ROUMANIE : Antirétroviraux : le cauchemar - ALGÉRIE : En raison d’une rupture de médicaments à Oran : Le cri de détresse des malades du sida - MSF : Sida : No Time To Quit - MAURICE : VIH/Sida : Le rapport annuel de PILS révèle que la situation reste préoccupante - ÉTUDE : La mortalité lors de la mise sous ARV liée au taux de phosphore des patients - ÉTUDES : VIH, hépatites et crack : réduire le risque de transmission - ÉTUDE : Réduire le risque de transmission du virus implique rigueur dans le traitement - ÉTUDE : La grossesse augmente le risque VIH chez les hommes - CAMEROUN : L’Onusida reste au front - ZIMBABWE : deux militants homos arrêtés pour avoir « sapé » l’autorité du président
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ROUMANIE : Antirétroviraux : le cauchemar
Par Alain VOLNY-ANNE,
Publié le 27 mai 2010
La France, où il ne faut pas dire “rigueur”. La Grèce, l’Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni… Le FMI qui exige de la Lettonie qu’elle réduise son budget de santé pour bénéficier de son soutien. De bien tristes pages européennes se déroulent en ce moment, et celles que nous ouvrons ici sont encore moins joyeuses.
Bien que la Roumanie déclare régulièrement faire partie des pays qui offrent “l’accès universel aux antirétroviraux”, des événements récents nous conduisent à nous interroger sur la signification de ce généreux concept aux yeux de ses dirigeants. Comme en 2009, en avril dernier, les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) en Roumanie se sont retrouvées du jour au lendemain sans antirétroviraux (ARV). Au mieux, on leur en a délivré pour deux ou trois jours en leur demandant de revenir voir s’il en resterait, au bout de ce délai. Certes, cela s’est passé principalement dans les villes de province, où les médecins ont dû changer les combinaisons thérapeutiques en croyant faire face à une situation provisoire. Certes, constatant très vite les limites de ces “rafistolages”, les mêmes médecins ont fini par envoyer leurs patients faire la queue à l’Institut des Maladies Infectieuses de Bucarest. Mais la pharmacie de ce dernier a commencé à se vider à son tour. Et ainsi, le cauchemar, qui aurait peut-être pu être évité si les associations locales de lutte contre le sida avaient été prévenues aux premiers signes de pénurie, s’est prolongé.
Encore une question de fonds
Plus d’un mois après, au moment où nous mettons sous presse, le cauchemar n’est pas fini. Débordées par les appels à l’aide, les associations ont appris que ce cauchemar était généré par un manque de financement de la Sécurité Sociale, qui n’avait toujours pas reçu d’argent du gouvernement, celui-là même qui se vante tant d’être en conformité avec les recommandations onusiennes de mise à disposition des traitements, et qui, finalement, fait moins bien que ceux de pays bien plus pauvres comme le Mali ou Haïti. Si un fonds d’urgence a été débloqué pour l’achat d’ARV, il n’a permis qu’une couverture incomplète en traitements pendant environ trois semaines.
Comment expliquer le manque de financements, pourtant prévus par les budgets, sinon par la négligence et le mépris total des autorités sanitaires du pays vis-à-vis des PVVIH ? C’est en tout cas la certitude des associations de terrain qui, elles, ont fait preuve d’une mobilisation exemplaire… (suite de l’article)
Source : http://www.actions-traitements.org
ALGÉRIE : En raison d’une rupture de médicaments à Oran : Le cri de détresse des malades du sida
Par : DJAMILA LOUKIL
Jeudi 27 Mai 2010
C’est un véritable cri de détresse que lancent à nouveau des malades porteurs du virus VIH, le cri du désespoir face à une énième pénurie de médicaments, les fameux antirétroviraux qui ne sont plus disponibles au service infectieux du CHUO.
