Actualités VIH

Texte publi� le mardi 1er juin 2010.

FRANCE : Les associations de lutte contre le VIH s’inquiètent des ruptures d’approvisionnement d’antirétroviraux dans les pharmacies - MALAWI : Vers l’adoption des nouvelles recommandations de l’OMS sur le VIH - ÉTUDE : Antagonistes du CCR5, des antiviraux avec de nouveaux objectifs thérapeutiques - OMS : Donne raison aux producteurs de génériques - FRANCE : Paris : Premières rencontres annuelles sur les maladies chroniques - CONGO : des réfugiées de guerre victimes de viols - AFRIQUE DU SUD : Coupe du Monde 2010 : le royaume de la prostitution ? - ZIMBABWE : les deux militants de la cause homo libérés sous caution -

Pharmacie  [1]

FRANCE : Les associations de lutte contre le VIH s’inquiètent des ruptures d’approvisionnement d’antirétroviraux dans les pharmacies

Mis en ligne le 01/06/2010

Le TRT-5, collectif d’associations de lutte contre le VIH, s’inquiète de l’augmentation du nombre de témoignages de séropositifs ne pouvant se procurer leur traitement antirétroviral pour cause de ruptures d’approvisionnement dans les pharmacies.

Afin d’identifier les causes de cette situation, le TRT-5 a décidé de lancer un dispositif de recueil des données. Le TRT-5 et ses associations membres sont régulièrement alertés par des personnes vivant avec le VIH confrontées à l’impossibilité de se procurer leur traitement antirétroviral dans certaines pharmacies pour cause de ruptures d’approvisionnement de ces pharmacies. Ces incidents sont graves dans la mesure où ils peuvent occasionner un arrêt ponctuel du traitement anti-VIH avec des conséquences graves sur son efficacité. Le signalement de ces incidents est en augmentation ces deux dernières années. C’est pourquoi le TRT-5 a mené une enquête préliminaire, via un questionnaire mis en ligne sur son site web et diffusé par ses associations membres, pour recenser les cas de rupture… (suite de l’article)

Source : http://v2.e-llico.com

MALAWI : Vers l’adoption des nouvelles recommandations de l’OMS sur le VIH

mardi 01 juin 2010

JOHANNESBOURG, 31 mai 2010 (PlusNews) - Des pays en développement comme le Malawi sont actuellement en train de calculer le coût de la mise en œuvre des nouvelles directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de VIH, qui recommandent entre autres de mettre les personnes séropositives sous traitement antirétroviral (ARV) plus tôt.

Le Malawi est l’un des trois pays africains à avoir mené des études de faisabilité, avec le soutien de l’OMS, pour évaluer les implications de l’adoption des nouvelles directives, et il a annoncé des plans pour mettre en œuvre les directives de l’OMS d’ici mi-2011, a dit le docteur Frank Chimbwandira, chef du département VIH et sida du ministère de la Santé. D’après l’étude de faisabilité, le nombre de personnes sous traitement augmenterait d’environ 50 pour cent, ce qui pourrait doubler le coût du programme national ARV en termes de personnels et d’équipements supplémentaires, et se traduirait probablement aussi par des listes d’attente dans de nombreux centres de traitement. Mettre en œuvre les directives de l’OMS signifierait procéder à des modifications majeures dans les protocoles nationaux de traitement : les personnes séropositives démarreraient une thérapie à ARV à un taux de CD4 – qui permet d’évaluer la résistance du système immunitaire - plus élevé, à 350 ; des examens de suivi biologiques plus réguliers de CD4 et charge virale – qui évalue la quantité de virus présente dans l’organisme – seraient effectués ; et potentiellement, des schémas de traitement plus coûteux seraient adoptés – y compris l’abandon de l’ARV Stavudine, qui a été associé à d’importants effets secondaires. Le Malawi, qui affiche une prévalence du VIH d’environ 12 pour cent, a révisé son schéma de traitement pour la dernière fois en 2008, et l’actuel régime de première ligne est constitué d’une combinaison de Stavudine, Lamivudine et Névirapine… (suite de l’article)

Source : http://www.irinnews.org

ÉTUDE : Antagonistes du CCR5, des antiviraux avec de nouveaux objectifs thérapeutiques

