Actualités VIH

Texte publi� le mardi 25 mai 2010.

AFRIQUE : la lutte contre le sida menacée par la consommation de drogue - TRANSMISSION : Prévention VIH : risque deux fois plus élevé quand la partenaire est enceinte - BURKINA FASO : Témoignage d’une séropositive : « Ce qui me fait mal, c’est… » - AFRIQUE DU SUD : A Soweto, des psys contre le sida - KENYA : Cultiver l’estime de soi dans les écoles d’agriculture - FRANCE : Contamination par le VIH, un accident du travail ? - LIVRES : Sida et croyances en débat dans un livre - SÉNÉGAL : La réponse au VIH/Sida doit être locale (médecin)

opium

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AFRIQUE : la lutte contre le sida menacée par la consommation de drogue

©AFP / 24 mai 2010

STOCKHOLM - L’augmentation de la consommation de drogues en Afrique, en particulier par injection, met en péril les avancées réalisées sur le continent dans la lutte contre le virus HIV et le sida, ont estimé lundi des experts lors d’une conférence à Stockholm.

"Je pense que l’un de nos principaux sujets d’inquiétude au Kenya est le grand nombre de personnes dépendantes à l’héroïne", a déclaré la présidente de la Campagne nationale kenyane contre la drogue, Jennifer Kimani. "Parmi les consommateurs de drogue par injection, 68% à 88% sont porteurs du HIV", a-t-elle souligné lors d’un colloque sur l’Afrique de l’Est et du Sud dans le cadre du Forum mondial contre la drogue. Selon elle, le nombre de personnes dépendantes de drogues menace "d’annihiler les avancées réalisées par notre pays pour contrôler le HIV et le sida". Le président du département des Affaires sociales de l’Union africaine, Olawale Maiyegun, a confirmé que "la prochaine vague épidémique HIV/sida pourrait être (provoquée) par les injections de drogue". L’augmentation de la consommation de cannabis et d’alcool pause également un problème face au sida, a souligné Mme Kimani. "Le nombre grandissant de cas de prise de drogues et d’alcool a conduit à un niveau plus élevé de rapports sexuels non protégés", a-t-elle dit. L’accroissement de la consommation de drogues dans l’Est et le Sud de l’Afrique vient du fait que cette région est devenue une plaque tournante du trafic international, estiment les experts. "L’histoire sociale a montré que dans les pays de transit, tôt ou tard la consommation augmentait. Cela se passe déjà. L’Afrique est une plaque tournante", selon M. Maiyegun. D’après un rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS, une agence de l’ONU) datant de 2008, "c’est principalement par l’Afrique de l’Est que l’héroïne en provenance d’Asie du Sud-Ouest entre clandestinement sur le continent africain (...) De l’Afrique de l’Est, elle passe en Europe et en Amérique du Nord".

Source : http://www.romandie.com/

TRANSMISSION : Prévention VIH : risque deux fois plus élevé quand la partenaire est enceinte

25 mai 2010

Quand la femme séropositive est enceinte, le risque de contracter le VIH pour son partenaire est deux fois plus élévé. C’est ce que soutient une recherche présentée au cours de l’International Microbicides Conference à Pittsburgh (USA) qui s’achève aujourd’hui. La femme enceinte séropositive serait, à conditions égales, deux fois plus plus contaminante.

Les chercheurs ont suivi pendant deux ans au Botswana, au Kenya, au Rwanda, en Afrique du Sud, en Tanzanie, en Ouganda été n Zambie 1.085 couples où l’homme était séropositif et 2.236 couples où la femme était séropositive. Pendant les deux années, les 823 grossesses qui ont eu lieu ont permis aux chercheurs d’examiner plus attentivement les contaminations entre les partenaires pendant la grossesse. Même si des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer cette hypothèse, ’’les changements biologiques qui surviennent pendant la grossesse - a déclaré Nelly Mugo de l’Université de Nairobi qui a présenté les résultats de l’étude - rendent la femme plus contaminante que si elle n’était pas enceinte.’’… (suite de l’article)

