Actualités VIH

Texte publi� le jeudi 3 juin 2010.

NAMIBIE : trois séropositives, stérilisées à leur insu, attaquent l’État - PATHOLOGIE : Anévrisme intracrânien révélateur d’une infection à VIH - FRANCE : Fellation, dépistage, problèmes psychologiques sont les sujets les plus abordés par les gays sur Sida Info Service - FRANCE : Malades en prison : une loi très restrictive - FRANCE : Sida : « Il faut mourir, sinon on retourne en prison - FRANCE : Sommet Afrique-France : Les questions LGBT n’étaient pas à l’ordre du jour - SÉNÉGAL : 60 % des PVVIH pris en charge dans les régions - PAKISTAN : deux personnes emprisonnées pour une cérémonie de mariage homosexuel - FRANCE : Paris : Prophylaxie pré-exposition : Vous êtes gay ? Donnez votre avis !

Namibie  [1]

NAMIBIE : trois séropositives, stérilisées à leur insu, attaquent l’État

AFP, 02 juin 2010

WINDHOEK - Un tribunal de Namibie examine cette semaine la plainte de trois femmes séropositives qui assurent avoir été stérilisées à leur insu dans des hôpitaux publics.

"Ce n’est qu’après l’opération, que l’on m’a dit que mon utérus avait été enlevé", a témoigné l’une des plaignantes mercredi au deuxième jour du procès devant le tribunal de Windhoek. Les trois femmes - dont l’identité est protégée pour éviter de nouvelles discriminations - réclament un million de dollars namibiens (130.000 USD, 95.000 EUR) chacune de dommages et intérêts au ministère de la Santé. Leur dossier a été porté devant la justice par le Centre d’assistance légale (LAC), selon lequel 15 femmes porteuses du virus du sida ont été stérilisées à leur insu depuis 2008. "Ces séropositives accusent le système de santé publique de leurs maux", a déclaré Veronica Kalambi du Réseau pour la santé des femmes lors d’une marche de soutien organisée mardi à l’ouverture du procès. Les manifestants ont remis une pétition au ministère de la Santé pour demander qu’il publie une directive explicitant l’interdiction de stériliser des patientes sans leur consentement.

Environ 200.000 personnes sont porteuses du virus VIH en Namibie, soit 20% de la population de ce pays quasi désertique d’Afrique australe.

Source : http://www.romandie.com

PATHOLOGIE : Anévrisme intracrânien révélateur d’une infection à VIH

Rédigé le 3 juin 2010

Un anévrisme de l’artère communicante antérieure a permis de révéler une infection à VIH chez une patiente. Rarement décrit dans la littérature scientifique, cet anévrisme, probablement dû à une atteinte des cellules endothéliales de la paroi vasculaire par le VIH, a disparu après 18 mois de trithérapie antirétrovirale.

- Plusieurs étiologies peuvent être incriminées dans l’atteinte cérébrovasculaire lors d’une infection à VIH/sida.

Il peut s’agir d’infections opportunistes, de tumeurs intracrâniennes, d’anomalies de la coagulation, de vasculopathie, voire de thrombose.Dans le cas clinique décrit dans la “Revue de Médecine Interne”, l’étiologie est une vasculopathie s’étant compliquée d’un anévrisme. Ce dernier se présente sous la forme d’un sac de taille variable, implanté sur la paroi artérielle par l’intermédiaire d’un collet (anévrisme sacciforme). Il se formerait de façon progressive au niveau d’une zone de moindre résistance de la paroi artérielle, sous l’effet des variations hémodynamiques. La paroi d’une artère intracrânienne est constituée de plusieurs tuniques comme une artère périphérique (intima, couche élastique interne, média, adventice), mais elle ne comporte pas de couche élastique externe. Suivant la taille de l’anévrisme, la paroi présente des différences : lorsqu’il est de petite taille, c’est-à-dire est inférieur à 15-20 mm, on lui décrit une intima présentant des défects en cratères, un épaississement de la membrane basale, pas de couche élastique interne, ni de média. L’adventice est anormalement dense et contient des fibres de réticuline et de collagène… (suite de l’article)

Source : http://femmesida.veille.inist.fr

FRANCE : Fellation, dépistage, problèmes psychologiques sont les sujets les plus abordés par les gays sur Sida Info Service

Publié par Christophe Martet

3 juin 2010

Sida Info Service (SIS) vient de publier une analyse des appels émanant d’hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). En comparaison des autres appelants, les appels des HSH proviennent plus souvent de la région parisienne, et les HSH posent beaucoup plus souvent des questions sur les risques de transmission et sur le dépistage. Les aspects psychologiques sont également très présents. Les pratiques de réduction des risques de transmission du VIH en l’absence d’utilisation du préservatif sont encore peu abordées dans les entretiens sur SIS. Elles n’ont été évoquées que lors de 150 appels d’un HSH.

Hervé Baudoin, coordinateur thématique Actions Gays à Sida Info Service, analyse pour Yagg les principaux enseignements de cette enquête.