Rédigé le 1er juin 2010

L’utilisation du maraviroc, premier représentant de la classe des antagonistes du CCR5, permettrait d’intensifier la réponse virologique, en particulier au niveau des réservoirs, en raison d’une forte diffusion dans les compartiments profonds. Il permettrait ainsi une meilleure restauration fonctionnelle de l’immunité. Son profil de tolérance ouvrirait la possibilité de l’utiliser chez des patients en succès virologique pour réduire les risques de complications ultérieures. Les nouvelles classes d’antirétroviraux, un intérêt majeur dans la stratégie thérapeutique à long terme

- Les multithérapies par combinaisons antirétrovirales (cART), en dépit d’une réelle efficacité sur un plan clinique, ont peu d’effets sur le réservoir viral, notamment au niveau des ganglions mésentériques. Une réplication virale résiduelle au niveau de ce compartiment profond pourrait avoir un effet délétère sur la restauration immunitaire. Cette insuffisance de restauration immunitaire est actuellement reconnue comme un facteur favorisant à long terme l’émergence de certains cancers et notamment des cancers non classant sida.

- Dernièrement, deux nouvelles classes d’antirétroviraux ont été mises sur le marché : les inhibiteurs de l’intégrase qui agissent après la pénétration du virus VIH-1 à l’intérieur des cellules infectées, et les antagonistes du CCR5 qui empêchent sa pénétration à l’intérieur des cellules CD4+. Les médicaments approuvés issus de ces nouvelles classes, respectivement le raltégravir et le maraviroc, sont recommandés en situation d’échecs virologiques après un traitement standard de première ligne, après des lignes ultérieures ou en situation de multiéchec.

Antagonistes du CCR5, agir avant la pénétration du virus

- Deux protéines, CCR5 et CXCR4, ont été identifiées comme co-récepteurs indispensables à l’entrée du VIH dans les cellules cibles, en plus du récepteur CD4 également nécessaire à la liaison puis à la pénétration du virus. La capacité du virus à utiliser soit le co-récepteur CCR5, soit le co-récepteur CXCR4, définit son tropisme. On parle de virus à tropisme R5 ou X4 selon qu’il utilise l’un ou l’autre de ces co-récepteurs.

- Le rôle prépondérant des virus à tropisme R5 dans la contamination et l’infection initiale, puis leur prédominance (par rapport aux virus X4 ) tout au long de la maladie, sont à la base de leur utilisation comme cible thérapeutique.

- Les antagonistes du CCR5, comme le maraviroc, agissent en se fixant de manière sélective à la partie transmembranaire du co-récepteur CCR5. Cette classe d’antirétroviraux a été développée afin de cibler une nouvelle étape du cycle de réplication virale, précédant et donc bloquant l’entrée du virus dans la cellule CD4+, d’où le nom d’inhibiteurs d’entrée… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr

OMS : Donne raison aux producteurs de génériques

01 juin 2010

L’Organisation Mondiale de la Santé affirme enfin sa position concernant les saisies de génériques indiens aux frontières européennes ; des saisies qui privent, à chaque fois, l’Afrique et l’Amérique latine de médicaments essentiels. Le 12 mai 2010, parce que les différentes discussions avec les représentants de l’Union Européenne n’ont pas abouties, l’Inde et le Brésil ont saisi l’Organisation Mondiale du Commerce pour protester contre une Union Européenne partiale, alliée des géants pharmaceutiques. Depuis la conférence de presse du jeudi 20 mai (Genève), nous savons que, pour l’OMS aussi, l’Union Européenne "détourne les lois" anti-contrefaçon. "Laissez-moi être très clair. L’OMS déplore ce genre de choses. L’OMS regrette que cela soit arrivé," a déclaré Hendrick Hogerzeil, responsable du programme Médicaments essentiels à l’OMS. "A l’époque, nous avons questionné les Pays-Bas et l’Union Européenne pour comprendre ce qui se passait, et nous leur demandons de veiller à ce que cela ne se reproduise pas. L’usage des lois anti-contrefaçon, dans ce cas, était injustifié, malheureux." L’Union Européenne devrait entrer dans de nouvelles phases de discussions avec l’Inde et le Brésil pour tenter de résoudre le problème à l’amiable sous deux mois.

