ÉTUDE : Un stimulant à l’étude contre la fatigue liée au VIH - ÉTUDE : Un pas en avant contre les lipodystrophies - AFRIQUE : Des fonds en moins, des vies perdues - ÉTUDE : Un dépistage du diabète pourrait être nécessaire pour les femmes utilisant des opiacés ou atteintes d’hépatite C - CLINIQUE : Cellulite à Mycobacterium bolletii au cours d’une infection par le VIH - MALAWI : Les principales organisations anti-sida de l’ONU saluent la grâce - RWANDA : Les prostitués désertent le métier faute de rendement - UNESCO : Formation professionnelle en production de télévision sur le VIH/sida pour jeunes producteurs de TV centrasiatiques - RECHERCHE : Un antidote contre le virus Ebola

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ÉTUDE : Un stimulant à l’étude contre la fatigue liée au VIH
vendredi 28 mai 2010
Laurent Rossignol
Le modafinil, un stimulant du système nerveux central, a fait la preuve de sa sécurité et de son efficacité dans le traitement de la fatigue chez les séropositif-ves.
Dans une étude comparant des patient-es traité-es à d’autres qui prenaient un placebo, menée à l’Institut de Psychiatrie de l’Etat de New-York (USA) et publiée le 4 mai 2010 sur le site internet du Journal of Clinical Psychiatry, les patient-es traité-es avaient une probabilité plus élevée de ressentir une amélioration de l’énergie et de l’humeur. Par ailleurs, après 6 mois de traitement, était observée chez les mêmes patient-es traité-es une baisse significative de la charge virale – cela n’étant pas dû à un effet antiviral du modafinil selon les chercheurs, mais à une meilleure observance (adhérence), liée à la diminution de la fatigue et de la dépression. Selon le Dr Judith Rabkin, co-auteur de l’étude, le modafinil apparaît bien toléré, avec des effets indésirables « minimes » et une bonne acceptation de la part des patient-es. Il est déjà utilisé contre la fatigue chez des patient-es atteint-es de cancers, de sclérose en plaques et de sclérose latérale amyotrophique.
Source : « ’Wake Agent’ Eases Fatigue in HIV Patients » par Howard Wolinsky, sur Medscape
Source : http://www.sida-info-service.org/
ÉTUDE : Un pas en avant contre les lipodystrophies
vendredi 28 mai 2010
Laurent Rossignol
Le comité consultatif de la FDA vient de recommander la tésamoréline (Egrifta®), un médicament conçu pour lutter contre la lipodystrophie chez les séropositif-ves.
La lipodystrophie est un trouble de la répartition des graisses associé à certains traitements du VIH et sans doute au virus lui-même. La tésamoréline, un analogue du facteur de libération de l’hormone de croissance, est efficace contre l’accumulation excessive de graisse viscérale La FDA (Food and Drug Administration américaine) n’est pas tenue de suivre les recommandations de son comité consultatif, mais comme elle le fait habituellement, le nouveau médicament pourrait être bientôt approuvé. La stigmatisation due aux lipodystrophies est telle que le conflit à l’intérieur du comité autour d’un risque d’augmentation du diabète avec Egrifta® ne l’a pas empêché d’estimer à l’unanimité que la balance bénéfice-risques est en faveur des patient-es. Plus d’infos sur POZ.com (en anglais)
Source : http://www.sida-info-service.org/
AFRIQUE : Des fonds en moins, des vies perdues
JOHANNESBURG, 28 mai 2010 (PlusNews) - A mesure que les bailleurs réduisent les fonds accordés aux programmes de lutte contre le VIH et le sida, les progrès accomplis depuis de nombreuses années dans le domaine des traitements du VIH sont compromis et les vies des personnes séropositives sont de plus en plus menacées, selon un nouveau rapport de l’association caritative médicale Médecins sans frontières (MSF).