La fellation reste toujours un fort motif d’appel. Comment expliquez-vous que les gays se posent toujours beaucoup de questions à ce sujet ? Il est intéressant de constater que la question des risques sexuels liés à la fellation est LA question concernant la thématique des risques de transmission sur le dispositif Sida Info Service. C’est aussi une pratique sexuelle quasiment systématique chez les gays. Sur le net, l’internaute qui cherche de l’info trouve tout et son contraire sur le sujet. Les réponses ne sont jamais simples. Répondre à une question sur la fellation demande de détailler cette réponse en fonction de la situation de la personne qui nous sollicite. Ajoutez que l’on touche là au dernier tabou avant le « tout capote », attitude souvent inentendable : la fellation resterait donc le dernier bastion fortifié, sorte de no man’s land ! Alors quand vous ajoutez le contexte de la primo infection chez les personnes non dépistées où le risque de transmission est beaucoup plus élevé et les IST, ca ne simplifie pas les choses… (suite de l’article)

Source : http://yagg.com

FRANCE : Malades en prison : une loi très restrictive

Par SONYA FAURE

03/06/2010

La loi Kouchner de 2002, qui permet de suspendre les peines des détenus les plus malades, ne bénéficie qu’aux prisonniers en fin de vie.

Depuis le 4 mars 2002, la « loi Kouchner » permet de suspendre les peines des détenus malades si leur pronostic vital est engagé ou si leur état est incompatible avec la détention. Soixante-treize suspensions ont été accordées sur 101 demandes en 2009. « Elle est peu appliquée : elle devait améliorer la prise en charge des malades, en réalité seules les personnes en fin de vie en bénéficient, qui meurent peu après leur sortie », explique Ridha Nouiouat, médecin, chargé des questions carcérales à Sidaction. L’association, qui consacre 300.000 euros à ses actions contre le VIH en prison, organise aujourd’hui une journée consacrée aux détenus séropositifs (1). « La logique sécuritaire empiète sur les enjeux de sécurité publique. On s’acharne à garder les malades en prison sous prétexte que l’offre de soin est la même qu’à l’extérieur - les détenus ont par exemple bénéficié de la tri-thérapie en même temps que les malades, dehors. Mais dans les faits ? La prison n’est pas un lieu de soin »… (suite de l’article)

Source : http://www.liberation.fr

FRANCE : Sida : « Il faut mourir, sinon on retourne en prison

Par SONYA FAURE

03/06/2010

Tony a été libéré pour raisons médicales. Il raconte les difficultés pour bénéficier de la loi Kouchner, qui permet des suspensions de peine.

Tony (1), 59 ans, aura passé 16 ans en prison. Il en est sorti il y a quelques mois grâce à une suspension de peine pour raison médicale. Alors que l’association Aides organise mercredi une journée consacrée aux détenus séropositifs, il raconte la maladie qu’il faut cacher, les soins parfois erratiques. Le terrifiant paradoxe qu’il y a à se battre pour obtenir une suspension de peine… qui suppose de recevoir l’attestation de sa mort à court terme. D’une maison d’arrêt à l’autre, de l’hôpital pénitentiaire de Fresnes à une Unité hospitalière sécurisée interrégionales (UHSI) de région, il raconte la maladie qu’il faut cacher, les soins parfois erratiques. Tout dit en lui le terrifiant paradoxe qu’il y a à se battre pour obtenir une suspension de peine pour raisons médicales… qui suppose de recevoir l’attestation de votre probable mort à court terme. A côté de lui, Corinne Castellano, militante de Aides qui l’a suivi durant une grande partie de sa détention, hoche la tête, acquiesce et appuie la véracité des propos de Tony.

Avoir le VIH en prison

« Pendant plusieurs années, j’ai réussi là le cacher. Le cacher, ça veut dire ne pas se rendre aux consultations du médecin spécialiste VIH, qui vient régulièrement d’un hôpital alentours pour assurer une permanence. Ca veut dire ne pas bénéficier d’une surveillance médicale appropriée : radios, compléments alimentaires... Et puis ça s’est su. Du jour au lendemain, des détenus ne vous parlent plus, ou alors vous insultent, vous traitent de pédé ou de drogué. Les surveillants aussi, parfois : “Toi, le sidaïque…”, me disait l’un d’eux. Ils mettent des gants pour faire les fouilles de cellules ou vous mettre les menottes, alors qu’ils ne le faisaient pas quelques jours plutôt. »

Le secret médical

« Moi, c’est quand j’ai fini par aller voir le médecin spécialiste que les gens ont su. Sans doute une fuite d’un infirmier ou d’un surveillant de l’infirmerie… Parfois, même pas besoin de fuite ! Prenez ce qui m’est arrivé dans une maison d’arrêt : nous étions vingt détenus dans la salle d’attente, certains pour voir le dentiste, d’autres l’ophtalmo, quand un infirmier m’interpelle très fort, devant tous les autres : “Monsieur Tony F. , le médecin spécialiste VIH vient d’arriver, il va vous recevoir !”. En détention, le secret médical n’existe pas. Quand on arrive au poste d’infirmerie, on voit les dossiers médicaux des détenus précédents posés sur le bureau. Sur le mien il y avait écrit en gros et en rouge : “Tony F., VIH.” Les surveillants attendent devant la porte ouverte, ils peuvent très bien écouter. D’ailleurs, le médecin spécialiste qui m’a d’abord soigné, une femme formidable, a préféré quitter le milieu carcéral : elle n’a pas supporté non que ses prescriptions ne puissent être suivies en détention, que le secret médical ne soit pas respecté »… (suite de l’article)