Source : http://www.seronet.info

FRANCE : Paris : Premières rencontres annuelles sur les maladies chroniques

Par emy-seronet, posté le 01 juin 2010

Mardi 11 mai 2010, à la Maison de la Chimie, à Paris, se tenaient les 1ères Rencontres Annuelles de la Maladie Chronique. Le thème : "Connaître les maladies, reconnaître la personne malade". Les enjeux : une meilleure qualité de vie pour les personnes malades et les personnes en situation de handicap sur le plan sanitaire et social. Un sujet complexe qui remet en cause toute l’action politique, de l’organisation du système de la santé à celle du travail, et soulève des questions éthiques liées aux droits fondamentaux des personnes concernées.

Christian Saout, président du Collectif inter associatif sur la santé (CISS) et président d’honneur de AIDES, l’a fait remarquer : la question n’avait jamais été traitée avec cette ampleur, en France. Médecins, sociologues, philosophes, anthropologues, responsables d’associations, etc ; des intervenants très divers avaient répondu présents pour débattre du traitement politique et social de la maladie chronique. Vivre ensemble, s’écouter et se comprendre au quotidien, à l’hôpital et au travail ; un vaste projet qui, pour être atteint, impose de nombreuses modifications dans le système actuel. Et, pour une fois, ce sont les personnes directement touchées par la maladie qui ont pris la parole.

L’ "auto-prise en charge" : le patient à une parole qu’il faut écouter

Autour de la première table ronde ("Vivre avec la maladie chronique au quotidien"), un constat fait l’unanimité : la personne malade et/ou en situation de handicap a une expérience et des connaissances qui peuvent, et qui doivent, être mises au service de sa santé. Parce que le patient est le plus apte à exprimer ses besoins, il est essentiel que sa parole ait une place dans le cadre de sa prise en charge. Le professeur Patrice Couzigou, hépato-gastro-entérologue, milite d’ailleurs pour que l’on enseigne aux étudiants en médecine l’importance de la collaboration avec le patient, dès la première année de leur cursus. On reproche aux spécialistes d’utiliser un langage trop technique qui empêche la personne d’intervenir dans les décisions qui la concerne. On dit que le patient à droit à l’alliance thérapeutique, au bilan des compétences et qu’il faut favoriser l’"auto prise en charge". Mais, première conclusion : pour pouvoir collaborer avec leurs patients, les membres du corps médical ont besoin de plus de temps… (suite de l’article)

Source : http://www.seronet.info

CONGO : des réfugiées de guerre victimes de viols

AFP, 01 juin 2010

NYAMOBA (Congo) - Enceinte de sept mois, Annie, réfugiée de guerre, a perdu l’enfant qu’elle portait après avoir été violée par "au moins six hommes en tenue militaire" au Congo après avoir fui les combats dans son pays, la République démocratique du Congo (RDC) voisine.

Comme beaucoup de ses compatriotes, elle s’est réfugiée dans la Likouala (nord du Congo), dans le village de Nyamoba, où le nombre d’habitants a doublé avec l’arrivée de réfugiés, passant de 1.000 à 2.000. Au bord des larmes, Annie, 37 ans, raconte avec difficulté son calvaire devant des autorités locales, des humanitaires et plusieurs journalistes dont un de l’AFP. Arrivée en janvier au Congo, Annie, alors enceinte de sept mois, retraverse fin avril le fleuve Oubangui, frontière naturelle entre les deux Congo, "juste pour aller voir si (ses) champs n’ont pas été détruits". "Sur le chemin du retour, au moins six hommes en tenue militaire m’ont violée. J’ai perdu l’enfant, j’ai eu la vie sauve grâce à Dieu". Oscar Amédé Ondzé, un responsable du comité du village, évoque des cas d’abus sexuels sur deux filles âgées de 9 et 13 ans, début mai. "Les violeurs, dit-il, sont un réfugié de 28 ans et un homme originaire du coin de 39 ans" qui, depuis le 11 mai, "sont tous deux entre les mains de la police à Bétou", chef-lieu du district où est situé Nyamoba. Aucune estimation n’était disponible sur l’ampleur de ces violences.