Améliorer l’accès aux traitements antirétroviraux (ARV) a permis de sauver des vies, de réduire la fréquence de la tuberculose et les nouvelles infections au VIH, et a renforcé les systèmes de santé de nombreux pays durement touchés par le VIH. Mais à mesure que les fonds diminuent, ces progrès sont désormais compromis, d’après le nouveau rapport publié par MSF, intitulé No Time to Quit : HIV/AIDS Treatment Gap Widening in Africa Pas le moment d’abandonner : le manque de traitements pour le VIH/SIDA s’aggrave en Afrique. Le manque de financements a déjà entraîné une rupture des stocks de médicaments et un rationnement des traitements dans huit pays d’Afrique, dont la plupart ne sont aujourd’hui plus en mesure d’adopter les thérapies antirétrovirales améliorées préconisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pouvait-on lire dans le rapport. « Environ 75 pour cent des fonds consacrés au VIH dans les pays en développement sont internationaux ; on ne peut pas remplacer cela à court terme », a déclaré Mit Philips, analyste des politiques de la santé chez MSF, qui a coécrit le rapport. « Pour mettre en œuvre ses plans de lutte contre le VIH, même l’Afrique du sud, un des pays les plus riches de la région, devra également compter sur l’aide internationale ».
Désengagement des bailleurs
La décision récente, prise dans le cadre du Plan d’urgence du président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR), de maintenir les fonds au même niveau qu’en 2009 et de réduire les allocations budgétaires annuelles au cours des années à venir, a déjà contraint les cliniques financées par le PEPFAR en Afrique du Sud à commencer à refuser des patients. UNITAID, le mécanisme international d’achat de médicaments, doit aussi supprimer progressivement le financement de médicaments : le Zimbabwe, le Mozambique, la République démocratique du Congo (RDC) et le Malawi n’auront plus de fonds, d’ici à 2012, pour financer l’achat de leurs ARV de deuxième intention, des médicaments coûteux. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a commencé à accepter les candidatures en vue de la série 10 de financement, mais pour la première fois, ces financements ont été plafonnés, un signe inquiétant que la crise des subventions est sans doute loin d’être terminée … (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org/fr/[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
ÉTUDE : Un dépistage du diabète pourrait être nécessaire pour les femmes utilisant des opiacés ou atteintes d’hépatite C
Date d’affichage : 28/05/2010
Sean R. Hosein
De nombreux rapports laissent penser que les personnes vivant avec le VIH pourraient courir un risque accru de diabète. Dans le cadre d’une étude visant à mieux éclairer ce problème, des chercheurs aux États-Unis ont examiné les résultats d’expériences menées sur des animaux et chez des humains séronégatifs. L’équipe en question a trouvé un lien entre la consommation d’opiacés — y compris l’héroïne et des substances apparentées — et le diabète. L’équipe a ensuite décidé d’examiner sa base de données pour déterminer s’il existait un lien possible entre la prise d’opiacés et l’apparition du diabète chez les femmes séropositives ou celles courant un risque élevé d’être infectées par le VIH. Les résultats semblent indiquer que la prise d’opiacés est associée au diabète et ce, que le virus de l’hépatite C soit présent ou pas. Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence.
Détails de l’étude
L’équipe de recherche en question avait accès à l’énorme base de données de la Women’s Interagency HIV Study (WIHS). Les responsables de celle-ci ont recruté 2 793 femmes séropositives et 975 femmes à risque élevé depuis 1994. Une fois inscrites, les participantes se rendent au site de l’étude deux fois par an pour subir un interrogatoire, un examen physique et des prises de sang. En 2000, l’équipe de la WIHS a commencé à mesurer la glycémie à jeun (taux de sucre sanguin) des participantes. Les chercheurs n’ont pas fourni de profil moyen des participantes, dont la plupart provenait de quartiers urbains à faible revenu, situés un peu partout aux États-Unis… (suite de l’article)
Source : http://www.catie.ca/
CLINIQUE : Cellulite à Mycobacterium bolletii au cours d’une infection par le VIH
Rédigé le 31 mai 2010
Les mycobactéries non tuberculeuses sont considérées comme des infections opportunistes potentiellement sévères chez les patients porteurs du VIH/sida. Une équipe médicale des Centres hospitaliers universitaires Jean-Minjoz et Saint-Jacques de Besançon (France) rapporte le cas d’une patiente séropositive au VIH qui, au retour d’un séjour en Centrafrique, a présenté une infection cutanée à Mycobacterium bolletii.
Les infections à mycobactéries non tuberculeuses sont des affections rares, responsables de pathologies diverses, souvent localisées mais quelquefois diffuses et sévères.
