AFRIQUE DU SUD : Prévention du VIH insuffisante pour la Coupe du monde - MALAWI : l’un des deux « mariés gays » renie son homosexualité - ZIMBABWE : décentralisation du traitement de la tuberculose et du VIH - ZIMBABWE : Le gouvernement invité à garantir le droit à la santé dans la nouvelle constitution - BANQUE MONDIALE : Les pays pauvres peinent toujours à récupérer l’argent de la corruption - FRANCE : Sida : un arrêté sur les conditions de recours au test de dépistage rapide - FRANCE : Hépatites B et C : le gouvernement déploie son plan d’action - FRANCE : PrEP : vous avez la parole ! - CANADA : À Toronto, le directeur du Fonds mondial lance un message pré-G8/G20 sur le VIH et les droits humains
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AFRIQUE DU SUD : Prévention du VIH insuffisante pour la Coupe du monde
mercredi 09 juin 2010
JOHANNESBOURG, 8 juin 2010 (PlusNews) - L’excitation qui entoure la Coupe du monde n’est pas seulement liée au football, mais également aux festivités annexes. Des litres d’alcool seront certainement consommés quand des fans du ballon rond venus des quatre coins de la planète côtoieront des Sud-Africains, tandis que les inhibitions risquent quant à elles de disparaître.
La Coupe du monde est depuis longtemps associée à un événement propice à la recrudescence du commerce sexuel. En outre, dans un pays où un adulte sur cinq vit avec le VIH, faire fi de toute prudence et avoir des rapports sexuels non protégés avec une personne locale, ou un professionnel du sexe, peut avoir de lourdes conséquences. La presse internationale s’est empressée de souligner le danger et a rappelé que le mois de festivités pourrait contribuer à une augmentation des infections au VIH. Toutefois, pour les activistes de la lutte contre l’épidémie, la Coupe du monde est une occasion en or pour adresser des messages de prévention aux supporters.
Àl’occasion d’un colloque organisé par le Conseil national de lutte contre le sida sud-africain (SANAC en anglais) en novembre 2009, des responsables sanitaires, des activistes et des ONG ont décidé de n’appliquer que cette mesure de prévention. Cependant, le Conseil n’a reçu ni financement ni lignes directrices de la part de la Fédération internationale de football association (FIFA) ou du gouvernement sud-africain, a dit Mark Heywood, président-adjoint du SANAC. « De grands projets étaient à l’étude, mais ils n’ont pas abouti. La FIFA n’a pas fait appel au SANAC afin de mettre l’événement au service de la prévention et de la mobilisation anti-VIH. Ainsi, nous nous retrouvons face à une terrible occasion manquée », a-t-il dit à IRIN/PlusNews.
« Nous savons que l’excitation autour de la Coupe du monde et l’afflux de visiteurs encouragera des comportements à risque et nous devons limiter cela. Mais à l’heure actuelle, le SANAC est incapable de mettre en œuvre ses plans plutôt modestes, car il ne dispose pas des quatre millions de rands (516 000 dollars américains) nécessaires »… (suite de l’article)
Source : http://www.irinnews.org
MALAWI : l’un des deux « mariés gays » renie son homosexualité
Par Rédaction mercredi 09 juin 2010
Quelques jours après avoir été gracié par le président de ce pays très homophobe, Steven Monjeza rompt avec son ancien « mari », se fiance à une femme et désavoue les « ordures gays ».
Les deux homosexuels graciés au Malawi, après avoir été condamnés à 14 ans de prison pour avoir procédé au premier mariage gay dans ce pays, ont annoncé mardi leur séparation. Tiwonge Chimbalanga, 20 ans, et Steven Monjeza, 26 ans, (ci-contre à gauche) avaient été arrêtés après un « mariage » symbolique, et ont été condamnés le 20 mai à la peine maximale de 14 ans de prison assortis de travaux forcés, avant d’être finalement graciés par le président du Malawi après un entretien avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon lire notre article.