D’après les autorités congolaises, cette région a vu affluer depuis fin octobre - à la suite de violences interethniques dans la province de l’Equateur (nord-oust de la RDC) - quelque 120.000 réfugiés abrités sur 92 sites, essentiellement le long du fleuve Oubangui. Selon un coordonnateur humanitaire en santé de reproduction au Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Dr Isaac Wadbrind Madress, l’UNFPA constate "de plus en plus des violences sexuelles et sexistes qui sont perpétrées dans les sites". L’UNFPA travaille aussi sur le terrain "pour éviter les complications chez les victimes" et "au niveau de la prévention" dans la Likouala. "Ce sont des filles mineures et des femmes qui ne sont pas protégées qui sont victimes de ces actes de barbarie. Les cas de viols sont perpétrés par les réfugiés eux-mêmes, mais aussi par les populations locales", selon le Dr Madress. Jusqu’à avril, l’ONG Médecins d’Afrique (MDA) traitait surtout les pathologies récurrentes : paludisme, diarrhées, infections respiratoires... Depuis, elle a dû renforcer ses quinze postes de santé en kits pour la prise en charge des victimes des violences sexuelles et sexistes, d’après son coordonnateur, Jean Florent Mbandza. "Nous avons fait l’essentiel pour couvrir les centres de santé" sur un axe de 300 km, entre Impfondo, capitale de la Likouala, et Liranga, confie M. Mbandza. Les autorités sanitaires de la Likouala redoutent les traumatismes des abus sexuels chez les victimes, mais aussi le développement de la transmission du virus du sida dans leur région où le taux de prévalence au VIH était estimé à 1,9% en 2009, selon une enquête nationale. Ce taux est en dessous de la moyenne nationale (3,2%, en baisse par rapport aux 4,2% de 2003).

Si les abus continuent de se produire et s’il n’y a pas une prévention et une sensibilisation efficace contre les maladies sexuellement transmissibles, "dans les cinq ou dix prochaines années, ce taux risque d’être encore plus important", prévient le Dr Palmer Mathat, directeur régional de la santé, relevant par ailleurs un "retour en force" de la tuberculose dans la région.

Source : http://www.romandie.com

AFRIQUE DU SUD : Coupe du Monde 2010 : le royaume de la prostitution ?

mardi 1 juin 2010

500 000 visiteurs… et 40 000 prostituées sont attendus en Afrique du Sud pour le Mondial 2010...

Faisant craindre aux autorités sud-africaines une forte augmentation de la prostitution et une multiplication des risques de transmission du Sida (5,7 millions de personnes sont infectées dans le pays). Pour faire face au problème, la première solution est la constitution d’un stock de préservatifs : selon le quotidien britannique The Guardians, les autorités britanniques en ont déjà envoyé 42 millions en Afrique du Sud. Le même problème s’était produit lors de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne, pays où la prostitution venait d’être légalisée. Le gouvernement allemand avait alors mis en place des box pour accueillir les clients et les prostituées de manière à éviter le racolage dans les rues, et le pays avait été félicité pour sa gestion du problème. Beaucoup d’observateurs pensent qu’il n’en sera pas de même cette année, et certains vont jusqu’à demander aux autorités sud-africaines de légaliser la prostitution avant le coup d’envoi le 11 juin… (suite de l’article)

Source : http://www.rmc.fr

ZIMBABWE : les deux militants de la cause homo libérés sous caution

Par Habibou Bangré, mardi 01 juin 2010

Ellen Chademana et Ignatius Muhambi, qui doivent comparaître le 10 juin, affirment avoir été torturés par la police lors de leur détention.

Ellen Chademana et Ignatius Muhambi recouvrent en partie la liberté. Les deux militants de Gays and lesbians of Zimbabwe (Galz) avaient été arrêtés le 21 mai pour détention de matériel pornographique et pour avoir « sapé » l’autorité du président Robert Mugabe (lire les détails dans notre article). Contre l’avis du procureur, le juge Munamato Mutevedzi les a libérés sous caution le 27 mai contre la somme de 200 dollars chacun, et la promesse de respecter certaines mesures. Ils ont l’obligation de se signaler à la police deux fois par semaine, ont dû remettre leur passeport et ne doivent pas s’éloigner de plus de 40km du centre de la capitale, Harare… (suite de l’article)

Source : http://www.tetu.com

[1] Creative Commons Attribution-Share Alike 2.5 Generic User=Sansculotte Pharmacie du Point Central 35 rue Saint Dizier (à l’angle des rues Saint-Dizier et Saint-Georges) 54000 Nancy Mosaiques : céramiste parisien Ebel (Antoine Ebel ?). La pharmacie du Point central possède un décor extérieur de mosaïque bleue et un mobilier Art Nouveau.



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