Ce service de référence régional suit et assure le traitement pour près de 1 000 malades originaires de l’ensemble de l’ouest du pays qui, depuis plusieurs années, arrive à contenir le développement de la maladie grâce à la trithérapie. Parmi ces malades figurent des pères et des mères de famille, des nourrissons, des enfants… Pour tous, l’arrêt du traitement d’antirétroviraux est tout simplement catastrophique et peut s’avérer fatal. Par le passé déjà, les malades porteurs du virus VIH, au niveau de l’Ouest, avait dû faire face à de telles situations et leurs appels n’avaient reçu aucun écho de la part du ministère de la Santé. À l’étranger, des associations maghrébines de familles de malades du sida s’étaient offusquées provoquant un élan de solidarité. Cette énième pénurie nous a été confirmée par un médecin qui explique, qu’en effet, il y a bien en ce moment rupture de médicaments. Il ajoute que le service est dans l’attente d’une commande d’un quota. “Les malades sont très inquiets car ils ont compris que nous n’avons plus de médicaments et ils savent ce que cela signifie pour eux. Nous sommes désarmés en tant que médecins et la situation est dramatique.” Et de poursuivre sous le couvert de l’anonymat : “Parmi les patients suivis ici à Oran et sous traitement, nous avons le cas de femmes enceintes qui doivent absolument poursuivre leur traitement pour éviter que le fœtus ne soit par la suite porteur du virus à la naissance… (suite de l’article)
Source : http://www.liberte-algerie.com
MSF : Sida : No Time To Quit
27 mai 2010
MSF publie un rapport "No Time To Quit : HIV/AIDS Treatment Gap Widening in Africa" sur le désengagement des bailleurs de fonds qui aggrave le déficit d’accès aux traitements VIH/sida
MSF publie un rapport "No Time To Quit : HIV/AIDS Treatment Gap Widening in Africa" pour mettre en garde contre le retrait des bailleurs de fonds internationaux dans la lutte contre le VIH/sida. Une diminution de leurs financements risque d’anéantir des années d’avancées dans ce domaine et de causer un grand nombre de morts évitables. Ce rapport s’appuie sur des analyses réalisées dans huit pays d’Afrique subsaharienne et illustre le désengagement des principales institutions internationales de financement telles que le PEPFAR (plan américain d’aide d’urgence à la lutte contre le sida), la Banque mondiale et l’UNITAID (centrale d’achats internationale de médicaments), ainsi que des donateurs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Au cours des 18 derniers mois, ces bailleurs de fonds ont décidé de plafonner, de réduire, voire de supprimer leurs dépenses pour les traitements VIH et l’achat d’antirétroviraux. "Dans le monde, neuf millions de patients - dont les deux tiers vivent en Afrique subsaharienne - ont besoin en urgence d’un traitement et n’ont pas encore accès à ces médicaments pourtant vitaux. Un grand nombre d’entre eux risque ainsi de mourir dans les années à venir. Le retrait des donateurs empêchera également un nombre croissant de patients d’avoir accès au traitement et risque d’anéantir tous les progrès réalisés depuis l’introduction des ARV ", souligne le Dr Mit Philips, analyste en politiques de santé pour MSF et l’un des auteurs du rapport… (suite de l’article)
Source : http://www.msf.fr
MAURICE : VIH/Sida : Le rapport annuel de PILS révèle que la situation reste préoccupante
Bertrand Hérisson
05/26/10
Selon le rapport annuel de l’ONG Prévention Information et Lutte contre le Sida (PILS), le nombre de personnes affectées par le virus du VIH/Sida a connu une hausse alarmante en 2009. Parmi les nouveaux cas officiellement enregistrés, plusieurs sont liés à des rapports sexuels non protégés et aux injections par voie intraveineuse. À noter que l’île Maurice est l’un des pays qui consomment le plus d’héroïne, par injection.