Un granulome cutané à Mycobacterium bolletii
Le cas clinique présenté dans la "Revue de Médecine Interne" concerne une femme de 38 ans, d’origine centrafricaine, suivie pour une co-infection VIH-VHB (virus de l’hépatite B)/VHD (virus de l’hépatite D). Son traitement comprend : Ténofovir, Emtricitabine et Atazanavir/Ritonavir. Sur le plan biologique, la charge virale VIH est indétectable et le taux de lymphocytes CD4 est de 221 par mm3. A son retour d’un séjour en Centrafrique, la patiente consulte pour une lésion ulcérée, tuméfiée, douloureuse et inflammatoire de la face interne de la cuisse gauche. L’échographie des parties molles montre une cellulite inflammatoire, diffuse, sans collection abcédée. Les radiographies ne retrouvent pas d’ostéite. Deux biopsies cutanées successives permettent de diagnostiquer un granulome d’origine infectieuse. La culture des prélévements met en évidence une mycobactérie identifiée primitivement comme Mycobacterium chelonae. Grâce aux nouvelles méthodes d’amplification génomique séquentielles, le séquençage de l’ADN ribosomal 16S (ADNr16S) au niveau des gènes de structure Heat Shock Protein (hsp)65 et rpoB permet d’identifier Mycobacterium bolletii. La réalisation d’un antibiogramme montre une sensibilité de la souche à la clarithromycine (antibiotique de la famille des macrolides), alors que classiquement Mycobacterium bolletii est connue pour sa résistance à cette molécule. La patiente guérit après 6 mois de traitement… (suite de l’article)
Source : http://femmesida.veille.inist.fr/
MALAWI : Les principales organisations anti-sida de l’ONU saluent la grâce
©AFP / 29 mai 2010
GENÈVE - Les deux principales organisations de l’ONU dédiées à la lutte contre le sida ont salué samedi la grâce accordée par le président du Malawi, Bingu wa Mutharika, à un couple gay condamné à 14 ans de prison pour avoir été les premiers homosexuels à se marier dans ce pays.
"C’est une victoire pour les personnes sans voix et pour ceux qui sont en marge de la société", a commenté dans un communiqué Michel Sidibé, le directeur de l’Onusida. "Nous remercions le président du Malawy pour ses actions humanitaires ainsi que le secrétaire général de l’ONU (Ban Ki-moon) pour son engagement indéfectible pour mettre un terme aux législations qui entravent la lutte contre le sida, dont les lois qui répriment pénalement les relations homosexuelles entre adultes consentants", a-t-il déclaré. "Nous nous félicitons de cette décision (de grâce). C’est particulièrement important que cela intervienne au Malawi, un pays qui se consacre tant à la lutte contre le sida", a renchéri le professeur Michel Kazatchkine, directeur du fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, un partenariat public-privé fondé sous l’égide de l’ONU. "Tous les groupes vulnérables ont besoin de soutien si nous voulons venir à bout de cette pandémie" du sida, a-t-il ajouté. MM. Sibidé et Kazatchkine avaient rencontré cette semaine le président Mutharika, à qui ils avaient exprimé leur préoccupation pour la condamnation le 20 mai dernier des deux hommes à 14 ans de travaux forcés pour "pratiques indécentes" et pour violation "de l’ordre de la nature". L’Onusida et le Fonds mondial estiment que les lois pénalisant les individus pour leur orientation sexuelle constituent une atteinte aux droits de l’homme qui met en danger les progrès dans la lutte contre le sida en poussant les homosexuels à la clandestinité. Plus de 80 pays ont toujours des législations réprimant les relations homosexuelles, soulignent les deux organisations. La condamnation de Tiwonge Chimbalanga et Steven Monjeza avait provoqué une levée de boucliers dans le monde et des appels pressants de l’ONU, de l’Union Européenne et des États-Unis au Malawi pour qu’il adopte une attitude moins intolérante à l’égard des homosexuels.
Source : http://www.romandie.com/
RWANDA : Les prostitués désertent le métier faute de rendement
Diane Uwanyirijuru
26 Mai 2010
Choisir entre rester prostituées et devenir balayeuses, des femmes, réunies en association à Muhanga, dans le sud du Rwanda, n’hésitent pas à quitter le plus vieux métier du monde où elles risquent leur vie, n’ont pas de revenus fixes et perdent le respect d’elles-mêmes.