Source : http://seroposition.canalblog.com/

BURKINA FASO : Témoignage d’une séropositive : « Ce qui me fait mal, c’est… »

mardi 25 mai 2010

Propos recueillis par Hervé D’AFRICK

Le Reporter

Lorsque mes yeux ont rencontré ceux de Christine Kafando ce 16 avril, je me suis souvenu de cette dame qui a posé publiquement avec le président du Faso, révélant ainsi à la face du monde qu’elle était séropositive. Mais aussi que l’espoir était permis si l’on faisait réellement de la lutte contre le Sida et la prise en charge des malades, une priorité. Christine Kafando a créé l’Association Espoir pour demain qui s’occupe des enfants infectés et qui se bat, sans cesse, pour la prévention de la transmission mère-enfant. Près de 1000 personnes bénéficient actuellement des services de cette association. Grâce, en partie, au soutien du PNUD. Témoignage d’une femme qui croit en ce qu’elle fait.

Le Reporter : Pourquoi avez-vous décidé de créer cette association ?

Christine Kafando : D’abord parce que je suis une personne vivant avec le VIH. Je suis ma sérologie depuis 1996. Je me suis portée volontaire dans les services de santé pour recevoir les personnes nouvellement infectées afin de les aider à accepter leur sérologie comme moi. Et de vivre positivement ! Mais je me suis rendu compte qu’il n’y avait rien pour les enfants, notamment sur le plan médical et associatif. J’ai donc décidé de créer l’association afin qu’elle s’occupe uniquement des enfants et de la prévention de la transmission mère-enfant.

Ces enfants bénéficient-ils aujourd’hui de tous les soins dont ils ont besoin ?

Je suis très satisfaite aujourd’hui, parce qu’en 2003, j’ai perdu beaucoup d’enfants par manque de soins. Mais à l’heure actuelle, on arrive à sauver les enfants grâce au traitement. De plus, les parents des enfants infectés adhèrent à l’observance. Aujourd’hui, tout est gratuit pour les enfants : tant les examens biologiques que les antirétroviraux.

Vous dites être vous-même infectée. Comment arrivez-vous à surmonter toutes ces difficultés ?

Grâce à mon caractère. Je me suis fait une philosophie : que je sois infectée ou pas, je vais mourir. Tôt ou tard, je vais mourir. Même si on me dit que je n’ai pas le Sida et que je vais mourir demain, je fais ce que j’ai à faire et je meure. Je connais des gens qui ne sont pas du tout infectés mais qui sont morts avant moi. Le VIH n’est pas lié à la mort. Même quand on n’a pas le VIH, et que sur le plan psychologique, on n’est pas fort, par exemple, quand on a un simple paludisme, on peut mourir parce qu’on ne supporte pas sa maladie. C’est ce qui fait que je me suis accrochée. Je ne vais pas me laisser déstabiliser par une maladie, quelle qu’elle soit… (suite de l’article)

Source : http://www.lefaso.net/

AFRIQUE DU SUD : A Soweto, des psys contre le sida

Mardi 25 mai 2010

AFRIQUE DU SUD - Un Sud-Africain sur 10 est infecté par le virus du sida. Dans les familles ravagées par ce fléau, les suicides d’écoliers augmentent. Des groupes de parole, soutenus par la Confédération, aident enfants et grand-mères à retrouver l’espoir. Reportage.