Même si, à travers le monde, la progression du VIH/Sida ressent une légère stabilisation, la situation à Maurice ne connait aucun soulagement. En 2009, le nombre de cas officiellement connus s’élèverait à 4219 avec un taux de prévalence d’environ 1,8%. Dans son rapport, PILS souligne que le facteur primordial qui remédiera cette propagation du virus est, avant tout, l’éducation sexuelle dans les établissements scolaires. PILS déplore tout particulièrement le fait que le ministère de l’Education n’ait toujours pas intégré une politique d’éducation sexuelle et sanitaire dans le cursus scolaire. En mai 2009, un communiqué de cette ONG avait fait ressortir que le ministère de l’Education avait interdit la distribution de 2000 livrets sur l’éducation sexuelle et environ 3000 préservatifs et gels lubrifiants, à plus de 5000 personnes, dont des étudiants et des enseignants qui assistaient à l’International Careers Guidance & Educational Fair au centre Swami Vivekananda. Le ministère de l’Education insistait sur le fait que PILS n’aurait pas eu l’accord du ministère, avant d’entamer cette campagne de prévention… (suite de l’article)
Source : http://www.lexpress.mu
ÉTUDE : La mortalité lors de la mise sous ARV liée au taux de phosphore des patients
Par Aude Segond, Crips (France), 27/05/10
Une étude observationnelle menée à Lusaka, en Zambie, auprès de 142 adultes infectés par le VIH, montre que le taux initial de phosphore est un facteur prédictif de décès dans les douze semaines qui suivent la mise sous traitement antirétroviral.
Les participants toujours en vie à la douzième semaine de traitement possédaient une phosphorémie de 1,3 mmol/l en moyenne, contre 1,06 mmol/l chez les patients décédés pendant ce même laps de temps. Les auteurs de l’étude ont ajusté les résultats en fonction de divers facteurs de décès connus : âge, sexe, taux le lymphocytes T CD4+, hémoglobine, indice de masse corporelle. Après ajustement, le taux de phosphore initial reste prédictif de décès prématuré. Pour chaque augmentation de la phosphatémie de 0,1 mmol/l, le risque de décès diminue de 17%. Le mécanisme évoqué est celui du syndrome de réalimentation, décrit chez les prisonniers victimes d’intense dénutrition à la fin de la seconde guerre mondiale. La reprise d’une alimentation normale s’accompagnait de nombreux décès dont la responsabilité a été imputée au phosphore. Une carence s’était installée au cours des privations et, lors de la ré-alimentation, les cellules avides de phosphore, ont provoqué une forte déplétion sanguine, responsable de la mort… (suite de l’article)
Source : http://www.vih.org
ÉTUDES : VIH, hépatites et crack : réduire le risque de transmission
Rédigé le 27 mai 2010
Les consommateurs de crack sont particulièrement exposés à la transmission de l’hépatite C et du VIH par le biais du partage de pipes à crack en verre, facilement cassables et conduisant bien la chaleur. En France, la politique de réduction des risques (RDR) s’est principalement concentrée sur les usagers de drogues par voie injectable. La libéralisation de la vente des seringues en pharmacie en 1987 et la mise en place de programmes d’échange de seringues et du Steribox à partir des années 1990 en est le témoignage. Avec l’évolution des usages de drogues, il est devenu nécessaire de repenser la politique de RDR en l’adaptant notamment à la population des consommateurs de crack qui ont des expositions à risque spécifiques et intenses.
Fumer du crack quotidiennement multiplierait par quatre le risque d’être infecté par le VIH.
Une étude canadienne de 2009 a montré que fumer quotidiennement du crack augmenterait le risque de contamination par le virus de l’immunodéficience humaine, sans que les chercheurs puissent définir le lien exact de causalité.
L’usage de crack accélèrerait aussi la progression du VIH en favorisant la baisse des CD4 et l’augmentation de la charge virale.
Selon une étude publiée dans la première édition de l’année du Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes, l’usage de crack multiplierait par 2 le risque de voir les CD4 passer sous la barre des 200/mm3 tout en augmentant celui d’avoir une charge virale supérieure à 400 copies/ml. A ces effets directs sur la progression de la maladie s’ajoute également une diminution de l’adhérence aux traitements.