« Je suis amoureux d’une femme »
Moins de deux semaines après leur libération, le couple gay a donc annoncé la fin de leur relation. « Je ne suis plus amoureux de Tiwonge Chimbalanga. Je suis amoureux d’une femme qui s’appelle Dorothy Gulo », a déclaré Steven Monjeza à l’AFP. « Avec Dorothy, nous sommes en train de planifier notre avenir. »
Visiblement influencé par le climat homophobe régnant dans son pays et dans sa propre famille (son oncle, Dennis Khuliwa, a déclaré qu’il ferait en sorte « que Chimbalanga ne cherche pas à revoir mon neveu », et ses proches « s’occuperaient de lui » s’il revenait au village), Steven Monjeza a déclaré qu’il avait « tiré sa leçon au cours de son expérience en prison » et qu’il ne « voulait plus rien avoir à faire avec l’homosexualité », qu’il considère comme une « ordure » (« gay trash »)… (suite de l’article)
Source : http://www.tetu.com
ZIMBABWE : décentralisation du traitement de la tuberculose et du VIH
Source : xinhua
Mise à jour 09.06.2010
Le Conseil de Harare a entamé un programme pour décentraliser le traitement de la tuberculose et du VIH (virus du sida), en transférant ces soins du centre de traitement des maladies infectieuses aux 12 cliniques municipales dispersées autour de la capitale, a rapporté mardi la chaîne ZBC News.
Cette décision a été prise suite aux plaintes de certains patients atteints de la tuberculose ou du VIH, disant qu’ils ne pouvaient se permettre d’aller se faire soigner à l’hôpital Wilkins and Beatrice, le seul hôpital de traitement des maladies infectieuses dans la capitale. Le directeur des services de santé de Harare, Stanley Mungofa, a déclaré que le conseil municipal avait décidé, dans le cadre de sa revue de mi-mandat, de décentraliser le traitement de ces maladies, et que à l’heure actuelle plus de 300 patients étaient soignés à la polyclinique de Mabvuku dans le cadre d’un programme pilote mis en oeuvre en conjonction avec l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies pulmonaires.M. Mungofa a ajouté que les hôpitaux municipaux
n’admettraient que les cas compliqués. (suite de l’article)
Source : http://french.peopledaily.com
ZIMBABWE : Le gouvernement invité à garantir le droit à la santé dans la nouvelle constitution
Source : xinhua
Mise à jour 09.06.2010
Le gouvernement zimbabwéen a été fortement invité à s’assurer que le droit à la santé pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA soit introduit dans la nouvelle constitution afin de raffirmer l’attachement à la santé de tous les citoyens, a rapporté mardi l’agence de presse zimbabwéenne.
Au fur et à mesure que le processus d’élaboration de nouvelle constitution gagne du terrain, les divers groupes de la population y compris les personnes infectées par le VIH/SIDA parlent plus fort pour s’assurer que leurs points de vue sont introduits dans la nouvelle loi suprême. Le gouvernement zimbabwéen s’est engagé à respecter le droit à la santé en étant signataire de divers traités régionaux et internationaux qui garantissent le droit à la santé aux citoyens… (suite de l’article)
Source : http://french.peopledaily.com
BANQUE MONDIALE : Les pays pauvres peinent toujours à récupérer l’argent de la corruption
AFP, 08 juin 2010
PARIS - Des dizaines de milliards de dollars sont détournés chaque année dans les pays pauvres pour atterrir dans les paradis fiscaux, mais leur restitution se heurte souvent à un manque de volonté politique, y compris dans les États victimes de ce fléau.
La Banque mondiale (BM) et la Suisse, une des principales places bancaires mondiales, ont appelé mardi, lors d’une conférence à Paris, les États membres du G20 à agir contre ce "pillage" qui entrave les efforts de développement et à favoriser la restitution des avoirs cachés. Selon leurs estimations, 20 à 40 milliards de dollars sont "dérobés" chaque année aux pays en développement du fait de la corruption. "Une grande partie de l’argent qui leur est volé trouve refuge sur les places financières internationales", ce qui "contribue à l’appauvrissement des pays les plus pauvres", ont affirmé les organisateurs de cette réunion. À titre d’exemple, la BM souligne que 20 milliards de dollars permettent de financer la construction de 48.000 km de routes ou le traitement pendant une année complète de 120 millions de personnes atteintes du VIH/sida. Or ces 16 dernières années, 5 milliards seulement ont été recouvrés par les pays d’origine. "Nous devons favoriser la restitution de ces avoirs, nous en avons les instruments et nous en avons les moyens", a déclaré la directrice générale de la BM Ngozi Okonjo-Iweala.