ANNICK MONODDE RETOUR D’AFRIQUE DU SUD

« Quand mes parents étaient encore là, la vie était facile... Ma mère est décédée en 2003, mon père en 2009. Depuis, je vis avec mes grands-parents. On n’a jamais d’argent, et mon ancien quartier me manque... » Frêle dans son uniforme bleu d’écolier, Themba, 14 ans, sourit pourtant. Orphelin du sida, séropositif, il s’accroche pour rester simplement ce garçon qui aime les maths, la natation et le foot. Et devenir, un jour - bientôt peut-être - mécanicien sur autos. Ce qui aide Themba à tenir le coup, c’est le Kid’s club de l’école primaire de Zola, à Soweto. Chaque semaine, il y retrouve une cinquantaine d’enfants de 7 à 14 ans concernés par le sida. « Je peux y parler de ce que j’ai sur le coeur », dit-il. « Et poser des questions sur ce que je ne comprends pas. » Ce groupe de soutien a été mis sur pied par l’Initiative régionale de support psychosocial (REPSSI), une organisation active dans 13 pays d’Afrique australe et orientale qui suit quelque 2 millions d’enfants au total. Une activité soutenue par la Suisse, via des fonds de la DDC, la Direction du développement et de la coopération.« Quand on organise l’aide, on pense aux médicaments, à la nourriture et aux vêtements », note Nomfundo Mbuli, responsable du programme auprès de la DDC à Pretoria. « Mais on oublie de s’occuper du chagrin, de la colère, du stress de vivre avec la maladie. Ces choses-là ne sont pas palpables, mais elles sont bien réelles ! Ces enfants ont besoin de reprendre espoir en l’avenir. » Il s’agit de cultiver la résilience, cet art de se relever des difficultés de la vie. « Qu’importe d’où vous venez », dit la devise affichée, « ça ne déterminera pas où vous allez. »Le sida ne détruit pas que la santé : il disloque les familles, génère pauvreté et isolement. « Ces écoliers sont privés de leur enfance », constate Noreen Huni, directrice de REPSSI. « Certains quittent l’école pour soigner leurs parents, d’autres sont forcés de travailler, n’ont pas de quoi manger, sont placés et abusés... » En Afrique du Sud, le sida est encore très stigmatisé. Pour contrer l’exclusion, le Kid’s club s’ancre dans la communauté. Les murs sont tapissés d’une forêt de dessins. « L’arbre de vie » est l’un des outils développés par REPSSI. Chaque enfant est invité à dessiner son arbre. Sur les racines, il inscrit ses origines : parents, ville, tribu, langue maternelle. Sur le tronc, tout ce qui lui a donné de la force pour grandir : bons souvenirs, sport favori, talents, proches et amis sur qui compter. Et sur les branches enfin, tout qui va fleurir et porter des fruits : espoirs, rêves, projets... (suite de l’article)

Source : http://www.laliberte.ch/

KENYA : Cultiver l’estime de soi dans les écoles d’agriculture

BURNT FOREST, 25 mai 2010 (PlusNews) - Les habitants des régions rurales du Kenya qui ont été touchées par les flambées de violence post-électorales de 2008 font partie des milliers de bénéficiaires d’un programme destiné à améliorer la sécurité alimentaire et les revenus des populations et à réduire la vulnérabilité des femmes à la violence sexiste par la formation à de meilleures techniques agricoles.

« L’insécurité alimentaire et la malnutrition figurent parmi les principaux problèmes liés à la propagation du VIH et il est connu que lorsque les gens souffrent d’insécurité alimentaire, en particulier les femmes et les enfants, ils deviennent sujets à la violence sexuel et sexiste », a déclaré à IRIN/PlusNews Godrick Khisa, coordinateur national de ce projet, mené par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « Ce programme a pour but d’atténuer ce [risque] en dispensant des formations et en inculquant de meilleures méthodes agricoles aux plus vulnérables afin d’améliorer la production alimentaire ». Plus d’un demi-million de Kenyans (dont une majorité dans la vallée du Rift, qui affiche un taux de prévalence du VIH de 6,3 pour cent) ont été déplacés au cours des violences post-électorales qui ont éclaté au début de l’année 2008. Si la plupart d’entre eux ont désormais quitté les camps, ils ont eu peine à recouvrer leurs moyens de subsistance ; la crise alimentaire nationale de 2009 n’a fait qu’aggraver leur situation… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org/fr/

FRANCE : Contamination par le VIH, un accident du travail ?

Rédigé le 25 mai 2010

Une infection par le VIH contractée en milieu de travail peut être réparée au titre des accidents du travail. Un arrêt rendu par la deuxième chambre civile le 17 décembre 2009 a reconnu la qualification professionnelle de l’accident et l’existence de la faute inexcusable pour une secrétaire médicale contaminée par le VIH suite à une coupure sur son lieu de travail.

Un personnel non médical contaminé par le VIH sur son lieu de travail

Une secrétaire médicale dans un laboratoire d’analyses, fa été victime d’un accident sur son lieu de travail le 17 mai 2001. Elle s’est coupée le doigt avec une aiguille souillée dépassant du collecteur destiné à la recueillir et a été contaminée par le VIH. L’accident a été pris en charge au titre de la législation professionnelle. La victime a ensuite saisi la juridiction de Sécurité sociale en reconnaissance de la faute inexcusable de son employeur. Les juges du fond lui ont donné raison et ont fixé la majoration de la rente qui lui revenait au taux maximum. Cette majoration suivra l’évolution de son taux d’incapacité. Le laboratoire a formé un pourvoi en cassation, contestant à la fois la qualification professionnelle de l’accident et l’existence de la faute inexcusable, en vain.