La prévalence du VHC chez les consommateurs de crack est supérieure à 70 %.
Ce chiffre élevé a été avancé dans l’étude française ANRS-Coquelicot, réalisée entre 2004 et 2007. Les chercheurs avaient également montré que le crack était le premier produit illicite consommé dans le dernier mois avant la cocaïne et l’héroïne…(suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr
ÉTUDE : Réduire le risque de transmission du virus implique rigueur dans le traitement
Par Michèle Diaz
jeudi 27 mai 2010
La revue The Lancet publie une étude ce 27 mai 2010 sur l’intérêt du traitement par antirétroviraux au sein d’un couple dont l’une des personnes est porteuse du VIH.
Aujourd’hui, les médicaments disponibles sont donnés afin d’améliorer la santé et d’éviter les complications dues au virus du sida. Pour valider cette réduction de la transmission de la maladie à son partenaire, il est indispensable que le traitement du malade soit suivi et régulier. Des résultats qui confirment un concept déjà connu des chercheurs… (suite de l’article)
Source : http://www.rfi.fr
ÉTUDE : La grossesse augmente le risque VIH chez les hommes
jeudi 27 mai 2010
JOHANNESBOURG, 26 mai 2010 (PlusNews) - Les résultats d’une nouvelle étude révèlent que le risque, pour un homme, de contracter le VIH via une partenaire infectée double pendant la grossesse. D’autres études avaient déjà montré que les femmes étaient plus susceptibles d’être infectées par le VIH pendant la grossesse, mais c’est la première fois que l’on observe que le risque augmente également chez les hommes.
Les résultats de cette étude ont été présentés cette semaine à la Conférence internationale sur les microbicides à Pittsburgh, aux Etats-Unis, où 1 000 participants se sont réunis pour discuter des dernières avancées dans ce domaine. Les chercheurs ayant mené l’étude Partners in Prevention HSV/HIV Transmission ont suivi 3 210 couples discordants – au sein duquel un seul partenaire est infecté par le VIH - dans sept pays d’Afrique pendant une période de deux ans, afin de mieux comprendre les facteurs contribuant au risque VIH. Ils ont observé que 28 pour cent des 61 femmes qui ont été infectées par le VIH au cours de l’étude ont contracté le virus lorsqu’elles étaient enceintes, et que 21 pour cent des 57 hommes qui ont été infectés ont contracté le VIH lorsque leur partenaire était enceinte… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
CAMEROUN : L’Onusida reste au front
Cameroon Tribune (Yaoundé)
Jeudi 27 Mai 2010
À l’occasion de la conférence internationale Africa 21, le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, a séjourné au Cameroun. Occasion pour ce haut responsable du Système des Nations unies de faire le point sur le combat mené par l’organisation contre la pandémie, mais aussi de dresser la liste des défis qui restent à relever pour que le combat soit gagné. Afin d’en savoir plus, CT l’a rencontré.
Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, dresse le bilan de la lutte et les perspectives.
Quel est l’état de la lutte contre le sida aujourd’hui en Afrique et au Cameroun ?
Il faut dire qu’il y a eu des progrès énormes. Il y a quelques années, lorsqu’on parlait du sida, on parlait de conspiration du silence. Certains pensaient même qu’il n’existait pas. On s’est battu pendant ces dernières années pour complètement briser cette conspiration du silence. Aujourd’hui, nous nous retrouvons avec le sida présenté non seulement comme un problème de développement, mais aussi de sécurité. De nos jours, il se retrouve sur tous les agendas politiques et publics. On a aussi réussi à mobiliser des ressources. Pas seulement les ressources financières, mais aussi les ressources humaines. C’est la seule maladie aujourd’hui au monde mobilisant une société civile qui constitue une force de mouvement social pour lutter contre ce fléau. Vous n’avez pas le même phénomène avec le paludisme ou la tuberculose. Il y a environ douze ans de cela, nous avions à peine 300 millions de dollars pour la lutte. Aujourd’hui, on parle de 16 milliards de dollars. On a donc pu, grâce au plaidoyer, à l’activité menée par les différentes agences, en particulier l’Onusida - pour identifier les déficits dans les programmes, produire annuellement l’état des lieux - mobiliser le monde contre le sida.