La Suisse, dont le secret bancaire en a fait une des destinations des fonds issus de la corruption, se veut aujourd’hui en première ligne contre ce fléau. "À ce jour, nous avons rendu 1,6 milliard de dollars aux pays d’origine", a ainsi assuré la ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey, citant les cas des avoirs des anciens dirigeants philippin Ferdinand Marcos et nigérian Sani Abacha. "Il ne faudrait pas que ces affaires servent d’écran de fumée pour dissimuler le travail qui reste à faire", prévient cependant William Bourdon, responsable de l’association française Sherpa. Pour Daniel Lebègue, président de l’organisation non gouvernementale Transparence International France, la Suisse a toutefois réalisé de "réels efforts", notamment pour tenter de restituer les millions de dollars des ex-dictateurs haïtien et zaïrois, Jean-Claude Duvalier et Mobutu. Mais il s’agit de cas "plus difficiles", a reconnu la ministre hélvétique. "Berne bute sur l’état de sa législation", confirme Daniel Lebègue, "c’est pourquoi elle vient de présenter un projet de loi novateur, qui crée une présomption d’illégitimité pour les avoirs mis à l’abri en Suisse par des dictateurs". Ces dossiers concernent toutefois exclusivement des dirigeants décédés ou renversés. Pour ceux qui conservent le pouvoir, les choses sont encore plus compliquées. Et la France ne fait pas figure de bon élève en la matière, déplorent plusieurs ONG. "Pour nous, la France est un refuge pour les biens mal acquis détournés dans les pays d’Afrique francophone", affirme même un des porte-parole de la société civile gabonaise, Marc Ona Essangui. En cause, l’affaire des somptueux avoirs immobiliers détenus dans l’Hexagone par des chefs d’Etat africains, dont le défunt président gabonais Omar Bongo, visés en vain par plusieurs plaintes déposées par des associations de lutte contre la corruption devant la justice française.
"Nous nous sommes heurtés à l’inertie du Parquet, car ces dossiers sont par nature extrêmement politiques", explique Me Bourdon, qui plaide pour que "le droit européen permette aux grandes associations anticorruption de se constituer partie civile pour mettre en mouvement l’action publique".
Source : http://www.romandie.com
FRANCE : Sida : un arrêté sur les conditions de recours au test de dépistage rapide
Mis en ligne le 09/06/2010
Un arrêté permettant le recours, dans les structures médicalisées, à un test de dépistage rapide du virus du sida dans quatre "situations d’urgence" a été publié mercredi au Journal officiel. Selon cet arrêté, le test rapide d’orientation diagnostique (TROD) pourra être utilisé :
en cas d’accident d’exposition au sang, par exemple lorsqu’une infirmière se pique avec une aiguille, pour tester la personne "source" ;
en cas d’exposition sexuelle récente afin de proposer éventuellement un traitement post-exposition ;
au cours d’un accouchement pour une femme dont on ne sait pas si elle est infectée ou non ;
en cas d’urgence diagnostique devant des symptômes évoquant un syndrome d’immunodéficience acquis (sida).
Ces tests rapides pourront être réalisés par les médecins de ville et, dans les établissements de santé ou les services de santé, par les médecins, les biologistes médicaux ou les sages-femmes, ainsi que par les infirmiers et les techniciens de laboratoire, sous la responsabilité d’un médecin ou d’un biologiste médical. Ce type de test permet d’obtenir un diagnostic de séropositivité en 30 minutes après prélèvement d’une simple goutte de sang au bout du doigt. Le résultat du test rapide sera annoncé au patient "au cours d’une consultation médicale individuelle", précise le texte. Il sera "obligatoirement validé", que le résultat soit négatif ou positif, par un diagnostic biologique classique… (suite de l’article)
Source : http://v2.e-llico.com
FRANCE : Hépatites B et C : le gouvernement déploie son plan d’action
Par emy-seronet, Posté le 04 juin 2010
La première se prévient, la seconde se guérit. Pourtant, chaque année, en France, les hépatites B et C sont responsables de plus de 4000 décès. Le 19 mai 2010, à l’ouverture de la journée nationale de lutte contre les hépatites B (VHB) et C (VHC), Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé et des Sports, a émis le souhait de faire de la lutte contre les hépatites une des causes nationales de l’année 2011. Développement du dépistage, vaccination contre le VHB, prise en charge des usagers de drogue… Retour sur les initiatives et les propositions entendues au cours de cette journée.