La contamination par le VIH, accident du travail et non maladie professionnelle

- la qualification de maladie professionnelle est réservée à des cas où il existe une très forte présomption de causalité entre la maladie et le travail, ou à des cas où la preuve de cette causalité est autorisée.

- La cause de l’infection par le VIH est difficile à identifier avec certitude. Le législateur a donc préféré instaurer une procédure spécifique permettant sa prise en charge au titre de l’accident du travail.

Lien de causalité entre l’accident et la lésion corporelle

- Un accident du travail est un accident survenu aux temps et lieu de travail et il doit en résulter une lésion corporelle. L’existence d’un lien de causalité entre l’accident et la lésion corporelle dont est victime le salarié doit être établie.

- Le terme lésion est pris dans son sens le plus large et permet de retenir l’accident du travail pour des blessures ou maladies qui trouvent leur origine dans des faits auxquels on peut donner une date certaine, quelle que soit du reste l’anormalité de ces faits.

- Sont ainsi qualifiés d’accidents du travail des coupures, brûlures, luxations et autres fractures, de même que des affections oculaires, lésions de l’appareil auditif, typhus, tétanos, paludisme et dépression nerveuse.

- L’essentiel est que la lésion constatée résulte d’un événement soudain, ce qui implique qu’il puisse être identifié et localisé sur les plans spatial et temporel.

- Le rapport de cause à effet entre l’événement et la lésion doit aussi être établi, mais les juges ont instauré une présomption d’origine très favorable aux victimes : quand la lésion se manifeste de façon simultanée ou dans un bref délai par rapport au fait accidentel, elle est présumée imputable à l’accident. Si l’apparition de la lésion est en revanche tardive, la présomption est anéantie et la preuve de son origine professionnelle doit être faite.

La présomption d’origine, impossible à appliquer dans le cas du VIH

Dans l’infection par le VIH, l’apparition de la lésion est nécessairement différée par rapport au fait générateur, ce qui rend impossible l’application de la présomption d’origine. Aussi, une procédure particulière a été instaurée par le décret du 18 janvier 1993 et précisée par la circulaire du 23 mars de la même année. La victime doit se soumettre à plusieurs tests de dépistage périodiques afin que la séroconversion éventuelle puisse être imputée à l’accident : un premier test avant le 8e jour établissant une sérologie négative, puis des tests dans les délais de 3 et 6 mois. La séroconversion qui apparaît alors est imputable à l’accident… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr/

LIVRES : Sida et croyances en débat dans un livre

Par christian.tchapmi | Mardi 25 mai 2010 | Le Messager

Ce n’était finalement pas un spectacle géant comme le Centre culturel français François Villon de Yaoundé a pris l’habitude d’offrir au public de Yaoundé. Ceux des habitués de ce « temple de la culture » ont d’ailleurs dû s’en rendre compte avec beaucoup d’effarement en s’y rendant le mercredi 19 mai 2010. C’était plutôt la dédicace d’un livre. Mais quel livre ? Celui de Berthe Florence Ymele Nouazi intitulé « Travail social et Sida en Afrique. Au cœur des souffrances ». Un titre fort suggestif qui a eu le mérite de drainer une cohue constituée de médecins, d’étudiants, d’hommes de culture et de professionnels des médias. A la vérité, la cérémonie de dédicace a très vite pris les allures d’une causerie éducative pendant laquelle tout le monde ou presque s’est senti concerné à quelque niveau que ce soit par le sujet dont traite l’ouvrage : le Sida. Un exercice pour lequel l’auteur et ses invités que sont Roger Moundoue, directeur des Editions l’Harmattan Cameroun, Dr Jean Marie Talom, coordonnateur du Réseau sur l’Ethique le droit et le Sida (REDS) et Joseph Fumtim, responsable de la cellule de communication de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) se sont prêtés à cœur joie.