Quelques résultats concrets ?
Oui. Par exemple, ces cinq dernières années, on a pratiquement évité plus de trois millions de décès. On a eu une augmentation du nombre de personnes sous traitement, qui a été multiplié par dix, passant de moins de quatre cent mille à plus de quatre millions de personnes sous traitement. La mortalité a été réduite de 50% dans des pays comme le Botswana. Et dans des pays comme l’Ouganda, il y a pratiquement 90% de réduction du nombre de décès chez les orphelins, les nouveaux orphelins, bien sûr. Tout cela constitue, à mon sens, des éléments de succès qui n’ont pas été partagés. On a eu aussi, durant les huit dernières années, une réduction de nouvelles infections de 17%, ce qui nous a permis d’éviter d’avoir 400 mille nouvelles infections en Afrique.
Il reste néanmoins des défis
Tout à fait, et ils sont énormes. Chaque fois qu’on met deux personnes sous traitement, on a cinq nouvelles infections. Ça veut dire que la prévention n’a pas fonctionné comme elle aurait dû, qu’on n’a sûrement pas tenu compte de tous les aspects culturels. Comment corriger cela ? La première chose, c’est qu’il faut éduquer, impliquer les leaders, tant politiques que traditionnels et autres. Il faut faire en sorte que les jeunes filles soient capables de négocier leur sexualité différemment, combattre la violence contre les femmes. Dans certains pays aujourd’hui, on a pratiquement un viol toutes les minutes. Le sida ne peut pas être traité de façon isolée. Il faut le sortir de son isolement si on veut faire des progrès sur la prévention par exemple. Ensuite, même si des progrès énormes ont été faits (4,7 millions de personnes sous traitement), si au Cameroun on est passé de moins de cinq mille personnes à plus de 70 mille personnes sous traitement les sept à huit dernières années, la demande reste forte. On a dix millions de personnes dans le monde qui attendent aujourd’hui le traitement. Et cela arrive au moment où on parle de crise financière, de crise des finances publiques. Au lieu de l’espoir de l’accès universel au traitement qu’on a suscité, autour d’une solidarité mondiale, ce qu’on risque d’avoir, si les donateurs ne continuent pas à soutenir ces programmes importants - qui ont démontré leur efficacité ces dernières années -, un cauchemar universel. Parce que quand les malades vont arrêter leur traitement, il y aura des résistances et les gens vont mourir… (suite de l’article)
Source : http://www.lexpressplus.com
ZIMBABWE : deux militants homos arrêtés pour avoir « sapé » l’autorité du président
Par Habibou Bangré mardi 25 mai 2010
Ils sont également accusés d’avoir en leur possession du matériel pornographique et des drogues. La police zimbabwéenne frappe fort. Elle a mené un raid dans les locaux de Gays and lesbians of Zimbabwe (Galz) vendredi 21 mai, à Harare, la capitale. Elle a saisi du matériel informatique et des documents. Elle a surtout arrêté deux militants de l’association.
Lettre affichée au mur
Ellen Chadehama, qui serait diabétique, et Ingatius Mhambi ont été inculpés de possession de matériel pornographique et de drogues dangereuses. A ces inculpations s’est rajoutée lundi celle d’avoir « sapé » l’autorité du président Robert Mugabe (photo) : une lettre dénonçant l’homophobie du chef de l’Etat, et signée de l’ancien maire de San Francisco, Willie Lewis Brown Jr, aurait été retrouvée affichée dans le bureau. La comparution des deux suspects est attendue mercredi, au lendemain de la Journée de l’Afrique. Ils sont défendus par Me David Hofisi, membre des Avocats du Zimbabwe pour les droits humains (Zimbabwe Lawyers for Human Rights, ZLHR)… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com