Au cœur du plan de lutte contre les hépatites B et C (2009- 2012), les études se multiplient et les projets se dessinent. Parmi les priorités du plan, le gouvernement tient, bien entendu, à renforcer l’information et la communication sur les modes de transmission et de prévention des deux virus, à renforcer la réduction des risques de transmission chez les usagers de drogue (partie de la population la plus exposée aux infections VHB et VHC), à encourager la recherche mais, surtout, à augmenter la couverture vaccinale anti-VHB et à améliorer la prise en charge des personnes atteintes par le VHB ou le VHC.
Au programme : dépistage et vaccination
Le 19 mai, cela a été confirmé : le gouvernement entend renforcer et adapter le dépistage. Parce que leur fiabilité a été prouvée, les tests de dépistage à lecture rapide (prise de sang, prélèvement salivaire ou capillaire) devraient être utilisés plus souvent, et dans les endroits fréquentés par les personnes les plus exposées aux hépatites B et C (dans les structures d’accueil pour migrants ou usagers de drogue, par exemple). Des actions de proximité au cours desquelles les professionnels du dépistage devraient donc remplacer les généralistes, et grâce auxquelles les résultats pourraient être annoncés sur place au lieu d’être envoyés par voie postale. Le résultat s’avère positif ? On propose un traitement. Et s’il s’avère négatif pour l’hépatite B, on propose le vaccin anti-VHB. Le plus gros défi des militants sera peut-être de mettre un terme aux craintes qui entourent ce vaccin puisque, dans les années 1990, les nombreux débats sur un éventuel lien entre vaccin anti-VHB et risque de sclérose en plaques ont marqué les esprits français. Les responsables de SOS hépatites attendent d’ailleurs du "courage" de la part du gouvernement, et des campagnes d’informations pour expliquer au grand public l’importance du vaccin anti-VHB. D’après les spécialistes, il faudrait même revenir à la vaccination des nourrissons et des enfants, même si un certain nombre de familles et de médecins généralistes continuent de considérer cette pratique comme "inutile", voire "dangereuse"… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info
FRANCE : PrEP : vous avez la parole !
Par jfl-seronet, posté le 04 juin 2010
Un projet de recherche sur l’étude des effets d’un traitement pré exposition (appelé aussi PrEP pour prophylaxie pré exposition) sur la transmission du VIH chez les gays pouvant avoir des pratiques sexuelles dites à risques est en cours d’étude. Des consultations de la communauté gay sur cette étude qui les concerne se déroulent un peu partout en France. Explications et calendrier des débats… (suite de l’article)
Source : http://www.seronet.info
CANADA : À Toronto, le directeur du Fonds mondial lance un message pré-G8/G20 sur le VIH et les droits humains
9 juin 2010
TORONTO, le 9 juin /CNW/ - Le Réseau juridique canadien VIH/sida accueille au Canada l’un des plus éminents leaders mondiaux de la riposte au sida : le Dr Michel Kazatchkine, directeur général du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
S’adressant au public et aux médias lors de deux événements, le vendredi 11 juin, le Dr Kazatchkine lancera néanmoins un message aux dirigeants du G8 en vue de leur rencontre à Huntsville les 25-26 juin, puis à Toronto au Sommet du G20 les 26-27 juin. Vendredi matin, au Centre Munk de l’Université de Toronto, le Dr Kazatchkine abordera les immenses progrès réalisés dans l’expansion de la riposte au sida, à la tuberculose et au paludisme, et l’urgent et persistant besoin de services et de médicaments. Il sera accompagné de deux grands-mères et activistes africaines, Siphiwe Hlope (de Swaziland Positive Living) et "Mama" Darlina Tyawana (de l’Alliance for Children’s Entitlement to Social Security et la Treatment Action Campaign de l’Afrique du Sud), et de Gerry Caplan, auteur, chercheur universitaire, chroniqueur et commentateur. L’événement est coparrainé par le Réseau juridique et le Programme comparatif sur la santé et la société et l’Unité de diplomatie en santé mondiale de l’Université de Toronto… (suite de l’article)
Source : http://www.newswire.ca