Source : http://www.liberation.fr

FRANCE : Sommet Afrique-France : Les questions LGBT n’étaient pas à l’ordre du jour

Publié par Esther Trousset

2 juin 2010

Pour sa 25e édition, le sommet Afrique-France se tenait à Nice le 31 mai et le 1er juin. La France accueillait 38 dirigeants africains dont ceux de trois pays sur lesquels Yagg écrit régulièrement : le Cameroun, le Sénégal et le Malawi.

Les gouvernements de ces pays punissent sévèrement les actes homosexuels. Au Malawi, les relations sexuelles entre hommes sont passibles de 14 ans d’emprisonnement au minimum. Au Cameroun et au Sénégal, toutes les relations homosexuelles sont illégales et sont punies de peines d’emprisonnement pouvant atteindre cinq ans… (suite de l’article)

Source : http://yagg.com

SÉNÉGAL : 60 % des PVVIH pris en charge dans les régions

Moctar Dieng

1 Juin 2010

La prise en charge globale des Pv/Vih au Sénégal a enregistré des résultats encourageants qui confirment l’effectivité de la décentralisation, avec plus de 60% des patients pris en charge dans les régions.

Tel est l’un des grands enseignements du rapport 2009 de la Division de lutte contre le sida et les Ist, point focal du secteur santé dans le cadre de la réponse au Vih au Sénégal. Quand bien même le rapport révèle qu’en vue de l’accès universel, des efforts doivent être réalisés particulièrement dans le relèvement du plateau technique pour une meilleure qualité des prestations dans le domaine de la prise en charge de l’infection à Vih chez l’enfant mais aussi dans la prise en compte de la co-infection Tb/Vih.Par rapport au plan stratégique 2007- 2009 qui se fixait pour objectif de mettre 10980 patients sous ARV, les résultats obtenus par la Division de lutte contre le sida et les Ist (Dlsi) sont allés de fait au-delà même des attentes. 12 249 patients se sont ainsi retrouvés sous Anti rétroviraux, dont 11 455 adultes et 794 enfants, soit 75% des besoins… (suite de l’article)

Source : http://fr.allafrica.com

PAKISTAN : deux personnes emprisonnées pour une cérémonie de mariage homosexuel

Mis en ligne le 03/06/2010

Deux personnes ont été emprisonnées au Pakistan par les autorités pour avoir prétendument organisé un mariage gay. Malik Muhammad Iqbal, 42 ans, est accusé d’avoir tenté de se marier avec Rani, 18 ans, né homme, mais se vivant femme. La police a fait une descente dans une fête rassemblant 43 invités autour des deux hommes. Les faits contestés par les intéressés qui nient même dans toute relation entre eux. Tous deux affirment qu’il s’agissait d’une fête pour l’anniversaire de Rani et que Iqbal était simplement un invité. Les autorités pakistanaises affirment détenir des photos où figure une personne en robe de mariée qui confirmerait l’hypothèse d’une cérémonie de mariage.

Source : http://v2.e-llico.com

FRANCE : Paris : Prophylaxie pré-exposition : Vous êtes gay ? Donnez votre avis !

mercredi 2 juin 2010

L’Agence Nationale de Recherches sur les Sida et les Hépatites virales (ANRS) prépare un projet de recherche sur des traitements antirétroviraux utilisés en « prophylaxie pré-exposition » (PrEP) chez des homosexuels.

La « prophylaxie pré-exposition » consiste à proposer à des personnes séronégatives d’utiliser des antirétroviraux comme outil pour réduire le risque d’acquisition du VIH. Le projet d’essai en préparation aurait pour objectif d’évaluer l’intérêt potentiel qu’aurait cette technique chez les homosexuels masculins, parmi lesquels l’épidémie de sida est très active. En 2008, ils représentaient presque la moitié des nouvelles contaminations par le VIH en France. Ce projet d’essai, et plus globalement la recherche de nouvelles stratégies pour prévenir la transmission du VIH, posent de nombreuses questions quant à sa pertinence et son opportunité, sa faisabilité, son éventuelle mise en place ainsi que sur les modalités de communication à envisager pour faire comprendre ses enjeux et ses limites aux gays. L’intérêt d’un tel projet doit être discuté dans la communauté gay, pour savoir s’il répond, dans ses objectifs et ses modalités, aux besoins des personnes, tout en étant respectueux de leurs droits… (suite de l’article)

Source : http://www.sida-info-service.org

[1] GNU Free Documentation License, Version 1.2 Photographie prise par GIRAUD Patrick Namibie Sossusvlei



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