, notamment en Afrique subsaharienne. Elles sont responsables de plus de quatre millions de décès par an, principalement dans les pays en développement. Ces deux infections, de par leur impact sur le système immunitaire et leur prévalence élevée, posent la question de leur éventuelle interaction.
L’impact de l’infection à VIH sur l’évolution du paludisme
L’infection par le VIH augmente l’incidence des accès palustres
L’augmentation de l’incidence des accès palustres est d’autant plus importante que l’immunodépression est profonde mais avec une gravité et une mortalité des accès uniquement majorées en zone de paludisme instable. Dans ces zones, la transmission du Plasmodium est intermittente et saisonnière et les sujets ne développent pas de façon durable une immunité spécifique. Pendant la grossesse, l’infection par le VIH entraîne une incidence accrue des accès palustres, une augmentation de la parasitémie plasmatique et placentaire et est responsable d’une importante morbi-mortalité maternelle, fœtale et néonatale.
L’infection par le VIH serait responsable d’une augmentation du risque d’échecs d’un traitement du paludisme, notamment lors de l’association sulfadoxine–pyriméthamine. En effet, l’immunodéficience induite par le VIH pourrait entraîner une moindre efficacité des traitements antipaludiques par le fait de réinfections ou de recrudescences plus fréquentes, notamment lorsque le taux de lymphocytes CD4 est inférieur à 200 par mm3… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr
PUBLICATION : Un guide de conseils de prévention pour les couples gays ouverts aux rencontres occasionnelles
Mis en ligne le 19/05/2010
Le SNEG Prévention vient d’éditer un guide de prévention destiné aux couples gays ouverts aux rencontres occasionnelles et notamment à ceux qui ont des rapports sexuels à trois ou plus.
Ces pratiques sont non seulement assez fréquentes parmi les gays mais elles ont des implications en termes de gestion des risques de transmission du VIH et des autres IST.
La campagne recommande l’utilisation du préservatif dans le cadre des rencontres occasionnelles ainsi que le dialogue et la négociation entre partenaires stables de même statut sérologique qui souhaitent abandonner le préservatif dans leur sexualité de couple. La campagne prend la forme d’une série de récits dans lesquels des couples gays de différents statuts sérologiques racontent leurs expériences de plans à trois et font un bilan de ce qu’ils ont appris durant ces expériences... (suite de l’article)
Source : http://v2.e-llico.com
ASIE : la stigmatisation des homosexuels favorise la propagation du VIH/Sida
18 mai 2010
18 mai 2010 – Plus de 90% des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes n’ont pas accès à des programmes de prévention ou des traitements du VIH/Sida dans les pays d’Asie et du Pacifique. En raison des législations qui criminalisent ou stigmatisent ces pratiques, la prévalence du virus a atteint un niveau alarmant. Si les Etats ne changent pas leur législation, la situation déjà critique va encore s’aggraver, prévient le Programme des Nations Unies pour le développement PNUD.
Dans 19 des 48 pays de la région Asie-pacifique, les pratiques sexuelles entre hommes sont considérées comme criminelles. Dans les autres pays, d’autres dispositions législatives, appliquées de manières arbitraires ou inappropriées, débouchent sur des abus et des violations des droits de l’homme à l’encontre de ces individus. C’est la principale conclusion d’un rapport intitulé « Législation affectant la prévention du VIH/Sida chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les transsexuels en Asie et dans le Pacifique : un calendrier d’action ». Présenté lundi 17 mai, à l’Université de Hong Kong, dans le cadre d’un « Dialogue sur les législations punitives, les droits de l’homme et la prévention du VIH/Sida en Asie et dans le Pacifique », organisé par PNUD, le Centre de droit comparé de l’Université de Hong Kong (CCPL) et la Coalition Asie-pacifique sur la santé masculine (APCOM), ce rapport conclu que cet état de fait empêche les interventions, la prévention, le soutien et l’assistance à ces populations, dont le taux de contamination atteint des niveaux alarmants. Par exemple, à Bangkok, 29,3% des homosexuels, bisexuels et transsexuels sont contaminés, contre 1,4% de la population moyenne thaïlandaise. A Bombay, le chiffre avoisine 17%, contre 0,36% pour le reste de l’Inde. Le rapport montre également que les législations en vigueur, même quand elles ne criminalisent pas ces pratiques, sont souvent à la traîne par rapport aux politiques de prévention et de lutte contre le VIH/Sida qui peuvent être mises en place. Conséquence, l’efficacité des programmes destinés aux homosexuels, bisexuels ou transsexuels est extrêmement limitée… (suite de l’article)
Source : http://www.un.org
FRANCE : Lyon : kiss-in sous tension devant la cathédrale Saint-Jean (+ vidéos)
Mis en ligne le 19/05/2010
Le kiss-in contre l’homophobie de Lyon s’est déroulé mardi soir devant la cathédrale Saint-Jean de Lyon dans une grande tension avec des opposants catholiques traditionalistes et a été dispersé à coup de gaz lacrymogènes par la police.
Environ 400 personnes - selon les organisateurs - se sont rassemblées sur la Place Saint-Jean, mardi 18 mai à 19h30, pour un kiss-in appelé par la Lesbian & Gay Pride de Lyon en remplacement d’un premier rassemblement interdit par la Préfecture du Rhône samedi dernier. Ils ont trouvé face à eux des militants intégristes catholiques proches des Jeunesses Identitaires, du Front National et du Mouvement Pour la France qui ont scandé des propos haineux à l’encontre des lesbiennes, gays, bi et trans et fait des saluts nazis. Séparés par un cordon de plusieurs dizaines de gendarmes mobiles et de CRS, les deux groupes se sont répondus à coups de slogans, de huées et de banderoles interposées dans un face à face de plus de deux heures… (suite de l’article)
Source : http://v2.e-llico.com
AFRIQUE DU SUD : "Life, above all" pour les enfants du sida
par Falila Gbadamassi, mardi 18 mai 2010
La fiction d’Olivier Schmitz est présentée dans la section "Un certain regard" au festival de Cannes.
Life, above all (Le Secret de Chanda), le long métrage du sud-africain Oliver Schmitz qui concourt dans la catégorie "Un Certain regard" remue le couteau dans la plaie en abordant la question du sida en Afrique du Sud. Maladie de la honte, l’attentisme des autorités sud-africaines en a fait, en plus du drame sanitaire qu’il représente, un fléau sociétal dont les enfants sont les premières victimes. Life, above all est un poignant témoignage sur la nécessité de la révolution que connaît l’Afrique du Sud, depuis quelques semaines, en matière de lutte contre le sida.
Ce film aurait pu passer inaperçu, car le sida en Afrique du Sud, est une question qui a été souvent traitée au cinéma. Life, above all (Le Secret de Chanda) de Oliver Schmitz, projeté ce mardi dans la section "Un Certain regard", réalise un véritable coup de force en suscitant encore l’émotion. Son point d’entrée : une famille, celle de Chanda. Sa petite sœur, un bébé, Sarah, vient de s’éteindre. L’adolescente de 12 ans ne le sait pas encore, mais cette mort va bouleverser son existence. Car l’ombre de cette maladie, inavouable dans le township d’Elandsdoorn, près de Johannesbourg, plane sur sa famille et sa meilleure amie, Esther. Adapté de l’œuvre Chanda’s secrets d’Allan Stratton, la fiction d’Oliver Schmitz traite d’un tabou sud-africain : le sida… (suite de l’article)
Source : http://www.afrik.com