Au risque de verser dans du déjà entendu, Berthe Florence en sa qualité d’actrice de lutte contre le Sida fait la lumière sur le paradoxe de l’indigence et des richesses, de la pauvreté indicible et des fortunes devenues vaines face à la maladie. Dans une Afrique où la situation de nombreuses personnes vivant avec le VIH se dégrade au fil des jours à cause de certaines connotations souvent rattachées à la maladie (poison lent, mauvais sort, maladies des prostitués ou des homosexuels), l’auteur a voulu à sa manière mettre un terme à ces perceptions qui voilent les éléments de vulnérabilité et anéantissent les efforts de prévention et de prise en charge. D’une manière générale, elle tente d’apporter une contribution afin que l’aptitude au travail des personnes infectées ne soit pas forcément compromise. Surtout à l’heure où un grand nombre de personnes séropositives se voit de plus en plus confrontées à des difficultés tant dans leurs démarches pour trouver un emploi que sur leur lieu de travail. La situation professionnelle étant trop souvent marquée par l’exclusion et l’isolement, l’auteur attire l’attention des populations sur la féminisation de la maladie. Car à proprement parler, soutient-elle, c’est la femme qui paye le lourd tribut de la maladie. Pourtant l’origine en est souvent l’ignorance, la rumeur et les idées préconçues. « Si une telle attitude n’est pas corrigée, elle peut déboucher, et c’est généralement le cas actuellement, sur un comportement discriminatoire, des actes humiliants », craint-elle. Au-delà d’un voyage au cœur des souffrances des personnes infectées ou affectées par la pandémie, l’auteur remet également au goût du jour le vécu de l’accès aux soins et de la recherche biomédicale. Tout en reconnaissant qu’il existe également cette complexité dans l’accompagnement des personnes vivant avec la maladie. Ces dernières qui abandonnent souvent le traitement pour embrasser la psychothérapie traditionnelle, généralement de nul effet face à la résistance de la maladie… (suite de l’article)

Source : http://www.lemessager.net/

SÉNÉGAL : La réponse au VIH/Sida doit être locale (médecin)

Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)

Envoyé spécial - Abdoulaye Iba Faye

22 Mai 2010

Saint Louis — Le chef de la Division de lutte contre le SIDA et les IST (DLSI), le docteur Abdoulaye Sidibé Wade, a plaidé, samedi à Saint-Louis, pour une réponse locale face au VIH/SIDA, invitant tous les acteurs à s’approprier l’exemple de cette ville pour apporter une valeur ajoutée à la lutte contre la pandémie.

"La réponse au VIH/SIDA est locale et sa pérennisation ne peut être que locale", a notamment dit le docteur Wade en marge d’une visite dans différents sites de dépistage de la région. Selon lui, dans les résultats obtenus par la région de Saint Louis qui est parvenue à dépister à deux jours de la fin du festival de Saint Louis, plus de 2600 personnes, la DLSI n’a apporté qu’un appui technique. Objectivement, toute la réussite est orchestrée et mise en oeuvre par la région, a-t-il souligné. "Nous nous sommes arrimés à l’architecture que nous a proposée le médecin-chef de région et le médecin-chef de district pour dire qu’au niveau national nous, ne venons qu’en appui technique", a expliqué M. Wade. Il a insisté sur la nécessité d’une "réponse locale". Plus adaptée, elle sera aussi la plus pérenne, a-t-il souligné, appelant à poser les graines de pérennité. Et à ce propos, il a assuré que "la meilleure graine serait que le niveau local s’approprie la lutte contre le SIDA". La région de Saint Louis a une prévalence proche du taux national qui e situe aux alentours de 0,7 pour cent. C’est pourquoi "nous refusons de faire de l’auto-glorification (pour) cette basse prévalence, parce qu’il y a des groupes chez qui la prévalence est plus importante", a-t-il poursuivi. A ce sujet, il a indiqué que chez les travailleurs du sexe, la prévalence tourne autour de 20 pour cent, tandis que chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, elle est très élevée et dépasse souvent 20 pour cent. "C’est pourquoi nous faisons tout pour aller vers les niches où la prévalence est plus élevée et vers les cibles prioritaires comme les camionneurs et les routiers pour éviter de nous contenter d’un chiffre global et générique", a encore expliqué Abdoulaye Sidibé Wade. Il a révélé que des partenariats similaires à celui qui a été noué lors du Festival de Jazz de Saint Louis sont en train d’être concoctés pour que des résultats semblables à ceux de Saint Louis soient obtenus ailleurs… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com/

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 User Buweosman : I Am Opium My name is Opium... 4 October 2009



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