Tous les jours, bon nombre de jeunes femmes de Muhanga se lèvent tôt le matin pour se rendre à leur travail quotidien : le nettoyage des rues et différents coins sales de la ville. Ce sont des membres de l’association "Tubusezerere", (Abandonnons la prostitution), composée d’anciennes prostituées qui ont renoncé à ce vieux métier dont les revenus sont aléatoires. "Nous avons décidé d’abandonner la prostitution pour travailler dur et gagner notre vie dignement", témoigne Jeannette, 36 ans, vêtue d’une salopette kaki, de bottes et gants noirs, et très fière de balayer le tronçon de la grande voie Kigali-Butare. "Dans ces travaux manuels, nous gagnons peu, mais du moins, nous sommes sûres de notre gain et de notre santé. Mais dans la prostitution, les clients nous maltraitaient, nous battaient et souvent refusaient de nous payer", souligne-t-elle. Le département des affaires sociales du district Muhanga a réuni dans l’association, il y a deux ans, plus de 220 anciennes professionnelles du sexe dont une cinquantaine est affectée au nettoyage de la ville. Les autres s’occupent d’autres petits projets comme la vente de légumes et fruits au marché de Gitarama, et l’agriculture. Les nettoyeuses reçoivent 21000 francs rwandais (environ 37 dollars) par mois, un salaire proche de celui d’un enseignant débutant à l’école primaire… (suite de l’article)
Source : http://fr.allafrica.com/
UNESCO : Formation professionnelle en production de télévision sur le VIH/SIDA pour jeunes producteurs de TV centrasiatiques
31-05-2010
Le Bureau multipays de l’UNESCO à Almaty organise une formation de cinq jours sur la production de télévision orientée VIH/SIDA destinée aux producteurs des réseaux et d’organisations nationaux de télédiffusion provenant du Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbékistan. La formation vise à soutenir le réseau des jeunes producteurs de télévision centreasiatiques en renforçant les capacités des journalistes d’investigation dans le domaine du VIH/SIDA.
La formation se tiendra et sera financée par l’Institut Kazakh de Management, d’Économie et de Prévision (KIMEP) et aura pour résultats :
la production d’une série de neuf programmes de télévision de 5 à 10 minutes sur la réduction des risques de transmission sexuelle du VIH/SIDA ;
un contenu précis et non-marquant en nette augmentation ;
une réduction du déni, de la discrimination et de la stigmatisation ;
Une meilleure compréhension de la prévention ; acceptation des soins et du traitement ; et soutien des personnes les plus à risques, notamment les femmes, les enfants, les migrants et les personnes vivant avec le VIH/SIDA.
Une attention toute particulière sera portée sur les femmes droguées par injection et les travailleurs et partenaires sexuels, dans la préparation de scripts destinés à changer les comportements… (suite de l’article)
Source : http://portal.unesco.org/
RECHERCHE : Un antidote contre le virus Ebola
Cécile Dumas
Sciences et Avenir.fr
28/05/10
Un nouveau traitement testé avec succès sur des singes offrirait -enfin !- un moyen de lutte contre le redouté virus Ebola.
Grâce à de petits morceaux de matériel génétique, des chercheurs ont réussi à perturber la reproduction d’Ebola et à protéger des singes infectés par ce virus. Même si les épidémies liées au virus Ebola sont relativement limitées dans le temps et dans l’espace, elles affichent un taux de mortalité très élevé –jusqu’à 80% ou plus- qui fait craindre le pire en cas de propagation. Pour l’instant, les médecins ne disposent d’aucune arme contre les fièvres hémorragiques provoquées par ce filovirus ou son cousin, le virus de Marburg. En cas d’épidémies, comme ces dernières années au Gabon, en Ouganda ou en RDC, il faut de toute urgence isoler la zone touchée, créer un cordon sanitaire et protéger les personnes qui sont au contact des malades pour prévenir la transmission.
ARN interférent
Dans ce contexte, les résultats obtenus par l’équipe du virologue Thomas Geisbert (École de médecine de l’Université de Boston, E-U) sont prometteurs. Ces chercheurs ont mis au point un traitement visant à bloquer la reproduction du virus dans les cellules infectées. Pour cela, ils ont utilisé des petits morceaux d’ARN, appelés ARN interférents, qui ont la capacité de réduire des gènes au silence. Ces morceaux d’ARN ont été encapsulés dans des nanoparticules de lipides puis injectés à des macaques après infection par le virus Ebola. Trois singes ont reçu quatre injections (sur cinq jours) et quatre autres singes ont reçu sept injections sur six jours. Dans le premier cas un singe est décédé les deux autres ont été protégés de l’infection, dans le second cas les quatre ont été protégés. Ces résultats sont publiés dans la revue The Lancet … (suite de l’article)
Source : http://www.sciencesetavenir.fr/